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InterviewLe Crayon· 1 juin 2023 40 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesSolidarités & familleSantéTravail & emploi

Les jeunes sont-ils les grands oubliés du gouvernement ?

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 44 %Attaque 33 %Défensif 24 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 64 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:45RelanceRéponse directe

    En soutenant la réforme des retraites, ne vous disqualifiez-vous pas pour défendre le bien vieillir ?

  • 4:56FerméeRéponse directe

    La loi sur le bien vieillir sortira-t-elle avant l'été ?

  • 11:26OuverteRéponse partielle

    Votre projet est-il à hauteur des besoins en recrutement (100k hôpitaux, 100k aides à domicile, 200k EHPAD) ?

  • 12:40OuverteRéponse partielle

    Le projet répond-il aux besoins en salaires et formation pour ces métiers ?

  • 15:44RelanceRéponse partielle

    Pensez-vous avoir les moyens de répondre à ces ambitions avec le gouvernement actuel ?

  • 19:16RelanceRéponse partielle

    La loi n'est-elle pas encore budgétée ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:45Invité politiqueFait
    « Cette réforme, elle était nécessaire, elle était urgente. »
  • 3:00Invité politiqueChiffre
    « Si on a une branche, sur les cinq branches de la sécurité sociale, qui est déficitaire, on ne peut pas financer le reste. »
  • 3:21Invité politiqueChiffre
    « Consensus, c'est autour de 10 milliards d'euros. »
  • 3:27Invité politiqueChiffre
    « Si de l'autre côté, vous avez une branche de la sécurité sociale qui perd 25 milliards d'euros par an, ce sera difficile pour moi de trouver les financements nécessaires pour accompagner la perte d'autonomie. »
  • 4:06Invité politiqueFait
    « ce n'est pas de gaieté de cœur que je vais sur le terrain et dire aux gens, bonne nouvelle, vous allez devoir travailler deux ans de plus. »
  • 9:59Invité politiqueChiffre
    « c'est un milliard et demi d'euros supplémentaires qu'on a mis en 2023 pour recruter plus de personnels soignants notamment. »
  • 16:50Invité politiqueChiffre
    « la République a annoncé 50 000 soignants d'ici à recruter d'ici à 2027. »
  • 25:45Invité politiqueFait
    « plus de 60 ans ils représenteront plus d'un tiers de la population, plus de 65 ans sont plus nombreux que les moins de 15 ans. »
  • 26:15Invité politiqueChiffre
    « les financements ils sont là, c'est les 10 milliards qui sont à la trajectoire. »
  • 32:37InvitéChiffre
    « on a 100 000 jeunes de 18 ans qui se retrouvent sans formation au lendemain du bac »
  • 34:21Invité politiqueFait
    « la meilleure des politiques sociales c'est le travail »

Temps de parole

  • Invité politique63 %
  • Invité17 %
  • Invité 217 %
  • Présentateur2 %

1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité politique

Pas de gaieté de cœur que je vais sur le terrain et dire aux gens bonnes nouvelles, vous allez devoir travailler deux ans de plus.

0:07
Invité

Promettre mon zémerveille, en fait c'est ça qui déçoit les français.

0:09
Invité politique

Moi je préférerais financer des postes d'infirmières en EHPAD plutôt qu'un policier supplémentaire ou un juge ou un militaire.

0:19
Présentateur

Il n'y a pas meilleure politique sociale que le travail. Bonjour à tous, j'espère que vous allez bien. On se retrouve aujourd'hui pour une nouvelle vidéo, un nouveau format qu'on a fait avec le ministre des Solidarités Jean-Christophe Combe. Et donc face à lui pour ce nouveau format, on a décidé de mettre des jeunes qui ne partagent pas le même avis. Pour cette vidéo, ce sont un jeune du parti communiste et un jeune du parti Les Républicains qui ont posé leurs questions aux ministres. Avec un fil rouge, est-ce que les jeunes et les personnes âgées ne sont pas les grands oubliés de ce gouvernement ?

J'espère que cette vidéo vous plaira, si c'est le cas n'hésitez pas à mettre un j'aime, à laisser un commentaire et surtout à vous abonner, c'est super important pour nous soutenir. Bonne vidéo. Réduire les inégalités est une des priorités de mon mandat. C'est vrai. On ne prend pas assez soin des personnes âgées en France. Oui. On prend suffisamment soin des nouveaux-nés en France.

1:07
Invité politique

Non. Bonjour, Jean-Christophe Combe, ministre des Solidarités, de l'Autonomie et des personnes handicapées.

1:13
Présentateur

Le modèle d'EHPAD est un bon modèle.

1:17
Invité politique

Je suis obligé de répondre par oui ou par non, c'est ça ?

1:20
Présentateur

Idéalement. On pourrait revenir de toute façon dans l'émission dessus.

1:23
Invité politique

C'est un modèle qui mérite d'évoluer.

1:25
Présentateur

Les jeunes souffrent d'une trop grande précarité. Ouais.

1:35
Invité

Très bien. Bonjour, monsieur le ministre. Bonjour. La première question que je voulais vous poser, et honnêtement, je vous la pose en sincérité et même avec gravité. Je me demande si, en soutenant cette réforme des retraites, en soutenant la réforme des retraites qui vise à reculer à l'âge de 2 ans, est-ce que, quelque part, vous ne vous disqualifiez pas pour pouvoir parler de bien vieillir derrière et pour pouvoir défendre une loi sur le sujet ? Parce qu'on commence quand même à avoir les premiers résultats de la présente réforme, celle de 2010, et on voit que pour beaucoup de seniors, la qualité de vie, la santé, s'est dégradée.

