Alain Juppé : "Nous avons mis en panne tous les moteurs de croissance"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Alors hier au cours du vote solennel du mariage pour tous à l'Assemblée nationale Henry Guenau a ripé il a par mes gardees voté oui puis s'est rattrapé inextrémiste pour corriger le vote. Luc Châtel du reste lui aussi s'est trompé et rattrapé aux branches. Faut-il trouver un parallèle entre ces doigts pleins de volonté qui rip et les attermoiements de l'UMP ?
Faut-il d'ailleurs aussi au fond rire de tout comme le se le demande aujourd'hui le magazine d'esprit leal de la revue Esprit nous le verrons. Enfin voilà que depuis tout depuis novembre le parti l'UMP semble tout de même toujours sans chef. Avantier la commission de révision des statuts de l'UMP a abouti sur un report à aujourd'hui mercredi faute de décision faute d'entente ou de perspective claire.
Et dans cette tourmente rares sont les membres de l'UMP qui semblent tout de même à parvenir maintenir leur cap. Notre invité ce matin semble faire partie de ces rescapés, celui qu'on appelé en cachette le vice-président de Nicolas Sarkozy qui fut ministre du budget dans ce gouvernement d'alternance dans les années 80, ministre de Jacques Chirac, ministre des affaires étrangères à deux reprises et qui est aujourd'hui maire de Bordeaux, c'est Alain Jupeté. Alain Jupé, bonjour.
Bonjour. Est-ce que si euh donc euh la loi euh idée comme elle sera sans doute malgré les recours au Conseil constitutionnel, euh vous début juin, si elle est en vigueur, vous vous apprêterez euh en vertu des articles 214, 213 215 du code civil a déclaré uni par les liens du mariage, je ne sais pas au hasard moi, Jean-Paul et Nicolas. Oui, à condition que ce ne soit pas un show médiatique.
Bah oui, je cé je célébrerai le mariage, mais je m'attends fort à ce qu'on en fasse immédiatement un show médiatique. Donc, je ferai j'appliquerai la loi, voilà, dans la discrétion et et dans la parfaite conformité avec les textes qui sont votés. Vous savez, moi j'ai pris une position très claire, je pense, sur cette question difficile.
J'ai dit depuis le début que le fait que deux personnes du même sexe puissent s'unir devant la loi, qu'on appelle ça union ou qu'on appelle ça mariage, me paraissait dans l'ordre des choses aujourd'hui et compte tenu de l'évolution des des mentalités. En revanche, je suis hostile à l'homoparentalité, je l'ai dit à plusieurs reprises, à l'adoption plainère et à forcerie bien sûr à la procréation médicalement assistée et à la gestation pour pour autrui. Euh voilà la ligne que que j'ai définie.
J'ai dit aussi que je comprenais parfaitement que cette question touche profondément d'un côté comme de l'autre et je regrette que on ait perdu un peu le respect mutuel dans chacun des deux camps et nous sommes face à une radicalisation qui est vraiment détestable. Vous auriez été député à l'Assemblée hier, vous auriez voté sur quel bouton ? J'aurais essayé de ne pas me tromper de bouton d'abord et puis je pense que je n'aurais pas voté à cause de la de l'homoparentalité.
Hubbert Vertas, vous avez toujours veillé à ne pas passionner ce débat. Votre partie au bout du compte a fini par le passionner. Est-ce que vous pensez qu'il va en récolter les fruits ou bien qu'il va le payer comme en 98 la droite avait souffert de sa posture dans le débat sur le pax ?
Ce n'est pas le parti qui a radicalisé les choses. Ce sont les gens qui sont dans la rue. Il y a des gens il y a des gens importants de votre parti absolument.
Qui ont pris des positions. Mais je veux dire que la radicalisation ou en tout cas le combat, il est venu et c'est intéressant de le noter d'ailleurs, il est venu de la de la base et il est normal qu'on puisse manifester. Ce qui est détestable, je le répète, c'est la violence, c'est la radicalisation, c'est l'homophobie.
Et moi-même, j'ai eu l'occasion à Bordeaux de condamner sans sans sans délai. Contact d'homophobie. Un certains de vos collègues ont parlé de coup d'état au niveau politique tout le monde dérape.
Il y a des moments dans les débats à l'Assemblée nationale où on préférait ne pas entendre parce que il y a eu des échanges tout à fait indignes de la démocratie. Alors est-ce que ces échangesl tout de même vous ont heurté ? Qui sait ?
Au nom de ce que finalement l'UMP aura peut-être donné une image aujourd'hui dont vous ne voulez pas nécessairement. par exemple sur les propositions d'Henry Guena d'en appeler à la rue cette espèce d'alliance Henry Guena Frigide Bargeot et puis même au fond Gilbert Collard peut-être les manifestations il y a quelques jours ne sont peut-être pas exactement vous l'image au fond d'une droite d'opposition que vous souhaiteriez défendre notamment si je regarde puisque vous êtes un homme moderne Alain Jupé il n'y a pas Kzzog et de Moron qui font un stade à Bordeaux et vous tweetez et au fond vous dites le bon et c'est clair hein il y a 5 jours le bon fonctionnement de la démocratie c'est la reconquête électorale du pays étape par étape en 140 caractères. On sent bien le Valin Jupé droit dans ses bottes qui ne cera pas à des effets d'annonce d'appel à la rue de pas j'avais dès que je n'avais pas la culture de du défilé dans la rue.
Bon voilà, je l'ai rarement fait. Cela dit, je le répète, la liberté de manifester est une liberté fondamentale en démocratie pourvu que cela reste dans les limites de la loi et qu'onassiste pas au dérapage que j'ai indiqué. Puis surtout, est-ce que l'image que c de l'UMP vous satisfait de l'UMP de tout le monde ?
Écoutez, il y a une radicalisation de tous les côtés et des propos excessifs de tous les côtés aussi. Je pense surtout que on est complètement décalé par rapport à ce qui fait le quotidien des Français aujourd'hui et l'expérience d'un maire dans ce domaine est assez précieuse parce qu'on est au contact au jour le jour avec ses concitoyens. Quelle est la seule chose dont on me parle dans mes petites réunions de proximité que je fais pratiquement quotidiennement ? c'est de l'emploi, c'est de la situation économique et pas de cette question qui n'est pas négligeable, qui touche à des choses très profondes, mais qui n'est pas une priorité aujourd'hui.
Elle divise et je pense que si le président de la République affaibli comme il l' confronté à des défis économiques extraordinairement difficiles, voulait jouer la carte de l'unité nationale, et bien il devrait apaiser ce débat. Et comment est-ce qu'on la joue cette carte alors l'unité nationale ? Est-ce qu'on est-ce qu'on la joue en faisant un gouvernement qui serait à l'image du Parisien d'il y a une semaine au fond quoi, il y aurait des ministres possibles ?
Michel Recard Alainjupé, on est dans une starisation de la vie politique qui ne me surprend pas, qui ne me surprend pas et qui ne finira pas. Vous disiez tout à l'heure que le problème de l'UMP, c'est d'avoir un chef. Non, c'est d'avoir un projet.
Et un gouvernement d'unité nationale, pourquoi faire ? Quelle politique ? Je crois qu'il est temps aujourd'hui de dire la vérité au français.
Et le président de la République ne la leur dit pas. Ce dont il s'agit, ce n'est pas de sortir plus ou moins rapidement d'une crise, c'est d'entrer avec plus ou moins de d'enthousiasme et d'envie dans un nouveau monde. Le monde a complètement changé depuis une vingtaine d'années.
Et la grande question de la France aujourd'hui, c'est de savoir si nous avons peur de ce monde, si nous allons chercher à nous en protéger comme certains le proposent ou si au contraire nous allons assumer notre responsabilité, notre place dans ce monde. Voilà aujourd'hui le vrai débat. Mais quelle est cette vérité que l'on ne dit pas ?
