Morts de la canicule : des chiffres en surchauffe | Chaque voix compte 01/07/2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] [musique] Bonsoir à tous, soyez les bienvenus dans chaque voix compte sur LCP. Nous sommes ensemble pour une heure de décryptage de l'actualité et de débat en direct de l'Assemblée nationale avec pour m'accompagner [musique] ce soir Olivier Ravanello. Bonsoir Olivier.
Bonsoir. Vous allez bien ? Très bien.
À la une ce soir, question entre deux canicules. Question sur le bilan sanitaire de la chaleur exceptionnelle de la semaine dernière. Santé publique France fait état d'environ 1000 morts supplémentaires.
Les écologistes avancent un chiffre qui a fait bondir Sébastien Lecnu hier à l'Assemblée nationale. D'où sortez-vous ce bilan de 10000 morts ? Un bilan humain qui est faux, c'est scandaleux, c'est indigne.
Alors 1000 à 10000 la fourchette [musique] est large mais les soignants eux continue d'être sous très forte pression et ils redoutent davantage [musique] de décès dans les prochains jours. Canicule l'impossible bilan. On en parle ce soir avec vous Yannique Nuder.
Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes député LR de l'Iser.
Vous êtes cardiologue et vous avez été ministre de la santé jusqu'en décembre dernier. Merci d'être là au côté d'Abigael DBI. Bonsoir.
Bonsoir. Médecin urgentiste à Bris surmarne également chroniqueuse sur France 2. Merci de votre présence ce soir.
Et je salue le capitaine Marc-Antoine Roueu. Bonsoir capitaine, porte-parole de la Fédération française des sapeurs pompiers. Merci de votre présence également.
Et Géraldine Zamanski est là aussi journaliste au magazine de la santé sur France 5. Bonsoir cher Géraldine. Bonsoir.
Quelle histoire allez-vous nous raconter ce soir Olivier ? [musique] La disparition de Victor Willis, c'était le leader des Village People a priori tous les opposés avec Trump. Sauf que Trump a utilisé leur morceaux [musique] emblématique YMCA et au final bah ils ont fini très bons amis pour raconter comment.
Dans la deuxième partie de chaque voix compte place à la question qui fâche la France remballe sa taxe petit colis parce que bah parce que la taxe européenne entre en vigueur aujourd'hui. Va-t-elle aussi faire pit la taxe européenne ? On en parlera tout à l'heure avec Anne Cécile Violent qui est député Horizon de Haute Savoie, Mathias Renaud député ren de la Somme et Fanny Guinochet journaliste écho à France info sera également là.
Vous pouvez vous aussi interroger nos invités ou nous faire part de vos remarques. Vous flashz le QR [musique] code qui est là et Olivier Ravanello nous transmet vos questions en plateau. Bourbon Express aussi à suivre tout à l'heure le journal de l'Assemblée nationale avec Marco [musique] Pomier qui revient notamment sur la polémique autour des dates de l'élection présidentielle [musique] de 2027.
Vous verrez ça. Voilà pour le menu de ce soir. Installez-vous confortablement.
Chaque voix compte. C'est parti. Le rép sera de courte durée.
Les températures ont à peine commencé à descendre légèrement en France que déjà Méofance annonce à partir de ce weekend un troisè épisode de forte chaleur en à peine un mois. Une nouvelle fournaise alors que les organismes et les infrastructures sont déjà éprouvées et que le bilan sanitaire évolue et s'alourdit de jour en jour. Nicolas Fleurri [musique] desc en hausse des funérums débordés [musique] près de Fontaine Bleau ce gérant de pompes funèbres est en première ligne pour constater la surmortalité d à la canicule qu'on est en en saturation il y a sans arrêt des des demandes depuis la fin de la semaine dernière pour que des personnes puissent venir dans une chambre funéraire et le malheureusement toutes les places sont prises La canicule inédite du mois de juin a causé au moins 1000 décès dont les trois/4 sont des personnes de plus de 75 ans selon santé publique France.
De premières estimations au cœur d'une bataille de chiffres hier dans l'hémicycle alors que la présidente du groupe écologiste et sociale interpelle le premier ministre. Sous votre gouvernement la canicule s'est transformée en violence politique. C'est la première fois que je sors de mes gompes parce que mon dernier argument est celui-ci.
D'où sortez-vous ce bilan de 10000 morts sur lesquels vous et les vôtres sont allés sur les plateaux de télévision depuis maintenant plus de 3 jours en établissant un bilan humain qui est faux, c'est scandaleux. Visit notamment la députée Sandrine Rousseau qui s'explique ce matin. J'ai dit je ne sais pas, on va atteindre peut-être les 10000 morts.
Mais l'année dernière, il y a eu 5700 morts. Là tous les spécialistes disent que c'est plus que l'année dernière. Sébastien le Cornu le reconnaît lui-même.
Donc c'est une évaluation. Dire mais je vais vous dire j'espère avoir tort. Alors quelle mortalité attribué à la canicule.
Une chose est sûre selon le député Philippe Juvain qui dirige un service d'urgence le bilan provisoire de santé publique France est sous-évalué. Ils se réfèrent, ils le disent eux-mêmes, au certificat électronique de décès. Or, la majorité des morts étant à domicile et comme ce sont ceux qui sont le moins dans les certificats électroniques, on a probablement une sous-estimation et pas pas du niveau de madame Châtelin.
Le bilan de cette canicule devrait rester moindre que pour celle de 2003. ont dénombré alors 15000 morts. Santé publique France doit publier de nouvelles estimations ce vendredi.
Et en attendant et bien ce soir nous parvient à un nouveau bulletin sanitaire des autorités françaises qui s'appuie sur des chiffres des urgences et de SOS médecin. On va détailler ces chiffres dans un instant mais Abigael Desbich, je voulais d'abord vous demander si ça va. Est-ce que l'hôpital tient ?
J'ai envie de dire oui et non. Euh dans le oui, il y a une sorte d'hommage à tous mes collègues, à tous les soignants qui tiennent en fait crise après crise euh depuis toutes ces années dans un hôpital public qui est en grande souffrance. Donc on a vécu le Covid, on a vécu aussi le post Covid et toutes ces promesses non tenues.
On tient aussi avec les épidémies de grip, les triples épidémies et puis maintenant avec ces épisodes de chaleur extrême qui nous éprouvent nous aussi en tant que soignant. Donc nous on tient euh parce que les soignants sont résilients, courageux, ils sont inventifs, ils sont déterminés, ils aiment leur métier, ils ont envie de l'exercer dans de bonnes conditions. Et non, ça ne va pas parce que l'hôpital public euh subit une crise permanente et dans un état de décrépitude qui est insoutenable.
Donc, j'allais vous poser la question sur votre hôpital, vous exercez à l'hôpital Sainte Camille à Brissur Marne. C'est ça, dans le Val de Marne. Comment vous l'avez vécu cette semaine de canicule vous dans votre hôpital ?
Je l'ai vécu euh extrêmement euh difficilement comme tous mes collègues et puis surtout comme tous les patients. Samedi matin par exemple, je suis arrivée pour commencer une garde de 24 he il y avait 45 patients dans les couloirs euh sur des brancards. Certains euh attendent maintenant 3 jours euh sur des brancards dans des couloirs, donc sous les néons, dans des conditions d'accueil qui sont catastrophiques.
He faut vraiment imaginer ce que c'est de rester 3 jours sur un brancard, un lit d'hospitalisation qui ne vont jamais avoir. On a ouvert des unités canicules qui sont pleines. Moi le matin avant de prendre ma garde de nuit, j'ai commencé par faire la visite dans notre service d'aval des urgences. 13 lits 13 lits occupés par des patients qui avaient un coup de chaleur plus ou moins grave.
Certains sont décédés. La moyenne d'âge était à plus de 85 ans. C'est ça.
J'allais vous demander quel est le profil des patients que vous avez vu arriver pendant une semaine et peut-être que vous voyez encore arriver aujourd'hui. C'est des personnes âgées essentiellement. Essentiellement pas que.
Mais c'est vrai que les personnes âgées représentent presque 2/3 de nos hospitalisations. Là, le nombre de passages euh de consultation de personnes de plus de 75 ans a doublé notre besoin en lit d'hospitalisation, sachant qu'on a jamais assez de lit, bah c'est + 15 % aussi, donc on les a pas. Donc effectivement, c'est des patients âgés, très fragiles.
Euh je vous dis la moyenne d'âge est de plus de 85 ans. Euh nos décès aussi, c'est principalement des personnes âgées, mais pas que he des gens qui ont aussi des comorbidités, des pathologies chroniques. Euh il y a aussi euh toute la souffrance psychique, hein, que ça engendre.
Patients qui ont des troubles psychiatriques et puis des gens qui ont toute une corde de pathologie très variée aussi. Euh ce soir, on parle du bilan de cette canicule. Quand on parle d'un mort de la chaleur, on parle de quelle cause de décès ?
Alors ben il y a ce que ce dont on parle de plus en plus aujourd'hui qui était quand même assez mal connu hein jusqu'ici finalement qui était le coup de chaleur hein qui est la version quand les capacités de notre corps à réguler la température sont dépassées et donc on cumule euh une température à plus de 40° qui ne redescend pas et des signes neurologiques qui peuvent aller jusqu'au coma et ça on sait que ça voilà plus chaque minute compte dans la prise en charge je pense que vous confirmerez donc ça c'est le coût de chaleur mais il y a pas que ça en fait il y a aussi toutes les pathologies chroniques qui peuvent décompenser puisque la chaleur Mais on a beaucoup entendu ce mot, la décompensation. Ouais. La décompensation c'est quoi ?
