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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 4 juin 2025 13 min

"Il y a une image d’impuissance de l’État à faire respecter ses propres règles" (Amine El-Khatmi)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

immédiate se poursuivent. Gottier Lebret peut-être une première réflexion sur les condamnations. Oui.

Bah le laxisme judiciaire a son paroxisme puisque c'est des hommes qui avaient tiré avec du mortier d'artifice en tirtendu sur des forces de l'ordre. Donc vous tirez sur les forces de l'ordre avec du mortier d'artifice. Résultat il y a un policier qui s'est retrouvé dans le coma quand on lui a tiré dessus avec du mortier d'artifice.

Vous ressortez libre, vous dormez dans vos draps chez vous bien au chaud. Donc ça crée évidemment un sentiment euh d'impunité qui n'est pas d'ailleurs un sentiment qui est une réalité. Et résultat, sur les réseaux sociaux, j'ai vu euh une vidéo euh d'un délinquent qui a massacré un abrébus qui se filme en disant qu'il a été très fier de ne pas visage découvert hein ou donc à la de la haute intelligence voilà euh qui qu'il est bah la haute intelligence, il va être peut-être arrêté.

Qu'est-ce qui va se passer ? Vous pensez qu'il va dormir en prison pour un abribus pour un abribus cassé ? Donc ça dit voilà ça monte l'impunité.

Ce monsieur n'a absolument pas peur de ce qui peut lui arriver puisqu'il sait que quand on tire sur des policiers, on ne dort pas en prison. Alors, pensez-vous quand on casse un abrébus, on risque encore moins de faire un petit tour par la case détention. Donc c'est tout ça d'un grand laxisme, d'une grande molesse.

Donc on a Gérald Armanin qui dit ça suffit, c'est les peines ne sont pas à la hauteur. J'attends avec impatience la réaction du syndicat de la magistrature. Il y en avait beaucoup qui n'avaient pas de casier judiciaire, ils ont bénéficié de de la culture de l'excuse.

Vous n'avez pas de casier, vous vous avez un CDI, on va on va vous relâcher et ça va bien se passer. En réalité, il faut frapper fort dès la première infraction. Sinon, c'est une invitation à recommencer.

Il ils avaient l'occasion de frapper fort et ne de de ne pas faire de ces délinquants des délinquants en puissance qui là ils ont commis cela. Bon, ils ont pas quasiment pas été sanctionné. Les 500 € d'amende, ils peuvent aussi ne pas les payer.

Ça arrive beaucoup. Ils vont recommencer mais cette fois-ci sur un délit et ensuite sur un crime peut-être, on ne sait pas, on ne le souhaite pas mais voilà, on n pas frappé fort, on avait l'occasion de le faire. C'était 3 ans d'emprisonnement, 45000 € d'amende qui était encoure.

Bon bah, on n pas eu un seul jour. Ils vont pas payer les 500 € mais Nicolas le contribuable il va payer les réparations des dégradations des des racailles qui ont tout brûlé. C'est toujours les mêmes qui à la fin payent.

Bien sûr. Oui, bien sûr. Bah pour les boulangers, vous en parlez tout à l'heure, eux ils payent he l'amende du premier.

Redabelade, vous êtes vous êtes présent sur nos antennes depuis samedi soir hein parce que vous étiez c'est en arrivant chez nous sur dans nos studios européens que que vous avez été pris dans ce cafarnaum. Vous êtes surpris par le profil des délinquants et par les les peines qu'ils ont récolté ? Honnêtement euh je suis euh je je suis un peu cru mais je m'en fous du profil en fait.

Je veux dire à un moment j'en ai marre qu'on trouve des excuses aux individus. Euh je regardais juste un outrage, c'est 1 an de prison, 15000 € d'amende, juste un outrage. Je vois un gars en train de défoncer un pompier sûrement qui a été interpellé puisqueaujourd'hui euh techniquement là-dessus, on a progressé, on est en capacité aujourd'hui de filmer comme ça a été le cas des violences du 23 septembre sur la la fameuse manifestation contre les violences policières où l'individu, il est j'étais au jugement, il est condamné, il est reconnu coupable, c'est indéniable, filmer, refilmeré, visage dissimulé, il veut pas donner son code de portable, c'est délictuel.

