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interviewfranceinfo· 24 mai 2026 25 min

Bruno Le Maire est l'invité de "Tout est politique"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir Bruno Lemire, bonsoir. Merci d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes ancien ministre de l'économie et des finances, 7 ans à Ber ces 7 années dans les coulisses du pouvoir que vous racontez dans ce livre le temps d'une décision.

Chez Galimar, c'est une réflexion sur justement euh qu'est-ce que décider quand les démocraties sont affaiblies à l'heure où on bascule de la paix à la guerre ? On va en parler longuement, mais d'abord question au diplomates que vous êtes de formation. Comment vous regardez ce qui est en train de se jouer entre les États-Unis et l'Iran ?

Est-ce qu'on est dans une phase d'accélération, d'avancée, des négociations ? Est-ce qu'un accord vous semble euh cette fois porter de main ? Vous savez lire dans les coulisses hein euh des des bras de fer et de la communication ou est-ce que euh il faut rester très prudent ?

Je pense que l'intérêt objectif de Donald Trump, c'est de trouver un accord. Donc c'est une perspective qui est possible pour faire baisser les prix du pétrole et diminuer le risque d'inflation aux États-Unis et ailleurs. Ma deuxième remarque, c'est que c'est quand même un échec total des États-Unis d'Amérique.

Euh je suis parti en Iran en 2003 avec Dominique de Villepin, avec Jack Sha, ministre des affaires étrangères britanniques, avec Yoshka Fisher, ministre des affaires étrangères allemands, pour négocier un accord sur le nucléaire iranien qui a été signé 12 ans plus tard en 2015 et dont Donald Trump s'est retiré en 2018. Qu'est-ce qu'il prévoyait cet accord ? Il prévoyait la mise sous contrôle et le retrait des matières ficiles enrichies qui auraient permis à l'Iran d'avoir accès à l'arme nucléaire.

C'était un bon accord. C'était la victoire du droit sur la force et ça permettait d'ouvrir des perspectives et il y avait des contrôles par la qui étaient des contrôle renforcé. Donc tout ça pour ça, vous dites.

Je dis tout ça pour ça. Tout ça pour avoir un accord qui sera probablement un accord bancal et sur lequel à ce que je comprends, il n'y a aucune garantie sur le seul sujet vital pour la stabilité de la région, pour la sécurité d'Israël et pour notre sécurité à tous, c'est-à-dire l'interdiction absolue de l'Iran d'avoir accès à l'arme nucléaire. Donc je dis que c'est au-delà des péripéties actuelles un échec complet de cette méthode de la force contre le droit, de cette méthode américaine qui a déchiré l'accord sur le nucléaire iranien et que la méthode européenne, on a beau la critiquer mais c'était sans doute la bonne.

Oui. Le l'accord de 2015 a été négocié à la fois par les Européens et par les américains. Mais je rappelle que l'initiative parce qu'on l'oublie trop, l'initiative était non.

Laurent Fabus a conclu l'accord. Elle l'a d'ailleurs bien conclu mais l'initiative était celle de Dominique de Villepin et de Jacques Chirac en 2003 en réponse à la guerre engagé par George Bouche en Irak. On a oublié tout ça.

On n'arrête pas de se jeter des sacs de chand sur la tête en disant l'Europe est à la ramasse. C'est vrai qu'elle ne pèse pas ce qu'elle devrait peser. Mais n'oublions pas que c'est elle qui avait cette idée de contrôler l'arme nucléaire iranienne ou sa possibilité par le droit.

Fran c'est même c'est même la France qui a posé les conditions les plus dures. Tout à fait. Exactement. 2015 et on aurait été bien avisé en 2015 de sécuriser cet accord plutôt que d'avoir les États qui sont retir en 2018 et d'avoir une guerre inutile inutile coûteuse inutile illégitime coûteuse évidemment illégitime puisqu'elle n'est pas validée par les Nations Unies extraordinairement coûteuse pour nous tous et qui met l'Europe dans une difficulté terrible en matière de risque inflationniste.

Je pense à tous nos compèqu men les iraniens n'ont pas perdu. Ça veut dire qu'ils ont gagné. Thierry Breton dit qu'ils sont gagnants.

