Louvre : un cambriolage bien préparé - C à Vous l’intégrale - 27/10/2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
La taxe Zucman ou sa version light pourrait-elle sauver le gouvernement Lecornu ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Le PS conditionne-t-il son soutien à une version allégée de la taxe Zucman ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Vous critiquez la lenteur de l'Europe face à la concurrence chinoise dans l'automobile. Pourquoi ?
- 8:00RelanceRéponse partielle
Les airbags Takata ont causé 19 morts en France. Stellantis a-t-il réagi assez vite ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Le cambriolage du Louvre : comment des voleurs ont-ils pu agir aussi rapidement ?
- 12:00OuverteRéponse directe
La couronne de l'impératrice Eugénie a été retrouvée. Pourquoi les bijoux n'ont-ils pas tous été volés ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00P.CohenFait
« Si nous ne réussissons pas la semaine prochaine, ça sera terminé. Nous serons dans une situation de blocage complet. »
- 4:00P.CohenFait
« Du sort de cette discussion dépendront la position du PS, la viabilité du budget, la survie du gouvernement Lecornu menacé de censure. »
- 6:00A.de MontchalinFait
« Nous voulons protéger à tout prix les entreprises, les entrepreneurs, l'investissement et les biens professionnels. »
- 7:00P.CohenChiffre
« G.Zucman proposait de prélever 2 % sur les patrimoines de plus de 100 millions avec un rendement espéré de 15 milliards d'euros. »
- 10:00L.AmarChiffre
« Un butin estimé à 88 millions d'euros, 2 suspects en garde à vue depuis samedi. »
- 12:00S.BernFait
« C'est l'histoire de France à laquelle on s'est attaqué ce matin au Louvre. »
- 14:00L.ValdiguiéFait
« Ils ont raté leur dernière minute. Tout était parfait... Si ça a duré 7 minutes en tout. »
- 16:00L.ValdiguiéChiffre
« Pour dessertir le grand collier de la reine Eugénie, il faut 2 heures. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Très heureuse de vous retrouver. On est de retour en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe. Salut à tous les 5.
A la une, la taxe Zucman ou la censure. - Je défendrai avec mes camarades la taxe Zucman. Si nous ne réussissons pas la semaine prochaine, ça sera terminé.
Nous serons dans une situation de blocage complet. - A.-E.Lemoine: La taxe Zucman ou sa version light, qui pourrait décider du sort du gouvernement Lecornu. - P.Cohen: C'est la condition posée par le PS. - A.-E.Lemoine: On en parle avec un grand patron, l'ancien PDG de PSA et directeur général du géant mondial de l'automobile, Stellantis, jusqu'en décembre 2024.
Bonsoir, C.Tavares. Vous venez pour cet ouvrage, "Un pilote dans la tempête".
Vous revenez sur votre carrière dans l'automobile, qui vous a inspiré ce titre. C'est un secteur en crise, l'automobile. Vous critiquez la lenteur de l'Europe face à la concurrence chinoise.
Le secteur automobile, marqué par le scandale des airbags Takata... - E.Tran Nguyen: Des airbags défectueux qui ont fait des victimes.
Il y a 19 morts en France et une vingtaine de blessés. Autant de victimes qui auraient pu être évitées, selon les associations. - A.-E.Lemoine: A la une, le casse du siècle. ... - L.Amar: J.Fallon se moque De la France dans son late show, après le cambriolage du Louvre.
L'enquête avance. Deux suspects ont été arrêtés samedi. - A.-E.Lemoine: On fera le point avec L.Valdiguié dans un instant.
Le procès des cyberharceleurs de B.Macron... - On va répondre.
Je suis là pour répondre. - Ca, c'est le comble. Il va d'abord falloir qu'on me fasse des excuses. - L.Sénéchal: Ils ont tous relayé la fake news selon laquelle B.Macron était un homme. - A.-E.Lemoine: Après 20h, I.Huppert est la femme la plus riche du monde, dans un film signé T.Klifa dans lequel elle est remarquable aux côtés de L.Lafitte et R.Personnaz.
