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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 17 août 2026 25 minAutoproduitActualité / polémiqueSantéSolidarités & famille

"Les réseaux sociaux sont toxiques pour nos jeunes" - Sarah El Haïry

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Propositif 50 %Attaque 30 %Défensif 20 %

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Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h, Anthony Martin Smith de retour sur l'antenne de [musique] Sud Radio. Bon appétit si vous nous écoutez et que vous êtes en train de prendre votre déjeuner. Merci de nous écouter si vous êtes en voiture ou même sur la plage, soyons fous, au bord de la piscine.

Clément Barga en tout cas lui revient de weekend, il est frais et il est avec nous sur l'antenne de Sud Radio. Clément Bargin, notre face à face qui arrive dans moins de 10 minutes. Moins de 10 minutes, on reçoit Sarah El, la haute commissaire à l'enfance qui va revenir bien évidemment sur cette décision du Conseil constitutionnel qui censure l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans.

Ça fait beaucoup réagir au 0826 300 300. En tout cas, vous nous appelez comme Alain mais comme l'a fait aussi Christophe qui est toujours avec nous normalement et puis Olivier de Bordeaux qu'on va prendre aussi. Bonjour Olivier.

Christophe alors Christophe vous êtes Oui, je sais pas c'est avec Olivier ou avec Christophe. Non non alors Christophe Christophe vous disiez Christophe on attend maintenant des mesures concrètes, des actes concrets. Oui, c'est c'est des actes parce qu'en fait jusqu'à présent ben les discours, les ce tout ça, ce sont des effets d'annonce et ça, ils sont champions du monde pour faire des effets d'annonces.

Mais par contre après dans les actes et bien il y a moins de il y a moins d'élan. Euh des promesses, ils savent les donner. Il y a eu des tas de promesses qui ont été faites déjà depuis pas mal de choses sur différentes situations et on a très bien vu qu'après quand les médias ou quand l'actualité euh euh change un petit peu de secteur et bien les promesses elles n'aboutissent pas.

Donc voilà et je pense que ça va être encore euh de la même acabiille parce que ben ils ont pas de solution. De toute manière ce qu'il faut c'est c'est vraiment prendre de véritables mesures et de la et de la prévention. Il y avait moyen de prévenir aussi beaucoup tout ça.

Il y a eu des alertes depuis des années. Les exploitants forestiers, les professionnels euh ont fait des alerte par rapport au parfeux, par rapport à tout ça. Il y avait des demandes qui n'ont pas été exploitées.

Il y avait de grandes promesses par rapport au Canada, par rapport à Rain et on a vu [raclement de gorge] quoi ? Ben rien du tout. En fait, ils ont même abandonné les commandes.

Enfin voilà. Donc je il faut pas s'étonner que les gens ne s'intéressent plus à la politique et ne croient plus en leur leader. Voilà, il y a pas de il y a plus de [raclement de gorge] leaders politique qui ne pense que vraiment à leur à leur poste aujourd'hui.

Et donc moi, je n'ai pas de colère mais j'attends plus rien de personne. Je crois qu'aujourd'hui il y a une solidarité qui est sur le terrain par rapport on a vu un élan de solidarité exceptionnelle et c'est toujours en en en train de se faire de s'organiser et je crois que ben les gens tireront eux-mêmes les conclusions. Voilà et puis il faut il faut rien attendre mais prendre des décisions à un moment donné et puis voilà et surtout ne plus se laisser avoir par des beaux parleurs quoi.

Alors il y en a un autre qui visiblement n'attend plus rien et cette fois il est bien là Olivier de Bordeaux. Bonjour Olivier. Oui, bonjour à tous.

Merci. [raclement de gorge] Ben merci à vous de nous appeler aux heures 826 300. Vous vous n'attendez plus rien depuis depuis longtemps puisqueapparemment vous êtes sinistré de 2022 et vous n'avez toujours pas été indemnisé.

Tous les sinistrés [raclement de gorge] de 2022 ont pas été indemnisés. De toute façon, c'est des effets de com en fait. Là, le corn il vient, il dit "J'ai rien à cacher." J'ai vu qu'il dénonçait des dérives un peu complotistes.

