L'ARMÉE ESSAIE DE LE TUER AU CONGO, IL S'ENFUIT ET OUVRE UN RESTAURANT GASTRO EN FRANCE
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bonjour tout le monde bienvenue sur les gens merci d'être avec nous aujourd'hui notre invité c'est grâce toulumba c'est pas quelqu'un de connu c'est quelqu'un qui a une vie assez exceptionnelle qui s'est rendu du Congo parce que ses parents étaient opposants politiques notamment son père il a été en danger il s'est enfui quand il était enfant du Congo il est arrivé en France avec absolument rien aujourd'hui il ouvre son restaurant gastronomique à Marseille il va nous raconter sa vie qui est complètement folle et autre chose exceptionnelle aujourd'hui c'est pas moi qui vais animer c'est Sébastien qui d'habitude écrit les émissions pouvaient vérifier dans tous les crédits des émissions c'est lui et aujourd'hui c'est sa première émission c'était mon but quand j'ai créé le média c'est qu'on soit plusieurs à pouvoir animer et à passer la main aussi et donc je suis hyper content c'est sa première émission donc j'ai cette bon courage envoyer plein d'amour en commentaire et c'est parti on regarde son émission [Musique] bonjour à tous bienvenue sur les Andes alors c'est pas Guillaume aujourd'hui moi c'est Sébastien habituellement je suis auteur vous pouvez me voir dans les crédits des émissions j'ai reçoit grise tout en bas salut Grace salut alors pourquoi je te reçois aujourd'hui c'est très simple c'est que tu nous envoyer un mail sur la page contact moi j'ai reçu ton mail puisque c'est moi qui l'ai pris en général avec lui qui est auteur avec moi et ton histoire elle est incroyable c'est un film en fait je crois que d'ailleurs il y a quasiment un projet de voilà derrière ça nous l'a raconté il y a beaucoup beaucoup de choses qui sont passées alors tu tenais en répétant du Congo dans une famille aisée même très aisée tu m'as dit qu'il y avait un peu un décalage avec le reste de la population c'est ça c'était quel type d'éducation alors l'éducation comment dirais j'ai eu une éducation à la française donc mon père vraiment sa télé à ce que on puisse avoir tout ce qu'on voulait à tant que enfant donc déjà il nous a inscrit dans une école française parce que à la maison il nous interdisait même pour te donner un peu une idée comment c'était à la maison donc il nous interdisait même de parler la langue locale qui est lingala donc il voulait qu'on parle français portugais anglais mais c'était interdiction de parler la langue locale parce que pour lui donc nous voyait plus loin que ça et donc il vraiment il nous a habitué une éducation à l'occidentale et puis vous voyez des parents tu m'as dit ça et c'est pas halluciné parce que ça fait trop aujourd'hui ça c'est fait il y a longtemps bah je sais que comment je suis on est arrivé en France les toutes premières années quand j'ai invité des amis à la maison ça choquait beaucoup parce que quand je disais merde vous pouvez me donner ça mes amis ils étaient choqués me regarder quand tu disais mère pouvez-vous me donner par exemple ou un verre d'eau pour mon ami 20 ans que j'ai des amis enfin j'avais un meilleur ami qui était très choqué par ça il s'appelait ISAM et quand il venait chez moi je disais bah mère pouvait donner de l'eau pour ISAM et donc eux ils étaient assis surpris bon ça tu vois ta maman surprenant quand c'est pas comme d'habitude pas trop côtoyer le reste des gens de ta classe c'était un quartier résidentiel un peu privé mon père vraiment c'était l'idée c'est que vous restez à la maison donc vous avez tout ce qu'il faut à la maison donc vous restez à la maison et puis l'éducation s'est faisait comme ça c'était les cours les cours de soutien et on reste à la maison très rarement il nous a autorisé des invités enfin d'inviter des amis des amener à la maison quoi c'était sauf si c'était des enfants d'un ministre ou d'un d'un d'un général ou des choses comme ça mais rarement on a invité des gens qu'on croisait dans la rue enfin moi par exemple si j'avais des amis je pouvais pas aller jouer au foot comme les autres garçons et pour reprendre un peu tu me parlais de ton père un peu plus tôt tes parents ils avaient deux boulots assez différents ton père était dans la finance c'est ça et ta maman était responsable d'une chaîne de magasin de cosmétiques femmes ton père était un peu engagé politiquement c'est là que ça a démarré un petit peu les soucis il était contre le gouvernement en place c'est bien ça l'histoire c'est ça en fait pour te remettre un peu dans le contexte c'est que au Congo en fait c'est la loi du plus fort politiquement en fait on peut pas dire les choses comme en France ici généralement j'ai dit toujours à mes à mes amis vous avez de la chance au Congo ça existe pas c'est à dire que on peut pas se lever un jour et dire que tel personnage politique aussi il fait mal son travail on peut pas aller à l'encontre en fait de des politiciens en place donc c'est-à-dire que celui qui est le plus fort qui domine peut se débarrasser des autres c'est un peu ça l'idée c'est exactement ça en fait l'idée c'est que plus tu as du pouvoir bah plus tu contrôles en fait ce qui se passe dans le pays et c'est exactement ça en fait que mon père voulait dénoncer parce que Ben le problème c'est qu'au Congo il y a pas de il y a pas de classe moyenne c'est soit vous êtes très riche enfin vous êtes riche et soit vous êtes très pauvre donc il y a pas vraiment de juste milieu et donc ce qui dénonçait aussi c'est par rapport à ça la corruption qui existe encore aujourd'hui à l'heure actuelle au Congo et tout ça en fait il essayait de dénoncer en fait le but c'était même pas de créer une un mouvement politique en soi c'était vraiment juste dénoncé en fait des inégalités qui existaient c'est pas normal qu'on puisse être dans une dans un pays dite démocratie et puis qu'on qu'on puisse encore avoir des choses comme ça quoi qu'est-ce qui fait que vous a reçu des pressions qui vous met de la pression à l'époque donc c'est le pouvoir en place donc Kabila donc Kabila le fils qui est au pouvoir donc plus vite en fait ce que mon père organise les meetings et qu'il organise très vite ça crée en fait un engouement tout autour de ça parce que les gens du coup ils se reconnaissent dans ce qu'il dit dans ce qu'il veut défendre comme comme vision donc du coup bah très vite ça crée de longuement et donc très vite déjà on a commencé à avoir un peu des retours disant bah faudrait arrêter faudrait stopper ça parce que ça plaît pas trop machin et donc mon père t'es-tu qu'il est enfin il a continué au Congo connu pour son action politique lui son groupe en tout cas ils étaient connus donc par rapport à tout ça par rapport aux événements qu'ils organisés et donc suite à ça donc bah on a eu un premier événement donc qui s'est passé en fait il a été invité dans un espèce de congrès ou on parlait justement de l'émancipation de l'Afrique et des libertés des des personnes quitter la maison c'est ça il est temps en déplacement donc il était dans un pays voisin l'Angola donc nous on était resté au Congo et puis donc c'est là qu'on a eu le premier gros événement qui qui a marqué toute la famille toi tu es dans ta famille pour un petit peu ton contexte familial donc ta maman tu as les cinq soeurs c'est ça tu es le plus télé tu es le plus tu es plus jeune c'est alors moi je suis l'aîné avec ma sœur