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interviewVincent JEANBRUN· 2 novembre 2025 17 min

"Pas de HLM pour les voyous" Squat, fin du logement social à vie, Vincent Jeanbrun sur CNEWS Europe1

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Vincentrin, bonjour. Bonjour. C'est votre grande interview sur Europe 1 et sur C News. Vous êtes ministre de la ville, ministre du logement. On a beaucoup de sujets à aborder ce matin. Je voulais commencer avec le sort de Marie-Claude à Nant. Euh, elle a 73 ans et depuis 5 jours, elle a arrêté de manger. Elle fait une greffe de la fin pour alerter sur sa situation. Elle mettait son appartement, en tout cas une partie de son appartement en location et le locataire ne veut plus quitter les lieux. Il a même pris possession de l'intégralité des lieux. Qu'est-ce que vous lui répondez ce matin ? Quelle réponse peut lui apporter l'État ? Bah, d'abord lui dire qu'elle n'est pas seule dans dans son combat, euh les services de la préfecture l'ont contacté. Moi,

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j'ai essayé de la joindre hier soir pour lui dire le le soutien qui est le nôtre face à une situation profondément injuste. Euh elle est, je crois, reçue cet après-midi même pour pouvoir porter plainte et pour qu'on puisse faire avancer la procédure. Mais au-delà de son cas personnel, ça nous interpelle sur un vrai sujet, c'est que fait-on ? Quelle est la réponse publique quand on a une situation de cette nature ? On a eu une vraie progression avec la loi de mon prédécesseur Guillaume Casbarian qui avait fait une loi antiquat et qui permet déjà d'avoir des outils forts quand quelqu'un rentre illégalement chez vous. Vous êtes partis même dans une résidence secondaire, on rentre chez vous, là vous avez les outils juridiques. Les préfets peuvent en 72 heur procéder à une expulsion. Ça a été

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une grande avancée mais on voit dans le cas de cette situation ou dans d'autres que si la personne rentre légalement dans le domicile et là on retombe sur contrat de location par exemple pour une courte durée il se maintient à l'intérieur. Exactement, on est obligé de passer par le juge, ça prend du temps, la trève hivernale s'applique et cetera. C'est vrai dans le cas d'un bail comme a passé Marie-Claude, c'est vrai également avec du RBNB. Et donc là, il y a vraiment un angle mort. Il y a une faille juridique, il faut absolument qu'avec les parlementaires on la corrige parce que c'est inacceptable ce qui se passe. Vous allez faire, vous allez déposer un projet de loi prochainement pour corriger cette situation. Alors, vu le contexte, moi j'aimerais plutôt que ce soit avec les

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parlementaires qu'on fasse émerger un projet de loi, mais je considère qu'on ne peut pas garder la situation dans l'État. Et donc, avec mes collègues du gouvernement et avec des parlementaires, je pense que il est urgent qu'on ait une proposition forte. Pas de squatterur, pas d'occupation illégale, il faut protéger le propriétaire. Vous savez, le premier ministre m'a demandé de lancer un grand plan pour sauver le logement en France, c'estàd la construction du neuf, la réhabilitation de l'ancien. Euh, un des premiers ingrédients pour redonner envie aux Français d'investir dans la pierre, d'investir dans le logement, c'est la confiance que en tant que propriétaire, bah j'aurais pas de problème avec mes locataires. C'est fondamental. Et d'ailleurs, les locataires honnêtes, ils sont tous

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pénalisés quand il y a un locataire malhonnête qui squat et qui occupe. Donc, c'est fondamental. On va parler du logement social. Depuis l'adoption de la loi narcotrafic. Il est possible maintenant d'expulser les dealers des logements sociaux, mais ça vient d'une initiative à chaque fois des bailleurs. Est-ce que sur le terrain vous constatez qu'il y a maintenant des expulsions qui qui ont lieu concrètement pour ceux qui ne respectent pas les règles de la République ? Le texte était absolument fondamental. Euh nos quartiers populaires sont gangrainés par des trafiquants, ce qui fait que vous avez 5 à 6 millions d'honnêtes français qui vont une vie horrible parce que ils sont au milieu de narcotraafiquants toute la journée et donc il faut absolument les protéger.