Quelle est la vérité que je dis pas François Hollande plus précis en matière économique par exemple en matière économique nous nous sommes mis dans un piège redoutable d'abord et c'est la responsabilité de ce gouvernement nous avons mis en panne tous les moteurs de croissance qu'on ne nous fasse plus aujourd'hui 1 an après le procès de la sarcosie ça c'est fini tout ça ça ne marche plus et donc on a stoppé les moteurs de croissance d'abord l'investissement des entreprises parce qu'on a créé dans les entreprises un sentiment de défiance qui s'accroit avec ce que vous avez dit tout à l'heure. Vous avez vu la réaction des chefs d'entreprise amnistier les actes de violence pas physique heureusement enfin pas contre les personnes mais contre les biens à l'occasion de conflit syndicaux. C'est un contresignal formidable qui est d'ailleurs condamné si j'en crois les les sondages de ce matin par une immense majorité des Français.
Ensuite on a tué l'investissement des personnes dans l'immobilier. 500000 logements, c'était l'objectif annoncé, on va être à 300000 et il y a des raisons à cela que je n'ai pas le temps de développer. Le pouvoir d'achat est en panne.
Eline a donné les chiffres sur l'année 2012. Quant à l'exportation, elle ne se pororte pas très bien. Donc la croissance est en panne conséquence.
Aucun des deux grands objectifs majeurs du président de la République ne peut être tenu, c'est-à-dire l'inversion de la crise de la courbe du chômage et deuxièmement la réduction de nos déficits à 3 %. Ce qui crée évidemment un sentiment d'incompréhension de la part des Françaises et des Français. Comment s'en sortir aujourd'hui ?
Parce que c'est de cela qui dont il s'agit. Alors les uns vous disent bah très bien, affranchissons-nous de cette règle des 3 % du déficit. Quelle sera la conséquence ?
Nous nous mettons au banc. de la zone euro. Et le problème c'est pas tellement Bruxelles.
Le problème c'est les gens qui nous prêtent de l'argent. Cette année nous allons être le premier émetteur de dette publique sur la zone euro. Il faut donc qu'on nous prête de l'argent.
Et si nous don prêter oui encore aujourd'hui. Mais si nous donnons le sentiment que nous n'allons pas faire les efforts nécessaires pour réduire petit à petit, peut-être pas aussi vite qu'on avait prévu mais en tout cas une direction claire dans le sens de la réduction des déficits, nous risquons d'être emporté. Il faut donc les réduire.
Et comment ? Il y a pas de croissance. les impôts, ils sont attaqués et donc il faut s'attaquer aux dépenses et ça c'est extrêmement difficile.
Il faudrait pour cela un gouvernement fort alors que nous avons un gouvernement faible. Voilà ce qui se passe aujourd'hui. Ain Jup, vous n'ignorez pas le débat qui est maintenant un débat européen hein et qui dépasse les frontières nationales sur la rigueur ou la relance.
Là, vous venez de vous venez de prener la la rigueur. Non, c'est absolument pas. C'est un faux débat.
Lisez, c'est un faux débat. Il faut les deux. Mais pas du tout.
Mais pas du tout. L'Allemagne n'en parle pas. Oui, sauf l'Allemagne et sauf d'autres pays aussi qui ont bien compris qu'on ne pouvait pas avoir la croissance si on ne remettait pas de les inter plus.
Permettez-moi de vous dire que c'est c'est un faux débat. Je vous renvoie l'article de monsieur Pisaniferi, je crois hier dans le monde qui dit c'est à partir de la remise en ordre de nos finances publiques qu'on peut construire une croissance forte. Il faut les deux.
On ne peut pas continuer à se payer les déficits que nous avons et le surendettement qui est la nôtre 84 94 % pardon du PIB en dette publique. Donc il y a pas à savoir s'il faut ou s'il faut pas. On est obligé de lutter contre ce surendettement.
Et ce raisonnement conduit à l'État de l'Europe et l'État de l'Europe est un mauvais état général et il semblerait que le raisonnement que vous tenez qui est un raisonnement classique n'amène qu'à encore plus d'austérité et encore moins de je partage pas cette conviction. C'est une épication. Non non non, c'est une étape à franchir.
C'est une étape à franchir. Il faut remettre de l'ordre dans nos finances et ensuite nous rebondirons. Les États-Unis ont connu une période de récession, ils sont repartis aujourd'hui.
Il y a beaucoup de pays qui ont suivi ce processus. Si aujourd'hui nous nous affranchissons de cette discipline qui n'est pas une discipline bureaucratique, qui est une discipline de bon sens permis certain nombre de choses que l'Europe s'interdit. Et bien permettons-nous cela et c'est ça le vrai débat plutôt que ce de faire le bras de fer avec l'Allemagne.
Et c'est moi je crois le principal reproche que je ferai à monsieur Hollande, c'est d'avoir cassé le ressort de l'union entre la France et l'Allemagne. De s'être imaginé que c'est en s'appuyant sur monsieur Mario Monti qui n'est plus là à Rome et sur les pays du sud qu'on allait faire changer l'Allemagne. Je crois que ça c'est l'erreur majeure.
Nous n'avons pas des intérêts toujours convergents avec l'Allemagne. Ça a toujours été difficile bien entendu. Et la démarche qui était la nôtre était systématiquement de chercher des compromis, une entente avec l'Allemagne et ensuite d'entraîner l'ensemble des pays de l'Union européenne.
C'est ça qui a été cassé et qui est grave aujourd'hui. Donc il faut faire les deux, je le répète, il faut remettre de l'ordre dans nos finances et en même temps comme nous l'avions fait très intelligemment pardon avec Michel Rocard puisque nous avions porté ce projet sur les fonds bâtismux, peut-être relancer un nouveau programme d'investissement d'avenir pour accompagner la nécessaire rigueur par des mesures de soutien à l'activité. Mais en ce moment, on fait tout à fait le contraire.
Regardez ce qui se passe dans le bâtiment par exemple hein, j'ai dit tout à l'heure les chiffres hein. On multiplie à l'envie les les réglementations. Je lisais cela hier dans la presse.
Je crois qu'il y a 3000 à 4000 textes réglementaires qui s'appliquent lorsque vous voulez construire des logements en France. Donc attend attend qu'on cela. On nous a annoncé un choc de simplification.
Pour ma part, je l'attends toujours. Le préfet d'Aquit m'a dit qu'il avait reçu une une circulaire lui disant "Nous vous demandons maintenant de procéder à une interprétation facilitatrice des règlements que vous recevez quotidiennement. Peut-être qu'elle a une petite leur d'espoir." Oui, enfin ça ne vous empêche pas à Bordeaux tout de même d'engager des travaux pharaoniques pour un nouveau stade.
Pharaonique ? Non, pas du tout. Pas paronique, c'est le stade mais non.
Voyez comment vous présentez les choses. Il est pas phaonique, il est beaucoup moins cher que le stade de Lille, il est beaucoup moins cher que le stade de Lyon, il est beaucoup moins cher que le stade de Nice. Donc il faut pas dire ça.
C'est un stade tout à fait raisonnable et utile parce que quels sont les grands moments de communion dans une ville aujourd'hui ? C'est quand on se retrouve au stade hein avec un sport qui est populaire. Je peux vous dire que quand on regarde les sondages sur le stade de Bordeaux qui est pour l'électorat populaire.
Alors ce stade il sera construit par Herzog et de Boron et on loue notamment sa forme en sorte de de bol inversé et surtout de donner cette ce sentiment de la transparence à la transparence qui est désormais partout y compris au stade de Bordeaux. La transparence alors la c'est la journée de la morale aujourd'hui au conseil des ministres si j'ose dire. Comment là aussi interprétez-vous ?
On vous a senti que vous n'étiez pas forcément très favorable à ces questions de dévoilement de patrimoine de publication. Vous l'avez dit, je le fais, je le fais parce qu'il y a vous avez clairement dit je le fais sous la pression médiatique. Donc on sentait que c'était pas vraiment une gué de cœur.
