Audition des responsables du réseau Grand Frais
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
audition de ce jour. Bonjour à tous. Donc nous avons le plaisir de recevoir aujourd'hui euh le réseau Grand Frais qui est représenté par quatre intervenants.
Donc monsieur Jean-Paul Mochet, président de Prosol. Bonjour monsieur. Monsieur Bertrand, nom de deux, président alors EEF Cals vous nous direz exactement de quoi il s'agit.
Arnaud Pascal directeur général de Depsie. Cyril leud Lebud, directeur du fromager desal. Merci beaucoup messieurs de votre présence.
Alors, je vous rappelle les règles de nos commissions d'enquête he qui consistent à prêter serment avant d'être entendu. Je vous rappelle qu'un faux témoignage devant notre commission d'enquête est passible de peine qui sont prévues aux articles 434-13-14 et-15 du code pénal et notamment de 5 ans d'emprisonnement et de 75000 € d'amende. Je vous invite donc à prêter serment les uns après les autres en allumant votre micro.
Il faut que ce soit passe au rouge que le petit est le petit. Voilà. Levez la main droite et dites "Je le jure." Je le jure.
Merci. Je le jure. Merci monsieur.
Je le jure. Merci monsieur. Je le jure.
Merci. Par ailleurs, si vous avez des liens d'intérêt particuliers avec les activités, voilà ou des des missions qu'il serait souhaitable de porter à la connaissance des membres de la commission d'enquête. Non, rien de nature à orienter les débats.
Bon, merci beaucoup messieurs. Donc, nous sommes ravis de de vous entendre aujourd'hui parce que Grand Frai est une structure assez singulière aujourd'hui dans le monde de la distribution puisque vous associez, on va le voir puisque chacun incarne des sociétés partenaires rassemblées donc au sein d'un groupement d'intérêt économique. Vous proposez ainsi dans vos 339 magasins une offre de fruits et légumes, boucherie, poissonnerie, épicerie et crèmerie.
Prosol exploite les enseignes et se charge de la distribution des fruits et légumes. C'est la principale société du GIE avec 75 % du chiffre d'affaires, un total de 4,5 milliards d'euros en 2024. Vous corrigerez nos chiffres s'ils ne sont pas bons.
Malgré des prix supérieurs à la moyenne des distributeurs, notamment selon une une étude de France info, votre concept de halle de marché traditionnel couvert de surface assez compacte, réduite et accessible et plutôt bien classé, en tout cas classé par les parmi les enseignes préférées des Français avec une croissance dynamique et surtout vous êtes visiblement deux fois plus rentable que la moyenne de la grande distribution avec 11700 € de rendement par mètre carré et par ou une fois là encore, vous nous corrigerez si nos chiffres ne sont pas actualisés. Donc nous allons vous écouter avec grand intérêt. Euh je vous propose une organisation en deux temps.
D'abord vous laissez la parole et puis même en trois temps. Ensuite c'est madame la rapporteur qui posera ces questions et enfin nous laisserons la parole à nos collègues membres de la commission d'enquête. Alors serez-vous tout quatre à intervenir là ?
Donc alors je vais vous demander une maîtrise du temps puisque nous n'avons que 1h30. Euh donc si vous pouvez vraiment euh regrouper votre enfin votre intervention en 5 6 minutes maximum. Voilà que nous ayons suffisamment de temps pour les questions derrière.
Le propre par de personnes. Très bien. Alors deux personnes donc vous vous avez 7 8 minutes chacun.
Je vous donne la parole. Merci messieurs. Merci beaucoup madame la présidente, madame la rapporteur, mesdames, messieurs les sénateurs, nous souhaitons commencer par vous assurer que cette audition nous tient à cœur parce qu'elle touche à des sujets essentiels parce qu'elle est aussi l'occasion d'expliquer notre modèle qui est souvent mal connu et donc mal compris.
Nous avons bien noté que vos travaux portent sur la formation des prix, des marges et les pratiques de négociation commercial. Pour y répondre le plus clairement possible, il met au préalable nécessaire d'expliquer en quelques mots notre modèle car il détermine évidemment tout le reste. En effet, Grandf repose sur deux particularités fondamentales.
Une organisation qui est structurée en groupement d'intérêt économique d'une part et un métier de spécialiste des produits frais frais d'autre part. Première particularité, Grandf est depuis sa création une enseigne structurée juridiquement en GIE. Elle rassemble trois acteurs indépendants, chacun ayant un métier spécifique dans le magasin.
Euroethnique Food pour l'épicerie du monde et caviste. Despis pour la boucherie, la charcuterie, le traiteur et prosol pour les rayons fruis et légumes, crèmerie, maré et pour la boucherie en Île-de-France. Les trois opèrent indépendamment sous le même toit la manière d'une halle couverte ou d'un marché de plein vent.
Cela signifie concrètement que la stratégie commerciale, l'offre, l'approvisionnement, la stratégie des prix, des promotions, la logistique, la tenue des rayons, le management et la formation des équipes métiers, tout cela relève en propre de chaque acteur du GIE. De ce fait, il n'y a pas de chiffre consolidé de grand frais avec ses partenaires. Il n'y a pas de péréquation entre marge conduite dans le groupement ou entre les sociétés des partenaires.
J'en profite pour anticiper une question que nous abordons nous aborderons plus tard. Cette organisation n'a pas été conçue pour rendre l'implantation de syndicat plus difficile ou pour toute autre raison discutable, mais simplement parce que c'est la formule juridique qui permet à des commerçants indépendants de coopérer tout en restant maître chez eux. La seconde particularité de grand frais est son modèle de spécialiste du frais.
Contrairement à un supermarché, vous ne trouverez chez nous ni textile, ni dentifrice, ni aucune offre non alimentaire. Ce n'est pas une posture marketing, c'est une organisation extrêmement structurelle, un partif prix fort. Car il faut bien comprendre que venir chez nous suppose un choix de course qui demande un effort supplémentaire à nos clients puisque chez nous, on ne trouve pas tous sous le même toit.
Notre modèle repose sur un constat. On ne peut demander un détour au clients que si ce que l'on vend vaut le détour. C'est donc notre culture du produit qui attire nos clients avec une offre qui est vraiment différenciante, qu'on ne trouve nulle part ailleurs.
Nous ne vendons pas de marque nationale. Nous ne vendons pas de marque internationale. Nous travaillons quasiment exclusivement en direct avec des artisans producteurs de toute taille et des coopératives agricoles.
Notre différenciation ne vient pas du prix mais elle vient du produit. Ce qui signifie que nous avons d'abord une stratégie produit avant d'avoir une stratégie prix. Notre enjeu n'est pas d'avoir un rayon en rayon, une tomate en dessous de x.
Notre enjeu est d'avoir une quinzaine de variétés de tomates à proposer à nos clients et c'est cette variété qui permet d'être accessible à toutes les bourses. Nous n'avons pas de grande central d'achat national ou européenne. Nous avons chez les partenaires et en particulier chez Prosol plus de 130 acheteurs implantés dans les bassins de production et experts de leurs produits.
Le prix quant à lui est pratiqué en fonction du métier. On pourra y revenir. Il n'y a pas de péréquation de marge entre les rayons.
Cette démarche, elle se retrouve dans nos pratiques commerciales. Nous n'avons pas de box de négociation. Nous ne pratiquons pas de pénalité logistique.
Nous ne faisons pas de facturation de services. Nous ne faisons pas financer nos promotions par nos fournisseurs. Nous les prenons sur nos marges.
Nous inscrivons dans des relations de long terme qui s'illustrent par un taux de départ de moins de 1 % de nos fournisseurs historiques et des partenariats qui se comptent en année et parfois même en décennies. Nous réunissons même régulièrement des collèges de producteurs pour échanger sur les orientations de filière ou sur les partage de bonnes pratiques. Cette relation que nous avons au produits et à la production se retrouve aussi dans les étapes ultérieures de la chaîne de valeur alimentaire.
Et cette chaîne de valeur, nous l'avons intégré. C'est là l'autre spécificité de notre modèle. En effet, nous ne faisons pas que sélectionner des produits, nous en bonifions une partie.
Nous avons par exemple chez Prosol des murusseries dans la drôme, une vaste cave d'affinage de fromage dans l'IN, des ateliers de découpe et de fabrication à château renard, Corba ou encore à Boulogne sur mer. Chez Euroethnique Food, la compagnie des pruneaux avec 150 hectares de prunes biologiques et des process avec ses caves de maturation de viande. Dès lors, ces produits que nous sélectionnons et bonifions, nous les transportons avec une logistique qui est adaptée au frais.
Nos magasins sont livrés tous les jours avant ouverture. Nous n'avons pas de stock. Chez nous, les salades mettent 24 heures entre la terre et le rayon.
Enfin, le magasin est aussi entièrement tourné vers la mise en valeur du produit. La température en magasin est dirigée, nous avons de la brumisation et nous formons nos vendeurs comme des artisans avec un parcours d'intégration qui peut durer plusieurs mois. C'est pourquoi, si vous me le permettez cette expression, le modèle de Grand Frais est vraiment unique.
