Jean-Pierre Farandou était l'invité de RTL le 4 septembre 2002
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Questions et réponses
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- 0:18OuverteRéponse directe
4,7 milliards, c'est donc la part consacrée au rail dans le plan de relance annoncé hier par le Premier ministre.
- 0:38RelanceRéponse directe
Mais on dit qu'on veut nous faire préférer le train et on vous donne moitié moins qu'à Air France. Il faut que vous nous expliquiez pourquoi c'est beaucoup.
- 1:00FerméeRéponse directe
Le réseau, c'est votre priorité ? La priorité des priorités
- 1:15OuverteRéponse partielle
Alors, combien de kilomètres vous allez rénover et quand ? Quand est-ce que les Français vont voir ?
- 1:27OuverteRéponse directe
Je rappelle trois trains bloqués, un millier de voyageurs en galère. J'ai lu que la caténaire endommagée datait de 1926.
- 2:45OuverteRéponse directe
Vous allez embaucher, vous allez faire appel à des entreprises. C'est combien d'emplois ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:18PrésentateurChiffre
« 4,7 milliards, c'est donc la part consacrée au rail dans le plan de relance annoncé hier par le Premier ministre. »
- 0:30Invité politiquePromesse
« Et avec ça, on peut faire beaucoup de choses et on va faire beaucoup de choses pour les Français. »
- 0:43Invité politiqueChiffre
« Il faut être conscient qu'on est presque à 5 milliards d'euros. C'est une somme considérable. »
- 2:54Invité politiqueChiffre
« Les calculs que nous faisons, c'est 9000 emplois pendant 5 ans. »
- 2:59Invité politiqueChiffre
« C'est plus de 1000 chantiers partout en France, le réseau. »
- 4:26Invité politiqueFait
« D'abord, ce gouvernement joue le fret, a décidé d'investir sur le fret, sur l'infrastructure, sur le système d'aide pour que les chargeurs mettent leurs marchandises dans les trains. »
- 4:51Invité politiqueChiffre
« On a au niveau de l'Europe un programme formidable, Green Deal, cette espèce de contravers, où l'Union Européenne est prête à mettre 40 milliards d'euros sur les infrastructures. »
- 4:59Invité politiqueChiffre
« Et l'objectif, c'est 1 million de camions en moins en Europe. »
- 5:15Invité politiqueChiffre
« Donc, on a 20% de trafic en moins. »
- 10:07Invité politiqueFait
« Géodice, en 48 heures, a monté une noria de gros porteurs en ton offre entre la France et Shanghai. »
- 10:57Invité politiqueFait
« C'est un sujet de souveraineté industrielle. »
Temps de parole
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- Présentateur 24 %
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RTL
Matin,
Yves
Calvi. 7h43, excellente journée à vous tous qui nous écoutez. Alba Ventura, vous recevez donc ce matin le président directeur général de la SNCF, Jean-Pierre Farandou. Bonjour Jean-Pierre Farandou. Bonjour. 4,7
milliards,
c'est donc la part consacrée au rail dans le plan de relance annoncé hier par le Premier ministre.
Ça
paraît peu quand on sait que la crise sanitaire vous a fait perdre 4 milliards d'euros.
Non,
non, c'est beaucoup 4,7
milliards.
Et avec ça, on peut faire beaucoup de choses et on va faire beaucoup de choses pour les Français.
Mais on dit qu'on veut nous faire préférer le train et on vous donne moitié moins qu'à Air France. Il faut que vous nous expliquez pourquoi c'est beaucoup.
C'est beaucoup parce que c
'est
quand
même
beaucoup d'argent. Il faut être conscient qu'on est presque à 5 milliards d'euros. C'est une somme considérable. C'est une somme qui va nous permettre de faire des choses pour les Français, pour les territoires. On va faire, on va rénover le réseau. Le réseau ferroviaire, c'est absolument ce qu'il faut faire. Il faut rénover les voies, il
faut
rénover les caténaires. On l'a vu récemment, quand les caténaires sont anciennes, on peut avoir des problèmes.
Le réseau, c'est votre priorité ? La priorité des priorités
?