On a des seniors qui ont eu recours à beaucoup d'accidents du travail, voire d'invalidités. Et donc, je me demande si vous n'allez pas un peu être disqualifié en défendant cette réforme des retraites, et en même temps, vous prétendre vous battre pour le bien vieillir pour les personnes âgées. Bonjour, Hassan Lakéoul, assistant social et coordinateur national des jeunes communistes de France.

2:40
Invité politique

Je ne crois pas, au contraire. J'ai beaucoup réfléchi en tant que ministre des Solidarités. Et la réalité, c'est que cette réforme, elle était nécessaire, elle était urgente. Je pense qu'on n'a pas certainement su bien l'expliquer, et en tout cas, on n'a pas convaincu, effectivement, la majorité des Français de cette nécessité. Vous savez, tout se tient dans le système de solidarité, dans le système de protection sociale. Si on a une branche, sur les cinq branches de la sécurité sociale, qui est déficitaire, on ne peut pas financer le reste. Aujourd'hui, je sais que je dois faire face à la question du défi démographique.

C'est un défi d'une ampleur extrêmement importante, qui va bouleverser nos vies de main, qui va demander des financements en solidarité extrêmement importants. Consensus, c'est autour de 10 milliards d'euros. Si de l'autre côté, vous avez une branche de la sécurité sociale qui perd 25 milliards d'euros par an, ce sera difficile pour moi de trouver les financements nécessaires pour accompagner la perte d'autonomie. Donc cette réforme, pour moi, elle est nécessaire, et elle crédibilise, justement, le fait qu'on veut d'abord sécuriser le système, avant de se dire, on va apporter de nouveaux progrès, de nouvelles aides sociales dans notre pays.

Et c'est important, en responsabilité, d'avoir cet équilibre, parce que c'est ce qui tient, en fait, tout le système. Par ailleurs, il ne faut pas faire croire aux gens que c'est une réforme des retraites qui va régler tous les problèmes, toutes les inégalités qu'on va rencontrer tout au long de la vie. Je peux vous le dire, en tant que ministre des Solidarités, en tant que ministre tout court et responsable public aujourd'hui, ce n'est pas de gaieté de cœur que je vais sur le terrain et dire aux gens, bonne nouvelle, vous allez devoir travailler deux ans de plus. Et par ailleurs, encore une fois, c'est quelque chose que tous les pays développés ont fait.

Et d'ailleurs, certains d'entre eux ont un âge de départ à la retraite qui est bien plus éloigné et élevé que le nôtre. En revanche, ce qu'eux, ça fait, c'est peut-être mieux accompagner ces carrières. Et puis surtout, ils ont un regard sur les seniors, sur le vieillissement, qui est sans doute beaucoup plus positif que le nôtre. Bonjour, monsieur le ministre.

4:39
Invité

La loi sur le bien vieillir, elle est urgente. Elle a été édité par... Elle a été en tout cas demandée par le président de la République en 2018. On est en 2023. Bonjour, Christophe Skaff, élu à la Île-et-Rose et militant de la droite. Et donc, du coup, j'avais une seule question. Est-ce que la loi sortira avant l'été tel que c'est prévu ? Ou est-ce qu'elle sortira après l'été tel que prévoit la feuille de route gouvernementale d'Elisabeth Borne ?

5:07
Invité politique

Alors, moi, je vais me battre pour que la proposition de loi à laquelle vous faites référence, elle soit votée dans les deux assemblées avant l'été, parce que ça sera plus simple ensuite, comme je l'ai expliqué, de mettre en œuvre dans le cadre des lois de finances de la fin d'année, toutes les mesures qui seront prises et votées dans le cadre du projet de loi.

Mais moi, ce que je propose, c'est plus grand et plus important que simplement une loi, puisque j'ai présenté en juin un plan d'action, une feuille de route globale sur le bien-gélir, avec une dimension interministérielle, qui comportera des mesures à la fois nature législative, mais aussi réglementaire, et surtout va nous donner une vision globale de l'ambition qu'on porte sur l'adaptation de notre société à cet enjeu du vieillissement.

On va pouvoir y amener des choses qui ont trait à l'adaptation des transports, du logement, comment on fait plus de sport tout au monde de la vie, comment, pareil, on a un parcours de santé tout au monde de la vie qui nous permet de bien vieillir, parce que vieillir, c'est un défi, le vieillissement de notre population, c'est aussi une bonne nouvelle, on devrait être tous heureux d'avoir une espérance de vie qui avance. Notre défi aujourd'hui, c'est de vieillir en bonne santé, donc c'est tout au long de la vie qu'on va devoir travailler pour bien vieillir, et donc tout ça, c'est pas que la loi qui va le porter, donc c'est pour ça que moi je porte une ambition qui est beaucoup plus grande.

Est-ce que vous me permettez une nouvelle question ?

6:40
Invité

Simplement, aujourd'hui vous avez parlé d'une nouvelle méthode, et c'est à mettre à votre crédit, c'est vrai que vous avez envie de co-construire plus largement en allant demander l'avis des citoyens, et je trouve que c'est bien.

