Saint-Brevin : la démission de trop
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et de fidèles de ce club des territoires bonjour Benjamin Morel merci beaucoup d'être là et bonjour Yves très ah merci d'être avec nous Quentin évidemment nous a rejoint comme tous les vendre comme tous les vendredis mais c'est le club du lundi au vendredi merci d'être là on va parler avec vous des aller-retours du gouvernement sur le projet de loi immigration finalement Élisabeth borne souhaite une présentation du texte en juillet on conseille des ministres mais quel texte le en même temps est-il vraiment possible une majorité peut-elle se dégager pour l'exécutif on verra ce que vous en pensez puis à la fin de ce club on vous emmène à Armentières dans le Nord ou il célèbre brasserie renaît de ses cendres vous verrez tout ça d'abord on regarde l'actualité dans nos régions on va en Loire-Atlantique parler de la démission du maire de Saint-Brévin [Musique] et l'actualité dans nos régions avec nos partenaires de la presse régionale on va retrouver Thomas H bonjour merci beaucoup d'être avec nous Thomas vous êtes directeur départemental de la Loire-Atlantique à Ouest français avec vous évidemment on va revenir sur la démission du maire de Saint-Brevin-les-Pins après l'incendie de son domicile après avoir subi des menaces qu'est-ce qu'il s'est passé exactement Thomas voilà alors Saint-Brevin c'est une paisible station balnéaire 1 14.000 habitants en Loire-Atlantique au pied du pont de Saint-Nazaire bordé par les dunes de l'océan elle n'était pas prédestinée à faire parler d'elle comme hier dans un dans un grand mouvement d'émotion nationale parce que c'est ce qu'on a vécu hier quand même c'est pourtant bien ce qui s'est tissé si la préfixe depuis quelques mois avant d'éclater mercredi soir avec la démission du maire dans cette commune se trouve un centre d'accueil pour demandeurs d'asile qui doit déménager près d'une école c'est un projet porté par l'État et donc pas par le maire et contre quelques riverains se sont élevés et puis petit à petit au fil des semaines le thon c'est en venimé l'extrême droite a attisé le feu de la colère et sans que l'enquête de gendarmerie ne sache encore le dire clairement si c'est un lien direct la maison du maire a été prise pour cible le 22 mars par un engin incendiaire ou explosif dans son sommeil il a marqué le coup il démissionne effectivement vous nous l'avez un peu dit il y a quand même un contexte dans cette affaire Thomas quels sont les ingrédients alors en fait il y a trois ingrédients dont on peut penser que il provoque cette émotion très forte d'abord il en a été question jusque devant le Parlement européen hier elle charrie trois sujets sensibles du moment le premier c'est l'élu baching la mise en cause des élus des élus de proximité on observe depuis un peu plus d'un an un nombre de démission absolument inédit de conseiller municipaux de mer des élus des pauses plaintes pour des menaces des violences et souvent se plaignent de ne pas être accompagné défendu par l'État comme il fallait et c'est notamment le cas dans l'affaire de Saint-Brevin mais il est aussi question de laquelle des étrangers évidemment et des demandeurs d'asile particulièrement là encore se posent des questions brûlantes d'actualité comment les accueillir sereinement dans ces conditions avec un tel niveau de tension et de défiance Akala qu'en centre Bretagne il y avait un projet très similaire à celui de Saint-Brévin et bien il a fallu faire machine arrière et l'abandonner hier en Loire-Atlantique le préfet a tout de suite dit pas question ce projet ira à son terme est-ce que cette position pourront être enfin il y a la question grandissante de la présence des complexée d'une ultra droite sur la voie publique ça a été le cas à Saint-Brévin avec des prières de rue avec des gens cagoulés masqués un peu comme ce qu'on a vu à Paris et ce que Gérard Dahmane Gérard Dammann le ministre de l'Intérieur demande désormais d'interdire et bien les dernières à Saint-Brévin les deux dernières manifestations avaient été déclarées mais avait été déclaré par des par des riverains opposés au projet pas par un groupe d'ultra-droite le préfet n'avait