Je pense que les guerres nouvelles c'est des guerres où malheureusement il n'y a ni vainqueurs ni vaincu. Et dans le fond, il y a que des perdants aujourd'hui. Il n'y a que des perdants.

Les États-Unis d'Amérique sont en train de perdre leur statut de puissance de stabilité. L'Europe est très perdante du point de vue économique parce que c'est le retour de l'inflation qui pèse une fois encore terriblement sur nos compatriotes. On est à 2, le seul vrai gagnant c'est évidemment la Chine.

Vous voyez les prix augmenter beaucoup maintenant ? Soit il y a un accord rapide et on peut espérer une déflation sur les prix du pétrole et donc des prix qui vont baisser à la pompe et les prix sur l'alimentaire qui vont baisser, soit nous restons dans cette situation de blocage et nous aurons une inflation toujours plus forte. parier sur une une inflation à 4 %.

Oui, il est souvent pessimiste Michel et Loir Lecler. J'ai eu l'occasion de pays d'autres pays en sont là donc pas loin de chez nous, on est à pas besoin de de faire des prévisions pour savoir que la vie est déjà très dure pour nous comp très très dur. Quand vous avez le prix de l'essence à 2,25 € 2,30 € j'ai vu dans certaines stations 2,50 € c'est insupportable pour des millions de nos compatriotes et la faute en revient à une opération militaire inutile du point de vue de notre sécurité comme du point de vue écon On va parler de la de la situation économique en France parce qu'on entend vraiment des mots qui font très peur.

Vous avez parlé de choc économique majeur, on entend le mot de de récession. On a besoin de savoir si on peut avoir des pénuries réellement dans dans notre pays. Donc c'est très anxiogène.

Juste sur la Chine. La Chine est la grande gagnante de la situation. Elle dépend du pétrole iranien.

Oui, mais elle apparaît comme une puissance de stabilité. Or, qui va être le gagnant sur 10 ans, 15 ans ? C'est ça qui est intéressant.

Ce sont les puissances de stabilité. Ce sont pas les puissances de désordre. À qui vont se rallier l'Inde, les pays africains, les pays d'Amérique du Sud ?

Ils vont se raller à la puissance de stabilité, de prévisibilité. C'est là d'ailleurs qu'à mon sens, l'Europe a une carte absolument formidable à jouer pour être le lieu du droit, de la stabilité dans le monde. Mais à nous de comprendre que cette crise est une éème leçon qui doit nous amener une conclusion simple.

Il faut accélérer l'intégration européenne. L'accélérer mais vraiment au pas de charge. Ça veut dire quoi européenne ?

On change on change quoi ? les institutions, don exemple, on change plus, on change les politiques économiques, on change de dogme, on apprend à protéger nos intérêts économiques et financiers. Et il y a deux pays qui ont une responsabilité unique face à ce moment historique, c'est la France et l'Allemagne qui doivent aller vers une union franco-allemande pour précisément défendre ses intérêts.

Je vais vous donner un exemple très concret. J'étais à Mulouse il y a pas très longtemps. J'ai discuté une vraie préférence européenne, un vrai protectionniste.

Je donne un exemple très concret pour que nos auditeurs comprennent. L'industrie automobile, tout le monde voit bien ce qui est en train de se passer en Allemagne, en France, des fermetures de sites, des sites qui sont repris par des industriels chinois sans aucune contrepartie, des délocalisations massives d'Allemagne vers la Chine pour avoir accès au marché chinois. Donc soit on agit tous de manière dispersée, soit France, Allemagne et autres pays européens dans un format plus limité à 6, nous disons nous protégeons notre marché.

Les véhicules électriques chinois ne pourront pas rentrer sans payer des droits de douane. Il y a une préférence européenne et il y a des marchés publics. Sur la préférence européenne, sur la protection, sur même la souveraineté européenne, c'est l'expression du chef de l'État.

Il date pas euh de la guerre en Iran ou même de l'élection de Donald Trump. Vous êtes resté 7 ans à Ber que ne l'avez-vous fait ? Que n'avez-vous pas porté ce débat pour que comme les Chinois, les Européens aident massivement leurs industries, regardez, on est en train de perdre la bataille de la voiture électrique.

