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interviewPublic Sénat· 12 mai 2025 34 min

Fin de vie : La France prête à franchir un cap ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et avec nous pour ce club comme tous les lundis très rares. Bonjour Yve, merci d'être là, directeur adjoint de la rédaction du Figaro et on est ravi d'accueillir Sophie Dravinel. Bonjour Sophie, merci d'être là.

Éditorialiste politique, spécialiste du Vatican et on va parler des premiers pas du pape Léon X. Il a lancé hier un appel à la paix depuis la place Saint-Pierre. Comment peut-il peser ?

Quelle sera sa ligne sur les autres sujets, vous nous direz ce que vous en pensez. Et on va parler de la guerre en Ukraine, sujet sur lequel Emmanuel Macron est attendu. Demain, il pourrait également annoncer des référendums.

Le chef de l'État, on va évidemment parler de ce sujet avec vous. Et puis Alex, on parle de la loi sur la fin de vie. Effectivement, puisque les députés entamment aujourd'hui l'examen de deux propositions de loi sur la fin de vie.

L'une plutôt consensuelle sur le développement des soins palliatifs, l'autre plus clivante sur la création d'un droit à l'aide active à mourir. C'est à suivre dans quelques instants. D'abord, on parle de la course à la présidence des [Musique] républicains.

Et c'est la dernière ligne droite pour la présidence des républicains. Les quelques 1200 adhérents sont appelés à voter ce weekend. sera dimanche soir qui de Bruno Rotario où Laurent Voquier va diriger le parti les deux hommes multiplient les rencontres avec les militants.

Regarde ce reportage de Yan Fellé avec Adrien Pain. En cette fin de campagne, deux stratégies différentes opposent les deux personnalités. D'un côté, Bruno Retaillot qui surf sur une vague d'intérêt et de popularité.

De l'autre, Laurent Vequier qui a parfois peiné et à existé dans la course. Rendez-vous est donné aux militants dans ce café parisien. Alors oui, toi Laurent, tu auras une parole libre, forte car tu n'es pas tenu par ce devoir de solidarité gouvernementale et c'est vraiment un point très important.

C'est cet argument qui est répété en boucle par le convoquier. Il n'hésite pas à cibler son concurrent. Dans cette élection se joue deux visions différentes de l'avenir de la droite.

Soit une droite qui se fond dans le macronisme, soit une droite qui porte un projet de rupture. La proposition et moi, c'est ma crainte de Bruno Retaillot de dire queon cumule à la fois ministre du gouvernement macroniste et en même temps chef des républicains. Ça nous amène à l'arrivée dans la dilution.

Malgré les critiques à peine voilées, le candidat sur vouloir jouer collectif. Les militants sont en demande. Ça c'est un point très important pour moi.

Je suis contre la division. Je considère que le renvoquer est un homme exceptionnel. Il est sympa mais en même temps brillant.

Euh sur le fond des idées, euh je sais pas euh peut-être que ce sont c'est identique. Des militants LR venu en nombre pour l'un des derniers grands meetings de Bruno Retaillot dimanche en région parisienne. Aujourd'hui dans cette salle, vous êtes plus de 3000 son cap.

Aucune critique ouverte de son compétiteur, mais une réponse aux attaques. Alors bien sûr, on ne peut pas faire, on a des limites, on a des contraintes. Je ne peux pas faire tout ce que j'aimerais, tout ce que je rêverais de faire, mais on prépare l'avenir en faisant bouger des lignes.

Si je suis rentré au gouvernement précisément, c'est pour prendre les Français à témoin, pour leur dire ce que nous pourrons faire aussi demain. Nous avons déjà un bilan sur la régularisation, sur la naturalisation, sur plein d'autres chiffres en quelques mois. Au premier rang, Bruno Retaillot affiche ses soutiens.

Les ténors du partire à l'avoir choisi son concurrent et je ne le criti pas parce que nous ne le critiquons pas. Il fallait des petites phrases, il fait des punchlines. Si vous cherchez des punchlin chez Bruno Rota vous les attendrez longtemps.

Le ministre de l'intérieur a aussi voulu rassurer les militants face aux insinuations qui lui prêtent des intentions de se fondre dans le macronisme en vue de 2027. Il rappelle son cap à droite. Boket, je l'aime bien mais il est un peu trop mou.

Il est moins affirmé que Retaillot et Retaillot franchement il dit les terme, il est sincère dans son discours. C'est très bien qu'il soit gouvernement, il peut continuer à prendre des décisions qui nous servent. Pourquoi pas Rotaillot en 2027 ?