En résumé, pour ce qui concerne l'évolution des modes de consommation, nous nous voyons comme un trait d'union entre la volonté de bien produire, donc de l'amont, et le désir de bien manger des consommateurs citoyens. Nous sommes convaincus d'être bien positionnés dans un contexte de pression accrue sur les filières agricoles et de standardisation croissante des goûts. Nous avons fait le choix d'un modèle tourné vers la mont, vers le terroir, vers le produit brut, un modèle intègre.
Nous comm Nous nous commercialisons l'intégralité des fromages à OP français 100 %. Nous sommes défenseurs acharnés du lait cru. Nous défendons la diversité des terroirs.
À ce titre, nous croyons à la valorisation du travail agricole, du savoir-faire artisanal qui compte de plus en plus dans le choix des consommateurs. Mais au-delà du modèle économique et du modèle agricole, nous sommes attachés à un modèle de société qui positionne l'éducation alimentaire, la valorisation des produits bruts et sains, la cuisine comme des enjeux absolument centraux dans nos choix politiques et économiques. Notre rôle n'est pas de distribuer des produits, mais de diffuser le goût du plaisir de bien manger et d'une nourriture saine.
Pour conclure ce propos liminaire, je dirais que ma longue pratique du métier de marchand me fait prendre conscience que le commerce, notamment le commerce alimentaire, fait partie de la chose publique. Les négligences évoluent, les consciences s'éveillent. Les auditions au sein de votre chambre parlementaire, mesdames, messieurs les sénateurs, en sont une preuve.
Or, si le commerce évolue au rythme de la société, il ne donne pas le là. Il respecte la cadence. C'est un métronome plutôt qu'un diapason.
Notre métier n'est donc plus jugé sur notre rôle, mais sur la manière dont nous tenons ce rôle. Je trouve difficile de prévoir le commerce de demain, mais nous pouvons connaître ou pour le moins reconnaître ces imperfection d'aujourd'hui particulièrement concernant la compréhension de ces pratiques. Une seule chose est sûre, le commerce de demain se construira en corrigeant ses imperfections et en facilitant son acceptation au public citoyen et consommateur.
Mesdames, messieurs les sénateurs, avant de nous plier à l'exercice de vos questions avec sincérité et transparence, je vais passer la parole à monsieur Bertrand Nondu, président directeur général d'Eurethnique Food. Merci. Merci Jean-Paul.
Madame la présidente, madame la rapporteur, mesdames, messieurs les sénateurs, permettez-moi de compléter de compléter le propos liminaire de Jean-Paul par une précision concernant un sujet majeur qui occupe cette commission, nos relations commerciales avec nos producteurs fournisseurs qui représentent pour plus de 98 % d'entre eux des PME ou des ETI. L'objectif n'est pas de distribuer des bons points, définir si un modèle est plus vertueux qu'un autre. L'objectif est plutôt de vous partager notre conviction et le mode de fonctionnement qui on découle.
Nous ne pouvons exister et réussir sans faire de nos producteurs fournisseurs des partenaires. C'est la clé pour proposer un assortiment exclusif de qualité sans marque nationale et si nous voulons qu'il puisse accompagner notre développement. Comme évoqué par Jean-Paul, les partenaires grandfis n'ont pas de box de négociation.
Les discussions ont majoritairement lieu dans les exploitations de nos producteurs. Et enfin, nous achetons en trois nets. Et c'est essentiel puisque ça aimé de nombreuses discussions dans le cadre de cette commission.
Les conséquences d'un achat 3 net comme évoqué par Jean-Paul, c'est que pas de centrale d'achat international, pas de vente de service, pas de contrat de COP. Les promotions sont financées exclusivement sur nos marges et nous n'appliquons pas de pénalité logistique. Concernant justement ces marges, si vous le permettez, il est important de porter à votre attention que nous avons collectivement accompagné nos producteurs fournisseurs au cours de ces cin dernières années de ces cin dernières années face à l'inflation qu'ils ont subi.
Mais nous avons également tenu à maintenir une dynamique commerciale forte afin de soutenir leur volume et le trafic dans nos magasins. Et par conséquent, nous avons fait le choix de ne pas répercuter sur nos prix de vente l'intégralité de cette inflation à l'achat. Enfin, bien avant la mise en place des égalimes, nos contrats comprenaient des clauses de revoyure ou de révision de prix, des engagements de volume, voire sur certaines catégories stratégiques, la mise en place de filières.
Je vous remercie de votre attention. Nous allons pouvoir répondre à vos questions. Merci beaucoup messieurs.
Donc on va laisser la parole à madame la rapporteur. Merci beaucoup pour cette présentation. En effet, c'est un modèle assez singulier et qui se dénote ces derniers temps par une réelle success story puisqu'on sait que la marque Grandf, puisque c'est devenu une marque et est quand même très très appréciée euh de des consommateurs.
Alors moi, j'aimerais savoir parce que je disais que c'était un modèle assez singulier et la présence de vous quatre ici le montre euh comment se passe ? Vous ne pouvez pas faire de péréquation, j'allais dire entre différents produits. À moins de vous accorder entre vous et d'accepter que l'un de vous fasse moins de marge que l'un l'un d'entre vous fasse moins de marge que les autres.
Donc vous nous avez dit, il n'y a pas de péréquation. Donc chacun fixe ses prix et ses marges. C'est bien cela.
Donc, est-ce que vous pouvez euh rapidement nous dire comment ça se passe et peut-être chacun chacun d'entre vous nous expliquer comment sont fixés les marges et à peu près à quel niveau elles sont fixées par rapport à ce que nous avons entendu de la grande distribution ? Merci madame la la rapporteur. Effectivement, chaque entité, chaque spécialiste puisque Grandf c'est la réunion de spécialistes indépendants en transversal métier.
Chaque spécialiste fait son assortiment, gère son prix et donc gère ses marges. Je ne connais pas la la façon dont Bertrand crée ses prix. Je ne sais pas à qui il achète ses produits et je ne connais pas la composition de ses marges.
C'est c'est secret, c'est le secret des affaires entre nous et ce secret est bien gardé grâce à cette organisation sous forme de GIE, d'entreprise indépendante. En ce qui nous concerne, nous n'achetons pas un prix. Nous n'avons jamais acheté un prix.
Nous achetons un produit. Et ça peut-être c'est ce qui nous différencie le plus de tous les acteurs de autres acteurs du commerce alimentaire. Nous achetons un produit.
Peut-être que Cyril en parlera, mais la façon dont il achète ces fromages en lien direct avec les producteurs de fromage, avec les producteurs d'AOP est un lien de relation d'abord de relation humaine et un lien qui tourne autour du goût du produit. Il n'y a donc pas de péréquation pour répondre directement à votre question entre les acteurs de grand frais. Aucune.
À l'intérieur même et là je reprends ma casquette de Prosol. À l'intérieur même d'ailleurs de Prosol, il n'y a pas de péréquation entre le fromage et les fruits et légumes. Il n'en existe pas puisque Prosol est aussi organisé en transversal métier, une transversale crèmerie, une transversale poisson et une transversale fruits et légumes.
Peut-être si tu veux. Oui. Bah pour compléter ce que vient de dire Jean-Paul, il y a pas de péréquation entre nos différents rayons et au sein d'un rayon, on nous on ne on est on ne distribue pas de marque nationale.
On n pas besoin d'aller investir fortement sur les prix et du coup de compenser par ailleurs. Nous, notre volonté, c'est de vendre un bon produit au bon prix et de et de valoriser du coup le travail qu'on a fait sur cette sélection de produits. Donc la péréquation, on peut être amené à en faire un petit peu parce qu'on reste des commerçants mais pas du tout dans les proportions que ce que l'on peut voir et de ce que vous avez pu entendre par ailleurs.
Juste compré, il peut y avoir donc de la préquation au sein d'un même rayon. Au sein d'un rayon. Tout à fait.
Ça fait partie des des principes du commerce. Donc on on fait ces efforts là. Ça nous permet de valoriser des produits différentiant exclusifs aussi, de valoriser des petits faiseurs, donner la chance à des à des à des des gens qui sont représentatifs de ce qu'on veut proposer en terme de produits à nos clients.
On ne le fait jamais au bénéfices de grands industriels puisque de toute façon on n pas de marque nationale, on ne travaille pas avec ces gens-là de cette façon-là. Donc c'est pas c'est pas dans ce registre là. Je vous remercie.
Alors, on le voit et on peut constater que vos prix sont quand même supérieurs à la moyenne de ce qu'on peut trouver en grande en grande distribution, ce qui peut nous laisser penser que la marge l''est également. Mais comme on ne connaît pas votre politique d'achat, est-ce que vous pouvez nous nous expliquer comment se passent les négociations pour chacun d'entre vous ? Les négociations commerciales, vous avez commencé hein, monsieur Mochet, en nous disant que vous avez 130 acheteurs partout sur le territoire.