Ah oui, c'est ma priorité parce que s'il
n'y
a pas un réseau de qualité, il n'y
a
pas de train de qualité. C'est plus ingrat, ça ne se voit pas. L'infrastructure ferroviaire, elle est absolument indispensable. Un service de qualité pour les trains de la vie quotidienne, il faut des rails qui fonctionnent.
Alors, combien de kilomètres vous allez rénover et quand ? Quand est-ce que les Français vont voir ? Vous évoquiez ce qui s'est passé dimanche dernier entre Andail et Paris. Je rappelle trois trains bloqués, un millier de voyageurs en galère. J'ai lu, Jean-Pierre Farandou, sur le site VilleRailTransport, que la caténaire qui a été endommagée date de 1926.
Les bras nous
en tombent.
Oui, c'est ça le problème.
D
'abord, pour l'incident que vous évoquez, moi, je voudrais quand même m'excuser auprès des Français qui ont été pénalisés par cet incident. Ce n
'est
pas acceptable et je ne l'accepte pas d'ailleurs. Je vais vraiment mener une enquête approfondie pour comprendre ce qui s'est passé. On voit bien qu'il
y
a certainement une cause sur la vétusté des caténaires, d'où d'ailleurs le plan de relance qui tape juste en
mettant de l'argent. Il y a un début d
'enquête qui parle de bricolage sur ces lignes-là, les lignes dont on parle. Du bricolage.
Le
bricolage est excessif. Je ne retiens pas ce mot. Les cheminots font tout ce qu'ils peuvent avec les moyens que sont les leurs pour que ces lignes fonctionnent. Et elles fonctionnent. D'ailleurs, cet été, ça s'est bien passé. La canicule a été sévère. Vous savez, la canicule, c'est une grande chaleur. Ça use les caténaires, ça use les voies. On a tenu. C'est rallant que le dernier week-end se termine mal. C'est vraiment dommage. L'été avait été bon. On avait été au rendez-vous des Français pour l'été, comme on l'avait été en sortie de confinement. Voilà, la SNCF, elle a fait le boulot pendant plusieurs mois. On a cet incident fâcheux. On voit bien, on sent bien qu'une des causes racines,
c
'est cette infrastructure trop ancienne. Le plan de relance, il vient bien. Il tape juste en mettant de l'argent sur l'infrastructure. On va permettre d'avoir un service ferroviaire de qualité. Je rappelle que cet argent aussi, il va aller aux entreprises. Ce n
'est
pas la SNCF qui le garde. Il ira des entreprises, c'est bon pour l'emploi, partout dans les territoires.
C'est-à-dire,
c'est bon pour l'emploi. Vous allez embaucher, vous allez faire appel à des entreprises. C
'est
combien d'emplois ?
Alors, les entreprises qui vont travailler pour nous, on voit qu'il
y a
à peu près 4 milliards d'euros qui vont aller sur le réseau. Les calculs que nous faisons, c'est 9000 emplois pendant 5 ans. Voilà, dans les entreprises,
partout sur les
territoires. C'est plus de 1000 chantiers partout en France, le réseau. Donc, c'est vraiment des choses qui vont se voir. Alors, bien sûr, les effets sont graduels.
C
'est un effort qu'il faut faire dans la durée. Mais là, vraiment, nous avons entrepris depuis quelques années un effort massif de régénération, c'est-à
-dire
de renouvellement du rail. C'est ça qui paiera sur la durée pour un transport ferroviaire de qualité dans notre pays.
Mais est-ce que vous pouvez me dire, je répète ma question, combien de kilomètres de lignes vont être rénovées ? Et à quelle échéance ça démarre ? Qu'est-ce qui va être visible assez vite ?
Alors, ce qu'on va voir, c
'est
y compris des grandes lignes, mais aussi des petites lignes. On a déjà des travaux engagés sur les petites lignes. Là aussi, le plan de relance met des ressources sur les petites lignes. Moi, j'en suis ravi. La SNCF est satisfaite d'avoir, enfin, j'allais dire, de l'argent pour rénover aussi les petites lignes. Donc, il y
a
des travaux en
Bretagne. Par exemple
? Il y
a
des travaux en Bretagne, entre Dole et Avranche. Il y
a
des travaux dans le Grand Ouest, entre La Rochelle et La Roche-sur-Yon. Il y a des travaux sur la région sud, entre Marseille et Martigues. Voilà, donc on est en mouvement. Et ce mouvement, on va pouvoir l'amplifier grâce au plan de relance.