donc j'ai une sœur jumelle donc qui s'appelle Bénédicte et moi je suis donc son jumeau du coup et puis après oui bien sûr derrière j'ai 4 autres sœurs donc du coup voilà je suis le seul garçon de la famille et toi tu as 10 ans quand ça se passe ça se produit à l'époque le premier événement quand ça arrive j'ai ah ouais entre 10 ans 11 ans très vite les choses s'enchaînent c'est à dire que ben mon père lui il est dans quand on déplacement donc il fait ce grand meeting où il parle il dénonce en fait des inégalités qu'il y a au Congo comment les peuple souffre en fait des des inégalités qu'il y a et puis comment il y a la corruption au Congo et donc suite à ça donc ça a vraiment une résonance donc ça c'est diffusé donc en Angola et au Congo et donc suite à ça ben très vite on va avoir donc les premiers donc les premiers les premières retombées donc moi donc l'armée débarque chez nous parce que faut savoir qu'au Congo en fait c'est rarement la police qui traite ce genre d'affaires c'est que quand on a un problème au niveau politique ou même si on a un problème avec des opposants c'est directement l'armée qui traite ça donc je veux dire que c'est le gouvernement qui dit voilà et un opposant à cette maison dans cette maison avec sa famille on en voit une milice ou l'armée qui viennent eux faire de la pression donc debut comme je disais c'était d'abord des lettres des menaces des choses comme ça et puis après donc là vraiment ça directement c'est passé au niveau supérieur donc il y a eu donc un Jeep de que des militaires qui ont débarqué à la maison donc ma mère très vite donc quand elle voit les les militaires arrivés me demandent de rentrer est-ce que vous avez des personnes de maison en plus c'est ça donc elle reste avec le personnel du la maison pour essayer de parler avec eux savoir qu'est-ce qui se passe donc très vite j'entends des cris moi en tant que enfant j'entends des cris j'entends un peu ça chamaille un peu donc du coup par curiosité parce que c'est ma mère et forcément donc je sors donc pour savoir ce qui se passe donc je sors dans le jardin et donc du coup donc je vois très vite ça s'agite et là un des des des des militaires ne prend par la main en me disant bah comme il est pas là on va partir avec le fils et donc c'est comme ça que les premières enfin mes premiers problèmes ont commencé le militaire t'embarque littéralement à 10 ans 10 ans en fait tu as des sœurs autour c'est ça pour aller au moins au début je milite un peu pour remettre au moment dans le contexte donc j'ai lu un peu je veux pas partir donc et là vraiment pour montrer qu'il a le droit de faire ce qu'il veut donc il sort un cutter j'ai encore la cicatrice au niveau du bras donc ouais vraiment ouais bien sûr donc il sort son cutter il a il me il m'ouvre il m'ouvre le bras il me dit mais non tu viens ou tu beurre et donc du coup bah pas le choix forcément donc en plus ma mère forcément impuissante elle pleure de toutes ces larmes donc euh à côté donc suite à ça donc il m'embarque il part avec moi donc il m'amène au cachot et donc ma mère ben elle fait le nécessaire donc elle appelle mon père en urgence en disant bah ton fils a a été pris par l'armée donc revient vite donc mon père obligé d'Inter un peu ce qui se passait du coup en Angola pour revenir d'urgence au Congo donc moi du coup camion militaire c'est ça et tu as dans un cachot c'est ça mais à quel moment l'armée mais un enfant en cachot ils t'ont dit quoi il te parle il te demande de dire les choses c'est que et c'est c'est assez paradoxal enfin des fois on en discute avec des amis et des fois j'en rigole parce que je leur dis mais quand je vois la prison en France et ce qui se passe même au beau mec à Marseille c'est c'est le grand luxe les mecs ils ont des télés des frigos des la Playstation enfin tu vas rarement en prison en France et puis je me dis mais au Congo tu vends en prison quand tu ressors de là c'est à dire c'était tellement c'était tellement formaté reformaté que il y a un reset qui se passe dans ton cerveau que tu n'es pas plus envie de recommencer et donc en fait des cellules faut dire comment on sait donc les cellules c'est des des fait exprès pour qu'on reste pas debout donc tu es toujours pas forcément à accroupi comme ça ou assis comment tu je comprends pas trop la disposition enfin tu restes assis donc on fait des des cellules en fait pas à la taille confortable c'est ça donc les toilettes c'est sur place il faut le rappeler dans la cellule ouais donc on fait dans un confort vraiment il y a pas de confort c'est que c'est pour ça que les quand je dis que les personnes qui partent au cash au Congo ou en prison ils veulent pas y retourner parce que ils savent que réellement c'est c'est pas quelque chose enfin humainement c'est pas quelque chose qu'on veut vivre quoi à ta place dans un cachot ça c'est surtout c'est ça attends que gamin en tant que personne c'est que quand on se retrouve dans cette situation là bah très vite c'est moi je sais que bah j'ai pas mangé parce que en fait faut rappeler aussi le Congo commence ça fonctionne le principe c'est que si vous voulez manger donc il a la nourriture elle est pas donnée naturellement c'est que si vous je vais manger c'est en nombre de louches que tu vas manger c'est en nombre de coups de fouet c'est à dire que une louche on va en prison pour manger tu as un coup de fouet pour chaque louche qu'on adversé et il faut savoir que le coup de fouet c'est pas juste un coup de fouet c'est à dire des câbles électriques comme ça qu'on va frapper sur ton dos donc moi je vois des des adultes pleurer devant moi c'est à ton confort bah non je ne mange pas je mange pas donc ma mère qui revient essaie de de soudoyer un peu les les mecs en disant bah écoutez tenez je vous donne ça comme argent laisser je lui je lui ai rapporté laissez-moi lui donner à manger sa mère vient de voir elle vient me voir en attendant que mon père arrive elle passe quasiment toute la nuit là à l'accueil elle attend et de temps en temps elle revient quand même donc les temps que mon père arrive parce que Ben eux ce qu'il voulait vraiment c'est que ton père rentre au père soit là et comment ça se termine cette histoire ben mon père débarque le lendemain bah il a pris le premier avant qui qui avait donc il débarque les lendemains avec des des personnes c'est garde du corps et un avocat donc ils essaient de déjà dans ce genre de situation un avocat ça sert pas à grand chose donc il a très vite compris que ça servait à rien et puis après donc ils font passer le message clairement en lui disant écoute mais maintenant on t'as compris ce qu'on veut te dire donc soit tu arrêtes de faire tes meetings et tu arrêtes d'organiser tout ça soit ben on va on va on va passer au niveau supérieur donc du coup il me libère comme ça donc son père dit ok c'est bon j'arrête voilà je me calme donc eux ils sont contents ils ont un opposant en moins c'est ça mon père donc là déjà il prend déjà donc il prend conscience de de la gravité des choses donc il commence à réaliser et donc il dit ok là je m'excuse ou pas qu'est-ce qu'il te dit ton père parce que quand même si tu te retrouves au cachot c'est parce qu'il l'a fait de l'opposition politique il te parle il t'en parle il te s'excuse au début au début il m'en parle pas il y a une forme de de de honte on peut c'est quand il se passe quelque chose