Donc au lieu de venir avec des annonces concrètes, de toute façon, c'est compliqué pour eux de faire des annonces concrètes parce que ils sont mauvais du début à la personne. Depuis 2010, il y a une commission qui prévoit le réchauffement, qui dit qu'on risque des feux. Depuis 2010, ils savent que les pompiers sont en difficulté, quand il y a pas assez d'effectif. le taper sur la gueule en janvier en janvier dernier làin si ma mémoire est bonne.

Ils étaient en train de taper littéralement sur les pompiers qui demander des moyens de l'effectif. Là, j'ai vu la dernière fois, ils expliquaient les pompiers qu'ils avaient même pas des cagoules, même pas les bonnes cagoules. Enfin, c'est un truc de fou.

C'est-à-dire que euh le la maintenance euh les avions, enfin honnêtement, ils sont nuls. Ils ont fait des coupes de tous les côtés. À côté de ça, euh on a les entreprises du 440 qui sont en train de de flamber en terme de dividende.

Euh c'est ces gens sont pas à notre service, ils sont pas au service des citoyens, ils sont euh dans ils sont ils sont à leur service et ils le font avec notre argent. Mais gouverner, c'est prévoir. Mais prévoir c'est aussi parfois choisir et choisir c'est renoncer.

Olivier bah à force de constater qu'ils ont jamais rien prévu parce qu'ils avaient ils savaient depuis 2010 qu'ils ont pas prévu pour les pompiers qu'ils ont laissé planté aussi du pain résineux. J'entendais ce matin c'est c'est une forêt c'est comme si on avait planté des forêts d'alumettes hein. Il y a aucune planification écologique.

Moi je connais la région un peu hein. Je me fais juste avocat du diable ou en tout cas d'apporter d'apporter un peu de contradiction. Vous imaginez bien que déjà Sébastien Lecneu en 2022, il était pas premier ministre.

Donc aujourd'hui, on lui prête peut-être des intentions qui ne sont pas les siennes. Non, je suis pas d'accord avec vous. Alors, c'est bien de faire l'avocat du diable, mais Sébastien le Cornu, il est dans un gouvernement qui était là en 2022, hein.

On est d'accord. Donc lui, il prend la suitier ministre à l'époque, [raclement de gorge] il prend Non, mais bon, il y en avait d'autres. La question, c'est pas c'est pas la faute directement du premier ministre.

Le premier ministre, il ressemble, il représente un gouvernement, une politique, gouvernement dans laquelle il s'est inscrite. Il a été très content de venir premier ministre. D'ailleurs, ça lui assurera une très très bonne retraite.

Il faut assumer les responsabilités qui vont avec. C'est un gouvernement qui depuis 2017 n'a rien fait si ce n'est coupé. Voilà.

Donc après il faut choisir où on coupe. Moi le prévoir en effet vous avez raison de gouverner c'est prévoir. Ces gens n'ont rien prévu alors qu'ils avaient les prévoir je vous disait aussi c'est choisir.

On doit il y a des chantiers sur lesquels il faut choisir et choisir c'est renoncer. Donc il y a des il y a forcément des choses sur lesquelles on renonce. Je suis d'accord.

Et ben, on aurait pu renoncer par exemple à exonérer les patrons du CAC 40 qui ont assez d'argent comme ça pour l'investir dans les moyens des pompiers. Vous voyez ça c'est un choix citoyen. Eux ils ont pas fait ce choix. qui est passé 2,5 milliards en 2024 à 837 millions en 2026.

C'est le choix des copains, c'est pas le choix des citoyens. Voilà, donc renoncer, ils ont renoncé aux citoyens pour privilégier les plus riches. Il suffit de regarder qui sont rich aujourd'hui en France.

On comprend très bien pourquoi nous on est dans la misère. Ouais. Je vais vous remercier en tout cas Olivier de Bordeaux.

Je le rappelle, vous vous êtes un des sinistrés de 2022. Vous dites que les sinistrés 2022 n'ont toujours pas été indemnisés. On est en 2026 là fait donc 4 ans.