Mais malheureusement, pendant la gouvernance Macron, ce qu'on peut reprocher c'est justement ces nouvelles méthodes que personne n'a demandé, et le fait qu'on a besoin aujourd'hui d'agir, parce que le contexte social l'oblige, parce que nos vieux et ils ont été mis en lumière, nos seigneurs ont été mis en lumière pendant la crise de Covid, ça a accéléré le processus, ne sont pas en bonne santé, ne sont pas bien traitées, notre population est vieillissante, vous le savez, vous savez que dans quelques années, le nombre de personnes qui ont plus de 60 ans va augmenter de 20%, que le nombre de personnes entre 75 et 84 ans va augmenter de 50%, et que donc les personnes qui sont l'âge moyen auquel on atteint, on atteint normalement le manque d'autonomie, c'est 85 ans, qu'est-ce qu'on fait pour ces personnes qui attendent, et qui attendent pour le coup à la fois une action du ministre en charge de la question, et à la fois du gouvernement, parce que depuis 9 mois, vous êtes assez essolé sur la question.

8:02
Invité politique

Ça ne me fait pas peur d'être seul, mais je ne suis pas seul, parce que j'ai autour de moi tout un écosystème qui attend d'avoir cette impulsion politique au niveau national, et surtout, je n'ai pas rien fait, c'est-à-dire que là où certains commentateurs politiques disaient, il m'attendait le 4 juillet, avec mon projet de loi sous le bras, en arrivant et en disant que ça va résoudre tout le problème. J'observe d'ailleurs que tous ces observateurs politiques, souvent qui sont dans le secteur depuis très longtemps, n'ont rien fait pour mettre en œuvre ces propositions avant que j'arrive, et surtout, moi, j'ai toujours, de façon pragmatique, dans mon action, une double temporalité.

Quand je suis arrivé, j'ai pris des mesures d'urgence, j'ai pris des mesures d'urgence pour sécuriser les EHPAD, il y avait quelques mois après l'affaire Orpéa, donc j'ai repris tout de suite les engagements qui avaient été pris par ma prédécesseur, de contrôler l'ensemble des EHPAD, de m'assurer que les agences régionales de santé, les conseils départementaux avaient bien les moyens et les beaux référentiels pour le faire, qu'on était d'accord sur ce qu'on allait attendre.

Tout de suite, j'ai pris des mesures pour assurer un soutien financier aussi au secteur, parce que c'est un secteur qui est extrêmement impacté par plusieurs années de crise, la crise sanitaire, qui fait qu'il y a moins de résidents dans les EHPAD, donc qui dit moins de résidents, dit moins de financement, un secteur qui a connu des augmentations salariales importantes, un secteur qui est touché de plein fouet par l'inflation, c'est pour ça qu'on a étendu le bouclier tarifaire sur l'énergie, je vous donne des exemples très concrets, c'est pour ça qu'on a débloqué des crédits en urgence pour soutenir les opérateurs publics comme associatifs comme privés commerciaux, en tout cas pour ce qui concerne la part publique de financement de leur modèle économique.

Donc on n'a vraiment pas attendu, j'ai mis tout un tas de mesures aussi dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2023, c'est un milliard et demi d'euros supplémentaires qu'on a mis en 2023 pour recruter plus de personnels soignants notamment, on a mis des mesures aussi pour renforcer encore la transparence, les contrôles dans les EHPAD, donc on a fait des choses et ma prédécesseure, pareil, en avait fait, c'est elle qui a lancé le virage domiciliaire pour renforcer l'aide à domicile et on sait que le domicile là aussi est en crise, qu'on a des grosses difficultés à recruter, à financer en fait ces services et à apporter en fait le service sur les territoires, c'est elle qui a lancé aussi la modernisation des EHPAD, enfin on n'a pas rien fait et on n'a pas attendu.

La deuxième temporalité, c'est celle du moyen long terme, celle qui va être portée à la fois dans le cadre des mesures qu'on prend dans la proposition de loi bien-à-dire qui a été portée par la majorité et puis dans le plan d'action que je présenterai en juin que moi aussi, je préférais que tout soit parfait et que tout arrive bien ficelé, mais je suis pragmatique, dès que quelque chose est prêt et mûr, je le mets en œuvre, on trouve les financements et on le déploie.

Et puis casquette d'ancien patron de l'association humanitaire, enfin j'ai à cœur aussi que les décisions que je prends soient mises en œuvre et donc, à dire souvent, moi je suis le ministre du Dernier Kilomètre, je m'assure que tout ce qu'on fait, tout ce qu'on prend comme décision, ce soit réellement mis en œuvre au quotidien.

11:26
Invité

Je voulais vous demander moi justement sur le vieillissement, sur ce projet que vous portez, on estime qu'il faut 100 000 personnes dans les hôpitaux, qu'il faut 100 000 personnes pour les aides à domicile et qu'il faut 200 000 personnes dans les EHPAD. Et je me demandais si votre projet est à hauteur de ces ambitions, parce que pour pouvoir recruter toutes ces personnes, il va falloir rendre les métiers du soin et du social attractifs. Je prends par exemple l'exemple des infirmières. Elles font partie, les infirmières françaises, de celles qui sont le moins bien payées des pays de l'OCDU, des pays développés. Et du coup, je me demande si les efforts sont à la hauteur.

Il va falloir aussi former de nouveaux professionnels, donc investir beaucoup dans la jeunesse, croire en la jeunesse, et agir là-dessus. Là, on est à 6 ans de mandat. La formation d'infirmière, c'est 3 ans. La formation d'assistance sociale, c'est 3 ans. Et là, si ce gouvernement avait agi depuis le début, on aurait déjà presque les premiers médecins qui seraient à deux doigts de sortir de la fac de médecine. Donc il y a des solutions pour pouvoir répondre à ce défi, qui est un des principaux défis de demain. Je vous rejoins là-dessus. Et du coup, est-ce que le projet que vous avez est à hauteur de ces ambitions sur les salaires et sur la formation de nouveaux professionnels ?