Mais comment interprétez-vous cela ? Et je m'adresse tout de même à l'homme qui à une époque fut condamné très lourdement dans une affaires d'emploi fif de la ville de Paris où on avait noté notamment qu'il n'y avait pas d'enrichissement personnel de votre part. Il y a eu pas méanger.
Non, non, mais bon, il y a eu cette histoire de de cation qui nous a pas empêché de faire une retraite et de revenir dans la vie politique. Qu'est-ce que vous pensez qu'aujourd'hui de ce point de vue-là et de ce cet aspect biographique de votre vie politique, vous pensez de cette idée qu'il faut moraliser davantage la vie politique française ? Est-ce que vous posez la question un jour, je ne reviendrai jamais en politique p Vous pensez que je je pourrais vous dire qu'il ne faut pas moraliser la vie politique ?
Bien sûr qu'il faut la moraliser. C'est pas avec une loi qu'on va la moraliser hein. Le fond du problème, c'est de s'attaquer à la fraude fiscale.
C'est de vérifier que entre la moment où un homme politique entre en charge et le moment où il sort, il s'est pas enrichi de façon non transparente. C'est ça c'est ça le vrai le problème et publié aujourd'hui. C'est pour ça que j'ai assorti ma publication parce que moi ça me dérange pas hein.
Je n'ai rien à cacher. La publication de mon patrimoine de ce commentaire je trouve qu'une fois de plus c'est un effet de manche. On a beaucoup reproché à Nicolas Sarkozi qui avait un quand il y avait un problème de se précipiter pour faire une loi.
Bien, on fait exactement la même chose aujourd'hui et c'est pas la solution. La solution ce sera de dire bien pendant une période donnée, comment votre patrimoine a-t-il évolué ? Comment justifiez-vous le fait que vous avez acheté tel ou tel bien ou investi dans tel ou tel portefeuille d'action ?
Et puis il y a une administration fiscale qui aujourd'hui doit se sentir mal à l'aise parce qu'elle fait bien son boulot l'administration fiscale. Chaque année, elle fait des milliards de redressement pour lutter contre la fraude fiscale et par ailleurs, je le rappelle aussi, il y a une commission de transparence de la vie de la vie publique qui est présidée. Si on a tous les moyens qui si elle ne les exerce pas, c'est son problème.
Elle est présidée par le vice-président du Conseil d'État. C'est une personnalité suspecte non indépendante le vice-président du Conseil d'État. Il est parfaitement en mesure lorsqu'il constate entre la première déclaration et la dernière déclaration qu'il y a quelque chose qu'il ne va pas de saisir la justice.
Ça a été fait d'ailleurs dans un nombre de cas limités. Qu'est-ce que ça veut dire ? Est-ce que ça veut dire que euh la commission ferme les yeux ou est-ce que ça veut dire qu'il y a peu de cas euh qui méritent de saisir la justice ?
Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il y a peu de cas selon vous. Je ne sais pas.
Je ne sais pas moi. Je veux pas me livrer à une interprétation mais je vois que la votre interprétation elle est claire. C'est que la commission fait pas son boulot.
Moi moi je dis point d'interrogation. Il y a une commission qui existe je n'en sais rien. Je n'en sais rien.
Toujours on manque toujours de personnel dans on va créer on va créer une nouvelle structure comme dans les stations de radio. On manque de personnel. On manque de personnel pas.
Il faut surtout une volonté politique. Alors peut-être que la volonté politique a menti a manqué pardon. Mais le cas de CUSAC c'est très clair.
Comment voulez-vous détecter un mensonge de cette importance ? Bien sûr. Après, lorsque on a les éléments pour juger, on s Ah oui, si on avait su, mais c'est pas facile de détecter.
Vous estimez avec le recul que vous avez quand même pris cher vous dans cette affaire ville de Paris. Vous avez assumé pour plein de gens qui au font euh que ça arrangé que vous preniez tout sur les épaules. Je vais pas juger la justice.
La justice s'est prononcée. Comme vous l'avez dit, la cour d'appel a indiqué très clairement que j'avais pas mis un sous dans ma poche. Voilà, j'ai payé et et basta.
Euh 8h17 les matins de fond Culture. Alors Alain Jupé, ne vous affolez pas, nous sommes en direct. On va tout dévoiler.
En fait, Bris Couturier est coincé dans un RERR à destination de la maison de Radio France depuis ce matin à Luc Jean Rena qui réalise l'émission s'affaire au téléphone pour essayer de l'avoir sur son portable mais j'ai l'impression Luc Jean que nous faisons Choublanc. Bon alors écoutez on va peut-être quand même aborder cette deuxième partie des matins avec Hubert Urtas Caroline Chef sur les questions évidemment de politique étrangère. Vous y étiez il n'y a pas si longtemps dans un voyage, on pourrait dire presque d'ordre commoratif en Libye avec Nicolas Sarkozi, l'IS accueil quelques détails croustillants tout de même où devant la pression et l'empathie du public, Nicolas Sarkozi s'est retrouvé plusieurs fois coincé dans sa voiture, problème de sécurité, inquiétude à la Jupé.
Il très il était prévu que nous allions à Tripoli et puis euh à l'invitation du Premier ministre libien, on a craqué. On est parti à Bingazzi hein. Le voyage était pas vraiment organisé.
La foule était immense. C'était le 2e anniversaire jour pour jour euh du moment où les avions français et britanniques ont stoppé les colonnes de char de Kaddafi qui fonçaient sur Bengazi. Donc l'enthousiasme populaire était extrême et on a évité de peu le piétinement dans la foule par la foule.
Est-ce que à ce moment-là, cela dit, vous vous êtes dit et ça a balayé toutes les réticences que l'on a pensé que vous aviez pu avoir avant d'engager la France et ça c'est une légende, vous voyez, ça c'est une légende. Vous az toujours prêté une sorte de distance par rapport. Non non, c'est pas on, c'est une seule personne, c'est Bernard Henri Lévi qui a répandu cette idée qui est totalement fausse.
Je n'ai jamais eu la moindre hésitation et nous avons ensemble sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy bien sûr pris cette décision. Alors aujourd'hui avec il y avait des questions de forme tout de même qui vous étaient important de modalité il se trouve si vous voulez absolument tous les détails que au moment où le président de la République a reçu le conseil national de transition à l'Élysée et où j'étais invité bien naturellement j'étais à Bruxelles parce qu'il y avait un conseil des ministres des affaires étrangères et donc à la sortie de cette réunion les responsables du CNT ont annoncé que la France allait les reconnaître et c'est là qu'il y a eu un petit un petit comment dire décalage de calendrier mais pas sur le fond. Ce qui est important aujourd'hui, c'est de se demander avec le recul euh si nous avons ouvert ou pas la boîte de Pandor.
Et j'entends souvent cette expression utilisée en disant "Est-ce que vous n'avez pas ouvert la voix aux djihadistes ou aux extrémistes ?" Moi, je pose une simple question. Faut-il regretter Kaddafi ?
Faut-il regretter Benali, hein, et ainsi de suite. Donc, je pense que nous avons eu raison d'accompagner ce mouvement qui venait des profondeurs des peuples arabes, d'abord en Tunisie, ensuite euh en Égypte et en Libie. Et alors en parallèle, trouvez-vous que euh les règles internationales euh empêchent ou légitiment le fait de ne pas intervenir en Syrie ?
À partir du moment où nous nous mettons dans la légalité internationale et où la France dit, je crois qu'elle a raison de le dire, nous ne pouvons pas intervenir s'il n'y a pas une décision explicite du Conseil de sécurité, on est bloqué parce qu'il faut quand même désigner les responsables. C'est pas la France, c'est pas l'Europe, c'est pas la communauté internationale dans son ensemble. C'est la Russie qui pour différentes raisons bloque de façon obstinée depuis maintenant plus de 2 ans toute intervention internationale.