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Cette loi narcotrafic une grande avancée. Elle a été vraiment définitivement adoptée cet été. Donc les premiers effets se font sentir et pour moi et ça va être l'objet d'une de nos volontés avec le ministre de la justice, avec le ministre de l'intérieur, c'est de bien rappeler à tous les acteurs, les bailleurs mais également les préfets que on doit pouvoir mettre tous les outils pour expulser les narcotrafiquants. Euh moi, je fais un déplacement cet après-midi même à Franconville chez le maire Xavier Melky qui avec le préfet, avec le procureur a déjà procédé à un certain nombre d'expulsions de cette nature. Donc pour moi, c'est fondamental et je le précise, si le bailleur était défaillant dans la procédure d'expulsion, maintenant grâce à cette loi, le préfet peut reprendre la main.

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Donc elle est vraiment très efficace et j'ai envie de vous dire, elle était très attendue mais allons jusqu'au bout maintenant. Et un des trava des travaux que j'aimerais porter, c'est faire en sorte que ça s'applique au-delà du simple sujet du narcotrafic. Au fond, c'est une chance un logement social. C'est la solidarité nationale qui propose à une famille qui n'aurait pas les moyens de se loger dans le privé que on vienne cofinancer finalement son habitat. Et bien quand on trafique, quand on est un voyou, et bien je pense que on perd le droit à cette solidarité nationale. Et donc ce qui est vrai pour le narcotrafic à mon sens devrait être étendu et là aussi c'est un des chantiers que je vais ouvrir. Le maire Xavier Melky que vous allez rencontrer cet après-midi dit par exemple

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il dit par exemple qu'il y a des des gens qui ont participé aux émeutes et qu'on ne peut pas expulser des des logements sociaux. Et alors qu'on qu'on comprenne bien concrètement, ça veut dire que vous expulsez l'intégralité de la famille qui qui est dans ce logement social. Oui. Oui. Parce que en fait quand vous signez un bail, vous avez euh une clause qui dit que vous devez l'occuper de manière paisible. Et donc c'est vrai pour vous, c'est vrai pour vos occupants. Donc effectivement, vous avez une responsabilité. C'est c'est encore une fois, c'est pas joyeux. Et parfois, vous avez dans la famille des gens qui ne sont pas directement responsables d'un grand frère qui qui deal et cetera. Mais encore une fois, à côté, vous avez des millions de Français qui sont en

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droit de demander un logement social et qui eux sont prêts à l'occuper de la façon la plus honnête possible. Et donc, c'est à eux d'être prioritaire sur ces logements sociaux. Donc là où vous vous rappelez la situation de Franconville mais qu'on qui est vrai partout en France, c'est que il y a des cas narcotrafic avérés qui permettent de lancer des procédures d'expulsion rapide et c'est une bonne chose et on va faire en sorte que partout les préfets, les bailleurs le mettent en œuvre. Et puis il y a ces questions où mais qu'est-ce qui se passe quand c'est quelqu'un qui vole des voitures régulièrement, qui dégrade le matériel, qui menace, et cetera et bien on doit pouvoir aller plus loin dans le Valdoise et c'est pour ça que j'y vais cet après-midi, il y a une entente, il y

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a une convention de coordination, les maires, les bailleurs, le préfet, le procureur, ça a été possible dans le Valdoise. Je vais aller regarder comment ça fonctionne et évidemment on va essayer de généraliser à toute la France parce que dans ces quartiers populaires, vous avez des zones de gens qui méritent qu'on les protège. Un mot simplement pour finir sur les sur les HLM, un mot rapide. Philippe Juvin, député les républicains, a proposé d'offrir les HLM au bout de 20 ans d'occupation. Si on a respecté les règles, le ministre du logement que vous êtes est favorable à cette mesure ? Moi, je suis favorable au fait que le logement social ce soit pas à vie. Logement social, c'est une chance, pas une rente. Moi, je suis pas pour l'offrir. Je suis effectivement qu'on

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puisse permettre aux occupants de l'acheter euh le plus vite possible quand on ils en ont les moyens. Euh ça c'est ma conviction personnelle que j'ai toujours défendu, c'est que à mon sens, il faut euh que ce soit une étape de ville, logement social. C'est vrai pour ceux qui l'occupent. Donc on parle de parcours résidentiel et ça doit être aussi et ça c'est ma ma petite innovation une étape aussi pour le bâtiment. C'est je considère qu'en fait il faut un parcours pour la résidence et qu'au fond bah quand elle est inaugurée, elle est sociale et puis au bout de 15 ans en fait elle a été vendue à ses occupant si c'est possible si possible à tarif social et puis ben on va recréer un petit peu de logement social ailleurs. Ce qui finit par casser les fits ghetto ce qui fait que en fait