12:49
Invité politique

C'est mon défi principal. Je suis ministre des Solidarités et de l'Autonomie des personnes handicapées. Donc je m'occupe de... C'est le point commun de, malheureusement, toutes les professions qui sont concernées par mon portefeuille. Donc la petite enfance jusqu'au grand âge, en passant par le handicap et le social. Je pense que c'est le premier des sujets. Moi, je dis souvent, pour imaginer toute la transformation des politiques publiques qu'on voudra, si on n'a pas les femmes et les hommes pour les mettre en œuvre, on n'y arrivera pas. On a un sujet sociétal, d'abord. C'est-à-dire que ce soit le regard qu'on porte vis-à-vis de la vulnérabilité ou vis-à-vis de ces métiers.

C'est-à-dire qu'on devrait mieux considérer dans notre échelle de valeurs collectives des métiers qui ont un impact social fort. En tout cas, c'est une échelle de valeurs qui, pour moi, compte énormément dans mon engagement. Et c'est un peu le message que j'essaye de faire passer aussi autour de moi, parce que je suis convaincu que le regard qu'on porte sur ces métiers, il va conditionner aussi leur attractivité. Je reste peut-être un peu sur ma faim,

13:51
Invité

sur certains moments où j'ai senti qu'ils ne répondaient pas à mes questions, notamment sur le recrutement de personnel dans les EHPAD, à l'hôpital, ou dans les aides à domicile, sur les moyens à aller chercher pour pouvoir financer tous ces défis-là qui sont devant nous, le vieillissement de la population, notamment.

14:10
Invité politique

Il faut toucher aussi d'autres éléments de l'attractivité des métiers. Ce sont les parcours professionnels, des métiers qui sont hyper prenants. Vous travaillez le soir, le week-end, il y a des astreintes, etc. Donc il faut aussi accepter qu'aujourd'hui, on est aussi dans une société, et c'est normal, qui n'a pas le même rapport à l'engagement ou à ces métiers qu'on pouvait l'avoir avant. Bosser, ça ne doit pas être sacrificiel. Je pense qu'il faut qu'on redonne envie, clairement, aux jeunes, d'exercer ces métiers, parce que c'est des beaux métiers. C'est des métiers qui ont, encore une fois, un impact social qui est extrêmement fort.

Protéger les personnes vulnérables ou les accompagner dans notre société, leur permettre de vivre leur vie, de dire et combattre toutes les assignations à résidence. et dès le plus jeune âge, ça marche aussi dans les crèches. Ça, parce que ça fait l'actualité en ce moment, mais ces 0 à 3 ans, 3 premières années de la vie, elles sont tellement importantes pour les individus, pour leur développement, pour leur donner les chances de mener la vie qu'ils ont envie de mener, pour effacer des inégalités. Et puis aussi, pour accéder à la santé, pour repérer de façon précoce des handicaps, bien les accompagner.

Voilà, et puis ces 3 ans qui sont essentiels aussi pour construire la société qu'on veut demain. C'est là qu'il faut agir. Ensuite, tout le monde la vit.

15:33
Invité

Je ne doute pas du tout de vos bonnes intentions et de votre engagement, de vos valeurs. Je me doute que vous ne souhaitez pas que les personnes âgées soient hébergées ou soient soignées dans de mauvaises conditions. Mais est-ce que vous pensez que dans ce gouvernement-là, au vu de la politique qui est menée, est-ce que vous pensez que vous pourrez avoir les moyens de répondre à toutes ces ambitions ? Donc d'avoir des réponses chiffrées, d'avoir des engagements chiffrés ? Parce que si vous avez beaucoup d'engagement, beaucoup de convictions, est-ce que si Bercy vous dit ses niettes, vous, quelle marge de manœuvre vous avez ?

16:11
Invité politique

La réalité, c'est qu'il y a vraiment des moyens sur mes projets, sur l'action sociale de façon générale. Je citais la branche autonomie tout à l'heure, enfin voilà, les 10 milliards en plus. On a très bien pu se dire les 10 milliards qui ne sont pas encore affectés, donc on va les reprendre pour équilibrer le budget de l'État ou que sais-je. Non, c'est des choses qui ont été sanctuarisées. Encore une fois, je sais qu'on aura des critiques et qu'on nous dira que ce n'est pas assez, etc. Moi, je considère que dans le contexte des sciences publiques actuelles, c'est déjà beaucoup, c'est réaliste. On parlait tout à l'heure des trajectoires de recrutement, par exemple, dans le secteur des EHPAD.

Enfin, on a annoncé, la République a annoncé 50 000 soignants d'ici à recruter d'ici à 2027. On va me dire, moi, je peux annoncer 100 000, 150 000, il va falloir les trouver, on l'a dit. Il faut quelques années pour former une charnière diplômée d'État, une aide soignante ou autre. Il faut convaincre les jeunes de s'engager dans ces métiers. Pour moi, c'est réaliste. Aujourd'hui, il y a des budgets pour financer ces programmes-là. Je ne suis pas très inquiet. Après, c'est clair qu'il faut se battre. C'est un combat du quotidien.

J'ai confiance, mais c'est mon rôle en tant que ministre, et c'est le jeu du collectif gouvernemental, de dire, je préférerais financer des postes d'infirmière en EHPAD plutôt qu'un policier supplémentaire ou un juge ou un militaire. Vous voyez qu'aujourd'hui, le régalien revient quand même aussi beaucoup sur le devant de la scène au regard du contexte dans lequel on aime. On a un contexte sécuritaire qui est ce qu'il est. C'est important. Et surtout, moi, ce qui m'importe en tant que ministre, c'est la cohérence de tout ça. Vous avez fait référence à tout un tas de politiques.