Merci d'être venu témoigner sur l'antenne de Sud Radio. Je vous embrasse. Vous nous rappelez quand vous voulez.

Pareil pour Christophe. Vous aussi je vous embrasse et et puis faites bien attention à vous respectivement messieurs. Merci à Alain qui nous a appelé, à Olivier aussi de de Assurland.

Clément Bargin. Dans un instant notre invité du face- à face. Dans quelques secondes, on reçoit Sarah Lairi, la haute commissaire à l'enfance, pour revenir sur cette décision du Conseil constitutionnel qui censure l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans et qui va nous détailler les mesures de son plan qu'elle envisage de porter jusqu'à l'eau et nu.

À tout de suite sur Sud Radio. Sud Radio. De retour sur l'antenne de Sud Radio avec Clément Bargain pour ce 1213 et ce rendez-vous, ce face- à face avec notre invité Saraherie, hautre commissaire à l'enfance de la République française.

Bonjour. Bonjour. Bonjour.

Merci d'avoir pris le temps bien aujourd'hui de venir nous parler sur Sud Radio. Première question. Le Conseil constitutionnel vendredi euh censure le la loi, en tout cas pas dans son intégralité, mais du moins sur l'article principal qui concerne l'interdiction des réseaux sociaux pour les mineurs de moins de 15 ans.

C'est un échec. Objectivement, c'est oui un échec pour la protection des mineurs. Après, il y a des éléments dans cette décision qui sont qui sont intéressants à lire.

Je pense bien sûr le fait de reconnaître que les réseaux sociaux peuvent porter effectivement un certain nombre de dangers. Euh je vois le fait d'avoir retenu quand même l'interdiction du téléphone portable pour le colisser. Mais soyons très clair, je veux dire faut pas tourner autour du pot.

Oui, c'est un échec parce que c'est une protection qui est nécessaire et c'est pas une sorte d'obsession ou quoi que ce soit. Il suit de discuter avec finalement ces adolescents qui aujourd'hui disent "Bah oui, je sais que ça me fait du mal mais en même temps si je m'en exclus seul bah je je suis stigmatisée, je me retrouve isolé euh discuter avec les parents qui ont vu leurs enfants franchement aspirer dans un gouffre d'algorithme et se retrouver un jour en ouvrant la chambre finalement avec des traces de scarification sur le bras ou à consulter parce que il y a l'installation malheureusement de de trouble et de la santé mentale. Donc en fait tout ça nous amène à être très conscient.

On a longtemps essayé de discuter, de combattre en fait une partie du contenu de ces réseaux sociaux. On se rend bien compte que franchement ça ne fonctionne pas. Alors la chose à faire, en tout cas ce qui me paraissait l'essentiel, c'était de trouver le chemin pour protéger d'abord les plus vulnérables les enfants.

Et donc c'était c'était dans ce sens. Maintenant euh j'ai envie de vous dire il y a euh il y a des combats qu'il faut mener parce que ils sont euh ils sont durs, ils sont techniquement compliqués, ça je l'entends entre la commission, la constitution, euh le [raclement de gorge] fait que les plateformes sont euh des plateformes internationales, mais il faut pas lâcher faut pas lâcher pour les enfants en fait et pour les parents au passage. He Sarah et les les sages ne contestent pas en effet l'objectif de de protéger les enfants, mais il considère que le dispositif porte une inteinte disproportionnée aux liberté.

Est-ce que le texte était mal calibré ? Et si oui, qu'est-ce qu'il faut changer aujourd'hui ? Sarah et Lairiblement, on vous a perdu Sarah Lairie.

Est-ce que est-ce que c'est bon ou pas encore ? Alors ce qui dans un instant on va essayer de déjà de vous récupérer Sarah etari mais je voudrais aussi qu'on on lui fasse écouter la réaction de Rodrigo Arenas qui de son point de vue qui est donc député de la France insoumise dit que finalement cette loi elle ne sert à rien puisqu'il faut davantage Clément Bargain s'en remettre à l'Union européenne et à sa réglementation et puis qu'il faut surtout légiférer autour des plateformes et que c'est la charge des plateformes que de de Oui, c'est ce que beaucoup disent aujourd'hui. C'est vrai qu'il faut reporter la faute sur les plateformes et qu'on ne pourra pas porter le le combat seul à l'échelle de uniquement de la France.