A.Chamfort sera également présent pour célébrer ses 50 ans de carrière. - P.Lescure: On parlera de Beaubourg.
Le Centre Pompidou a fermé, mais c'était la fête ce week-end, une fête en musique. - A.-E.Lemoine: En cuisine, une cheffe cuisinière nutritionniste et créatrice de contenu, Zoé Ladiet. - B.Chameroy: Bonsoir.
Zoé porte bien son nom. Pour la rentrée, ce soir, du persil! Et un peu de noisettes.
On peut faire autre chose? - Zoé Ladiet: On va faire des mini-courges, jambons, champignons, gratiné au fromage. - A.-E.Lemoine: L'édito de Patrick.
Les socialistes discutent avec le gouvernement d'une version allégée de la taxe Zucman sur les plus hauts patrimoines. - P.Cohen: Du sort de cette discussion dépendront la position du PS, la viabilité du budget, la survie du gouvernement Lecornu menacé de censure, laquelle pourrait entraîner une dissolution et de nouvelles élections.
Compte tenu du calendrier, ça nous ferait une fin d'année en campagne mais sans budget. Le PS et le bloc central ont envie de trouver un même point d'atterrissage. Les socialistes ont besoin d'un trophée qui leur permettrait d'échapper aux accusations des insoumis de trahir la gauche et de sauver le macronisme.
Les macronistes ont besoin de sauver leur peau mais pas en sacrifiant leur doxa économique et en risquant de faire fuir entrepreneurs et investisseurs. - B.Vallaud: S'il n'y a pas une mise à contribution sérieuse, et nous formulons les propositions pour cela, des très hauts patrimoines, des multinationales, il manquera de l'argent pour boucler un budget autrement que sur le dos des gens. - P.Cohen: Faire payer les riches pour donner aux pauvres.
De l'autre côté, la position du gouvernement. - A.de Montchalin: On peut se mettre d'accord sur la lutte contre l'optimisation des plus riches?
La réponse est oui. Le débat, c'est comment. Le Premier ministre a été clair.
Nous pouvons travailler sur beaucoup de dispositifs, mais avec une ligne...
Pas une ligne rouge, mais une ligne de cohérence: nous voulons protéger à tout prix les entreprises, les entrepreneurs, l'investissement et les biens professionnels. - P.Cohen: Protéger les biens professionnels, ce que G.Zucman voudrait imposer. - A.-E.Lemoine: La proposition des socialistes d'une taxe allégée... - P.Cohen: G.Zucman proposait de prélever 2 % sur les patrimoines de plus de 100 millions avec un rendement espéré de 15 milliards d'euros.
Le PS propose une taxe de 3 % sur les patrimoines de plus de 10 millions, mais en excluant les entreprises innovantes et les entreprises familiales. Et ce, quand une personne physique détient à partir de 51 % des parts. Rendement attendu: entre 5 et 7 milliards d'euros.
Mais l'économiste a des doutes. Pour lui, qui dit exonération dit optimisation. - G.Zucman: Quand on introduit des exonérations, des échappatoires, on prend le risque de lancer la machine à optimisations.
C'est la grande leçon de l'ISF. En 1981, le pouvoir socialiste crée l'impôt sur les grandes fortunes. Il en sort tout de suite les biens professionnels.
C'est-à-dire les grosses détentions actionnariales. Là, les socialistes proposent de sortir les détentions de plus de 50 % en capital d'une entreprise. A l'époque de l'ISF, c'était 25 %.
Le risque, c'est que les personnes très fortunées, qui sont très bien conseillées, risquent d'exploiter ces échappatoires pour échapper à l'impôt. - P.Cohen: Il dit que les biens professionnels sont mal nommés parce que les hauts patrimoines sont suspectés de loger des biens personnels à usage personnel dans leurs holdings et de les faire passer pour des biens professionnels.