Oui, il y a une cohérence en ne pas une tiers de politiques économiques, macroéconomiques, de ce gouvernement qui est forte. On ne peut pas redistribuer l'argent, la richesse qu'on ne crée pas. Et c'est vrai que ça, je pense qu'on a de fait une vision un petit peu divergente sur le sujet. Mais nous, pareil qu'on fait, c'est de libérer les énergies du côté des entreprises pour créer de la richesse, pour créer de l'emploi. D'ailleurs, moi, je considère aussi de mon expérience qu'il n'y a pas meilleure politique sociale que le travail. Donc, de créer, en fait, cette activité pour pouvoir financer notre modèle de protection sociale.

Notre modèle de protection sociale, en France, il repose exclusivement sur l'activité économique. Et donc, si vous ne trouvez pas le bon équilibre entre les prélèvements obligatoires et la nécessaire liberté et nécessaire encouragement, on va dire, au développement de l'économie, dans un système globalisé, vous le savez, où il faut être aussi compétitif, on ne va pas très loin. là-dessus, je suis très pragmatique. Ce qui m'apporte, c'est vraiment la cohérence. Je pense qu'en matière économique, il faut une cohérence qui est extrêmement forte.

19:15
Invité

Suite à votre intervention, j'ai deux questions. La première concerne le budget. Moi, je me suis renseigné avant de venir ici. J'ai essayé de me documenter sur ce qui se faisait, quelle était la loi que vous portiez, qu'est-ce qu'il y avait dedans, quelles étaient les critiques des oppositions, pas seulement les LR, partout. Et quelque chose qui est beaucoup revenu, c'est donc la question du budget. Les différents députés à l'Assemblée nationale ont dit que cette loi n'était pas encore budgétée. que les mesures qui sont en la loi sont très bien, elles sont nobles, c'est de beaux combats. En revanche, on ne sait pas combien elles vont coûter.

Or, la politique, c'est aussi mettre l'argent là où il faut. Et ma deuxième question, c'est sur le modèle aussi de Startup Nation. C'était un terme que je reprends bien volontiers au président de la République.

20:10
Présentateur

En revanche,

20:13
Invité

on voit qu'il atteint des limites. On ne peut pas faire de la Startup Nation dans tous les domaines, notamment sur la petite enfance et notamment sur la seigneur. Donc, quelles sont les solutions à ce sujet d'un point de vue budgétaire, premièrement, et d'un point de vue vocation ?

20:28
Invité politique

Pour moi, c'est simple. La trajectoire financière, elle est prévue dans le cadre des lois financières. J'ai essayé de l'expliquer, je n'ai pas convaincu l'Assemblée nationale puisqu'ils ont voté la mise en place d'une loi de programmation pluriannuelle. Moi, je m'en réjouis parce que c'est très bien. Ça va donner sans doute une visibilité, une lisibilité supplémentaire sur la trajectoire des finances publiques. Mais ça viendra en son temps à la fin de l'année. On parlera trajectoire financière. Et comme je vous l'ai dit, il y a quand même déjà une trajectoire dynamique qui est prévue.

plus de 10 milliards entre 2021 et 2026 qui vont permettre de financer les engagements qu'on va prendre dans le cadre de la PPL. Ce qui est intéressant dans la PPL, déjà, c'est qu'elle a une approche sociétale. C'est-à-dire qu'on sort de l'approche habituelle médico-sociale de juste parler des tuyaux de financement, de l'organisation des compétences entre l'État et la collectivité, du nombre de professionnels, etc. On en parle mais c'est d'abord une approche sociétale. Le but de cette PPL c'est de montrer que c'est un sujet et que le vieillissement c'est un défi majeur et qu'on n'y répondra que de façon sociétale.

On parle de prévention de la perte d'autonomie, on parle de lutte contre les maltraitances, on parle de protection des personnes vulnérables, on parle de droit et liberté des personnes âgées, de citoyenneté des personnes âgées, de lutte contre l'isolement social. C'est des choses qui sont très très concrètes et pour la plupart de ces choses, il n'y a pas il n'y a pas forcément des coûts qui sont exorbitants mais ça sera financé et à la fin j'apporterai les financements qu'il faut ça sera financé mais c'est surtout de lever en fait des verrous aujourd'hui qui sont juridiques ou des contraintes qui ne permettent pas de mettre en place ce type de choses.

Dans les choses très concrètes que j'ai apportées moi au nom du gouvernement il y a ce service public territorial d'autonomie c'est la création d'un lycée unique sur les territoires pour simplifier en fait la vie des gens voilà vous êtes vous avez peut-être des grands-parents ou des parents qui sont âgés demain votre maman elle tombe elle se casse le col du fémur et elle n'est plus autonome chez elle et là vous êtes en panique parce que vous savez absolument pas comment faire comment faire pour trouver l'aide à domicile qui lui permettra de rester chez elle comment faire pour trouver les aides ou les financements qui lui permettront de rester chez elle et bien c'est ça qu'on va faire avec ce guichet unique dans les territoires et donc là on le crée et on va le mettre en place rapidement pour simplifier la vie des gens et ça c'est concret si le gouvernement