Comment ça se passe ? Qu'est-ce qui Quelles sont les instructions que vous donnez pour vous assurer qu'on a des relations commerciales de bonne qualité ? Parce que ces négociation et je ne vous le cache pas, on a aussi reçu beaucoup de témoignages ces derniers temps et on en a reçu sur vos pratiques de négociation qui ne sont pas parfaites, loin de là.
Donc je voulais savoir comment ça se passe et ce que vous faites au quotidien pour que ces pratiques de négociation s'améliorent. Alors, je je laisserai peut-être Cyril et Bertrand parler des négociations. C'est leur quotidien.
D'accord. Moi, je vais répondre à votre première votre premier propos sur les prix. Oui, nous sommes très attentifs à la construction de nos prix.
Nous sommes très attentifs à être un commerçant accessible à toutes les populations. Nous sommes présents sur tout le territoire, quels que soient les indices revenus de ces territoires et notre volonté c'est encore une fois d'être accessible au plus grand nombre. Comment nous le faisons ?
Nous le faisons comme je le disais dans mon propos introductif grâce en fait à une largeur d'offre incomparable dans la grande dans les grandes distribution. Une fois et demi supérieure à un hypermarché pour les fruits et légumes dans un grand frais. Et donc avec cette gamme de prix, nous avons des des prix qui sont un éventail de prix qui qui est très large pour tout ce qui est produit je dirais de consommation courante.
Une salade, un poireau, un chou-fleur d'abord sont des bons produits. Nous les sélectionnons avec autant d'attention que les autres et en plus de ça, nous faisons attention à les vendre au prix de marché dans la région. Donc nous avons par exemple euh des enquêtes prix autour des magasins Grand frais et nous nous alignons, c'est le terme que nous utilisons en interne sur le prix le moins cher.
Vous voyez notre indice prix sur les fruits et légumes à voisine 100 101 euh du euh du tarifaire moyen euh de la région. Je laisserai mes mes deux mes deux collègues peut-être parler plus sur la façon dont vous achetez au quotidien. Oui, si vous le permettez, je vais répondre à votre question en deux étapes.
La relation avec nos fournisseurs et ensuite le point sur la marge. Nous travaillons quasiment exclusivement sur base de cahier des charges. Donc main dans la main avec nos producteurs fournisseurs.
C'est la première chose. Vous parliez de la négociation en elle-même. Nous, on n pas de négociation.
On a des relations, on a des discussions. On n'envoie pas de fournisseur dans des centrales à l'extérieur dans d'autres pays. On n pas de discussion derrière ce que certains distributeurs appellent les NIP.
C'est des choix qui nous sont propres dans chacune de nos entreprises de financer la promotion et nous ne vendons pas de services quand on a des chiffres sur des sorties caisses, on les partage gratuitement avec nos producteurs pour essayer d'améliorer au quotidien notre relation et la performance de leurs produits. Ça c'est la première chose. La deuxième chose et c'est fondamental, ça rejoint votre point sur la marge et la rentabilité dont vous avez parlé du chiffre d'affaires au mètre carré.
La sélection de l'offre part systématiquement et ça c'est commun à l'ensemble des partenaires de la qualité. Jean-Paul l'a dit dans son proposiminaire, on nachète pas un prix, on achète d'abord un produit. Donc le premier critère c'est la qualité.
Et pour ce qu'il en est de EF par exemple, c'est plus de 500 dégustations de produits par ane catégories épicerie et liquide. Donc le critère numéro 1 qui définit notre assortiment, c'est la qualité et la dégustation. Le deuxième, c'est l'exclusivité.
Notre intérêt, c'est de proposer des produits que les consommateurs ne trouveront nul part ailleurs. Justement pour justifier ce fameux détour, on vend pas de couche, on vend pas de lessive, on ne vend pas de dentifrice. Donc pour faire venir le client dans nos hes traditionnels, il faut leur proposer des choses qu'il ne trouvent nul par ailleurs.
Donc le deuxième critère, c'est l'exclusivité et enfin le troisème c'est l'accessibilité. Donc sur votre sujet des marges, déjà la première question c'est quel type de mar de quel type de marge on parle ? Ici, on parle de la de la marge brute.
On peut effectivement vous dire qu'on doit avoir une marge brute légèrement supérieure à celle de des autres distributeurs généraliste pour une raison essentielle. C'est lié à notre stratégie d'offre. Nous n'avons pas de marque nationale, nous n'avons pas d'intermédiaire.
Nous transformons nos produits dans nos unités de de production. Donc par essence, notre marge brute est légèrement supérieure à ce qui existe dans le reste de la distribution. À partir du moment où quand vous achetez une noix de cajou dans un chass dans un sachet de marque nationale chez un distributeur généraliste entre le producteur de Côte d'Ivoire et le sachet de noix de cajou, il y a eu cinq ou six intermédiaires.
Un importateur, un grossiste, une marque nationale. Nous, entre l'arbre de nos exploitations coopératives de Boaqué et le consommateur du magasin de Chalon, il y a qu'un seul acteur, c'est EEF. Donc c'est ce qui nous permet d'avoir à la fois des marges légèrement supérieures à celle de nos concurrents, mais d'avoir des prix accessibles.
D'accord ? Et sur la rentabilité et le chiffre d'affaires au mètres carrés, il faut comparer des produits de qualité, de calibre et d'origine comparable. Évidemment, si lorsque vous faites une étude comme celle-ci, vous comparez un mre linéaire, c'est un grand distributeur qui vend un produit d'entrée de gamme de marque nationale, une marque nationale, une trè marque nationale, une marque régionale et auprès des marques de distributeur un un premier prix, une marque de distributeur standard et une marque de distributeur premium, effectivement la rentabilité au mètres carrés de ce linéaire là est différent de la nôtre.
Pourquoi ? Parce que nous décidons de ne proposer que des produits de qualité. Donc si on reprend l'exemple de la noix de cajou, j'en ai qu'une mais c'est le plus gros calibre avec le taux de brisure le plus faible donc qui par définition est plus cher que lorsque vous achetez une noix de cajou d'un demic avec 50 ou 60 % de taux de brisure à l'intérieur.
Donc oui, vous avez raison madame la rapporteur. Et bien les différences de rentabilité de chiffre d'affaires au mètres carrés mais il est important quand on parle de grand frais de comparer à qualité calibre et origine comparable avec le reste de la distribution. ce qu'on essaie de ne pas pouvoir faire en proposant des produits exclusifs qui ne sont pas présents dans le reste de la distribution.
H alors, je veux bien qu'on revienne sur la question des de la négociation si c'est parce que vous n'avez pas répondu à ma question. Euh donc, comment se passent les négociations ? Monsieur Mocher, en a un peu parlé.
Comment se passent les négociations avec vos fournisseurs ? Quel parce que j'entends que vous que vous travaillez sous forme de partenariat avec eux et en tout cas que vous vous essayez de le faire. Ça, je l'entends bien.
Pour autant, il existe des tensions. Moi, j'ai entendu et particulièrement sur les fruits et légumes, j'ai entendu qu'il y avait des pratiqu d'arrêt des commandes par exemple qui n'équivaut pas à du des référencements. Mais enfin, quand on dééférence des fruits, un fournisseur de fruits ou légumes en pleine saison alors que ces chambres froides sont pleines, c'est sûr que une semaine après, quand on reprend la négociation, les prix sont nettement plus bas.
Donc, est-ce que ça fait partie des pratiques qui existent chez vous ? Non euh madame la rapporteur, ça ne fait pas partie de nos pratiques mais nous ne sommes pas parfaits. Peut-être avons-nous fait des erreurs.
En tout cas, ça ne fait pas partie de notre culture. Notre culture est une culture de relation durable avec les producteurs, avec les éleveurs, durable dans le temps, durable dans la croissance de leur chiffre d'affaires et durable dans le cahier des charges des produits que nous leur demandons. Et c'est peut-être là l'exigence la plus forte que nous avons euh envers euh nos partenaires producteurs.
Nous avons un cahier des charges qui est particulier. Bertrand le disait à l'instant, nos produits sont quelquefois spécifiques, ils sont même quelquefois uniques puisque nous allons jusqu'à proposer des variétés de tomates qui n'existe nulle part ailleurs dans la distribution française. Cette variété, ces variétés au nombre de deux, nous les faisons produire par des producteurs avec qui nous avons des exigences qualitative extrêmement forte et qui se trouve retrouve d'ailleurs dans un système d'agréage de contrôle qualité qui est peut-être le plus poussé de tous les distributeurs en France.
Ce qui fait qu'effectivement, on peut être très exigeant et quelquefois assez ferme sur la qualité. Mais nos pratiques sont des pratiques encore une fois de long terme. Je vais laisser la parole à Cyril parce que Cyril est plus fort mais je voudrais juste revenir sur la fin des de la première question.
