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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 14 avril 2025 24 min

Ronan Le Gleut : « Il est temps que l’Europe se définisse en puissance »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Ronald Le, je rappelle vous êtes sénateur LR vous pour présenter les Français établis hors de France. Avant de regarder l'actualité, on va regarder ensemble les une de la presse régionale. On en a sélectionné trois.

La une de la Provence, fin des HLM à vie. Le vrai sujet reste le moque de logement. Faut-il vraiment durcir les conditions de maintien en HLM comme le souhaite l'ancien ministre Guillaume Casbarian ?

La deuxième une, c'est celle de l'union. lutte contre la criminalité organisée, les narcos frappés au portefeuille plus que la prison, la saisie et la confiscation des avoirs criminels sont désormais la priorité des magistrats et des enquêteurs. Et puis la dernière rune, c'est celle de West-Fance.

Et cette question, la visite médicale bientôt obligatoire, c'est une proposition de loi qui prévoit d'imposer un checkup de santé aux automobilistes tous les 15 ans, voire tous les 5 ans. Pour les conducteurs à partir de 70 ans, il y a une centaine de députés qui ont déjà signé le texte. Quelle lune avez-vous envie de commenter ? l'Union, les narcos frappés au portefeuille.

Euh ici au Sénat avec euh la proposition de loi que Bruno Rota président du groupe LR au Sénat, avait voulu absolument inscrire à l'ordre du jour euh d'Étienne Blanc et de Jérôme Durin de collègue sénateur. Un texte a été adopté euh très majoritairement à la fois évidemment au Sénat, l'Assemblée et puis en commission mix paritaire avec une commission mix paritaire conclusive. Euh, il y a une volonté de combattre ces réseaux mafieux de narcotrafiquants avec cette proposition de loi qui est vraiment à l'initiative du ministre d'État, ministre de l'intérieur Bruno Rotaillot. qui est une excellente proposition de loi qui va vraiment dans le bon sens qui va donner les moyens à la fois au ministère de l'intérieur, à nos policiers, à nos gendarmes de pouvoir agir pour lutter contre ces réseaux qui sont des réseaux absolument massifs et donc ceci est à mettre au crédit du bilan de Bova du ministre de l'intérieur Bruno Taillot.

On va parler de l'actualité, on l'a vu dans le journal, c'est un effort de 40 milliards qui est demandé par ERC Lombard. 40 milliards. Est-ce que du coup la trajectoire vous paraît tenable sans augmenter les impôts ?

Oui. Euh aujourd'hui en France, on est sans doute le pays de l'OCDE qui paye le plus d'impôts. Donc c'est bon, la coupe est pleine, terminer les hausses d'impôts.

Et donc il va falloir faire des mesures d'économie indispensables. On a 3300 milliards de dettes. Les intérêts de l'emprunt aujourd'hui sont supérieurs au budget de la défense.

Ils sont cinq fois le niveau du ministère de la justice. Donc de toute façon, on ne peut plus aller plus loin. Par conséquent, il va falloir vraiment à la fois tailler massivement dans le maqui agences.

Il va falloir, selon moi, réduire le nombre de fonctionnaires dans les fonctions administrantes, c'est-à-dire vraiment la la technique administrative. Aujourd'hui, 33 % de nos fonctionnaires sont dans la partie backoffice technique alors que la moyen dans les trois fonctions publiques effectivement de l'état, collectivité territoriale et fonction publique hospitalière. Et en réalité, si vous regardez la moyenne de l'Union européenne, c'est 24 %.

Donc, il y a des économies considérables à faire. Combien de fonctionnaires ? Ben, écoutez, si vous appliquez euh cette règle de passer de 33 % à 24 % sur les sur les fonctions techniques, les fonctions support et on peut notamment le faire grâce au progrès de l'intelligence artificielle.

Si vous regardez ce que font les entreprises aujourd'hui, toutes les entreprises font des gains de productivité absolument exceptionnels du fait de l'IA, elles le font pour une raison simple, c'est qu'elles sont en concurrence les unes avec les autres. l'État lui si vous voulez n'étant pas en concurrence évidemment n'applique pas ses transformations. Donc il faut mettre si vous voulez de la technicité.