23:07
Invité

avait agi avait agi sur la loi bienveillir avant votre arrivée on n'en serait pas là aujourd'hui mais Emmanuel Macron a demandé en 2018 à ce qu'il y ait une loi sur le sujet moi je suis particulièrement frustré non pas pour moi moi je pense qu'on n'aura pas de retraite en tout cas c'est mon avis je pense que il y a plein de choses qui ont été faites par le gouvernement qui sont bien mais en revanche le seul problème du gouvernement aujourd'hui c'est les effets d'annonce c'est-à-dire que les effets d'annonce c'est aujourd'hui dire on va réfléchir collectivement à une loi sur le grand âge et sur le bien vieillir et puis on a des mesures très concrètes mais avant ça il faut qu'on co-construise et puis avant ça il faut qu'on qu'on sonde des personnes qui ne sont ni des usagers ni des professionnels et aujourd'hui donc on se rend compte à travers votre votre discours qu'il n'y a pas de financement et moi je trouve ça dommageable ce n'est pas de votre faute je préfère le préciser et je vous le redis je vous sens particulièrement isolé sur la question le président de la république ne vous accompagne pas parce qu'il y avait la séquence sur les retraites la première ministre non plus et les autres ministres pourraient être un peu plus solidaires de votre de votre démarche

24:22
Invité politique

alors vous avez vu quand même que c'est dans la feuille de route des 100 jours de la première ministre oui qu'il y a une petite ligne sur le vote de la loi de la proposition de loi bien dire donc et elle me soutient d'autant plus que c'est elle qui a donné son accord pour que et qui a proposé d'ailleurs aux députés que le texte il soit inscrit sur du temps gouvernemental c'est à dire qu'on n'est pas sur une niche parlementaire par exemple je fais un peu de technique parlementaire mais c'est du temps gouvernemental donc ça montre qu'il y a un vrai engagement du gouvernement sur ce sujet là

24:58
Invité

j'ai essayé de lui poser quelques questions également sur le fait qu'il n'était pas soutenu malheureusement hélas par Emmanuel Macron et Elisabeth Borne dans son combat qui est noble il a tenu à défendre son gouvernement le président de la république naturellement il est dans son rôle

25:15
Invité politique

d'une part cette majorité elle a agi depuis 2020 avec la création de la cinquième branche et toutes les lois de financement d'insécurité sociale qu'on suivit il y a plein de trucs qui ont été inscrits dans la loi et une trajectoire et une transformation très claire après 30 années de renoncement quand même il y a des gouvernements de droite de gauche tout le monde est responsable du fait qu'aujourd'hui notre société elle est au pied du mur et elle voit arriver 2030 c'est demain 2030 et plus de 60 ans ils représenteront plus d'un tiers de la population plus de 65 ans sont plus nombreux que les moins de 15 ans c'est un changement qui est colossal donc c'est pas nous et donc moi en responsabilité alors je ne compte pas personnellement votre critique mais après je suis responsable et moi mon rôle c'est je vous l'ai dit c'est de faire en sorte que ce sujet soit en rond de la pile que ce soit une priorité du gouvernement et de notre action de notre action collective et que ce soit financé moi je considère qu'à court terme les financements ils sont là c'est les 10 milliards qui sont à la trajectoire on aura ce débat là de toute façon puisqu'on devra je l'espère avoir le débat cet automne avec la loi de financement de la sécurité sociale j'ai dit aussi que j'étais prêt à regarder du côté des financements privés parce que là on parle que de solidarité nationale on peut aussi se dire que il y a peut-être des choses qu'on peut faire contribuer un peu plus ceux qui ont des ressources plus importantes un peu moins ceux qui en ont pas du tout je pense que c'est important c'est une question aussi d'équité voilà on n'est pas tous égaux face au vieillissement et on l'a bien vu dans le débat sur la réforme des retraites donc voilà est-ce que à 40 ans il ne faudrait pas prendre une assurance complémentaire pour pouvoir aussi financer une partie de de de de cet accompagnement de la perte d'autonomie plus tard et puis surtout vous travaillez sur la prévention c'est ton avis j'ai vu que votre montre elle clignotait je lui ai demandé de vous lever parce que c'est important de faire attention à sa santé dès le plus jeune âge et pas et pas quand on a 85 ans c'est trop tard il faut le faire il faut faire du sport adapté il faut lutter contre les chutes contre la dénutrition il y a tout un tas de sujets concrets il faut qu'on aborde concrets

27:32
Invité

ouais j'en reviens parce que moi je suis ministre du concret le ministre n'est pas répondu à toutes mes questions c'est vrai qu'il a essayé de noyer le poisson à plusieurs reprises sur le financement en disant qu'il y a des mesures concrètes et que et que donc on va révolutionner le pays à travers ces mesures concrètes qui ne sont pas financées

27:50
Invité politique

moi ce qui m'intéresse c'est ce qui va changer la vie des gens et c'est ce qui est difficile à porter politiquement parce que depuis tout à l'heure vous avez vu je vous ai énoncé je vous ai égrené en fait tout un tas de mesures qui malheureusement pour le grand public sont pas toujours perceptibles moi je suis pas le ministre des grandes phrases des grandes théories etc je peux en faire si vous voulez vous expliquer d'où vient tout cet engagement et cette vision mais c'est pas ça que les français ils attendent vraiment des choses concrètes et qui vont changer leur vie au quotidien donc ces financements ils sont là ils viendront en temps voulu et encore une fois c'est une question d'arbitrage aussi de ce que chacun veut c'est toujours plus facile quand on est dans l'opposition de dire l'opposition elle veut plus surtout sauf que en même temps il y en a d'ailleurs certains qui nous disent de mieux tenir nos finances publiques donc il faut qu'ils m'expliquent comment on fait pour faire plus d'EHPAD plus de domicile faire en sorte qu'il y ait un reste à charge moins important qu'il y ait plus de police plus de justice plus d'armée tout en en maffant le budget et encore une fois moi mon rôle d'essayer de faire en sorte que ce sujet soit le plus important possible dans notre agenda collectif et c'est pas facile parce que il est debout de la vie il y a les personnes les plus âgées et les personnes les plus jeunes auxquelles il faut aussi qu'on promette un avenir qui soit désirable et qu'il faut qu'on qu'on soutienne c'est une vraie question savoir est-ce qu'il faut plus aujourd'hui dans nos politiques publiques qu'on aide les enfants les jeunes ou plus les personnes âgées je pense que vous allez me répondre les deux en même temps

