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InterviewRadio France (sur Site radio)· 5 octobre 2026 5 minComplaisantFond programmatiqueSantéSolidarités & famille

Cancer du sein trop peu dépisté : "La peur du résultat" explique le président de la Ligue contre le cancer à Montbéliard

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:12OuverteRéponse directe

    On ne se dépiste toujours pas assez.

  • 0:33OuverteRéponse directe

    Parce que ce que vous dites, la mortalité résiduelle, c'est-à-dire les 10% de malades qui ne guérissent pas, on pourrait encore améliorer d'au moins 3 à 4% ?

  • 0:59OuverteRéponse directe

    Dans le traitement. Pourquoi on ne se dépiste pas assez ?

  • 1:13OuverteRéponse directe

    Et pour les plus jeunes aussi, est-ce qu'il faut descendre l'âge de dépistage ?

  • 1:38OuverteRéponse directe

    Parce qu'aujourd'hui, est-ce qu'on peut rappeler quel est l'âge auquel on se fait dépister d'un cancer du sein ?

  • 1:44FerméeRéponse directe

    Tous les combien de temps ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:16InvitéChiffre
    « on est autour de 51 et quelques pourcents »
  • 0:24InvitéPromesse
    « il faudrait qu'on obtenait 70% de femmes qui fassent ce dépistage »
  • 0:28InvitéChiffre
    « pour encore réduire de 30% la mortalité résiduelle dans le cancer du sein »
  • 0:42InvitéChiffre
    « on pourrait encore améliorer d'au moins 3 à 4% »
  • 0:52InvitéChiffre
    « un tiers des cas de cancer sont diagnostiqués par le dépistage »
  • 1:04InvitéChiffre
    « 10% de plus que les femmes, je dirais standard, qui se diagnostiquent elles-mêmes par des masses »
  • 1:38InvitéChiffre
    « Il y a 3000 femmes... »
  • 1:59InvitéChiffre
    « Il y a plus de 3000 femmes de moins de 40 ans qui ont un cancer du sein »
  • 3:22InvitéChiffre
    « 1% des cancers du sein en fréquence chez les hommes par rapport aux femmes »
  • 4:28InvitéFait
    « Des facteurs extérieurs que n'avaient pas nos grands-mères, etc. qui sont l'alcool, le tabac et le manque d'activité physique »
  • 4:40InvitéFait
    « Et ces trois facteurs sont vraiment très importants pour augmenter le taux de cancer du sein chez les femmes jeunes »
  • 5:00PrésentateurChiffre
    « 61 000 cancers du sein détectés chaque année »

Temps de parole

  • Invité75 %
  • Présentateur23 %

≈ 19,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Femmes sur 7-1, cancer du sein au cours de sa vie, pendant Octobre Rose, ce mois de la lutte contre la maladie, on sensibilise au dépistage l'invité de la rédaction, Lisa Guigny, qui est un ancien oncologue, président de la Ligue contre le cancer du comité Doux-Montbéliard.

0:12
Présentateur

Bonjour Alain Meunier.

0:13
Invité

Bonjour.

0:14
Présentateur

On ne se dépiste toujours pas assez.

0:16
Invité

Eh oui, malheureusement, on ne se dépiste pas assez, on est autour de 51 et quelques pourcents, et on est à un taux plus faible qu'avant la Covid. Donc, il faudrait qu'on obtenait 70% de femmes qui fassent ce dépistage pour encore réduire de 30% la mortalité résiduelle dans le cancer du sein.

0:33
Présentateur

Parce que ce que vous dites,

0:34
Locuteur

la

0:34
Présentateur

mortalité

0:37
Locuteur

résiduelle,

0:39
Présentateur

c'est-à

0:39
Locuteur

-dire

0:39
Invité

les 10% de malades qui ne guérissent pas,

0:42
Locuteur

on

0:42
Invité

pourrait encore améliorer d'au moins 3 à 4%. Ça veut

0:45
Locuteur

dire que

0:45
Présentateur

si on se dépiste plus vite, on a plus la maladie détectée tôt, plus on a de chances de guérir, c'est ça

0:51
Invité

? Tout à fait. Actuellement, un tiers des cas de cancer sont diagnostiqués par le dépistage, donc c'est important, mais c'est encore insuffisant. Et on a des maladies diagnostiquées très tôt, donc un taux de guérison bien sûr meilleur, 10% de plus que les femmes, je dirais standard, qui se diagnostiquent elles-mêmes par des masses. Et puis surtout, on a des traitements moins lourds, donc une pénibilité et un vécu moins difficile.

1:13
Présentateur

Dans le traitement. Pourquoi on ne se dépiste pas assez ?

1:17
Locuteur

Alors,

1:17
Invité

il y a beaucoup de raisons.

1:18
Locuteur

Il

1:18
Invité

y a beaucoup de fake news, il y a la peur surtout. La première question, c'est la peur. J'ai peur du résultat. Mais la peur est mauvaise conseillère, comme vous le savez. Deuxièmement, on disait que le fait de renouveler les mammographies pouvait favoriser les radiocancers, ce qui est absolument

1:31
Locuteur

faux,

1:32
Invité

d'autant plus qu'aux Etats-Unis, ils ont mis l'âge maintenant à 40 ans, et qu'au niveau de l'Europe, on est en train de discuter de leur amener à 45 ans. Il y a 3000 femmes...

1:39
Présentateur

Parce qu'aujourd'hui, est-ce qu'on peut rappeler quel est l'âge auquel on se fait dépister d'un cancer du sang

1:44
Locuteur

?