Pourquoi vous n'avez pas accéléré cette intégration que vous appelez de vos vœux dans votre livre ? Alors, c'est une très bonne question Monawa, mais vous parlez un ministre de l'économie et des finances qui a Ah oui, mais c'est quand même important, bien sûr, c'est très important. qui a été le premier à imposer des droits de douanes sur les véhicules électriques chinois contre l'Allemagne, j'aurais aimé le faire avec l'Allemagne.

J'ai gagné cette bataille, 37 % de droit de douine sur les véhicules électriques. Je pense qu'il faut les porter à 80 % si nous voulons vraiment gagner cette bataille. 80 % vous parlez un ministre de l'économie et des finances qui a imposé la préférence européenne sur certain nombre de produits, qui avec son homologue allemand, preuve que quand on marche en franco-allemand ça fonctionne, a ouvert pour la première fois depuis Airbus une nouvelle filière industrielle qui est la filière des batteries électriques.

Pour être indépendant de la Chine, à l'époque, on dépendait à 90 % de l'approvisionnement en batterie électrique chinoise. Donc, j'ai fait mon job, j'ai fait ma part du travail, mais je vais vous dire, c'est pas encore assez. Il faut qu'on bascule maintenant vers quelque chose d'encore beaucoup plus radical. et il consistant, il y a une proposition consistant à mettre 30 % de droit de douane euh autour de l'Europe comme une sorte de forteresse.

Ça ça vous c'est c'est le conseil de d'analyse économique pour Oui, je l'ai vu mais je pense pas que ce soit la bonne méthode parce qu'il faut choisir ces combats. Il faut voir sur quoi nous sommes menacés, ce que nous négoons. Il s'agit pas de dire le marché européen devient inexpunable et personne ne peut y rentrer.

Il s'agit de se mettre en position de force. Mais les Chinois, ils sont bons partout. Ils sont bons partout mais nous avons besoin d'eux.

Donc ce qu'il faut leur dire c'est nous ne laissons pas rentrer vos véhicules électriques chinois gratos. Faut payer à l'entrée parce que vous avez largement subventionné. Vous pouvez venir investir en Europe mais à une condition du transfert de technologie.

Vous êtes meilleur que nous. Il faut demander aux Chinois en 2026 ce que les Chinois nous ont demandé en 2000. Laurange au frein à l'époque il nous disait Airbus peut venir on veut les technologies d'Airbus nous l'avons fait.

Et bien aujourd'hui il faut dire naïf et on s'est fait torquer beaucoup trop naïf. Vous voulez venir sur le marché européen qui reprétend 450 millions de consommateurs, vous êtes les bienvenus. Mais c'est à nos conditions et nous voulons du transfert de technologie.

Pour faire ça, pour euh euh véritablement se défendre, il faut aussi euh être compétitif et avoir de quoi euh gagner euh la bataille notamment technologique. Alors, c'est intéressant parce que vous avez choisi le monde de l'entreprise de la Mire, vous travaillez euh dans une entreprise ASML, les semiconducteurs, c'est bien ça. néerlandais.

J'aimerais comprendre ce que vous avez compris de nouveau parce que c'est rare de faire ce ce genre de transfert, le monde de l'entreprise privée dans un secteur technologique de pointe qui qui aurait pu vous servir au pouvoir. Qu'est-ce qui se passe dans l'entreprise qui fait que les chefs d'entreprise et notamment dans les technologies n'arrivent pas toujours à obtenir les décisions qu'il réclament des des chefs d'entre des des chefs politiques, des dirigeants politiques ? Alors, j'ai appris plein de choses que j'aurais aimé pour être très sincère apprendre plus tôt avant d'être ministre de l'économie et des finances.

D'abord, j'ai appris que euh la technructure européenne était infiniment trop lente et que là où les Chinois mettent un mois prendre des décisions, nous on va prendre 2 ans. Hm hm. En deuxième lieu, j'ai appris que nous pensons du haut vers le bas, des technocrates vers les industriels.

Il faut penser exactement l'inverse. Si nous voulons avoir nos propres semi-conducteurs qui sont le pétrole du 21e siècle, qui sont vitaux pour notre indépendance, ils sont partout dans les micros, dans les iPhones, dans nos ordinateurs portables, partout. Il faut que ce soit les industriels qui créent une demande avec d'autres industriels.