que tu assumes pas ils sont responsable voilà ils sont responsables et donc ils m'en parlent pas mais c'est c'est simplement des petits regards du style j'espère que ça va quoi donc vraiment exprimer ses sentiments c'est très tabou enfin moi par exemple je sais que j'ai eu avoir deux fois où j'ai entendu mes parents me dire je t'aime ou je suis fier de toi tu en parles dans ton livre ton livre s'appelle le voyage de toute une vie c'est ça audition Gossen ouais donc c'est du Sud j'imagine et dans ce livre tu parles un peu de du rapport avec ton père il te tu le prends pour un Dieu en fait c'est un peu ton père c'est c'est tout quoi ah oui parce que moi c'est lui d'ailleurs qui m'a transmis cette passion pour l'écriture parce que il écrivait aussi à côté donc et déjà enfin faut remettre pour te remettre un peu dans le contexte moi j'avais tellement de moments rares avec mon père que même quand parfois on sortait dans la rue que ne serait-ce qu'on sortait c'est à dire qu'il me disait bah viens accompagnement quelque part je vais à un tel endroit je me sentais le plus heureux du monde mais vraiment c'est c'était parce que en fait il y avait une telle tension enfin une telle pression venant de mon père parce que pour lui il fallait qu'on soit les premiers à l'école il fallait qu'on fasse un machin nous parler des lettres de menaces c'est quoi une lettre de menace ça ressemble à quoi en fait bah une note de mes 9 ça ressemble généralement à quelque chose où on vous dit clairement en fait arrêter ou vous mourrez en fait c'est même pas on vous donne pas le le l'option ou de dire ben de vous expliquer où on demande même on vous convoque même pas c'est à dire que je me rappelle un des exemples qu'on qu'on a dit qu'on a rappelé du coup à mon père c'est on a donné un exemple d'un roi à l'époque ça il s'appelait le roi Mobutu lui en fait c'est un grand dictateur et donc quand il y avait un opposant c'est lui il s'embêtait même pas c'est à dire que il empoisonné carrément tout un quartier et donc le lendemains il y avait des centaines ou des dizaines de milliers de morts donc lui sont et donc il disait mon père donc si tu veux pas avoir des morts sur la conscience donc arrête avant qu'on fasse pire quoi et donc c'est parce que enfin aujourd'hui encore on en rigole enfin on en rigole on en parle avec des amis avec légèreté en disant mais manifestants en France c'est c'est rien c'est comparé à Emmanuel Macron je me dis mais c'est rien c'est vraiment rien parce que là-bas on peut pas faire ça d'un Président c'est vraiment en fait les infos qui on parle de petites choses quand toi tu as vécu des choses beaucoup plus dramatiques c'est chose qui te tiens surtout que en fait je je me rends compte attends que personne aujourd'hui j'ai la chance du coup et j'ai tué merci pour ça donc de vivre en France et de voir un peu des côtés d'avoir vécu les deux côtés et je me dis de des fois on réalise toujours pas que bah la chance qu'on a de fois des de vivre des dans un pays où on peut dire des choses on peut passer à la télé dire des choses sur Emmanuel Macron qui ne dérange mais en Afrique enfin au Congo par exemple on étudie quelque chose comme ça d'un président même tu auras même pas fini l'émission quand on t'attend des gens en bas du bâtiment quoi donc tu parlais des prisons aussi tu parlais des beaux mecs parce que tu es de Marseille donc tu connais un petit peu le président de la région pour toi de voir que en prison on peut avoir des PS4 on mon réseau c'est une chose qui te surprennent qui t'énerve ça me dépasse un niveau mais tu peux même pas imaginer je me dis mais ces mecs là en plus enfin après je me suis un peu renseigné en quelque sorte sur le comment ça fonctionnait la prison ben apparemment c'est financé par des impôts mais c'est un concevable de dire que il y a des mecs qui ont fait des choses des choses vraiment horribles et qui vivent dans des conformes extraordinaires et je crois que j'étais tombé sur une histoire comme ça ou un gars carrément parce qu'il était sans abri il cherchait du coup aller en prison parce qu'il disait bon au moins là-bas je vais avoir le confort légitime mais c'est quelque chose qui c'est en concevable quelqu'un de normal ou moi-même des criminels ne veulent pas aller au Congo en prison parce que ils savent que la peur de la prison en fait ah mais clairement c'est quelque chose c'est quand tu sais que tu dois avant de manger tu vas avoir des coups de fouet quand tu sais que bah tes toilettes sont sur place tu vis dans des conditions mais tu peux en fait tu peux mourir en prison c'est même et si tu meurs en prison ben pour eux ils ont pas de gestation enfin ils pas de législatif à donner à la famille enfin ils ont pas se justifié donc tu meurs tu meurs en tant que terre d'être d'avoir un suivant sur la liste c'est exactement ça et puis surtout tu vas poursuivre qui là-bas on poursuit pas l'état donc ça existe pas c'est ce genre de chose c'est que en Europe ça existe donc voilà pour reprendre un petit peu après ce premier point de pression qui a eu sur ta famille avec toi ou cachot il a eu un deuxième un peu plus dramatique puisqu'il y a eu un mort tu peux m'expliquer un petit peu ce qui s'est passé au deuxième moyen de pression alors au deuxième coup de pression donc donc pendant quelques temps mon père a stoppé donc ça s'est calmé mais comme je disais au début c'est que mon père c'est quelqu'un de très têtu donc il est obstiné je pense que j'ai hérité de ce côté là aussi c'est vraiment un objectif qu'il avait une mission et qui voulait y aller à fond et vivre ce truc là à fond et donc en fait il en a parlé à son groupe donc il était une dizaine de personnes ok là on va passer on va faire on va dénoncer ce qui se passe en aussi par rapport à mon fils qui s'est passé on va vraiment essayer de médiatiser ça pour que tout le monde entende et vraiment on va essayer même de faire en sorte que ça résonne même au niveau international ton histoire servent un peu leur cause finalement et quand tu dis les personnes les amis de ton père c'est pas des potes je vais pas monter un parti politique avec eux c'était des gens influents du Congo c'était des gens qui avaient du pouvoir des gens qui avaient ça et alors il y avait des avocats il y avait des hommes d'affaires donc après c'était pas des personnes influentes elles sont devenues influentes puisque ben du coup on parlait d'eux et donc normal et puis en fait c'est vraiment c'est très proche collaborateur donc parmi eux il y en a un qui qui les a trahi quoi en quelque sorte parce que au fur et à mesure en fait c'est le gouvernement se rapprochait un peu de tous ces personnes là et donc on achète des personnes comme on disait au début au Congo il y a beaucoup la corruption donc du coup bah elle a vu ça toi des gens achetaient des choses en réputation ou c'est vraiment c'est c'est même à l'heure actuelle j'ai encore des amis qui sont enfin moi ça fait 18 ans je suis pas retourné au Congo mais à l'heure actuelle des amis qui vont au Congo qui me disent même à l'aéroport quand on arrive si on paye comme ça c'est à dire que les mecs ils savent et que c'est comme ça s'il rentrait même dans les mœurs c'est que c'est quelque chose qui est normal donc je crois qu'il y avait un comédien qui rigolait sur ça tu arrives comme ça on te dit il manque une page dans ton passeport ça vit juste