pas vu de raison de les interdire elles ont pu être instrumentalisées par des groupes très véhément mais on voit bien qu'il y a ces trois éléments qui se croisent dans cette affaire et ça n'a pas échappé au rassemblement national qui a pris ses distances depuis un moment qui est toujours en quête de respectabilité et qui depuis deux mois a vu que l'affaire tournait vraiment très sombre à Saint-Brévin et c'était désolidarisé des manifestations on appelait plus à manifester et hier ils ont été parmi les plus véléments pour condamner de faire parler de manœuvre de brutes immorale qui vise à avoir gain de cause je les cite par la terreur et la brutalité au lieu de convaincre par la raison voilà nous avons ces trois ingrédients qui se jouent simultanément et je pense que c'est c'est ce qui donne à cette affaire merci beaucoup merci Thomas d'avoir été avec nous on suivra bien sûr cette actualité avec vous mère de Saint-Brevin la démission de trop c'est la Une de Ouest-France aujourd'hui merci beaucoup Thomas d'avoir été avec nous c'est la démission de retour de trop Yves pour vous peut-être que ça sera la démission trop mais j'irai un peu au-delà de ce qui vient d'être dit parce que si vous voulez c'est pas moi je pense que c'est un climat de tension générale dans le pays là il s'agit de l'extrême droite mais vous avez aussi l'extrême gauche on a pas oublié ça ne solide dès qu'il se passe quelque chose dans notre pays c'est un déchaînement de violence qui est absolument inouï intolérable inacceptable d'où qu'il vienne et malheureusement c'est toujours le cas ça c'est la première des choses la deuxième chose c'est la le fait que l'État se soit défaussé comment est-ce possible que des projets qui sont aussi importants que celui-ci et Dieu sait si c'est important et c'est pas rien en plus c'est pas un projet immobilier c'est pas c'est plus que ça c'est il y a des aussi des vies humaines dans cette histoire avec des demandeurs d'asile qui sont pas encore acceptées à l'asile d'ailleurs il faut le signaler et ben l'État devrait être beaucoup plus regardant et de beaucoup plus présent ça c'est la deuxième des choses la troisième des choses c'est qu'il y a le niveau de défiance aujourd'hui ça manifeste aussi le niveau de défiance qu'il y a vis-à-vis des élus et ce qui est paradoxal c'est que les élus locaux normalement dans tous les sondages se sont eux qui sont les plus populaires d'une certaine façon dans la population et bien non ils sont aussi la cible de d'attaque comme on le voit là donc moi je crois qu'il faut pas si vous voulez limiter ça un climat local oui il y a eu des manifestations d'extrême droite mais qu'est-ce qu'on va il faut qu'on arrête aussi de de de ne rien dire contre ce qui s'est passé à Sainte-Soline ce qui s'est passé dans la ZAD de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes enfin à chaque fois maintenant qu'il y a un projet il y a cette espèce de violence qui est une violence qui ne correspond pas au dialogue démocratique qu'est-ce que ça dit de l'état de la société ce qui se passe à Saint-Brevin Benjamin se dit beaucoup de choses je rejoins évidemment Yves sur énormément de points j'en mettrai peut-être quatre en exerg déjà il y a comme un kimal au calme c'est à dire dans reste de la France on a l'impression qu'il y fait bon vivre etc vous avez des groupuscules d'extrême droite et d'extrême gauche qui ont toujours été extrêmement actifs et derrière sous des regards derrière sous des aspects très modérés de la vie politique locale vous avez malgré tout toujours eu cette permanence si on accepte le kimal local il y a trois éléments le premier élément c'est que malgré tout il y a une ultra droite en France et que c'est ultra droite elle passe souvent sous les radars etc mais elle était extrêmement structurée et elle est malgré tout dangereuse quand vous discutez avec les services de renseignement je rappelle que le dernier coup d'État crédible en Europe il vient l'ultra-droite en Allemagne donc malgré tout il y a quand même un risque et ce risque-là il est moins visible que celui de l'ultra gauche mais malgré tout il doit être pris en considération deuxième élément et bien on vit une période de retour de