Donc tout est là, c'est là l'enjeu. Qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui ? Euh peut-être qu'on peut Sar peut-être qu'on peut Ça y est, visiblement, elle revient.

Sarah Lairie, vous nous entendez ? Alors, on va essayer de Non, toujours pas. de la rejoindre. [grognement] Sarah non ?

Bon euh alors moi je je pense que si vous voulez cette question quand Rodrigo Arenas la traite du point de vue de la France insoumise et qu'il en il s'en remet aux plateformes en disant que c'est aux plateformes de de lég de en tout cas de contrôler ce qui se passe sur l'activité des mineurs. Ça va Ah bah ça y est, elle est elle est de retour avec nous. Sarie, est-ce que vous avez entendu ce que nous disions par rapport aux députés de la France insoumise Rodrigo Arenas qui était notre invité tout à l'heure ?

Non, toujours pas. Ah si, non non. Alors, je vous propose, j'ai malheureusement pas entendu.

Je vous propose d'écouter ce que disait justement le député de la France insoumise tout à l'heure, Rodrigo Arenas, sur justement ce cette loi qui a été retoquée par le Conseil constitutionnel. Ce texte ne passerait pas le Conseil constitutionnel parce qu'il n'était pas en accord avec les réglementations européennes notamment sur les questions de liberté individuelle. C'est malheureusement confirmé parce que ce sont les enfants qui sont victimes et qu'il faut aujourd'hui mettre le le point d'honneur sur ce que moi j'appelle des dealers de données.

Ce sont les plateformes qui aujourd'hui organisent l'addiction des enfants et aussi des adultes et qui les mettent dans une situation de faire en sorte que les réseaux sociaux sont devenus toxiques pour les jeunes. [rires] Alors les réseaux sociaux sont devenus toxiques pour les jeunes. On a encore perdu Sarah et Laerie.

Visiblement la connexion est vraiment très mauvaise euh ce midi. Clément Bargain, les réseaux sociaux sont-ils vraiment toxiques pour les jeunes ? Là, je pense que globalement, qu'on soit de gauche ou de droite, même du centre, tout le monde s'entend à dire que bien sûr, quand on voit d'ailleurs les réactions politiques, que ça soit à gauche, à droite, du côté de la France insoumise ou du Rassemblement national, tout le monde s'accorde à dire qu'aujourd'hui les réseaux sociaux sont un véritable problème.

Après, toute la question c'est comment on régule ça justement ? Est-ce queil faut une interdiction au moins de 15 ans comme c'était proposé par le gouvernement ? Certaines certains ont dit que ce texte était mal calibré, que ça portait en effet atteinte aux libertés.

Il y a cette question des données qui va aujourd'hui est en capacité de vérifier l'âge ? Comment on fait pour interdire concrètement les réseaux sociaux au moins de 15 ans ? C'est toutes ces questions là qui aujourd'hui sont posées avec des réactions multiples, notamment Gabriel Atal pour pour revenir à qui propose un référendum.

Bon, ça semble être davantage une mesure de communication politicienne parce que même le calendrier politique ne permettrait probablement pas. Vous l'organisez quand ? D'ici aux élections présidentielles Vibl, on a encore du mal à avoir Sarah et Laerie.

Ah si, vous êtes là, ça y est. Ouais, j'ai changé de lieu. Bon, écoutez, tant mieux, on vous retrouve.

Rodrigo Arenas, député de la France insoumise tout à l'heure, disait à mon micro que il, de son point de vue trouvait que cette loi n'avait pas vraiment de sens puisque déjà on aurait pas les moyens de la faire appliquer, mais que surtout il fallait davantage s'en remettre à ce que l'Union européenne fait de son côté et que il fallait davantage encadrer les plateformes et que les réseaux sociaux sont toxiques pour nos jeunes. Vous vous rejoignez parce qu'ils sont toxiques mais bien sûr mais parce queils sont toxiques alors il faut évidemment protéger les plus fragiles et les plus vulnérables, c'est-à-dire dans un premier temps par notre droit national. Enfin, on est souverain sur ça.