Ben la en fait c'est le fait que la chaleur extrême met le corps à rue d'épreuve et tous les organes en fait vont finir par souffrir quand les températures quand les températures restent trop élevées et au bout d'un moment bah si vous avez une pathologie respiratoire, cardiaque, inflammatoire, un cancer, une insuffisance rénale, tout ça peut décompenser aussi. Neknodur, vous qui êtes cardiologue, la décompensation, ben la décompensation en fait c'est qu'un c'est une c'est souvent des des patients qui ont porteur d'une maladie. Alors moi je vais parler du cœur d'une insuffisance cardiaque qui est compensé, c'est-à-dire qu'ils ont une insuffisance cardiaque.
Leur ventricule est insuffisant comme une insuffisance rénale où leur rein fonctionne pas suffisamment. Mais dans des conditions normales, entre guillemets, ça passe. Par contre, dans des conditions extrêmes avec une exposition à la chaleur, si on prend par exemple le cœur ou le rein ou euh les problèmes respiratoires, et bien augmentation pour refroidir le cœur, augmentation de la fréquence cardiaque, augmentation du débit cardiaque, on consomme plus d'oxygène, le cœur souffre et on a plus de de problèmes cardiaques, plus d'infarctus, plus d'arrêt cardiaque. au niveau rénal pareil, plus de difficultés d'hydratation, une poussée d'insuffisance rénale augmente et c'est tout ça tout ça sur la même personne qui est souvent âgée conduit plus rapidement à son décès.
Je vous parlais tout à l'heure des chiffres qui sont publiés ce soir par les autorités sanitaires françaises. Du côté des urgences, elles ont noté sur toute la France une très forte hausse des passages pour hypertermie, ce dont vous parliez, plus 715 %. Alors, c'est un chiffre qui paraît impressionnant mais en fait, il part de zéro.
Ben oui, c'est par définition l'hyperthermie c'est vraiment en cas de chaleur extrême. On le voit aussi par quand on fait un effort physique maintenant avec la multiplication par exemple des marathons, des ultra trail, il y a l'hypertermie aussi d'effort et puis il y a l'hypertermie environnementale quand la chaleur est très importante. Et le chiffre le plus terrible de de ce bulletin sanitaire, c'est celui de SOS médecin qui annonce une augmentation de 85 % des décès chez les 75 ans et plus entre le 22 et le 28 juin au pic de la canicule.
Capitaine Rouge je voudrais vous entendre sur ce que vivent les pompiers depuis 10 jours. D'abord en quoi ont consisté vos interventions ? Alors effectivement, on a aussi eu l'ensemble des services d'incendi de secours de France qui ont été particulièrement mobilisés pendant l'événement.
Euh on recense en fonction des endroits sur le territoire national entre 40 et 60 % d'augmentation de l'activité pour secours à personne. Activité qui représente déjà 80 à 87 % de notre activité quotidienne. Euh donc on est fortement impacté.
Euh on est sur les régions les plus urbanisées et je pense à la plaque parisienne à presque un doublement de nos interventions. Plus 100 %. Al plus 100 % sur les de jours les plus critiques en milieu de semaine et certains services départementaux don dont je suis dans lequel je sers ont connu sur la journée de mercredi par exemple leur journée à plus forte activité de secours de aux personnes de l'histoire statistique du service.
Donc euh il y a effectivement une tendance nette qui impacte nos services, qui impacte la capacité de réponse. Tout en sachant, il est difficile pour nous en tant que primo intervenant sur le terrain, comme vous le disiez, docteur, d'imputer précisément telle ou telle intervention à la canicule puisqu'il y a un certain nombre de facteurs de risque mais en tout cas la tendance opérationnelle est très nette et suit tout à fait le l'augmentation des températures. La ministre de la santé redoutait le weekend dernier que l'on retrouve cette semaine des personnes décédées chez elles toutes seules et qu'on découvre après que la gardienne ou un voisin a appelé les pompiers.
Est-ce que c'est ce que vous vivez en ce moment cette semaine là ? On y est également confronté euh d'expérience des collègues parce que je n'ai pas personnellement vécu 2003 dans une moindre mesure que 2003. Ouais, tout à fait. [rires] Euh dans une moindre mesure que 2003.
Euh on pense quand même que la population est un peu plus résiliente sur ce point. L'évolution des moyens de communication peut-être font qu'on est peut-être un peu plus attentif, plus facilement en tout cas attentif à à nos aînés et à l'isolement. on y est toujours confronté et et un des premiers messages qu'on peut passer sur le plateau ce soir, c'est effectivement effectivement ça la lutte contre l'isolement, la prise de nouvelle par rapport aux personnes âgées ou vulnérables.
Et ça les collectivités locales ont aussi mis en œuvre un certain nombre de mesures territoire et pourtant SOS médecin dit plus 85 % de décès constatés chez les 75 ans et plus. Donc SOS médecin, c'est des personnes qui viennent constater des décès à domicile. Hm.
Tout à fait. Tout à fait. Puisque c'est à domicile qu'on intervient principalement et on a triplé nos interventions pour cardiorrespiratoire sur la période caniculaire.
Donc euh on y est euh confronté et on est sur sollicité pour ça. Et c'est là que la comparaison avec 2003 n'est plus pertinente parce que 2003, on avait identifié les Épades. Là, on a l'impression que là où sont morts les gens, c'est chez eux.
Yaner. Sû. Bien sûr.
Oui, je pense que je crois que les collectivités locales avec les les centres communaux d'action sociales ont des listes des personnes fragile. Après, ça n'évite pas d'avoir ce recensement des personnes qu'une personne fragile avec des comorbidités comme ma collègue vient de le dire puisse décéder. Après, il y a les plans bleus dans les épades, il y a les plans hors sec, donc il y a différents plans, mais le domicile reste quand même euh le le principal lieu.
Donc d'où la solidarité nationale, c'est l'affaire de tous de s'enquérir autour de soi, que les personnes isolées euh dans sa famille, dans son voisinage, bien puissent on puisse toquer. Et puis surtout, attention, dans les chiffres, il y a il y a des polémiques sur les chiffres. Euh un décès à l'hôpital remonte très vite, hein. 80 % des des décès euh remontent à l'hôpital très vite, près la moitié au niveau des épades et que 25 % euh au niveau des domiciles.
Donc il y a il y a une cinétique de la remontée euh des décès, des certificats. C'est pour ça qu'il faut être extrêmement prudent sur l'interprétation des chiffres. Vous avez compris que ça fasse sortir Sébastien Lecnu de Segon hier ?
Mais je crois que ça c'est un ça ça fait sortir euh tout le monde. Euh moi déjà, je pense qu'il faut avoir une une pensée quand même forte pour tous les soignants, les sapeurs pompiers, la sécurité civile qui euh comme d'habitude dans les différentes crises, que ça soit euh les périodes de grippe, les canicules tiennent. Bon, après moi ce qui me fait surtout sortir de de mes gons, c'est que en fait on ne parle de santé que pendant les crises et qu'il faudrait et au moment de regardez, on a choisi aujourd'hui où il fait plus frais pour en parler.
Mais mais ce que je veux dire par là, c'est que on applaudit nos acteurs, nos soignants, nos pompiers, nos sociétés civiles à chaque crise, à chaque moment. Par contre, on ne parle de des moyens et des sujets que lors du PLFSS, du projet budgétaire. Donc tout ça ça plaide quand même pour un vrai un vrai choc de réorganisation de nos services.
Et c'est vrai que avec les les budget qui était prévu, on voit bien qu'on ne peut pas restructurer correctement à long terme euh nos structures. Donc il y a un problème de fond. C'est-à-dire que c'est un vrai problème de santé publique.
La canicule, c'est pas qu'un problème d'écologie et autres. et moi je suis assez surpris sur une dimension plus politique, c'est que les mêmes qui critiquaient les rapports du JC ont maintenant sortent à grand coup de communication des plans de climatisation. Je fais les sous-titres pour nos téléspectateurs.
Là, vous parlez du Rassemblement national. Voilà. Et pour ceux qui pour qui brancher un climatiseur était un crime de l'aise majesté parle maintenant que c'est ce n'est plus un tabou.
Ah là, vous parlez des écologistes. Non, mais je crois qu'il faut être il faut être raisonnable. Je pense qu'il y a des mesures structurelles de réorganisation de nos bâtiments qui sont valables pour nos écoles, pour nos hôpitaux, nos épades, nos lieux public.
Mais en urgence, je l'ai dit déjà en début de semaine dans d'autres médias, quand vous avez le cardiologue va parler, mais quand vous faites hospitaliser quelqu'un pour une réhydratation, un insuffisant cardiaque, ça n'a aucun sens médical que le mettre dans une chambre à 34°gr. Donc c'est-à-dire que il y a le le premier le le premier des traitements, c'est de prendre soin et c'est de préserver. On a eu ces discussions-là.