la violence en politique c'est pas si nouveau ce qu'on voit actuellement on a l'impression que ça n'est jamais arrivé et qu'on vit une période exceptionnelle prenez le poujadisme prenez les années 60 prenez la Troisième République vous avez à l'époque une violence politique vis-à-vis des élus extrêmement forte aujourd'hui se retourne la violence en politique on ne connaît partout en Europe vous avez un député qui a été assassiné en Italie 2 en Grande-Bretagne un président de l'Ender un président de lande qui a été également assassiné je crois en makelembourg vapeur powerne en Allemagne donc ce retour de la violence en politique aujourd'hui il est présent la question c'est comment est-ce qu'on le jugule quels sont les causes et le 3 et le dernier élément qui est très très lié et bien c'est qu'on a un retour de la violence en politique mais sur un terrain qui est déjà un terrain miné pour les élus parce que quelle est la vocation aujourd'hui des élus comment est-ce qu'il se situe dans la société comment est-ce qu'ils vivent leur mandat qui plus est la plupart du temps quand ils sont relativement méprisés et par l'État et par leurs administrer etc comment est-ce qu'ils arrivent à supporter ça quand justement ils ont l'impression de ne plus pouvoir et donc évidemment quand vous avez ces deux facteurs qui s'enchaînent et bien vous avez un effet d'Exit vous avez un effet d'émission et on peut comprendre les élus qui donnent beaucoup de leur temps et de leur énergie l'inaction de l'État elle a été dénoncée par beaucoup d'opposants politiques on va justement voir les réactions qui ont été nombreuses à cette démission d'humeur avec Flora sauvage après des mois d'intimidation et l'incendie de sa maison en mars le maire de Saint-Brevin-les-Pins a jeté l'éponge sa démission fait suite aux violences subies pour son soutien au projet de transfert d'un centre d'hébergement pour demandeurs d'asile près d'une école sa ville a été le théâtre de manifestations d'extrême droite après l'annonce de l'arrivée de ce centre d'accueil dans sa lettre de démission Yannick Morez mère et médecin depuis 32 ans sur la commune explique sa décision par le manque de soutien de l'État à Saint-Brévin les habitants sont choqués ça ça donne l'impression que l'extrême droite a gagné au plan national la démission de Yannick Morez suscite une vague d'indignation dans un message sur Twitter le chef de l'État a exprimé sa solidarité au maire des missionnaires Marine Le Pen dénonce elle les agressions à l'égard des élus j'ai reconquête on accuse le gouvernement d'instrumentaliser la décision du maire on est en train d'utiliser ce fait très problématique évidemment condamnable pour en réalité culpabiliser l'opinion qui s'opposerait à l'accueil de cession de migrants criminaliser donc les oppositions y compris des oppositions légales et démocratiques par des manifestations et bâillonner l'opinion sous pression l'exécutif tente de rassurer je voudrais assurer le maire de tout mon soutien ça montre qui a une montée de l'extrémisme dans notre pays et évidemment il faut qu'on soit très très vigilant au-delà du territoire national la décision de Yannick Forrez à des répercussions des dizaines d'euros députés se sont levés hier dans l'hémicycle du Parlement européen en son honneur à gauche le PS appelle à une marche le 24 mai en soutien au maire démissionnaire Yannick Morez sera auditionné le 17 mai par la commission des Lois du Sénat et on voit plusieurs élus plusieurs opposants pointé une responsabilité de l'extrême droite dans ce qui arrive aujourd'hui au maire de Saint-Brévin Yves oui certes mais l'extrême droite elle a jamais disparu dans notre pays elle a toujours été présente c'est vrai ce que dit Benjamin elle est structurée il y a des groupes d'accord mais on va si on bon extraits gauche ça fait partie de du débat politique et la montée des extrêmes on la voit aussi à l'Assemblée nationale je suis désolé le spectacle donnait à l'Assemblée nationale ne peut qu'encourager ou décourager d'ailleurs c'est un double tranchant ce qui se passe ailleurs que dans que dans l'hémicycle on est dans une société qui est extrêmement fracturée avec des positions qui sont de plus en