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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 29 juillet 2025 40 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéEurope & internationalJustice

Julien Odoul : "L'immigration de peuplement n'a jamais été aussi importante en France !" (CNEWS)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 73 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:38OuverteRéponse partielle

    Guillaume Rouboukouachi, quel regard portez-vous sur les chiffres mentionnés ?

  • 4:19OuverteRéponse directe

    Est-ce que ces chiffres montrent une amélioration ou une dégradation ?

  • 6:44OuverteRéponse directe

    Quelle est la réalité émotionnelle et statistique de l'immigration ?

  • 7:14OuverteÉludée

    Les enfants issus de l'immigration ne se sentent pas français et usent de violence ?

  • 8:51OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous de la position de Donald Trump sur l'immigration ?

  • 10:30OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'Europe risque de disparaître avec l'accueil des migrants ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:47Invité politiqueChiffre
    « l'augmentation l'an dernier de 24% des renouvellements de titres de séjour pour les ressortissants algériens. »
  • 1:47Invité politiqueChiffre
    « les premières demandes d'asile qui reculent de 6%, les demandes exceptionnelles qui chutent de 34%, l'augmentation des expulsions, 16%. »
  • 2:13Invité politiqueFait
    « L'immigration de peuplement n'a jamais été aussi importante dans notre pays. »
  • 2:17Invité politiqueFait
    « l'insécurité qui est liée à l'immigration n'a jamais été aussi importante dans notre pays. »
  • 9:26Invité politiqueChiffre
    « Elle a accueilli un million de migrants en 2015. »
  • 13:11PrésentateurChiffre
    « Nous accueillons en ce moment 500 000 étrangers par an. »
  • 35:01PrésentateurFait
    « Chacun sait qu'il n'y a que les immigrés qui violent des gens. »
  • 35:05PrésentateurChiffre
    « Ils sont surreprésentés dans la part des agressions sexuelles très largement, oui. »
  • 35:56Invité politiqueChiffre
    « on a divisé par deux l'immigration en Angleterre en la passant de 800 000 à à peu près 400 000 personnes l'année dernière. »
  • 39:04Invité politiqueChiffre
    « la France accueille entre 400 000 et 500 000 personnes légalement chaque année »

Temps de parole

  • Julien Odoul82 %
  • Présentateur14 %

0,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Julien Odoul

Je suis un patriote, je suis un souverainiste, je souhaite évidemment que notre pays puisse se défendre face à l'immigration anarchique et si la situation réellement était en train de s'améliorer, je serais le premier à m'en féliciter, que ce soit Bruno Retailleau, Tartampion ou Goldorak. Le résultat c'est que derrière ces chiffres qui paraissent tout à fait intéressants, il y a surtout beaucoup de non-dits et il y a surtout une réalité qui est que M.

Retailleau, malgré ses effets de manche, malgré ses coups de menton, malgré ses slogans, malgré ses durcissements, ses redurcissements, n'arrive pas, ne parvient pas à lutter contre l'immigration légale ou illégale d'ailleurs et notamment je prends un seul chiffre qui est assez symptomatique de l'impuissance de Bruno Retailleau, c'est l'augmentation l'an dernier de 24% des renouvellements de titres de séjour pour les ressortissants algériens. Pourquoi les ressortissants algériens ?

Puisque Bruno Retailleau a fait du bras de fer contre l'Algérie l'une de ses priorités, que l'Algérie mène une politique francophobe assumée, déterminée, avec régulièrement des bras d'honneur diplomatiques, avec évidemment notre compatriote Bolem Sansal qui est détenu de manière totalement scandaleuse, honteuse. Or, 124 000 titres de séjour ont été renouvelés de la main de M. Retailleau. En période de durcissement, en période de bras de fer, je pense que M. Retailleau, si réellement il avait la fermeté qu'il prétend avoir, n'aurait pas fait ça. C'est pour ça que je dis qu'il y a une hypocrisie totale entre le M. Fermeté des chiffres et la réalité qu'il fait d'un M. Lachy.

Néanmoins, quand il faut regarder les chiffres de manière générale, vous ne vous dites pas quand même qu'il y a une petite amélioration de votre point de vue ? Non, malheureusement, non. Je le dis… Écoutez, les premières demandes d'asile qui reculent de 6%, les demandes exceptionnelles qui chutent de 34%, l'augmentation des expulsions, 16%. J'ai l'impression de lire ou d'entendre Nicolas Sarkozy quand il était ministre de l'Intérieur. C'est-à-dire tambouriner, faire beaucoup de mousse, faire beaucoup de déplacements, commenter son action en permanence. Mais là, il y a des chiffres. C'est concret, là, les chiffres que je vous donne. Derrière les chiffres, il y a une réalité.

La réalité, c'est que l'immigration de peuplement n'a jamais été aussi importante dans notre pays. La réalité, c'est que l'insécurité qui est liée à l'immigration n'a jamais été aussi importante dans notre pays. Et la réalité, c'est que le ministre de l'Intérieur aujourd'hui est surtout le commentateur de l'Intérieur et n'arrive pas réellement, sans faire de bruit, n'arrive pas à lutter contre cette immigration. C'est ça, la réalité. Et c'est ce que voient et sentent nos concitoyens sur le terrain. Guillaume Rouboukouachi, quel regard est-ce que vous vous portez sur les chiffres qui viennent d'être mentionnés dans le reportage qu'on a vu ?

D'abord, effectivement, on se pose la question de savoir comment ces chiffres ont pu arriver jusqu'ici. Ça veut dire qu'est-ce que, somme toute, c'est le ministère de l'Intérieur qui laisse fuiter parfois ce genre d'éléments pour faire de la com', pour faire de la mousse ? Oui, c'est le cas de tous les ministres. Ces chiffres-là sont communiqués très régulièrement. Tous les ans, il y a un point qui est fait sur l'immigration dans le pays. Ce n'est pas un point, c'est une note confidentielle, dites-vous, qui a été, etc. Donc on n'est pas sur une déclaration publique, etc. On est sur quelque chose.