29:36
Invité

non je pense que c'est une chaîne c'est une chaîne vertueuse et après

29:40
Invité politique

vous cède la parole et c'est difficile comme débat

29:43
Invité

c'est une chaîne vertueuse tout au long de la vie et effectivement c'est un débat qui est très difficile et je réalise je pense comme comme comme à scène que vous êtes particulièrement engagé sur le sujet et je vous le dis personnellement cette fois ça me fait très plaisir qu'on ait un ministre qui soit qui soit porteur sur le sujet et qui en fasse son combat personnel en revanche et je reviens toujours à ma question derrière toutes ces mesures il faut des financements et annoncer aujourd'hui promettre mon zémerveille en fait c'est ça qui déçoit les français et aujourd'hui les français ils vous attendent vous le gouvernement en général ils vous attendent sur des sujets très concrets c'est combien c'est à dire qu'en gros là pendant qu'on fait attendre des professionnels et des usagers et bah derrière ces personnes il y a des personnes âgées il y a des jeunes personnes pour revenir sur la petite enfance et on peut pas se permettre de les faire attendre de leur faire miroiter quelque chose qui n'arrivera jamais parce que eux ils attendent déjà au moins depuis depuis 5 ans sur le financement nous on a plein de plein d'idées on a plein d'exemples à vous plein d'idées à vous proposer que vous connaissez déjà d'ailleurs mais sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale de 2023 il y a 73 milliards d'exomérations de cotisations sociales sur le capital et sur les grandes entreprises ça c'est de l'argent qu'on pourrait aller chercher pour financer notamment les embauches dont je vous parlais tout à l'heure mais vous l'avez dit on a un désaccord sur ce sujet je pense qu'on ne se convaincera pas aujourd'hui mais il y a de l'argent à aller chercher là il y a des mesures aussi coercitives à prendre pour forcer les entreprises à réaliser l'égalité salarielle entre les femmes et les hommes ça c'est 9 milliards tout de suite chaque année de cotisations en plus donc là aussi ça permet de financer la sécurité sociale de pouvoir investir beaucoup plus pour le grand âge mais aussi pour la jeunesse vous savez sur la jeunesse vous parliez de réussir à joindre les deux goûts il y a quelque chose qui m'a assez touché c'était le refus frontal du gouvernement d'ouvrir le RSA aux moins de 25 ans et c'est un sujet qui dépend de votre ministère aussi sur l'aspect solidarité et sur ça je sais ce que vous allez me dire que vous défendez le travail et nous aussi avec les communistes avec Fabien Roussel on a beaucoup parlé de travail ces derniers temps on s'est pas fait que des amis d'ailleurs mais sur ça vous ne trouvez pas plus convaincu que nous sur le fait que l'insertion par le travail c'est notre projet de société mais pour dépanner pour régler des petits pépins du quotidien des accidents de la vie le RSA c'est une très bonne barrière on va dire un filet de sécurité et c'est dommage qu'il soit pas ouvert au moins de 25 ans vous parliez aussi du concret sur par exemple quelque chose comme comme parcours sup on a 100 000 jeunes de 18 ans qui se retrouvent sans formation au lendemain du bac qui ont le bac et là du coup qu'est-ce qu'ils font ils peuvent pas bosser s'ils sont pas diplômés ils peuvent pas avoir accès à l'enseignement supérieur et là typiquement le temps de trouver autre chose le temps peut-être de repostuler l'année prochaine avoir le RSA pour survivre pour pas aussi dépendre de la solidarité familiale des fois c'est pas possible pour tout le monde ça aurait pu être quelque chose qui aurait permis de sortir beaucoup de jeunes de la grande précarité mais c'est quelque chose sur lequel le gouvernement n'a rien voulu entendre et je trouve que c'est que c'est dommage et je voulais savoir votre avis je voulais avoir votre avis sur ce sujet

33:13
Invité politique

avant de répondre à ça et je vais y venir tout de suite juste revenir sur sur les entreprises enfin je vous l'ai dit effectivement on est pas d'accord parce que on est dans le pays on a le plus le taux de prélèvement obligatoire le plus le plus le plus fort si on continue à taxer les entreprises ça va être contre-productif c'est à dire qu'on va réduire progressivement le développement de l'activité et vous avez vu le fait d'avoir baissé par exemple l'impôt sur les sociétés fait qu'aujourd'hui on touche beaucoup plus d'impôts sur les sociétés qu'on touchait avant tout en ayant réduit le taux donc ça montre que ça marche d'un point de vue communiste ou d'un point de vue de gauche

33:52
Invité

je pense que il y a l'argent du capital à aller chercher pour pouvoir financer les politiques qu'on veut mettre en place et lui il était dans son rôle de ministre de droite à dire qu'il faut laisser les entreprises être libres donc une réponse assez attendue assez classique on va dire presque lutte des classes à l'ancienne donc c'était marrant de l'avoir avec les mots d'aujourd'hui je crois bien