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quand vous passez dans une rue, vous dites pas tiens ça c'est le quartier HLM depuis 20 ans et il sera encore comme ça dans 20 ans. On change de paradigme à ce niveau-là. Vincent Jean-Brin, c'est votre grande interview en direct sur C News et européen. Je m'adresse désormais au ministre de la ville. Vous êtes ministre du logement et de la ville. Euh cette semaine a marqué les 20 ans euh des émeutes de 2005. Euh quelle leçon on a tiré de cette période ? On a connu d'autres émeutes depuis ? C'est pas à vous que je vais la prendre bien sûr. Vous avez été ciblé, votre domicile a été ciblé en en juin 2023 à Lail Rose. Quelle leçon a-ton tiré de cette période ? Je sais pas si on a tiré des leçons. En tout cas, on a un enjeu considérable à faire en sorte que la République ait

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encore ses lois et ses règles qui s'appliquent dans ces quartiers dont certains ont donné le sentiment et plus que le sentiment parfois d'être en dehors du champ de la République. Donc la loi ne s'applique pas dans certains quartiers. C'est ce que vous nous dites aujourd'hui. La loi doit absolument s'appliquer partout. Or euh et d'ailleurs au-delà de la loi, la promesse républicaine, quand vous avez des quartiers populaires dans lequel les facteurs ne vont plus, dans lequel les médecins ne vont plus, on voit bien que même au-delà de la question de la loi, la promesse républicaine n'est pas tenue. Quand vous avez du mal à accéder à certains quartiers, moi je me souviens que élumire en 2014, il y a certains quartiers de la ville où la police municipale ne pouvait même plus enfin ne

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pouvait pas du tout rentrer. Donc si elle rentrait, elle était ciblée par des délinquants qui s'y trouvaient. C'était immédiatement une forme d'insurrection. On parle d'une époque où des parpins entiers étaient jetés sur le véhicule de police municipale traversant de par en par la voiture. Enfin, c'est voilà, il a fallu 3 4 ans pour pouvoir rétablir l'autorité. Et donc il va falloir qu'on ait une ambition très claire. Moi, c'est ce que je porterai sur les quartiers politiques de la ville, de l'ordre, du beau et de l'espoir. L'ordre, on peut y revenir. Le le beau c'est effectivement ce qu'on évoquait sur casser les ghetos, reconstruire du du de l'efficace, un cadre de viein et puis de l'espoir. Parce que si tout ça ce n'est si on ne redonne pas du sens à la promesse

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républicaine, c'estàdire à la méritocratie, comportez-vous bien et un jour peut-être que vous pourrez, c'était mon cas, devenir maire de la ville où vous avez grandi, peut-être un jour servir la République au sein du gouvernement. Alors, on passe à côté. En revanche, et je reviens là-dessus de l'ordre. C'est la première des des choses et pour préable à toute chose. Mais monsieur le ministre, on a vu la réponse à 2005 a été notamment la politique de la ville, beaucoup d'argent qui a été investi euh dans ces quartiers. D'ailleurs, est-ce que vous vous êtes en mesure de nous dire ce matin combien euh l'État donne chaque année dans le cadre de la politique de la ville ? Il y a eu un débat ces derniers mois sur ce montant. En fait, la une grande partie de de ce

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qu'on a fait après 2005, c'est de la rénovation urbaine. C'est porté par une agence qui s'appelle l'enrue, l'Agence nationale de rénovation urbaine qui est notamment financée par ce qu'on appelle le paritarisme, en gros le patronat. C'est ça. Ça vient essentiellement du 1 % patronal. Et donc c'est de l'argent public d'une certaine façon, mais on voit bien que c'était utile parce que croyez bien que les entreprises auraient pas investi dans la rénovation urbaine pour rien parce qu'il faut bien loger les gens, il faut bien loger les travailleurs. Donc on a une somme importante mais qui a permis des améliorations considérables. Les émeutes, c'est pas moi qui vais minimiser les émeutes de 2023. Euh mais évidemment euh on imagine que ça aurait pu être présent bien plus tôt et que ça