Donc, évidemment, j'aimerais qu'on ait les chiffres les plus officiels, les plus complets, les plus définitifs, qui ne soient pas de l'ordre de la note confidentielle, pour savoir de quoi il s'agit, pour voir si on n'est pas dans une opération de communication de la part de Bruno Retailleux, qui n'est pas toujours avare en la matière. Ensuite, quand on regarde ces chiffres, bon, on peut mettre, par exemple, plus 15% d'expulsion.

Mais vous savez très bien, vous le savez bien ici, que la plupart des obligations de quitter le territoire français ne sont pas exécutées dans notre pays, pour des raisons qui sont assez faciles à comprendre, qui sont qu'en dehors des questions de communication, il y a des questions de fond. Par exemple, il y a la question des relations diplomatiques qu'on entretient avec les pays ou non. Et alors, Retailleux fait beaucoup de communication, beaucoup de choses comme ça. Mais à la fin, cette politique-là, on ne peut pas considérer que ce soit quelque chose qui soit, de son point de vue, quelque chose qui soit de l'ordre d'une réussite, d'une victoire.

Donc, vous vous dites qu'il faut aller plus loin, il faut expulser davantage. Vous dites au ministre, aller plus loin. Ce n'est pas du tout ce que je dis. Ce que je dis, c'est que Retailleux... J'étais entièrement d'accord pour le moment. Non, non, je m'étonnais. Non, non, ce que je dis simplement, c'est que moi, je trouve que Retailleux, c'est en général monsieur communication. D'accord. Et donc, je suis très prudent quant au commentaire de ce genre de choses. Après, sur le fond, vous savez très bien ce qu'on en pense. Mais là, vous me demandez de réagir à ces chiffres. Vous dites ces chiffres, je m'étonne qu'il ne soit pas l'objet d'une communication officielle.

Et quand on aura une communication officielle, on en reparlera. Mais sur le fond, parce que c'est quand même ce qui nous intéresse le plus, quand vous voyez que le nombre d'expulsions a augmenté de 16%, vous dites pour la France, c'est une bonne chose ou c'est dramatique ? Écoutez, il faut être très clair là-dessus par rapport à la question de l'immigration. Pour l'instant, moi, comme membre du Parti communiste français, évidemment, je suis pour l'application des lois. Mais comme membre du Parti communiste français, je suis également pour que les lois changent. Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire qu'aujourd'hui, s'il y a un certain nombre de personnes qui sont, comment dire, l'objet d'OQTF, il est probable, quand on regardera la liste des motifs d'OQTF, il est probable que moi, comme communiste, je considère qu'il y a des gens qu'on veut expulser qu'on ne devrait pas expulser. Donc effectivement, il y a cette dimension qui est là. Voilà ce que je peux vous dire. Patrick Bonin, le ministre fait de la communication, indéniablement. Mais il fait de la communication et veut montrer aux Français qu'il les écoute. Parce que de manière générale, quand on prend l'ensemble des sondages, les Français disent qu'ils veulent moins d'immigration.

Donc c'est dans ce sens-là que le ministre entend communiquer. Oui, alors faire de la communication, ce n'est pas forcément un tort. Alors, je suis le seul communicant autour de cette table, donc avec l'éminent journaliste que j'ai en face de moi. Mais faire de la communication... Moi, je ne suis pas communicant, je suis journaliste. Non, mais ça a un rôle de transmettre des informations au grand public, ce qu'on est d'ailleurs en train de faire sur ce plateau. Après, d'abord, un, ça n'est pas une mauvaise chose. La question, c'est est-ce qu'on ne fait que ça ? Ou est-ce qu'effectivement, derrière, c'est une manière de faire passer un message politique ?

Là, déjà, rien que sur la forme, il y a quand même le fait de ne pas vouloir faire une communication officielle et de plutôt passer par des canaux intermédiaires. Et puis, l'autre chose, c'est que oui, les Français, les personnes qui regardent cette émission en ce moment, ils ont envie de savoir ce que fait le ministre de l'Intérieur. Et ces chiffres montrent ce que tente de faire le ministre de l'Intérieur. Après, peut-être juste un point de forme, c'est qu'une partie des chiffres qu'on montre ici sont des chiffres liés à une action administrative.

Et souvent, quand même, l'action du politique, elle se jauge sur des périodes un peu plus longues, sur des périodes de 6, 12, 24, parfois 36 mois. Donc, se dire qu'une fois qu'on arrive aux commandes, on publie des chiffres sur le premier semestre et on se dit « Ah ben, vous voyez, j'ai fait mon job », ce qui, quand même, transpire un peu de cette communication, est sans doute un peu excessif. Après, oui, Bruno Retailleau est un formidable communicant et le fait même de laisser transparaître ces chiffres montre qu'il est très fier de sa propre action. Après, est-ce que les Français qui nous regardent jugent l'action de Bruno Retailleau positive ? Il faudrait faire un sondage grand public.

Mais là, c'est un autre problème. Qui s'appelle l'élection. Qui s'appelle parfois l'élection. Effectivement, je suis d'accord avec vous. Rachel Itan.

6:44
Présentateur

Oui, il y a toujours, quand on parle d'immigration, deux réalités. C'est-à-dire, à la fois la réalité émotionnelle et la réalité des chiffres statistiques, etc. Bon, là, on a une communication, effectivement, en plein cœur de l'été. On comprend très bien la logique du ministre de l'Intérieur aujourd'hui. Moi, je trouve que, bon, les chiffres tels qu'ils sont, de toute façon, ça montre qu'il y a quand même une progression. Mais là où j'ai un véritable problème, moi, c'est pas tant sur la question de l'immigration. Alors, c'est hors sujet, cher Johan. Ah !

Mais c'est par rapport aux enfants issus de l'immigration et qui ne se sentent pas français et qui, aujourd'hui, usent une violence et notamment du palestinisme pour harceler notre République. Voilà mon sujet.

7:27
Julien Odoul

C'est un peu hors sujet parce qu'effectivement, les enfants auxquels vous faites référence sont complètement français.

7:31
Présentateur

Totalement. Mais moi, je trouve que, puisque de toute façon, le ministre de l'Intérieur a à ses côtés un ministre de la Citoyenneté qui est censé agir dans ce sens, moi, je trouve que ce sujet-là est très préoccupant.