Euh moi en 2003 euh je me rappelle j'étais président de communauté de communes. On avait en gestion les crèches, on avait des disputes importantes avec les les protections maternelles infantiles puisque'à l'époque on ne climatisait pas les crèche et et en fait au risque de la légionélose qui est un vrai sujet mais en tout cas c'est un des bénéfices risques et je pense que à ces températures là on prend moins de risque de de mettre les gens dans dans des ambiances de climatisation ce qui permettra en urgence de pouvoir adapter nos bâtiments et nos services de demain. Criel Châelin est en direct avec nous depuis la salle des quatre colonnes.
Je rappelle que vous êtes la présidente du groupe écolo à l'Assemblée nationale. Bonsoir Cyel Châtelin. Bonsoir.
Tiens, je vous donne d'abord l'occasion de répondre à la question de Sébastien Lecornu hier dans l'hémicycle. D'où sortez-vous ces 10000 morts ? E bien, c'est une question intéressante puisque je n'ai jamais prononcé ce chiffre, ni dans ma question ni ailleurs.
D'ailleurs euh c'est intéressant, la question était publique, vous pourrez le retrouver au compte-endu de l'Assemblée nationale. Je n'ai jamais Sébastien Le Cornu faisait référence au propos de Sandrine Rousseau. Non, non, il dit vous, il me dresse particulièrement, il s'adresse à moi, il répond à ma question et en fait c'est une stratégie.
C'est une stratégie qui vise à détourner l'attention de la question que je lui ai posée. C'est quand ? Et ça c'est des chiffres publics, c'est les chiffres que vous pouvez les vérifier sur santé publique France, c'est quand de 2017 à 2025, c'est-à-dire les 9 années du des quinquen Macron, on a en période de canicule 11700 morts.
Comment se fait-il que le gouvernement n'ait rien anticipé ? Et ça, c'est la question à laquelle il refuse de répondre. Euh Sandrine Rousseau euh disait euh hier matin euh à la radio, "On va atteindre peut-être les 10000 morts." Bon, quand Sébastien Lecornu vous dit "Vous, vous savez bien qu'il s'adresse à votre groupe puisque vous en êtes la présidente et que c'est pour ça que c'est le Premier ministre qui qui vous répond.
Euh vous avez annoncé votre intention de déposer une motion de censure. Vous allez la déposer quand ?" Alors, je veux quand même revenir parce que c'est extrêmement important.
On voit bien, non ? Mais c'est c'est parce qu'en fait le sujet c'est vraiment cette polémique là. Premièrement, qu'est-ce qui est dit aujourd'hui par exemple au niveau de la PHP ?
C'est qu'on sera malheureusement et effectivement on sait que ça touche de nombreuses familles et je veux leur adresser mes condoléances entre plus de morts que l'année dernière, c'était 5700 morts et probablement moins de morts que lors de la canicule de 2023. Euh donc oui, on va avoir un bilan humain qui sera lourd. Et la question qui reste fondamentale, c'est celle de l'impréparation du gouvernement.
C'est-à-dire qu'il ne peut pas y avoir des morts de la canicule chaque année et avoir un gouvernement qui n'a rien anticipé. Et vraiment ce débat sur les chiffres, bien sûr qu'il faut être prudent, qu'ils sont importants, mais ne peut pas finalement cacher le débat sur la responsabilité politique de ce gouvernement et du premier ministre. Et c'est pour ça que nous déposerons une motion de censure dans les heures qui viennent.
Nous finalisons de récolter les signatures sur la question de la responsabilité du gouvernement. que je précise qu'il faut 58 députés pour déposer une motion, un 492. Votre groupe compte 38 députés donc vous avez trouvé les 20 députés nécessaires pour la déposer ?
Nous aurons les députés nécessaires pour la déposer. Et vous la déposez quand ? Bien, je vous dis dans les dans les heures qui viennent.
Il y a la question des signatures, il y a la question du moment de la discussion sur cette censure. La question n'est pas en fait finalement ces questions de procédure, elle est pourquoi nous le faisons ? Nous le faisons sur la question de la responsabilité.
Nous sommes face à une crise sanitaire et la question c'est pourquoi elle n'a pas été anticipée et pourquoi le gouvernement crée des polémiques plutôt que de nous dire comment il gérera la prochaine canicule qui malheureusement devrait arriver dès lundi cet après-midi au Sénat Sébastien Lecornu a a répondu au vert que c'était peut-être pas le moment de déposer une motion de censure alors que la semaine prochaine il y a une nouvelle vague de canicule qui arrive et que c'est pas le moment de se créer des problèmes politiques à l'Assemblée alors qu'il y aura cette nouvelle crise à gérer. Mais justement comment il gère la crise ? C'était toute ma question.
Ma question c'était pourquoi n'avez-vous pas préparé et en gros comment on fait face aux prochaines canicules ? Il n'y a zéro réponse et moi ça ça me terrifie. On est face potentiellement de nouveau à une canicule qui va malheureusement potentiellement de nouveau faire des morts et il y a rien à part taper sur les écolos.
C'est pas responsable. Merci en tout cas d'avoir été avec nous ce soir. Cyel Châtelin en direct Géraldine Zéanski.
On est d'accord que tout l'hexagone est concerné par cette surmortalité. C'est pas plus particulièrement certaines régions. On a des chiffres qui couvrent tout le territoire.
Alors cette année, oui, c'est c'est la première fois qu'il y avait autant de départements qui étaient donc en alerte rouge pendant autant de jours. Après, le bulletin de santé publique France lui-même dit noir sur blanc, c'est au mieux 60 % ces 1000 décès annoncés sont au mieux 60 % de l'ensemble puisqueeffectivement les certificats électroniques ne couvrent pas tout l'ensemble des décès et et que du coup les décès au domicile sont largement sous-représentés. Cette bataille des chiffres, elle est aussi liée à notre surveillance de la mortalité.
Euh l'Espagne dispose d'un système qui s'appelle Momo, monitoring mortality, qui permet en fait d'avoir un bilan au jour le jour de la mortalité. Comment il fonctionne d'abord ce Momo ? Alors, en fait, c'est euh c'est un système d'algorithme, c'est-à-dire que c'est traumatisé par les les leur précédentes crise.
En 2004, ils ont créé ce dispositif. et ils ont intégré euh tous les décès précédents en fonction en gros de chaque degré de température supplémentaire euh qui avait survenu dans les précédentes crises. Ce qui leur permet du coup effectivement au jour le jour à la fois d'enregistrer les certificats électroniques qui ont l'air d'être en plus grand nombre qu'en France.
Euh selon les sources que j'ai lu, ça pourrait même attendre dans certaines régions 95 % des décès qui sont en certificat électronique. Euh mais ça c'est pas partout non plus non plus sur le territoire. régionalisé en Espagne.
Oui, ils ont voilà donc ça dépend des régions mais ils ont quand même visiblement aussi un meilleur enregistrement au jour le jour des certificats de décès et voilà, ils ont un algorithme qui leur permet très vite du coup de répercuter pour effectivement essayer aussi de réagir plus vite. Bah d'ajuster évidemment les politiques de santé publique au jour le jour. Yan est-ce qu'il nous faut un système plus transparent, plus quotidien, plus lisible pour éviter les polémiques sur lesquelles nous sommes sur le le bilan sanitaire ?
C'est important quand même de connaître le chiffre des morts. Je crois que franchement moi à ces questions complexes, une réponse simple n'est pas adapté. Donc bien entendu que il y aura l'heure de de rendre des comptes.
Il y aura l'heure mais là je pense que toutes nos forces sont sur sont sur le quai. Je pense que voir un parlement qui s'entredéchire sur des chiffres, ça éloigne plus les citoyens que ça les rapproche de la question. Pensais que c'est pas important qu'on sache att je dis juste que moi je ne vais pas tomber dans ces raisonnements simplistes.
Tous ces salots, ils ont rien fait voilà où on fait l'autruche et non tout va très bien madame la marquise. Je pense qu'il y a un juste milieu. Il y a des mesures d'urgence, il faut climatiser le plus possible, il faut avoir des retours terrain le plus possible, mais il faut penser pardon au mois d'octobre, mois de novembre quand on fait le budget, d'avoir un budget d'investissement qui ne plonge pas les hôpitaux dans des déficits, qui leur permettent de pouvoir hôpital par hôpital pouvoir prévoir un plan de climatisation.
Je je pense que ce n'est pas du niveau d'un premier ministre de commander 300 climatiseurs. Je pense qu'on a en pleine semaine de on a des hôpitaux. On a des hôpitaux, il faut leur redonner effectivement un pouvoir d'agir, une capacité de financement.
On a des directeurs qui sont là pour gérer des budgets dans l'équilibre des soins avec les soignants et c'est des décisions qui doivent se prendre par établissement. Encore faut-il que les établissements ne soient pas en déficit et en retard de paiement. Il faut laisser les forces du terrain s'organiser face à ces sujetsl.
Vous vous n'auriez pas en tant que ministre de la santé commandé 30000 climatiseurs. Mais moi mais moi je vais être très clair. Moi je je je n'ai pas voulu rester au gouvernement puisque l'ondame l'objectif national de dépenses de santé et quelque part les budgets alloués allait encore plus creuser le déficit des hôpitaux.
Donc je suis un hospitalier, un médecin avant d'être un ministre et un député. Donc je crois qu'il faut donner une juste dotation. Ça veut pas dire qu'il y a pas des mesures d'efficience et des restructurations à faire à nos à nos hôpitaux. pour qu'il puisse clairement euh euh s'équilibrer.