dire que en fait tu as pas mis l'argent donc tant que le billet en fait c'est la page supplémentaire on va te dire tu vas arriver avec ton visant en règle ils vont dire monsieur il manque une page tu vas dire mais comment ça il manque une page tu vas regarder tu vas dire non il manque pas une page et tu vas lui donner il va te dire il manque une page et c'est pour les étrangers ou c'est vraiment pour tout le monde mais généralement c'est pour tout le monde et puis après en fait ils ont un peu de méfiance mais non euh quand il voit que la personne étrangère donc il se méfie un peu en et mais généralement c'est pour tout le monde vraiment pour tout le monde et surtout quand tu es noir et nationalité française ou autre enfin tu es pas de nationalité congolaise alors là c'est pire ils ont une mauvaise image de pas là-bas parce que tu penses que tu serais mal accueilli il y a une raison particulière alors moi si je retourne pas parce que déjà je sais que mon nom je vais sûrement parler et je sais que ça ça va déranger et dans les forces enfin à l'heure actuelle je sais que si je vais je vais essayer de reprendre un peu ce que mon père avait fini enfin pas fini en tout cas dénoncer ce qu'il dénonçait parce que à l'heure actuelle il se passe encore c'est dernièrement il y a trois quatre jours il y a eu des manifestations des gens ont été tués parce que juste ils manifestaient par rapport à la vie chère et des injustices encore qu'il y a à l'heure actuelle et des gens sont tués à Bali réel dans la rue donc c'est en fait quand tu vois ce qui se passe aujourd'hui en France on a le problème de viscères il y a des gens avec classe moyenne et plus moins aisée qui qui sont dans ces conflits là mais on voit pas ça c'est ça c'est ça et puis donc moi je me dis si j'y vais je vais et je vais forcément reprendre et ma mère déjà rien que l'idée de savoir que je vais retourner alors que mes sœurs par exemple elles ont toutes la nationalité française mois par exemple j'ai gardé ma nationalité congolaise exprès pour y retourner parce que je m'étais dit si je reprends quelque chose là-bas en arrivant avec la nationalité française ben ils vont me dire ben tu es français qu'est-ce que tu veux nous donner de l'esson alors que tu es nationalité française donc je me suis dit je vais garder cette nationalité pour avoir un peu plus de légitimité mais même ma mère rien que l'idée de s'imaginer que je peux y retourner non on va parler des papiers un peu plus tard parce qu'il y a eu un sujet quand tu étais au collège ou tu as failli repartir au Congo à cause du territoire français mais là on parlait de de ce qui s'est passé avec l'armée quand ils sont venus faire un deuxième coup de pression qui est mort dans ton dans ton entourage donc l'armée donc un des amis de mon père donc c'est les trahi donc dit en quelque sorte enfin renseigne le gouvernement en place de Kabila en disant ben il prépare encore un autre cours un plus grand coup donc suite à ça ben un dimanche donc on entend donc on entend les gens un peu dans le quartier chez toi voilà donc nous c'est un donc on devait se préparer pour aller parce que dans ma famille on est très croyant donc on s'est préparait pour aller à l'église donc on entend les cris un peu donc très vite donc mon père comprend un peu que il se passe quelque chose de pas normal donc il parce que déjà on vivait déjà un peu comme on dit on vivait sous surveillance on était vraiment en alerte aux aguets et donc très vite il comprend qu'il se passe un truc pas normal donc là donc il dit tout le monde on y va on part donc là vous faites les bagages c'est quoi le projet c'est de participer moi par exemple j'ai quitté le Congo je crois j'ai dû quitter le Congo avec un t-shirt et à l'heure actuelle par exemple pour te dire j'ai même pas de photo de moi quand je gamin je tout un adolescence t'as pas de photo de cette époque là mais zéro souvenir de fin je sais même pas enfin j'ai quelques traces parce que mon enfin plus tard je le dirai sûrement quand ma sœur la dernière qui nous a rejoint nous a ramené quelques photos mais des traces de photos de moi bébé mais gamin ado j'y ai rien souvent quand il y a des départs comme ça ce qui est pris le plus souvent c'est les photos on va dire les bijoux parce que si on a besoin de toi d'avoir une monnaie d'échange c'est le mieux mais donc toi tu as des photos d'enfance de tout bébé et c'est tout après c'est ça plus rien j'ai on est parti avec de l'argent mon père en fait il a demandé à ma mère parce qu'ils avaient leur en espèces de coffre où il rangeait tout donc de prendre ce de prendre on est on est sorti comme ça donc on est sorti à 3 véhicules d'accord donc direction l'ambassade donc l'ambassade de l'Angola au Congo c'est ça donc il y avait trois voitures donc les gars du corps devant d'accord nous la voiture du milieu et donc un troisième véhicule où il y avait le personnel la maison enfin deux personnages de la maison qui était dans le troisième véhicule et donc on roulait comme ça donc on partait donc eux ils sont arrivés à du valur donc l'armée donc ils ont réussi à stopper le le troisième véhicule donc ils ont raffalé dans le troisième comme ça en pleine journée comme ça devant tout le monde et c'est pour ça que même quand j'y pense je me dis mais c'est c'est fou qu'on sait tout ça à l'heure actuelle et que ça change pas parce que aujourd'hui c'est certes c'est un autre président mais c'est autre président il reproduit exactement les mêmes choses et il y a beaucoup de choses qu'on sait mais dans la dernière voiture il y avait donc tu disais les gens du personnel de maison avec lui parce que il s'appelait Sandra donc c'est un gars j'avais beaucoup sympathisé avec lui parce que ce mec-là en fait je restais beaucoup avec lui quand mon père n'était pas là donc c'est lui qui m'a ce que mon père il était très très à cheval sur les devoirs sur des choses donc c'est Sandra donc lui c'était un peu à la cool donc c'est à dire il me faisait écouter du du Biggy ou de du rap donc en fait c'est les premières fois où j'ai écouté du rap c'était avec ce mec là c'est un grand frère quoi c'est ça moi j'avais pas avoir des ce côté enfin un idéal un peu masculin il est pas trop là donc il était là c'était de voir parlant de de tes études des notes machin donc du coup vraiment c'était vraiment avec lui c'était plus relaxation et puis un peu après tu avais Sandra qui était 50 et lui tu es dans la dernière voiture c'est ça et dans la rafale il s'est retrouvé à donc il est mort donc de ça et donc on l'a enfin on a eu la confirmation plus tard par l'ambassadeur du de l'Angola au Congo donc nous on est du coup on a quand même réussi à s'enfuir donc on est arrivé chez l'ambassadeur ou ben on est resté là-bas quoi vous êtes toujours à Kinshasa et dans l'ambassade donc c'est un peu protégé par le fait que bah lui c'est un diplomate qui il est intouchable donc quelque sorte et que on peut pas venir chez lui comme ça donc grâce à lui donc on va réussir de à sortir du Congo donc il demande du coup à ce qu'on nous prête à nos enfants il fait affréter un avion le qui vient de l'Angola jusqu'au Congo on aurait récupéré et donc c'est là comme c'est comme ça qu'on sort du Congo donc là vous passez en Angola pendant un petit moment vous restez là-bas jusqu'à ce que finalement on essayait de partir en France qu'est-ce qui est demandé