7:42
Julien Odoul

On parlera tout à l'heure du conflit entre Israël et le Hamas qui, effectivement, a des répercussions de plus en plus importantes sur notre sol en France. On va écouter avant cela le président américain, qu'on entendra beaucoup également tout le temps de cette soirée, faire référence notamment au conflit dont je viens de vous parler. Mais avant cela, il fait la leçon à l'Europe dans son ensemble sur la question migratoire. Écoutez Donald Trump.

8:06
Présentateur

Ils m'ont demandé, quand je suis descendu de l'avion, l'immigration en Europe, c'est un vrai problème. Nous aussi, on a ce problème-là. Mais nous, on a fermé nos frontières et plus personne ne rentre. Nous avons des centaines de milliers de personnes qui sont déportées, les criminels en premier.

8:27
Locuteur non identifié

Mais là, on est à une immigration zéro depuis le mois dernier. Vous en avez peut-être entendu parler. Je pense que l'Europe fait face à un problème similaire.

8:36
Présentateur

Je pense qu'ils vont devoir arriver aux mêmes conclusions que nous et devraient y aller aussi rapidement que possible.

8:41
Julien Odoul

Une précision simplement concernant la traduction, puisqu'il est dit que les immigrés sont déportés. Le mot là-bas n'a évidemment pas le même sens que chez nous. Je me permets de le préciser. Julien Oudoul, ce que dit en fait Donald Trump, c'est que l'immigration n'est plus une chance pour les États-Unis et que l'immigration n'est plus une chance pour l'Europe. Il a totalement raison sur le constat. Le vrai problème, c'est que pour l'Union européenne, en tout cas pour la Commission européenne, l'immigration, c'est un projet. C'est un projet depuis des années de faire venir toujours plus de migrants pour d'une part remplacer la main-d'œuvre européenne. Pourquoi ?

Pour satisfaire le grand patronat. On l'a vu avec l'exemple allemand quand Angela Merkel a ouvert les frontières de l'Allemagne. Ce n'était pas évidemment pour des raisons de bienfaisance. Elle a accueilli un million de migrants en 2015. Un million de migrants en 2015 qui sont allés remplacer les travailleurs d'Europe de l'Est qui eux-mêmes avaient remplacé des travailleurs allemands dans les usines allemandes. Et le projet de l'Union européenne qui est savamment organisé depuis des années est véritablement de favoriser les flux migratoires. D'ailleurs, on le voit bien avec Frontex. Frontex qui n'est pas un mur protecteur, mais qui est une agence d'accueil pour les migrants.

C'est-à-dire faire venir les bateaux de migrants, les accueillir sur notre sol pour ensuite répartir, dispatcher. C'est le pacte de migration. C'est-à-dire que chaque pays de l'Union européenne prenne sa part de l'immigration, prenne sa part de migrants. C'est ça toute la différence effectivement entre les États-Unis d'Amérique qui eux défendent leurs intérêts. Donald Trump, on peut évidemment être en désaccord sur bon nombre de sujets et notamment les accords honteux qui ont été signés au détriment de notre économie et de nos souverainetés.

Mais en tout cas sur le thème de l'immigration, sur la défense de son pays et sur notamment le respect de la parole qu'il a engagée lors des élections américaines, visiblement les comptes y sont pour le président américain. Guillaume Rouboukouachi, vous nous avez dit il y a un instant au Parti communiste français on est pour qu'un certain nombre de QTF puissent rester sur le sol français, etc. Est-ce que vous ne vous dites pas quand même, si on accueille trop de migrants, à un moment donné l'Europe risque de disparaître, c'est la mise en garde du président américain. Vous la contestez cette mise en garde ?

Si vous voulez vraiment les conseils pour l'Europe de la part des Etats-Unis, franchement moi je veux qu'il les garde. Non, non, mais il y a beaucoup de français qui pensent la même chose que Donald Trump en l'occurrence sur ce sujet-là. Très bien, mais en tout cas ça m'intéresse quand M. O'Doul dit qu'effectivement il se sent en proximité par rapport à Donald Trump sur les questions migratoires, donc j'espère qu'on aura un grand mur, il y a un grand mur qui va s'étendre bientôt pour séparer la France des autres pays, comme il y a comme... On a besoin de mur. Trump voulait un mur entre les Etats-Unis et le Mexique, si vraiment il faut aller aux mêmes conclusions. Est-ce que c'est ça le mur ?

Fermez le robinet, c'est ça le mur, fermez le robinet. Vous parlez bien des êtres humains, c'est toujours réservé. Ah non, le robinet des pompes aspirantes de l'immigration. Ah oui, les pompes aspirantes. Bien sûr. Reconnaissez, excusez-moi, parce que reconnaissez qu'aujourd'hui la générosité de la France en matière d'immigration, que ce soit pour l'aide médicale d'Etat, la paillette de soins réservée aux clandestins, que ce soit pour l'accueil des faux mineurs isolés, que ce soit pour la priorité au logement, notamment au logement social, c'est une réalité, ça coûte beaucoup d'argent. Je sais que votre grand projet, c'est de supprimer l'AME et qu'ainsi tous les Français soient malades.

La réformer. Puisqu'en l'occurrence, une fois que vous ne soignerez plus les êtres en V qui sur place, évidemment, les maladies, elles, n'ont pas de papier. Donc c'est la première fois. Deuxième fois, ce que je veux dire, c'est quoi ? C'est que d'un mot... Je voudrais que vous répondiez à ma question, surtout. Je vais répondre, comme il m'a interpellé, j'y réponds en 30 secondes. Ce mois-ci, vous avez vu qu'il y a eu à nouveau un mort en France, quelqu'un qui a peut-être un système très aspirant et de grande générosité, mais ce monsieur, quand il est décédé, il est mort où ? Dans le nord de la France, dans le Pas-de-Calais précisément, parce qu'il voulait aller en Angleterre.

Donc en l'occurrence, moi je veux bien que la France soit le paradis dont rêvent tous les êtres humains sur notre terre, mais ça n'est pas exactement comme ça que ça se passe. Du coup, j'ai oublié votre question. Ma question est la suivante. Est-ce que, comme le président américain, vous ne vous dites pas à un moment donné si effectivement on accueille trop, l'Europe, et en l'occurrence la France, risque de disparaître ? L'immigration va vous tuer, c'est ce que dit Donald Trump.

