"Je suis candidate à l'élection présidentielle" : Marine Tondelier, invitée du 20H de TF1
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir Marine Tondelier, bonsoir Chil Boulot et merci pour votre invitation. Nous sommes un peu plus de 500 jours de l'élection présidentielle. Votre parti les écologistes va désigner un candidat ou une candidate en décembre prochain.
Est-ce que vous avez pris votre décision ? Est-ce que vous êtes candidate à l'élection présidentielle de 2027 ? Oui, je vous le dis très clairement, je suis candidate à l'élection présidentielle et cette candidature, c'est un geste d'amour, un acte fort d'amour pour la France parce que on ne peut pas aimer son pays et le laisser s'abîmer ainsi.
Vous savez, moi ça fait des années maintenant que je sillonne à longueur de semaine ce territoire. Je vais même des fois dans des villages où on me remercie en me disant "Mais aucune personnalité nationale n'avait jamais pris le temps de venir nous parler." Et j'ai vu trop de Français marcher la tête baissée.
J'ai entendu trop de français m'expliquer à quel point il se sentaient humilié, méprisé. Le mépris, ça revient tout le temps et ça je ne le supporte plus. Alors, je veux aider ce pays à relever la tête.
Je veux aider à réparer ce qui a été cassé, à réconcilier, à apaiser, à protéger. Et je le dis aussi parce que je suis une écologiste mais aussi une maman. Je me battrai pour chacune pour chacun d'entre vous.
J'y mettrai toutes mes forces mais je le fais aussi pour nos enfants et pour vos petits-enfants. Marine Tondelier, vous êtes la première à gauche à vous déclarer officiellement. D'autres candidats de gauche, Raphaël Luxman, Jean-Luc Mélenchon pourrai en faire autant.
Qu'est-ce qui va se passer ? Il va il va y avoir une primaire et la règle c'est que le meilleur gagne. C'est ça.
Écoutez, c'est la démocratie. Chacun a évidemment le droit de vouloir être candidat mais je le dis très sincèrement à la fin il faudra une candidature unique de la gauche et des écologistes. Moi, j'y suis prête.
Je me soumettrai à cette primaire dont je me bats pour depuis des mois pour qu'elle ait lieu et je pense que tout le monde devrait en faire autant. Alors eux ne veulent pas de primaire. Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Gluchman ont dit on veut pas primaire.
Donc ça fait un point commun. Donc vous leur demandez de de se raller à vous. Écoutez, l'un est le parfait repoussoir de l'autre et vice-versa.
Et je peux déjà vous dire ce qu'il va se passer pendant des semaines, pendant des mois. Ils vont s'invectiver, ils vont s'interpeller, ils vont se dénigrer et ça conduira à un résultat. À force d'expliquer que c'est soit l'un soit l'autre, ce sera ni l'un ni l'autre.
Et donc moi, je leur dis qu'ils font une erreur en ne se présentant pas à cette primaire. Je ne désespère pas de leur faire changer d'avis. Je ferai tout pour.
Et je leur propose un débat. C'est où ils veulent, quand ils veulent, dans le format qu'ils veulent. Mais parlons-en.
Je préfère qu'on en discute maintenant que quand il sera trop tard. Si vous êtes élu présidente de la République, quel sera le premier geste, la première chose que vous ferez à la lisée ? Alors déjà toute la campagne, je vais mettre des sujets fort sur la table dont je ne comprends pas qu'on en parle pas plus souvent.
La solitude, l'enfance, l'inégalité territorial. Première mesure. La première mesure, elle est audacieuse, elle est ambitieuse mais on en a besoin.
C'est la sécurité sociale de l'alimentation. On a fêté là le 4 octobre les 80 ans de la sécurité sociale de révolutionnaires, de penseurs qui avaient décidé de s'occuper de notre santé, de du chômage, des retraites et des accidents du travail des maladies professionnelles. Et bien aujourd'hui, sachez-le, 42 % des personnes qui gagnent le SMIC ou moins disent avoir sauté un repas. 53 % disent réduire les portions alimentaires pour des questions financières.
Et ça, on peut pas détourner le regard. Et donc, on se battra avec cette sécurité sociale de l'alimentation pour que tout le monde ait à manger en bonne quantité. une question de dignité mais aussi en bonne qualité et je le dis aussi pour nos agriculteurs que cette mesure contribuera à aider parce que ça leur donnera les moyens de produire mieux aussi.
Si vous êtes élu présidente, vous devrez gérer les retraites. La suspension la la suspension de la réforme des retraites, elle va coûter 1liard 400 millions d'euros en 2027. Le gouvernement entend couper un peu les retraites, les pensions de retraite en les désindexant partiellement.
Qu'est-ce que vous allez faire vous ? Est-ce que c'est la bonne solution ? Que que voulez-vous que je vous dise ?
C'est un gouvernement et les précédents ont fait la même chose depuis qu'Emmanuel Macron est président qui à chaque fois qu'il veut faire peser un effort sur les Français refuse de le faire peser sur les plus riches, c'est-à-dire sur ceux qui ont le plus de capacité à payer et qui aujourd'hui payent en proportion de vous, moi et de vos téléspectateurs moins d'impôts relativement à leur fortun. Ça suffira pas à payer la pension de retraite de 20 millions de retraités pour 1 milliard dont vous parlez pour 2026. Évidemment que si et pour les quelques milliards de 2027 aussi.
Et donc nous nous demandons de suspendre vraiment cette réforme des retraites. En réalité nous notre programme c'est de l'abroger et de mettre autour de la table celles et ceux qui ont des solutions, les syndicats, les partis politiques de gauche, on en fait aussi de nombreuses. Juste quand vous avez affaire à un gouvernement qui refuse d'examiner quoi que ce soit qui va dans le sens de la justice sociale, bah vous finissez par vous réveiller un matin en vous disant que vous allez essayer de les remplacer.
C'est ce que je vais m'employer à faire. Merci beaucoup Marine Tondelier d'avoir répondu à nos questions.
Marine Tondelier