"Ce qui fait très peur à Trump ? C'est la réplique de Poutine" (Romuald Sciora)
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« L'Organisation des Nations-Unies va mal. L'efficacité de l'action multilatérale aujourd'hui est douteuse. »
- 2:47Fait
« Le Canada devrait devenir le 51e état américain. »
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« Si les cours du pétrole flambent ce que dit Donald Trump bah c'est à cause du président ukrainien parce que il frappe des infrastructures énergétiques en Russie. »
- 9:20Fait
« Ce qui fait très peur à Trump, c'est la réplique de Poutine. »
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« Plus de 25000 migrants ont été renvoyés par les États-Unis, non pas vers leur pays d'origine, mais vers des pays tiers via des accords secrets. »
- 15:13Chiffre
« Il y a 410 millions de dollars alloués à cette politique d'expulsion. »
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Les dirigeants du monde entier se retrouvent cette semaine à New York pour l'assemblée générale de l'ONU. Bonsoir Elena Bonas, vous êtes notre correspondante aux États-Unis. Dans un monde secoué par les crises, l'ambiance s'annonce tendue. Oui, effectivement, on imagine la pile sur le dossier sur le sur le bureau pardon de du secrétaire général de l'ONU Antonio Goutér. Il y a donc plusieurs guerres, l'Ukraine, l'Iran, Gaza, le Soudan pour n'en citer que quelques-unes, le réchauffement climatique. On rappelle que le mois d'août 2026 a été le mois le plus chaud jamais enregistré de notre histoire ou encore les risques de l'intelligence artificielle. Bref, effectivement, un contexte assez assez tendu. Le problème, c'est que plusieurs dirigeants aujourd'hui interrogent la pertinence de
cette institution des Nations- Unies. Elle va fêter ses ses 81 ans en octobre. Elle a donc été créée en 1945, juste après la Seconde Guerre mondiale, dans un monde qui n'a presque plus rien à voir avec celui dans lequel nous évoluons aujourd'hui. Et parmi ces dirigeants un petit peu sceptiques, il y a notamment Emmanuel Macron qui vendredi par la voix de d'un porte-parole de l'Élysée a déclaré, je cite, "L'Organisation des Nations-Unies va mal. L'efficacité de l'action multilatérale aujourd'hui est douteuse. Ce qui est intéressant, c'est de noter aussi dans en dans en dans dans le sens de ce doute en tout cas qu'il y a plusieurs dirigeants pourtant au cœur de l'actualité qui ne sont pas présents. C'est le cas par exemple de Vladimir Poutine, c'est le cas de de Naren Ramodi
le premier ministre indien ou encore de Shijing Ping donc le le président chinois. Lui doit venir se rendre normalement ici à Washington pour rencontrer Donald Trump à partir de mercredi. Merci Eléana. Alors, il y aura les discours à la tribune, mais il y a une grande partie de la diplomatie effectivement qui va se jouer à côté lors des rencontres bilatérales et multilatérales. On va en parler avec vous, Romuel d'Aura, vous êtes directeur de l'observatoire politique et géostratégique des États-Unis à l'IRIS, auteur de lettres ouvertes à Trump d'un américain de papier chez Point Nemo qui sort le 23 septembre, donc dans 2 jours. Voilà. Hugette, bonsoir. Vous êtes éditoiste international France info et Rokaya Dialo qui est de retour avec nous sur sur le plateau. Romal qu' aura
rencontre qu'on va suivre évidemment, celle prévue entre Emmanuel Macron et Donald Trump. Le rendez-vous est pris pour ce soir 23h5 heure de heure de Paris. Il reviendra Emmanuel Macron tout juste de Saint-Pierre et Miclon, petit territoire français de de l'Atlantique nord proche du Canada que Donald Trump a recouvert de ce drapeau américain il y a quelques jours dans une carte provocatrice dont il a le secret. Emmanuel Macron lui a répondu sèchement ce weekend Saint-Pierre et Mon reste et restera français. Il en a profité pour s'entretenir avec le premier ministre canadien Marc Carnet sur le renforcement des relations entre la France, le Canada et les États-Unis. Ça annonce un un face-àface glacial entre Donald Trump et Emmanuel Macron. Glacial, je ne sais pas. Donald Trump