34:15
Invité politique

sur la question du RSA pour les jeunes moi je suis désolé j'ai une fommission profonde alors c'est effectivement que la meilleure des politiques sociales c'est le travail mais surtout je me prolète j'étais jeune il n'y a pas si autant que ça j'ai encore 42 ans mais je ne peux pas considérer je ne peux pas me résoudre à penser que la société elle est quitte à donner juste une prestation sociale à une personne moi je ne suis pas d'accord avec ça je pense que ce n'est pas un avenir désirable qu'on offre aux jeunes en revanche ce qu'on a fait que ce soit avec le programme un jeune une solution ou avec maintenant le contrat engagement jeune ça c'est des solutions d'avenir on va leur proposer des formations des stages d'immersion de l'apprentissage de services civiques c'est un super truc aussi pour remettre les gens les remobiliser en fait les jeunes et leur donner aussi le goût de du travail de certaines professions découvrir certains environnements etc parce que c'est ça que la société elle doit à sa jeunesse et certainement pas lui filer juste une prestation sociale en disant je te donne un minimum pour vivre et puis débrouille-toi avec ça sur la question

35:33
Invité

du RSA j'ai trouvé la réponse un peu décevante et un peu disons caricaturale parce que le ministre a un peu opposé finalement RSA et insertion vers l'emploi alors qu'en vrai pour être assistant social pour avoir bossé là-dedans j'accompagnais vers l'emploi des personnes qui bénéficiaient du RSA donc si on le fait pour toute la population je vois pas pourquoi on pourrait pas le faire pour les moins de 25 ans donc j'ai été un peu déçu à ce moment-là et quand on est ministre des solidarités quel est notre regard sur quel regard on porte sur la système on a beaucoup parlé pendant cette émission des seniors de la petite enfance je pense que c'est deux âges dans lesquels on doit trouver le gouvernement l'état la France à nos côtés et en revanche je crois aussi au fait que le travail doit payer violemment plus qu'on doit tout réformer du sol au plafond il faut qu'aujourd'hui chaque personne qui travaille puisse vivre et non survivre et donc ma question est la suivante quel regard vous portez vous particulièrement en tant que ministre des solidarités sur l'assistana

36:40
Invité politique

moi j'aime pas ce débat sur l'assistana versus travail puisqu'on nous pose l'assistana au travail alors que pour moi la question déjà c'est stigmatisant et là pour le coup sans doute pas je trouve ça vraiment très stigmatisant et je refuse d'ailleurs à apporter cette vision là parce qu'on sait pas pourquoi les personnes elles sont dans cette situation il y a des gens qui peuvent travailler il y a d'autres qui peuvent pas travailler il y a un coût j'ai dit tout à l'heure des choses qui sont très différentes et pour moi ce qui est important encore une fois c'est d'être en capacité de donner à chacun sa chance pour vivre la vie qu'il a envie de vivre et qu'il doit pouvoir vivre et ça ça va de la petite enfance jusqu'au grand âge c'est ça lutter contre les assignations à résidence c'est lutter contre les inégalités de destin dans les trois premières années de la vie c'est avoir un système scolaire qui fonctionne et qui répond à la promesse républicaine de faire péter les barrières et la reproduction sociale de la pauvreté et les déterminismes qui sont au coeur de notre société c'est donner les moyens à une personne en situation de handicap de vivre sa vie parce qu'elle va vivre dans une société qui est adaptée qui la regarde pas en lui disant mon pauvre tu vas rester chez toi on va t'aider etc non qui lui permet de vivre sa vie qui lui permet de travailler qui lui permet d'aller à l'école à l'université il permet vraiment de ne pas être assigné à résidence une personne en situation de précarité dont on va comprendre pourquoi elle est dans cette situation et c'est bien plus complexe que de penser qu'elle se complaît dans cette situation parce que elle a des problèmes de santé parce qu'elle a des handicaps parce qu'elle a encore une fois une histoire qu'il faut prendre en compte de façon globale et à laquelle il faut être en capacité de répondre

38:28
Invité

j'ai essayé de le challenger sur l'assistanat et donc son rapport en tant que ministre des solidarités sur ce thème bien précis il a un peu esquivé le débat mais en même temps il est dans son rôle

38:39
Invité politique

et quand on est vieux c'est la même chose si notre société elle voit le vieillissement comme quelque chose d'horrible qu'il faut cacher parce que il y a des séances des corps etc et donc c'est quelque chose de très négatif on va pas permettre aux personnes qui vieillissent de pouvoir profiter pleinement de leur vie jusqu'à leur dernier souffle mon rôle c'est vraiment de faire en sorte qu'avec le bien-jeu dire on porte un autre regard aussi sur le vieillissement et qu'on lutte contre ces assignations à résidence et c'est vraiment le fil rouge en fait de tout mon ministère encore une fois de la petite enfance jusqu'au grand âge en passant par la lutte contre la pauvreté et donc non j'aime pas du tout ce débat parce que pour moi l'avenir des politiques c'est effectivement le travail et c'est ce que la société doit aux personnes qui peuvent travailler

39:35
Présentateur

j'espère que cette vidéo vous a plu si c'est le cas laissez un j'aime mettez un commentaire et pensez à vous abonner en activant la petite cloche c'est super important pour nous soutenir on se retrouve dès la semaine prochaine pour une nouvelle vidéo d'ici là portez-vous bien salut ciao

39:49
Locuteur

ciao ciao ciao ciao