Alors, venons-en maintenant à ce qu'on appelle le fret, le transport de marchandises.
Les
acteurs de la filière du fret demandaient 11 milliards. Voilà, on est quand même loin du compte. Pour un sujet qui, pardon, date d
'il
y
a
longtemps. Ça fait longtemps qu'on parle du transport de marchandises.
Qu'est-ce
qui
ferait qu'aujourd'hui, en un claquement de doigts, on verrait des transporteurs sur le train
? D
'abord, le fret de ferroviaire, c'est important. Si on veut moins de camions sur les routes, il faut plus de marchandises dans les trains. C'est une vérité fondamentale. Alors, pourquoi ça va marcher ce coup-ci ? Parce qu
'il
y
a
un alignement des planètes qu'on n
'a
jamais connu. D'abord, ce gouvernement joue le fret, a décidé d'investir sur le fret, sur l'infrastructure, sur le système d'aide pour que les chargeurs mettent leurs marchandises dans les trains. Les Français veulent davantage de trains. On l'a vu dans la Convention citoyenne, où la première recommandation des Français, c'est le train et la solution de mobilité, pour les voyageurs, mais aussi pour les marchandises. Et enfin, n'oublions pas l'Europe. On a au niveau de l'Europe un programme formidable, Green Deal, cette espèce de contravers, où l'Union Européenne est prête à mettre 40 milliards d'euros sur les infrastructures. Et l'objectif, c'est 1 million de camions en moins en Europe.
Donc, cet alignement de planètes, la France, les Français, l'Europe, est une opportunité extraordinaire pour relancer le fret dans notre pays.
Et pourquoi vous supprimez des postes de conducteurs dans le fret
? Alors,
on a juste le trafic, ce qui est normal. Vous savez, le fret a beaucoup souffert de la succession grève des retraites et la crise Covid. Donc, on a 20% de trafic en moins. En fait, on a des conducteurs de train dans le fret mal utilisés. On leur propose de venir aux voyageurs. Ah, ils ne sont pas licenciés. Ah non,
non,
licenciement, ça n'existe pas, les SNCF. Merveilleux. Ils passent côté voyageurs. Et là, on voit l'avantage d'un groupe unifié. Nous sommes un groupe unifié. Monsieur Minot peut avoir des parcours professionnels au sein de ce groupe. Et là, c'est une démonstration qu'à la SNCF, on fait carrière,
on
fait des parcours, on passe du fret aux voyageurs.
Le train des primeurs,
la
ligne Paris-Perpignan, elle va rouvrir quand ?
Alors,
le gouvernement a décidé de lancer un appel à projet. Donc, on va y répondre. Donc, en fait, plusieurs opérateurs vont répondre en disant, voilà, notre proposition de service entre Perpignan et Rungis. On va répondre et le gouvernement choisira l'opérateur qui fera la meilleure proposition.
Mais oui, on nous dit d'ici à 2022, mais quand
?
Ah ben là, il faut étudier,
il
faut faire les études,
il
faut voir. D'abord, il faut tout part du marché. Il faut quand même voir qu'un train, il ne
faut
pas qu'il roule vide. C'était d'ailleurs un peu le problème du Perpignan-Rungis dans la configuration hantée. Il roulait, mais il
n'y avait
pas grand-chose dedans. Donc, il faut vraiment qu'on ait un engagement des chargeurs à mettre de la marchandise dans ce train. Et ensuite, il
y a
des problèmes techniques de sillons, de locomotives, etc., d'acheminement. Puisqu'on voit bien qu'il faut partir le plus tard possible de Perpignan et arriver le plus tôt possible à Rungis. Voilà, c'est un challenge qu'il faut relever. Et
nous
sommes prêts à travailler sur ce dossier.