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aurait pu être bien pire dans certains endroits si justement il y avait pas eu cette politique de casser les ghetos. Prédécesseur disait que c'était 600 millions d'euros par an. Juliette Mayadel en l'occurrence euh Sarah Knafo qui est en une du GD News cette semaine dit il faut arrêter avec la politique de la ville. C'est 8 milliards d'euros d'économie qu'on peut réaliser chaque année. Est-ce que vous répondez à ce débat ? Je dis sincèrement moi j'ai grandi dans une barre HLM de la ville dont j'ai été maire. Je serai pas devant vous pour m'exprimer s'il y avait pas eu la politique de la ville, s'il y ait pas eu des moyens renforcés pour accompagner la police, l'école, les familles dans des quartiers qui sont euh des quartiers où on cumule quasiment toutes les

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difficultés sociales. La grande différence avec 2005, c'est que le narcotrafic a pris le pouvoir. La grande différence avec 2005, c'est qu'on a laissé les séparatistes planter leur drapeau plutôt que le drapeau tricolore. Et donc évidemment, le combat n'est pas le même. Je je veux juste dire aux gens qui disent "La politique de la ville ça sert à rien, ça sert à rien d'aider ces quartiers et cetera." Encore une fois, il y a pas 5 à 6 millions de délinquants dans ces quartiers. Il y a 5 à 6 millions de Français qui méritent qu'on les aide. Et vous avez un petit nombre de trafiquants ou de séparatistes qu'il faut combattre avec la plus grande fermeté. Ce que dis ce que disent certains monsieur le ministre, par exemple Marie-Hélène Torval, la mère de Romanceer, elle dit "Lartier de la

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monnaie, on met de l'argent plus que dans les autres quartiers de ma ville et pourtant le résultat il est pas là." Et ben vous savez, c'est comme si vous me disiez je mets beaucoup d'argent sur l'hôpital, il y a toujours des malades dedans. Dis donc. C'est quand même extraordinaire ça. Si on prend une photo des quartiers populaires, on y voit toujours des gens en grande difficulté. C'est vrai. Si on prend la vidéo et ben vous voyez des gamins comme moi qui rentrent et avec leur famille qui en sortent et qui font des études et qui peuvent s'acheter autre chose, un petit appartement de banlieu puis peut-être un jour un petit pavillon. Si vous regardez la vidéo, cet argent il a pas été complètement inutile. Par contre, comme dans plein de dispositifs, ça mérite d'être

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rationalisé. Cet argent, il doit servir vraiment et il doit commencer dans les quartiers où c'est le plus difficile par financer l'ordre, par financer la sécurité des habitants. Et donc ça sera mon premier combat et une fois qu'on aura rétabli l'ordre dans ces quartiers, on pourra rétablir toute la promesse républicaine à savoir notamment l'émancipation. Mais je je je veux le dire, ne confondons pas si on enlève les outils de la politique de la ville encore qu' une fois peuvent être rationalisés et je vais m'y employer. Mais sincèrement, si on enlève ça, on abandonne 5 à 6 millions de français et ce sera bien Pierre. En tout cas, la volonté d'avoir de de réaliser des économies, elle est là. Euh en tout cas de la part de certains responsables politiques. Est-ce que

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c'est le cas du gouvernement qui à l'Assemblée nationale est en train de nouer de facto un accord avec les socialistes ? Est-ce que vous êtes à l'aise finalement avec le fait que le budget se fasse en collaboration avec les socialistes et cette fameuse taxe Zucman qui sera étudié examiné demain à l'Assemblée ? Il y a pas d'accord avec les socialistes. Il y a un accord suspension de la réforme des retraites. Il y a eu un accord. Il y a un accord avec le Parlement français. Il y a un accord avec le Parlement français. Et d'ailleurs, je constate que depuis que le premier ministre a courageusement posé le 493 sur sur le côté et a dit liberté de débat au parlement, responsabilité du parlement, bien les débats se passent plutôt bien. On a finalement jamais autant parlé de fonds et on avance.

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Maintenant, moi je vais être très clair. Je suis à titre personnel farouchement posé à taxman et le premier ministre l'a rappelé très clairement. Ça vous connaissez son expression, on touche pas à la vache hein. Il dit il y a la vache et le lait que produit la vache. Le lait que produit la vache, on peut regarder, on peut débattre sur comment on répartit mieux euh l'argent des revenus. Par contre l'outil productif qui est la vache, on n'y touche pas. Zukman, c'est tuer la vache, c'est hors de question. J'entends bien ce que vous me dites ce matin, mais vous étiez aussi opposé à la suspension de la réforme des retraites, mais vous allez sans doute faire partie d'un gouvernement qui va adopter qui va entériner la suspension de cette réforme des retraites.

