Retrouvez la question de la sénatrice Céline Brulin au Gouvernement
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Madame la ministre, allez-vous renoncer à l'effort de près de 8 milliards d'euros que vous demandez aux collectivités ?
- 4:01RelanceRéponse partielle
Comment justifiez-vous le chiffre de 154 milliards de transferts alors que les montants ont diminué depuis 2024 ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Céline BrulinFait
« Je pense notamment à la pérénisation et à l'extension du DICO, ce dispositif insensé qui permet à l'état de ponctionner les collectivités sans tenir compte des réalisations ou des services qu'elles doivent développer. »
- 0:45Céline BrulinFait
« Ces choix menacent les services publics de proximité, l'existence même de nombreuses associations, les petites et moyennes entreprises et la vie quotidienne des habitants. »
- 2:01MinistreChiffre
« Je rappelle le montant des transferts de l'État vers les collectivités au budget de 2026, 154 milliards. »
- 2:30MinistreFait
« Je rappelle que les dotations globales de fonctionnement ont été maintenues. »
- 2:45MinistreChiffre
« Nous allons augmenter le fond de sauvegarde des départements de 300 à 600 millions. »
- 3:00MinistreChiffre
« Nous avons également augmenter la dotation de solidarité rurale et la dotation de solidarité urbaine en tout de 290 millions. »
- 6:00MinistreChiffre
« Le Dico 1 vous a été rendu à hauteur de 30 % comme on l'a fait. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
La parole est de notre collègue Céline Brunin pour le groupe communiste républicain citoyen écologiste Kani. Merci monsieur le président. Madame la ministre, allez-vous renoncer à l'effort de près de 8 milliards d'euros que vous demandez aux collectivités ?
Je pense notamment à la pérénisation et à l'extension du DICO, ce dispositif insensé qui permet à l'état de ponctionner les collectivités sans tenir compte des réalisations ou des services qu'elles doivent développer et sans même en garantir le remboursement. Je pense aussi aux dotations à l'investissement des ETR, des cils, fonds verts, variable d'ajustement budgétaire alors que les investissements des collectivités sont déterminantes pour le tissu économique et pour la transition énergétique. Ces choix menacent les services publics de proximité, l'existence même de nombreuses associations, les petites et moyennes entreprises et la vie quotidienne des habitants.
Vous ne tarissez pas des loges sur les élus locaux, mais entendez-vous leur en donner des preuves réelles en allant chercher d'autres ressources que celles qui sont indispensables à nos territoires ? Pour vous répondre, la parole est à madame la ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation. Vous avez la parole.
Merci monsieur le président. Mesdames et messieurs les sénateurs, madame la sénatrice Céline Brin, je vous connais bien parce que nous avons eu l'occasion de travailler ensemble et certainement qu'ici il n'y a pas un sénateur qui ne partage pas le même intérêt que celui que vous défendez pour les collectivités. Et permettez-moi d'affirmer aussi l'attention que je porte et celle que le gouvernement porte aux collectivités.
D'ailleurs, je vois dans les tribunes beaucoup d'élus locaux. C'est la semaine du congrès des maires. Je suis très heureuse de les saluer concernant euh les finances locales.
Alors, je l'ai dit, vous allez avoir l'impression que je me répète mais les faits sont tenaces. Je rappelle le montant des transferts de l'État vers les collectivités au budget de 2026, 154 milliards. Je rappelle que les dotations globales de fonctionnement ont été maintenues.
Je rappelle que nous allons augmenter le fond de sauvegarde des départements de 300 à 600 millions que nous avons également augmenter la dotation de solidarité rurale et la dotation de solidarité urbaine en tout de 290 millions. Mais quand on a 3400 milliards de dettes, il faut être en responsabilité, en équilibre. Et donc madame la sénatrice, vous qui connaissez parfaitement la vie des collectivités, vous savez qu'en mars 2026, il y a des élections municipales et que je vois que tout le monde le sait et chacun sait ici aussi que quand il y a renouvellement municipal, les investissements sont moins importants et que donc cette année, nous avons fait le choix de préserver le fonctionnement euh et de diminuer quelque peu l'investissement.
Et puis le délico, je peux pas m'empêcher euh de revenir à ce mot que qui devient vraiment quelque chose de très connu. Euh alors, je disais que le délic et je l'ai dit ici au Sénat, je voudrais rendre à César ce qui est à César et dans l'affaire, il y a deux César puisque le délic apportée construite à la fois par le gouvernement et le Sénat. On va conclure.
Et donc le Dico 1 vous a été rendu à hauteur de 30 % comme on l'a fait. Je sais que le Dico 2 fait l'objet de nombreuses discussions. Nous aurons l'occasion d'en reparler.
Nous y reviendrons. Très bien. Madame Brun, madame la ministre, je ne sais pas comment vous trouvez ce chiffre de 150 milliards parce qu'en 2024, les 50 les transferts de l'État vers les collectivités, c'était 105 milliards et que depuis ils n'ont cessé de diminuer.
Après cette addition, je voudrais rappeler que 105 milliards, ben c'est précisément la moitié de ce que l'État verse en fond public aux entreprises. Comme l'a révélé la commission d'enquête initiée par notre groupe. Aucun contrôle n'est effectué sur l'utilisation de ces fonds.
En revanche, nos communes doivent répondre à des appels à projet, se conformer à des programmes nationaux et justifier de l'utilisation du moindre eurau. De même, pas une exonération de cotisation n'est remise en cause pour les employeurs privés malgré des effets tout à fait discutables sur l'emploi et mortifère pour les budgets de la sécurité sociale et de l'État. Mais les collectivités elles comme les hôpitaux ou les S10 du reste subissent une augmentation de trois points par an du taux de cotisation à la CNRACL et ça jusqu'en 2028.
Alors non, votre budget n'est ni responsable ni frugal. Ce sont des choix politiques que nous contestons.
Céline Brulin