La question qui se pose et de savoir, elle est extraordinairement difficile s'il faut rétablir l'équilibre entre l'armée de libération syrienne et puis un régime qui utilise tous les moyens pour écraser ces populations sans don qu'il a déjà franchi la ligne rouge ou jaune depuis plusieurs fois avec les chimiques entre autres bien 100000 morts des centaines de milliers de de blessés un million de réfugiés j'étais hier à Tela Aviv et je rencontrais une personnalité jordanienne qui me parlait de la pression des réfugiés dans son pays qui risque d'être déstabilisé donc est-ce qu'il faut livrer des armes. Je reconnais que la la grande question qui se pose est de savoir à qui hein parce qu'au fur et à mesure que cette crise s'est radicalisé, on a vu les extrémistes, les tenants d'Al-Qaïda ou les les salafistes prendre de plus en plus d'influence dans la coalition syrienne. Alors à la guerre comme à la guerre, Alain Jupé euh Bris Couturier depuis le RER quelque part entre Versailles et Paris est au téléphone pour justement euh donner quelques éléments et euh début de débat sur la question diplomatique et affaires étrangères.
Oui, bonjour monsieur Jupeté. Je suis désolé les transports en commun en Île-de-France pour ce que vous savez sans doute. Faisant le bilan de votre action à la tête du ministère des affaires étrangères, vous avez été questionné par un journaliste sur le programme du candidat François Hollande et votre réponse plus je vous cite en matière de politique étrangère, son discours est un mauvais copiercollé de ce qu'a fait Nicolas Sarkozy en 5 ans.
Il y a chez lui une absence de toute idée nouvelle, à l'exception de l'Afghanistan, dont un retrait précipité de nos troupes serait techniquement impossible et militairement déshonorant. Après tout, que la déplopatie de notre pays soit peu dépendante des changements de majorité peut s'avérer rassurant. Les intérêts nationaux et les alliances ont leur pesanteur propre.
Ce sont les changements de cap qui peuvent inquiéter. Nicolas Sarkozi avait décidé d'engager l'aviation française pour sauver Bengazi. On se souvient de son triomphal sur fou sur place de septembre 2011.
Des milliers d'habitants, vous m'entendez ? Des milliers d'habitants scandant one to three viva Sarkozi. Tout récemment, François Hollande a engagé des troupes au sol, vous le disiez, au Mali afin de chasser les groupes armés islamistes qui s'étaient emparés du nord et qui menaçaient de descendre vers le sud.
Là aussi, scène de liè populaire pour l'accueil de François Hollande, accueilli en sauveur par la population début février à Tombouctou, comme je cite l'ange qui arrête la calamité. Alors, ces deux interventions militaires ont sans doute permis de sauver des populations civiles. Elles ont certainement redoré le prestige de la France, mais elle risque de renforcer chez les Français une dangereuse illusion, celle de compter encore parmi les puissances mondiales capables de projeter des forces aux quatre coins de la planète. illusion que les élites françaises cultivent jusqu'à l'obsession, écrivait Bigev Begjinski citant pour preuve le discours devant l'Assemblée nationale d'un premier ministre nommé Alain Jupé dans un livre publié en 1997 qui s'appelait le grand échiquier.
Alors nous avons prouvé plus ou moins, nous avons trouvé plus ou moins les moyens de secourir les Libyens et les Maliens plus ou moins car il a fallu faire appel aux moyens américains de repérage au sol. Dans le premier cas, ils nous ont été fournis assez facilement. Mais dans le second cas, Washington nous a fourni les moyens de reconnaissance qui nous font défaut, des drone, mais a menacé de nous facturer l'usage de ces avions de transport C17.
Une manière de rappeler l'exigence des Américains de voir l'Europe assumer davantage le prix de sa propre défense dans un monde qui redevient dangereux. Alors ces opérations extérieures ont mis en évidence un certain nombre de carences, drones, moyen de transport, avion ravitailleurs. Cette année, le budget de la défense représente 1,5 1,56 % du PIB.
C'était le double 3 % au début des années 80 et on a eu jusqu'à 5 % pour la défense lorsque le général de Gaou était président de la République. Le livre blanc de la défense dans la publication ne cesse d'être retardé et la loi de programmation militaire 2014-2009 font l'objet d'apprenégociation entre le ministre Jean-Ive Lebrillant et son collègue du budget hier Jérôme Causac aujourd'hui Bernard Casneu Bercy voudrait que les armées prennent leur part de l'effort d'économique l'État annonce vouloir s'imposer l'an prochain certains estiment que toute nouvelle réduction des budgets amènerait notre outil de défense au point de rupture. Quel est votre avis sur la question ?
Estimez-vous que la défense doit faire l'objet de sacrifice particulier. Merci Bris Couturier, bon courage pour la suite du trajet. Alain Jupé, bon ben il y aurait beaucoup à dire sur ce retour en arrière y compris sur le général de Gaul mais enfin on va pas refaire la campagne électorale de l'année dernière.
Sur la question précise qui termine ce panorama, d'abord une première réflexion. Vous nous dites que la France entretient l'illusion qu'elle est capable de déployer des forces sur le terrain. C'est pas une illusion, c'est une réalité.
Enfin, voyons, on vient de démontrer que parmi les rares pays au monde qui avaient la capacité d'intervenir, il y avait la France. Et je voudrais d'ailleurs tirer un coup de chapeau à militair parce qu'ils sont courageux, ils sont professionnels, ils sont extrêmement efficaces et ils ont fait ce qu'on leur a demandé de faire. Alp ça a aussi révélé quelques manques.
On a dit qu'on était très faible sur des drones. On l'a fait, on l'a fait qu'il y ait des manques. Bien sûr, s'il y avait aucun manque, ça serait idéal.
Personne n'a tous les moyens de ses ambitions bien entendu. Mais là, nous avons démontré que nous avions la capacité d'intervenir. Alors aujourd'hui, est-ce qu'il faut tailler dans le budget de la défense ?
Non. Et d'ailleurs euh c'est ce que le président de la République a confirmé hein récemment dans une intervention à la télévision. Il a dit que le budget de la défense ne serait pas coupé.
Pourquoi ? Parce que je voudrais insister sur le fait qu'il y a eu des réformes profondes, extraordinairement profondes dans nos armées depuis maintenant une vingtaine d'années. 1995 avec Jacques Chirac.
D'abord, nous recadrons notre force de dissuasion nucléaire en concentrant sur deux de ces composantes. Ensuite, nous professionnalisons nos armées. Nous suspendons, nous annulons le le service obligatoire.
Et c'était absolument évident, une armée de conscription avait du sens lorsque le monde était bipolaire. Il n'en avait plus après la chute du mur de Berlin. Donc, on a fait cette réforme, elle a été réussie.
Ensuite, deuxième réforme à la suite du livre blanc, 2008, il faut le rappeler, on ne dit jamais ce chiffre. Les armées sont en train de supprimer depuis 2008 54000 postes avec une capacité d'adaptation tout à fait extraordinaire. Aujourd'hui, si on va en ça en diminution à nouveau, alors il faudra dire que nous abandonnons un certain nombre de nos objectifs.
Abandonner la dissuasion nucléaire dans un monde qui reste extrêmement instable et même dangereux serait un risque il faut pas prendre. Est-ce que nous voulons conserver une capacité de déploiement sur le terrain lorsque nos intérêts sont en jeu comme ils le sont au Sahel ? Je pense que oui et c'est la raison pour laquelle aujourd'hui il ne faut pas rogner sur le budget de la défense.
Beras oui vous disiez il y a un instant on me dit souvent que nous avons ouvert la boîte de pandore en Libye et je réponds que fallait-il laisser Kaddafi comme si c'était ou l'un ou l'autre. Ah oui, c'était l'un ou l'autre. C'était l'un ou l'autre parce que si on avait pas fait ce qu'on a fait à Bingazie, Kaddafi aurait écrasé Bengazi et serait toujours là.
Alors, je continue ma question et ma question porte sur aujourd'hui même si Kaddafi n'était pas recommandable, est-ce que la boîte de pandore n'est tout de même pas ouverte la preuve, cet attentat à l'ambassade de France ? Bien sûr, je voudrais euh avoir une une pensée pour pour les victimes, d'abord pour nos diplomates aussi. J'étais, comme vous l'avez rappelé tout à l'heure, il y a très peu de temps à Tripoli.