Je pense d'ailleurs que il faut qu'on ait davantage d'ingénieurs qui soient impliqués sur ces questions, davantage d'ailleurs d'entrepreneurs qui s'investissent dans les questions publiques pour faire part de leur savoir-faire. Et donc on peut avoir euh si on applique cette règle 600000 fonctionnaires tout simplement sur le fait de la pyramide des âges, c'est-à-dire les départs à la retraite. Donc il y a des économies considérables à faire dans l'efficacité de l'État et c'est là que sont les sources d'économie sans augmenter les impôts.

On va passer à l'actualité internationale. Elle est chargée. Euh d'abord ça se tend encore entre la France et l'Algérie.

On apprend qu'Alger demande à 12 agents de l'ambassade de France de quitter le territoire algérien sous 48 heures. C'est une mesure inédite depuis 1962. Est-ce que c'est une mesure qui cible Bruno Retaillot selon vous ?

Non mais pas du tout. De quoi ça part ? Il y a un acte d'une très grande gravité qui a été commis qui est le kidnapping d'un opposant au régime algérien sur le territoire français.

C'est un acte d'une très grande gravité. Suite à une enquête qui a été menée et bien parmi les trois personnes interpellées, l'une d'entre elles est un agent consulaire algérien. Donc vous voyez la gravité de ce qui a été euh réalisé.

Donc ceci a été fait suite à une longue enquête. Si cet agent consulaire a été arrêté, ce n'est pas pour rien. Il est vraisemblablement à l'origine de ce kidnapping d'un opposant algérien sur le sol français.

Donc si vous voulez, la France doit faire respecter des principes fondamentaux qui sont qu'un état étranger ne vient pas commettre des kidnappings sur le sol français d'un opposant à son régime. Non mais vous imaginez la gravité de ce qui est en jeu ici ? Paris se dit prêt à des représailles immédiates.

Si Alger expulse ses agents, comment il faut réagir ? Mais bien sûr, regardez la question du rapport de force, elle est essentielle. On ne peut pas continuer à humilier la France.

Par conséquent, ce qui est mise en œuvre, ce sont des principes de base. On ne peut pas faire une exception euh sur toutes ces questions. Non, il y a des principes.

On ne kidnappe pas un opposant à un régime sur le sol français. Ça c'est inacceptable. L'autre actualité, c'est l'Ukraine et on on en a parlé tout à l'heure, ce bombardement russe sur la ville de Soumis en Ukraine, 34 morts, une frappe condamné par la communauté internationale dont le président américain Donald Trump qu'on écoute.

Je pense que c'est terrible et on m'a dit qu'ils ont fait une erreur, mais je pense que c'est une chose horrible, que toute cette guerre est une chose horrible. Je pense que la guerre que le déclenchement de cette guerre est un abus de pouvoir. Ce pays n'aurait jamais laissé cette guerre commencer si j'avais été président.

Cette guerre est une honte. Est-ce que ce bombardement pour vous, il est la preuve que la Russie ne veut pas la paix ? La Russie ne veut pas la paix, c'est une évidence.

La Russie continue à commettre des actes gravissimes comme à soumis. C'est inacceptable. Et on voit bien aujourd'hui les dispositions qui sont prises à la fois par les Européens, les États-Unis, l'Ukraine pour euh trouver un chemin difficile, compliqué vers la paix.

Mais aujourd'hui, celui qui veut la guerre s'appelle Vladimir Poutine. C'est une évidence. C'est lui qui a enclenché évidemment le conflit dès 2014, d'ailleurs, pas dès février 2022.

Et aujourd'hui, on voit bien qu'il y a aucune volonté de faire la paix. Par conséquent, il faut continuer à soutenir l'Ukraine. C'est une nécessité parce que aujourd'hui, il s'agit d'un pays qui se tourne vers l'Occident, qui se tourne vers l'Europe et donc nous devons aujourd'hui continuer d'être en soutien comme nous l'avons fait.

C'est une question nécessaire. En réalité, les Ukrainiens se battent aussi pour nous à travers le courage extraordinaire que je tiens ici à saluer des soldats ukrainiens. Et par conséquent, il faut pas se tromper.

Aujourd'hui, l'agresseur s'appelle Vladimir Poutine et il le fait euh de façon inacceptable en visant des civils. Emmanuel Macron, il appelle à des mesures fortes pour imposer une trêve à Moscou. Comment on fait ?

Qu'est-ce qu'il faut prendre comme mesure ? Est-ce qu'on peut vraiment imposer une trêve à Moscou ? Alors, de toute façon, euh il est nécessaire de rentamer effectivement un dialogue, le dialogue de Riad aller dans ce sens.