est quelqu'un de chaleureux. En tout cas, le président américain a pris cela comme un double camouflet, premier camouflet alors qu'il le répète qui veulent entendre que le Canada devrait devenir le 51e état américain. Voilà le Canada qui devient le premier membre associé de l'Union européenne. Quelque chose que le président américain n'a évidemment pas apprécié. Ensuite, Emmanuel Macron euh se réunit avec Macarnel, premier ministre canadien à Saint-Pierre Imiclon. Alors, le président français n'aurait peut-être pas dû, selon moi, euh revenir sur cette histoire de l'indépendance enfin de Saint-Pierre Micyclon dans le territoire français. Je veux dire, c'est un peu donné de l'eau au moulin de ou pas dû réaffirmer que c'était français. La présence à Saint-Pierre et M était
suffisante mais comme toujours Emmanuel Macron veut en rajouter surtout pour paraître au niveau intérieur puisqu'il est fibrile sur la scène nationale et c'est une erreur stratégique puisque Donald Trump a déjà rebondi là-dessus. C'est-à-dire que si le président français pense qu'il faut justifier le fait que Saint-Pierre Micelon est français, cela veut donc dire qu'il y a discussion au contraire de ce qu'il a dit. Mais au-delà de cela, Donald Trump a effectivement pris ceci comme un affront. Il y a eu quand même pas mal de tension entre la France et les États-Unis au cours des derniers mois. taxation géopolitique ou autre. Donc oui, c'est un face- à face qui ne sera pas tendu mais qui ne sera pas cordial comme ceux auquel les deux hommes nous avaient habitués.
D'autant que ces ces discussions, il y a un enjeu évidemment pour pour la France et pour les États-Unis aussi confronté à la la flambée des des prix du carburant. Est-ce qu'Emmanuel Macron peut obtenir quelque chose de la part de de Donald Trump pour tenter d'apaiser la situation au Moyen-Orient ? Bah, vous vous souvenez le le protocole d'accord qui signait la fin des hostilités entre l'Iron et les États-Unis a été signé à Versailles après un dîner fastuux qu'avait offert Emmanuel Macron. C'était le temps de la bromance voir de la flatterie. Euh le temps est passé et aujourd'hui Macron en tout cas son entourage euh dit qu'il veut débattre en en toute franchise avec Donald Trump. Donc voilà, les mots sont posés. Alors, qu'est-ce qu'il peut obtenir de la part
de Donald Trump par rapport à cette guerre et bien sûr ce blocage du D3 d'Ormous ? Évidemment, Emmanuel Macron va tenter d'infléchir la ligne dure de Donald Trump ou l'absence de stratégie pour être plus précis, ce qui lui est d'ailleurs reproché par une très large majorité d'Américains. Mais les solutions pour bâtir la paix et dans le D3 d'mouse, elle est pas pour demain. Mais c'est vrai que Emmanuel Macron va insister là-dessus. Les prix de l'essence, on le voit, ça impacte toujours tous les jours les Français et c'est euh vraiment une épine dans le pied de Donald Trump puisque pour les Américains, le prix du diesel aujourd'hui c'est 1,50 € le litre. Alors ça paraît évidemment très peu aux yeux des Français mais c'est énorme. C'est énorme pour les Américains qui étaient
habitués à des prix inférieurs à 1 €. Et parmi les avons invités très attendus, il y a aussi le le président iranien qui sera sur place. Les États-Unis et les anabonas sont autorisé une délégation iranienne à participer. Est-ce qu'il pourrait y avoir une une rencontre entre le président américain et son homologue iranien ? C'est une possibilité. Alors l'année dernière déjà, il y a une délégation iranienne qui avait été autorisée à se rendre à cette assemblée générale. Entre-temps, effectivement, il y a un conflit qui a éclaté entre les deux pays. Mais pour le département d'État américain, il s'agissait, je cite, de répondre à leur obligation en tant que pays haute. Le département d'État américain qui a quand même précisé que la délégation iranienne serait moins
nombreuse que l'année dernière. Parmi cette délégation effectivement il y a le président iranien donc Massou Pzchkankian et Donald Trump a laissé entendre hier lors d'une interview accordé à un journaliste de la chaîne Fox News qu'il était potentiellement ouvert à rencontrer Massou Pécan mais aujourd'hui à l'heure où je vous parle nous n'avons aucune information officielle dans le sens d'une d'une telle rencontre. Merci Eléana. D'autant que les États-Unis ont privé de visa une partie de la délégation du président iranien ou comment envoyer des signaux contradictoire ? Mais effectivement, c'est une vexation qui n'incite pas vraiment à la discussion. Pour en revenir à Emmanuel Macron, ce qu'on peut rappeler aussi, c'est qu'il a une certaine sa relation avec Donald Trump a une certaine