Euh, je voudrais simplement dire que il fallait être d'une très grande naïveté pour s'imaginer qu'après 40 ans de dictature en Libye, un régime corrompu et autoritaire aussi en Tunisie et cetera, tout allait se passer tranquillement et qu'on allait tout d'un coup découvrir des régimes démocratiques à l'occidental. C'est une vue de l'esprit. Bien entendu, un jour un Égyptien m'a dit "Mais en France, entre le moment où vous avez pris la Bastide, la Bastille pardon, la Bastie c'est à Bordeaux, c'est un lapsus révélateur entre vous avez pris la Bastille et le moment où la République française s'est installée de manière assez stable, il vous a fallu combien de temps ?" Et j'ai répondu un peu plus d'un siècle.
Donc j'espère que ça se passera plus vite. Donc ils sont dans une transition révolutionnaire et notre devoir c'est d'accompagner cette transition en essayant d'aider ceux qui ne franchissent pas la ligne rouge, c'est-à-dire les droits de l'homme, le respect de la démocratie. l'alternance politique, on prend le pouvoir mais on peut le perdre et aussi l'égalité entre les hommes et les femmes parce que tout va se jouer en réalité dans ces pays où beaucoup va se jouer à partir de de du rôle que les femmes peuvent jouer.
On vient de vivre un petit peu deux fois le même scénario à peu de temps de distance en en Libye et au Mali. Donc une opération militaire, réussite de cette opération militaire, accueil triomphal du président français en fonction, accueil comme un sauveur et puis derrière des problèmes qui ne sont pas réglés. Parlons maintenant du Mali.
Est-ce que vous considérez que cette opération militairement réussie euh va permettre à la France euh va permettre premièrement euh le la stabilisation du Mali et ensuite à la France de pouvoir se retirer même si euh avant-hier donc l'Assemblée nationale a décidé de reconduire cette opération. J'ai apporté pardon, j'ai apporté mon soutien à cette intervention parce que là encore, il faut se resituer au moment où elle a eu lieu, il y avait un risque majeur que les terroristes Al-Qaïda s'emparent de Bamco avec des conséquences en chaîne qui étaient incalculables sur l'ensemble de la sous-région. Donc, il fallait stopper ça et c'est la raison pour laquelle j'ai apporté mon soutien.
Mais j'ai posé tout de suite trois questions et on voit bien aujourd'hui que ces questions se posent toujours. D'abord, qu'est-ce qui se passe à Babac ? Comment allons-nous contribuer à rétablir un ordre constitutionnel puisque vous savez qu'il y a eu un coup d'état qui n'est pas réglé aujourd'hui.
Que faisons-nous avec les pays de la région, notamment ce qu'on appelle la CDAO, la communauté des États d'Afrique de l'Ouest, avec l'Union africaine pour faire en sorte que des élections a lieu et qu'un régime constitutionnel légitime se remett en place à Bamaco. Deuxième grande question, à quel rythme et dans quelle proportion une force interrafricaine ou une force sous mandat de l'énu va-t-elle se déployer sur le terrain pour prendre le relais de la force française ? question qui n'est pas aujourd'hui véritablement réglée.
Puis enfin la troisème question, que se passe-t-il au nord ? Parce qu'on nous dit beaucoup, on parle beaucoup des terroristes et moi-même je parle des terroristes, mais il faut voir qu'il y a une composante aussi dans ces gens qui se battent qui est la composante Toirc qui depuis des décennies, ça ne date pas de l'intervention de l'OTAN en en Libye, qui depuis une décennies se battent pour le développement économique de cette région, pour son indépendance qui n'est pas acceptable puis pour son autonomie qui pourrait être une solution. Quelles sont les initiatives que nous prenons pour séparer ces forces ?
Donc la bataille n'est pas gagnée, même pas militairement. Vous disiez tout à l'heure queelle est la victoire est acquise sur le terrain. Non hein.
Et on voit bien que si les forces françaises se retirer euh les terroristes, ils ont été dispersés. Ils n'ont pas été anéantis. Donc nous sommes dans une phase extrêmement difficile euh de l'opération où toutes les questions que je viens de poser méritent vraiment d'être traité en priorité.
Euh, il y a bien sûr la question des otages et dans cette période que nous vivons au fond de transparence, trouvez-vous pertinent ou pas que l'on sache si la France paye pour libérer les otages et est-ce qu'elle le fait ? Et d'abord, je voudrais pas ménager ma joie enfin de de à l'annonce de de la libération de de cette famille. Bon euh une parente était à Bordeaux j'avais que j'avais reçu 48 heures avant la libération et que vous avez appelé effectivement aussi dimanche pour malheureusement j'avais pas grand chose à lui dire à ce moment-là et ça a été un grand bonheur pour moi comme pour la famille bien sûr d'abord que cette libération alors bon l'État français ne paye pas de de rançon ça a toujours été notre position contrairement à ce que j'entends dire hein mais il y a des négociations he s'il y a pas de négociation il y a pas de libération donc c'est un discours qui est un peu hypocrite que l'État ne paye pas mais que le Qatar Peut-être peut-être que le discours est hypocrite, mais il y a des moments, vous savez euh se mettre en slip là comme vous le préconisiez tout à l'heure, jouer la transparence absolue sur tout, y compris quand il y a question de vie d'hommes et de femmes, il y a encore des otages qui sont détenus malheureusement et qui nous pensons c'est peut-être pas une c'est peut-être une perversion de la démocratie aussi l'excès de transparence.
Ah ben alors justement accès de transparence, je ne sais que la psychanalyste va vous poser la question des matins. Carl DF, écoutez, je voudrais revenir à ce que vous aviez dit dans la dans la première partie. Euh vous dites "Bon, nous nous entrons dans un monde nouveau, il faudrait il faudrait en prendre acte et savoir si nous voulons y aller ou pas." Euh et je me demande je vous demande si euh les théories économiques que que qui sont que qu'on nous présente euh qui ne sont pas nouvelles, est-ce que pour entrer dans ce monde nouveau, euh y a-t-il des théories économiques nouvelles à GP ? sans doute pas et pardon mais je ne suis pas sûr que ce soit le problème.
La Chine n'a pas une théorie économique où elle a fait sa propre théorie avec un bout de marxisme, un bout de capitalisme, du socialisme d'État. Résultat, bah la pauvreté recule en Chine. 300 millions de personnes qui étaient pauvres aujourd'hui accèdent à la classe moyenne et ça va continuer le Brésil et cetera.
Donc je crois qu'il faut pas trop s'attacher à cette question des théories économiques. Moi ma théorie entre guillemets, elle est simple. Qu'est-ce qui marche ?
C'est l'entreprise, c'est l'esprit d'entreprise, ce sont les entrepreneurs. J'étais il y a 48 heures en Israël, petit pays de 8 millions d'habitants, complètement économiquement isolé par rapport à son environnement et qui fait 4,5 % de son PIB dans la recherche et le développement. Et ça lui assure 4 % de croissance, le plein emploi avec une ardeur dans les jeunes générations pour créer, pour entreprendre, pour innover qui est formidable.
La solution, elle est là, elle est dans l'esprit d'entreprise, dans l'entrepreneuriat. Ce qui ne veut pas dire ce qui ne veut pas dire le libéralisme sans règle. Moi je ne suis pas pour l'absence de règles et c'est vrai qu'on a laissé dans le passé la finance qui était ciblée par François Hollande faire n'importe quoi, recadrer tout cela.
Aujourd'hui, nos banques prêtent moins d'argent. Pourquoi ? parce qu'on leur a imposé des normes et des règles, ça s'appelle bal 3 dont on finit par se demander aujourd'hui si elles ne sont pas excessives.
Donc moi, je suis pour une liberté d'entreprise, pour le libre marché avec des règles, avec des normes. Et d'ailleurs, le vrai libéralisme, c'est pas l'absence de règles, c'est au contraire un code de conduite, une pratique. Voilà ce que c'est ma théorie économique et je pense que aujourd'hui, il faudrait qu'on change de politique économique en France pour remettre les entrepreneurs, l'esprit d'entreprise, l'entrepreneuriat en première ligne.