Moi, ce que je pense, c'est que vous pouvez faire des murs, vous pouvez faire ce que vous voulez, mais quand vous avez des situations de guerre qui existent dans notre pays, vous savez que les conflits sont particulièrement nombreux. La question, c'est qu'est-ce que la France fait aujourd'hui ? Est-ce que la France a une grande voix, une grande politique diplomatique de ce point de vue-là ? Du point de vue économique, maintenant, est-ce que nous nous couchons devant les États-Unis ? Non, mais ce n'est pas ma question, pardon. Est-ce que nous accueillons trop au risque de disparaître ? Vous ne savez pas pourquoi la France disparaîtrait. La France vous paraît en voie de disparition.

C'est ce que dit le président américain, et c'est ce que pensent un certain nombre de Français. Nous accueillons en ce moment 500 000 étrangers par an, 500 000 immigrés, nous faisons de moins en moins d'enfants, les chiffres sont tombés la semaine dernière. Est-ce qu'il y a un moment où il y a effectivement un risque de voir notre mode de vie profondément changer, et effectivement, à terme, peut-être de disparaître ? C'est très simple comme question. Moi, je ne suis pas adepte de la théorie du grand remplacement. Je ne crois pas que nous allons disparaître.

Je crois effectivement que la France, comme d'autres pays, sont des pays, et même plus que d'autres pays, sont des pays de mélange, sont des pays où les gens vivent ensemble, et ce n'est pas justement un pays de ségrégation. Ce n'est pas un pays de ségrégation. Dans les comptes de faits, peut-être. Pas dans les comptes de faits, regardez les statistiques de l'INSEE. Rachael Kahn, vous avez le sentiment que le vivre ensemble en France, c'est quelque chose qui fonctionne toujours ?

13:54
Présentateur

La fraternité, parce que le vivre ensemble, ça ne veut rien dire. Mais la fraternité, non, malheureusement, alors que c'est notre devise. C'est inscrit sur nos mairies, sur nos écoles, et malheureusement, aujourd'hui, au niveau de la transmission de cette devise républicaine, on a un sérieux problème. C'est pour ça que ce que j'évoquais tout à l'heure, c'était hors sujet, mais pas tant que ça. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on va parler beaucoup d'intégration, mais intégrer à quoi ?

Si la France est dans cette idéologie culpabilisée de toutes, qui ne s'aime pas, qui est en train de plier sur l'ensemble de ses fondamentaux, etc., on va accueillir des personnes étrangères, mais on va les intégrer à quoi ? Quelle idéologie, quelle structure, quels piliers fondamentaux ? Donc, en réalité, il est là le problème. C'est-à-dire que si nous avons... Je prends l'exemple, par exemple, de la laïcité, parce qu'à chaque fois qu'on dit laïcité, aujourd'hui, c'est un gros mot. Certains vous parleront de laïcité inclusive, je ne sais pas quoi. En fait, nous avons des principes fondamentaux que nous n'arrivons plus à transmettre du fait, justement, d'une population.

Et ce n'est pas une question de mélange. Moi, je suis très mélangée, croyez-moi, entre le Stettel et l'Afrique de l'Ouest. Ce n'est pas ça, la question. La question, la France n'est pas un pays ethnique, n'est pas un pays religieux, mais un pays qui est un pays politique où on transmet des piliers forts. Et aujourd'hui, on n'arrive plus à être fiers de nos piliers.

15:26
Julien Odoul

Écoutez, je ne sais pas, il y a un an, c'était les Jeux Olympiques. On croirait qu'on a oublié cet élément-là. Parce que vous décrivez toujours une France dans laquelle il n'y a plus aucune fraternité. Je ne dis pas que c'est le paradis. Je dis qu'effectivement, la fraternité, elle est menacée. Je ne dis pas le contraire. Elle est menacée aussi, excusez-moi, mais elle est menacée de plusieurs côtés quand même. Pardon. Tantôt quand on est une femme et qu'on s'est agressée,

15:43
Présentateur

qu'il n'y a personne qui réagit.

15:44
Julien Odoul

Donc, ce que je veux dire, c'est qu'on sait très bien que l'extrême droite n'a pas une vision très fraternelle, en général, de la vie de la France. Moi, j'ai parlé en tant que femme. Mais ce n'est pas, j'ai bien entendu ce que vous avez dit. Donc, ce que je veux dire, c'est que, bien sûr, qu'il y a des problèmes, bien sûr qu'il faut y faire face, mais simplement, je ne veux quand même pas qu'on oublie ce qu'est la France réelle. Et je veux dire, il y a un an, nous vivions les Jeux Olympiques ensemble. Donc, quand même, sur cette question précise... Vous pensiez que les spectateurs des Jeux Olympiques, c'était la France réelle ? Ah, je ne sais pas.

Vous pensez que la France éternelle, dans sa véritable diversité, vous pensez que c'était celle qui pouvait assister aux épreuves des Jeux Olympiques ? Mais je ne parle pas... Non, non, non, mais c'est intéressant. Le prisme déformant... Vous parlez des spectateurs, je ne parlais pas des spectateurs. C'est intéressant, le parisianisme... Vous êtes député, moi, je ne suis pas député. Vous n'avez pas eu de place, vous n'arrêtez pas d'histoire. Vous ne parliez pas d'avoir une place. Moi, j'ai regardé, comme tous les Français, les trucs à la télé.

Très bien, la parenthèse un peu enchantée des Jeux Olympiques, où il y avait très peu de délinquance, parce qu'il y avait des policiers à tous les coins de rue, où il y avait une sorte de fraternité, parce qu'effectivement, à la télé, on voyait des belles images, c'est un prisme un peu déformé, me semble-t-il. Ça a existé, mais c'était deux semaines qu'on ne revivra probablement pas avant très longtemps.

16:50
Présentateur

En tant que femme, on pouvait se balader à une heure d'heure.

16:53
Julien Odoul

Ça a duré deux semaines. Aujourd'hui, une femme qui prend le métro le samedi soir à une heure du matin, je ne sais pas si elle se sent très en sécurité. Je ne suis pas complètement convaincu de cette situation-là. Et par rapport à la fraternité,

17:04
Présentateur

c'est la réaction, justement, qui n'est pas de réaction.