ancienneté. C'est le seul dirigeant européen qui était déjà présent à la tête d'un pays lors du premier mandat de Donald Trump. Donc il peut jouer sur cette fibre là. Et en même temps, on sait que Donald Trump dans ses relations avec les chefs d'état étrangers, il a tendance à mépriser les chefs d'état dont il estime qu'ils ne sont pas positions de force. Et Emmanuel Macron étant sur le départ euh et sachant que face à lui, Donald Trump tient les reines en fait de enfin la puissance militaire, économique et même diplomatique, euh il est pas forcément dans une position qui est très avantageuse, même si c'est un voilà, il est à la tête d'un pays au conseil de sécurité euh qui dispose de la puissance nucléaire. Et c'est pour ça qu'Emmanuel Macron justement c'est essaie
d'apparaître d'apparaître comme la personne qui peut créer des alliances et qui peut effectivement euh peut-être mener le front qui qui conteste la la tentative des des géémonies sur de de Trump sur les Amériques. On a parlé de Saint-Pierre à Micelon mais la carte incluait aussi les départements français des Caraïbes. Ben il y avait aussi la Martinique et la Guadeloupe qui était inclu dans la carte qui sont aussi des départements français. Donc c'est c'est vraiment une c'est c'est une très très grande violence qui est faite à la France dans son intégrité territoriale. Sur la crise des carburants. Le fait est que Donald Trump estime que la problématique, elle ne vient pas du Moyen-Orient mais elle vient de Volodier Merzki qui en fait si les cours du pétrole
flambent ce que dit Donald Trump bah c'est à cause du président ukrainien parce que il frappe des infrastructures énergétiques en Russie et ce n'est certainement pas à cause de de sa guerre à lui en Iran. Euh une rencontre est prévue entre Volodimir Zelenski et et Donald Trump à New York selon le président euh euh ukrainien. Voilà ce qu'il dit Volodimir Zelenski. Je viens de parler avec le président Donald Trump. Nous sommes convenus de nous rencontrer à New York et cette rencontre pourrait changer beaucoup de choses. Il y a une dynamique diplomatique. Il est il est sincère ou c'est une façon de préparer le terrain pour tenter de s'attirer les bonnes grâces de Donald Trump ? Je pense que c'est le cas que c'est l'objectif est de s'attirer les bonnes grâces de Donald Trump. À moins qu'il y
ait quelque chose évidemment que que l'on ignore. Mais écoutez, Donald Trump, bientôt Poutine sera une victime des méchants ukrainiens. Mais n'oublions pas qu'on est aux États-Unis à quelques semaines des d'élections cruciales pour Donald Trump qui s'avère très difficile, qui s'annonce très très difficile et que sa promesse de campagne principale concernant l'international en 2024 était de mettre fin au conflit ukrainien en 24 heures. Visiblement, ça a pas marché. Donc Trump aujourd'hui au-delà du diesel hein qui touche effectivement les Américains au portefeuille et surtout sa base sa base MAGA n'oublions pas une chose c'est que l'électorat MAGA qui jusqu'à présent aurait suivi Trump jusqu'en enfer est en train de se détourner de ce président qui nous avait
promis de ne pas nous entraîner dis nous puisque je suis américain dans une guerre style Irak ou Afghanistan. Bref, donc il y a de la grogne. Mais au-delà de cela aujourd'hui, ce qui fait très peur à Trump, c'est la réplique de Poutine. Car évidemment Poutine qui a été humilié un jour d'élection, président autoritaire qui ne peut pas protéger son peuple de bombardement ukrainien, Poutine va répliquer très fort. Et donc le grenage une réplique cette nuit avec une attaque de plus 170 drones russes qui ont visé l'Ukraine. Alors la plupart ont été interceptés mais c'est quand même fait ce sont que les prémisses. très peur d'un nouvel engrenage d'autres répliques de l'Ukraine et effectivement d'une crise peut-être sans précédent depuis le début de la guerre en 2022.
