Nicolas Dupont-Aignan “Vous verrez, l’€uro, ça ne tiendra pas" | INA adn
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
La vie chère, c'est l'euro. Les délocalisations, c'est l'euro. Le chômage, c'est l'euro. La misère et la pauvreté, c'est l'euro. S'il n'y a plus de choix budgétaire, autant donner la clé du Parlement, du président de la République à la commission, des commissaires, c'est-à-dire une dictature. Est-ce que l'euro fonctionne et marche bien ? Tout le monde sait que non. On veut faire passer aujourd'hui exactement le même texte sans consulter les Français. Moi, j'appelle ça un coup d'État. C'est la première fois depuis la Libération que le Parlement français va voter un traité qui a été refusé solennellement par le peuple français deux ans avant. Donc, c'est plus qu'un vol, c'est un viol.
Moi, j'appelle les 16 millions d'électeurs français qui ont voté non en 2005 à ne pas se laisser faire. Mais est-ce qu'on voit la souffrance des Européens aujourd'hui parce qu'on a mené une mauvaise politique européenne ? Ça ne veut pas dire qu'il faut être contre l'Europe. Il faut reconstruire l'Europe sur des bases beaucoup plus solides. Il faut rendre à la France sa liberté. Il faut qu'elle puisse se protéger. Il faut qu'elle ait sa monnaie. Il faut qu'elle soit libre de ses moyens. Sinon, on continuera dans la ruine. Avec ce poison, nous allons en finir.
On a eu l'embarras du choix pour composer ce florilège. Mais Nicolas Dupont-Aignan, ça n'a pas vraiment pris dans l'opinion. Est-ce que vous reconnaissez que l'euro et une certaine idée européenne ont fini par s'imposer ? L'esclavage de la France. Je persiste et je ne retire pas un mot de ce que j'ai dit.
Même sur la monnaie européenne ? Ah mais bien sûr. D'ailleurs, vous verrez que ça ne tiendra pas à si longtemps qu'on croit. C'est impossible. C'est pour ça que Philippe Séguin avait raison et que je persiste à penser que nous avions raison. C'est l'esclavage de la France, sa misère, sa pauvreté. Tout a été écrit dans le discours pour la France de Philippe Séguin. Ce n'est pas moi qui ai inventé tout ça. Et ça s'applique. Et c'est terrible parce que les Français, finalement, ont été enfermés là-dedans. On voit le déficit commercial cette année, 83 milliards, plus de la moitié avec nos partenaires. Voilà, c'est une machine à broyer le pays. Un jour, on s'en apercevra.
Mais je ne regrette rien parce que je le pense. Et je le pense toujours. D'ailleurs, toute ma campagne de 2022, 2017, 2022 et puis 2022, 2022 va être faite là-dessus. Pas obligatoirement. Alors sur l'euro, il y aura une adaptation parce que c'est tellement rentré dans les mœurs qu'il va falloir organiser une flexibilité. Mais d'ailleurs, ce qui est intéressant, c'est que le nouveau président de la Banque centrale a fait ce que j'avais recommandé, ce que Trichet ne voulait pas faire quand il y avait ses paroles. C'est-à-dire qu'il a monétisé à mort pour assouplir le système.
Donc il est acceptable aujourd'hui, le système ?
Non, il n'est pas acceptable, il n'est pas durable. Il est transitoirement acceptable parce que je pense, et c'est ce que je dirais pour cette élection, je pense que d'abord, il faut retrouver nos frontières, il faut retrouver la supériorité de nos lois, il faut déjà colmater les brèches. Et puis, sur l'euro, on aura le bras de fer avec l'Allemagne. Et soit l'Allemagne accepte qu'on monétise, et c'est nous qui piégerons l'Allemagne. Soit l'Allemagne refuse, et les pays du Sud seront obligés d'inventer autre chose. Donc, de toute façon, il n'y a pas d'exemple d'union monétaire qui dure sur des bases qui ne sont pas solides. Donc les faits me donneront raison.
Malheureusement, c'est beaucoup de chômage, de souffrance, de perte de richesse pour la France.
Nicolas Dupont-Aignan