Alors, dans les projets du gouvernement, il y
a
aussi les trains de nuit. On le disait en 2017, c'était pas rentable, aujourd'hui ça l'est. Bon, ben là aussi, changement de mentalité sans doute. Le Paris-Nice, train de nuit, c'est pour quand précisément
? Alors
effectivement, on a décidé de relancer deux trains de nuit avec le gouvernement. L'un train de nuit sur Paris-Nice et l'autre entre Paris et le cœur des Pyrénées, peau lourde tarbe. L'objectif,
c
'est décembre 2021. Vous savez, la SNCF, dans le ferroviaire, les trains, ils démarrent toujours au changement de service horaire. Le changement de service horaire, c'est en décembre. Décembre 2020, c'est trop tôt. Il nous faut une bonne année pour fabriquer ce train, produire ce train. Et donc,
nous le ferons en décembre 2021. Donc, nouveau train, nouvelle
couchette, tout ça, c'est neuf
?
Neuf, oui, certainement. Tout à fait. Donc, le sujet d'ailleurs du matériel roulant, des voitures qu'on va proposer à nos clients, c
'est
un vrai sujet. Nous, on n'en a plus. Donc, on a que des vieilles voitures qui roulent encore. Mais on sent bien qu'il faut rénover le service. On ne relance pas le train de nuit pour le refaire comme on le faisait avant. Donc, on est en pourparlers et avancés avec, par exemple, les chemins de fer autrichiens qui, eux, ont du matériel intéressant. Donc, on va regarder comment leur acheter du matériel, leur louer du matériel pour pouvoir proposer à nos clients le meilleur service possible. Il
y
a un engouement chez les jeunes. On voit que le rapport au temps chez les jeunes a changé. Les jeunes ont moins envie de prendre l'avion aussi.
C
'est un mouvement, vous savez, qui vient de l'Europe du Nord. On le connaît bien. Ils ont envie de prendre le train. Et le train de nuit peut être effectivement une bonne manière de faire des longues distances pendant qu'on dort.
Monsieur le PDG de la SMCF, Jean-Pierre Farandou, avec le confinement,
il
y a beaucoup de Français qui ont découvert la visioconférence. Plus besoin de se déplacer et donc moins de voyageurs pour vous. Est-ce que c'est un sujet d'inquiétude, notamment sur la clientèle professionnelle
?
Oui, c'est un sujet d'inquiétude. On le voit d'ailleurs dans le remplissage de nos trains. Autant la clientèle, ce qu
'on
appelle privé, loisirs, famille, vacances et revenus. On a fait un très bel été avec plus de 80% de la clientèle qu'on avait l'année dernière qui a repris le train. Donc, c'est pas mal en sortie de crise. On était plutôt satisfait et c'était au-delà de nos prévisions. Par contre, oui, il
y a
une inquiétude sur le motif à faire. Les taux d'occupation du mois de septembre prévisionnels sont décalés à la baisse par rapport à ceux de
l
'année dernière. Donc, on espère effectivement que la clientèle va revenir. En plus, c'est une clientèle plutôt à haute contribution. Donc là, c'est un vrai challenge. Nous espérons effectivement que dans les entreprises, les gens vont reprendre le train.
Vous allez augmenter les tarifs du train ?
Non, on ne
va
pas augmenter les tarifs du train. Bien au contraire, on a fait des opérations de reconquête de la clientèle par des petits prix, à la fois sur les TGV, presque 4 millions de petits prix vendus cet été.
Ça continue les petits
prix pour la Toussaint et Noël ?
Ah oui, on va continuer à faire du petits prix. On est vraiment dans une approche de reconquête des clients. Revelez dans le train, reprenez le train. C'est la bonne manière de protéger la planète tout en vous déplaçant.
On a évoqué Jean-Pierre Farandou, le coronavirus, les grèves de l'automne et l'hiver qui finalement font que les marges de manœuvre sont assez faibles, pour ne
pas
dire inexistantes. Dans le journal Le Parisien Aujourd'hui en France, le ministre des Transports, Jean-Baptiste Djebari, évoque des cessions de filiales. Quelle filiale vous avez ? Quelle filiale de la SNC vous allez céder
?