Donald Trump qui est observé sur la la scène internationale et sur la scène intérieure évidemment vous le rappel rappelier à un mois et demi des des midterms et le voilà pris dans une nouvelle polémique au sujet de sa politique migratoire en cause The Deportation Project. Une enquête qui a été menée par 72 journalistes de 15 pays et 23 médias qui fait des révélations euh fracassantes sur les expulsions de masse de l'administration Trump. J'ai dit que je n'irai pas en Syal Léon, que j'avais peur d'y aller. Puis je leur ai demandé si on pouvait attendre le temps de faire venir quelqu'un de mon ambassade. Ils ont commencé à s'agiter. Ils étaient furieux. Ils m'ont dit "Tu
ne vas pas traîner, tu pars maintenant." Ils m'ont attrapé par les bras, mes jambes des deux côtés et ils m'ont traîné au sol dans le hall de l'hôtel.
Bonsoir Florence Maurice. Vous êtes grand reporter RFI, membre du consortium Forbidon Stories à l'origine de cette enquête. Ce que vous montrez, c'est que plus de 25000 migrants ont été renvoyés par les États-Unis, non pas vers leur pays d'origine, mais vers des pays tiers via des accords secrets à l'image à l'image de cette dame qu'on vient d' entendre. Elle s'appelle Rabiatou Kuyate. Elle a été renvoyée vers le Ghana puis vers son pays d'origine, la Sierra Leon, qu'elle avait fui pour sa sécurité. Oui, c'est une des choses qu'on montre dans cette enquête. Donald Trump qui assume pleinement cette politique d'expulsion vers des pays tiers a tendance à présenter les personnes qui l'expulsent comme je le cite he les pires des pires des barbares et
expliquer que ce sont pour la plupart des criminels ou des gens dont les pays d'origine ne voudraient pas et je pense qu' un des apports de de notre travail c'est de donner des visages à ces personnes dans le cas et et de contrecarrer cette rhtorique dans le cas de Rabiatou Kuyouyate qu'on vient d'entendre c'est une mère de famille qui vivait depuis 30 ans aux États-Unis, qui était enfin qui était infirmière depuis 20 ans. Elle raconte avoir soigné les Américains pendant le Covid et elle se présentait chaque année au service de l'immigration sans difficulté et bien l'an dernier à l'occasion d'un d'un contrôle de routine, elle a été arrêtée et quelques jours plus tard, elle s'est retrouvée dans un avion direction Le
Ghana. Et il faut se représenter les conditions de ces expulsions. Les mains menotées, les pieds entravés attachés parfois à une chaîne. Direction donc le Ghana où elle a immédiatement été renvoyée dans son pays, la Syaléon de force he vous venez de l'entendre dans ce témoignage. Alors que madame Kouyaté bénéficiait aux États-Unis d'une protection contre son renvoi dans son pays d'origine parce qu'un juge américain avait estimer qu'elle qu'elle y risquait la la persécution ou la torture en cas de retour. Et ce que vous racontez dans cette enquête, c'est effectivement que ce n'est pas un cas un cas isolé celui de de cette dame sur le profil des migrants qui sont renvoyés. Vous dites ce sont des personnes qui ne peuvent légalement pas être renvoyées dans leur pays.