Je pense que c'est le candidat idéal. Bruno Retaillot a exprimé des idées générales sur le travail, la bureaucratie, une écologie de droite qu'il reste à créer sans encore dévoile les deux programmes concrets. Rendez-vous est donné ce weekend pour le grand congrès des Républicains.

Et Sophie, on voit la campagne qui s'est tendue dans la dernière ligne droite. Alors, à la fois sur la présence de Bruno Retaillot au gouvernement, est-ce qu'on peut être au gouvernement et dans l'opposition au macronisme et sur un candidat de droite DLR pour 2027 ? Ce sont les deux sujets qui clivent le plus.

Absolument. Et puis qu'est-ce que c'est c'est terrible cette image de les voir tous les deux là euh les mêmes du même groupe en train de se s'entretuer euh par journaux respectif hein. On a vu dans le Parisien aussi euh ici enfin et ailleurs euh tout tous les invectifs qui peuvent s'envoyer.

Je pense que pour les militants c'est jamais très bon. Donc faut que ça se termine vite. Ça tombe bien, c'est jusqu'à dimanche soir prochain.

Mais évidemment c'est la course pour la la course pour la tête de leur partie mais c'est la course pour 2027. Et donc ce qui va être à observer, c'est le score euh que l'un et l'autre vont avoir parce qu'il y aura forcément un gagnant. Mais la question ce sera de savoir à quel score et en fonction de ça euh quelle sera la marge de manœuvre du second.

Euh sachant que si c'est Laurent Voquet, il va encore pousser son avantage sur effectivement la présence de Bruno Retaillot au gouvernement qui est pour les militants LR une forme de repoussoir alors que Laurent Voquetier est un adversaire franc et massif d'Emmanuel Macron depuis le départ. Ça veut dire qu'un score serré ne règlera pas la question de 2027. Non, ben tu vas dire 2027 est loin d'être réglé pour tout le monde hein.

C'est c'est vraiment l'inconnu. On va voir qui va gagner. À mon avis, il y a quand même un avantage qui paraît à peu près certain pour Bruno Rota.

Après les différences programmatiques, bah Bruno Retaillot, il fait du Retaillot parce qu'il a toujours fait du Retaillot, hein. Il est il y a une sincérité du discours, une honnêteté finalement qui est pas tellement étonnante. Et puis chez leur voqué, il y a quand même il y a eu des évolutions.

L'homme a beaucoup bougé hein, depuis depuis qu'il est en politique. Donc après effectivement c'est le rendez-vous c'est c'est un premier pas vers 2027 mais c'est pas pour ça que ça règle grand-chose parce que si on regarde les sondages qui sont faits actuellement bah c'est des sondages bon d'abord on est loin du on est loin du but et puis oui et puis c'est des sondages qui les donnent très très loin du compte hein. Est-ce que déjà pour vous le vainqueur de dimanche sera le candidat à l'air pour 202 para ça me paraît assez réglé ça.

Enfin pas réglé mais ça me paraît assez ça va de soi. C'est dire celui qui gagne dimanche bah il y a des chances pour que il soit en meilleure position pour pour aller pour se présenter en 2027. Ça paraît évident.

C'est une dynamique. C'est sûr que ça va lui donner une dynamique. La question, c'est que il y a la fin de ce gouvernement à assurer, c'est-à-dire encore quelques mois d'incertitude et de de tension au sein du gouvernement avec des lois qui vont être compliquées compliquées à faire passer, potentiellement une nouvelle dissolution et donc des heures et des choses qui sont difficilement prédictibles parce que effectivement on va lancer la campagne des municipales là en septembre mais ça va être là aussi une sorte de primaire pour 2027 et du coup comment vont réagir les uns les autres au sein du gouvernement vraiment à l'extérieur là on nen sait rien et puis Xavier Bertrand et puis David Lissard et puis d'autres à droite qui vont se dire bah et nous et qui vont profiter de leur avantage.

Bruno Retaillo s'il arrive en tête mais qu'il est coincé au sein du gouvernement risque de ne pas avoir la même marge de manœuvre que les autres qui sont en dehors et qui peuvent dire moi je suis libre de tout je vous promets tout. Ouais parce qu'ier Bruno Rota il a dit moi si je suis élu président DLR ça va me donner du poids au sein du gouvernement et le ministre de l'intérieur donnera de la force au LR. Ben oui, il peut toujours le dire.

Mais ça sera pas forcément le cas. Je ne sais pas. Le le Bruno Rota il doit beaucoup de choses à sa présence au gouvernement.

