Sébastien Lecornu : «Non, l’Etat ne profite pas de la crise»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- Fait
« Non, l'État ne profite pas de la crise déjà car l'État c'est la nation toute entière. »
- Fait
« Soutien aux filières, dépenses publiques supplémentaires, impact sur l'activité économique dont la baisse de la consommation et diminution des rentrées fiscales. »
- Chiffre
« les prévisions de l'INC publié hier table sur un ralentissement de la croissance de 0,3 à 0,2 % sur les deux premiers trimestres. »
- Fait
« la crise fait monter les taux d'intérêt souverains. Il devient déjà plus cher pour la France d'emprunter pour financer sa dette. »
- Chiffre
« Le taux d'empreinte de la dette française a augmenté de 15 % depuis le 27 février. »
- Fait
« les seuls profiteurs de cette crise sont les pays producteurs d'énergie fossiles dont nous sommes aujourd'hui encore trop dépendants. »
- Fait
« chacun devra partager la contrainte car les choses ne sont jamais aussi simples qu'elles sont parfois présentées par certains, surtout entre deux campagnes électorales. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
D'autres secteurs sont également concernés. Je pense notamment aux professionnels de santé libéraux, aux secteurs industriels comme la chimie, fortement exposé au coût de l'énergie. D'autres filières que je ne cite pas ici puisque nous l'avons fait tout à l'heure lors des questions gouvernement sont évidemment concernées.
Des annonces ont été faites mais je le dis d'autres viendront car dans une crise de cette nature, il faut savoir adapter nos réponses en permanence. Il est évident que la crise va évoluer de jour en jour. Il va nous falloir être très souple, très adaptable.
J'ai donc demandé à l'ensemble des ministres de se préparer à tous les scénarios, y compris les plus difficiles et les plus graves. Mais il faut aussi dans le même temps tordre le coup à une idée fausse. Non, l'État ne profite pas de la crise déjà car l'État c'est la nation toute entière. ce qui pourrait être perçu comme un gain d'un côté et on le sait tous compensé par une perte ailleurs.
Soutien aux filières, dépenses publiques supplémentaires, impact sur l'activité économique dont la baisse de la consommation et diminution des rentrées fiscales. D'ailleurs, monsieur le ministre de l'économie et des finances, les prévisions de l'INC publié hier table sur un ralentissement de la croissance de 0,3 à 0,2 % sur les deux premiers trimestres. Enfin, et là aussi, vous le savez, mais il est utile de le rappeler, la crise fait monter les taux d'intérêt souverains.
Il devient déjà plus cher pour la France d'emprunter pour financer sa dette. Le taux d'empreinte de la dette française a augmenté de 15 % depuis le 27 février. C'est pourquoi nous prendrons un engagement simple, la transparence totale en la matière.
Elle permettra de répondre aux questions, de dissiper les doutes, d'entraver les fantasmes ou les mensonges qui nuisent au consentement, à l'impôt et porte atteinte, je le dis clairement, au patriotisme. Car les seuls profiteurs de cette crise sont les pays producteurs d'énergie fossiles dont nous sommes aujourd'hui encore trop dépendants. Et celles et ceux qui pointent du doigt l'État sont les mêmes qui parfois il y a seulement 3 semaines refusaient la décarbonation de notre modèle énergétique.
Ceci étant dit, le parlement, madame la présidente de l'Assemblée nationale sera donc pleinement associé. Une première restitution interviendra dès le mois d'avril et chacun pourra juger sur pièce de la réalité des effets budgétaires de cette crise sur le terrain économique mais aussi sur le terrain budgétaire et fiscal. Mais je le dis aussi clairement, chacun devra partager la contrainte car les choses ne sont jamais aussi simples qu'elles sont parfois présentées par certains, surtout entre deux campagnes électorales.
Mais au-delà de la gestion immédiate, cette crise, je le disais, nous rappelle une réalité plus profonde. Notre dépendance aux énergies fossiles demeure trop importante.
Sébastien Lecornu