C'est-à-dire quoi ? Ce sont des personnes qui sont qui sont menacées, qui sont considérées comme des des opposants de politiques qui peuvent être arrêtés sur place dans leur pays. Bah dans le cas de cette femme qu'on vient d'entendre, elle est issue d'une famille politique en Syiraléon. Mais il y a il y a d'autres profils. On on a échangé par exemple avec Nika, une jeune iraakienne iranienne pardon qui elle a a fui l'Iran, la répression en Iran en 2024 et qui donc a été renvoyé par les Américains en Centrafrique alors que sa demande d'asile était toujours en cours. On peut également parler de d'un témoignage qui nous a particulièrement touché, celui d'Anan, un un jeune ganéen homosexuel qui a été menacé, chassé,
brutalisé par sa communauté du fait de son orientation sexuelle qui s'était réfugié au aux États-Unis, qui voilà qui pensait y commencer une nouvelle vie chez un de ses oncles et qui a à lui aussi été renvoyé sans préavis, d'abord en Syaléon, puis de nouveau vers le Ghana. en quelques jours et lorsque nous lui avons parlé, il se terrait dans une cachette dans un pays voisin euh où il vit où il vit toujours depuis des mois dans un dans un bâtiment abandonné, sans électricité et dans une solitude totale parce qu'il est terrorisé par les risques qu'il pourrait encourir s'il sortait. Je reviens vers vous Florence dans un instant derrière ces ces ces ces ces
histoires, il y a tout un une mécanique qui a été mise en place par l'administration Trump avec des accords secrets. Vous allez nous en parler dans un instant. Mais avant Rokaya Dialo, est-ce que c'est légal ? Bah, ils arrivent alors c'est attentatoire à la dignité humaine de manière manifeste. Pour les États-Unis, il s'agit de contourner en fait l'interdiction qui est faite de renvoyer des personnes qui sont dangées dans leur pays directement chez elle. Donc en fait, elle déporte cette responsabilité sur les pays qui ont passé cet accord-là. Et en fait, on assiste tout simplement à une traite internationale d'êtres humains. C'est-à-dire qu'il y a un accord avec des pays qui sont en position de faiblesse vis-à-vis des États-Unis et en contrepartie de financement que le que leur promet les
États-Unis, ils se ils prennent la charge en fait d'accueillir des personnes qui sont en sit qui sont des réfugiés, qui sont des qui sont migrantes et [grognement] de les départir d'une certaine manière non seulement de leur droit à l'asile aux États-Unis mais en plus de leur environnement. C'est-à-dire que ces personnes-là, elles se retrouvent dans des pays qu'elles ne connaissent pas. Elles n'ont plus leur famille, elles n'ont plus accès aux avocats. Elles ne peuvent pas défendre leur droit. Ellasse elles n'ont, je ne sais pas. C'est une très très bonne question. on ne sait pas quelle situelles ont et surtout ça se fait dans un délai extrêmement court. D'ailleurs, il y a une un tribunal fédéral qui a considéré que ces déportations étaient contraire à la à la
comment dire au droits des victimes puisque elles n'ont pas un temps suffisant pour assurer leur protection juridique. C'est-à-dire que cette cette femme qui a été interviewée Rabiatou Kuyaté a été expulsée en quelques jours alors qu'elle était sur le sol américain depuis 30 ans, qu'elle avait une vie familiale et sociale. Donc là effectivement, on est dans une dans un système de traite où en fait les pays africains et sud-américains sont sous-traitants en fait d'une politique migratoire qui est contraire aux droits humains. Florence Maurice, ils ont quoi ? Elles ont quoi comme statut ces ces personnes quand elles arrivent dans des dans des pays tiers ? Alors, c'est variable, mais ce qui est sûr, c'est qu'elles sont dans un entre deux juridiques euh puisque Washington
considère que une fois qu'elles sont hors du sol américain, euh les protections qu'elles avaient reçues aux États-Unis, enfin, elles ne relèvent plus en fait de de leur responsabilités. Quant au pays d'accueil, ils considèrent eux que les protections reçues aux États-Unis ne sont pas de de leur ressort en quelque sorte. Concernant le le statut, c'est très variable. Beaucoup ont des visas courts, des statuts extrêmement précaires. Il y a certains avocats qui se battent pour essayer d'obtenir pour ces personnes l'asile, mais il faut l'accord des pays d'accueil. Je pense par exemple au Cameroun pour que ces personnes soient reconnues comme réfugiés avant de pouvoir demander l'asile. Et souvent ce n'est pas le cas. Il faut savoir aussi qu'une partie de ces personnes sont