Nos marges sont nos marges brutes sont supérieures à celle de la distribution pour tout ce qui vient d'être dit et notamment parce qu'il n'y a pas d'intermédiaire. Nous avons coupé tous les intermédiaires. Notre résultat d'exploitation, notre résultat qu'on appelle EBIDA est certainement un peu plus fort que les autodistributeurs.
Ce qui nous permett de réinvestir 2/ tiers de ce résultat dans la croissance. Nous avons créé ces 5 dernières années chez Grand Fra, tous les partenaires confondus, près de 8000 emplois. Nous avons ouvert plus de 100 magasins.
Nous sommes donc une entreprise en croissance qui embauche et qui crée de la valeur y compris dans l'imposition à laquelle elle est soumise. Je laisse maintenant C peut-être développer sur la sur la chose d'accord. Ouais, je vais compléter sur la partie relation fournisseur.
Déjà, il faut savoir qu'on a moins de 1 % de de départ de fournisseurs, donc d'arrêts de collaboration avec des partenariats historiques, ce qui pour nous est un excellent chiffre et qui montre que cette relation avec nos fournisseurs se passe bien. Et quand ça doit se passer, évidemment, on le fait dans le cadre réglementaire avec un accompagnement du fournisseur et pas du jour au lendemain sur un déférencement arbitraire. Ça c'est un premier point sur lequel je voulais revenir.
La deuxième chose c'est que euh on est exigeant sur la qualité produit et c'est vraiment ça qui est un enjeu. Et ça peut être là qu'effectivement parfois la relation peut se tendre parce que le cahier des charges n'est pas à la hauteur de nos attentes mais jamais sur la partie prix parce que c'est vraiment pas notre stratégie. Donc je voilà moi je peux vous parler au nom de la crémerie.
Euh je peux vous assurer que on travaille dans un cadre relationnel qui est partenariat, qui est main dans la main. On fait on on a j'ai 20 acheteurs qui parcourent la France toute l'année pour aller au contact des fournisseurs, connaître leur outil de travail, connaître leurs problématiques et pouvoir travailler avec eux sur le développement d'un partenariat durable avec exigence, je l'avoue, avec exigence, c'est vrai. Euh on l'a on moi je suis sur un périmètre produit qui est soumis à égalim.
Donc effectivement, on est dans on arrive à la fin de la période. On a reçu avec plaisir tous nos fournisseurs pour discuter avec eux des modalités du partenariat pour l'année à venir. Et je pense sincèrement qu'on l'a fait dans de bonnes conditions et que et que ce cette perception est aussi partagée par les les fournisseurs qui sont les nôtres.
Merci. Vous parlez de durabilité. Oh pardon, excusez-moi monsieur.
Je vous en prie. Si vous voulez juste m'exprimer sur la partie euh achat, donc au niveau des de la viande à aujourd'hui euh on a un gros rayon traditionnel donc euh au sein des magasins Grand frais. 90 % de notre viande est euh euh française. 90 % de notre viande est française.
À aujourd'hui, je vais vous prendre un exemple sur la partie beauin. Ça fait euh 40 ans qu'on a des relations avec les mêmes éleveurs, les mêmes engraisseurs. On a un cahier des charges comme euh précisé Bertrand et Jean-Paul précis.
On fait 100 % de la rage charolaise. Donc on achète nos vaches vivantes. D'accord.
C'est des vaches qui ont entre 5 et 10 ans, donc avec un calibre précis, qui ont vélé au moins une fois et qui ensuite ce qu'on appelle sont réformés parce qu'elles peuvent plus faire de veau et on achète que ces vaches-là sur un cahier des charges strictes. Alors aujourd'hui quand vous allez dans un champ, l'éleveur sait très bien que cette vache, elle va être pour despis. D'accord ?
Donc c'est ensuite ce vif là, ben forcément on est en contact en permanence sur le prix d'achat. Pourquoi ? Parce qu'on est soumis à un cadrant.
Donc euh le prix du bœuf, il est affiché tous les jours, toutes les semaines et donc il est négocié de gré à gré chaque semaine avec nos agriculteurs. Petite question complémentaire. Vous achetez les vaches entières ?
Oui, tout à fait. J'achète les vaches entières donc c'est ce qu'on appelle le vis les morceaux. Voilà.
Et après, elle passe à l'abattoir forcément et je récupère des demi-carcasses. Ces demi-carcasses, elles sont envoyées en magasin directement. et je fais ma boucherie traditionnelle en magasin.
Je suis vraiment un boucher traditionnel. Très bien. Merci.
Alors, vous parliez de durabilité et de qualité. Euh je voudrais qu'on qu'on revienne un peu sur les accusations qui vous sont faites de pratique de l'élevage d'élevage intensif. Euh donc, il est dit que vous ne vous engagez pas sur le respect des conditions d'élevage des poulets par exemple.
Et donc la question qu'on peut se poser, c'est est-ce que cette politique d'achat est si vertueuse ? Que répondez-vous à cela ? En fait, c'est ne pas signer cet engagement signifie absolument pas euh qu'on consne les mauvaises pratiques d'élevage.
Encore une fois, euh déjà, on respecte complètement la législation et les normes euh en vigueur européenne et française, hein, euh donc sur l'ensemble de l'offre avec des cahiers des charges bien précis et on travaille en permanence avec nos fournisseurs. toute cette législation, on la respecte. Forcément, la condition animale est au cœur de nos préoccupations, c'est évident au quotidien.
Donc par exemple à aujourd'hui, on a banni la vente d'œuf coquill issue de poules élevées en cage au sol, y compris dans les desserts vendus par nos soins. 100 % des volumes sont désormais issus d'élevages plein air. D'accord ?
Ça exissant du poulet. 100 % de nos apprévisionnements, je vous l'ai dit, sont issus d'élevage français. D'accord ?
Ensuite, il existe des chartes supérieures à les CC comme le label rouge, comme le fermier qui représente déjà 20 25 % de nos ventes. Donc, on travaille étroitement avec l'ensemble de nos producteurs partenaires parce que c'est long à mettre en place pour avancer, faire évoluer les conditions d'élevage et on entame un travail au quotidien commun sur l'amélioration de ce cahier des charges. Mais pourquoi vous n'avez pas signé alors ces cet accord européen ?
Enfin, j'entends he que tout est très vertueux. Vous le dites et vous nous donnez les chiffres, mais pourquoi ne pas l'avoir signé si vous le faites ? En fait, on a pour habitude de signer quelque chose que qu'on peut promettre et qu'on peut mettre en place.
L'enjeu sur l'élevage et la consommation du poulet de chair est un enjeu de filière très importante. Ce qu'il faut que vous compreniez, c'est que les distributeurs signataires se sont engagés sur leur MDD. Donc moi, je le respecte déjà sur mon poulet fermier.
Donc, j'ai pas besoin de signer ce que je fais déjà. Merci. Alors, je vais revenir je vais revenir sur d'autres accusations dont vous avez fait l'objet euh puisque vous êtes vous êtes accusé, vous en avez parlé d'ailleurs, monsieur Mochet en en introduction, vous êtes un peu accusé de d'avoir mis en place cette organisation pour éviter ou pour rendre plus difficile l'implantation syndicale et la parole de représentant du personnel.
Alors, est-ce qu'il y a cette volonté chez vous comme on le retrouve he dans la grande distribution ? d'ailleurs très lié à la question des marches qui nous réunit ici. Cette volonté effectivement d'avoir des des salariés qui sont moins bien protégés collectivement et qui du coup représenteront une masse salariale moins importante que ce qu'elle pourrait représenter si vous étiez organisé socialement.
Ma réponse est claire et ferme. Pas du tout, madame la rapporteuse. C'est un faux procès.
Notre organisation, elle est autour de quatre partenaires, quatre commerçants qui sont réunis autour d'une même halle marché comme sur un marché de plein vin. J'aime bien en fait cette image puisqueen fait c'est vraiment ce qui traduit le plus ce que nous sommes sur un marché de plein vent. Vous êtes dans une rue, vous partagez le même trottoir, vous partagez la même structure métallique.
Souvent côte à côte des commerçants différents, souvent des expertises métiers différents, des sociétés différentes, des employés différents différents. C'est comme ça que nous fonctionnons et comme ça que nous fonctionnons depuis l'origine, depuis le premier magasin, depuis que les fondateurs se sont trouvés et se sont unis. Ce que nous faisons d'un point de vue social est loin loin loin d'être répréhensible.
Notre enceiné moyenne pour nos chefs de rayon est de 7 ans. Bien au-delà de la grande distribution classique. 45 % de ces chefs de rayon sont issus de l'ascenseur social.
Notre rémunération est jugée juste et la part variable peut aller en tout cas chez Prosol jusqu'à deux fois le salaire fixe. Et nous avons des élections de représentant du personnel. Dire que nous n'avons pas d'élection de représentant du personnel est faux.
Nous avons des représentants du personnel dans certains de nos magasins, dans nos usines, dans nos entrepôts, dans nos services support. Nous avons une représentation syndicale. Dès que les seuils et ça sera la fin de ma réponse sont atteints, nous organis nous organisons ces ces ces élections.