plus radicales avec le sentiment aussi que c'est par la violence qu'aujourd'hui on se fait autant entendre vous savez on est dans une situation je sais plus qui a dit quand on a plus rien à dire mais on tape ben on est dans une société comme ça c'est-à-dire que les gens n'ont pas d'arguments sans argument c'est une façon de d'envisager le débat qui est tout à fait détestable et qui à qui et qui ne fait pas grandir je dirais la démocratie mais bon je moi je veux pas être négatif et je veux pas être pessimiste je pense qu'il y a des moyens pour faire en sorte que le justement tout ça recule je pense que c'est aussi une grande responsabilité de la du personnel politique de reprendre ces je dirais la conscience de sa responsabilité et je pense qu'aujourd'hui il y en a beaucoup beaucoup parmi les députés parmi les sénateurs qui attisent et qui mettent le feu se sont eux les responsables aussi dans un une famille politique particulière dans toutes les familles politiques il suffit de les voir ce comporter à l'Assemblée nationale c'est pas nouveau comme le disait Benjamin évidemment que ça a toujours existé sauf qu'il y avait du talent dans le temps aujourd'hui c'est pas du talent c'est de la vulgarité sur ce point là en effet on n'a pas le Parlement je dirais le on n'a pas le Parlement le plus élevé depuis la fondation de la 5e République néanmo il y a des facteurs structuraux comme je l'ai évoqué aujourd'hui c'est toutes les démocraties occidentales qui sont touchées il faut bien faire attention quand on parle ici d'extrême droite c'est pas pour dire le RN c'est différent etc mais si justement là on est vraiment face à des groupuscules qui sont des groupuscules excusez-moi le terme mais un peu nazis et ces groupuscules il perdurent quel que soit le résultat électoraux parce qu'en réalité leur stratégie n'est pas électorale leur stratégie c'est justement de faire la révolution dans une perspective qui est une perspective la d'ultra droite réellement nationale révolutionnaire donc on est face à des groupuscules qui malgré tout son dangereux parce qu'ils ont une stratégie du coup et qu'ils utilisent et bien des moments des outils des phénomènes et des faits comme ceux auxquels on assiste ici pour justement bien faire valoir leurs causes recruter etc ainsi ils sont assez proches des stratégies de l'ultra gauche qu'on a vu avec les Black Blocs etc et un dernier point que j'aimerais aborder rapidement c'est quand même la question qui était évoqué un peu parive mais l'aménagement du territoire et la façon dont on conçoit aujourd'hui l'intérêt national on est aujourd'hui que ce soit sur les sujets d'autoroute sur les sujets d'immigration etc face au même les sujets de prison on a abordé il y a peu de temps et ben face à d'un côté des populations et de l'autre parfois des élus qui bloquent les projets considérant que là on n'en veut pas que là il y a un intérêt local qui doit primer sur l'intérêt national si on avait fait ça dans les années 60 on aurait aujourd'hui un pays qui n'aurait absolument aucune infrastructure donc il est nécessaire aujourd'hui de repenser entre guillemets nation de repenser également aménagement et de repenser primauté de l'intérêt général pour ça il faut avoir un projet politique et là où je rejoins totalement Yves c'est que le personnel politique et bien aujourd'hui n'a visiblement pas le niveau pour se projeter dans un projet politique ce qui explique également localement beaucoup de résistance et vous évoquez la question de l'immigration on va parler du texte avec vous Quentin dans quelques instants parce que les tensions dans cette commune de Loire-Atlantique on le rappelle elles sont parties de la question d'un transfert de centre d'accueil des demande urs d'asile oui alors il y a un transfert d'accueil qui a été qui était décidé par l'État d'ailleurs parce que il semblerait d'après mes informations mais que le centre d'accueil qui existait a été trop trop exiguë pour le nombre de migrants parce que la France reçoit de plus en plus de migrants l'immigration est un vrai sujet un sujet qu'il faut pas c'est pas une des priorités si j'ai bien compris dans les sondages qui sont faits auprès de l'opinion c'est pas