Bon sang et puis le le le temps de la régulation européenne, il arrive et il arri. Moi, j'ai pas envie de me retrouver en face de parents et de leur dire on savait et on a rien fait. Vous voyez ce que je veux dire ?

C'est c'est je je trouve que c'est une manière de se défausser sur quelqu'un d'autre. Moi je comprends pour le coup, OK, on prend acte de la décision du Conseil constitutionnel mais il y a deux réactions à voir ou deux manières à avoir. C'est déjà qu'est-ce qu'on peut faire maintenant tous collectivement, c'est-à-dire les investisseurs prendre leur responsabilité.

Il y a plus de 3000 procès en cours et je crois que c'est plus simple aujourd'hui de protéger finalement les enfants face à des dangers physiques. Regardez euh quand on interdit euh euh aujourd'hui euh la cigarette pour les enfants, quand on les protège en leur disant bah oui, il faut mettre une ceinture de sécurité, on se pose pas de 10000 questions. Mais la santé mentale, la santé mentale, bah d'un coup euh on commence à poser un peu plus de sujets.

On peut pas dire qu'on peut on protège mieux nos enfants sur des des enjeux physiques. Vous avez quand même 85000 plaintes qui touchent des mineurs sur des violences sexuelles. On a eu le cas de Liana avec 9 mois de non instruction judiciaire sur son cas qui a émeu d'ailleurs la France entière et puis on découvre ici et là au détour de nos actualités des enfants qui et bien sont des proies de prédateurs sexuels dans les écoles, dans les colonies de vacances.

J'ai même vu euh que vous là-dessus avez posté un tweet sur une colonie de vacances en Corse, je crois, que vous avez visité où vous dites "Nos enfants plus que jamais doivent être mis à l'abri." Donc, on peut pas dire qu'on les protège mieux sur le plan physique que sur le plan virtuel. Ce que ce que non ce que je dis c'est que sur les violences sexuelles, il y a un tabou qui commence à être brisé et oui, il y a des dangers partout et que la meilleure manière de lutter contre ces dangers c'est de donner faire de la prévention, c'est de contrôler les antécédents, c'est d'être intraitable sur les décisions de justice parce que oui, c'est des prédateurs que malheureusement 80 % de ces violences, elles sont quand même à la maison.

C'est des gens qu'on connaît. C'est un parent, c'est le copain de la famille, c'est un grand, enfin c'est des gens qui sont invités à être à la maison dans 80 % des cas. Et pour ça faut une transformation globale c'est le sens du rapport que j'ai remis mais quand je dis la loi protège mieux les violences physiques, c'est malheureusement aujourd'hui personne questionne l'obligation de porter une ceinture de sécurité dans une voiture pour un enfant ou de poser un siège auto.

C'est ça que je dis et je dis juste moi j'ai pas envie de déléguer aux autres la capacité que nous avons aujourd'hui à protéger les enfants. Et donc faut plutôt trouver le chemin même si c'est dur techniquement mais garder l'objectif. L'objectif aujourd'hui, c'est on sait que les réseaux sociaux ne sont pas faits pour les enfants et d'ailleurs tous les jours, on voit des drames et donc comment on fait pour écrire le bon texte sans attendre demain que quelqu'un, une autre instance ou une autre institution finalement décide de le faire.

Moi, je crois que c'est notre responsabilité collective et donc il faut se remettre d'une certaine manière au travail et que en attendant et ben [raclement de gorge] euh on fait du scoring euh euh les investisseurs assument qu'on soit au côté des parents en interdisant le téléphone portable au lycée, on peut pas laisser les parents et les ados seuls face pour le coup à ces géants. Ça serait franchement ça serait d'une injustice folle. H Clément Bargard, justement le le rapport.