Euh je pense que aujourd'hui il faut que euh à côté des États-Unis les Européens soient davantage impliqués. Ce n'est pas le cas malheureusement. Pas suffisamment en tout cas.

Euh et on voit bien d'ailleurs que euh le président Trump avait promis euh une paix en 48h. Les choses sont beaucoup plus compliquées qu'il ne l'avait évidemment imaginé. Et c'est le moment pour que États-Unis et européens négocient ensemble parce que l'avenir de l'Ukraine ne se fera pas sans les Européens.

Autre sujet, c'est le conflit israélo-palestinien et cette déclaration d'Emmanuel Macron qui se dit prêt à reconnaître un état palestinien au mois de juin. On va regarder tout ça dans les détails avec Alex Poussard qui nous rejoint. [Musique] Bonjour Alex.

Bonjour Ryan. Bonjour Ronal Gleu. Bonjour.

Et Alex Emmanuel Macron l'a annoncé la semaine dernière. La France va reconnaître la Palestine en juin prochain. Effectivement, une annonce faite par Emmanuel Macron à la semaine dernière à nos confrères de France 5.

Il l'assure, la France va reconnaître l'État palestinien, je le cite, je le ferai parce que je pense qu'à un moment donné, ce sera juste et parce que je veux aussi participer à une dynamique collective qui doit permettre à tous ceux qui défendent la Palestine de reconnaître à leur tour Israël, ce que plusieurs d'entre eux ne font pas. Alors concrètement, le président de la République souhaite officialiser cette reconnaissance lors d'un sommet à l'ONU en juin prochain à New York. Un sommet coprésidé par la France et l'Arabie Saoudite.

Et l'objectif d'Emmanuel Macron dans ce sommet, c'est que plusieurs pays arabes reconnaissent à leur tour l'état d'Israël pour faire avancer un nouveau processus de paix dans la région. Et cette annonce, elle a été très critiquée par le Premier ministre israélien. Ah oui, Benjamin Netaniao qui a réagi hier sur le réseau social X.

Le président Macron fait une grave erreur en continuant de promouvoir l'idée d'un état palestinien au cœur de notre terre. Un état dont la seule aspiration est la destruction d'Israël. Nouvelle réaction.

Euh nous n'accepterons pas euh de leçons de morale sur la création d'un un état palestinien qui mettrait en danger l'existence d'Israël de la part de ceux qui s'opposent à l'indépendance de la Corse, de la Nouvelle-Calédonie, de la Guyane française et d'autres territoires dont l'indépendance ne menacerait en rien la France. Voilà, Emmanuel Macron appréciera ses comparaisons. Alors, quels sont les pays qui reconnaissent la Palestine et Israël et quels sont ceux qui refusent de le faire ?

Alors concernant la Palestine, près de 150 pays dans le monde euh reconnaissent l'État palestinien dont une dizaine de pays européens qui ont été rejoints en mai 2024 en pleine guerre à Gaza par l'Espagne, la Norvège et l'Irlande. Alors pour l'instant, aucun pays du G7 n'a encore franchi le pas. La France serait le premier.

Et puis concernant Israël, de nombreux pays du monde arabo-musulman ne reconnaissent pas l'état hébreu. Mais il y a eu une avancée en 2020 avec les accords d'Abraham et la reconnaissance d'Israël par les Émirats arabes unis, Bahrain et le Maroc. Emmanuel Macron souhaite que l'Arabie Saoudite franchisse le pas pour assurer un petit peu plus de stabilité dans la région.

Qu'est-ce que changerait cette reconnaissance de l'État palestinien par la France ? Alors, pas grand-chose. Ce serait symbolique car du point de vue du droit international, la Palestine est déjà un état car elle dispose d'un territoire, d'un peuple et d'un gouvernement, en l'occurrence l'autorité palestinienne.

Mais dans les faits, cet état palestinien, il est quasiment inexistant. Son territoire est occupé militairement par l'armée israélienne et puis le gouvernement de l'autorité palestinienne. Il a été chassé de la bande de Gaza en 2006 après la victoire du Hamas aux élections législatives.

Et puis dans l'autre partie du territoire palestinien, l'Assis Jordanie. Et bien ce territoire, il est de plus en plus colonisé par Israël. Un chiffre sur cette colonisation israélienne.

Dans l'année qui a suivi les attentats du 7 octobre 2023, 4500 Palestiniens vivants en 6 Jordanie ont été déplacés en raison de la destruction de leur habitation. Ce sont des chiffres de l'ONU. Renant Logleu, est-ce que c'est le bon moment pour la France de reconnaître l'État palestinien ?