17:09
Julien Odoul

Patrick Bonin. Juste un point, quand même, quand Donald Trump explique qu'il n'y a plus d'immigration aux États-Unis, chaque année, les États-Unis, et encore cette année, accueillent plus d'un million de travailleurs étrangers. Donc, il y a aussi de travailleurs qui déposent des cartes vertes. Donc, dans le propos outrancier du président Trump... C'est ce qu'on appelle une immigration choisie. Oui, encore une fois, là... Quand en France, elle est davantage subie, me semble-t-il. Il indique qu'il a fait tout pour fermer les frontières et arrêter, pour reprendre l'expression, le robinet de l'immigration.

Ça n'est pas tout à fait le cas, quand même, puisque les États-Unis accueillent énormément de travailleurs étrangers. Alors, certes, choisis, mais il y a quand même une politique migratoire aux États-Unis, politique migratoire aussi, qui est liée, et moi, je pense à tous les téléspectateurs qui, aujourd'hui en France, ont du mal, des hôteliers, des restaurateurs, à recruter une main d'œuvre parce qu'ils n'ont pas, et on le voit tous les jours à la terrasse... C'est une réalité aussi. ...des profils et des ressources humaines capables de le faire.

Donc, il faut peut-être sans doute mettre un bémol au propos du président Trump, qui, lors d'ailleurs de cette conférence de presse, a fait punch-shine sur punch-shine. Celle-ci n'était peut-être pas non plus la meilleure qui l'ait réalisée. Alors, avant de voir ce qui se passe en ce moment au Royaume-Uni, une dernière question. La Cour nationale du droit d'asile demande à la France de recevoir les Gazaouis. Est-ce que vous considérez que c'est une chance pour la France et qu'il faut effectivement le faire ou pas ? Mais qu'est-ce qu'on fait ? Alors, ça veut dire que, si je vous suis bien, il ne faut évidemment pas reconnaître l'état de presse. Je pose une question. Non, mais je vous réponds.

Il y a une situation terrible qui se passe actuellement au Proche-Orient. Les Gazaouis, en plus, attention, ne croyez pas que la France va être complètement ensevelie par le nombre de Gazaouis. Malheureusement, la situation de Gazaouis est absolument terrible, premièrement. Donc, il faut accueillir ceux qui en font la demande. Écoutez, à quoi c'est ça, le droit d'asile, si on n'accueille pas les Gazaouis ? Ça veut dire quoi, droit d'asile, s'il n'y a pas les Gazaouis ? Moi, je ne vois pas. Julien Oudoul, vous voulez répondre ? Oui, alors déjà, le droit d'asile, qui était totalement dévoyé ces dernières années, le droit d'asile, originellement, c'était un droit individuel.

Individuel, puisqu'on était persécuté individuellement, soit par ses orientations politiques, soit par sa confession, par ses idées, par ses écrits, Salman Rushdie, par exemple, Julian Assange, ça, ils sont éligibles au droit d'asile. Ce n'est pas des populations. On ne décrète pas qu'une population est, encore une fois, légitime pour obtenir le droit d'asile. Et concernant les Gazaouis, excusez-moi, vous avez là une population qui est aujourd'hui sous la botte et liée à un groupe terroriste, c'est un fait, le Hamas, dont on sait que beaucoup sont de près ou de loin liés aux attentats du 7 octobre 2023.

Et le risque que fait prendre cette décision, c'est une infiltration, c'est que ces Gazaouis, qui sont peut-être, pour certains d'entre eux, des terroristes, viennent continuer leur djihad ici et attenter à la sécurité de nos compatrières de confession juive. Compte tenu aujourd'hui des chiffres de l'antisémitisme qui sont à un record jamais vu. Compte tenu de la situation qui est totalement débridée de Vueling aux terrasses de café. J'ai vu que là, Marie s'infiltre, une humoriste qui se fait chasser, qui doit quitter une terrasse de café parce qu'elle est juive et parce qu'elle a été reconnue par des militants pro-palestiniens.

Vous allez mettre de l'huile sur le feu en faisant venir des gens qui ont la haine du juif dans leur ADN, qui ont été biberonnés à la haine du juif. Et je le dis d'ailleurs, d'autant plus que les enfants, et c'est criminel d'ailleurs de la part de ces terroristes, dès le plus jeune âge, dès le plus jeune âge, dès le plus jeune âge, dès 3 ans, vous avez des enfants qui sont endoctrinés dans l'antisémitisme qui défilent avec des bandeaux verts, avec des kalachnikovs et qui sont habitués et éduqués à la violence. Et vous allez faire venir une partie de ces gens-là en France, mais c'est criminel. C'est une décision criminelle. C'est votre conclusion ?

C'est mourir en silence, c'est mourir chez vous et mourir en paix. C'est ça votre conclusion ? Je ne sais pas, j'aimerais savoir. La conclusion, c'est quoi la conclusion ? Donc, quelle raccourci ? Pas au Gazaoui. La situation des Gazaouis est absolument abominable, tout le monde le sait aujourd'hui. Donc, vous dites qu'il est impossible qu'il y en ait le moindre qui vienne en France, donc qu'il meurt chez eux. C'est ça que vous dites ? C'est ça que je vous pose la question. Il y a un prisme, en tout cas, tout est concentré sur ce qui se passe à Gaza. Pas du tout. On parle de Gaza.

Il y a des massacres épouvantables au Soudan, il y a des massacres épouvantables en République démocratique du Congo où vous avez un attentat qui a eu lieu dans une église où 43 fidèles catholiques ont été massacrés à la machette. Ça n'intéresse pas à la gauche. Et ça n'intéresse pas à la gauche. Vous proposez la loi du Congo, donc, M. Azoul. Guillaume Roubocouachi, la question qui est posée, et on entend ce qui se passe à Gaza et ce qui se passe là-bas en ce moment, effectivement, on est tous d'accord pour le dire, est épouvantable. Néanmoins, est-ce que vous pensez aussi à la sécurité des Français qui est peut-être en danger si on accueille effectivement trop de Gaza?

