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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 2 avril 2013 7 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesImmigration & asile

Marine Le Pen lance un appel aux peuples d'Europe

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:06Invité politiqueFait
    « Des décennies de mensonges ont peu à peu transformé la belle idée européenne en un monstre froid, bouffi d'orgueil et de mépris pour les démocraties et les souverainetés. »
  • 1:16Invité politiqueFait
    « Un monstre tapis à Bruxelles, prêt à sacrifier les peuples, leur prospérité, leur culture, leur fierté et l'avenir de leurs enfants au nom de dogmes devenus année après année, aussi sacrés que sont les dogmes religieux. »
  • 1:43Invité politiqueFait
    « Dérive fédérale, financière et ultra-libérale vers un projet sans frontières, sans nation et sans peuple. »
  • 1:52Invité politiqueFait
    « Un projet au bénéfice exclusif d'une petite minorité toujours plus restreinte. »
  • 2:16Invité politiqueFait
    « La responsabilité de ces hommes politiques devant l'histoire est immense. Et ils ne paieront probablement jamais la somme désastreuse de leurs forfaits. »
  • 2:32Invité politiqueFait
    « On nous avait vendu la paix et beaucoup ont cru au projet européen parce qu'il mettait fin à la guerre entre les peuples d'Europe. »
  • 2:41Invité politiqueFait
    « Mais c'est désormais vers la haine, vers la guerre que nous conduit l'Union européenne en attisant les tensions, le ressentiment et les rancœurs entre nations. »
  • 2:56Invité politiqueChiffre
    « La Grèce, le Portugal, l'Irlande, Chypre, l'Espagne, l'Italie. »
  • 3:04Invité politiqueFait
    « Demain, la Slovénie s'écroulera. »
  • 3:47Invité politiqueFait
    « À travers cet appel que je vous lance, amis d'Europe, c'est à nos jeunes que je veux répondre. »
  • 4:37Invité politiquePromesse
    « J'ai solennellement demandé au président de la République française un référendum en janvier 2014 sur la fin de l'Union européenne par la sortie de la France. »
  • 5:29Invité politiqueFait
    « où l'immigration ne sera pas utilisée pour faire baisser les salaires »
  • 5:33Invité politiqueFait
    « où la banque ne sera plus le monarque absolu de droit divin. »

Temps de parole

  • Marine Le Pen99 %

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Marine Le Pen

Chypre est l'amère goutte d'eau qui fait déborder aujourd'hui le vase de la colère des peuples d'Europe. Cette colère, elle est légitime. Je souhaite la transformer en espérance et en force pour le changement. A cet effet, je lance aujourd'hui depuis Paris un appel aux peuples d'Europe, amis d'Europe. Il est des moments dans l'histoire où, plongés dans les ténèbres, les peuples voient poindre la lumière à l'horizon, une petite lumière. D'abord incertaine, vacillante, fragile, mais qui, au fur et à mesure, grandit, se vivifie, allume les cœurs et les esprits, nourrit de l'espérance que font en elle les peuples et les nations. Nous sommes à l'un de ces moments de l'histoire.

Les ténèbres ont envahi notre continent, nos chers et vieux pays. Ces ténèbres prennent la forme du chômage de masse, de la pauvreté, du délitement des identités nationales, de la désespérance et, au final, d'un cruel sentiment d'abandon. Des décennies de mensonges ont peu à peu transformé la belle idée européenne en un monstre froid, bouffi d'orgueil et de mépris pour les démocraties et les souverainetés. Un monstre tapis à Bruxelles, prêt à sacrifier les peuples, leur prospérité, leur culture, leur fierté et l'avenir de leurs enfants au nom de dogmes devenus année après année, aussi sacrés que sont les dogmes religieux.

Oui, chers amis d'Europe, on nous a souvent menti, on nous a souvent trompé. L'Union européenne est entraînée dans une dérive sans fin pour tenter de se sauver elle-même à tout prix. Dérive fédérale, financière et ultra-libérale vers un projet sans frontières, sans nation et sans peuple. Un projet au bénéfice exclusif d'une petite minorité toujours plus restreinte. Enfin, et c'est le plus triste, un projet porté par ceux-là même qui ont reçu des peuples mandat pour les défendre et les protéger. Un projet porté en France indistinctement par la droite et par la gauche. La responsabilité de ces hommes politiques devant l'histoire est immense.