Ouais, vous vous avez plusieurs propositions he dans ce qui concerne les réseaux sociaux. notamment celle d'un espèce si on peut dire de de nutriscore pardon pour les réseaux sociaux. Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus ?

Là aussi il s'agit de sensibiliser parents et enfants. Alors de quoi il s'agit ? Vous savez moi je suis quelqu'un qui fait jamais la morale et jamais je suis dans un discours moralisateur.

Par contre ce que je me ce que je vois c'est que la preuve la régulation elle est lente, elle est longue. Regardez la loi elle a été votée par l'Assemblée et le Sénat. Résultat des courses, elle est censurée.

Il faut retravailler dessus. Mais en attendant, l'idée d'un Nutriscorp, c'est quoi ? C'est de dire qu'il y a bah oui, des sites qui sont plus ou moins euh finalement protecteurs ou favorable aux enfants.

Et donc un peu comme on s'est habitué à acheter euh voilà son paquet de chips, son paquet de pâtes ou son jus. Bon, on sait si on a envie de manger du A, du B ou du C ou du D, on le sait. personne ne vient te faire la morale mais tu as cette information et ces sites en particulier sur la partie numérique donc euh les l'exposition des enfants numériques, bah on a aucune info.

C'est pas comme quand tu vas au cinéma et tu sais que c'est interdit au moins de 16 ou pas ou au moins de 13 ou c'est tout public. Et là l'idée c'est d'avoir quelques ce qu'on appelle quelques topiques en en terme numérique, c'estd quelques quelques items, quelques éléments qui permettent de savoir si le site et ben il a à protéger, il a à penser aux enfants ou pas du tout. Et donc on pourrait avoir de quelques des lettres hein ou un chiffre permettant de dire aux parents bah franchement soyez vigilants.

C'est pas du tout fait pour un enfant même accompagné de 10 ans ou 12 ans parce que je sais pas il y a des images parce qu'il y a du scrolling infini parce que il y a ce qu'on appelle en en terme pour le coup tech des dark pattern c'estàd des outils pour les rendre addictes sur lesquels déjà nous on se bagarre. il suffit de commencer à scroller le soir et puis on se rend compte que le temps il passe plus vite que d'habitude et et donc finalement dire bon écoutez là c'est pas top ou au contraire et et du coup ça va favoriser aussi une économie du numérique bah voilà qui qui prend acte ou qui prend en compte en tout cas les besoins des enfants et donc leur santé pour le coup mental et physique. Et cette information elle permettrait déjà bah je trouve de faire une sorte de filtre ou de tri mais c'est une étape.

Moi je suis pas naïve quand je vois que le conseil constite bah censure l'article 1 que le temps que ça nous a pris pour faire le DSA et ilia acte au niveau européen. Je veux dire c'est pas demain qu'on va avoir ces ces c'est exactement ces interdictions ou ces régulations européennes. Donc en attendant je préfère qu'on avance.

Ouais quand on voit le le blocage justement administratif qu'il y a aujourd'hui, est-ce qu'il y a pas une responsabilité à mettre aussi sur les gérants de de ces plateformes ? Vous parliez de ce Nutriscore. Est-ce qu'on se dit pas aussi aujourd'hui qu'il faudrait des réseaux sociaux conçus différemment peut-être pour les mineurs ?

Est-ce que là aussi plutôt que de passer par un texte législ 1 fois d'accord ? Ouais. Ah non, il c'est complémentaire en fait.

Moi je je considère que le texte législatif c'est la responsabilité pour le coup bah de la puissance publique du législateur. Ça c'est clair. Parce que ce qui est dangereux, il y a pas de raison de laisser des enfants exposés à des chances dangereuses juste parce qu'on narrive pas bien à l'interdire ou à le réguler.

Enfin c'est du coup chacun son job. Mais le fait de penser autrement la conception des sites, moi je crois que c'est ça, c'est sur ça qu'il faut aller hein. Et du coup, ça veut dire quoi ? des sites qui sont plus protecteurs, qui sont moins addictifs.