par rapport au pouvoir d'achat à l'inflation c'est pas une une préoccupation de premier plan mais ça existe et comme le dit Benjamin il faut anticiper parce qu'après ça éclate et c'est à ce moment là qu'on se réveille et qu'on dit il faut anticiper et effectivement c'était le sujet et là ça serait intéressant d'avoir un débat justement sur l'immigration ce sera intéressant d'avoir un débat sur ce projet de loi que veut nous présenter le président de la République et sa première sa première ministre ça ça reste ça démontré mais j'ai pas l'impression qu'il soit sur la même longueur d'onde si vous voulez Fiona qui qui semble pointer d'urgence qui s'appelle le président de la République et une autre qui dit bon c'est peut-être pas le moment le pays est tellement sur un volcan que il faut peut-être pas attiser les les les braises mais c'est un c'est un vrai sujet et d'ailleurs si vous regardez bien les les études d'opinion qui sont faites même à gauche le sujet de l'immigration est un sujet qui doit être traité et peut-être que les les difficultés relation on va dire entre Isabelle bande et Emmanuel Macron explique les nombreux rebondissements qui a eu sur le projet de l'immigration effectivement ouais il sera bien présenté donc en conseil des ministres en juillet ce projet immigration c'est l'information que vous avez révélé cette semaine au Figaro mais le 26 avril la première ministre parce qu'elle avait présenté ça a failli de route pour les 100 jours elle avait pourtant acté et qu'il n'y avait pas de majorité pour voter un seul texte dixit et c'est alors déjà le deuxième report de ce projet de loi immigration et alors qu'il semble loin l'article du Monde du 2 novembre 2022 de la présentation de ce projet de loi immigration rappelez-vous un texte porté à la fois par Gérald darmann et Olivier du soft pour l'équilibre entre le répressif et l'intégration par le travail mais donc le texte sera bien finalement au programme d'ici la césure estivale en tout cas il sera présenté en Conseil des ministres en juillet et on sait qu'il y aura pas de session parlementaire en septembre pour cause d'élections c'est naturel ça renvoie donc l'examen à octobre prochain c'est ce que vous avez donc révélé au Figaro géraldar maintenant a ainsi été chargé par Isabelle borne de reprendre des consultations pendant un mois pour proposer je cite une stratégie permettant de faire adopter des mesures efficaces et pouvoir rassembler la majorité présidentielle alors comment faut-il comprendre ce nouveau revermement ici au Sénat les LR bien sûr ironise écoutez leur chef de fil Bruno Retailleau au micro publics public il y a quelques semaines avaient annoncé qu'il y aura un texte l'été ensuite qui serait sauditionné et maintenant nous annonce à nouveau un texte on s'y retrouve plus c'est quelque chose qui tient je trouve du gag les LR qui avait déposé deux propositions de loi sur le sujet la première ordinaire sur la refonte de l'aide médicale d'État par exemple en aide médicale d'urgence quelque chose qu'il va être régulièrement notamment au Sénat et LR c'est donc pour les étrangers en situation irrégulière l'autre l'autre texte pour changer la constitution et proposer un référendum sur l'immigration et c'est sans doute cette actualité parlementaire venue de la droite parlementaire qui a causé ce revirement du gouvernement dans ce texte présentant en juillet du coup non c'est vrai autant le texte précédent celui qui a été reporté il avait déjà passé l'étape du Conseil des ministres et il avait dépassé il est aussi l'étape de la commission des Lois du Sénat il était prêt à être examiné en séance publique au Sénat mais donc le gouvernement on comprend il fait table rase de ce texte écoutez Olivier Véran mercredi à la sortie du Conseil des ministres pour répondre à votre question s'il y a un nouveau projet de loi qui sera présenté en juillet c'est que à ce stade il n'a pas été présenté donc je serais bien en peine de vous dire si ce sera le même projet ou presque le même projet ou un projet qui aura été modifié ou transformé à l'écoute des forces politiques de notre pays une chose est sûre c'est qu'une ne sera pas donc examiné en juillet et mais donc plutôt en