Mais c'est des sujets complexes qui ne doivent pas nous faire tomber dans le populisme ou dans euh l'autruche. Ouais. À Michaël.
Oui. Parce que si on si on compare en fait euh les décès et la situation par rapport à celle de 2003, il y a quand même des choses qu'il faut dire. En dehors des moments de crise, on meurt déjà à l'hôpital.
On meurt déjà de ne pas être soigné. Par rapport à 2003, il y a de plus en il y a des millions de Français qui n'ont pas de médecin traitant. Entre-temps, le système s'est effondré clairement.
Moi, je suis à l'hôpital tous les jours, hein. Je suis médecin urgentiste à temps plein à l'hôpital public. Le système est effondré, c'est plus voilà.
Donc en temps normal, on n'est déjà pas en sécurité. L'accès aux soins est de plus en plus compliqué. Il y a la population est plus précaire, plus fragile, éprouvée par de très nombreuses crises.
Les gens sont plus vieux, plus malades et euh du coup, on n'est pas en sécurité déjà en temps normal. Donc si on ajoute à ça une crise crise sur crise, c'est déjà très compliqué. C'est c'est le virus de la chaleur.
C'est c'est comme un Covid mais de de ex. Mais c'est aussi pour ça qu'il faut qu'on ait une réflexion de fond sur qu'est-ce qu'on fait de l'hôpital qu'on a laissé qu'on a abandonné complètement. Et c'est pas qu'une question de moyen financier, c'est la population a changé, la démographie a changé et tout est tout est possible mais avec une vraie réflexion de fond en dehors des moments où on est en crise et on est tous en souffrance soignant comme pas quoi.
Entre parenthèses, votre hôpital a reçu des climatiseurs sur les 30000 commandés par le gouvernement. Euh, on a des climatisations mobiles. Notre hôpital est climatisé, je crois, à 60 %.
Et en fait, le problème aussi, c'est que les systèmes électriques sont pas on peut pas climatiser l'ensemble de l'hôpital parce que le système électrique est pas, on peut pas le supporter. Vous le dites ici à l'Assemblée nationale où nous avons été victimes d'une panne vendredi dernier, n'est-ce pas ? euh il y a une deuxième vague, une troisième vague si on compte celle du mois de mai qui arrive là pour le weekend prochain.
Euh Capitaine Rouau, comment vont réagir les les organismes qui ont déjà encaissé deux vagues de chaleur ? Enfin là, on est tous a priori en bonne santé, on est tous déjà épuisés et là on y retourne. C'est c'est effectivement un facteur aggravant.
Cette cannicule est arrivée relativement tôt dans la saison, au mois de juin et les organismes qui sont déjà lourdement éprouvé vont avoir tendance à être encore plus affecté par cette deuxième vague. On parle de vagues, on parle de crise, monsieur le député, vous vous le soulignez qui se succède. Mais il y a aussi pour les services d'urgence, que peuvent être les Samu ou que peuvent être les S10, cet effet de vague et d'accumulation puisque très tôt dans dans la saison, on a été sur le pont.
Euh, on a par exemple été légèrement épargné dans le sud-est par rapport aux statistiques opérationnelles sur cette vague de canicule. Euh, ce soir et dans les jours quiarrive, le sud-est particulièrement touché par les feux de forêt. Oui.
Euh, on a également eu à faire face dans certains départements du centre ou du nord de la France à des vagues d'orage qui ont suivi la canicule. Et là, on sait qu'on risque d'avoir avec la météo qu'on auquelle on fait face tout l'été, on est sur un phénomène El Nino euh qui va créer une année plus sèche avec des phénomènes plus intenses, plus violents, des cannicules plus récurrentes, des feurs de forêt plus importants et donc on est à la croisée des chemins euh où sur cet épisode de juin hormis en centre Val-Doire et dans l'Ouest, on a été relativement épargné par les feux d'espace naturel, la concomitance du nombre de crises à laquelle il va falloir qu'on fasse face en même temps sur le prochain épisode et sur les prochains épisodes va vraiment affecter nos capacités. Est-ce que c'est possible de se préparer à cette vague de chaleur en retenant les leçons des des deux premières de l'année ?
Parce que quand on voit les chiffres de SOS médecin et des urgences avec des 316 % d'augmentation des consultations pour déshydratation, plus 480 % de coût de chaleur chez SOS médecin, ça veut dire que malgré la prévention qu'on peut faire, les messages qu'on entend à la radio ou à la télévision, euh comment ne c'est difficile parce qu'il faut pas faire culpabiliser les gens leur disant "Bah alors, vous avez pas assez bu madame." Mais mais comment on fait passer le message pour éviter de repasser par ça ? Mais mais je crois que c'est la définition aussi du ministère de la santé.
Je crois que il faut envisager ce ministère de la santé aussi d'une autre façon. C'est-à-dire c'est un ministère de la santé qui doit faire aussi qui doit avoir l'enveloppe de du Oneelf de toutes les crises qui impactent la santé. Il y a naturellement la santé humaine avec les problématiques de santé mais on voit bien que les problèmes climatiques sont un véritable retentissement.
On peut voir la qualité de l'eau, la qualité de l'air, la canicule et puis on a toutes les problématiques de santé animale qui vont impacter parce que si on a une prochaine pandémie, on sait très bien qu'elle sera d'origine de transmission possiblement animale. Donc je pense qu'on doit aussi avoir un ministère qui doit pouvoir aussi gagner ses arbitrages, qui doit davantage peser parce que ça reste quand même la principale préoccupation des Français, mais qui doit coiffer aussi un champ beaucoup plus large et du coup le côté climatique également. Jline, la prévention, elle doit aller jusqu'où avant la prochaine vague de chaleur ?
En fait, il faut d'urgence parce que en fait, je pense que tout le monde euh imagine que chaque personne fragile quelque part est identifiée en France. On se dit ben les médecins, ils connaissent leurs patients fragiles, les infirmiers, ils connaissent leurs patients fragiles au domicile et du coup bah ces personnes-là forcément quelqu'un les appelle pour les protéger. En fait, c'est pas le cas parce que les soignants, ils ont pas le droit de communiquer tous leurs fichiers avec les noms de leurs patients au euh au mairies pour que les mairies appellent, pour que les mairies s'inquiètent dès que la personne ne réponde pas.
Donc en fait, tous ceux qui sont seuls chez eux aujourd'hui, s'ils peuvent s'ils sont en mesure d'appeler leur mairie, c'est formidable parce que il faut qu'ils se mettent sur cette liste de vigilance. C'est un peu la première chose. Ceux qui sont pas en mesure de le faire, c'est bien si leurs proches, s'ils ont des proches, un cousin machin qui se dit "Mais en fait lui, il est tout seul chez lui.
Peut-être que apparemment eux, ils ont le droit d'appeler la mairie pour dire essayez de vérifier si cette personne est toujours bien en état chaque jour, jour après jour." C'est des appels quotidiens. Il y a peut-être des mairies aussi auxquelles chacun d'entre nous peut aller proposer des coups de main parce que ça veut dire que c'est des visites au domicile.
C'est une charge très lourde quotidienne pour aller comme ça veiller sur toutes les personnes à risque. Il faut le faire très vite. Les personnes aussi quand elles se sentent mal, tous les médecins avec qui j'ai parlé aujourd'hui m'ont dit qu'elles n'hésitent pas à appeler le 15, qu'elle ne se disent pas "Je vais engorger un système d'urgence et faire perdre des chances." En fait, il y a des circuits et elles pourront parler très vite avec un généraliste qui leur donnera des conseils, avec un psychiatre si elles ont des problèmes de traitement psychiatrique.
Enfin, vraiment, il faut que chacun sur ce point, Capitaine Roto, il y a des gens qui vous ont appelé trop tard. Le vrai paradoxe, c'est qu'on est confronté parfois à des gens qui nous appellent pas ou trop tard et c'est notamment le cas dans la population âgée. Et à côté de ça, il y a des gens qui nous appellent euh trop ou alors qu'il n'aurait [rires] voilà.
Et je parlé cette semaine dans une autre émission d'une personne qui nous appelle pour on part pour une détresse neurologique et à l'arrivée c'est une personne sans facteur de de vulnérabilité qui souhaite qu'on lui installe sa climatisation. C'est pas possible d'avoir aujourd'hui des usages abusifs des services publics. Il y a un certain nombre de messages de prévention qui ont été passés qui étaient très pertinents.
Je pense au aux arrêtés sur l'interdiction la consommation d'alcool qui là aussi euh font baisser une certaine pression opérationnelle qui au quotidien peut paraître négligeable mais qui dans ces situations de crise chaque interv la meilleure intervention à traiter est celle qui n'intervient pas parce qu'on a mis en place en en de la prév. J'ai découvert un terme, je sais pas si vous y avez été confronté la semaine dernière. Le terme de panicule, c'est le fait de paniquer à cause de la canicule.