Euh vous avez alors il y a le syndicat solidaire hein, qui vous a attaqué clairement justement sur euh la question des de l'absence de euh de de représentation du personnel ou en tout cas la difficulté à permettre l'implantation des syndicats. Madame la rapporteur, quand nous sommes attaqués, nous y répondons et quand on nous quand on nous juge euh euh éligible à une ES et ça a été le cas sur Lyon, nous mettons en place cet UES. D'accord.
Je vous remercie. Alors, je voudrais maintenant si vous si vous en êtes d'accord qu'on parle de matière première agricole et j'aurais voulu que vous nous évoquiez. Alors, je ne sais pas si vous utilisez les différentes formes permises par la loi égalim, les options 1 2 3 avec vos fournisseurs.
Je voudrais savoir si vous si vous voyez passer ces trois manières d'afficher la matière première agricole et je voudrais que vous nous disiez ce que vous faites pour rendre cette matière première agricole sanctuarisée dans le prix. C'est un sujet important pour nous. Effectivement, nous sommes sur tous les périmètres soumis à égalim concernés par cette sanctuarisation de la matière première agricole.
C'est un sujet qui est important pour nous, que nous valorisons. Aujourd'hui, on a entre 10 et 20 enfin moins de 20 % de nos contrats qui sont en option 3. La majorité donc de nos contrats sont en option 1 et 2, ce qui est assez logique puisqu'on travaille comme on l'a dit avec des PME, des ETI qui sont assez favorablement euh euh prête à à s'engager sur ce niveau d'option euh et le pourcentage d'option 3 réduit d'une année sur de de au fur et à mesure des années qu'on a une progression de de ce cette application de la loi.
Donc nous on trouve que le les choses sont favorables. On y est on est à l'aise avec le sujet. Euh et on n' pas de voilà pas de problématique particulière sur ce point.
Euh on est amené à travailler avec des gros industriels qui peuvent être comme avec d'autres un peu moins sensibles à ça mais c'est marginal dans notre portefeuille de fournisseur donc ce n'est pas une problématique pour nous. Je vais je vais compléter avant de parler passer la parole à Bertrand. Mais pour bien vous imaginer encore une fois, la matière première c'est important pour nous à la fois son prix évidemment mais aussi sa qualité.
Dans nos fromages et je pense notamment au fromage du comté. Nous allons jusqu'à sélectionner le lait dans les fruitières là où il est collecté parce Oui, ça va très loin. Vous allez au-delà des sélections déjà très dures sur le compté.
Oui, on va très très loin ou c'est et c'est important pour nous parce que effectivement de ces de ce lait récolté, de ces fruitières dépend de la qualité des du comté donc des meules que nous choisissons euh aussi et donc en allant très loin dans la sélection du produit forcément nous sommes plus attachés à l'option 1 que l'option 3. Oui. Après vous avez comme vous avez beaucoup de produits bruts, vous avez plus d'options 1 et d'option 2 que d'option 3.
Donc on est Exactement. Et c'est pour ça que je vais me permettre de rajouter un élément concernant les produits transformés sur l'épicerie. Exactement madame la rapporteur.
Donc nous prenons en compte systématiquement les CGV de nos fournisseurs lorsqu'ils ont N. Je vous rappelle que plus de 98 % de nos fournisseurs sont des PME. Donc toutes les PME ne sont pas équipées pour pouvoir suivre des cours, identifier des cours de matière première agricole.
Pour être transparent avec vous, il existe peu d'indicateurs de la lentille verte du berry la belle rouge où lorsqu'on décide de lancer une confiture à la fraise et qu'après dégustation, on décide de choisir une petite PME qui nous propose une confiture de fraise de Dordogne, il n'existe pas de cours international de la fraise de Dordogn. Donc l'identification des indicateurs et leur suivi avec nos PME est complexe mais on essaie de le mettre en place systématiquement et surtout on intègre dans nos contrat et ça avant la mise en place de la loi égalime des clauses de revoyure systématiqu simplement on est obligé de nous adapter donc au lieu de discuter d'un cours de la fraise de Dordong qui n'existe pas on va avoir des discussions autour de la variation du coup de l'énergie par exemple donc on va autoriser des rediscussions en cours d'année si jamais pardon madame la présidente donc des MPI On est sur des matières pour lesquelles il n'existe pas d'indicateurs suivis. Si vous voulez, lorsque vous discutez avec des des des gens du café ou du chocolat, vous pouvez avoir des indicateurs clairs, des MPA qui sont sanctuarisés parce qu'il existe des cours.
Il existe des cours qu'on peut suivre. Encore une fois, si je prends l'exemple de ma confiture de fraise de Dordogne ou de ma lentille verte du Berry, c'est impossible. Ce qui va faire varier le coût de production de de de nos producteurs, ça va être par exemple une variation d'un coût d'énergie.
Donc dans ce cas-là, on va insister dans nos contrats en intégrant ces éléments de MPI et c'est ce qui va provoquer une discussion en cours d'année pour renégocier les prix si jamais nos producteurs font face à des des augmentations de la MPI. Juste, j'aurais une demande assez précise, je ne sais pas si vous allez me dire si vous pouvez nous la fournir. Est-ce que vous pourriez nous fournir l'évolution euh de la manière dont vous avez rémunéré la matière première agricole entre par exemple 2024 ou 2025 ?
A moins que vous puissiez nous donner d'ici quelques temps entre 2025 et 2026, ce sera encore mieux. Donc pour la MPI et pour la MPA. Alors c'est un exercice un peu fastidieux mais ça sera intéressant pour nous pour voir dans quelle mesure il n'y a pas parce que vous connaissez le procès hein qui est fait un et que on reporte les ce qui a été octroyé sur le MPA, on le regagne sur le MPI.
Donc voilà, si vous pouvez nous donner des chiffres qui permettent de constater que non, on va on va essayer de vous fournir un maximum d'éléments dans le cadre des réponses écrites aux questions que vous nous avez envoyé. Si je peux me permettre un commentaire concernant la variation de la MPA sur la période d'inflation dont vous faites référence 2020-2025. Une chose est certaine et c'est le cas pour l'ensemble des partenaires.
Si nous avons accompagné les inflations subies de MPA et de MPI de nos producteurs à peu près dans les mêmes niveaux de hausse que ce qui a été dit dans le cadre de cette commission par d'autres distributeurs entre 20 et 25 %. D'accord ? Ce que nous pouvons vous garantir c'est que nous avons augmenté nos prix de vente de façon moins importante que la variation de nos prix d'achat.
Et ça c'est très important de de le rappeler pour nous parce que c'est le cas pour l'ensemble de nos entreprises. Vous avez donc pris sur votre marche quand il y avait une augmentation des prix fournisseurs. Oui madame le rapporteur.
C'est ça. Alors j'ai une autre question. J'aimerais savoir s'il existe des spécificités de négociations différentes quand il s'agit de produits bio ou de produits non bio.
Et j'aimerais savoir quelle est votre politique Oui. Concernant les produits bio ? Oui, bien sûr.
Je vais me permettre de répondre puisque pour votre information concernant les rayons épicerie ou liquides ou le liquide, c'est plus de 10 % de l'offre qui est une offre bio. Eu le le point important sur le le bio, c'est qu'il faut bien comprendre que dans la mesure où nous n'avons pas de marque nationale, nous avons moins ce besoin de péréquation entre les rayons. Et donc la façon dont j'appréhende le bio, que ce soit sur un sujet de marge ou sur un sujet organoleque, c'est exactement la même que sur un sujet conventionnel.
Ça veut dire que nous vous donnerons le chiffre dans le cadre des réponses écrites à vos questions sur le taux exact, mais ce que je peux vous dire c'est que mon taux de marge entre les produits conventionnel et les produits bio est identique. Ce sont les mêmes. D'accord ?
Pourquoi ? Euh dans la mesure où je n'ai pas de marque nationale et je n'ai pas leur produit d'appel, je ne suis pas obligé de vendre du Nutella ou du Coca-Cola ou du Perneau à 10 % de marge. Et dans la mesure où les charges d'exploitation d'un magasin sont bien supérieures à ces 10 % de marge minimum, ils sont obligés de faire deséquations sur des produits de rayon trade ou justement des produits bio.
Et c'est comme ça que vous le constatez chez nos concurrents. Il est important de de vous rappeler que la l'écart de marge entre des produits bios et des produits conventionnels ou entre des rayons trades et des rayons transformés n'est jamais un objectif en soi chez un distributeur. C'est toujours une conséquence c'est toujours une conséquence d'une volonté de travailler sur son image prix et donc d'investir dans les prix de produits qui sont détenus chez tous les distributeurs, donc généralement de marque nationale avec Gen Code identique.
Et donc la conséquence de travailler des prix très bas sur des produits de marque nationale d'appel détenus chez tous les distributeurs, c'est d'augmenter [rires] les prix de vente sur le bio ou sur les rayons trad. Dans la mesure où nous n'avons pas ces produits, nous pourvons avoir la même logique de sélection d'offres et donc de prix de vente. On vous l'a dit en introduction, on travaille nos prix de vente d'abord sur la base de nos prix d'achat puisqu'on achète des produits et pas des prix de la même façon sur le bio que sur le conventionnel.