octobre après les élections sénatoriales donc près d'un an du moment que sa présentation est-ce que le texte peut être fait être identique Benjamin là on le rappelle c'était un texte avec une jambe droite une jambe gauche pour contenter un peu tout le monde est-ce que le en même temps est tenable on verra au bout du compte pour l'instant le contenu du texte et en effet assez peu assez peu posé non je dirais qu'il y a deux arguments pour et deux arguments pour compte pour le pour le gouvernement et pour l'Élysée sur les arguments pour on a d'abord une façon de mettre en porte-à-faux LR ah vous voulez pas nous soutenir mais regardez on a un taxe sur l'immigration ensuite ça arrive au mois de juillet en conseil des ministres et c'est pas tout à fait notre non plus parce qu'en réalité si vous prononcez le mot 49 alinéa 3 lors d'un conseil des ministres du le mois de juillet il compte pour votre session extraordinaire évidemment là je parle un peu chinois mais il faut bien comprendre que du coup ça vous fait un 49 à une 3 gratuit pour votre session ordinaire suivantes c'est de l'argustine constitutionnalisme mais quand on voit qu'ils ne l'ont pas fait l'année dernière et tout ce que ça entraînait ensuite comme conséquence on voit qu'ils arrivent un peu à prendre de leurs erreurs au moins procéduralement ensuite les deux arguments contre et ils sont quand même majeurs c'est pour ça qu'on peut entendre Elisabeth borne qui est visiblement dans ce couple exécutif ne s'entend pas très très bien avec Emmanuel Macron mais ça va diviser la majorité il y a déjà ça sur Willy qui dit qu'il veut te rappe un texte avec LR donc forcément aujourd'hui au vu du caractère extrêmement compliqué à gérer de cette majorité pas sûr que soit une bonne idée faut pas oublier que lors de la dernière législature le premier texte qui met le faux poudre au sein de la majorité précédente pléthory car relativement Unis c'est le texte asile et immigration pure à Colomb donc c'est vraiment un facteur de tension alors certes la gauche de la majorité moins nombreuse que j’adisse mais malgré tout aujourd'hui elle est d'autant plus essentielle l'autre élément qui peut être problématique et ben c'est que forcément avec ce texte là vous avez malgré tout et bien des éléments qui vont être des éléments qui vont conduire probablement potentiellement à utiliser le 49 alinatoires il est certes borne qui est de plus alors est-ce qu'elle sera là en octobre ça c'est un autre sujet mais je laisserai faire des prédictions sur le sujet mais au vu de la politisation aujourd'hui cet instrument et ben l'utiliser risque de mettre sur ce sujet comme sur un autre le feu aux poudres et surtout au sein de sa majorité il fait ce que c'est ce que disent les républicains ils disent mais c'est pas chez nous qui a des divisions sur le sujet de l'immigration c'est au sein de la majorité présidentielle oui bien sûr il y a des divisions par définition c'est une majorité composites avec des gens qui ont plutôt une sensibilité de gauche d'autres qui ont plutôt une sensibilité de droite d'où justement cette ce travail de tapisserie avec des mesures qui peuvent contenter les uns et d'autres qui peuvent contempler les autres on va voir moi je finis par penser que ça va être l'arlésienne de du quinquennat ou du mandat c'est à dire que il va rien se passer du tout peut-être parce que ça risque de déboucher et je crois que le gouvernement ne veut pas se permettre une deuxième crise comme celle qu'il a traversé avec les retraites donc très compliqué parce que est-ce qu'il peut est-ce qu'ils peuvent trouver une majorité il faudrait pour que ça passe que il faisait leur majorité au complet ils ne sont pas divisés et que s'ajoutent à cette majorité là une grosse partie des républicains ça paraît quand même assez mal parti parce que en plus les républicains ne veulent pas leur faire ce cadeau justement ils veulent montrer leur désaccords vis-à-vis du parti du texte si le texte encore une fois et le même que celui qui a été imaginé avant avant que qu'il soit mis de côté donc ça me paraît quand même assez compliqué surtout de faire ça alors qu'il y a d'autres urgences les urgences sur économiques pour lesquels