Oui, parmi lesquels il y a incontestablement des terroristes. Ça aussi, c'est un fait. Est-ce que la France, en raison de ce qui se passe à Gaza, doit prendre le risque d'accueillir sur son sol un certain nombre de terroristes qui se mêleront aux civils? J'ai entendu ce que vous avez dit. Vous vous doutez bien que je ne suis pas favorable à ce que, comme vous dites, la France accueille des terroristes. Ah, alors comment fait-on pour les distinguer, pour les dissocier? Mais ce que je dis, c'est que si on tient, mais tout le monde n'y tient pas, moi j'y tiens, et nous, nous y tenons, au droit d'asile, je vous dis qu'à ce moment-là, je ne vois pas comment vous ne pouvez pas l'appliquer à Gaza.

C'est impossible de... C'est un cheat à accueillir un certain nombre de terroristes parmi les civils. Mais oui, mais c'est un fait.

22:16
Présentateur

Une nouvelle fois, bon, là, en ce moment, et depuis le 7 octobre, ça s'est déployé, enfin, des connaissances sur le droit international, c'est quand même un véritable problème, parce qu'effectivement, la question du droit d'asile, elle est individuelle. Elle est individuelle. C'est-à-dire que, par exemple, Salmane Rouchdi, etc. Donc, malheureusement, aujourd'hui, on veut se faire croire qu'on est plus humaniste que les humanitaires, qu'on est plus pacifique que la paix.

Or, la question des Gazaouis, aujourd'hui, des Palestiniens, malheureusement, je connais des personnes qui ont été victimes dans leur chair de ce pogrom, où ils avaient des Palestiniens qui travaillaient chez eux, des gens de gauche qui travaillaient chez eux, et qui ont donné les plans pour le pogrom du 7 octobre. Il n'y a aucun pays qui ne veut des Palestiniens. L'Égypte n'en veut pas. La Jordanie n'en veut pas. Pourquoi ? Parce que nous avons ce problème de cette porosité entre le Hamas et les terroristes et les Palestiniens qui, eux, en plus, sont victimes du Hamas, aujourd'hui, et de cette situation-là.

Donc, peut-être que la France peut appeler, l'Égypte peut appeler, justement, d'avoir des populations déplacées qu'ils restent dans leur région. Voilà. La Syrie,

23:30
Julien Odoul

le président Macron, a de bonnes relations avec le nouveau chef du régime syrien. Pourquoi ils ne demandent pas à la Syrie d'accueillir les Gazaouis ? En tout cas, je retiens que vous, vous souhaitez que la France accueille les Congolais. c'est pas ce qu'on retient le plus de ce débat-là. Et les Français qui nous regardent ce soir se demandent naturellement si la politique qu'ils souhaitent voir mise en œuvre dans ce pays va être respectée ou non. Non, mais la question du terrorisme est une question très sérieuse. Tout le monde dans ce pays est très marqué par cette expérience.

Et nous, nous l'avons été tout particulièrement avec Charlie Hebdo parce que cette vague a commencé comme ça et la plupart des signes dans Charlie Hebdo, Volinsky et d'autres, ils ont travaillé pour l'humanité, etc. Donc, ne pensez pas que ce soit une question qu'on prenne à la légère. C'est pas une question qu'on prend à la légère. Mais ce qui se passe à Gaza est une boucherie. Et moi, je refuse qu'on reste comme ça en ne faisant rien.

24:24
Présentateur

Je suis bien d'accord. Mais moi, j'aimerais bien aussi que la France puisse parler d'Israël et de ces enfants qui sont attaqués sur sept fronts. On a condamné le septembre. Oui, mais on condamne, mais franchement, on en parle beaucoup moins que la Palestine, vraiment. Et de la crise humanitaire qu'il peut y avoir aussi.

24:39
Julien Odoul

On va marquer une courte pause. Vous restez avec nous, bien sûr. On se retrouve dans quelques minutes pour la deuxième partie de 100% Politique. Nous parlerons de ce qui se passe au Royaume-Uni où de nouveaux heures anti-migrants ont éclaté durant le week-end. A tout de suite. Sur la route, il y a tout le monde. Et il y a nous. Nous qui vivons la route. Nous allons. Nous venons. Nous revenons. Nous roulons sur la 6, la D34, la N2. Nous avalons des kilomètres et des sandwiches triangles. Sans nous connaître, nous sommes ensemble. En cas de danger, en cas de contrôle, nous sommes prévenus. Nous nous prévenons. Nous sommes 5 millions de membres et nous rendons la route plus sûre. Coyote.

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25:54
Locuteur non identifié

Encore mieux. Seulement 23 kilomètres au compteur.

25:57
Julien Odoul

Ah ok.

25:57
Locuteur non identifié

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26:06
Julien Odoul

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27:01
Locuteur non identifié

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27:40
Julien Odoul

Salut l'artiste. Tu mets un gros poulaga. C'est-à-dire ? Je le prends bien mieux. On va pas le manger à Saint-Glinglin. Ça chatouille le place. Ah ! Ah, ça te remonte dans la truffe, hein ? Mets moi trois dorades, bien comac. Ah, je vous l'ai vide ? Non, casse pas les nénettes. Vous m'avez déballé toute la carte postale. Je prends tout ! Hé, Mino, je suis là. Bonjour. J'espère que j'ai rien oublié dans les commissions parce que tu sais, je chayote un peu de la cafetière. De la quoi ? Oui, la tête. De la cafetière. Et l'hôtel. N'est-ce pas ? Et seulement 240 euros la nuit sur mon site préféré. Quoi ? Tu n'es pas passé par Trivago ? Je n'ai payé que 145 euros. Il faut que tu essayes Trivago.

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29:07
Locuteur non identifié

Cric revient avec Renault 4. Inscription sur Renault.fr. Nombre de bénéficiaires limités.

29:11
Julien Odoul

De retour en direct sur CNews. Soyez les bienvenus dans la deuxième partie de 100% Politique. Nous parlions juste avant la pause de l'immigration en France. Direction tout de suite le Royaume-Uni. Puisque des heures récents devant un hôtel qui accueille des demandeurs d'asile ravivent les craintes d'une escalade de la violence en Grande-Bretagne et rappellent les émeutes anti-immigration de l'année précédente. Célia Judas.