On parle souvent des jets, des yachts ou de ce genre d'attributs de richesses. G.Zucman fait pression sur le PS, lequel fait pression sur le gouvernement, qui subit la pression des LR et du Sénat.
Injonctions contradictoires. P.Brun a résumé ainsi hier... ... - A.-E.Lemoine: Ca vous inspire ou pas, vous qui êtes pessimiste dans votre livre, sur les chances de la France de s'en sortir?
Vous parlez de guerre civile. - C.Tavares: Vu du Portugal, la France a besoin de plus de cohésion et non pas l'inverse.
Du point de vue de la cohésion de la société, la manière dont on aborde ce sujet est sans doute bipolaire, pour le moins. La manière dont on aborde le sujet aurait pu être, dans le cadre plus large des efforts que le pays doit faire, de demander aux plus fortunés de faire des propositions pour contribuer généreusement à l'effort national. - A.-E.Lemoine: Vous pensez qu'il y aurait eu beaucoup de volontaires? - P.Cohen: Vous connaissez les adresses des plus fortunés? - C.Tavares: L'ordre public les connaît bien. - P.Cohen: Qui serait le porte-parole des plus fortunés? - C.Tavares: Il y a plusieurs choix possibles.
En abordant le sujet de cette manière, on est en train de contribuer à la division plutôt qu'à la convergence et à la cohésion. Ca paraît évident. Ensuite, si ça s'inscrit dans un cadre large d'efforts, il est normal qu'il y ait une contribution, mais la manière la plus intelligente de la susciter, c'est de demander à ce que ce soit un acte spontané et généreux de leur part. - A.-E.Lemoine: Vous trouvez que c'est trop agressif? - C.Tavares: C'est divisif.
On fragmente la société française et on continue de le faire. Je ne sais pas si c'est ce dont le pays a besoin. Quand vous annoncez ce qui pourrait se produire si elle n'était pas votée, ça crée un déséquilibre entre ceux-ci et tout le reste. - P.Cohen: Donc votre idée, c'est que le pouvoir exécutif convoque autour d'une table B.Arnault et quelques autres et leur demande ce qu'ils sont prêts à faire pour le pays? "Vous êtes prêts à contribuer pour nos finances publiques?" - C.Tavares: C'est pas loin de ça.
Ce que j'aurais fait...
Si vous avez un plan pour redonner au pays l'équilibre budgétaire dont nous avons besoin, vous commencez par expliquer les grandes composantes de votre plan. Là-dedans, il y a aussi une composante pour vous. On aimerait que ce soit dans cet ordre de grandeur.
Vous pourriez nous faire des propositions? De manière à ce que ce soit votre initiative généreuse qui contribue à la cohésion de la société plutôt que ce soit purement coercitif et que ça crée de la division. - A.-E.Lemoine: Une sorte de conclave des super-riches qui se mettent d'accord... - C.Tavares: Un plan où vous décrivez l'ensemble des secteurs où vous voulez une contribution. - A.-E.Lemoine: Et ils seraient heureux de le faire? - C.Tavares: Vous leur laisseriez une porte de sortie élégante pour qu'ils le fassent de manière généreuse. - A.-E.Lemoine: Cette fragmentation existe parce que la France a un problème avec le capitalisme? - C.Tavares: Elle a un problème de non-distinction entre l'argent et l'usage qu'on en fait.
C'est cette distinction qui pose problème. L'argent, c'est l'argent. L'usage qu'on en fait, c'est autre chose.
Ca peut être vertueux ou non. Ce sont 2 choses différentes. D'un point de vue gouvernemental, on a intérêt à créer les conditions d'une convergence des efforts et non pas d'un jeu de ping-pong où chacun renvoie la balle chez l'autre en disant qu'il a fait tous les efforts.
Chacun doit apporter sa contribution. Le gouvernement décidera, avec les instruments fiscaux dont il dispose, quel équilibre il veut avoir entre les différents contributeurs. Mais aborder le problème de cette manière, c'est-à-dire "c'est eux qui doivent contribuer parce que les autres sont aux limites"...