Donc notre choix pour revenir à votre question madame le rapporteur concernant la définition de notre offre bio est exactement la même que sur l'offre conventionnel. On parle d'abord de la dégustation. Si un produit bio est meilleur en dégustation, ressort meilleur qu'un produit conventionnel, c'est le produit que nous allons choisir de référencer.
Ça c'est le premier levier de référencement d'un produit bio. Le deuxième, c'est ce qu'on appelle le standard du marché. Il existe des catégories qui n'existent qu'à travers de des références bio.
Par exemple, le lait végétal. Aujourd'hui, le marché du lait végétal est autour du bio. Pour lancer une catégorie de lait végétal, vous devez lancer des produits bio.
Donc la deuxième raison pour laquelle on décide d'aller sur les références bio, c'est quand le standard du marché ou le standard catégoriel est fait par les catégories de produits de produits bio. Et enfin, ça dépend aussi de nos convictions. Lorsque dans la presse, on parle de lentille et que la lentille conventionnelle est est sur les les sous les les feux de la rampe, on va se poser la question de savoir s'il est intéressant ou non de référencer plutôt des produits bio que des produits conventionnels.
Peut-être en complément sur les fruits et légumes notamment, nous avons fait le choix d'un autre label qui est un label d'état qui est le label HVE. En 2018, nous avions 3 % de nos produits qui étaient en HVE. En 2026, madame la présidente, madame la rapporteur, nous avons 63 % de nos produits qui sont vendus sous ce label.
Il peut nous arriver de vendre des produits bio, mais nous les vendons sans étiquettes bio, sous format conventionnel parce que nous vendons beaucoup de vrac et que la législation nous interdit de mettre côte à côte des produits bio et des produits conventionnels. Quelques petites questions complémentaires. Donc, on a bien compris que vous ne commercialisez enfin que vous ne distribuez pas de de marques nationales.
Est-ce que vous distribuez des marques territoriales ? On observe aujourd'hui euh dans chacun de nos territoires à diversité de la géographie française, beaucoup d'initiatives de de marques territorial. Est-ce que vous les commercialisez ?
Ça peut nous arriver effectivement. ça a été dit énormément quasiment en grande majorité avec des ETI, des PME qui sont souvent des marques régionales. Nous sommes fortement implantés dans les territoires.
Chez Prosol par exemple, notre organisation des achats est autour de plateformes régionales. Donc les acheteurs par exemple sur la palforme du Sud-Ouest vont vont trouver en fait des producteurs ou des petites marques régionales et nous avons des toutes petites marques qui commencent à à être à être reconnu comme des marques de qualité. je pense au yaourte la fermière par exemple euh voilà qu' qu'on intègre dans dans nos produits.
Notre choix en fait c'est c'est un choix et ça a été dit hein, c'est un choix de goût. Nous goûtons 100 % de nos produits euh et nous choisissons les meilleurs. Et je l'ai dit dans mon propos introductif, quand ces produits ne sont pas satisfaisants, nous pouvons remonter la chaîne à mon aussi.
C'est le cas par exemple pour Prosol qui a racheté en 2022 OC Alliance. Le premier marure français, ça lui donne un un accès à la ressource iootique qui est unique en France. Et grâce à nos outils de production, nous faisons nous-mêmes nos filets de poisson, nos brandades de morue, nous ouvrons nous-même nos Saint-Jacques et on a une qualité de produit qui est vraiment exactement celle que nous voulons et évidemment bien supérieure à ce qui peut être vendu par ailleurs.
C'est comme ça que notre philosophie est construite. Parfois ces ces ces produits territoriaux préconisent des prix. Vous les suivez ?
Pas chez nous. Euh en fait, on ne ça fait pas partie des discussions mais parce qu'on a des discussions différentes avec ces ces petites entreprises. Euh et en fait euh généralement si on fait le choix d'utiliser la cette marque territoriale, c'est aussi qu'elle est peu distribuée dans la grande distribution à à jusqu'à un certain point, je je compléterai après, et que du coup on n pas vocation à parler de prix puisqueen fait cette pression, elle est pas existante.
Et à partir d'un moment où on a développé un courant d'affaires important avec ce cette entreprise, généralement on travaille avec ce ce cette entreprise pour développer une marque qui va être spécifique à notre réseau de distribution et du coup sortir de cette guerre des prix qui effectivement est nul. Bon, j'ai pas y arriver qui à terme détruit de la valeur. Donc en fait, on met ça en place et c'est du coup un process qu'on a qu'on a fait avec beaucoup d'entreprises territorielles.
Pratiquez-vous le panier pouvoir d'achat ? Non, en revanche on a une gamme extrêmement large de produits prix d'appel très bas en fait. Donc mais vous les vous les identifiez à vos consommateurs enfin ils peuvent faire eux-mêmes leur panier pouvoir d'achat.
Voilà qu'on appelle pris malin chez nous. Très bien. Euh quel est l'impact du SRP + 10 sur vos marches entre 2020 et aujourd'hui ?
Alors sur le sur le SRP + 10 en fait comme on l'a dit euh on est peu concerné par ça puisqu'on travaille pas de marque nationale donc on est moins sous on on est les produits de grande consommation donc vous avez quand même des produits de grande consommation. Oui mais le SRP+ 10 il est là pour limiter une guerre des prix sur des produits bataillés et donc cette guerre des prix elle se fait sur des produits comme l'a expliqué Bertrand sur lequel les les les commerçants se comparent pour essayer d'être les moins chers. Nous on n' pas ces produitsl dans nos rayons donc on est propé plus sur aucun de vos prodqué de facto.
C'est pas ce que dis cy c'est pas ce que je dis. Je dis qu'on respecte évidemment le SRP bien le point de Cyril si je peux me permettre c'est surtout pas ça c'est que nous av chaque produit doit payer sa place sur nos étagères. Donc ces produitsl bénéficiaient déjà de marge supérieure à 10 %.
Et le point de Cyril est juste, c'est que nous ne vendions pas de Nutella. Donc nous n'avions pas de produits à zéro avant la mise en place des égales, si vous voulez. Donc chaque produit paye sa place sur nos rayons.
Donc ils ont il y a pas que le Nutella qui il faudrait pas que nos auditeurs pensent qu'il y a que le Nutella qui doit payer du SRP+ 10 s'applique à tous mais je comprends que vous appliquiez déjà finalement PR. Exactement. C'est ce que je me suis permis de dire dans mon propre liminire avant la mise en place des égales.
Nous avions des marges supérieures à 10 % sur notre Très bien. Pardon. Alors, je l'avais pas vu.
Merci beaucoup messieurs. Mais je vais laisser la parole à mes collègues. Alors, peut-être d'abord Béatrice Costa.
Oui. Alors, ça va être une question très précise. Vous parliez de donc de produits locaux et de produits qui ne sont pas forcément vendus ailleurs.
Est-ce que dans votre cahier des charges, il y a une cause une clause d'exclusivité dans pour certains producteurs ou pour tous ? Enfin, j'ai compris que pour tous c'était pas possible mais dans certains cas, y compris les fruits et légumes par exemple. Alors ça peut arriver notamment quand on a, je le disais, des variétés exclusives.
Nous avons par exemple deux variétés de tomates, une tomate à Valentino et une tomate divinina, d'accord ? Euh qui n'est produite que pour les rayons de grand frais. Euh et donc forcément là, il y a une clause d'exclusivité.
Euh ces tomates sont je vais pas en faire la publicité aujourd'hui, on vient de on vient de parler de de Nutella. Donc juste après les tomates succulantes en grappe, ça mais mais c'est le seul cas en vérité et comme on a envie que nos fournisseurs, nos producteurs et cetera puissent vivre de leur production, on ne peut pas les empêcher d'aller vendre ailleurs. Euh alors, on avait juste euh Éline Renaud Carabédian qui avait demandé et puis après on revient on revient vers vous.
Merci. Merci de votre présence. Euh madame la présidente, est-ce que vous m'autorisez d'abord à poser une question juridique euh qui est importante pour moi parce que j'ai une question à poser sur les marges, mais d'abord j'aimerais bien avoir une réponse euh sur leur schéma juridique et après je poserai ma question sur les marges.
Donc votre votre enseigne du repose sur un modèle qui est particulier, vous l'avez expliqué, c'est un GIE, c'est ni une association ni une société commerciale qui qui vous réunit en tant que société commerciale prise individuellement. Bon, vous me dites si je me suis trompée dans le dans la réflexion de tout ce que vous avez expliqué euh donc qui vous qui vous représente individuellement. Chacun d'entre vous fait son chiffre d'affaires.
Chacun d'entre vous embauche du personnel, chacun d'entre vous euh réalise sa marge individuellement. Il n'y a pas de regroupement de l'ensemble de vos sociétés. Vous mettez en commun des moyens.