Mais c'est pas grave hein, au final il a pris moins avec sourcis. Donc vous savez euh nous on est arrivé à un niveau euh on faisait euh limite on essaie juste de faire notre taf pour par plaisir pour défendre et protéger les Français, c'est tout parce que à un moment vous regardez plus, on regarde jamais, on regarde plus les suites des affaires parce que parce que c'est trop décourageant. Mais bien sûr, sinon on arrête tout de suite, on démissionne et on fait autre chose.

Parce que si vous faites ça vraiment avec le si vous le faites avec votre tête, vous pétez un plomb. Si vous le faites avec le cœur, ça passe. Pour l'instant, on arrive encore à le faire avec le cœur.

Mais avec des décisions qui sont prises comme dans le cadre de l'affaire de Floriant, enfin qui qui a voilà, c'est des c'est c'est compliqué pour nous de revenir parce que quand je disais tout à l'heure que la société nous demande vous demande de nous protéger mais nous on vous protège pas en retour et et ça c'est vraiment important. Il y a des cibles qui sont mises sur les policiers par certains membres de évidemment en permanence. Juste un tout petit mot parce que vous aviez témoigné de ce que vous avez vu samedi soir.

Vous nous avez dit euh j'ai vu la mort euh parce que c'était une favela. Ce que j'ai vu c'était exactement ce qu'il y avait dans une favela. C'est c'est des scènes de guerri que vous nous avez décrit en fait.

Moi j'avais vécu ça quand j'étais en service mais j'étais surpris que des gens civils, bah pour le coup là j'étais en civil et j'étais pas en service euh bah puisse vivre ça en fait. C'était enfin les mecs ils sont vraiment bêtes quoi. En fait j'ai l'impression d'être cité des 3000 à à Hney sous bois quoi.

En fait j'ai l'impression que c'était ça en fait. Les gars, ils étaient en en maxi scooter, en moto. Ils s'arrêtaient au niveau de la porte maillot, ils sortaient euh des coffres de scooter et de moto euh des euh des mortiers euh et puis tirait à bout et puis après il démarrait, le passager allumait et puis il tirait sur les voitures, sur les mecs en moto, sur il tirait sur tout le monde en fait, sur des familles, sur des gens qui veulent juste rentrer chez eux après enfin un exceptionnel instant et fêter ça.

Et et oui et quand je suis arrivé au Parc des Princes parce que comme vous l'avez dit W nous a emmené là-bas, je sais pas pourquoi c'est une favelace favellas quoi. C'était voilà, il y avait ça courait de partout ça s'en prenait aux forces de l'ordre. Il y a des familles qui voulaient fêter.

Ils c'étaaient là bouge bé des gamins. Il comprenaient pas ce qui se passait. L'impression qu'on était voilà c'était les les les émeutes de l'affaire de l'été de 2023 en fait en plein dedans en fait.

Mais et ça s'arrêtait pas, ça s'arrêtait pas. Ça s'arrêtait pas. Je comprends pas pourquoi on a laissé ces 1000 personnes euh enfin plus de 1000 je pense euh rentrer dans Paris parce que quand il y avait les gilets jaunes quand on nous donnait l'instruction de bloquer les affaires on filtrait en banlieu déjà on contrôlait le gars il a un mortier allez direction le commissariat eh tu vas rester là ils vont pas y retourner et et en fait on voit des vidéos comme il dit sur les réseaux sociaux où les gars ils disent ou même des des individus qui ont été reconnus coupables qui disent "Ah non mais moi j'avais pas prévu ça mais bon mes potes Ils m'ont dit "On y va mais s'il sait que il risque rien, pourquoi il va pourquoi il ne va pas y aller ?

Pourquoi il va pas y aller ? Voilà, exactement ça. Et parce que eux dans les dans les dans les cités, alors pas tout le monde mais les délinquants en tout cas euh on a l'impression quand même que ça grossit hein.

J'ai du mal à ne pas faire de généralité, ça grossit quand même le le mouvement grossit et et ben quand il nous accueille, il nous accueille à coup de boule de pétanque, à coup de pierre. En fait, ils nous accueillent comme ils ils ont accueilli les gens qui voulaient faire la fête à Paris. En fait, c'est comme ça qu'il nous accueille.