La France avec Constance a adopté la position de la solution à deux états. C'est aussi la solution que je préconise. Néanmoins, il me semble qu'il y a deux conditions à remplir avant de le faire.

C'est la raison pour laquelle il me semble que l'agenda n'est pas appropriée. La première condition, c'est que tous les otages du Ramas doivent être libérés. C'est une condition indispensable.

La seconde condition indispensable, c'est la reconnaissance de l'existence et de la légitimité de l'existence de l'État d'Israël par le ramasse. Imaginez-vous un instant que euh un état euh qui euh souhaite la destruction euh et l'anéantissement de l'État d'Israël soit proclamé. Par conséquent, il me semble que ces deux conditions à l'heure où nous parlons ne sont pas réunies.

Quand ces conditions seront réunies, alors l'agenda peut changer. Donc mais elles sont pas réunies en juin. Effectivement, je vois mal comment cela pourrait être le cas, mais c'est à cela mon avis qu'il faut travailler.

Un, la libération des otages et de que le Hamas reconnaisse l'existence légitime d'Israël. Mais ça veut dire que la reconnaissance en juin c'est prématurée selon vous. Oui, faut pas le faire à ce moment-là.

Je pense que les conditions ne sont pas remplies aujourd'hui. Une question sur cette deuxième condition, que le Hamas reconnaisse l'État d'Israël, mais reconnaître l'État palestinien, ce n'est pas forcément légitimer le Hamas. Ça peut être une manière de vouloir renforcer l'autorité palestinienne et peut-être renouveler ce gouvernement qui a du mal à exister aujourd'hui.

Je comprends. Mais il me semble que les conditions ne sont pas réunies. Aujourd'hui, le ramasse détient des otages.

Il souhaite tout simplement l'anéantissement de l'État d'Israël dans ses positions officielles. Par conséquent, ne peut pas reconnaître, me semble-t-il, à ce stade l'État palestinien. Même si je le rappelle, je pense que la solution à deux états est la bonne.

Est-ce qu'Israël a aussi une part de responsabilité finalement dans l'échec de ce processus de paix et finalement se cesser le feu à cette deuxième étape qui a échoué puisqu'Israël a repris les bombardements à Gaza. Est-ce qu'il faut peut-être forcer Israël à avancer sur sur la paix, sur cette situation ? Alors, en tout cas, la première phase euh s'est tenue à son terme.

Un certain nombre euh d'otages ont été libérés. Il reste des otages à libérer. C'est la raison de cette deuxème phase.

Je pense qu'effectivement il faut qu'on aille dans ce sens. Euh ceci est possible. Euh ça nécessite évidemment euh de reprendre le dialogue.

Euh mais euh si vous voulez, il ne il ne il ne faut pas précipiter les choses par la position française. Je pense qu'elle est prématurée parce que quand on voit la réaction du premier ministre israélien Benjamin Netaniaou, on a l'impression qu'il y a pas de place pour un état palestinien sur ce territoire. C'est la terre d'Israël.

Non mais attendez, aujourd'hui Benjamin Netanou est le premier ministre de de d'Israël. Les positions dans le temps d'Israël peuvent changer aussi. Il faut pas uniquement se focaliser sur la position du dirigeant d'aujourd'hui.

Il y a une continuité historique. Par conséquent, je pense que la solution à deux États reste la position que la France doit adopter. Mais en juin, ça me semble trop tôt.

Est-ce qu'il y a un problème aussi avec cette colonisation israélienne qui avance de plus en plus, qui s'est intensifié après les attentats du 7 octobre et qui rend de plus en plus impossible et bien la mise en place d'un véritable état palestinien en 6 Jordanie au niveau territorial. Ben attendez, on est en train de parler de difficultés qui sont quasi millénaires et tout ça ne se règle pas évidemment uniquement par une déclaration. D'ailleurs, que changerait la position française en juin ?

On a bien vu que la position la position de l'Espagne par exemple n'a pas modifié les rapports de force. Donc euh vous voyez que c'est plus àorter symbolique mais les symboles sont extrêmement importants et je le rappelle euh sans la libération des otages qui doit être ultra prioritaire et sans la reconnaissance d'un état légitime d'Israël, rien ne peut être fait à ce stade selon moi, même si sur le long terme, il faudra continuer à travailler de façon diplomatique vers la solution à deux États qui est une position que la France a toujours eu de façon constante. Merci Alex.