En ce moment, au moment où je vous parle, il y a plus de 3000 procès aux États-Unis sur les conséquences de site pour le coup qui ont amené jusqu'à malheureusement des suicides. Mais il y a des choses comme [raclement de gorge] du cyberharcèlement, le fait de tomber dans des troubles de l'anorexie, des je disais malheureusement tout à l'heure des scarifications, enfin il y a énormément de dangers. Et donc face à et ben moi je crois qu'il y a la place pour une autre économie.

Alors moi j'appelle ça le safe child by design. C'est un mot, c'est vrai, désolé pour l'anglicisme, mais c'est simplement le fait de le concevoir de manière plus protectrice au lieu de réparer à chaque fois et de courir derrière les dangers et finalement essayer bah de limiter les traumatismes dire bah écoutez enfin on peut le penser autrement et penser avec plus de sécurité à la base. Justement parmi les mesures protectrices que vous envisagez dans votre plan que vous avez remis je crois le le 15 juillet 2026 à Sébastien Lecornu, il y a celle de la mise en place et là on est plus sur quelque chose de virtuel. on devient on revient au réel et au physique.

Euh la création d'un service unique de vérification des antécédents judiciaire et administratif des personnes exerçant au contact des mineurs. Donc on entend par là les professionnels type animateurs, éducateurs et cetera et les bénévoles. Euh là-dessus, moi je suis surpris, j'ai été animateur en colonie de vacances.

J'ai euh enseigné même euh euh des des disciplines particulières. On a vérifié mon casier judiciaire. On ne le fait plus ça en 2026.

C'est une magnifique école. Alors, [raclement de gorge] on le fait pas totalement et automatiquement. On vérifie le casier judiciaire, ça c'est très vrai, on le bulletin.

Mais le casier judiciaire aujourd'hui, on n'y inscrit que les condamnations définitives. Et comme on connaît le temps de la justice, l'idée c'est de se dire, moi en tout cas ma proposition c'est de se dire bah par exemple quand vous avez une décision administrative. Oui, mais oui, non, mais quand vous avez une décision administrative et que vous avez été viré par exemple du monde de la culture ou pour le coup de l'éducation nationale parce que vous avez eu des comportements et donc c'est une décision administrative ou une procédure en cours, c'estd que la décision de justice définitive n'est pas faite, mais il y a déjà une première condamnation, première instance et que vous êtes en appel, je suis désolé.

Et ben principe de précaution, moi je veux pas que cette personne, elle se retrouve auprès de mes enfants pour une raison toute simple. Les enfants, c'est pas une population comme les autres. Et aujourd'hui, on a des fichiers qui sont effectivement ce on va dire de l'éducation populaire et c'est une superbe école et la majorité des gens qui sont dans l'éducation populaire en fait ils veulent queon renforce et qu'on leur donne accès à l'ensemble des informations.

En même temps, renforcer par ce qu'on a appris dans le monde du sport, ce qu'on a appris aujourd'hui avec le fameux fichier des cadres interdits dans l'éducation nationale, mais dans tous les secteurs, il y a pas de raison. Les prédateurs, vous savez, ils se déplacent, il ils passent d'un territoire à l'autre et d'un secteur à l'autre. Et donc ce qu'on faisait hier, c'est une bonne chose, on continue à le faire mais je pense qu'il faut aller plus loin, c'est-à-dire les procédures en cours et les fichiers administratifs.

Merci beaucoup Sarah Navré avec ses problèmes de connexion, on a perdu. Je suis vraiment désolé. Oui, je suis très confus.

Je le rappelle, vous êtes hautre commissaire à l'enfance des République française, ex-ministre également en charge de de ces questions. Vous développez ce plan que vous voulez porter jusqu'à l'ONU. Euh merci Clément Bargain d'avoir été là pour ce rendez-vous du du 1213.

Et puis moi je vous dis à demain sur Sud Radio de 10h à 13h pour les débats de l'été qui continuent et puis bah bonne écoute sur Sud Radio. Les déclarations de Sébastien Lecornu, premier ministre à venir à 13h qui seront largement débattu ce soir dans les vraies voix de Frédéric Brindel. Yeah.