Écoutez, moi l'urgence du moment, c'est la mise en œuvre de ce plan de relance. Il est formidable, il faut le mettre en œuvre. Les travaux, les trains de nuit, les trains de fret, l'emploi. Voilà, on est vraiment à fond là-dessus. Les sessions, on les regardera, il faut faire une visite de notre portefeuille. On le fera avec l'État actionnaire. On travaillera avec l'État comme on l
'a
fait pour le plan de relance. On a vraiment bien travaillé avec l'État pendant plusieurs mois. On le voit sortir maintenant ce plan de relance, mais je peux vous dire, c'est de longues séances de travail avec l'État. On fera de la même manière une revue de portefeuille. C'est à l'issue de cette revue qu'on verra. On fera des sessions, on n'en fera pas, on en fera quelques-unes, on verra. C'est vraiment cette question aujourd'hui prématurée. Ce
n
'est
pas décidé, je pense notamment, aux transporteurs Géodice
?
Ce n
'est
pas décidé, je peux vous
dire. Parce que
le nom de Géodice revient souvent, dès qu
'on
parle de sessions de filiales à la SNCF.
On a plutôt décidé de garder Géodice, pour le coup. C'est une décision qu'on a prise, c'est garder Géodice. Géodice est une entreprise stratégique pour la SNCF et pour le pays. C'est grâce à Géodice que les Français ont eu des masques au plus fort de la crise. Géodice, en 48 heures, a monté une noria de gros porteurs en ton offre entre la France et Shanghai. Si Géodice n'avait pas été là, les Français n'auraient pas eu de masques. Je pense qu'il est très important qu'un groupe public comme la SNCF pilote Géodice, pour que Géodice soit à la hauteur des besoins des Français quand on a des événements aussi exceptionnels.
Mais là
aussi, il y a parfois des choses qu'on ne comprend pas, parce qu'on nous dit, concentrons-nous sur le train, le fret, et puis là, vous êtes en train de dire, favorisant aussi le transport routier
? Non,
quand vous regardez Géodice, le transport routier, c'est une partie de leur activité, mais une petite partie de leur activité. Vous savez, Géodice est un organisateur de transport, c'est un logisticien. Ils sont dans le dernier kilomètre avec la vente sur Internet, ils apportent un service réel aux Français. Et là, on le sait bien qu'en termes stratégiques, c'est le dernier grand logisticien français. Il faut absolument que la France conserve un logisticien en son sein. C'est un sujet de souveraineté industrielle. Géodice restera dans le groupe SNCF.
Jean-Pierre Farandou, une nouvelle grève est annoncée le 17 septembre.
Elle
va débuter le 16 au soir. Une grève à l'appel de la CGT, dont on se perd dans les mots d'ordre. Franchement, nous sommes dans un contexte sanitaire compliqué, dans un contexte économique compliqué. L'État vient encore d'injecter de l'argent dans la SNCF. Et la CGT appelle à la grève. Ce n
'est
pas un décent.
On s'en serait passé de cette grève. C'est vrai que dans le contexte sanitaire que vous évoquez, économique, social, cette grève, on a du mal à la comprendre. Moi, je pense que les cheminots ont le sens des responsabilités. Ils l'ont montré. Dans toute cette période du Covid, ils ont été au rendez-vous. Rendez-vous du déconfinement, rendez-vous de l'été. Et certains syndicats appellent à faire grève. Moi, je suis convaincu que cette grève sera finalement assez peu suivie.
Ah oui, pas de perturbation.
Peu de perturbation. Voilà. Elle ne dure qu'un jour. Moi, je sens que le climat social, en ce moment, chez les cheminots, il n'est pas à faire une grève. Donc, on se pose effectivement la question de la motivation profonde. Voilà. Donc, moi, j'ai confiance dans le fait que le 17 septembre, il y aura des trains et les Français auront leur train, comme les entreprises auront leur train de fret. Voilà. Donc, on s
'en
serait passé.
Merci, Jean-Pierre Farandou. Merci beaucoup d'être venu sur RTL. Je vous en prie. Presque 5 milliards d'euros. C'est beaucoup d'argent, vient de nous dire Jean-Pierre Farandou. Le plan de relance tape juste. On va rénover le réseau. Mille chantiers, avez-vous annoncé, M. Farandou ? Et puis, sur l'avenir de Geodis, le groupe restera au sein de la SNCF. Merci infiniment. L'intégralité de l'entretien est à retrouver, comme chaque jour, en podcast sur notre application mobile RTL. Et dans un instant, Cyprien Sini.
Ce n'est pas un instant. Merci. Merci.
Jean-Pierre Farandou