29:55
Locuteur non identifié

Ils étaient des centaines à s'être rassemblés hier à proximité d'un hôtel d'Épigne. D'un côté, des manifestants anti-migrants venus crier leur refus d'accueillir des demandeurs d'asile dans cet établissement. Parmi eux, de nombreux habitants inquiets après l'inculpation à la mi-juillet d'un migrant accusé d'agression sexuelle sur une adolescente de 14 ans. Dans les magasins, des femmes sont abordées et elles font face à des exhibitionnistes lorsqu'elles promènent leurs chiens au terrain communal de Belle. En fait, les migrants dans l'hôtel ne devraient pas être ici. Ils représentent une menace.

Je pense juste qu'ils devraient être logés ailleurs jusqu'à ce qu'on prouve qui ils sont et s'ils sont légaux ou autre. Face à eux, les associations d'aide aux réfugiés dénoncent une stigmatisation des étrangers dans le pays.

30:46
Julien Odoul

La faute revient à Réformes UK et à la presse qui ont attisé une frénésie concernant les migrants. C'était à propos des personnes noires dans les années 1970, puis à propos des Asiatiques et maintenant c'est à propos des musulmans. Il y a de véritables problèmes concernant la crise du coût de la vie et ce n'est pas causé par les migrants dans cet hôtel.

31:07
Locuteur non identifié

Ces dernières semaines, d'autres manifestations similaires se sont déroulées à l'est de l'Angleterre selon des médias britanniques.

31:18
Julien Odoul

Julien Audoul, est-ce que vous considérez qu'on arrive à une sorte de point de rupture en Grande-Bretagne et est-ce que vous redoutez de voir ce type de rassemblement organisé en France ? Oui, je pense qu'il y a un point de rupture mais pas qu'en Grande-Bretagne. En Europe, les peuples en ont ras-le-bol de l'immigration. Ils en ont ras-le-bol surtout de cette idéologie du vivre ensemble dont on en parlait tout à l'heure qui leur a été vendue depuis des années, c'est-à-dire l'ouverture totale, c'est-à-dire la bienveillance avec l'autre, faire en sorte que l'autre ait plus de droits, que les nationaux soient prioritaires et que les nationaux passent après. Tout ça est devenu insupportable.

Et aussi, il y a le sujet de la violence, de l'insécurité puisqu'on le voit notamment en France dans les chiffres du ministère de l'Intérieur pour le coup, dans les statistiques officielles, il y a un lien évident qu'aujourd'hui, même le dernier des gauchistes ne peut pas nier entre l'immigration massive et l'insécurité majeure. Donc, les peuples, à un moment donné, se lèvent et en ont ras-le-bol de voir que leurs dirigeants, parce que le problème, il est là, le problème n'est pas celui des migrants, ce ne sont pas eux les responsables.

Les responsables, ce sont les dirigeants politiques de gauche et de droite, d'ailleurs, qui ont fait venir cette immigration, qui ont fait croire à la terre entière, qu'elles pouvaient bénéficier d'un asile, qu'elles pouvaient être soignées, prises en charge, bénéficiées de prestations sociales chez nous, au détriment de nos peuples. C'est ça, la réalité.

Et aujourd'hui, vous avez des peuples qui ne le supportent plus, qui l'expriment à la fois dans les urnes, et c'est une bonne chose, et malheureusement, qui l'expriment aussi par des actions de ce type qui ne doivent pas se généraliser, parce que des sociétés de plus en plus multi-ethniques deviennent des sociétés de plus en plus multi-conflictuelles. C'est ça, la réalité. Guillaume Rouboukouachi, naturellement, la violence, il faut toujours la condamner. Mais est-ce que vous vous dites, en regardant ces images, voilà aussi ce qui peut arriver quand les responsables politiques n'écoutent pas les citoyens ?

Moi, je pense qu'effectivement, quand il y a des politiques antisociales qui sont menées, quand il y a des politiques de destruction des droits, quand il y a des politiques d'austérité qui sont menées, on n'a pas parlé des mesures qui sont préconisées par le gouvernement actuellement et qui vont faire mal, très mal, à la vie des Français, quand dans le même temps, on accompagne ce discours-là en disant que, évidemment, les grandes mesures antisociales et libérales, ça, on ne peut pas y toucher parce que vous comprenez, c'est le marché, etc. Mais par contre, il y a des étrangers sur lesquels vous pouvez taper allègrement, là, évidemment, ça continue.

Si en plus, dans le même temps, dans votre politique antisociale, vous cassez ce qui fait ciment national, si vous cassez l'éducation nationale, en abaissant encore les crédits, si vous cassez le monde de la culture, non, mais en l'occurrence, ici, en l'occurrence, la politique menée par Macron, le budget de l'éducation nationale n'a jamais été aussi haut. Non, mais pardon, est-ce qu'il y a un rapport avec ce dont on parle ? Je voudrais bien que votre réponse ait un rapport avec ce dont on parle, s'il vous plaît.

Ce que je vous dis, simplement, c'est que les politiques libérales qui sont menées par Macron ne croyaient pas à un seul instant qu'elles sont quelque chose d'exotique dans l'Europe et notamment de ce que fait, en l'occurrence, le Royaume-Uni. On parle des manifestants qui protègent contre l'arrivée de migrants qui ont arrivé sexuellement une adolescente. C'est que quand votre colère n'est pas une colère de classe, elle devient une colère de race. C'est tout, ce n'est pas plus compliqué que ça. Et en l'occurrence, nous, nous, nous considérons qu'il faut évidemment être contre ça.

Est-ce qu'on peut aussi peut-être considérer un instant que ceux qui manifestent là ne sont pas nécessairement des personnes racistes mais ils manifestent encore une fois contre des migrants qui sont arrivés qui ont été logés dans un hôtel dont l'un d'entre eux a agressé sexuellement une jeune adolescente. Est-ce que pour vous, ces manifestants-là sont nécessairement racistes ou est-ce qu'ils veulent simplement défendre leur sécurité ? Chacun sait qu'il n'y a que les immigrés qui violent des gens. On sait très bien qu'il n'y avait pas d'immigration. Ils sont surreprésentés dans la part des agressions sexuelles très largement, oui. Ce n'est pas sérieux.