Il doit sa force là actuellement. Il doit sa popularité. Il doit Moi, je pense pas que le gouvernement ça soit un handicap pour lui, pas pour le moment en tous les cas.

Donc on va voir. Et puis vous savez l'espace central, il est très large. Il est tellement large que ça va être très compliqué pour les uns et les autres de se distinguer, de se faire une place.

Donc je pense que c'est absolument pas un handicap actuellement pour d'être au gouvernement tout en menant la barque d'une candidature. Ça ça sera différent dans un an. Et puis on rappelle que cette élection à la présidence des républicains, c'est un vote interne avec et bien un vote des militants, un corps électoral totalement différent que l'électorat de la droite et du centre pour la présidentielle.

Et la la véritable question c'est voilà est-ce que être au gouvernement c'est un handicap et c'est peut-être l'erreur de stratégie de leur invoqué qui axe vraiment sa campagne interne sur et bien voilà Bruno Rotaillot est en train de se fondre dans le macronisme mais finalement est-ce que ce gouvernement actuel représente encore le le macronisme il a il a pris ses distances vis-à-vis d'Emmanuel Macron et chez les militants LR et bien il y a aussi une aspiration à revenir aux manettes, revenir au pouvoir alors que les LR ont quitté le pouvoir il y a plus de de 10 ans. Il y a avec Bronillo et bien peut-être bah voilà cette ce sentiment de revenir sur le terrain la lutte contre le narcotrafic et c'est ça aussi qui explique la la montée de la popularité de de Bruno Taillo. Oui, je pense pas qu'il puisse être assimilable au macronisme Bruno Rota.

Pas du tout. On voit être au gouvernement faut pas le macronisme a été dissous depuis longtemps maintenant. Donc les les Français ont une perception du gouvernement qui est uneou c'est pas un gouvernement d'union nationale mais c'est un gouvernement de bonne volonté on va dire.

Euh donc il y a pas de à mon avis il y a pas d'assimilation euh possible avec euh avec ce quiétait le le macronisme du début euh auquel est plus facilement assimilable d'ailleurs quelqu'un comme Édouard Philippe ou comme euh ou Atal Gabriel Atal. C'est justement là que va se jouer l'avenir, c'est-à-dire les choix des frontières. dire qu'effectivement Bruno Retaillot étant dans un gouvernement assimilé même si effectivement il a été fondu à la Macronie pourra-t-il avec la même dynamique prétendre à une ouverture la plus large possible ce qui est à priori sa beauté initiale enfin son type de beauté initiale alors que Laurent Voquier lui il est sur une frontière et donc il prévoit d'être un adversaire d'Edouard Philippe héritier naturel de la Macronie même si là encore il y a d'autres candidats hein comme sur la droite on voit Gabriel Atal on voit évidemment Gérald Darmanin d'autres qui vont pas laisser leur place à seulement Édouard Philippe.

Et donc Laurent Voquier, lui il se pose en opposant de cette droite centrale, on va dire et il propose d'aller jusqu'à Saraknafo en se disant sur un malentendu, on pourrait même élargir un peu plus loin, on sait jamais ce qui pourrait se passer. Le fameux plan B, la faiblesse d'un Jordan Bardella et des tensions chez eux qui pourraient élargir son champ. Et donc voilà, ils essayent de se séparer un peu peut-être à un espace géographique politique mais euh objectivement euh c'est une différence de tempérament entre eux et pas de conviction politique.

En il y a un sujet notamment hein qui divise le socle commun, c'est la question de la fin de vie qui divise notamment Gabriel Atal et Bruno Retail. Et on va en parler puisque le texte, il arrive aujourd'hui en séance à l'assemblée. Deux textes plus exactement et on va commencer Alex par le texte sur le développement des soins palliatifs.

Effectivement on le rappelle la France a un manque criant d'unité de soins palliatifs. 50 % seulement des personnes qui en auraient besoin bénéficient réellement de soins palliatifs. Alors cette proposition loi prévoit de mettre en place un plan personnalisé d'accompagnement pour chaque patient atteint d'une affection grave.

Ensuite, la construction de maisons d'accompagnement dans chaque département pour effectuer ses soins palliatifs et puis la possibilité pour chaque patient de préciser par anticipation la prise la prise en charge médicale qu'il souhaite durant sa maladie. Ce texte sur les soins palliatifs, il fait consensus au sein de l'Assemblée nationale. En revanche, l'autre texte sur l'aide active à mourir, lui il est beaucoup moins consensuel.