Vous vous avez rencontré des des patients qui que la chaleur faisait paniquer parce qu'ils se disaient "J'arrive pas à me refroidir, c'est ça existe ?" Je pense que là aujourd'hui euh je pense que cette vague particulièrement nous fait quand même collectivement sortir du déni pour il y avait encore des gens qui étaient dans le déni versant de la prévention qui sera à faire auprès des personnes jeunes et en bonne santé qui se croient un peu plus fortes que le climat et en fait qui vont surestimer leur capacité physique qui pensent qu'elles peuvent continuer à faire des footings à 14h en plein soleil. On a aussi eu des arrêts cardiaques et des coups de chaleur chez des gens jeunes et en bonne santé et sportif et qui sous-estiment en fait vraiment ce qui est en train de se passer, le fait qu'il y aura des adaptation à faire obligatoirement euh sur notre quotidien quoi.
Les noyades hein, plus de 80 noyades chez des sujets plutôt jeunes hein. Il y a quelque chose qui me frappe depuis le début de ce débat, c'est qu'on on identifie les personnes victimes et fragiles comme étant des individus face à les pompiers, euh les pouvoirs publics, comme s'il y avait pas de famille autour, comme s'ils avaient pas des enfants, des petits-enfants, des voisins qui peuvent simplement toquer à la porte, s'assurer que vous avez bu madame. Voilà.
Et cette solidarité immédiate, [grognement] elle est assez peu mise en avant, y compris dans les campagnes de sensibilisation quand même où on dit aux gens "Buvez, buvez oui mais allez faire boire, c'est bien aussi." H c'est tout le problème un peu de de c cette fonction un peu d'état nounou qui qui demande trop à entremande trop à l'État. Et d'un autre côté euh on voit, moi je me suis un petit peu fâché il y a une dizaine de jours au début là pour en gros faire bloquer une manifestation sportive qui n'était pas raisonnable avec des gens de pleine volonté mais qui ne se rendaient pas compte avec exactement ce que vous disiez.
Non non mais on va bien s'hydrater en gros. Vous inquiétez pas docteur, ça va bien se passer. Bah non, ça va pas bien se passer parce que courir à 40°, l'organisme est pas fait pour ça.
Parce que là, on a quand même tous les critères, hein. Ce qui fait la la la gravité d'une canicule, c'est sa précocité. Déjà dans le temps, ça a commencé au au mois de mai.
Ses vagues de chaleur, c'est la durée. On n' pas la possibilité la nuit de se refroidir et puis c'est c'est c'est la la longueur, la la température, on est arrivé à des chiffres de près de 44°gr. Donc c'est sûr que les organismes sont totalement éprouvés dans ces situations, mais ce sentiment quand même de de je ne suis pas concerné par ces sujets-là.
Tout à l'heure, j'ai encore vu plein de gens qui couraient tout à l'heure. Il fait moins chaud. C'est oui, mais enfin c'était le tout début d'après-midi.
Ce n'est pas raisonnable. Je voudrais pas quand même qu'on culpabilise les voisins de toutes les personnes décédées. C'est très compliqué aussi le les personnes âgées, elles ont souvent perdu la sensation de soif.
Oui, on peut pas les forcer. Même les soignants, ils nous disent qu'ils ont un mal fou à les faire boire. Même les soignants, ils nous disent qu'ils ont un mal fou à les faire sortir de leur chambre parce qu'elles sortent elles sentent pas la chaleur.
Donc même dans les épades, ils disent que parfois il faut user de mil et une ruse pour réussir à les faire sortir de leur chambre pour les envoyer dans les espaces réfrigérés. Donc c'est très très compliqué. On peut on peut pas non plus dire à chacun vous êtes responsable de votre voisin et c'est de votre faute s'il est plus là.
En préparant cette émission, vous m'avez dit quelque chose de très joli. Géraldine, vous m'avez dit oui, il y a des gens qui sont morts. Il faut aussi parler des gens que les soignants ont sauvé.
Bien sûr, il y en a plein avec des techniques incroyables. [raclement de gorge] Des baignoir des gens vous avez rattrapé avec les conventions avec les les pardon les supermarchés qui ont fourni de la glace au Samu ou au 10 pour pouvoir immerger les personnes dans des baignoirs en urgence h par exemple. C'est bien aussi d'en parler.
Oui oui bien sûr mais de toute façon c'est sûr que l'hôpital et les pompiers et tous les premiers secours, on fait quand même des miracles dans un système qui est quand même très très lourdement éprouvé. Donc c'est vrai que c'est bien aussi de le dire. Heureusement qu'on vous a merci infiniment de nous avoir accordé un peu de temps ce soir pour chaque voix compte.
Merci Yannique Noder, merci infiniment Géraldine. Dans un instant, on va parler de toute autre chose. On va parler des petits colis chinois.
Vous savez qu'il y a une taxe européenne qui est entrée en vigueur aujourd'hui. Bon, est-ce qu'elle va faire aussi flop que la taxe française qui a été arrêtée précisément aujourd'hui aussi ? On va en parler avec nos nos trois prochains invités.
Mais avant ça, c'est quelle histoire ? Et c'est Olivier Abanello. Bon, on avait besoin d'un peu de musique.
Alors Olivier, heureusement, il est là ce soir. Vous vouliez nous parler de nous raconter l'histoire d'un d'un policier ? [rires] En l'occurrence le chanteur iconique des Village People, Victor Willis qui est décédé aujourd'hui.
Oui, c'était en effet lui le policier qu'on voit sur la sur la pochette des Village People, chanteur de gospel à l'origine, qui était chanteur comme ça avec des petits cachets dans le quartier du Village à Manathan qui à l'époque était un le centre de la de la communauté gay de New York et qui se retrouve embauché par deux français. de Français qui sont au Gogette, ils sont là, ils ont envie d'être producteurs. Et puis euh quelques jours avant, ils se sont promenés dans ce quartier du village et puis ils ont vu un homme déguisé en Indien qui jouait un petit peu avec des instruments, des clochettes dans la rue.
Il l'ont suivi. Il est allé dans un dans un un bar où on jouait du disco régulièrement, il faisait un numéro et puis ils se sont rendu compte en regardant autour d'eux ben qu'il y avait un homme habillé en cowboy, un vrai cowboy, un vrai Texan. Et puis il y en avait un autre qui était habillé en biker.
Et là, ils ont eu un trait de génie. Ils se sont dit "Mais on va faire un groupe avec tous les archétypes des euh mal alpha dirait on dirait aujourd'hui tous les archétypes masculins américains et on va en faire un groupe et c'est comme ça qu' est né le groupe des Village People et bah ça a donné ça. Alors ben vous le voyez hein, il y a évidemment le policier, le cow-boy, le biker, l'ouvrier de chantier qui alors lui va devenir carrément emblématique repris plusieurs fois dans des dans des publicités.
Y MCA c'est 1978 euh ça reprend le nom de Young Man's Christian Association. C'est un clin d'œil parce que dans la chanson, il s'amuse avec l'idée ben que ces regroupements chrétiens entre jeun hommes sont en fin de compte des clubs de rencontrre pour homosexuel. C'est ça.
Il s'amuse, c'est incroyablement gay. Ça va devenir ce groupe une icône, c'est vrai de la communauté gay mais pas seulement, beaucoup plus largement. Ça a alimenté et ça a rythmé toutes les les boîtes de nuit du monde entier pendant toutes les années 80.
Symbole d'une disco très très fun, très festive. Alors c'est super. Là, on a l'origine de la chanson et du groupe.
Je voudrais savoir comment on arrive à Donald Trump. En fait, c'est ça comment ils sont retrouvés dans les Bah en fait ils sont pas retrouvés, ils sont pas venus, on les on les a forcé en quelque sorte. C'est Trump qui est allé les chercher.
Ce qui est très étonnant parce que vous avez un président qui fait une campagne sur des thèmes très conservateurs qui lui-même va sur des registres extrêmement homophobes qui a un électorat qui est très fermé sur tous les sujets d'ouverture aux causes LGBT. Et puis ben à la fin de chaque meeting, on se retrouve avec les WMC. Donc eux les Village People au début ça leur a fait un peu bizarre parce que certains avaient pas caché leur sympathie démocrate en disant mais il nous a rien demandé et puis ils sont même un petit peu poussé le bouchon plus loin parce qu'ils ont dit "Oui mais c'est bien beau mais on aimerait bien à ce compte là toucher des royalties." Donc ils sont allés dans un late show, ils ont refait leur chanson qu'ils ont transformé en disant "Stop it, Donald donne-nous de l'argent sur le même rythme" et cetera. qui a eu un buzz incroyable et puis au final, ils ont fini par se rabibocher.
Pourquoi ? Ben parce que euh Trump a tellement utilisé cette chanson que du coup elle a été à nouveau retéléchargée, que ça leur a à nouveau rapporté de l'argent ce qui n'arrivait plus depuis depuis quelques temps. Et en fin de compte, bon, ils sont dit tout compte fait être les géri de Trump, c'est pas si mal.
Et on les a vu dans des meetings de Trump. Regardez, il s'était réconcilié. [musique] Voilà, tout est bien qui a bien fini.
Ce matin, Trump a évidemment publié un tweet pour rendre hommage à Victor Willis en disant "C'était un type fantastique. Grâce à lui, il était très heureux qu'on utilise sa chanson dans nos dans nos rallyis, dans nos dans nos meetings. Voilà, il a fallu d'une manière ou d'une autre encore une fois qui se réapproprie cette histoire et ce groupe.
On va pas le refaire Trump. [rires] Merci Olivier. On passe à la à la question qui fâche.