Moi je suis c'est triste ce que je veux dire mais je suis juste un peu content que les gens voient un peu la réalité enfin ce qu'on vit nous en fait c'est un peu le vie ma vie bien sûr je sais pas si vous souvenez je m'en souviens bien c'est moi qui l'a présenté mais c'est le c'est le vie ma vie grandeur nature dans les banlieux en fait c'est la manière dont on accueillit que la police et et donc je pense qu'il faut je le redis je redis il faut tirer au chapeau le chapeau aux policiers au gendarme aux pompiers aussi parce que eux euh nous on les voyait hein il passait devant dans le commissariat coûte de temps pour nous dire e on va à la cité, venez avec nous. Donc on y allait mais les gars, ils ont pas d'armes, ils ont rien. Ils sont là pour aider des gens en fait.

Mais ces gars, ils sont bêtes, ils sont bêtes, ils sont bêtes. Ils comprennent pas, ils comprennent qu'une chose. Et c'est un peu moi je sais dans ma culture un peu marocaine, la matraque.

La fermeté. Pas forcément la matraque, mais la fermeté. Quand vous avez mis des radars automatiques en France, moi je l'ai mal vécu hein.

Bah tu te fais flasher une fois, deux fois, stop, maintenant je roule à 130, c'est tout. C'est la culture française qui est comme ça. Hm hm.

C'est tout. Donc si vous ne mettez pas de limite, voilà. Mais si vous laissez les élus nous barrer la route à chaque fois pour faire notre travail, voilà.

Mais je tiens à préciser une chose, c'est qu'on n pas peur d'eux. Donnez-nous juste le feu vert comme j'ai dit sur votre antenne, on fera le ménage. J'entends Redabelad Gotier Lebret qui dit "Je suis heureux que les Français aient vu ça mais ils l'ont pas vu partout.

Ils l'ont pas vu sur toutes les antennes ce qui s'est passé. Il y a très peu, tout l'espace médiatique n'a pas dit ça. On parlait de célébration, de liès, de scène de joie.

Bah, on est les seuls quasiment à avoir montré ce qui s'est vraiment passé. Mais mais bien sûr. Et moi, je regardais la télévision le samedi soir.

En bas de chez moi, c'était la guerre. Il y avait les policiers qui se faisaient canarder par des mortiers d'artifice. Trois voitures de police face à 50 délinquents qui regardaient le match dans un établissement en face et qui sont sortis à chaque but pour craquer des euh des mortiers d'artifice en l'air dans le meilleur des cas contre les commerces, contre les immeubles et après contre les policiers.

Et les policiers, ils ont dû faire quoi ? Ils étaient tellement nombreux en face avec leurs trois voitures de police, ils ont dû prendre la poudre d'escampettes parce qu'ils étaient pas assez nombreux. Et je vous parle de voitures qui venaient les ravitailler, des coffres entiers remplis de mortiers d'artifice.

Un véritable arsenal. Le simple fait d'avoir un mortier d'artifice est un délit. Alors, je vous raconte pas quand vous le euh vous en servez contre un policier, ça pourrait vous emmener en prison.

On a vu hier que c'était pas le cas. Mais c'est et donc ce que je voulais vous dire c'est que je voyais ça en bas de chez moi. Je regardais certaines chaînes infos et j'entendais les Parisiens sont sur les Champsélysées en train de célébrer la victoire du Parissagin-Germain.

Il y avait pas un Parisien sur les Champs-Élysées et il célébrait absolument pas la victoire du Parissain-Germain. Ils étaient en train de tout péter et on avait dit si c'est le n'importe quoi sur les Champs-Élysées le lendemain. On ça vous fait rire Amine ?

Non mais c'est très sérieux. Le lendemain, on annule la parade. Le lendemain, on annule la parade.

C'était la promesse si ça se passait mal. Bon, à partir de quand ça se passe mal ? Euh tant de blessé, un policier dans le coma, un mort.