Oui, une proposition de loi qui a déjà été adoptée et modifiée par les députés au sein de la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale avant l'examen, à partir d'aujourd'hui dans l'hémicycle en séance publique et dans sa version actuelle et bien cette proposition loi crée un droit à l'aide à mourir, à l'aide active à mourir qui consiste, je cite, à autoriser et à accompagner une personne qui en a exprimé la demande à recourir à une substance létale alin afin qu'elle se l'administre ou se la fasse administrer par un médecin ou par un infirmier. Alors, une aide active à mourir euh possible mais sous certaines conditions. La personne doit être atteinte d'une affection grave et incurable qui engage le pronostic vital en phase avancée ou terminale.

Elle doit présenter une souffrance physique ou psychologique réfractaire au traitement et insupportable. Et enfin, la personne doit être apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée. Ce texte divise la classe politique, notamment le socle du gouvernement.

Ah oui. Alors, il y a pas vraiment d'unité du gouvernement sur ce sujet. côté les Républicains, le ministre de l'intérieur Bruno Rotaillot est totalement opposé à ce texte sur le droit à l'aide active à mourir que vont examiner les députés.

On l'écoute. Ce qui était sorti notamment de la commission, ça n'est pas un texte d'équilibre, c'est un texte radical. Les insoumis ont fait passer cette idée que il y aura à la fois l'euthanasie et le suicide assister.

Ce que je crains par-dessus tout, c'est que demain ce soit un peu expéditif et qu'il soit beaucoup plus simple de recourir à la mort plutôt que de soulager la souffrance et que d'avoir des soins. Alors, de l'autre côté du socle du gouvernement, du côté du parti Renaissance et bien Gabriel Atal a lui choisi de prendre la plume ce weekend dans le journal La Tribune. Dimanche, il a écrit une tribune avec l'actrice Line Renault pour défendre un changement de la loi et une aide active à mourir.

Je les cite, nous n'avons ni le même parcours, ni le même âge, mais en prenant la plume, nous voulons ensemble tirer un signal d'alerte. Ne faisons pas l'erreur de politiser le débat sur la fin de vie. Agissons pour offrir à tous la liberté de choix et euh et l'opportunité d'une fin digne.

Alors, malgré cet appel et bien ce débat sur la fin de vie s'annonce quand même très politique. Ouais, effectivement et très compliqué notamment au sein du socle commun. Oui, bien sûr.

Ben tout, c'est très politique, non, c'est très personnel, je dirais. Et euh ça divise toutes les formations politiques, à part peut-être quelques-unes. Mais c'est vrai que c'est un sujet qui est délicat.

À mon avis, c'est absolument pas un sujet prioritaire. C'est pas un sujet qu'il aurait fallu mettre sur la table comme ça. Et je crois que malgré la demande des Français, pardon, malgré la demande des Français.

Malgré la demande des Français, vous savez, la demande des Français, il faut s'en méfier, hein, parce que si euh sinon, il y a la la demande des Français, elle est d'abord variable et deuxièmement, on fait pas de la politique avec des bons sentiments ou en répondant nécessairement à tous les sondages. Sinon, il y aurait jamais eu l'abolition de la peine de mort. Donc ça c'est la première des choses.

La deuxième des choses, c'est que euh je crois que François Bairou quand même a essayé euh de contourner l'obstacle en divisant euh euh ce texte en deux euh ou en le faisant diviser. Euh bon, il a essayé quand même de d'éloigner la fin de vie à mon enfin l'aide active à mourir euh qui à mon avis n'est pas dans son euh dans son registre intellectuel, dans sa son corpus philosophique. Donc voilà.

Euh c'est assez dommage parce que je pense que les soins palliatifs, c'est quelque chose qu'il faut développer. C'est quelque chose qui a été mis au point il y a une dizaine d'années mais qui malheureusement comme vous l'avez très bien dit est très peu mise en application au faute de moyens. Euh il aurait fallu commencer par travailler à cela avant d'aller sur la fin de vie.

Je crois que c'est vraiment sur la l'aide active à mourir. Oui. Voilà.

Je crois que c'est vraiment le mot euh faute de moyen qui euh pour moi éclaire euh ce débat qui est effectivement transpolitique, je dirais même transphilosophique euh sauf peut-être chez les insoumis ou chez les écologistes qui ont même poussé euh pour ces derniers des amendements euh rendant euh cette aide active à mourir euh accessible aux mineurs. Et donc c'était vraiment une question financière et c'est pour ça que moi ce qui m'étonne c'est que la gauche soit aussi allente là-dessus alors que sur la deuxième partie du texte, celle donc qui est la plus problématique et bien ce sont les personnes les plus faibles, celles qui ont le moins de moyens et celles qui sont les plus faibles psychiquement. Je pense aux personnes handicapées qui vont être les plus entre guillemets incités et sans défense pour avoir recours à ces dettes activ euh dans euh cette loi, il y aura une un délit d'entrave à l'aide à mourir mais il n'y aura pas de délit d'incitation au suicide.