Oui, c'est la grande nouveauté de ce 1er juillet pour les internautes acheteurs. La taxe européenne sur les petits colis est entrée en vigueur ce matin et on se pose la question ce soir de son efficacité. Bonsoir Anne Cécile Violent.
Bonsoir, merci d'être avec nous député écologiste. On parlera évidemment du texte qui a été adopté au début de la semaine et dans je me permets, je suis pas vrai ça ressemble beaucoup horizon. C'est Horizon, excusez-moi.
Et Mathias Renaud, député Ren. Ça va ? C'est bon.
Merci à tous les deux d'être là. Fanny Guinochet nous a rejoint. Bonsoir Fanny.
Bonsoir. Alors, on va d'abord poser le le le décor, le cadre avec vous Fanny parce que la France avait elle-même instauré une taxe petit colis dont a dont on a beaucoup parlé ici même et elle a décidé de l'enlever ce matin. l'a enlevé ce matin parce que il y a la taxe européenne qui a été mise en vigueur aujourd'hui avec l'argument du gouvernement qui est tout simple he de dire on est dans un marché unique, on harmonise nos législations d'où la suspension de la taxe nationale la taxe tricolore qui avait été mise en place en mars dernier 2 € alors que la taxe européenne c'est 3 € sur les colis de moins de 150 € qui sont achetés sur les plateformes extraeuropéennes pour ne pas les citer était visé essentiellement et sont visés les plateformes chinoises Chine, TMU, AliExpress et cetera.
L'idée c'est évidemment avec cette taxe de limiter l'afflux des petits colis. Ça a un enjeu aussi environnemental. Et puis en plus ces petits colis souvent ils contiennent des produits qui sont pas au normes que ce soit sanitaire de sécurité donc c'est difficile de les contrôler.
Donc excite la taxe de 2 € la taxe française. On sait combien elle a rapporté d'ailleurs depuis qu'elle était en vigueur. Oui, bien moins que prévu euh parce que les plateformes ont vite trouvé la parade.
C'est-à-dire que euh elles ont acheminé leurs produits par avion dans les pays où il y avait pas de taxe, c'est-à-dire la Belgique, l'Espagne, la Pologne et ensuite et bien les petits colis, ils prenaient les camions et ils arrivaient jusqu'en France. Euh donc elles ont investi ces plateformes massivement dans des dans des centres de logistique en Pologne, en Espagne, en Belgique, d'où un dép massif euh de l'ordre de 90 % hein, c'est le constat qui a été fait par les douanes. Donc vous imaginez bien que pour échapper à cette taxe, la taxe, elle a pas rapporté grand-chose selon les les douanes. 2 millions, un peu plus de 2 millions, 2,3 million d'euros par mois, on est loin, très très loin des 400 millions d'euros qui étaient prévu attendu dans le budget 2026.
Bon, c'est un flop. Bon, ça c'est pour la taxe française. Comment elle va fonctionner la taxe européenne qui est entré en vigure ce matin ?
Elle va s'appliquer, elle s'applique sur les catégories de produits. C'està-dire que si vous achetez des chaussettes d'un côté, des pantalons de l'autre, et bien vous allez payer une taxe sur les chaussettes, une taxe sur les pantalon. Taxe par colis, c'est une taxe par contre.
Voilà. Et ce sont les plateformes normalement qui payent la taxe, sachant que les plateformes vont peut-être répercuter sur le client. Bon euh cela dit, ce changement, il devrait pas trop avoir de de d'incidence parce que les plateformes vont pas forcément passer par la France, elles vont continuer à passer par un certain nombre de pays, même s'il y a la taxe euh là où elles ont leurs infrastructures et euh les emplois euh où elles ont investis.
Et puis ce qui risque de de se passer aussi, c'est qu'elles vont être floues sur le contenant de de ces produits. Voilà. Donc c'est vrai que on s'attend à ce que et bien cette taxe, elle est elle n'aura peut-être pas tous les effets attendu.
En attendant, ce que ce qu'espère l'Europe, c'est que on puisse on ait des de meilleurs moyens de contrôle puisque les plateformes vont être incitées à livrer des grosses quant grosses quantités. Et puis cette taxe de 3 € juste pour terminer, elle est présentée déjà comme une solution transitoire puisque l'Union européenne a dit que d'ici 2 ans, elle allait mettre en place un futur pôle européen de données douanières pour calculer les droits de douane de façon bien plus précise en fonction de la valeur réelle des biens. Et on va en reparler bien sûr avec nos deux députés, mais d'abord je voulais entendre tous les deux.
Est-ce que c'était la bonne décision de retirer la taxe française ? Parce qu'il me semble qu'à un moment, il avait été question de cumuler un CC violent. Il était question effectivement de la de la conserver.
Oui, je pense que c'est une bonne décision. Euh il faut quand même se rappeler que c'est justement parce que la France a été insistante et qu'elle l'a mise en place avant dans le cadre de de du projet de loi de finance que euh l'Europe s'en est saisi beaucoup plus tôt que ce qui avait été prévu. Vous avez pensé que la France a été moteur de la décision européenne, c'est évident les et là moi je salue vraiment l'engagement des ministres l'Escur et et Papin qui ont été vraiment très allant dès le départ.
Je pense que s'il n'avait pas maintenu, s'il n'avait pas inscrit cela dans la la loi de finance, l'Europe aurait encore tardé. On parlait à l'époque quand on commence à travailler notamment sur la loi qui vise à réduire l'impact environnemental de l'industrie textile. On est en 2023 pour les premiers travaux.
On parlait uniquement d'un changement en 2028 effectivement dans le cadre de la réforme douanière. Donc là, on voit que les choses se sont précipitées et c'est plutôt très bien. Et effectivement, cette harmonisation européenne, elle était elle était attendue.
L'Italie avait instauré aussi une taxe sur les petits colis chinois un peu avant nous. Mathias Renault, vous vouiez garder la taxe française et vous l'auriez cumulé à la taxe européenne ? Non.
Et le flop, si je peux me permettre, était prévisible parce qu'on a été le seul groupe au moment du budget à voter contre cette taxe, précisément parce qu'on annonçait le flop le fait que ce serait contourné par la Belgique, les Pays-Bas et cetera. Et alors là, on a été traité de tous les noms à l'époque par la ministre dans un exercice, faut bien le dire, d'affichage he parce qu'elle savait très bien ce qui allait se passer en nous disant qu'on était des traîtres, des vendus aux intérêts chinois et compagnie. Bon bah ce qui est ce qui s'est passé en France et d'ailleurs en Italie aussi hein puisque en Italie ils ont instauré exactement la même taxe depuis le 1er janvier et dès les tout premiers jours, on a vu un effondrement du frais direct et donc on passait par la Belgique.
Mais peut-être que justement ça a forcé aussi la Commission européenne à se dire bon il faut agir parce que si chaque pays installe sa petite taxe dans son coin, vaut mieux une harmonisation. vous étiez pas non plus pour une taxe européenne c'est quand même mieux au niveau européen qu'au niveau français même si il y a un contournement possible hein c'estàd que notamment on voit en Pologne alors c'est très simple en Pologne vous avez des immenses entrepôt vous en avez un notamment 7500 m² donc ça veut dire 100 terrain de foot d'entrepôt et donc ils font de l'import en gros par le transport maritime et ensuite ils vont faire de la distribution de petits colis intraeuropéennes donc du coup ils pourront échapper parce que l'import est trop gros pour être taxé et ensuite la distribution de petit colis échappe à la taxe. Je comprends pas l'apport est trop gros pour être taxé.
Est-ce que c'est de l'importation de gros volume et donc la distribution de petits colis ensuite se fait via la Pologne et donc c'est considéré comme du commerce gros eur qui relève des petits colis et des gros. Exactement. Exactement.
Donc ça c'est encore un moyen de d'échapper. Mais j'ai envie de dire que la question de fond qu'on avait posé d'ailleurs au moment du budget, c'est est-ce que finalement nous voulons est-ce que on a raison d'accepter ces petits colis ? C'est bien sachant que il y en a 2/ tiers ça c'est les estimations de la répression des fraudes 2 tiers qui ne respectent pas nos normes et même la moitié qui sont dangereux pour la santé.
Donc à un moment donné, il va peut-être falloir se poser la question de l'interdiction pure et simple de vous. que vous proposez au RN, c'estàdire un moment vous faites fermer Chine, Temu c'est en tout cas l'alternative qu'on a posé c'està-dire et au moment du budget là c'est pas une position nouvelle on a dit bah écoutez c'est vrai qu'il y a des problèmes et à l'époque on avait pointé parce que c'est ça commençait par là faut le rappeler aussi hein sur les les les questions des poupées pédo pornographiqu voilà ça avait commencé comme ça de façon plus large on constate que effectivement il y a toute une partie de ces colies qui ne respectent pas nos normes et qui sont même dangereux pour la santé bon bah est-ce que on on accepte finalement ces produitsl ou est-ce queon essaie de les taxer directement, de les taxer indirectement comme vous avez fait d'ailleurs dans une une proposition de loi qui était une qui était une bonne idée par ailleurs hein, mais je pense qu'il faut se poser la question collectivement et au niveau européen d'ailleurs. Alors Anne Cécile Violent, je le disais, vous êtes l'autrice de la loi antiultra fast fashion, pas fast fashion, ultra fast fashion.