le gouvernement s'y prend plutôt pas mal d'ailleurs un mot Quentin oui ça donne aussi le sentiment c'est revirements sur la date de présentation du texte qui est aussi peut-être de la friture sur la ligne entre Elisabeth borne et son ministre Darmanin c'est en tout cas le sentiment de sénateur qui qui ont relevé aussi que Gérald Darmanin n'était pas à la Réunion alors que dans son portefeuille il y a les outre-mer et pour eux c'est le signe que en ce moment ce serait compliqué avec Emmanuel Macron qui aurait tranché en faveur de Gérald Darmanin pour que le texte soit bien présenté là où effectivement ce qu'on disait Isabelle bande serait peut-être plus réticents de politiquement avec Emmanuel Macron du coup Géral là maintenant pour vous ce texte pour aller au bout Benjamin il nous reste 30 secondes franchement c'est compliqué franchement sauf 49 alinéa 3 actuellement pour les raisons cadies je ne le vois pas arriver au bout il y a pas de majorité et qui plus est il y a pas de volonté ni de la gauche de la majorité ni de LR de faire un cadeau à Gérald Darmanin donc un avenir bien obscur et on suivra tout ça on aura évidemment l'occasion d'en parler le vendredi Benjamin le sait Yves peut-être un peu moins on va voir les traditions de nos régions les personnalités de nos régions [Rires] il y a 4 ans les héritiers de la famille mode cordonnier ont décidé de relancer l'entreprise revendue en 1970 on regarde fabriquer de la bière c'est être un peu chimiste être précis et avoir du goût c'est la levure qu'on sort un effet c'est l'excédent de levure qu'on va qu'on va jeter tout bêtement parce que sinon ça va faire du trouble dans une bonne bière [Musique] cette bière c'est la Renée le produit phare de la brasserie Motte cordonnier prenez son arrière arrière-grand-père qui a construit la brasserie Le Château usine le long de la Lys après la Première Guerre mondiale suite on a la Émile qui est le triple à 9 degrés une bonne bière de dégustation [Musique] de ceux qui ont fait l'histoire de la brasserie c'est une histoire d'homme d'humain des gens qui ont travaillé dans la brasserie qui sont dévoués etc un peu comme aujourd'hui on est 8 on est là tous les jours à s'entraider à travailler et donc c'est important pour nous de raconter cette histoire à travers les personnages qui ont vécu cette histoire cette histoire c'est celle d'une brasserie qui fut la plus importante du Nord de la France basé à Armentières elle est restée dans la famille mode cordonnier pendant 8 générations jusqu'en 1970 elle est alors rachetée par un géant du secteur qui va peu à peu abandonner le site mais en 2019 les héritiers décident de relancer l'aventure c'est le film mon grand-père nous quitte c'était la 8e génération de brasseur avec lui s'arrête un peu le fil rouge des générations et donc on s'est dit bah c'est quand même dommage cette histoire s'arrête là et on a eu l'opportunité avec le marché qui se relance mais aussi de récupérer le nom en mode cordonnier pour se leur relancer de 0 et voilà on va réinventer la brasserie moteur donné du 20e siècle fini les bières industriels de l'époque de son grand-père aujourd'hui l'entreprise vise le marché artisanal avec mon téléphone je vais réussir en fait à mesurer la densité la teneur en sucre de ma bière et donc s'assurer que ben en fait les levures et bien travaillées et que la bière ne va pas refaire monter au sein du fût avant de prendre les reines de l'entreprise familiale Henri Motte a délaissé sa carrière d'ingénieur pour apprendre le métier auprès d'un brasseur professionnel vous voulez me former ou pour comprendre un petit peu quels étaient les leviers pour justement produire une bière de qualité là on est vraiment dans un souhait de travailler sur la qualité sur l'artisanat et donc c'était primordial pour moi de bien comprendre le process de A à Z une fois les contrôles effectués la Renée est prête pour la mise en fût aujourd'hui assuré par Clément apprenti brasseur je suis originaire d'Armentières à la base donc ça me tenait à coeur de venir travailler chez Mode cordonnier pour faire perdurer finalement ce patrimoine brassicole et aussi parce que le l'ambiance familiale est a été conservée si je puis dire