C'est de là que viendra la création d'emploi et non pas des emplois d'avenir ou des contrats de génération. Or, on a fait tout le contraire. On évoquait tout à l'heure l'impact qu'ass sur le mental, sur le moral des chefs d'entreprise.
Cette amnistie sur les délits commis à l'occasion des des des conflits syndicaux ou des conflits sociaux. Ça participe de cette espèce de de défiance qu'ils sentent aujourd'hui qui fait qu'ils ont le pied sur le frein et qu'ils n'investissent plus et que donc on ne craint plus d'emploi. Voilà.
Pardon, je ne sais pas si si je réponds à votre question. Ce que c'est que ma théorie économique, c'est c'est la liberté d'entreprendre avec des règles. Mais est-ce que cette théorie économique, elle recoupe au fond les théories en général au fond d'Alain Jupé qui parfois font votre fortune au sein de la droite et parfois vous créez quelques mésaventures ?
Est-ce que vous êtes pas au fond sur votre surveiller sur votre droite et surveiller sur votre gauche ? regardz sur le mariage pour tous, vous nous disiez au fond mes amis gay ne sont pas contents que je sois pas plus au fond enthousiaste pour défendre et et de l'autre côté ma droite trouve que finalement je suis quand même trop mou question on vous voit dialoguer très régulièrement avec Michel Rocard sur France Culture avec Ain Kelcrotte dans le Parisien il n y a pas si longtemps il y a un livre chez Jean-Claude d'Atess est-ce qu'au fond tout de même le chemin que vous cherchez à à à tracer en politique ne se heurte pas non contrairement à ce que l'on disait pour se moquer de vous après votre formule droit dans les dans droit dans vos bottes au fait que au fond vous soyez plus conciliant que ne voudrez l'être certains ténor de de l'UMP et de votre camp. Bah peut-être que voilà comme les bonnes bouteilles de Bordeaux je me bonifie avec le temps.
Vous savez j'écris un petit livre qui m'a donné beaucoup de plaisir sur Montessieux et une des choses que j'ai aimé chez Montessieux c'est l'esprit de modération. Il explique que l'esprit de modération c'est pas facile contrairement à ce qu'on croit hein. Le plus facile c'est de se porter aux extrêmes parce que là voilà on y va on caricature on exagère c'est assez facile.
Essayer au contraire de peser le pour et le contre et d'avoir une position équilibrée. Ça demande une certaine discipline intellectuelle et politique. C'est ce que j'essaie de faire.
Et vous savez moi au stade où j'en suis, j'aime la politique, je suis trésor à Bordeaux. Je me bats pour mes prochaines élections municipales, mais je suis pas mu par l'ambition d'occuper tel ou tel poste. Donc ce qui m'intéresse, c'est de dire ce que je pense, ce que je crois bon pour mon pays et je vais continuer.
Ben oui, mais par exemple, voyez, regardez, cette modération vous empêchera en tout cas au moins pendant un an avant les municipales de dire si oui ou non vous pensez à l'Élysée en vous rasant le matin parce que parce que derrière Oui. Non, mais c'est de la prudence. C'est de la prudence parce que que savez-vous que savez-vous que Nicolas Rozi fera quand il aura fini d'écluser euh les conférences à 100000 € et bien voilà voilà une bonne question, vous le savez pas vous non plus donc ça va être donc ça va être un élément de réflexion le moment venu.
Bon je pense aussi qu'il faut aller pas après pas. Je le répète aujourd'hui la priorité c'est pas de savoir qui sera le champion. On nous critiquons la politique gouvernementale et je l'ai fait.
Je pense que sur le plan économique, elle va dans le mur. Et bien, il faut expliquer ce que nous ferions à la place. J'ai dit tout à l'heure, remettre l'entrepreneuriat et les entrepreneurs en première ligne au cœur de notre politique économique, ça veut dire des choses très concrètes en matière de formation, en matière d'innovation, en matière de flexibilité du travail. ferme pas en avant, c'est vrai.
En matière de fiscalité où il faut essayer de remettre à plat la fiscalité pour favoriser l'investissement dans les nouvelles entreprises. Le deuxème volet de cette politique ce se ce serait de de faire marcher notre politique sociale sur deux pieds. La solidarité et j'y suis attaché, vous allez encore dire que voilà, c'est la modération, mais aussi l'esprit de responsabilité.
Quand on supprime le jour de carence dans la fonction publique euh pour les indemnités journalières, on ne fait pas euh ça. On ne marche pas sur de pieds, on ne met pas le pied responsabilité comme il devrait l'être. Donc voilà comment il faut réformer notre modèle social et nous avons beaucoup de choses à faire sur la bacation familial par exemple, elle va dans le sens que vous souhaitiez.
Vous avez voulu plusieurs fois la faire passer et vous vousz à des mouvement. av raison mais aujourd'hui je le dis très clairement je peux comprendre qu'en 1945 ou 47 il y a eu une certaine philosophie de la politique familiale. Chaque enfant devait être à égalité mais aujourd'hui est-ce qu'il est tout à fait normal que le PDG d'une très grande entreprise je ne citerai personne qui gagne plusieurs millions d'euros par an reçoivent exactement le même montant d'allocation familiale que un SMAR ?
Il suffit de poser la question pour dire non. Donc il va falloir la faire cette réforme et de même on peut pas continuer à dire qu'on va maintenir l'âge de la retraite à 60 ans tout en annonçant qu'on va allonger les durées de cotisation. C'est un non sens ou alors il faut dire qu'on pourra continuer à partir à la retraite à 60 ans avec une retraite diminuée.
Il faut dire la vérité. Voilà. Et enfin troisièmement, pardon, donc dans ce que pourrait être ce projet de l'opposition, je l'ai dit, sur le plan économique, l'esprit d'entreprise, sur le plan social, solidarité et responsabilité et sur le plan européen, il faut réinventer l'Europe.
Et là, il y a un vrai débat politique. On nous parle toujours de nos relations avec le Front National, je vais pas revenir sur les attendus idéologiques ou culturel. On vous en parle, on vous en parle.
Il y a une photo qui montre Gilbert Collard à côté de Patrick Collier. J'y suis pas, j'y suis pas. Voilà.
Voilà. Moi, je parle au nom d'Alain Jupet. Et donc ce que je voudrais dire, c'est que un un des problèmes essentiels dont on ne parle pas avec le Front National, c'est que nous avons un désaccord absolument fondamental sur la politique économique.
Il va falloir le dire très clairement. Sortir de la zone euro, c'est quoi ? Ça veut dire condamner la France au déclin et ça veut dire tuer la construction européenne.
Moi, je suis farouchement. C'est un désaccord absolument existentiel pour la France. Il y en a d'autres, je l'ai dit, sur un certain nombre de questions de principes et de valeurs, mais ça aussi c'est un enjeu tout à fait.
Il faut refonder l'Europe d'abord sur l'union étroite entre la France et l'Allemagne, sur une plus forte intégration au sein de la zone euro et autour sur un espace européen plus souple, un grand espace européen dans laquelle la Grande-Bretagne trouvera sa place vraisemblablement et peut-être d'autres peut-être la Turquie par exemple. Donc c'est une vraie réflexion qu'il faut avoir sur l'Europe aujourd'hui. La politique, c'est aussi des hommes.
Est-ce que vous êtes favorable euh comme d'autres à ce que finalement l'UMP conserve son président et ne rejoue pas son élection, ne rejoue pas l'élection ratée de novembre dernier ? Euh vous avez rappelé tout à l'heure les péripéties de la fin de l'année dernière qui ont été absolument désastreuses. J'avais essayé à l'époque de calmer un peu le jeu.