détenues, hein, dans certains pays, elles sont détenues. En Essatini, on a parlé à des gens qui sont détenus depuis euh 11 mois maintenant euh sans aucune charge contre eux hein, sans euh certains ont mis euh des mois à avoir euh ne serait-ce qu'à qu'accès à un avocat. Donc on est vraiment dans une zone grise, dans une zone trouble du droit euh dans lesquelles ces ces personnes sont prises avec euh très peu de recours, beaucoup d'avocats. Alors, il faut dire queil y a vraiment un réseau d'avocats euh très dense qui euh qui s'est organisé euh qui va des États-Unis à l'Amérique latine en passant par le continent africain. Mais ce que beaucoup disent néanmoins et malgré la la décision rendue en effet vendredi dernier, c'est que ils sont extrêmement démunis parce que tous les
gardes fous prévus par le droit américain et bien sont bafoués. Ce que vous montrez dans cette enquête, c'est qu'il y a 410 millions de dollars alloués à cette politique d'expulsion. Euh il y a des accords secrets qui sont passés avec ces pays et si les pays acceptent, c'est d'une part parce que derrière il y a une enveloppe mais il y a aussi parfois du chantage qui est fait par les États-Unis. Oui, il y a toutes sortes de leviers qui sont utilisés. Il y a les restrictions, les levées de restriction sur des visas, des accords concernant des tarifs doués. Dans certains cas, le un soutien diplomatique peut également être mis sur la table. Et ce qui est intéressant à comprendre, c'est que vous mentionnez ce chiffre de 410 millions euh de dollars
euh disons disponible dans les négociations pour obtenir des accords avec des pays tiers. Une partie seulement de cet argent est versée directement au gouvernement. Une autre partie, la majorité d'ailleurs, est destinée selon des documents auxquels notre consortium a eu accès à deux organisations internationales, l'OIM et le HCR. Alors, il ne s'agit pas euh ces deux organisations ne sont pas parties prenantes aux accords, mais les Américains se servent de ces financement comme des leviers dans la négociation euh dans un contexte où euh l'aide humanitaire à euh américaine euh a été euh diminuée drastiquement dans des pays qui sont extrêmement dépendants et
fragilisés par la fémure de l'USAID. Et donc les financements humanitaires sont en quelque sorte détournés pour mettre en œuvre la politique migratoire de Donald Trump. Merci euh merci Florence Maurice pour les explications autour de cette enquête. Euh Romu Alora, c'est vrai que Donald Trump pendant la sa seconde campagne présidentielle avait promis la plus grande, je le cite, la plus grande opération d'expulsion de de l'histoire américaine. Il voulait atteindre 1 million de de renvois par an. Euh clairement la stratégie des pays tiers c'est un instrument pour euh pour y arriver. Oui, il n'arrivera pas à ce chiffre. Ce qu'il veut, c'est de l'effet. Et comme cela a été très bien expliqué, les personnes qui sont aujourd'hui déportées
sont des cibles faciles. C'est-à-dire que vous avez, ce ne sont pas des délinquants, des immigrants, délinquants perdus dans la nature. Vous avez aux États-Unis, à la différence de ce que l'on a, je crois en France, des immigrations illégales très différentes. Beaucoup de personnes vivent comme cela a été dit depuis 20 30 ans, possèdent parfois une boutique, emploi des gens, payent leur taxe, sont propriétaires de leur building parfois ou même des locataires de leur maison. Bref, ce sont des gens qui ont tous les attributs des citoyens simplement pour une raison x ou y. Ils n'ont pas pu obtenir un visa permanent de résidence permanence. Et donc, ce sont des cibles faciles. Le petit barbier qui travaille à Brooklyn depuis 20 ans, qui paye cette axe mais qui est illégal sur le papier, euh on
sait très bien où le trouver. Il va pas résister et ça marche à la télévision. Cela fonctionne auprès des électeurs. Donc pour répondre clairement à votre question, non euh le chiffre de Trump ne sera pas atteint grâce à cela. Par contre, les électeurs Maga, eux sont touchés. Ils sont touchés et c'est un message aussi envoyé aux électeurs Maga. Merci beaucoup à tous les trois d'avoir été nos nos invités.