Et donc ceux tous les soignants en particulier que moi je vois autour de moi en travaillant sur ce sujet euh qui sont extrêmement inquiets de la situation. C'est-à-dire que aujourd'hui en unité spéci psychiatrique, dans les endroits en dans les épades où la question est de aider les personnes à ne pas avoir recours au succide, demain on laissera et les soignants seront incités au contraire à euh laisser faire et donc même à être risqué d'être condamnés parce qu'ils n'auront pas les enfin qu'ils auront voulu aider les personnes à ne pas se suicider. Par ailleurs, Catherine Vautrin, qui est donc extrêmement favorable au 2e texte dans un euh dans son amendement parle euh dans l'amendement présenté par le gouvernement d'une d'un accès à cette euh fin de vie, enfin pardon à cette active à mourir pour les maladies graves virgule incurable à un stade avancé.

Et donc c'est pas les maladies graves incurables et à un stade avancé mais les maladies graves incurables à un stade avancé. C'est-à-dire que en phase de de découverte d'un diagnostic, c'est-à-dire plusieurs années avant finalement la fin réelle, les personnes pourront avoir accès à cette aide active à mourir. Et je pense que là en France, comme nulle part ailleurs à l'international, on sera précurseur sur ces sujets-là.

Et je voudrais pourciter un dans une tribune au monde un professeur d'éthique au Pays-Bas, Théobor, Théobourg, pardon, je crois la bonne prononciation, qui demande "Sommes-nous prêts à considérer que tu es est une option médicale parmi d'autres ?" Voilà et je pense que c'est cette questionlà auquelle devront faire face nos parlementaires. Et les débats effectivement duront 2 semaines à l'Assemblée, on les suivra.

Alors, la fin de vie, c'est peut-être l'un des sujets de référendum que pourrait annoncer demain Emmanuel Macron. Alors euh qu'attendent notamment les oppositions du chef de l'État ? On va écouter ce qu'on dit Boris Valot, le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale qui était notre invité il y a quelques minutes.

Qu'attendre d'Emmanuel Macron ? à tout le moins s'il doit annoncer une consultation des Français qu'il prennent bien la mesure de l'état du pays. On est un pays qui a besoin d'être apaisé, d'être rassemblé, d'être d'une certaine manière réconcilié et que toute question posée aux françaises et aux Français doit participer de cela, doit participer de l'amélioration de leur vie, de l'amélioration de notre système social.

Est-ce que dans l'état actuel du pays, il prend un risque Emmanuel Macron s'il annonce des référendum demain ? C'est toujours un risque de toute manière un référendum puisqueon sait ce qu'il en est en France. Malheureusement, on répond pas toujours à la question, on répond à la à la personne à la personne qui la pose.

Ça c'est la première des choses. Deuxième chose, est-ce qu'on peut faire un référendum avec des questions multiples ? C'est pas évident constitutionnellement que ça soit possible et après sur quel sujet ?

Effectivement, il y a des sujets sur lesquels bah vous pouvez répondre par oui ou par non, mais il y a d'autres sujets sur lesquels il y a les nuances qui sont nécessaires. Et puis troisièmement, un référendum, c'est un texte de loi normalement. Donc il y a un texte derrière qui doit euh le supporter euh le soutenir.

Or euh qu'est-ce que si d'aventure il pose plusieurs enfin il met plusieurs sujets sur la table, est-ce qu'il va avoir un texte de loi adapté à chaque fois ? Ça me paraît compliqué cette solution me paraît très compliquée. Alors si c'est des référendums pour enfoncer des portes ouvertes, ça sert à rien.

On verra, on va voir ce qu'il en est. Mais euh je vois pas pourquoi il prendrait la parole pour ne rien dire. Donc euh demain, il faut qu'il y ait une proposition.

Ouais. Est-ce qu'il prend un risque politique Sophie ou est-ce qu'au contraire ça peut être une porte de stentif de sortiflocage du parlement s'il annonce un référendum ? Ben en fait moi globalement pour répondre à je pense qu'il a déjà très régulièrement et très souvent parlé pour ne rien dire et nous précédemment pousser le président à parler pour dire quelque chose sans effet visiblement jusque- là.