J'étais venu sans doute trop tôt. Le fruit n'était pas assez mou. arrivé à rien si dire oui enfin c'était ça a été une des étapes dans la recherche de solution mais finalement on y est arrivé donc il y a eu cet apaisement qui repose sur l'idée qu'on va revoter et donc il faut tenir ces engagements lorsqu'on prend des engagements dans la vie politique on nous parle de moralisation ça fait partie aussi de la moral pas tournure des choses il attendez on va voir on va vo Non je suis pas sûr je suis pas sûr en tout cas moi c'est ce que je dis je crois sauf si on consulte les militant c'est à eux de le dire c'est pas tel ou tel qui peut Non non c'est pas c'est pas une facilité on est en train de refaire des statuts on va sans doute soumettre ses statut à nos militants et bien peut-être qu'à cette occasion on pourrait leur demander s'ils pensent qu'il faut ou non revoter et c'est à eux de le dire mais une un simple accord de de d'étatmajor à Paris au siège de l'UMP déchirant rapidement cet accord qui a été conclu l'année dernière au début de l'année, je ne sais plus à mon avis ça ça serait pas de bonne méthode.
Mais si les militants le souhaitaient parce qu'il est question de les consulter par internet ou autre ou autrement, vous vous contenteriez d'un président de perpétuer un président dont l'élection est toute même contestée ? Est-ce que d'un point de vue moral, on n pas là quelque chose de de particulier parce que ce président va être bien placé comme on dit pour devenir président de la République. Donc si non ça alors pas du tout permettez-moi faire des accord je suis tout à faire des accords sur cette affirmation.
D'abord, si les militants décident ainsi, ils auront euh validé la la solution la la situation. En revanche, dès le départ, lorsqu'on a commencé à à parler de sortie de crise, j'ai pris position en faveur de primaire à l'intérieur de l'opposition, hein, pas uniquement de l'UMP, ouverte à à tous ceux qui souscrivent à à nos valeurs et à notre projet pour choisir notre champion aux élections présidentielles. On s'est beaucoup moqué des socialistes quand ils ont fait ça en 2011 et puis finalement ça les a servi.
Ils ont occupé les médias pendant plusieurs mois et tout le monde s'est retrouvé autour du candidat qui a été désigné. Et bien je pense qu'il faut que nous fassions de la même chose. J'ai d'ailleurs soutenu une initiative qui a été prise par un groupe de de jeunes hommes politiques, je sais pas s'il y a des femmes d'ailleurs dans ce groupe, il faudrait qu'il mettent un peu de parité, qui s'appelle la boîte à idée qui viennent de faire une proposition très précise sur l'organisation des primaires.
Je pense que tout le monde devra se soumettre à cet exercice des primés sortant, l'ancien président de la République décidé de retenter sa chance. il n'aurait qu'à y gagner hein. Il arriverait très vraisemblablement largement en tête et ça lui donnerait euh un élan supplémentaire.
Donc je pense qu'il faudrait suivre ce qui veut dire et jearrive à votre question que le président de l'UMP n'est pas le candidat désigné pour les présidentiels de 2017. Ça n'est pas notre champion au présidentiel c'est l'organisateur. On reviendrait qu'il aura quelques avantages quand même.
Partière que non. J'espère que les primaires seront organisés de façon cette fois-ci tout à fait transparente et indépendante pour que personne n'ait un avantage particulier. Le modèle avoué de cette boîte à idée, c'est le modèle Obama parce que le site ressemble beaucoup à ce que Barack Obama avait fait pour sa propre campagne.
Internet, j' pas pensé non bennet est à tout le monde pas qu'à Obama. Hubert Vertas toujours dans ce dont vous parliez tout à l'heure, la modération un certain nombre de vos amis politiques, he ils sont à l'UMP, donc c'est vos amis politiques se sont enflammés au cours du débat que nous avons connu, le débat du mariage qui on verra s'il est terminé ou s'il va continuer. Et considère que François Hollande est tellement affaibli que ça ne pourra pas durer 5 ans et que il ne tiendra pas. que comment recevez-vous cette cette analyse qui nous amène à penser que il pourrait y avoir un changement politique majeur très vite ?
Alain Jupé, personne n'en sait rien et nous avons des institutions solides. Alors, il y a un président de la République, il est élu, il a un mandant de 5 ans, il a une majorité euh à l'Assemblée nationale. Qu'est-ce qui peut se passer ?
Une dissolution, hein. Ça pourrait être une solution. Quand nous avons dit sous en 97 parce qu'on évoque toujours ce ce précédent pardon, nous étions absolument convaincus de gagner.
Oui. Et il y avait des sondages qui le montrait. Aujourd'hui, ils sont sûrs de perdre.
Donc ils sont pas fous, vont pas dissoudre. Deuxièmement, un référendum, ça se transformerait en vote de défiance et quand vous voyez l'état dans lequel se trouve aujourd'hui l'exécutif, je pense qu'ils n'iront pas. Donc voilà.
Moi je ne Mais vos amis vous leur dites patient patient. Alors il reste sans doute il reste sans doute parce que ce gouvernement est aujourd'hui extraordinairement faible pour prendre des mesures extrêmement difficiles. Je pense que on ne restera pas avec ce gouvernement.
Il faut un remaniment profond. Peut-être va-t-on arriver enfin à avoir 15 ministres parce que là actuelle vous en avez certain mais on se demande bien ce qu'ils font dans le gouvernement. Parfois on en croise dont on cherche le portefeuille sur sur le journal officiel.
C'est vrai, c'est vrai. C'est vrai. C'est vrai, c'est vrai.
Oui, mais peut-être que cette fois-ci, mais jamais on a eu un président de la République à 25 % ou à 26 % et jamais on a eu autant de décisions difficiles à faire. Donc peut-être que c'est le moment enfin de le faire cette fois-ci. Euh et puis qu'est-ce que je dis à mes amis ?
Je dis à mes amis, marquons des points progressivement dans chacune des élections. Souvenez-vous de la claque qu'on a reçu en 2008 aux élections locales et ça a eu un impact politique non négligeable. Si en 2014 nous marquons des points aux élections municipales, ça sera un premier élément de reconquête.
Ensuite, il va y avoir des élections sénatoriales. Si les élections municipales sont très positives, on peut reprendre la majorité au Sénat et ainsi de suite. C'est ça le processus démocratique.
Et en même temps, soyons porteur vis-à-vis des Français d'un vrai projet politique. Voilà ce que nous devrions faire aujourd'hui. Enfin, la politique à LAGP est aussi à faire de Sidisme.
Il se dit que pour les municipales, si au fond il y a un Front national aujourd'hui qui est fort, ça arrangera forcément les municipalités socialistes à essayer de repasser ce qu'elle crée aujourd'hui de ne pas pouvoir faire avec notamment les débats. Oui, B ça c'est la vieille stratégie de François Mitteran depuis les années 80 qui a toujours consisté à pousser le Front National pour affaiblir la droite enfin enfin il y a tout de même aussi une droite qui peut-être rechignera moins ou de moins en moins vu la hauteur des sondages de Marine Le Pen à faire à faire ses alliances c'est c'est ce qu'on nous dit depuis des années des années il y a pas eu un seul exemple peut-être un ou deux vraiment extraordinairement marginal d'alliance de ce type. Il il y en a pas eu.
On nous l'avait annoncé aux dernières élections législatives. Je crois que sur 577 circonscriptions, il y a eu un ou deux cas litigieux. Vous allez me dire que Bordeaux s'éloigne de Paris mais bon parlons tout en plus près bientôt à 2h en prons de Paris.
Rachid Adati qui a finalement renoncé à s'inscrire à la primaire à Paris. Vous pensez que c'est une c'est une bonne nouvelle pour la reconquête de cette ville ou que c'est J'en sais rien. Honnêtement, je n'en sais rien.
Je ne sont pas je ne sais pas quelles sont ces raisons. Voilà, ce qui aurait été détestable, c'est un combat au couteau entre des candidats à la primaire à Paris. Bon, Rachid Adati a pris cette décision.