déclencheur qui va vous faire partir en France tous d'ailleurs il y a eu donc pendant un temps pareil au Congo donc il fait silence radio il nous prend même un prof particulier qui nous apprend le Portugais pour comment essayer de s'intégrer en Angola l'ancienne colonie portugaise la capitale donc on essaie vraiment de s'intégrer là on apprend petit à petit des des à parler portugais les mots portugais enfin nouvelle vie déjà un peu c'est ça on commence à enfin ça fait trois quatre mois on commence à on parle enfin mon père anticipe tout ça en disant bah ok on va scolariser les enfants là machin donc on on travaille sur ça et donc en fait un journaliste qui est un peu journaliste d'investigation qui va reprendre en fait ce dossier et qui va interviewer encore un nouveau mon père il serait pas vraiment au service de leçon les deux moments précédents ou c'est dit peut-être je suis maintenant je suis à l'étranger c'est ça en fait je pense il y a une forme de naïveté enfin il est thé naïf en quelque sorte je pense après je sais pas si vraiment c'était voulu comme ça en tout cas lui il s'est dit ok je suis en Angola je suis intable en quelque sorte et je vais continuer à dire ce que je disais et puis ici personne viendra me chercher quoi sauf que donc le gouvernement cette fois-ci pouvait pas envoyer l'armée donc ils envoient une milice exprès donc et là donc on était dans une dans un quartier résidentiel pour te pour te toujours donc on arrive dans un nouveau pays enfin c'est déjà c'est je on vit dans une des maisons de l'ambassadeur c'est même pas mon père qui achète cette maison là on vit on nous prête une maison donc vraiment on vit dans cette maison là en attendant donc du coup bah donc on est dans un quartier résidentiel où il y a plusieurs un peu maisons et si c'est qui qui se suivent quoi et donc là donc un 4x4 comme ça noir qui s'arrête comme ça devant le portail donc là vous commencez déjà enfin vous avez l'habitude des deux précédents vous êtes comment vous êtes stressé vous savez déjà que ça va sur le coup on se rend même pas compte parce qu'on était tous à la maison il y avait un gars à la porte ils l'ont ils l'ont frappé ils l'ont enfin ils l'ont ligoté ils l'ont mis par terre ok donc nous on se rend même pas compte parce qu'on est vraiment à la maison donc on discute comme d'habitude on est en train de dîner tout se passe bien puis là donc comme ça des hommes cagoulé rentre et là donc il retourne toute la maison donc ça part très vite en terme de d'agressivité ça monte parce que un deux va sortir d'un coup son arme va le pointer sur ma masseur jumelle et il va lui dire écoute enfin en regardant mon père en lisant maintenant tu vas voir tes enfants mourir sous tes yeux et donc là les cris en fait de ma mère qui supplie ces gens là d'arrêter et donc et honnêtement militaire à ta sœur Anjou en disant qu'il va tuer les enfants les uns après les autres parce qu'il attend son père il attend rien parce que le but là vraiment c'était juste d'en finir et pour que en fait vraiment que ça soit fini qui qu'ils ont qu'on en parle plus parce que pour eux en fait tant qu'il serait en vie ça va continuer donc c'était pas une menace il voulait vraiment il voulait vraiment en finir et en finaliser avec cette histoire et donc les crimes machin le le gars qui était resté dehors donc il est sorti dans la rue donc et suite à ça donc en fait les les voisins ils vont appeler la police donc eux ils ont été entendu des crises donc suite au gardien et donc ils appellent la police donc eux ben avec tout ce qu'ils avaient fait le vacarme tout ça machin ils entendent les sirènes donc là ils prennent ils prennent panique parce qu'ils savent que ils sont dans un pays étranger donc ils savent qu'à tout moment si on remonte sur eux on va savoir qui les a envoyés tout ça donc ils partent en mais vraiment je pense que c'était une question de quelques secondes ça ça aurait pu enfin il y aurait eu encore quelques minutes de trop je pense que déjà ma sœur jumelle ne serait plus de ce monde et d'ailleurs je sais que quand j'ai écrit ce bouquin et quand je vous lui en parler c'est cette partie là je lui ai demandé la permission parce que je sais que elle vit mal de elle veut même pas en parler c'est enfin elle a fait un espèce de de de d'abstraction ouais de traumas où elle veut vraiment faire comme si ça n'a jamais existé quoi d'accord et c'est c'est quelque chose dont vous reparler aujourd'hui vous enfin c'est des moments durs que vous avez mis de côté ou ça vous arrive parfois on parle de notre du après c'est à dire quand on est arrivé en France comment on a vécu mais le avant on en parle quasiment jamais enfin si jamais d'ailleurs toi tu arrives en France de quelle manière à quel moment là c'est ta maman elle en peut plus elle se dit ok maintenant ça suffit on part c'était quoi le projet c'était pas la France à la base c'est ça donc suite à ça c'est ce soir là mon père donc du coup fait appel à l'ambassadeur donc à l'ambassadeur qui qui lui dit écoute on va renforcer la sécurité et donc mon père connaissait un peu des personnes dans le milieu et il faut savoir qu'au Congo ou en Angola ou même les familles généralement qui ont des moyens font appel à un dépasseurs à des personnes qui qui ont des contacts dans des ambassades pour obtenir facilement des visas donc en fait mon père fait appel à un homme qui s'appelait José en fait ce mec-là c'est un peu comme dans enfin qu'il arrive comme ça avec un rideau blanc comme ça il pose comme ça en plein salon il prend des photos il me fait faire des il vous mettez un par un vraiment c'est à dire tous les documents il dit ben dis moi un prénom que tu aimes bien ok ça va être ça ton prénom maintenant oublie le sien si on te pose la question ça va être ça ton prénom Grace moi c'est un choix non moi par exemple quand je suis arrivé en France je suis arrivé en France comme on est arrivé du coup on est enfin en espace Schengen je m'appelais Nelson comme Nelson Mandela parce que c'était le truc qui m'est revenez le plus facilement donc je suis rentré pour le parti provisoire en faux papiers pour mettre dans le contexte c'est que en fait l'avion qui part de l'Angola pour aller en Europe en fait faire obligatoirement l'escale au Congo donc en fait il ne faisait ça parce que il disait que si en cas de contrôle en fait au moins on pourra nier en disant ben non c'est vous confondez des personnes machin et donc ça donnait de la crédibilité à l'histoire donc du coup fallait qu'on s'appelle autrement et combien ça coûte parce que vous êtes nombreux vous êtes une famille où il y a cinq soeurs il y a toi il y a tes parents c'est ça est-ce que tout le monde parle déjà il y a pas tout le monde qui part dans ton père et ta petite sœur reste c'est ça en fait José se trompe dans les déclarations je sais pas ce qui s'est il a fait donc il se trompe sur le nom de d'une de mes sœurs et donc c'est elle s'appelait merveille je sais pas ce qu'il avait marqué en tout cas le visa est rejeté pour ma sœur merveille donc mon père automatiquement dit bah je vais pas laisser une fillette seul ici en mal en Angola je reste avec elle donc nous les autres n'ont pas donc on part avec José qui se fait passer du coup pour le coup pour un mari donc c'était quelqu'un que vous connaissiez quelqu'un de connaissait pas mais c'était un gars comme ça qui vraiment