Et donc je crains que demain il parle de nouveau pour ne rien dire. En tout cas, effectivement, il va répondre à aux personnes qui lui poseront ces questions et notamment une personne, un confrère euh attend de la maladie de Charco qui va l'interroger sur la question euh de du droit euh actif à mourir et qu'est-ce qu'il pourra lui répondre d'autre que voilà, cas particulier, souffrance immense, qu'est-ce que vous voulez qu'on réponde ? Thba Inchep qui est un un jeune YouTubeur influenceur qui va l'interroger aussi, on ne sait pas pourquoi, sauf sans doute à cause des centaines de millions de personnes.

Je plaisante un peu sur le chiffre mais en tout cas euh c'est sans doute ce qu'il veut représenter qui l'interrogeront. Il n'est pas idiot ce garçon hein, pas du tout. Il a fait une très bonne école et d'ailleurs même s'il avait pas fait de très bonne école, il pourrait parfaitement interroger le président.

Sauf qu'en fait on ne remplace quand même pas les journalistes de façon impunément. Moi, c'est mon avis. Et puis c'est c'est à mon avis une action uniquement de politique communicationnelle.

Il est là pour essayer de reprendre le terrain après avoir largement occupé le terrain international et pour dire bah encore je suis là alors que les autres sont en train de se battre pour prendre sa place et c'est sa seule réponse. On va terminer en parlant des premiers pas du pape Léon X après son élection jeudi soir. C'est une semaine chargée qui attend le nouveau pape.

Dimanche prochain aura lieu la messe solennelle de son intronisation en présence de nombreux chefs d'État. Hier, lors de sa première prière dominicale depuis la place Saint-Pierre, il a lancé un appel à la paix. Fabien Reer, c'est un appel à la paix mondiale lancé hier devant des milliers de fidèles depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre.

La première messe dominicale de Léon XIV très attendue en ces temps de grandes tensions internationales. Au grand de ce monde, le nouveau pape a demandé de cesser immédiatement les combats à Gaza entre l'Inde et le Pakistan ou encore en Ukraine. Je porte dans mon cœur les souffrances du peuple ukrainien bien-aimé.

Tout doit être fait pour parvenir au plus tôt à une paix authentique, juste et durable. Sur le dossier ukrainien, Léon X déjà se démarquer de son prédécesseur François qui avait renvoyé do à dos Russie et Ukraine dans la responsabilité du conflit. Le message de paix du souverain pontif reçu par les fidèles de toute la planète présent place Saint-Pierre.

Il me donne beaucoup d'espoir en essayant d'instaurer le langage universel de l'amour et de la paix, surtout dans le monde divisé que nous connaissons aujourd'hui. Il poursuit le chemin de François tout en créant le sien. Je suis vraiment impatiente de voir où cela va nous mener.

Il s'agissait du premier message du premier pape américain, mais les mots qu'il a prononcé aujourd'hui me font penser à un pape qui est en réalité un citoyen du monde pour les droits et pour la paix. La prière de dimanche ouvre une séquence de consultation intense pour le pape qui recevra les médias lundi et le corps diplomatique vendredi. La messe solennelle de son intronisation aura lieu dimanche prochain en présence de plusieurs chefs d'état.

Sophie, vous qui êtes qui êtes une spécialiste du Vatican, alors c'est vrai que ça ça nous a un peu apparu comme une surprise le choix de de ce pape de Léon X. Est-ce que il réussit ses premiers pas ? Écoutez moi, oui, je pense que c'est une heureuse surprise.

Alors, les Cadino euh ont réussi un coup politique assez à l'international assez incroyable. Un vrai coup politique, c'est-à-dire de surprendre et de prendre tout de suite euh en surprise justement euh l'auditoire pour réussir à marquer les mots. Et il a eu raison et ils ont réussi avec les premiers mots de paix, souvenez-vous, lorsqu'il était au balcon devant la place Saint-Pierre.

Et effectivement, son pontificat semble complètement tourner vers cette préoccupation internationale, mais aussi parce qu'il l'a expliqué devant les cardinaux sur cette révolution de l'intelligence artificielle qui est une sorte de réponse à la révolution industrielle auquelle devait faire faceécesseur dans les pas duqu il s'inscrit Léon X à la fin du 19e siècle, ce pape du christianisme social et donc à la fois une poursuite et du pape François et en même temps une il s'impose, on l'a très bien entendu dans votre sujet avec des thèmes particuliers. Donc oui, je pense que les premiers jours sont une grande réussite. Après, moi jamais je n'aurais prédit que les cardinaux pourraient élire un pape issu des États-Unis, même s'il est autant péruvien que nord-américain.