Certes, c'est intéressant du point de vue politique politicienne, mais c'est pas comme ça qu'on va rajouter de la cohésion. De la cohésion Dans la société. - P.Cohen: Si je peux me permettre une question précise...
Est-ce que G.Zucman a raison, sur le fond, de penser que les bénéfices non distribués, les plus-values latentes, mériteraient d'être taxés davantage? - C.Tavares: Nous avons un problème d'équilibre budgétaire.
Je viens d'un pays qui est en excédent budgétaire depuis plusieurs années. - A.-E.Lemoine: Le Portugal, depuis 3 ans.
On imagine une redistribution et une augmentation des retraites, là-bas. - C.Tavares: Quand on arrive à la fin de l'année, le gouvernement distribue des chèques.
Quand il voit que l'atterrissage va être en excédent budgétaire, il distribue des chèques. C'est une bonne nouvelle qui n'est pas récurrente, mais c'est une bonne nouvelle. Le budget est à l'excédent.
La dette continue de baisser. On va bientôt passer sous la barre des 90 % du PIB. Ce qui me paraît évident, dans ce pays que j'aime qui est la France, c'est qu'il faut arrêter de diviser la société.
La fragmentation de la société crée des symboles. La résolution de ces problèmes symboliques conduit aux déséquilibres que vous avez énoncés tout à l'heure. C'est soit ça, soit une longue liste de catastrophes...
On ne va pas s'en sortir comme ça. Bien sûr qu'on peut aller plus loin, ils partiront ou reviendront...
Le point essentiel, c'est la cohésion de la société. Sans ça, pas de victoire collective. J'aurais abordé le problème en disant qu'il faut économiser tant de milliards ou qu'il faut une contribution supplémentaire de X. "On aimerait une contribution à hauteur de Y milliards.
Faites-nous des propositions. On vous laissera la possibilité de le présenter comme une contribution généreuse à la contribution de la société." - A.-E.Lemoine: L'argent peut stigmatiser celui qui le reçoit.
Il est question de votre salaire. 36,5 millions d'euros pour 2023. Un salaire approuvé lors de l'assemblée générale du groupe Stellantis qui a fait la une des médias. - En assemblée générale cet après-midi, le voici.
Son salaire vient d'être approuvé à 70 % par les actionnaires du groupe. Devant le site de Sochaux, les salariés sont partagés. - J'ai 38 ans de carrière ici.
On n'a jamais vu ça. - C'est beaucoup, oui, mais c'est quand même un PDG. - Il faudrait réduire l'écart, mais que voulez-vous?
A mon échelle, on n'y peut rien. - A.-E.Lemoine: Vous comprenez que ces 36,5 millions d'euros aient pu choquer?
Ces polémiques ne vous ont peut-être pas atteint autant qu'on peut l'imaginer. - C.Tavares: Il faut poser la question.
Je comprends les réactions. Mon salaire est indexé à 90 % sur les résultats de l'entreprise. Ca, c'est pas dit dans le reportage.
Il s'agit d'une transaction. Le monde devient de plus en plus transactionnel. On a de beaux exemples de l'autre côté de l'Atlantique.
Il y a 2 parties qui signent un accord. C'est une transaction. - P.Cohen: Il y a aussi l'acceptabilité sociale. - C.Tavares: La dimension éthique.
Si vous voulez que ce niveau de distorsion disparaisse, vous créez un parti éthique, un modèle de société, vous vous faites élire, vous faites des lois et on les respecte. Il y a un 3e élément tout aussi important. Pour cela, nous n'avons pas de très bonnes réponses.
Nous avons un pays qui a le niveau de prélèvement parmi les plus élevés du monde occidental, qui est le niveau de redistribution le plus élevé du monde occidental et qui a 7 millions de pauvres. Donc il y a un doute légitime sur l'efficacité de la machine. Ou il y a le constat que la production de richesses est insuffisante pour combattre la pauvreté.