Les chiffres officiels ce sont des chiffres officiels. De dire que les problèmes d'insécurité sont liés exclusivement à l'immigration. Exclusivement, personne ne l'a jamais dit mais soit lié en partie à l'immigration où les immigrés sont largement surreprésentés dans ces chiffres-là. La question qui est posée c'est qu'est-ce qu'on fait contre l'insécurité ou qu'est-ce qu'on fait contre l'immigration ?

Moi ce que je dis en l'occurrence ici c'est que la colère qui s'exprime chez ces Britanniques est une colère de vent qu'on retrouve dans beaucoup de pays qui sont sous le coup de politique antisociale de division à l'intérieur des gens qui travaillent et évidemment on essaie de lever les uns contre les autres. C'est quelque chose de ne pas voir la réalité qui permet toujours les oeillères. Les intérêts des dominants. Patrick Bonin. Juste ce qui est intéressant c'est qu'au Royaume-Uni le gouvernement anglais a communiqué il y a quelques semaines sur le fait qu'on a divisé par deux l'immigration en Angleterre en la passant de 800 000 à à peu près 400 000 personnes l'année dernière.

Et donc en réalité et d'ailleurs les gouvernements précédents ont fait beaucoup peut-être à contrario d'autres gouvernements européens pour baisser ce nombre de cette immigration et de la baisser de manière drastique. 50% c'est colossal. Alors il y a les mesures du Brexit il y a énormément de choses mais au UK pardon en Angleterre il y a 50% de moins. Et pour autant ces tensions sociales liées effectivement à une empreinte locale effectivement des gens qu'on accueille dans des villes d'une taille très discutable et donc qui du coup ont un impact sur la société importante font effectivement la une de l'actualité et on comprend nécessairement les populations qui sont soumises à cela.

Et d'ailleurs on a bien le sujet en France sur ce plateau il y a quelques jours témoignaient des maires de petites communes disant que c'était très compliqué d'accueillir des populations dans des écosystèmes. Et ce que ça démontre aussi c'est la question de la politique de l'aménagement du territoire. Alors il y a des politiques autour de ce plateau donc c'est plutôt à eux de s'exprimer que moi sur ce sujet. En revanche la question de l'aménagement du territoire et de comment on accueille ces populations doit forcément être corrélée avec le nombre de migrants qu'on est en capacité d'accueillir et la manière dont on est en capacité de l'accueillir.

Sauf que dire ça sur un profil de télévision ou dire ça quand on est ministre de l'intérieur c'est sans doute beaucoup plus compliqué que quand on commente l'actualité sur ce plateau. Donc oui il y a un moment où l'aménagement du territoire ces questions sont des questions centrales dans la question de l'immigration et pas simplement le chiffre puisque les anglais sont le parfait exemple. On a divisé par deux l'immigration et pour autant une partie des problèmes sont encore là. Là typiquement dans cet exemple précis c'est un problème d'aménagement du territoire.

Il y a la question de l'aménagement du territoire mais Rachel y a fait référence tout à l'heure il y a la question de l'intégration aussi. Est-ce qu'un pays et là on va revenir en France est-ce qu'un pays comme la France a encore la capacité d'intégrer ceux qui arrivent sur le territoire français alors qu'une partie de ceux qui sont déjà là et qui sont arrivés il y a déjà plusieurs années ne sont pas intégrés ?

37:56
Présentateur

Oui c'est ça et puis dans la mesure aussi où nos propres enfants n'arrivent pas à où nous n'arrivons pas nous en responsabilité à transmettre à nos propres enfants c'est ça aussi en tant qu'adulte donc il y a différentes problématiques après moi j'ai vraiment peur de ce qui peut se passer avec les crises économiques effectivement et sociales dans les différents pays d'Europe j'ai peur de ces situations-là où effectivement il y a cette violence qui est engendrée à l'égard des différents citoyens et qui génère aussi du racisme c'est-à-dire que en fait parce qu'il y a ces personnes qui arrivent qui se comportent extrêmement mal et bien aussi ça crée aussi ça alimente le racisme et les extrêmes aussi peuvent en profiter de ça donc il y a ça mais moi je resterai toujours sur cette ligne-là et parce qu'on parle aussi du Royaume-Uni qui a été aussi un pays colonial que le véritable problème aujourd'hui et l'enjeu par rapport à ces personnes qui arrivent en situation de souffrance sur un territoire étranger c'est qu'il faut régler les questions au sein des pays d'origine

38:58
Julien Odoul

Bien sûr Oui pour ce qui est de l'immigration il y a évidemment la question du nombre qui est très importante la France accueille entre 400 000 et 500 000 personnes légalement chaque année donc l'assimilation avec ce ratio est impossible l'assimilation c'est faire en sorte que l'étranger qui fait la démarche de venir en France s'assimile à l'histoire de France épouse sa culture sa langue ses mœurs aujourd'hui c'est impossible et puis il y a aussi le profil de l'immigration parce que quand on parle d'immigration au sens large il faut quand même distinguer plusieurs types d'immigration l'immigration européenne n'a évidemment pas posé de problème parce que nous avons le même socle culturel donc elle s'est assimilée très bien quelquefois durement avec les règles de la laïcité il faut se rappeler des polonais des italiennes etc.

qui ont eu du mal avec la laïcité à la française mais pourtant ça a été accepté vous avez l'immigration asiatique qui ne pose aucun problème dans notre pays aucun problème l'immigration asiatique est parfaitement intégrée assimilée travaille respecte nos lois ne fait jamais de bruit et vous avez une immigration effectivement plutôt de culture arabo-musulmane qui est très difficile à intégrer et qui d'ailleurs pour certaines d'entre elles ne le veulent pas veut rester avec ses règles ses codes sa langue son costume et aujourd'hui on le voit bien et d'ailleurs notamment pour ce qui concerne les afghans c'est même Didier Leschi qui est le président le directeur de l'office français de l'immigration et de l'intégration qui disait que les afghans sont inintégrables inintégrables et pourtant on leur a ouvert les portes de la France