À tout à l'heure. À tout à l'heure. Et on parlera du calendrier parlementaire où on voit que le gouvernement a du mal à trouver un cap et ce sera à suivre dans le club dans une demi-heure.

On va parler de Donald Trump et des menaces qui pèsent toujours concernant les droits de douane. Pour cela, on va aller à Bordeaux. On retrouve Jefferson des sports.

Bonjour Jefferson. Merci beaucoup d'être avec nous. Jefferson, vous avez des questions à ce propos sur la R Post européenne.

Oui, bonjour R le Glot. Oui, sur cette question des des droits de douanes américains qui nous occupent beaucoup. On a entendu Frédéric Schmers, le futur chancelier allemand plaider pour une entrée en vigueur rapide du traité du Mercosur.

Est-ce que selon vous la France doit reconsidérer sa position qui est opposée à ce traité ? Et sachant que chez nous, le sujet est extrêmement sensible du côté des agriculteurs et d'autres pays commencent à aller dans cette direction. Je pense à la Finlande et la Suède.

Non, sur le Mercosour, la position d'ailleurs qui est globalement adoptée par le Sénat, c'est une position de qui vise à protéger les intérêts de nos agriculteurs. Euh et par conséquent, je ne partage pas la position aujourd'hui qui est défendue par l'Allemagne. Je considère que la France doit défendre ses agriculteurs et par conséquent continuer à adopter la même position sur le Mercosour. ce que l'on voit quand même avec les positions de de Donald Trump qui crée de l'incertitude, de l'insécurité juridique à travers les tarifs he doués, c'est que là encore l'Union européenne se construit dans les moments de crise où on l'a vu notamment avec le Covid et l'achat groupé de vaccins, on l'a vu sur l'Ukraine et on le voit aujourd'hui dans cette guerre commerciale, dans cette guerre des tarifs doués.

Et en réalité euh quand l'Union européenne est face à la crise, on voit qu'elle a une véritable capacité de réforme et c'est ce qui est en train de se passer aujourd'hui. Suffisamment selon vous. Est-ce que est-ce que la Rost elle est elle est suffisante ?

Elle est suffisamment coordonnée ? Oui, il y a évidemment euh toujours euh on est 27, donc évidemment euh se mettre d'accord à 27, il peut y avoir une un ou deux états qui euh euh peuvent avoir des positions légèrement discordantes, mais globalement, si vous regardez dans l'ensemble, il y a une véritable coordination et notamment une capacité de repost. D'ailleurs, il suffit d'écouter les déclarations de Donald Trump qui explique combien l'Union européenne sait défendre ses intérêts.

C'est Trump qui en parle le mieux. Oui, vous avez une autre question Jefferson, pardon. Allez-y.

Oui, toujours sur ce même ordre d'idée parce que vous parlez de coordination européenne et pourtant il y a une visite de Georgia Méloni, la première ministre italienne à Washington le 17 avril. Est-ce que l'Europe doit se méfier un peu ou être très attentive à ce déplacement à Washington ? Parce qu'on on a bien compris que la première ministre italienne pourrait être tenté de jouer une carte qui ne serait pas forcément celle de l'Union.

Et quand on voit différentes positions, je reviens sur le Mercure, on voit qu'en fait que l'Europe est pas si alignée que ça. Est-ce que là il y a quelques fissures dans lesquelles Donald Trump pourrait s'insérer ? En tout cas, écoutez, Giorgia Meloni comme chef d'état italien est parfaitement légitime à rencontrer le chef d'état des États-Unis.

Tous les pays européens et tous les dirigeants européens le font régulièrement. Donc de ce point de vue-là, elle est parfaitement dans son dans son rôle. Ensuite, en ce qui concerne les négociations des tarifs douigners, c'est une prérogative de la Commission européenne.

Donc de toute manière, Georgia Meloni n'a pas, si vous voulez les les moyens juridiques de le faire au nom de la commission. Par conséquent, qu'elle défendent les intérêts de la nation italienne. C'est d'ailleurs ce que les Italiens attendent d'elle.

Et puis comme je vous le disais, de toute façon, c'est à la commission de négocier les tarifs doigners. Donc elle ne pourra pas se substituer à aux instances de l'Union européenne. Non mais sur le signal quand même.