Ça peut être Simen, ça peut être Stellantis qui ont des engagements de commande ferme sur 10 ans pour financer la production de semi-conducteur en Europe. J'ai appris que la préférence européenne, c'est pas un mot en l'air, c'est la condition sinéquanon pour créer un marché et donc avoir de la rentabilité derrière. Le jour où vous direz "On ne vend plus un iPhone en France, plus un iPhone en Europe.

S'il n'y a pas dedans 30 % de semi-conducteurs européens, ce jour-là, vous faites décoller toute la production de semiconducteur mais je croyais qu'on avait un un retard technologique terrible en cette mais technologique effectivement il est là. Hm. La preuve c'est qu' SML qui est la boîte la plus performante en terme de technologie de litogravure de gravure à 2 nanom sur les semiconducteurs, elle n'a aucun aucune vente en Europe ou quasiment pas.

Elle fait toutes ses ventes en Asie, aux États-Unis parce que il y a tout simplement pas de marché. Mais le jour Laurence Geofrein où vous dites qu'il y a une obligation de semi-conducteur européen dans les produits que nous utilisons tous les jours, l'iPhone est un excellent exemple. Bah ce jour-là, vous êtes obligé de créer un marché en Europe.

Quand vous dites au TTSMC qui est le plus ce genre de mesure a été a été récusé pendant très longtemps par tous les libéraux de la terre. Il faut ce que j'appelle une rose de votre partie d'ailleurs et on dit on veut pas de ça c'est du régisme horrible et cetera mais il faut être capable de tirer les leçons de la manière dont le monde est bouleversé parour il faut une refondation du modèle européen avec de la préférence européenne des protections à nos frontières et des investissements massifs dans l'innovation et nous pouvons y arriver faire de façon intelligente et il faut investir là où on a des marges de manœuvre comprendre l'économie du monde. Je vais vous montrer une image qui m'a personnellement beaucoup marqué.

Arthur Mench, le PDG de Mistral, la seule licorne en matière d'intelligence artificielle que que possède la France, est allée, je crois qu'on l'a l'image la voilà, elle parle d'elle-même, présenter au fond sa vision du secteur de l'IA et des moyens pour la France et bien de de marquer des points à la à l'Assemblée nationale, à commission j'imagine, des affaires économiques. Et regardez, personne n'était là. Qu'est-ce qu'elle dit cette image ?

Parce que pour faire de la bonne préférence européenne, il faut comprendre de quoi on parle. Pourquoi cette salle est vide ? La faute à qui ?

Qu'est-ce qu'on paye de nos dirigeant ? On n pas les dirigeants qu'on mérite quand on voit cette image. Mais j'ai rien à retirer à ce que vous dites.

Cette image, elle est constante. Elle montre le décalage total que je constate chez SML entre la classe politique nationale ou européenne et la réalité des rapports de force mondiaux, des enjeux de tech. qu'un homme aussi important que Arthur Mench qui, je le rappelle a créé la seule boîte d'IA qui soit compétitive au niveau européen.

On devrait en être fier au niveau national n'est que deux députés en face de lui. C'est un scandale démocratique. C'est une honte pour la représentation nationale.

Et je recommande à chacun de bien écouter tout ce qu'il a dit. sa nécessité d'investir dans les data centers, de garder notre énergie pour nous, de sécuriser nos données en faisant venir des boîtes comme Microsoft sur nos data center en disant le jour où vous partez, on récupère les données parce qu'on vous a donné accès à de l'énergie à bon marché parce que on crée avec ça un rapport de force qu'il connaît parfaitement. ASML par ailleurs, je le rappelle investi massivement dans l'entreprise Mistral parce que nous estimons qu'entre un grand fabricant comme SML et un créateur d'IA comme Mistrral, il y a quelque chose à construire de très puissant.

Mais ça suppose qu'on a une classe politique qui soit un tout petit peu plus à la hauteur. Moi j'ai une question qui fasse. Vous vous en parlez longuement dans le livre, vous avez été blessé d'ailleurs par toutes cette campagne qui a été dirigée contre vous.