sa spécialité c'est obtenir des visas faire sortir des personnes quoi en tout cas moi ça vous coûte ça parce que c'est un coup on voit aujourd'hui on est pasteur même dans des dans des sphères beaucoup plus classe moyenne et plus basse c'est un vrai sujet Combien ça coûte alors nous je me rappelle que ma mère a payé 13000 dollars donc à l'époque et 13000 dollars donc c'était beaucoup beaucoup beaucoup d'argent donc ils ont donné 13000 dollars comme ça ils ont sorti quasiment leurs économies qui avaient quoi donc ma mère elle avait gardé encore un peu d'argent et un peu des ces bijoux au cas où donc mais en tout cas le la quasi-totalité des leurs économies ils ont donné assez José et donc là le projet c'était de partir en Europe en espace Schengen comme tu dis ils arrivent en Belgique c'est ça c'est ça donc il a obtenu des visas pour la Belgique parce que nous l'objectif c'était d'aller en Suisse mais il n'avait pas de contact en dans l'ambassade suisse il avait les contacts pour l'ambassade en France et la Belgique donc il a obtenu donc un visa pour la Belgique donc on parle du coup de l'Angola pour la Belgique pour ensuite aller en Suisse ensuite parce qu'il y avait des cousins ça de tomber donc on a mon père avait de la famille en Suisse donc l'idée c'était d'aller chez sa famille à lui et de rester là-bas donc l'idée c'était d'arriver en Belgique de passer par la France et d'arriver ensuite pour élever la famille mais sauf qu'il y a un problème c'est qu'il arrive à la gare de Colmar c'était votre escale c'est là qu'il y a un problème qu'est-ce qui se passe à cet endroit là bon en fait nous déjà José nous Brive pas donc on arrive il s'est en fin octobre il fait super froid donc nous tuer en Afrique forcément il fait chaud non on arrive la région de Colmar c'est pas la région connue pour son soleil donc nous on imaginez même pas le temps qu'il faisait donc on arrive on a super froid donc bon avec l'argent qui restait donc il demande à ma mère pour nous acheter des vestes donc on a des vestes donc on arrive à Colmar donc et on sentait José un peu donc déjà le trajet de la Belgique en à Colmar on le sentait un peu distant de fur et à mesure qu'on avançait dans dans le trajet il était hyper distant c'est stressé à répondre toutes les deux heures au téléphone il y avait toujours quelqu'un qui l'a appelé donc il était après pour nous enfin sur le coup déjà on y pensait même pas on y pensait pas mais avec le recul on se rappelle du coup on se disait ah oui c'est vrai que ça il y avait ça qui n'était pas normal donc du coup on arrive à Colmar et donc il demande à ma mère naturellement il dit écoutez ici à Colmar enfin ici en France on utilise en Europe on utilise l'euro donc vous avez des on avait des dollars américains donc on avait payé en dollar américain on avait des record des dollars américains il dit ben donnez-moi ça on va les champs on va je vais les changer en euros et donnez-moi vos bijoux je vais aussi m'en occuper et voir si je peux du coup dans une gare et oui nous on se doute rien sachant qu'on le fait confiance on se dit bon dans tous les cas c'est lui qui nous a amené ici donc il garde c'est lui qui a nos passeports sur lui c'est lui qui a donc en fait c'est lui vraiment qui fait à chaque fois qu'on doit acheter un billet ou quelque chose c'est lui qui va à chaque fois faire les choses donc vraiment c'est discuter avec les gens c'est une question c'est lui qui va la poser vous êtes vraiment les yeux fermés donc du coup on arrive à Colmar donc il nous demande en disant bah écoutez donnez-moi ce que vous avez je vais aller changer ça donc il prend et là il disparaît il disparaît on reste dans cette gare donc on est arrivé aux alentours de 8h du matin à 9h sachant que ma mère à l'époque donc elle venait d'accoucher en Angola et donc elle avait un bébé à peine 6 mois donc on est resté là dans cette gare de 9h jusqu'à 20h et personne toute la journée vous attendiez José en fait qui donc on avait pas d'argent on avait rien donc on attendait on avait faim la petite dernière qui pleurait forcément ben on est resté là à attendre et puis en fait il y avait un monsieur qui qui tu sais il y a des personnes personnelles d'entretien et donc ce monsieur arrive et nous dit mais vous vous attendez quelqu'un parce que le dernier train vient de partir et donc on le regarde on dit mais oui on lui explique un peu la situation il dit ok ben écoutez enfin attendez encore mais là en tout cas le dernier train vient de partir donc c'est ça donc il continue de faire ce qu'il fait donc il revient une heure après il me dit il est 21h par contre ici il faut partir donc il y aura enfin il y aura plus de train donc et donc il nous dit écoutez dans tous les cas venez avec moi vous allez dormir chez moi vous a invité chez lui et vraiment ta sœur ta maman et toi c'est ça donc et donc c'est pour ça que je faire même en passant dans cette émission en espérant les la magie des réseaux sociaux pour voir le retrouver ce monsieur c'est il s'appelait l'état donc c'est un Malien lui il avait quitté aussi son pays suite à des problèmes politiques donc il avait laissé des enfants c'est des garçons avec sa femme donc il attendait pour un regroupement familial pour que il puisse le rejoindre et donc ce leita nous a dit venez chez moi naturellement donc et puis il a compris ce que vous viviez en fait il s'est dit c'est pour lui en tout cas lui pour lui c'était clair que les enfin José ne reviendra pas donc il nous a dit bah moi je pense qu'il reviendra pas mais nous on disait mais non c'est impossible il va revenir donc il dit bon en attendant pouvait pas rester à la gare mais venez avec moi et puis demain on reviendra à la gare et puis voilà donc il nous a pris chez lui donc on a il nous a hébergé chez lui le lendemain c'est représenté à la gare enfin on attendait encore donc José va revenir on se disait encore on croyait encore que je faisais allait revenir d'accord et puis après on se rend compte que bah il se passe toujours rien donc il est quasiment on est là pointé à 9 heures ou 8h donc il se passe rien donc et puis il nous amène au commissariat et donc on explique la situation donc ce qui vous disent au commissariat enfin vous arrivez vous n'avez pas de papier l'argent le faire avec vous c'est ça c'est exactement ça le gars qui nous reçoit il nous regarde il me dit ben il nous pose une question d'ailleurs trop trop bizarre parce que du coup sur le coup vraiment on a on s'est dit mais il fait exprès ou quoi il dit bah une pièce d'identité pour prendre le dépôt de plainte mais on n'a rien on a rien donc du coup bah il dit je peux pas traiter votre dossier donc et là donc il appelle du coup un centre de demandeur d'asile donc là on est redirigé du coup vers ce centre de demandeurs d'asile donc sachant que ça faisait du coup déjà enfin plus de 24 heures où on avait pas donné de suite à mon père parce que c'est je faisais encore qu'il y avait le téléphone donc ton père il sait pas ce qui se passe mon père il sait pas ce qui se passe il a pas aucune nouvelle nous on n'a pas de nouvelles de lui donc on reste comme ça [Musique] [Musique] du poids donc on a perdu quasiment 10 kilos chacun quand on est arrivé en France ah ouais c'est mon gars le peu qui restait du coup on se partageait ça assis et donc du coup on a perdu 10 kilos chacun et après vous êtes habitués