Elle va à Washington. Je dis le lendemain vendredi, elle reçoit à Rome DJ Vent. Est-ce que c'est pas un mauvais signal qui est envoyé dans quel camp elle est ?

Non, je je ne crois pas du tout. Elle est dans son rôle de chef d'état légitimement élu par le peuple italien et et tous les dirigeants européens se rendent régulièrement aux États-Unis qui est la première économie de la planète. Mais là, le timing est le bon.

Est-ce que ça donne le signal que l'Union européenne fait front ? Ça donne pas plutôt le signal que Georgia Méloni qui était, on le rappelle, un investiture de Donald Trump ne sait pas trop où se situer ? Non, je ne crois pas.

Georgia Meloni selon ses différentes positions dès sa campagne électorale a pris des positions proe européennes et pro autant. Donc de ce point de vue-là, il y a aucune inquiétude à avoir. Elle défend les intell intérêts de l'Italie, c'est parfaitement normal, mais il y a pas de substitution.

Jefferson. Oui. Bah, restons sur ce sur ce terrainl.

Est-ce que donc on vous sent très optimiste quand même sur la réponse européenne, mais est-ce que à terme vous y voyez une possibilité en tout cas pour l'Europe pour réaffirmer en tout cas ou se réaffirmer selon l'expression comme une puissance ? Oui, il est temps effectivement que l'Europe se définisse en puissance. Elle a trouvé des capacités à se réformer comme je disais dans les moments de crise, le Covid, l'Ukraine, maintenant la guerre tarifaire.

H et donc si vous regardez bien, il y a une véritable capacité des Européens à réagir. 450 millions d'habitants, l'Europe est une grande puissance économique avec les États-Unis et la Chine. Il faut effectivement qu'elle passe au statut d'Europe puissance.

C'est en train de se passer notamment sur les questions de défense. Vous le voyez bien, il y a une montée en puissance de l'autonomie stratégique européenne qui est le fruit de la crise, le fruit de l'incertitude sur la garantie de sécurité qui est trop lente ou trop tardive. Non, elle se fait pendant la France a adopté cette position de façon constante pendant des années, mais aujourd'hui, j'étais à Varsovi à la politique européenne de sécurité et de défense.

Les positions de nos partenaires européens ont ont totalement changé vers l'autonomie stratégique. Il y a donc une prise de conscience très forte des Européens et cette transformation, elle est aujourd'hui en en marge vers une Europe-puissance que j'appelle de mes vœux. Merci Jefferson. la une de Sud-Oest Sport carton rouge à la violence.

C'est à la une de votre journal. Merci beaucoup Jefferson d'avoir été avec nous. On va terminer par la compétition au sein des LR euh puisque les militants des LR qui souhaitent adhérer en jusqu'à 7 semaines pour le faire l'élection la désignation de votre président entre Bruno Rotario et Laurent Voquier ce sera dans un mois.

On a entendu la semaine dernière les déclarations de leur renvoquer sur l'immigration et le fait de vouloir envoyer les étrangers sousf dangereux à Saint-Pierre Miclon. Est-ce qu'il va trop loin le renvoquer ? Écoutez, Saint-Pierre et Miclon, c'est un territoire de la République française qui d'ailleurs a été le premier territoire à répondre à l'appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle qui a rejoint donc la France libre.

C'est un territoire qui doit être totalement respecté et aimé pour ce qu'il est. Et par conséquent, je pense que la mesure est à la fois inappropriée et inefficace. Dans cette campagne, je soutiens Bruno Rotaillot que je connais bien puisqu'il a été le président du groupe des sénateurs LR.

Ça a été un président exceptionnel à la fois par sa capacité de travail, sa vision pour la France et sa capacité à tenir une ligne politique. Je pense qu'il sera un excellent président pour les Républicains. Personnellement euh je le soutiens de toutes mes forces avec notamment la Fédération des Français de l'étranger, des Républicains dont j'ai la charge et je peux vous dire que il y a un véritable espoir, un véritable élan aujourd'hui chez les Républicains derrière la candidature de Bruno Rotaillot.

Mercian Leugleu, merci beaucoup d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure. Dans 20 minutes dans le club, on reviendra sur les 40 milliards d'efforts, cette difficile équation budgétaire pour le gouvernement. Où trouver ces 40 milliards sans augmenter les impôts, ce sera le débat du club.

Et on va en parler tout de suite avec notre invité, c'est Marc Fenot, le président du groupe Modem à l'Assemblée nationale qui nous rejoint. M.