Face aux sénateurs, Sébastien Lecornu a pris un engagement ferme lors des questions au gouvernement
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Sébastien LecornuFait
« Permettez-moi de vous parler d'une France dont on parle peu. Celle des travailleurs qui prennent leur voiture chaque matin parce qu'ils n'ont pas d'autres choix. »
- 0:30Sébastien LecornuFait
« Le plein coûtait déjà trop cher et qui aujourd'hui paye 50 centimes de plus le litre de gazoil. »
- 0:45Sébastien LecornuFait
« Depuis le début de la crise, les marges brutes des géants du pétrole se sont envolées de manière indécente. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Permettez-moi de vous parler d'une France dont on parle peu. Celle des travailleurs qui prennent leur voiture chaque matin parce qu'ils n'ont pas d'autres choix. Celle de nos concitoyens ruraux et pérbains pour qui le plein coûtait déjà trop cher et qui aujourd'hui paye 50 centimes de plus le litre de gazoil.
La puissance publique n'a plus les moyens d'agir en faveur de ceux pour qui ce choc pétrolier devient insupportable. Alors le gouvernement répond dans la confusion. Madame Brégon déclare que les prix doivent baisser.
Monsieur l'escur brandit un décret de plafonnement des marches sur les distributeurs puis recule. Alors même que les chiffres sont là, ils sont implacables. Depuis le début de la crise, les marges brutes des géants du pétrole se sont envolées de manière indécente.
Quand certains se privent, d'autres engrangent, prospèrent tranquillement. La question, elle est posée. Qui profite de tout ce qui se passe ?
La première des choses déjà, c'est l'État. Et vous le voyez bien, l'extrême droite introduit de plus en plus l'idée au fond que le grand gagnant de cette crise serait l'État. La suspicion au fond s'installe en se disant mais à chaque fois qu'on va à la pompe, lentement mais sûrement, on remplirait les les caisses de l'État.
Des chiffres surréalistes circulent ici ou là. Le fameux surplus que d'cun qualifierait de cagnotte, je mets des guillemets sur cette affaire. Du début de cette guerre, fin février, début mars au 20 avril, il y a quelques jours, le surplus est de 170 millions d'euros de fiscalité.
Ce que je vais faire, c'est que chaque euro de fiscalité, de surplus de fiscalité prélevé pour les Français à la pompe vont être affecté au mécanisme d'aide direct que nous mettons en place. Comme ça, on met derrière nous l'idée délétaire pour la République que l'État serait en train de profiter de la crise. C'est une très mauvaise chose pour le pacte social.
Deuxième public, ce sont évidemment les raffineurs. J'aime pas beaucoup non plus dans le débat public ou sur les réseaux sociaux le total bashing parce que c'est une entreprise française qui emploie des Français. Elle marque aussi une part des intérêts stratégiques du pays.
Et donc ne nous tirons pas une balle dans le pied. Pour autant, il y a un débat qu'il faut objectiver. S'il y a des résultats exceptionnels, ça pose la question d'une redistribution qui pourrait être à du proportion ou pas exceptionnelle.
Ça c'est un débat politique qui est me semble-t-il assez noble. Bon, il y a deux manières de le prendre. Réflexe français un peu pavlovien, fiscalité.
Après, si on est pragmatique, quand on voit ce que Total énergie a fait sur le plafonnement des prix à la pompe pendant quelques jours, on le voit bien que ça pour le coup c'est immédiat pour les Françaises et les Français. Donc il faut bien que Total Ennergie se positionne d'une manière ou d'une autre sur une manière de redistribuer et potentiellement de la manière la plus efficace qu'il soit, de la manière la plus rapide en tout cas dans sa politique commerciale. Je mets ça là mais la porte-parole du gouvernement ministre délégué énergie l'a dit tout à l'heure nous ne fermons aucune porte.
Je je refuse le total bashing. Pour autant, tout débat sur la redistribution est un débat de toute façon que je préfère avoir de manière franche avec vous plutôt que de le subir plus tard à l'automne dans un mouvement fiscal qui ne serait pas complètement euh maîtrisé. Yeah.
Sébastien Lecornu