Vous venez me dire la différence. Elle a été adoptée définitivement lundi dernier et c'est un texte qui met en place un système de pénalité qui cible les entreprises les les moins vertueuses. Pourquoi d'ailleurs on dit ultra fast fashion désormais ?
Ça va encore plus vite que la fast fashion. Alors, ça va beaucoup plus vite parce que c'est du jetable euh encore plus rapidement et puis parce que les modèles économiques sont pas du tout les mêmes. L'Ultrafast Fashion, on est sur des produits qui sont fabriqués à l'autre bout du monde dans des conditions épouvantables et ça c'est un sujet en soi qu'il s'agira de traiter euh avec des impacts pour l'environnement monstrueux.
En fait, c'est une aberration écologique, économique puisque concurrence déloyale et évidemment sanitaire et sociale et même morale avec cette histoire de de poupée pédoporge. Donc on peut pas comparer par exemple largeur de gamme, c'est le nombre de références que ces enseignes mettent sur leur plateforme tous les jours. C'est plusieurs milliers chez Chine, Timu et les autres parce qu'il y en a d'autres, on parle toujours de Chine mais il y en a tellement d'autres et d'autres qui arrivent.
C'est les plus gros et c'est ceux qui ont le plus gros marché. Mais par exemple, les enseignes comme Zara ne sont pas concernées ou H&M ne sont pas concerné par votre texte. Elles ne sont pas concernées dans un premier temps parce que là justement quand on fait la loi en 2023, enfin quand on l'étudie et qu'on aujourd'hui 2 ans après, on voit combien Chine a pris un essort incroyable.
Donc là on s'est dit il faut faire un compromis. Il faut qu'on tape très vite et très fort sur Chine et les autres encore une fois parce que ce n'est pas comparable. la Fast fashion historique que vous avez don dont vous avez cité des marques, ils ont déjà amorcé euh un un vrai virage écologique avec notamment un rapatriment d'une partie de la production au moins en Europe.
Donc on peut pas les considérer de la même manière. Et typiquement ces enseignes d'Ultrafast Fashion, c'est 900 fois plus de de de référence par jour sur leur l'idée, c'est quoi ? de rendre cette ultra fat fashion trop cher.
Alors en tout cas, c'est d'envoyer un signal prix parce que malheureusement même avec la pénalité ça restera accessible mais c'est de pouvoir envoyer un signal prix au consommateur en disant mais qu'est-ce qui se passe ? puisque si mon manteau que je payais allez 10 € demain je le paye 23 € parce qu' une taxe de 13 € pourquoi pourquoi il a pourquoi c'est aussi cher donc c'est aussi de pouvoir inviter le consommateur et ça fait partie de la loi d'être éclairé d'avoir une information obligatoire sur ces plateformes pour expliquer ce que c'est et vous seriez favorable à faire ce que dit Mathias Renault c'est dire à un moment puisque ces sites nous envoient des des petits colis des petites merdes pourquoi ne pas les fermer absolument mais alors elle vous savez il y a le principe principe de de plaisir ou de de désir puis a le principe de réalité. Euh je vous rappelle qu'au moment de Chine euh le gouvernement a essayé hein euh Roland Lcur a essayé justement de faire fermer ses plateformes, même avec ça il a pas réussi parce que évidemment il y a des questions de droit.
Euh donc c'est toujours euh euh je pense que c'est toujours d'actualité, mais il faut trouver effectivement la bonne voix et puis les bonnes raisons. Donc idéalement bien sûr quand on dit que notamment à Noël que plus de la moitié des jouets sont dangereux. C'est c'est même pas le vrai sujet, c'est comment ils arrivent à rentrer.
C'est pas tellement est-ce qu'on les taxe, est-ce que est-ce qu'on ferme le site. C'est comment est-ce que on a mis autant de normes et comment est-ce que malgré toutes ces normes, on arrive à laisser entrer sur le territoire européen bah des des des câbles qui prennent feu, des objets dangereux pour la santé. Bah Renault, pardon, mais ça ça c'est très simple.
C'estd que les colis qui arrivent notamment dans nos grands ports, vous avez allez 1 % qui sont contrôlés. Voilà, 1 % qui sont contrôlés en visant essentiellement le narcotrafic ou euh des produits complètement illicites si vous voulez. Euh ensuite, il y a un contrôle répression des fraudes.
Enfin, je veux pas rentrer trop dans la technique administrative, mais enfin vous avez un contrôle répression des fraudes et là au niveau des distributeurs, ils peuvent sanctionner. Euh il y a une proposition qu'on avait faite. Vous savez qu'il y a des la Commission européenne prévoit des pratiques anticoncurentielles.
En France, ça se fait via l'autovérité de la concurrence dans deux cas de figure. Vousz l'abut de position dominante et l'entente nous, on voulait créer, alors ça devrait se faire au niveau européen, euh un troisème cas qui serait précisément euh les cas de dumping au niveau de nos normes. Donc c'estàd à partir du moment où on prouve que un importateur viole de façon importante des normes intérieures, à ce moment-là on créer une nouvelle catégorie.
Et ce qui est important là-dedans, c'est que ça permet de de d'infliger des amendes jusqu'à 10 % du chiffre d'affaires mondial du groupe concerné. Donc c'est extrêmement dissuatif, beaucoup plus que les contrôles de répression des fraudes. On l'a déjà dit 100 fois sur ce plateau, mais si ça marche, c'est aussi parce qu'il y a des clients qui adorent et des clients qui ne peuvent pas s'acheter autre chose que cette mode pas cher.
Euh la bataille des volumes, la Chine l'a gagné. La bataille psychologique, qu'est-ce que vous dites à vos électeurs qui enfin il y en a parmi vos électeurs qui aiment cette mode aussi, qui peuvent pas s'acheter autre chose que que ces vêtements là ? Alors ça c'est pas vrai.
On peut pas dire qu'on peut pas acheter autre chose. Euh aujourd'hui, on a quand même des marques des des t-shirts à 5 € euh c'est difficile à trouver encore quand même. Alors je suis d'accord.
Je suis d'accord. 5 € c'est difficile mais en fait le problème de ces enseignes c'est qu'elles vont inciter à la consommation. Il y a quelque chose de très addictif.
On a des jeunes filles qui nous disent qu'elles ouvrent toutes les semaines un panier puisqu'il y a des des références tous les jours. Donc elles ouvrent leur panier et à la fin de la semaine elles envoient. Donc si on regarde déjà le profil des des consommateurs, c'est pas que des des là alors la bataille psychologique, elle est effectivement sur l'éducation et c'est pour ça que le le le Sénat a rajouté euh une je trouve une proposition qui était intéressante de pouvoir aussi inviter, sensibiliser les enfants sur la consommation durable.
Il y a il y a des vrais enjeux d'information et on a encore une fois des des enseignes qui sont capables de proposer des produits certes un petit peu plus chers. Ça veut dire juste peut-être que au lieu d'acheter trois t-shirts chez Chine, ben j'en achète un sur une autre marque qui est un petit peu plus durable. Oui.
Et euh je moi je reviens toujours aussi sur l'économie circulaire. Il y a aussi un marché de la seconde main aujourd'hui qui est extraordinaire avec une offre extrêmement intéressante. Ce qui ce qu'il faut vraiment dire c'est que vraiment quand vous regardez les clients Chine, c'est pas que des gens qui sont des des classes défavorisées.
Vraiment pas. J'ai deux dernières questions. Vous faites quoi si dans 1 an les volumes de petits colis n'ont pas baissé avec la taxe européenne ?
Et ben demande d'interdiction, peut-être qu'on en reparlera. Et puis sur le côté consommateur, en fait faut regarder le consommateur bien sûr qui ou actuellement a la capacité de comparer et demain avec la taxe pourra comparer avec 3 € plus cher parce que ce sera répercuté très vraisemblablement sur le produit fini. Mais il faut aussi côter regarder du côté du producteur.
C'est-à-dire qu'il y a une vraie stratégie chinoise en matière textile, en matière industrielle pour vendre y compris à perte. Et il y a une étude récente qui a montré qu'il y a quasiment un/art des exportations chinoises en Europe qui sont faites à perte pour casser nos industries euh par le prix, y compris en étant subventionné par le gouvernement et ensuite s'installer définitivement quit à remonter les prix ensuite. Donc il faut aussi expliquer ça au consommateurs.
Et dernière question, d'ici 2 ans arrive donc ce projet d'union douanière européenne qui aura son centre à Lille. Euh c'est elle est là la clé ? elle est dans dans le fait d'avoir une une douane générale pour toute l'Europe.
Il y a un vrai sujet et mon collègue l'a dit, il y a un vrai sujet de contrôle de moyens de contrôle. Donc c'est vrai que c'est ces ces taxes, elles vont servir aussi au aux Étatsmembres mais évidemment à l'Union européenne que de pouvoir financer davantage de moyens et de RH pour pouvoir faire ses contrôles. Euh on parle de 2 € mais en fait à partir du 1er septembre 2026 la loi qui a été votée définitivement au Sénat lundi va aussi rajouter des pénalités.
Donc ce sera pas simplement ces 2 €. Donc encore une fois, il y a un vrai signal prix qui est envoyé pour permettre justement d'accompagner cela. Mais il est certain que ce qu'il faudrait, c'est que l'Europe s'en saisisse aussi pour pouvoir avoir une force de frappe beaucoup plus importante et une harmonisation qui est indispensable compte tenu des dommages énormes sur l'environnement mais aussi sur l'économie française et européenne.