À partir de quand ça se passe mal ? Donc évidemment la parade et puis après vous avez les supporters de foot, je ne le en veux pas mais à chaque fois que j'en croise un, il me dit "Oui mais bon la priorité à retenir c'est qu'on a gagné la Ligue des Champions. La belle affaire d'avoir gagné la Ligue des Champions quand on envoie des images comme celle-là au reste du monde. la belle affaire parce que là les télés du monde ça ils l'ont montré alors amine amine et je vous passe à parler dimanche matin rentrant de de Normandie pour revenir vers Paris j'ai fait une petite une petite infidélité à notre chaîne.

J'ai j'ai regardé France Info TV dans la voiture. D'accord. C'est ceux qui seront sur le canal 16 vendredi.

Oui. Benut la dire au téléspectateurs parce que le changement d'ambiance risque d'être d'être un peu radical. Regardez à 10h40 sur France Info TV, il y avait une dame qui pérorait sur le sujet.

Ils en ont en parlé 2 minutes. La dame en question qui est journaliste a réussi à dire, je je vous cite, "Ce sont des jeunes cools et sages, elle parlait des des racailles, qui se sont laissés emporter par un moment, écoutez bien, d'excitation émotionnelle." C'est extraordinaire.

Elle a elle a balancé ça. Le journaliste en face n'a rien trouvé à ir. Évidemment, ils ont ils ont ils ont ils ont bouclé ça en 2 minutes et ils sont passés à autre chose.

Voilà. Sur une autre chaîne info aussi, moi j'ai regardé dimanche matin, il y avait un expert en sécurité qui nous disait "ça s'est mieux passé que prévu. Ça s'est mieux passé que prévu." Mais c'est un expert aussi dit que je voulais prolonger ce que disait Gautier.

C'est ça a été un aveu de faiblesse incroyable quand même cette histoire de ne pas annuler la parade du quart du PSG parce que ça c'est le signe qu'en réalité pourquoi est-ce qu'il l'annule pas au-delà des promesses qui avaient été faites peur de l'annuler parce que si ils avaient annulé je pense que c'était x 4 ou x donc on réalisait quel aveu de faiblesse quand même des des pouvoirs politiques du gouvernement de maintenir en dépit de leurs promesses cette cette grande parade. Mais c'est hallucinant. Donc là aussi quel signal vous donnez ?

Moi je dis la République non mais la République est par terre. Le problème Éric c'est que vous écoutez les politiques cet après-midi, notamment le premier ministre, il a un discours de fermeté où il explique en gros plus jamais ça. Le problème c'est que ça jamais un discours de l'énorme problème moi je vous lis simplement le c'est le communiqué du parquet de Paris de cet après-midi sur les 254 gardes à vue 93 classement sans suite et vous regardez en réalité il y a que des types qui sont jugés pour avoir tapé des policiers et je suis curieux ce soir de voir les réelles condamnations.

Je vous en donne trois, je peux vous en donner 10. Un jeune homme qui est né en 2001 qui est jugé pour rébellion et violence sur policier, il a donné un coup avec sa tête donc coup de tête à un policier. Il y en a un autre né en 2005, deux coups de point au visage d'un policier.

Encore un autre en 96 qui a donné un coup de pied à un policier après l'avoir renversé. Quoi ? Bah, on attend de voir justement.

Moi, je suis très curieux parce que en réalité c'est pas des des espèces de violences à distance. C'est réellement il y a eu des contacts avec des gens qui ont délibérément voulu faire du mal, frapper des policiers. Alors après le je veux plus un ministre qui nous dit "Tu touches un policier, tu dois en prison." Non mais ça c'est c'est on ne peut plus entendre ça.

C'est c'est complètement faux. Et c'est vrai que vous parlez tout à l'heure du depoids de mesure. Ce qui est insupportable, c'est que vous voyez donc là, il y a un type qui a frappé un policier et vous avez un autre parce qu'il a fait 2 kmh de plus et qu'il est flashé, on lui enlève deux points, il paye 200 € d'amende et et c'est ce que ne supporte plus les gens.

Ils se disent "Mais attendez, on est dans quel monde ? Vous empruntez la même rue le lendemain matin, je sais pas quoi, vous dépassez un peu trop sur la ligne blanche, on vous retire de points. La veille au soir, il y a des gens à Califorchon sur une voiture avec des gens sur le toit et des gens qui pent pas de cas sur des scrib.

Vous avez raison. Petite pause. On va voir les comparutions immédiates dans un instant au tribunal judiciaire.