Je la respecte. Bon, j'ai beaucoup de sympathie pour Nathalie Cossisco Morisé. C'est une femme intelligente qui s'est battu sur le terrain, souvenez-vous hein, aux élections municipales à Lonjumeaux, aux élections législatives.
Elle a été vraiment au charbon donc je crois qu'elle peut faire une très bonne candidate et non plus sans crier victoire trop vite, vous avez vu que les sondages la donnent dans un mouchoir de poche avec la candidate socialiste. Donc il faut la soutenir. Alain Jupé, maire de Bordeaux, le journal Sud-Ouest soulligne qu'il y a tout de même de grosses inquiétudes aujourd'hui sur le marché français du vin et que le marché du vin le marché français du vin dévise et que notamment Bordeaux souffre aujourd'hui en France parce qu'il ne profite pas des créneaux de de croissance raconte l'article du sud-ouest d'il y a de d'hier tout simplement et que à cause notamment de plusieurs choses comme l'engouement du rosé, le trop faible prix de certains vins de Bordeaux qui réduiraient le prestige, il y a tout de même des inquiétudes sur ce marché-là.
Qu'est-ce que le maire de Bordeaux en en pense ? Qu'est-ce qui qu'est-ce qui qu'est- J'aime beaucoup Sud-Ouest qui ma lecture quotidienne, mais je me suis fait une règle depuis longtemps, c'est de ne pas prendre pour Jean content tout ce qui est écrit dans Sud-Ouest. Donc, je pense que c'est il y a quand même c'était l'occasion c'était l'occasion de rencontre de 300 professionnels conseill le fameux CIVB CVB, le comité interministériel des Bordeaux.
C'est pas exactement ce que j'entends moi. De mon côté, c'est vrai que la situation est difficile. Pourquoi ?
Estce que la consommation en France baisse et et tant mieux parce que nous étions à des niveaux tout à fait extraordinaires. En revanche, il y a des marchés extrêmement porteurs qui se développent. La Chine bien sûr tout le monde en parle mais bientôt d'autres.
Et moi, je voudrais rendre un coup donner un coup de chapeau à mes vidiculteurs. Ils sont en permanence mes négociants, ils sont en permanence sur les routes. Ils sillonnent le monde entier pour faire la promotion de leur vin et ça se passe pas si mal.
Il y a eu des flambées de prix qui ont été peut-être excessif donc ça recule un petit peu, mais globalement les indications qui me viennent font montrent que les choses résistent bien. La production d'ailleurs en France ça aussi on ne le sait pas du fait des arrachages qui ont eu lieu avec les primes européennes a plutôt tendance à diminuer. Donc il y a un ajustement qui va plutôt dans la bonne direction et puis il faut se battre, il faut les aider.
J'ai lancé non sans mal d'abord une grande fête du vin à Bordeaux qui est maintenant un événement majeur. On l'exporte à Québec, on l'exporte à Hong Kong, on va l'exporter demain à Bruxelles. Hier, les amis israéliens me demandaient de le faire aussi en Israël.
Et puis je vais poser bientôt la première pierre d'une cité des civilisations du vin qui va attirer le tourisme, ce qu'on appelle le n tourisme, le tourisme viticol sur notre ligne donc voyez. Non non non pas sac à Bordeaux. Non à Bordeaux.
À Bordeaux même pardon. Je souest moi qui me parle sur les bassins flot. Donc voilà, c'est vrai que il y a des viticulteurs en difficulté parce que le vignob de Bordeaux aussi est très hétérogène.
Vous avez des très grandes crues qui ont les pris, on fait des folies dans les années passées et puis vous avez l'entrée de gamme qui est un petit peu plus difficile mais qui a fait beaucoup de progrès en qualité et puis vous avez le cœur du vignoble, les grands crus qui eux se battent je crois avec beaucoup d'efficacité. Dernière petite question. Je veux dire quand même que à travers le monde, moi j'en ai fait l'expérience pendant mes meses mes fonctions au ministère des affaires étrangères, quelles sont les villes qui sont connues dans le monde ?
Paris, Toulouse, non numéro 2, Bordeaux à cause du vin très loin très loin derrière Toulouse. Là, je me faire des amis à Toulouse, ça va être enfant. Non, non, non, je plaisante pas.
La la ville de Bordeaux a une notoriété, d'autres aussi bien entendu, mais la ville de Bordeaux a une notoriété exceptionnelle à cause de son vignob. Bien sûr. Alors, une dernière question, elle est un peu vaste et je vais vous demander de pas être vaste dans votre réponse.
On a plus beaucoup de temps. Je m'adresse et je m'adresse au maire de Bordeaux. On parle beaucoup en ce moment et depuis longtemps de décentralisation, le gouvernement a été très ambitieux finalement à la sortie.
Il paraît l'être moins. Donc, je vais vous poser une question en deux temps. Est-ce que la manière dont est organisée cette décentralisation vous facilite ou vous complique la vie en tant que maire ?
Deuxièmement, on demande aux collectivités locales de faire beaucoup d'efforts. Donc, est-ce que Bordeaux a par exemple du gras pour faire des économies ? La façon dont la réforme est menée est là encore ni faite ni affaire.
On est parti d'une loi, on est à trois lois, on sait pas très bien où on va. Euh la seule chose qu'on voit c'est les manipulations sur les modes de scrutin. Alors je vais pas le temps d'entrer puisque vous me demandez dans le détail, je me donner une réponse courte mais même au niveau des métropole, on est en train de changer le mode du scrutin euh dans une direction qui est plutôt favorable au Parti socialiste.
Euh deuxièmement, est-ce que les collectivités locales doivent faire un effort ? Oui, bien sûr. La notion de gras, vous savez, toute relative, hein.
Parce que aujourd'hui, qu'est-ce qu'on voit quand on baisse les dépenses ? Ça fait mal. Ça fait mal à ceux qui reçoivent l'argent.
L'argent des collectivités, il est pas comme ça distribué dans la nature. Il va ce sont des subventions à des associations culturelles, sociales, sportives et quand on fait des économies, ben ça souffre. Il faut en avoir bien conscience.
Et puis surtout, on ne peut pas nous demander de faire tout et son contraire. On nous demande de mettre en œuvre une réforme des rythmes scolaires qui, pour prendre l'exemple de Bordeaux, va nous coûter entre 4 et 5 millions d'euros. Et dans le même temps, on nous annonce que les dotations de l'État vont être rabotées de 2 millions d'euros en 2014 et à nouveau de 2 millions d'euros en 2015.
C'est là qu'il y a une contradiction. On veut bien faire des efforts à condition que on ne nous étrangle pas. Euh l'Express d'aujourd'hui dans les indiscrets nous dit que Alain Jupé, candidat à sa propre succession à la mairie de Bordeaux en 2014, a en tête l'opération réussie par Antoine Rufnac au Havre.
En effet, l'ancien médistre avait pris soin de repérer puis de préparer un successeur afin de lui laisser la place. Il s'agit d'éloir Philippe qui d'ailleurs a coécrit avec un certain Gill Boyer un livre où et deux très bons auteurs. Deux très bons auteurs.
Et vous pensez qui à à Gilleboyer vous ? Pourquoi vous succéder à Bordeaux ? Moi, je suis toujours très admiratif de de voir des gens qui savent ce que j'ai dans la tête.
Voilà. Extraordinaire. C'est pas extraordinaire d'imaginer que vous préparez une succession.
Ah oui, c'est une imagination. Oui. Non, pour l'instant, je me bats pour 2014.
Vous savez pourquoi je me bats pour 2014 ? Non, non, non, non, non, non, non. Tout simplement parce que parce que j'ai des choses à proposer au Bordolet.
Parce que j'ai un projet pour les 10 ou 15 prochaines années qui est qui est formidable. Je crois qu'il peut entraîner leur adhésion, qui peut continuer à pousser notre ville dans la direction qu'elle a prise depuis 15 ans et puis ensuite parce que j'aime ça. Voilà, c'est ça mes motivations et je vais y m'y mettre avec toute l'énergie et tout le cœur dont je suis capable.
La dernière fois que vous étiez [Musique]
Alain Juppé