Et ils ne paieront probablement jamais la somme désastreuse de leurs forfaits. Mais un projet aujourd'hui aux abois, en voie d'affaiblissement, qui réagit par le durcissement et la violence parce qu'il sent qu'il est sur le point de terminer. On nous avait vendu la paix et beaucoup ont cru au projet européen parce qu'il mettait fin à la guerre entre les peuples d'Europe. Belle idée, certes. Mais c'est désormais vers la haine, vers la guerre que nous conduit l'Union européenne en attisant les tensions, le ressentiment et les rancœurs entre nations. Dans sa chute, cette Union européenne a déjà entraîné trop de nos pays. La Grèce, le Portugal, l'Irlande, Chypre, l'Espagne, l'Italie.

D'autres nations sont en train de sombrer. Demain, la Slovénie s'écroulera. La mienne, la France, prend maintenant la voie empruntée par les premières. Elle les rattrape à grands pas sur ce chemin de la nuit des peuples. Partout, une forme d'esclavage ressurgit à travers les terrifiantes politiques d'hyper-austérité. Elle saigne les peuples sans but ni résultat. Les uns paix, sans dette, les autres sont étranglés, voient leur salaire et leur retraite chuter, alors que le vautour de Bruxelles lorgne désormais ouvertement sur l'épargne parfois accumulée tout au long d'une vie de travail. Les jeunes de nos pays le crient, vos erreurs, notre futur.

À travers cet appel que je vous lance, amis d'Europe, c'est à nos jeunes que je veux répondre. Je veux pour nos fils et pour nos filles d'Europe un avenir. Nos nations sont riches et de leur talent, de leur histoire et de leur culture. Nous n'avons pas le droit de baisser les bras. Chypre n'est pas une fatalité. Nous avons au contraire le devoir d'être fidèles à ce que nous sommes, le berceau de brillantes civilisations qui ont changé la face du monde. Les peuples d'Europe, plus que tous les autres, ont façonné le visage du monde, ont produit dans leur aventure millénaire des trésors qui peuvent servir toute l'humanité. Ces génies nationaux doivent continuer de vivre.

Peuples d'Europe, unissez-vous dans le combat pour la liberté. J'ai solennellement demandé au président de la République française un référendum en janvier 2014 sur la fin de l'Union européenne par la sortie de la France. Portez le même message dans vos pays. Bousculez vos gouvernements. Bousculez l'oligarchie bruxelloise. Ne laissez pas les ennemis des peuples seuls maîtres du jeu. En tant que peuple, vous êtes les seuls souverains. N'oubliez jamais cela. Tout tient de vous. Tout doit naître de votre volonté. La raison doit triompher des ténèbres de l'idéologie mortifère de l'Union européenne. Elle imposera la réalité de ce que sont les nations souveraines, libres et amies.

Elle remettra les peuples au centre du jeu par le retour de la démocratie véritable. Elle permettra un monde plus juste, un monde meilleur, où le petit ne sera pas forcément écrasé par le gros, où l'immigration ne sera pas utilisée pour faire baisser les salaires, où la banque ne sera plus le monarque absolu de droit divin. Peuples d'Europe, demandez partout dans vos nations des référendums sur l'Union européenne. Détournez-vous de tous ceux qui ont une responsabilité dans cette construction européenne totalitaire. Unissez-vous pour rebâtir votre industrie, pour retrouver votre prospérité, pour imposer la création de richesses plutôt que le partage de la pénurie.

Faites respecter votre identité de peuple, soyez-en fiers et n'acceptez pas de vous faire voler vos frontières, vos traditions et parfois même votre langue. Il y a des moments de l'histoire où des hommes et des femmes doivent se lever pour montrer au peuple un autre chemin. Je le fais aujourd'hui par amour de mon peuple et de mon pays et parce que j'ai pour vous, amis d'Europe, une sincère et profonde amitié et la conviction d'une communauté de destin entre nous. Chacun trouvera dans son propre génie national les ressources de son redressement. Si je ne veux plus de cette Union européenne, c'est justement parce que je veux les nations.

Je veux l'Italie, je veux l'Espagne, je veux l'Allemagne, je veux la Suède, je veux le Portugal, je veux la Pologne, je veux toutes les nations, je veux la France et je veux un avenir pour chaque peuple. Je multiplierai donc les initiatives dans les mois qui viennent afin de porter dans les différents pays européens cet espoir de changement et rencontrer les acteurs susceptibles de participer à la reconstruction nécessaire d'un avenir européen. Merci.

7:02
Locuteur

Merci. Merci.

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