1:44
Invité

Alors, 50-74 ans, c'est l'âge du diagnostic, du dépistage, organisé, gratuit, etc.

1:50
Présentateur

Tous les combien de temps ?

1:51
Invité

Tous les deux ans. Alors, ce qu'il faut savoir, c'est qu'actuellement, on a un problème à deux niveaux. Le problème, c'est le problème des femmes jeunes. Il y a plus de 3000 femmes de moins de 40 ans qui ont un cancer du sein, et souvent des formes assez agressives, d'origine génétique ou pas. Et puis, à partir de 65 ans, on s'aperçoit qu'au niveau du dépistage, les femmes décrochent. Et elles seront récemment diagnostiquées plus tard. Et plus on avance en âge, plus il est difficile de supporter certains traitements.

2:15
Présentateur

Et de lutter contre la maladie. Et

2:17
Locuteur

de lutter contre la maladie. On est forcément moins

2:18
Invité

fort. Donc, c'est ce que l'on est en train d'essayer de faire, de raviver ces femmes de plus de 65 ans qui ne viennent pas.

2:24
Présentateur

Et pour les plus jeunes aussi, est-ce qu'il faut descendre l'âge de dépistage ?

2:29
Invité

Alors, le descendre, oui. On en parle, je vous

2:30
Locuteur

l'ai

2:30
Invité

dit, les Etats-Unis n

2:31
Locuteur

'en

2:31
Invité

franchit le pas. L'Europe est en train de le faire. Le problème, c'est qu'il faut essayer de cibler au mieux les risques de chacun, ou de chacune plutôt. Et donc, maintenant, rechercher les formes génétiques. Donc, ce que beaucoup de personnes oublient, c'est qu'à 25 ans, il y

2:44
Locuteur

a

2:44
Invité

une consultation prise en charge en totalité par la Sécurité sociale pour les jeunes, garçons, filles, et qui prévoit de regarder les éventuels facteurs de risque familiaux. Et de définir un suivi particulier. Et puis, il faut savoir aussi que toute femme, après 25 ans, doit avoir un examen mammaire annuel par un médecin, une sage-femme, et en plus, elle, s'auto-examiner. C'est ce que l'on fait dans le cadre de la prévention actuelle. On apprend aux femmes à s'auto-examiner. Faire

3:10
Locuteur

des

3:10
Invité

autopalpations. Voilà, l'autopalpation, tout à fait.

3:13
Présentateur

Vous parliez de jeunes garçons. Est-ce qu'on peut aussi avoir un cancer du sein quand on est un homme

3:18
Locuteur

?

3:18
Invité

Alors, il est rare chez les jeunes garçons. C'est la différence des jeunes femmes. Oui, 1% des cancers du sein en fréquence chez les hommes par rapport aux femmes. Voilà, même traitement que les femmes. Pas de facteur connu à titre, je dirais, de prévention possible.

3:34
Présentateur

Du coup, comment on se fait dépister si on est un homme ? Parce qu'il n

3:38
Locuteur

'y

3:38
Présentateur

a pas ce dépistage organisé. C

3:39
Invité

'est facile, l'homme ayant un sein 100 fois moins gros que celui des femmes. Donc, on palpe immédiatement une petite tumefaction. Donc là, le diagnostic n'est pas tardif. C'est donc aux hommes de regarder et de voir s'il y a quelque chose qui se modifie dans leur sein.

3:53
Présentateur

Vous disiez de plus en plus de jeunes femmes concernées par le cancer du sein et des formes agressives. Pourquoi le cancer du sein est toujours là en France ? Pourquoi on est toujours atteint par la maladie ?

4:03
Invité

Alors, le problème, c'est que c'est comme pour l'homme pour le cancer de la prostate. Les organismes sont stimulés en permanence par des hormones. Les hormones oestrogènes, progestérone chez la femme et testostérone chez l'homme. Et qui vont stimuler ces cellules qui, au bout d'un moment, d'une stimulation, associent à d'autres facteurs génétiques ou autres. Parce qu'il ne

4:24
Locuteur

faut

4:24
Invité

pas oublier que s'il

4:25
Locuteur

y

4:25
Invité

a plus de cancer du sein chez les femmes jeunes maintenant, il n

4:27
Locuteur

'y a

4:27
Invité

pas que les formes génétiques.

4:28
Locuteur

Il

4:29
Présentateur

y a des facteurs à risque,

4:30
Locuteur

c'est ça ? Il y a des facteurs à risque. On a une

4:31
Présentateur

moins bonne hygiène de vie qu

4:32
Locuteur

'avant.

4:32
Invité

Tout

4:33
Locuteur

à fait. Tout

4:33
Invité

à fait. Des facteurs extérieurs que n'avaient pas nos grands-mères, etc. qui sont l'alcool, le tabac et le manque d'activité physique. Et ces trois facteurs sont vraiment très importants pour augmenter le taux de cancer du sein chez les femmes jeunes.

4:45
Présentateur

Et très rapidement, plus on se dépiste tôt, plus on guérit tôt. Et aujourd'hui, on traite mieux le cancer du sein. Tout

4:53
Locuteur

à fait.

4:53
Invité

Les traitements sont personnalisés et adaptés à chaque cas. Et donc, petites tumeurs, dans la majorité des cas, traitements courts et traitements curatifs.

5:00
Présentateur

61 000 cancers du sein détectés chaque année. Merci beaucoup Alain Monnier, ancien oncologue et président de la Ligue contre le cancer à Maupélière, d'avoir été ce matin avec nous. Bonne journée.

5:10
Invité

Merci et je vous remercie pour votre invitation. Il est 7h53.