Et aussi rapidement, c'est vrai qu'on s'attendait peut-être pas une fumée blanche jeudi soir non plus. Voilà. Après, moi j'ai un ami qui fut porte-parole du Vatican et avec qui j'avais travaillé à Rome dans les bureaux lorsque j'étais Vaticaniste pour le Figaro, Greg Burk qui avait prévu les trois P et donc Préaut Paroline et Pizzabala qui sont trois carardinau qui étaient effectivement dans les trois premiers et Greg avait prévu l'idée que ce soit un un co un comparse américain qui puisse être élu mais je crois que parmi les Vaticanistes européens très peu avaient prévu cela.

Oui. Bah écoutez euh il parle de paix. Euh qui d'autre que lui pourrait parler de paix de façon aussi truante ?

Je dirais qu'il a évidemment c'est son travail. Je je regrette simplement qu'il ait pas parlé de de l'est du Congo hier euh où il y a des millions de morts qui malheureusement sont à déplorer. Euh bon, les premiers les premiers pas du pape sont effectivement tout à fait remarquables.

Faut le laisser s'installer. Vous avez dit cette semaine il a une une semaine importante où on en sera davantage parce qu'il a une conférence de presse avec des journalistes aujourd'hui. différents rendez-vous dans la semaine qui vont probablement asseoir euh et bien son pontifica et nous montrer dans quelle direction il veut aller.

Mais la direction d'un pape, c'est évidemment celle de la paix euh et de la réconciliation entre les entre les entre les êtres humains. Donc et bien laissons-le faire. Le problème, si vous voulez, c'est ce que disait Staline.

Le pape combien de division ? Ce sont des paroles mais des moyens qui peuvent parfois être compliqués à trouver. En tous les cas, bon c'est par l'activité pastorale qui va nous qu'il va réussir s'il réussit son ponctificat.

On a vu que parfois ça avait des des incidences importantes et on l'a vu notamment avec Jean-Paul II. Ouais. Et justement Sophie, comment il peut peser Léon X aujourd'hui dans dans le contexte international actuel ? très bien dit euh par Tréard euh au niveau pastoral mais aussi au niveau diplomatique parce qu'il faut se souvenir que euh le Vatican combien de divisions ?

J'allais dire 120 ambassadeurs qu'on appelle des non apostoliques qui sont présents non seulement dans les pays avec lesquels ils ont des relations diplomatiques qui sont à peu près tous les pays du monde sauf quelques exceptions, je pense à la Chine, à l'Arabie Saoudite et à quelques autres mais très peu. Et évidemment la présence dans les organisations internationales et donc c'est une voix influente. Est-ce que oui ou non le Vatican a une réelle influence ?

Je dirais que le pape François en avait une je pense et très justement il vous avez parlé du Congo. Il y avait à l'époque du Parc François et je pense que cela continuera comme telle une communauté, on pourrait dire une ONG qui s'appelle Stego. Et a fait a pour vocation de répondre de de servir un petit peu de de tiers médiateur dans les dans les conflits internationaux et notamment avec les groupes rebelles.

Cette ONG Saint Gideo est une de celles qui a le plus de lien avec tous les groupes rebelles qui peut y avoir sur terre. Et donc on peut imaginer qu'il pourrait y avoir une poursuite de ce travail. Mais je pense que cet américain qui n'est pas tant américain encore une fois que américain du Sud aussi avec ses racines européennes, donc un pape universel aura sera plus ordonné dans sa diplomatie que celle de François du pape François qui était péroniste argentin et qui avait une détestation de l'OTAN très clair, il l'a pu répéter à plusieurs reprises qui lui faisait prendre des des dépositions qui aujourd'hui ne sont plus soutenables en soutien à la Russie ou bien en rejet justement de de d'action action menée à l'international.

Je pense à la Chine aussi un peu désordonnée. Les relations avec la Chine toujours conflictuelle pour le Vatican du fait du sort des chrétiens qui n'ont pas le droit entre guillemets d'exister sur le terrain sinon officiellement dans l'église tenue par le gouvernement. Et donc euh ce donc on sera pas dans une stricte continuité diplomatique avec il va y avoir à mon avis une remise un peu en ordre et c'est d'ailleurs ce que souhaitait sans doute euh les cardinaux quand ils ont procédé rapidement à l'élection et le cardinal Paroline qui était le numéro 2 du pape François n'aurait pas pu être dans une position aussi claire un petit peu de transformation.