J'aimerais bien savoir de quel moyen on parle. Est-ce que les locaux, les magasins euh Grand Frais euh euh les appartiennent euh ou le fond de commerce ou les murs appartiennent au GIE ou bien ça vous appartient individuellement ? Donc est-ce que le local est l'une des mises en moyen ?
Ensuite de de la même manière, est-ce que vos entrepôts, vous avez parlé d'entrepôt, est-ce que les entrepôts sont une partie également en gestion commune ? Je pose cette question là parce que le GIE vous avez des responsabilités personnelles indéfinies. Donc c'est vous sur les propres moyens de vos entreprises individuellement qui êtes responsable du GIA.
Donc si l'un d'entre vous amène à la fermeture d'un magasin, bah c'est les tous les autres qui payent également pour vous. Donc ça c'est quand même important à rappeler parce que vous avez une responsabilité indéfinie solidaire. Donc euh c'est pour ça que je voulais le savoir et ce qui nécessite évidemment la la question de confiance.
La présidente vous a posé une question, qui c'est qui va y répondre ? Est-ce que c'est le GIA avec les moyens en commun que vous avez et quels sont les outils de vos mises en moyen ensemble ou bien c'est individuellement chacun de vos structures avec vos activités, le produit que vous vendez qui va répondre à la question et après je vous poserai une question sur les marges. Pas m'aurz répondu.
Réponse. C'est c'est évidemment une très bonne question. Ce qui est couvert par le GE est essentiellement deux choses, tout le système d'encaissement et la communication.
Le reste, le commerce, le chiffre d'affaires, la marge, employer les chefs de rayon, les former, tout ça, c'est nos entreprises. D'accord ? Ça c'est la première partie de la la de la réponse.
La deuxième c'est que non, ni le GE ni ses partenaires ne sont propriétaires de mur. Nous sommes systématiquement locataires. Donc et un complément de monsieur Oui, en complément effectivement je va je vais je vais aller dans le sens de ce que vient de dire Bertrand.
Le GE s'occupe des locaux communs, du parking, des espaces verts, de des déchets et cetera et de l'encaissement à l'intérieur d'un magasin. Après derrière, tout est scindé par opérateur et ce qui se passe dans cet endroit, dans cette surface est lié à l'opérateur. Les gens qui travaillent, la marchandise qui est vendue, même les ampoules pour aller jusqu'au bout de la définition. pas de pas de propriété de magasin pour les entrepôts.
Chaque opérateur a son propre circuit logistique indépendant et donc il n'y a pas de camion par exemple en commun entre la bouchie la boucherie d'espinas ou pro. Chaque opérateur a son propre circuit logistique complètement euh indépendant. Très bien.
Seconde question chers collègues. Alors ma question donc si à nouveau bien compris votre organisation, elle repose sur des procédures qui sont très précises. Présentation codifiée des produits, un réassort fréquent pour maintenir des étales qui sont pleins, des volumes qui sont ajustés au plus près des ventes pour pas que vous ayez du stockage totalement inutile, une spécialisation des équipes et des métiers puisque chacun d'entre vous est spécialisé dans son métier.
L'objectif est donc de limiter les invendus et d'assurer une disponibilité permanente dans les étales pour le consommateur. Ce fonctionnement diffère évidemment, comme on l'a expliqué tout à l'heure, de celui des grandes enseignes de distribution généraliste dont la rentabilité repose plus largement sur la massification des achats et les étendus des différentes offres puisque ils vendent différents produits dans le magasin. Chez vous, la formation de la marge paraît reposée uniquement ne paraît pas reposé uniquement sur le différentiel entre le prix d'achat et le prix de vente, mais également sur l'efficacité de chacun d'entre vous qui est quotidienne sur l'exploitation en magasin.
Donc je pour chacun d'entre vous qui réalise sa propre marge, quelle est la part de la marge qui provient prix d'achat, prix de vente et celle qu'il résulte de la portefermance opérationnelle en magasin ? Merci de votre réponse. Merci beaucoup pour votre question.
Je vous donnerai pas de chiffres, mais on pourra vous les envoyer évidemment par écrit. Je juste me permettre si vous si vous le voulez bien de corriger. Notre objectif ce n'est pas de faire le moins possible d'un vendu.
Notre objectif c'est de proposer des produits les plus frais possibles et par la même les plus goûteux possibles. C'est presque une obsession chez nous. Le fait que nous ayons des performances de rendement au mèt carré de chiffres au mèt carré extrêmement fortes implique qu'il y ait moins d' vendu parce que plus la marchandise a une rotation forte et effectivement moins nous jetons.
Et ça participe au modèle économique et ça participe à cette construction de marge dont vous parlez. La construction de marge, elle est effectuée d'abord sur un bon prix payé au producteur. On l'a dit, on ne cessera de le répéter.
C'est notre notre volonté et c'est le seul moyen d'avoir des relations pérennes avec ceux qui nous fournissent les produits. Une fois qu'on a payé ce bon prix, on essaie de supprimer 100 % des intermédiaires, quasiment zéro. En direct pour la salade, je le disais tout à l'heure, du producteur du maréché jusqu'au rayon 24 he sans aucun intermédiaire.
Nous opérons nos circuits logistiques nous-mêmes dessus nos entrepôts et donc là nous supprimons aussi un intermédiaire et nous bonifions ou transformons nous-mêmes nos produits dans nos propres unités de production ou de d'affinage ou ou de ou de filtage de de poisson. Ça ça participe à une grande partie du différentiel de marge qu'on peut avoir que qu'on peut avoir vis-à-vis des distributeurs classique. Euh et pour le reste c'est l'offre produit peut-être Cyril qui est extrêmement large et qui permet effectivement d'avoir en construction globale d'une marge en valeur quelque chose d'un peu plus substantiel que ce que l'on trouve ailleurs.
Mais est-ce que vous avez des chiffres sur en fait la la fréquentation de vos magasins de fréquentation aussi au mètres carrés ? Est-ce que vous Oui. Un chiffre qui est public, c'est le chiffre d'affaires, les les euros au mètres carrés.
Alors, je parle de de Prosol, on vous l'a donné. Donc, 19000 € du mètre carré, c'est évidemment plus important que que ce que nous avons, mais c'est c'est lié au fait aussi que nous sommes pardon mais une petite enseigne et une petite surface. Nos magasins mesurent 1000 m² de surface de vente depuis toujours, depuis le premier magasin, bien avant que les AEC n'existent. 1000 m² de surface de vente, c'est petit surtout quand on propose une offre de produits frais traditionnel aussi étendu donc ça génère effectivement un rendement un rendement mètre carré plus important.
Merci. Alors notre collègue Audre Lincenel. Oui merci.
J'avais une question à vous poser mais à laquelle vous avez finalement partialement répondu comme je j'ai raté, je m'en excuse le début de vos interventions, c'était sur le motel un peu intégrateur et la part effectivement des usines en propre que vous pouvez avoir. Donc vous avez cité à l'instant l'exemple du poisson et de sa transformation, mais j'aurais aimé du coup que vous reveniez un peu sur ce modèle là qui vous rapproche finalement de quelques-uns de vos concurrents. Certains d'entre vous, je pense à Intermarché notamment au fermé des usines se sont repositionné sur certains secteurs.
Est-ce que vous pourriez du coup développer un peu votre aspect pour votre groupe à vous, enfin votre GIE à vous ? Merci. Donc comme je le disais dans mon propos introductif, nous sommes très impliqués dans la mond, très impliqués encore une fois auprès de ceux qui produisent, de ceux qui font euh le le les les produits que nous vendons dans nos magasins.
Et quand il nous semble que cela est stratégiquement utile, par exemple quand ça nous donne un accès à la matière et quand elle est pénurique privilégié, quand on a une capacité à apporter quelque chose de plus dans la chaîne du goût, quand ça nous permet par exemple d'être innovant dans les produits, on est en train par exemple, c'est bientôt le cas de commercialiser un fromage qu'on appelait le pondinois puisqueil vient de pondin dans dans l'un euh qui a vraiment un goût exceptionnel et qu'on ne trouve nulle part ailleurs. Donc on a fabriqué, on a innové en la matière. Alors on s'implique à la monde.
C'est le cas historiquement par exemple dans le fromage avec nos caves d'affinage qui sont situées dans l'un. une immense cave d'affinage euh où non où nous conservons nos meules mais aussi où nous découpons nos fromages dans la région du comté puisque c'est selon le cahier des charges là uniquement qu'on peut le découper avant de les envoyer en magasin. C'est le cas aussi, je le disais sur le poisson.
Nous avons une usine de filtage de poisson à Boulung sur mer. Euh et là euh en direct des ports, nous accueillons ce poisson et nous en faisons des filets, des d'arnes que nous mettons en barquette et que nous transportons directement de nos magasins. C'est le cas, euh je crois chez toi, sur les pruneaux avec 120 hactares euh Ouais, exactement.