Vous avez 3 angles différents sur un même problème, qui doivent être traités en profondeur. Pourquoi notre système redistributif, avec un prélèvement énorme, ne fonctionne pas? Pourquoi on a 7 millions de pauvres?
Pourquoi on s'insurge contre le salaire d'un patron, mais pas contre le salaire d'un footballeur ou d'un pilote de F1? Et si vous voulez une société qui soit le retour à l'Union soviétique, vous pouvez le décider et on respectera la loi. Mais il faut d'abord créer un parti politique, vous faire élire et imposer les lois qui vont avec. - A.-E.Lemoine: Vous avez brutalement quitté Stellantis le 1er décembre dernier.
Vous ne vouliez pas partir? Vous avez été poussé vers la sortie? - C.Tavares: Dans le livre que vous avez présenté, j'explique ça en détail.
C'est un beau synchronisme de manque de confiance réciproque entre le conseil d'administration et le PDG. A un moment donné, cette convergence...
Ils avaient un doute et j'avais un doute. Il a fallu se séparer et j'ai décidé de partir. - A.-E.Lemoine: Une divergence sur la stratégie sur les voitures électriques? - C.Tavares: Sur la mobilité zéro émission, absolument.
C'était un moment critique, la fin 2024. Tous mes concurrents pleuraient que c'était trop dur et qu'ils n'y arriveraient pas, alors que les règles étaient connues à l'avance depuis très longtemps. - A.-E.Lemoine: Les règles, c'était le tout électrique en 2035. - P.Cohen: La fabrication, oui. - C.Tavares: Dans une entreprise cotée en Bourse, la seule option qu'on a, c'est, à l'intérieur d'un cadre réglementaire, on fait la course pour la gagner.
Le cadre réglementaire n'est pas l'objet de la discussion. Il est là pour être respecté. C'est le propre d'une entreprise cotée en Bourse, qui est, par définition, légaliste.
L'opportunité de nos concurrents qui pleuraient que c'était trop difficile mettait en évidence notre avantage compétitif, parce qu'on était prêts. Il suffisait d'accélérer pour laisser tout le monde sur le côté et prendre le lead du marché électrique. C'était une belle opportunité de compétitivité.
Maintenant, si le cadre réglementaire n'est pas fait pour être respecté, c'est un autre débat qu'on peut avoir à Bruxelles! Donc on fait des lois et on fait des stratégies pour ne pas les respecter...
J'ai pensé à mes petits-enfants. En août de cette année, dans ma ferme au Portugal, on a eu 46 degrés. Manifestement, on est partis pour 50 degrés dans quelques années.
Je vous invite à expérimenter 50 degrés. C'est quelque chose! Aujourd'hui, on ne parle plus du réchauffement climatique.
C'est devenu une histoire connue. On va se prendre 50 degrés en août dans pas très longtemps et tout le monde est content! Du point de vue de mes convictions, ceci ne cadre pas avec ma vision de voir... - P.Cohen: Vous ne pensez pas que le couperet de 2035 condamnait à la mort assurée l'industrie automobile européenne? - C.Tavares: Ce que vous dit le citoyen, pas l'ex-patron de Stellantis, c'est que la méthode choisie est une méthode très peu efficace et très coûteuse pour la société.
La méthode imposée par l'UE...
J'explique dans le livre pourquoi et quelle était la bonne solution. C'est très coûteux et peu efficace pour la planète. Il y avait une meilleure solution.
Mais l'ancien patron de Stellantis faisait la course dans un cadre réglementaire donné et il avait toutes les cartes en main pour accélérer. C'était une opportunité de prendre le lead. - P.Lescure: Vous avez quitté Stellantis, mais vous n'êtes pas à la retraite au sens d'arrêter de travailler.
Vous vivez au Portugal. Vous produisez du porto. Vous avez investi dans la restauration de voitures de collection et la gestion de 5 hôtels.
Vous avez évoqué vos petits-enfants. Vous en parlez pas mal dans le bouquin. Vous évoquez cette planète qu'on va leur laisser.