à la nourriture petit à petit ouais et puis après en fait une assistance sociale un jour nous a vu jeter mais pourquoi vous jeter ça je dis bah c'est pourri il me dit mais non c'est pas pourri c'est ça se mange comme ça donc on découvre en fait les saveurs les les fromages les tout ça flammekueche on savait pas que ça se faisait cuire au four enfin nous pour nous si si c'est un peu nouveau tout ça donc du coup on faut s'habituer aux saveurs des choses comme ça et donc elle arrive en France avec le flammekueche et le Monster elle est quand même et après ta vie on parlait de Marseille tout à l'heure ta vie change parce que vous allez aller à Marseille c'est ça le temps tous ensemble ton père et ta petite sœur ne sont pas encore là vous ont pas encore rejoint comment ça se passe on arrive à Marseille ton père est au courant vous allez où alors donc on arrive donc plus tard donc on arrive quand même à joindre mon père donc on lui a eu ensemble que les assurances pour te remettre un peu dans le contexte les assurances sociales choisissent là où il y a de la place pour accueillir les personnes et donc où il y avait la place qui était à Marseille et donc on nous a envoyé automatiquement à Marseille donc on arrive et là on est récupéré par une autre équipe d'assistance sociale qui nous place dans un appartement un peu plus grand cette fois-ci d'accord et donc là commence du coup les démarches pour nous inscrire nos scolariser parce que du coup on était sans papier parce que normalement à ce stage là tu avais 12-13 ans la quatrième pour moi et donc du coup en fait l'école il y avait quasiment aucune école qui qui voulait nous inscrire en fait de nous recevoir parce que déjà on arrivait au cours de l'année et en plus de ça on était sans papier donc c'était compliqué en fait donc malgré ça les assurances sociales donc ils sont dit ben les enfants ça fait déjà plusieurs mois qu'il reste à la maison il peut pas rester comme ça donc on a donc ils arrivent à nous inscrire au collège Longchamp d'accord pour moi et ma sœur jumelle ma petite sœur je viens il y a un événement qui se passe au collège Longchamp assez important c'est qu'on on vous ordonne on vous envoie une ordonnance de quitter le territoire français c'est ça donc en fait on nous fait une demande d'asile donc suite à ça donc je sais pas comment c'est traité en tout cas les dossiers donc on reçoit au qtf donc obligation de quitter le territoire et donc ça veut dire c'est que ça veut dire c'est que on avait deux mois pour du coup partir retourner au Congo alors scolarisé alors que vous êtes beaux élèves en plus c'est ça donc les profs trouvaient que bah c'était injustifié donc sachant que Ben les connaissances de l'histoire connaissant tout ce qui se passait donc ils disaient donc non pourquoi les enfants doivent partir donc du coup là il y a eu une une manifestation mais les il y avait des blocus les profs et carrément des blocus bloqués pour qu'il y ait pas pour votre histoire son engagés pour ça on a eu un réseau en fait un réseau d'éducation sans frontières c'est un réseau de prof qui se sont mobilisés en disant ben on ne veut pas que cette famille partent et donc suite à ça donc ils ont eu ils ont bloqué ils ont organisé une manifestation ils ont invité des parents d'élèves donc énormément de monde on avait plus de 500 personnes c'est donc un mercredi et donc du coup ils ont ils ont défilé nous on était hyper gênés avec mais je me rappelle avec ma mère et mes sœurs on se disait mais pourquoi ils font ça pour nous ouais pourquoi ils font ça pour nous ils nous connaissent même pas donc on il disait mettez-vous devant machin il y avait des journalistes il disait mais mettez-vous devant on va aller jusqu'à la préfecture et nous on était là il me disait on n'a pas on veut pas ça nous on veut juste rester en mode discret donc du coup on est arrivé devant donc sous préfecture donc là ils les profs se sont menottés carrément devant les barrières de la préfecture une vraie opération une vraie opération si vous dépassez nous on était là vraiment en retrait en disant mais pourquoi ils font tout ça donc et aujourd'hui je pourrais jamais leur rendre tout ce qu'ils ont fait c'est à dire que ces personnes là qui ont parié sur nous en quelque sorte ils ont parié sur l'avenir en disant ben nous on veut que ces enfants leur restent en France parce que c'est eux l'avenir et c'est eux du coup ils nous ont porté comme si on enfin ils connaissait depuis un moment quoi donc suite à ça ben ils ont été reçus par tout à fait donc vous êtes passé à la préfecture ça fait un gros coup d'éclat enfin médiatique quoi et on vous donne des papiers français à ce moment-là ou pas donc le préfet dit allez-y écoutez j'ai pris note je vais réfléchir donc en attendant j'enlève le QF et je vais réfléchir sur la situation j'aurais regardé le dossier de prêt donc un mois après donc on reçoit un donc les profs reçoivent un recommandé et donc pareil donc il regroupe tout le monde au collège Longchamp donc et moi j'arrive je me rappelle encore j'arrive avec des écouteurs je me mets au fond de la selle parce que je me dis si c'est une réponse négative je vais pas entendre ça donc il a les tout donc tout le monde est en mode silencieux vraiment il y a une ambiance qui qui pèse dans la salle donc on attend de savoir donc il y a un des des profs donc Simon il s'appelait et il ouvre donc le recommandé il lit ce qu'il y avait marqué donc et là la nouvelle tombe donc le préfet nous avait accordé du coup le titre de séjour à temps que refusé de rester en France d'accord et donc à ce moment-là c'est pour vous c'est c'est la fête il y a une libération mais tu imagines même pas je me ce soir là je suis resté avec mes meilleurs potes qui sont encore mes meilleurs potes à l'heure actuelle on est resté dehors à jouer au basket jusqu'à tard le soir jusqu'à 22h parce que c'est une forme de libération c'est un soulagement mais ça y est enfin on pouvait dire que ok là on est sécurisé en quelque sorte on va pouvoir du coup vivre une vie normale oui une vie que tu étais un peu instable jusqu'à présent ça pouvait s'arrêter à tout moment si tu devais repartir au Congo ou tu aurais pas été bien accueilli en plus ton père était ton père était encore là-bas ce moment-là oui il était encore là-bas donc mon père nous a rejoint bien plus tard donc vraiment bien plus tard donc une fois qu'on a eu nos papiers donc ma petite sœur nous a rejoint donc quelques deux ans après donc elle nous a rejoint et puis mon père il lui il est arrivé beaucoup beaucoup plus tard d'accord tu as enchaîné sur des études après après le collège après lycée c'est pas mal de sacrifice tu devrais faire la cage cool c'est une école de business commerce c'est ça et comment c'était quoi ta vie tu avais les cours plus du travail à côté de commerce on sait que c'est ça que ma mère n'avait pas forcément les moyens donc ce que je faisais c'est que le la semaine je bossais chez Burger King le soir donc j'avais le cours la journée donc le soir j'allais bosser chez Burger King et le week-end ben j'ai bossais chez Ikea pour faire des extras pour pouvoir payer du coup combiner et payer du coup l'école et donc pas de temps de l'école tu n'avais eu aucun temps libre en fait c'est ça OK et tant qu'une ton diplôme ouais j'ai eu mon diplôme avec des sueurs et des larmes mais je l'ai eu quelque