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Encore une fois, aujourd'hui, c'est le Parlement qui va entériner ou pas entériner un budget pour la France. D'ailleurs, encore une fois, le c'est pas juste des mots. Le gouvernement a proposé, il y a un débat actuellement avec les parlementaires à l'Assemblée et au Sénat et ensuite c'est les deux chambres, le Sénat et l'Assemblée qui décideront. Maintenant, je vais vous dire entre deux mots, effectivement, on choisit le moins pire. On choisit le moins pire. La suspension, c'est quelques milliards d'euros et c'est des gens qui partent un peu plus tôt à la retraite, ça coûte quelques ça coûte pas très cher. Une suspension, c'est pardon, une dissolution, un chaos supplémentaire, c'est minimum 12 milliards. C'est ce qui a coûté la dissolution précédente. Donc évidemment,

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est-ce que c'est le budget que je souhaiterais ? Bah non, parce que de toute façon, si on avait la majorité, on ferait autrement. Mais on n pas cette majorité. Donc humilité, on fait ce qu'on peut en faisant confiance au parlement. Marin Jean Brin, ministre de la ville et du logement, j'ai quelques questions pour finir. Elles appellent des réponses courtes si vous le pouvez. Est-ce que vous êtes toujours dans votre esprit membre des républicains ? Vous avez été suspendu par Bruno Rotaillot parce que vous participez au gouvernement. Moi, je n'ai pas changé de valeur et je n'ai pas changé de famille politique. Donc, je suis toujours dans mon cœur et dans mon esprit membre de cette famille. Est-ce que vous appelez de vos vœux une union la plus large possible à droite en

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vue de la présidentielle de 2027 ? Et si oui, avec qui ? Moi, je suis pour une union des gens responsables qui veulent tirer ce pays vers le haut et donc on avance. Maintenant euh vous posez cette question souvent à vos intervenants. Euh pour faire une union de la droite euh faut que les gens qui se reconnaissent dans les valeurs de droite et envie de s'unir. Euh quand vous avez une partie de ces formations politiques, c'est le cas de Marine Le Pen qui dit "Moi, je suis ni de gauche ni de droite." Bon bah ça ça rend compliqué euh tout accord ou toute alliance. Euh aujourd'hui à l'Assemblée va être débattu une proposition du Rassemblement national pour dénoncer l'accord franco-algérien de 1968. Si vous étiez député, vous voteriez pour ? Aujourd'hui, je suis membre du

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gouvernement, donc vous me permettrez de pas m'engager à ce titre. Vraiment, je sais que mes collègues députés de la droite républicaine voteront euh pour ce qu'ils ont défendu depuis des mois. Et donc le sujet, c'est pas de regarder d'où vient la proposition, c'est vraiment de se dire est-ce qu'elle est utile et cohérente. Un dernier mot, vous étiez avant d'être nommé au gouvernement président de la commission d'enquête à l'Assemblée pour étudier les liens entre les partis politiques et l'islamisme. Qu'est-ce que vous attendez de cette commission d'enquête qui vise, sans le dire explicitement, mais qui vise notamment la France insoumise ? Bah, qu'elle est claire, qu'elle permettete au débat public de manière sereine et j'allais dire scientifique parce qu'on auditionne

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des gens de grande qualité très sérieux de dire des faits à savoir que aujourd'hui il y a des formations politiques qui à minima instrumentalisé par des courants islamistes et qui peut-être même eux essayent de les instrumentaliser à des fins politiques. Donc, il faut dénoncer ces choses-là. C'est pour ça que on avait courageusement avec leur renvoquier proposé euh cette commission d'enquête. Elle est reprise par des parlementaires de grande qualité qui mènent des débats objectivement à voir, à regarder et à écouter. Jean-Luc Mélenchon sera auditionné, vous pensez dans le cas de cette ? C'était mon souhait. J'espère vivement qu'il le sera. Merci beaucoup Vincent Jambrin, ministre de la ville et du logement. C'était votre grande interview en direct sur ces news et sur Europ.