Merci. On va tout de suite passer à Bourbon Express. C'est le journal de l'Assemblée nationale avec Marco Pomier.
C'est tout de suite. [musique] Bonsoir Marco, bonsoir Adeline à la une de Bourbon Express ce soir. Bah d'abord la polémique sur les dates de la prochaine élection présidentielle qu'on connaît depuis depuis ce matin.
Oui, Emmanuel Macron a enfin tranché. Alors, sortez vos agendas hein. Le premier tour se déroulera le 18 avril 2027.
Le second, vous le voyez 2 semaines plus tard, le 2 mai. Des dates qui, vous l'avez dit hein, font déjà polémique dans la classe politique. Car le scrutin tombera pendant les vacances scolaires et le second tour se tiendra au lendemain du 1er mai.
Une journée hautement symbolique sur le plan politique et social. Alicia Rog et Eva Billon ont demandé l'avis des députés. Traditionnellement, le premier tour est en avril, fin avril.
Deuxème tour est début mai. Alors bon, les dates, elles sont ce qu'elles sont. C'est pas la première fois qu'il y a une élection présidentielle qui aura un tour qui engembrera des des vacances des vacances scolaires.
Les deux dates, ils avaient des inconvénients et des avantages. Donc peu importe la date, maintenant c'est dans une période scolaire. Donc il va falloir que le gouvernement mette tout en place pour qu'il y ait une une grande partie de la population qui soit en capacité de donner des procurations et que tout le monde soit au courant de comment ils peuvent faire.
Ben ces dates posent un problème quand même parce que normalement le samedi, la veille de d'un second tour de présidentiel, il y a pas de de propagande politique quelle qu'elle soit euh sur les médias ou dans la rue. Ici, on vair uner mai. Donc, on va nous dire oui, c'est une manipulation sociale, mais on sait très bien que beaucoup on rend la tendance et la tentation à en faire une manifestation politique.
Bon, on est obligé de vous demander votre avis à vous aussi Mathias Renault et Anne Cécile le violent. Euh le 2 mai, bah oui, on en sera dans la période de réserve de la campagne, c'est-à-dire le vendredi à minuit, normalement c'est silence radio. Ça veut dire que par exemple les manifes du premier mont, on pourra pas les voir à la télé s'il y a des slogans.
Bah normalement, elles doivent pas se tenir tout court hein, parce que enfin là, il y aura un point à éclaircir. Nous, notre 1er mai, on a un événement partisan qui s'appelle la fête de la nation. Vous savez qu'historiquement le 1er mai, on défilé aussi.
On a transformé ça en fait de la nation. On va pas pouvoir le faire. réserve électorale oblige euh si effectivement les manifes du 1er mai souvent quand même organisé par des syndicats et par la gauche deviennent des en gros des manifes antiennes si jamais on au deuxième tour à la veille du scrutin, ça posera un vrai problème.
Donc là je pense qu'il y a un sujet à traiter par le ministre de l'intérieur qui est en charge des élections. Anne Cécile violent. Non mais effectivement la période de réserve c'est qu'il y a aucune manifestation possible non seulement pas de méditisation mais pas du tout de de manifestation.
Après, vous savez, je crois que de toute façon, à un moment donné, il faut trancher et euh et et et moi j'ai envie de dire voilà, c'est il y avait une il y avait d'autres dates possible. Pourquoi avoir tranché pour celle-ci ? Alors moi j'ignore les raisons pour lesquelles ça a été arbitraé ainsi.
Euh mais c'est vrai que Frédéric Valou disait, la tradition est quand même assez assez régulier que c'est entre fin avril et début mai. Donc je pense qu'on a voulu garder cette tradition là. Mais écoutez, vous savez, je crois que quand on a vraiment le sens citoyen, on va voter déjà.
Quel que soi les vacances ou le weekend prolongé du premier mai, je pense qu'il faut aussi pouvoir prendre un peu de hauteur et et vraiment s'engager pour aller voter. Bon, et puis dans cette course à l'Élysée, Marco et bien Édouard Philippe a gagné aujourd'hui un soutien de taille. Oui, celui de Laurent Voquier, le président des républicains à l'Assemblée.
Il choisit donc le candidat d'horizon plutôt que Bruno Rotaillot, le président de son propre parti. Euh dans une interview accordée au Figaro, il déclare : "Vous le voyez, je crois qu'Edouard Philippe peut incarner l'ordre et le sérieux permettant de redresser la France." Déclaration moyennement accueillie, hein, dans les rangs de son groupe, la députée Marie-Christine d'Allose déplore ses propos. "On ne peut pas tirer contre son camp, dit-elle.
Une pierre, c'est une pierre dans le jardin de Bruno Rotaillot, ambiant chez les Républicains." Anne Cécile Violent, c'était dans votre bingo 2026, le ralliment de Laurent Voquet à Édouard Philippe. Euh, je ne crois pas.
Je ne crois pas, mais euh Laurent peut tout à fait être quelqu'un qui peut effectivement rassembler. Moi, je le connais bien hein, c'est mon président de région. Ah oui.
Euh mais je je crois que de sources assez euh sûr et assez proche de monsieur Voquier, je crois que l'AFP a été un petit peu rapide sur l'interprétation euh de l'article du Figaro. Ah ! Et donc, qu'est-ce qu'il faut comprendre ? euh bah que peut-être c'est un petit peu plus nuancé que ça ou en tout cas que moi je me je me voilà je me réjouis de ce qu'a dit Laurent Voquier qui ce que vous voulez dire c'est que voquier infiné ne soutiendrait pas forcément Édouard Philippe.
On a du mal à certainement mais c'était peut-être un peu précipité par la FP. Bon par la FP Ah bon d'accord qui a fait qui a sorti une dépêche suite Oui oui oui bien sûr à l'article du Figaron. Oui.
Et donc vous pensez que c'est il y a eu une surinterprétation ? Je moi je pense que c'est c'est de l'anticipation. Vous savez chez Horizon, on aime bien voir loin pour faire bien.
Ben, je pense que Laurent Vquier ou alors la FP montre qu'elle voit bien pour faire bien aussi. On continue Marco, attendant la présidentielle, le travail parlementaire continue et on retiendra aujourd'hui l'adoption définitive d'une proposition de loi pour garantir un avocat à tous les enfants placés et protégés. Un texte qui s'adresse aux 300000 enfants dans le pays concernés par une procédure d'assistance éducative.
Aujourd'hui, seulement 7 % d'entre eux sont assistés par un avocat devant le juge des enfants. La proposition de loi portée par la socialiste Aida veut donc y remédier. Son texte a été adopté aujourd'hui à l'unanimité.
Une adoption saluée avec émotion hein dans l'hémicycle, vous allez le voir, standing ovation sur les pans de la gauche, mais aussi des représentants d'association dans les tribunes. S'il y a des larmes qui coulent aujourd'hui dans cette assemblée, c'est que c'est plus de 18 années de combat qui viennent de se clôturer aujourd'hui, grâce à la représentation nationale, grâce au gouvernement. Je vous remercie encore, monsieur le ministre, d'avoir compris vous garde des saut l'urgence de ce combat-là.
Tout n'est pas fait. La mise en œuvre va demander du temps et de l'exigence. Nous avons 6 mois pour nous mettre en ordre de bataille pour faire que cette loi demain change la vie des enfants placés.
Et le coût de cette réforme est estimé à 300 millions d'euros. Ça correspond en fait à la hausse de l'enveloppe de l'aide juridictionnelle qui permettra de financer un avocat commis d'office pour chaque enfant concerné. Autre texte important définitivement adopté par le Parlement, c'est la loi de programmation militaire, la LPM.
Oui, le gouvernement souhaitait actualiser cette loi votée il y a 2 ans et demi et bien après l'accord trouvé la semaine dernière entre députés et sénateurs en commission mixte paritaire. L'Assemblée a définitivement validé le texte cet après-midi au lendemain du vote positif du Sénat. Insoumis, communiste et écologistes ont voté contre.
Les autres groupes ont voté pour. À la clé, 36 milliards d'euros supplémentaires pour les armées d'ici à 2030 portant l'effort total de défense à 436 milliards d'euros sur la période 2024-2030. On écoute la ministre des armées.
Évidemment, au moment de ce vote, je pense aux femmes et aux hommes qui composent nos armées et pour lesquelles notre mobilisation sera extrêmement utile parce que cela veut dire plus d'entraînement, plus de munition pour les armes de la France. Merci à chacune et chacun d'entre vous. Et bien sûr, c'est aussi un vote symbolique hein car Emmanuel Macron espérait promulguer cette loi avant le 14 juillet.
Et bien merci Marco, merci Anne- Cécile Violent d'avoir été là ce soir, député Horizon de Haute Savoie. Et merci Mathias Renault député RN de la Somme. Merci Fan Olivier et merci aussi.
Puis surtout merci à vous de nous [musique] avoir suivi chez vous. Cette émission est rediffusée tout à l'heure à 23h30. Vous la retrouvez également en replay sur lcp.fr et sur toutes les bonnes plateformes.
On revient demain en direct à 19h30. Passez une excellente soirée sur la 8. À demain.
Sébastien Lecornu