chose en fait tu es parti sur la cuisine après un peu de temps plus tard est-ce que c'était l'objectif déjà de ce diplôme là tu voulais aller dans 25 minutes de culinaire ou tu avais un autre projet non moi j'ai toujours voulu faire un peu comme mon père c'est à dire avoir mon mes affaires mon entreprise donc du coup en fait j'ai fait une licence en gestion d'entreprise et donc l'idée c'était de créer quelque chose en fait donc au début je me suis lancé dans une start-up dans le tourisme et puis après en fait très vite j'ai été rattrapé par la cuisine donc parce que ma maman bah m'a transmis cette passion pour la cuisine et puis après j'ai fait mes écoles aussi tant que manager responsable dans ma cuisine notamment chez Burger King Vapiano tout ça j'ai bossé dans toutes ces enseignes là donc ça fait que plus tard je voulais continuer dans la cuisine quoi il y a un événement en fait tu te retrouves avec manager d'un restaurant c'est une chaîne où c'est un restaurant particulier qui s'appelle crocorico c'est ça et un événement qui se passe avec un client qui a entraîné un peu un déclic de ta part pour créer ton propre projet de décembre où il y a du monde vraiment c'est les périodes et des décembre tu sais comment c'est bander les centres commerciaux et donc là les équipes on n'avaient pas de pause et donc je vois deux messieurs s'avancer devant moi donc au bout de 8h 8h de rush d'affilée donc je demande à mes équipes écouter prenez une pause je reste en caisse comme c'est un peu calme je vais gérer la caisse et la cuisine et donc ils partent en pause et donc je vois de ce deux messieurs à s'avancer devant moi et devant l'enseigne en fait il y avait marqué croque-monsieur et français donc cocorico croque-monsieur et français et donc ces deux messieurs sera approche de moi me regardent ils me disent cro je suis français vous avez pas l'air d'être un français et là il s'explose de rire devant moi et en fait j'étais tellement fatigué de la journée que j'ai savais même pas encore répondre et je leur ai dit juste je suis fermé il me fait rire alors pourquoi blague raciste donc eux pour eux c'était drôle croque-monsieur français vous avez pas l'air d'être en français c'était super drôle pour eux et donc du coup en fait suite à ça je me suis dit bah je vais créer quelque chose qui correspond qui qui me correspond qui est à mon image et donc de là est né le projet le concept Mama Nelly c'est en parle le soir avec ta famille toi tu rentres c'est ça ou cette journée de merde de décembre tu termines ta journée en plaçant des collègues tu as un garagiste qui vient de faire une vanne parce que c'est un croque-monsieur français et qui te dit par rapport à ta couleur que tu l'es pas il insinues ce truc là tu rentres le soir qu'est-ce qu'elle te dit tu as ta mère tes sœurs et vous en parler ma mère elle est elle est un peu dure elle me regarde elle me fait bah si tu bosses pas enfin si tu bosses pas sur tes rêves quelqu'un d'autre te paiera pour bosser sur les services et donc du coup cette phrase ça a tellement raisonnée ça a été une claque elle m'a dit mais tu as toujours pourquoi tu bosses pas sur le sien et donc du coup ce sera là j'ai pas j'ai pas dormi j'ai y réfléchissais ok comment je pourrais faire donc du coup là le projet est né donc ma manie je me suis dit là c'est ça y est c'est bon donc je vais reprendre les recettes de la maman je vais le revisiter étant donné que j'adore cuisiner et que en plus de ça je l'ai déjà aidé parce que ma mère ma maman était à un moment donné quand on est arrivé en France donc elle a fait tout ce qui était mariage traiteur de ma région tu l'as toujours vu cuisiner c'est ça ma mère elle détestait l'idée de l'enfant roi j'ai cinq soeurs elle détestait ça donc pour casser les codes c'est qu'elle faisait elle disait à mes sœurs asseyez-vous et c'est lui qui vient cuisiner avec moi je déteste c'était horrible au début vraiment je détestais ça je disais mais maman pourquoi moi enfin elle disait non les filles vous asseyez tu viens cuisiner donc je cuisinais et j'apprenais comme ça et des fois même quand je fais on faisait à manger pour toute la famille elle me disait tu vas cuisiner avec moi pour toute la famille tu débarrasses tu fais la vaisselle et mais elle disait à mes sœurs vous restez devant la télé et moi je détestais ça aujourd'hui bah merci maman quoi pour toutes ces leçons et ce restaurant que tu vas ouvrir tu vas l'ouvrir enfin cet été à Marseille c'est ça son prénom donc je me suis dit quoi de mieux que de donner du coup ce nom-là à la maman et puis après il y a aussi une forme une volonté sociale par rapport à ce projet de redonner du coup du travail des des postes de responsabilité à des femmes au-delà de 55 ans par exemple des postes des responsables de salle de responsables de cuisine je me suis dit c'est une femme façon aussi de valoriser la femme parce que sachant que une femme quand elle a une carrière un peu saccagée en quelque sorte avec la maternité donc pouvoir donner du coup la possibilité à ces femmes là donc de retrouver un emploi à des postes voilà c'est ça des postes et ce restaurant qu'est-ce que tu vas y faire c'est la fusion Congo marseillaise tu vois est-ce que c'est un mélange de bouillabaisse et de flacon volés c'est quoi que tu vas alors ce que je vais faire dans ce restaurant c'est de revisiter juste simplement des recettes de ma [Musique] [Musique] et euh et je vais me dire encore merci par rapport aux personnes qui ont cru parce que en fallait y croire en 2006 c'était sur tout ça parce que eux ils ont cru ils ont vu ils ont été visionnaires en disant bah cette famille là ces enfants-là vont être un plus pour la France et ce que j'aime moi quand je pars je pars dans des je partage mon expérience ou même quand au débat sur l'immigration dans des lycées dans des facs j'ai dit ben l'immigration c'est un plus c'est généralement pas choisi mais c'est en plus aujourd'hui bah j'apporte de la valeur ajoutée la France m'a donné cette valeur ajoutée aujourd'hui tout ça ça crée de l'emploi ça crée des des richesses des souvenirs des échéances qu'on a maintenant et donc tout ça ça fait que ben je suis tellement fier d'être français et congolais en même temps donc aujourd'hui je pourrais jamais enfin je j'ai pas de mots pour exprimer ce que je ressens donc je me sens très français donc je suis arrivé par hasard et je suis resté par un mot et tu l'as raconté très très bien dans ton livre s'appelle le voyage et toute une vie à Marseille position Goossen ouais ok 2021 le mais en fait c'est une histoire c'est une histoire de film c'est ça et puis bientôt un peu cinéma tu vois bientôt c'est le projet je suis en train de travailler pour l'adapter sur le grand écran j'ai demandé ce qu'on peut souhaiter c'est ça en fait c'est ton histoire elle trouve preneur en production quoi exactement ça dans graisse je te remercie merci à toi voilà je vous remercie d'avoir suivi l'émission moi c'est Sébastien donc pas Guillaume voilà ça change un petit peu mais très heureux de d'avoir animé cette émission on est sur TiK ToK on est sur Instagram on est sur facebook oui encore des gens sur facebook j'y suis sur facebook donc voilà likez notre émission partagez en masse histoire de Grace et l'histoire de tout ce que vous pouvez voir sur sur les jambes merci à tous et à très bientôt [Musique]
Emmanuel Fernandes