Pour investir, faut avoir de l'argent et on a plus d'argent parce que on a 1000 milliards, on a des on a 1000 milliards de dettes en trop et le responsable c'est vous. Donc mais j'aimerais le frin que ce soit milliard de dettes depuis je vous donne la possibilité votre nouvelle fois de d'expliquer en quoi je me trompe ou si j'ai raison. J'aimerais que ce soit moi.

Ça fait 2 ans que je suis parti. Oui, c'est vrai. Donc depuis 2 ans, la dette elle a augmenté de 250 milliards d'euros.

Il y a ni Covid qui nécessitait du soutien, ni inflation aussi significative qu'après la guerre en Ukraine. Mais vousême vous dites euh on a commis une erreur parce que puisque vous dites euh j'ai tiré la sonnette d'am, j'ai pas été entendu. Donc aujourd'hui, aucune erreur.

Le pays ne serait pas là où il en est aujourd'hui. Ce que je veux dire simplement sur la dette, c'est que je pense que les français, je me déplace beaucoup. J'étais à Mulouse il y a quelques jours, j'ai eu beaucoup d'échanges avec nos compatriotes.

Je l'ai fait en Bretagne, je l'ai fait dans l'est de la France. Mais pas mais coule pas personnel hein dans le livre, il est collectif parce que la faute est collective et que mon départ n'a malheureusement pas réglé le problème de la dette tout simplement parce que la dette n'est pas un problème d'homme, c'est un problème de système. Vous pouvez mettre le cador des cadors des ministres des finances, de toute façon la dette augmentera.

Pourquoi ? parce que nous avons un modèle social et un système de retraite qui fait exploser la dépense publique année après année. Donc il faut comme pour l'Europe une refondation complète de notre modèle social pour payer les portes de retraite d'une population vieillissante.

Tout le monde le sait, il faut juste dire avec beaucoup de clarté. Notre démocratie nous interdit de garder un système de retraite par répartition tel qu'il existe aujourd'hui, sauf à baisser des pensions pour augmenter massivement les cotisations sur ceux qui travaillent. Notre démographie fait que nous allons vieillir plus longtemps, que ça va coûter très cher.

Ça nous interdit de garder le système de santé tel qu'il est aujourd'hui. Il faut aussi le refond. Mais vous avez vous aviez lancé Oui.

Sur la retraite, c'est pour moi. Vous aviez lancé une réforme sur la retraite. Oui, mais mais elle est tombé dans les sables.

C'est regrettable qu'à partir de 2024, mais je n'étais plus au gouvernement donc je n'assume pas cette responsabilité là. H Mais c'est criminel d'avoir retiré cette réforme des retraites h parce que elle était indispensable. Non, mais il avait une autre point de vue du point de vue politique, le message qu'on envoie à nos compatriotes, c'est que un jour on leur dit c'est vital ce que je crois.

C'est vital pour finances publiques, ce que je crois. C'est vital pour garantir la solidarité entre les générations, ce que je crois. Mais c'est tellement vital que 2 ans plus tard, on laisse tomber.

Donc c'est pas si vital que ça. C'est tellement vital qu'il fallait quand même pouvoir avancer et trouver une majorité dans un paysage fragmenté à l'assemblé. Dans le coup Myiamwa est excessif.

Et quand le coût est excessif, vous reprochez d'avoir reproche sur qui que ce soit. essayer de voir ce qui va être nécessaire demain. Vous allez devoir refonder notre système de santé, faire un certain nombre d'économies comme je l'ai fait sur le médicament pour pouvoir aider ceux qui sont les plus âgés, ceux qui sont les plus malades.

Vous allez devoir demander aux Français de travailler plus longtemps. Je crois qu'il faut garder un âge légal de départ à la retraite. Je pense qu'il faut le décaler jusqu'à 65.

Je pense oui 65 ans avec peut-être une surcôte après si vous restez plus longtemps, une décôte si vous partez avant. Vous pouvez garder la liberté mais avec un âge de référence pour qu'on se dise avec cet âge-là on garantit l'équilibre et il faut évidemment une part de retraite par capitalisation et je l'ai fait. J'ai mis en place un produit des pains de retraite.

À l'époque tout le monde me disait ça va pas marcher, ça n'intéresse personne. On visait à Ber 3 millions de souscripteurs. Il y a aujourd'hui plus de 13 millions de nos compatriotes qui ont ouvert un produit d'épargne retraite.