Par rapport à votre question, c'est une logique, vous avez associé à la marge, mais c'est avant tout une logique industrielle. Ça nous permet de garantir à la fois la traçabilité, la qualité, le recettage de nos produits. Donc oui, la compagnie des prunaux par exemple qui récolte, transforme la prune en fruits de bouche, en jus, en purée, en concentré et vous les retrouvez ensuite dans nos magasins.
Donc ça réduit effectivement le nombre d'intermédiaires et ça permet de garantir traçabilité, qualité, recettage. Et je crois que c'est le cas aussi chez toi pour les cas de c'est exactement le cas chez moi puisque aujourd'hui nous donc on on n juste l'abattoir et on reçoit donc nos carcasses qu'on transforme qu'on prépare et qu'on renvoie au magasin avec une traçabilité très importante. Et ensuite en boucherie dans les magasins, on fait les préparations bouchères et cetera.
Donc des produits que vous trouvez que chez nous. Circuit très court. Très court.
Complément. de compléments. Oui.
Du coup, une petite remarque. Est-ce que circuit court et puis j'ai envie de dire euh principe circulaire, c'est-à-dire que quand même dans ce sujet autour des marges, on voit bien que dans les dernières décennies, le rapport de force, il a un peu évolué. Euh les distributeurs étaient plutôt les petits face aux industriels.
Aujourd'hui, la question est de savoir si c'est pas les distributeurs qui sont les gros face à aux industriels. Euh d'abord c'était les marques et finalement on se demande si c'est pas à nouveau les marques qui vont devenir euh les plus puissants dans ce rapport de fosse puisque ce sont finalement vos propres produits et donc vos propres marques. Et c'est d'aller encore un peu plus loin dans le principe des MDD mais c'est plus que de la MDD pour le coup.
Est-ce que finalement demain, on peut l'espérer, ce sont pas les producteurs qui seront enfin les plus puissants dans ce rapport de force ? C'est ce qu'on essaie de faire. C'est c'est c'est notre mission, c'est ça.
Oui. Alors madame Goselin, ensuite voilà. Oui, je voulais juste reprendre.
Vous parliez de d'entreprises d'usine comme le filtage Boulogne. Est-ce que ce sont à l'origine des entreprises qui existaient que vous avez repris ou est-ce que ce sont des créations d'entrepris parce que le le modèle pour le Pruneau par exemple, c'est fait c'est trouvé d'obligation de de créer. C'est les deux madame la sénateure.
C'est c'est les deux. Euh il peut nous arriver de faire des acquisitions ou de créer une usine de transformation. Et donc Eveline, une dernière pourquoi vous n'avez pas une vocation internationale où vous avez l'intention d'en avoir une à terme ?
Réponse. Alors en ce qui concerne Brosol, nous sommes implantés en Italie par exemple. Donc nous pourrions avoir une vocation à l'international.
Nous sommes très focalisés aujourd'hui sur notre développement en France. Notre modèle, je le redis encore une fois, pardon d'un système est un modèle aussi qui est véritablement orienté à la monde. Et pour bien réussir une stratégie d'internationalisation de notre modèle, il faudrait reconstruire une chaîne à mon dans les pays choisis, ce qui est possible mais ce qui est évidemment un peu plus long.
Donc notre stratégie commune euh c'est d'abord de se rapprocher euh des clients français. Et c'est vraiment, j'insiste là-dessus, là aussi une une philosophie que nous partageons ensemble. Nous ne faisons pas une course au mètres carrés.
On nous demande souvent mais combien de magasins vous allez ouvrir et et où et combien et où où et combien ? C'est pas notre sujet. Notre sujet en fait, c'est d'être au plus proche des consommateurs, nous rapprocher des populations.
La première raison et on l'oublie souvent, la première raison de fréquenter un commerce partout dans le monde, c'est la proximité. C'est la première raison avant le prix, avant le produit et cetera. Donc en nous rapprochant euh des consommateurs, on donne la possibilité à celui-ci de venir faire ses courses en produit frais avec tout ce qu'on vous a dit sur la sélection, la transformation, la bonification, le transport et la vente de ces de ces produits.
Si je peux me permettre à un point complémentaire, nous sommes ravis d'être faire partie de de cette enquête, mais nous sommes un petit distributeur. on a moins de 340 points de vente quand certains de nos concurrents généralistes vont jusque 2000 points de vente. Donc si je peux me permettre, nous notre international à nous c'est la Bretagne, l'Illande, l'Île-de-France parce qu'aujourd'hui on a une grande partie du territoire qui n'est pas couverte non plus.
Ultraamarin vous avez pas de encore non on n pas de magasin. Après vous n'êtes pas si de quelques questions. J'ai quelques questions mais déjà je vais je vais rebondir sur ce que vous venez de dire.
Vous n'êtes pas si petit que ça. Si j'ai bien lu à peu près la moitié du chiffre d'affaires de Carrefour. Je je parlais de nombre de points de vente madame.
La question était sur le développement et l'expension. C'est bien. Mais donc je précise quand même que vous n'êtes pas si petit que ça et que vous êtes donc tout à fait comparable au grand au grand distributeur.
Moi, j'ai deux questions. Peut-être peut-être sommes-nous les plus modestes. Ah, peut-être.
Ça ça vous appartient. Je vous laisse je vous laisse mettre de vos mots. Euh je voudrais revenir sur la question immobilière.
Vous disiez, nous sommes toujours en location. Euh à qui appartiennent à qui appartient appartiennent les murs ? à des foncières tiers à aujourd'hui il y a plusieurs foncières tiers euh à qui appartiennent les murs.
En fait, on a une grande diversité de bailleurs parce que nous choisissons nos implantations encore une fois des magasins en fonction de l'emplacement et du potentiel qu'il offre. Donc on a plein de de bailleurs différents. D'accord.
Je précise ma question. Aucun d'entre vous n'est bailleur pour les autres. Ah aujourd'hui nous sommes systématiquement en location pour l'exploitation de nos magasins.
D'accord. Oui. Et vous la question c'est est-ce que vous avez un rapport avec euh d'une manière ou d'une autre avec les bailleurs direct ou indirect ?
Alors si si votre question est euh est-ce que les actionnaires historiques minoritaires sont propriétaires de certains murs ? La réponse est oui. Euh et pour aller directement droite au but, le taux d'effort, le poids du loyer sur le chiffre d'affaires est strictement identique quel que soit quel que soit le bailleur.
Il est combien ? Il est aux alors on va on va vous le faire. Oui, on a déjà Mais il est en lig mais il est en ligne avec le marché.
Il est en ligne avec le marché. Il est standard. Alors non parce que peut-être juste un point juste pour renforcer le point de Jean-Paul.
La question qui se passe derrière la question défensière est souvent les arbitrages de marge. Je crois que c'est comme ça que vous avez abordé le sujet avec certains distributeurs. Est-il possible de faire de la péréquation ou des arbitrages de marge entre des revenus fonciers et des revenus d'exploitation ?
C'est impossible chez nous. 100 % des revenus des exploitants que vous avez devant vous sont liés à l'exploitation. D'accord ?
Il n'y a aucune péréquation ou transfert de marge entre des revenus fronciers et des revenus d'exploitation puisque les partenaires que vous avez devant vous là ne possèdent aucune frontière et ne possède aucun mur. Je vous remercie. C'était précisément ma question.
Merci de cette réponse précise. Alors, j'ai une dernière question. On a eu hier le PDG de Carrefour qui nous disait qu'il que dans ces dans les projets du groupe Carrefour, c'est de créer un carrefour frais, il me semble.
Est-ce que vous voyez là une sorte de copie de ce que vous avez déjà créé ? Est-ce qu'en réalité vous n'êtes pas en train de devenir puisque Grand Fractionne bien et a des résultats quand même tout à fait honorables ? Vous n'êtes pas en train de devenir un modèle à suivre pour la grande surface en vous étant spécialisé sur les rayons qui finalement sont des rayons à forte valeur ajoutée ?
Moi, je pense qu'il ne nous appartient pas de commenter les stratégies des distributeurs, concurrents, compétiteurs. Ce que je peux vous dire en revanche, c'est que en France, l'alimentation est un sujet sanitaire comme partout dans le monde et que plus nombreux nous serons à s'intéresser à la qualité des produits vendus et c'est le cas pour notre enseigne Grand frais à leur origine, à la façon effectivement dont on rémunère les agriculteurs et donc à la façon dont la ferme France vit aujourd'hui, mieux ce sera d'un point de vue évidemment sociétal pour notre pays. Bien, il n'y a plus de questions complémentaires.
Messieurs, est-ce qu'il y aurait un point que nous n'aurions pas abordé que vous souhaiteriez souligner ? Très bien. Et ben, je vous remercie.
Je vous remercie également de de bien vouloir nous faire parvenir les documents que nous avons sollicités et tout autre qui vous semblerait important une fois encore de de porter à notre connaissance, à la connaissance de la commission d'enquête. après coup. Merci beaucoup messieurs.
Merci à vous. Merci beaucoup. Merci
Anne-catherine Loisier