Est-ce qu'il va plus peser diplomatiquement ? Du coup, c'est compliqué à dire parce que en fait le poids du Vatican, c'est aussi le poids que les autres veulent bien lui donner et c'est ce qu'il va réussir à à utiliser comme levier. Moi, j'attends de voir comment ça va se perer, comment ça va se passer avec JD V, le numéro 2 du gouvernement de Donald Trump qui a quand même, moi je connais Nicolas Conquer chez nous qui représente les intérêts de Donald Trump en France et qui se félicitait d'avoir un pape qui était républicain inscrit officiellement au parti des républicains.

J'attends de voir comment effectivement ce pape Robert, ce papléon 13 va prendre aussi ses distances à 14. il risque de déchanter Trump Events et et je ne Bah que oui, mais je pense que les catholiques américains qui ont de l'argent et qui aident beaucoup euh les ONG du Saint-Siège, ça risque d'y avoir un conflit aussi là et on suivra tout ça. Merci beaucoup pour votre analyse pour rester avec nous.

Évidemment, on va regarder ce qu' la une de la presse régionale avec Alex [Musique] et Alex, c'est le débat sur la fin de vie qui fait la une de plusieurs journaux régionaux ce matin. Oui, 15 jours pour s'entendre titre le journal le télégramme. débat autour d'un texte qui divise la une des dernières nouvelles d'Alsace alors que les députés examinent à partir d'aujourd'hui deux propositions de loi sur la fin de ville, une clivante sur la création d'un droit à l'aide active à mourir et une autre proposition de loi plus consensuelle pour développer les soins palliatifs.

Et justement le journal L'Union propose aujourd'hui un reportage 3 jours du rang au sein du service de soins palliatifs du CHU de Reince avec des témoignages très intéressants de soignants qui expliquent bien qu'ils ont fait le choix de travailler spécifiquement dans ce service de soins palliatifs et notamment le docteur Sanchez. Je le cite ici nous acceptons que la maladie échappe à la médecine. Quelle relation les Français ont avec leur mère ?

C'est la question de la une de Westrance. Une étude très intéressante menée par l'Institut IfOP pour Ouest France et qui montre le lien de proximité entre les Français et les maires les différents maires dans les territoires. Plus de 8 français sur 10 savent qui est leur maire.

Près d'un français sur deux lui a déjà parlé et autant souhaite sa réélection aux prochaines municipales 2026. Des élections municipales qui approchent. Et justement le journal Le Midi Libre s'intéresse aux enjeux de l'élection à Montpellier, ville dirigée par le socialiste Michael de la Fosse et Médie Libre se demande qui pourrait le déloger en mars prochain.

Le principal danger pourrait venir du centre puisque l'homme d'affaires Moed Altrad essae de rassembler autour de lui et pourquoi pas de s'allier avec le parti Renaissance emmené à Montpelier par l'ancienne ministre Patricia Mirales Michel de la fausse qui aura du mal à rassembler à gauche puisque écologiste et insoumis devraient présenter des candidats face aux maires socialistes. Allez on termine par du sport comme tous les lundis. Magnifique grand prix de France hier.

En moto, une victoire historique. Ah oui, une victoire historique de Johann Zarco qui a remporté hier le Grand Prix de France sur le circuit du M. C'est à l'éune du journal Le Men Libre.

C'est la première fois depuis 71 ans qu'un pilote français remporte le Grand Prix de France. Funambule sur la pluie. Johann Zarco a surpris tous les favoris de la course et puis un petit mot de football à la une de la Provence puisque à peine qualifié en Ligue des Champions après sa victoire au Havre et bien l'Olympique de de Marseille se projette déjà sur la saison prochaine avec des pistes de recrutement notamment le français Emeric Laporte.

Et puis on finit par un souvenir olympique de Paris 2024. Ça fait toujours du bien puisque Zeus, le cheval argenté qui avait cavalé sur la scène pendant la cérémonie d'ouverture et bien Zeus a remonté la scène et il est arrivé maintenant à Rouan où il est exposé sur l'agora Sequana. C'est jusqu'au 23 mai, c'est à la une de Paris-Normandie.

Merci beaucoup Alex, merci beaucoup Sophie de Raginal d'avoir été avec nous. Y la du Figaro, la Russie, l'Ukraine tous à la trêve et au dialogue. C'est à laine du Figaro ce matin.

Merci beaucoup. Conclave aussi. Et voilà, c'est-à-dire tout ça dans le Figaro.

Merci beaucoup à tous les deux. Merci à tous de nous avoir suivi. On se retrouve demain.

On vous souhaite une très bonne journée. [Musique]