Ça représente 150 milliards d'euros. Mais qu'est-ce que ça veut dire ? Ils sont inquiets, ils savent très bien qu'il va falloir économiser pour eux-même.

Donc disons la vérité clairement et sereinement en France. Un très bon bilan économique puisque vous avez amorcé un certain nombre de choses et puis vous avez choisi de partir. Il n'empêche et tout n'est pas dû à la crise des carburants, les indicateurs économiques sont très mauvais.

La croissance est nulle. On parle peut-être même d'un risque de récession, une croissance négative. Vous avez parlé de l'inflation, le chômage et ça ça date pas non plus du TR d'Ormouse.

Le chômage est à 8 %. La promesse du plein emploi est à la poubelle. Euh vous prenez votre part ?

Non, pardon, mais je prends toute ma part sur ce qui est de ma responsabilité. Mais à partir du moment où on fait un U-turn, un virage à 180° sur la politique économique en 2024, faut pas s'étonner des résultats. Lorsque j'ai été mis économie et des finances, on peut me reprocher plein de choses et on peut débattre de l'opportunité de la politique économique que j'ai conduite, mais elle n'a jamais varié.

Donc ce que font les alliances après la distribution, nous avons garanti la stabilité fiscale. Je n'ai jamais bougé le niveau d'impôt sur société, jamais bougé le prélément forfaitaire unique. Je ne suis jamais revenu sur la suppression de l'impôt sur les grandes fortunes aussi impopulri que cela soit.

Je n'ai jamais varié sur la nécessité de simplifier la vie des entreprises. Et le bilan, c'est que avant 2024, nous ouvrions plus d'usine que nous en fermions. Nous avions enfin commencé à recréer des emplois industriels 1200.

Et surtout surtout surtout parce que pour moi ça reste la préoccupation majeure. Nous avons créé 2,6 millions d'emplois depuis 2024 on fait une surtaxe la liè. Depuis 2024 vous avez perdu les élections, c'est ça le problème.

Mais bien sûr et moi j'en ai tiré les conséquences là, je suis parti. C'est vrai. Bon, je voudrais je voudrais petite chose le pour une note plus plaisante.

Le livre est très agréable à lire d'abord parce qu'il est bien écrit et deuxièmement parce que vous racontez beaucoup de choses très concrètement et vous pouvez nous raconter l'anecdote de Donald Trump qui est en face du président français. Président français lui parle des gros douanes et lui lui dit "Mais je suis allé en Afrique." Oui, parce que c'est une façon faut bien comprendre comment fonctionne Trump.

On est au G7 he c'est ça ? On est au G7, on est à Diarit, on est dans une l'hôtel du Palais, petite chambre de l'hôtel du palais. Les rideaux ont été tirés pour éviter les les snipers.

Tout ça est très obscur. Il y a juste une petite lampe qui est allumée. Le président de la République parle à juste titre des droits de douane contre le vin français.

Et Dieu sait que la viticulture souffre aujourd'hui. Il n'a pas besoin de droit de douane. En plus, il est à mon sens très convaincant.

Mais Donald Trump ne lui répond pas. Il regarde la table qui est en bois très sombre. Dit je suis allé en Afrique et les Africains, je vais vous dire Emmanuel, ils sont aussi noirs que cette table.

Tout le monde est stupéfait. On est quatre dans la pièce. C'est dire mais de de quoi il nous parle ?

De la couleur de peau des africains. Et vous avez jamais compris pourquoi il parlait de ça. Si, tout simplement pour pas répondre à la question du président français.

Et il faut bien comprendre quel est l'objectif de Trump. L'objectif de Trump est la déstabilisation au service des intérêts américains, au service de ses propres intérêts financiers et au service de l'affaiblissement de l'Europe. Si l'Europe n'a pas compris que l'objectif américain était l'affaiblissement du continent européen, de ces nouveaux prédateurs du côté de la Chine, du côté maintenant des États-Unis, du côté des big tech également.