on est une petite entreprise de moins de 10 salariés donc c'est vrai que l'ambiance qui règne et est agréable pour travailler quoi contre mille à l'âge d'or de l'entreprise vendus dans tous les hauts de France avec une croissance du chiffre d'affaires de 40% par an elle vise désormais le marché parisien donc quand un verdict parce que vous vous l'avez goûté artisanale mais elle est très légère et très bonne voilà je vous en aimerais bien on va regarder ce qu'elle a une de la presse régionale [Musique] et quand on a la presse régionale revient sur la décision du maire de Saint-Brévin voilà effectivement on en parlait dans cette émission la déflagration d'une démissionuit-on par exemple à la Une de Presse Océan le journal de Nantes on l'avait vu tout à l'heure à Ouest-France qui parle d'une démission de trop le télégramme qui parle d'une ville sous le choc mais les habitants qui comprennent en fait la décision les temps dans le journal ce maire psychologiquement a pris très cher raconte ses administrés les habitants dans le journal qui raconte les rassemblements d'extrême droite c'était presque devenu un sport avec des gens qui devenaient pas de Saint-Brevin raconte les Brévinois qui interrogés dans le journal raconte également une cohabitation avec les demandeurs d'asile qui se passaient plutôt bien tout le monde qui regrette qu'il faille en arriver là pour que le maire soit soutenu lamentable la Chine habitante de la commune c'est une autre mère qui fait la ligne de Sud-Ouest ce matin elle rend son écharpe à Macron cet élu d'une commune de Gironde adresse une longue lettre ouverte à Emmanuel Macron avec Catherine vessie se dit solidaire de la décision de Yannick Morez et raconte un délitement de la relation de l'État avec les mères et l'évoque la relation qui se détériore entre les mers et les habitants conséquence selon elle d'un renforcement de l'individualisme et d'une fonction de moins en moins respectée la Voix du Nord titre sur la rien du streetisation en marche effectivement le président de la République qui sera aujourd'hui à Dunkerque la sous-préfecture du Nord le journal fait le bilan sur le niveau de l'industrie dans les Hauts-de-France la région a perdu 41000 postes ces 10 dernières années avec 270 000 postes en 2022 mais une nouvelle ère s'ouvre pour la région avec 16 à 20 000 emplois à créer attendu à Dunkerque dans les 10 prochaines années la sécheresse continue de faire la une de la presse régionale bien sûr pas un jour sans un titre de la PQR sur la sécheresse en France ici en Côte-d'Or ou en note un manque d'eau également les périnée orientales ont déjà interdit la vente des piscines ça lance un débat jusqu'à à Dijon on va tant en arriver là se demande la population allez c'est vendredi on termine avec un sujet plus léger 20 elle a une de lionne républicaine avant le 20 la plante zoom cette famille qui produit des plans de vigne pour la Bourgogne depuis 4 générations l'étape est très importante en ce moment et beaucoup de travail elle a pépinièreiste viticole les pépiniéristes viticoles c'est le premier maillot de la construction d'un vin dans les territoires merci Quentin vous avez encore des choses je m'attendais merci beaucoup Quentin pour cette revue de presse on regarde la nuit figaroïne d'être déficit les promesses antonables de la France oui alors bon moi ça c'est un vieux une vieille ritournelle aussi la France n'a pas voté un budget à l'équilibre depuis 1974 c'était le président Valéry Giscard d'Estaing donc vous voyez un petit peu on est à des pays qui dépensent le plus la dépense publique est très forte ce qui peut s'expliquer par nos services publics malheureusement les services publics sont de moins bonne qualité que par le passé et on arrive jamais à faire des économies en début des promesses de tous les candidats qui sont de gauche droite à l'élection présidentielle et c'est à dire dans le Figaro merci beaucoup Yves à lundi merci Benjamin à lundi peut-être aussi vous nous le direz on se retrouve la semaine prochaine merci à tous de nous avoir suivis pour voir au revoir cette émission notre nouvelle plateforme public sénat.fr on vous souhaite un excellent weekend à lundi [Musique]
Louise Morel