Qu'est-ce que c'est que ce procède de la décision que vous faites pour ceux qui veulent lire votre livre ? Est-ce qu'on peut avoir une efficacité dans la démocratie ? Parce que c'est ça qui est posé sur la table, c'est qu'au fond ni la France ni l'Europe n'arrive à répondre suffisamment vite aux attentes des citoyens et que d'autres systèmes parce qu'ils décident et vite parfois voilà au au mépris de de la légitimité démocratique sont peut-être plus adaptés à à l'attente citoyenne.

Je pense que vous posez parfaitement l'alternative. Soit nous allons vers des régimes autoritaires, évidemment, je me bats contre ça. Soit nous refondons le système de décision démocratique.

Je vois plein de propositions qui sortent. Ben concrètement, ça veut dire savoir qui fait quoi, qui est responsable de quoi. Aujourd'hui, on a un système à bout de souffle où plus personne ne décide de rien.

En France ou bien à l'échelle européenne ? l'administration, la technocratie, la norme complexité totalement invraisemblable [raclement de gorge] de l'organisation politique avec un nombre d'échelons absolument délirant de la commune, la comité de commune, au département, à la région, à l'état, on ne sait plus qui fait quoi, à des gouvernements absolument plétoriques, à une assemblée nationale qui continue de légiférer alors qu'elle devrait passer la moitié de son temps à contrôler. Donc il faut réorganiser complètement les pouvoirs publics en France.

Un président de la République qui rassemble et qui protège, rien de plus. Un premier ministre qui est responsable du gouvernement, il est chef du gouvernement. Des ministres 10 au maximum définis par la Constitution.

L'Assemblée nationale 50 % de son temps à contrôler et pas plus de 50 % de son temps à légiférer. Puisque regardez les chiffres qui sont tombés. 400000 règles législatives ou normatives.

On a dit qu'on allait stoppé l'inflation normative, qu'on allait simplifier commission de simplification machin truc chouette explosion des normes et des règles. Mais les gens peuvent plus de cette complexité. Donc il faut que le parlement arrête de légiférer.

Et soir quant aux collectivités locales, il est temps de leur redonner la liberté dont elles ont besoin, fiscale et normative. Pas besoin que pas besoin que les passages piétons soient les mêmes dans leur taille, dans leur configuration à Lille ou à Bayonne. Vous donner ces propositions ?

Qui parle ce soir ? C'est l'acteur politique de de Bercy d'avant. C'est l'observateur qui prend la plume.

Il y a une campagne présidentielle qui allait vous soutenir. Vous ne serez pas candidat. C'est l'homme engagé qui parle.

Et croyez-moi, ceux qui pensent que j'ai renoncé à quelque forme d'engagement public se trompe. Je crois l'engagement public, c'est ma vie depuis 30 ans. Ça fait 30 ans comme ministre de l'agriculture, comme ministre l'économie et des finances, comme député, comme élu local que je me bats pour que ça aille mieux en France.

Je constate que à l'heure où je vous parle, la situation que nous laissons à la France, elle est pas bonne. H il faut reconnaître que nous avons échoué. Emmanuel Macron a échoué.

Nous avons échoué depuis 20 ans. Enfin, je vous parle fin 20262 2026, on est au printemps sa terrible parce que celui tous ceux qui sont aux manettes disent c'est les prédécesseurs qu' un moment il faut prendre. Nous ne reconstruirons rien si nous ne sommes pas lucides sur l'état dans lequel se trouve la France aujourd'hui et chacun a sa part de responsabilité moi le premier.

Et nous devons reconnaître que la France là où elle devrait être, nous allons, vous l'avez rappelé, finir l'année 26 avec plus de 8 % de taux de chômage, avec une désindustrialisation qui va s'accélérer, avec un nombre de normes qui a explosé et surtout surtout surtout un pays qui n'a jamais temps divisé. Donc c'est pas le temps des projets, des programmes ou je ne sais pas quoi, c'est le temps d'une refondation complète du modèle français. On est en 1950, pas candidat, reconstruction, bâtisseur sans être candidat.

On est bien d'accord. Je le pas un candidat qui s'exprime aujourd'hui, c'est un écrivain. Merci beaucoup.

Le temps d'une décision, c'est-à-dire chez Galimar portrait de ceux qui nous gouvernent, portrait des autocrates. C'est absolument passionnant dans les coulisses des G7, dans les coulisses du pouvoir. Merci beaucoup Bruno La

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