Ca ne vous donne pas envie, y compris les critiques et les analyses que vous avez livrées, de faire un peu de politique? - C.Tavares: C'est une question qui m'est souvent posée par les médias portugais.
Je vais vous donner la même réponse par souci de cohérence. Ce qui est évident dans le monde européen, c'est vrai en France et au Portugal, c'est que les citoyens veulent des leaders politiques parfaits. Moi, je ne suis pas un homme parfait.
Donc je ne suis pas qualifié pour être un leader politique. Les citoyens veulent des gens parfaits. - E.Tran Nguyen: Personne n'est parfait... - P.Lescure: Ils sont souvent déçus... - C.Tavares: C'est pour ça qu'ils sont déçus.
On est en train d'organiser la déception, quand on dit qu'on est parfait. C'est la déception de la démocratie. Ce n'est pas notre intérêt.
La réponse, c'est que je ne souhaite pas devenir leader politique, à supposer que j'en aie la capacité, ce qui est discutable. D'abord, mon épouse me l'interdit. - A.-E.Lemoine: Vous n'avez pas la nationalité française.
Pourtant, vous avez fait vos études en France grâce à une bourse. Vos parents n'avaient pas les moyens de vous payer des études d'ingénieur. Vous avez dirigé et redressé PSA.
On ne vous a pas donné la nationalité française mais vous ne l'avez pas demandée. - C.Tavares: Exact.
La 1re chose que je raconte dans le livre, c'est que je suis très reconnaissant à la France de m'avoir fait boursier alors que j'étais un citoyen étranger et que j'ai bénéficié de la méritocratie républicaine française. J'en suis reconnaissant. Je suis allé dire au ministre Montebourg, quand PSA a été redressé: "Nous sommes quittes.
Je vous ai aidés et vous m'avez aidé." Je l'ai dit avec sincérité. J'ai eu le privilège d'être un boursier de l'Etat français.
Je serai toute ma vie reconnaissant à la France. La France doit en être fière. Quand j'ai rompu avec mon équipe et tous les salariés De PSA, je suis allé dire au ministre Montebourg que nous étions quittes. - E.Tran Nguyen: Quand vous étiez à la tête de Stellantis, vous avez eu affaire au scandale des airbags défectueux Takata.
Le fabricant de ces airbags japonais n'existe plus. Il a fait faillite. Mais ces airbags équipent toujours des centaines de milliers de véhicules en France et ils ont fait 19 morts et 25 blessés en France.
Autant de morts qui auraient pu être évitées si des mesures plus efficaces avaient été mises en place par tous les constructeurs, en particulier par Stellantis, impliqué dans la majorité des accidents mortels. 12 des 19 victimes françaises roulaient à bord d'une DS3 ou d'une C3. - En France, on fonctionne aux morts.
Il faut un mort, une mesure. Un autre mort, une autre mesure plus coercitive...
Le compte n'y est toujours pas. On ne sait pas combien de véhicules sont toujours équipés de cet airbag et en circulation, combien de remplacements ont eu lieu, quels modèles sont concernés. On dépend des chiffres donnés par les constructeurs.
L'autorité en France a été créée en 2020 pour contrôler le secteur automobile et elle n'a aucune autorité. Elle n'a d'autorité que le nom. Elle n'a aucun moyen coercitif pour obliger les constructeurs, pour investiguer et sanctionner. - E.Tran Nguyen: Pour contraindre les constructeurs à mettre en place des mesures pour mieux protéger les automobilistes, UFC-Que Choisir a lancé une action de groupe contre Stellantis.
Elle reproche aux constructeurs d'avoir continué de commercialiser ces véhicules équipés de Takata sans en informer les automobilistes et d'avoir procédé à des campagnes de rappel et de remplacement de véhicules de façon "totalement anarchique et déraisonnée". C'est ce qui ressort des réactions des téléspectateurs. Ils dénoncent des délais trop longs pour remplacer les véhicules.
Ca, c'est quand ils sont au courant qu'il y a une campagne de rappel. L'autre reproche, c'est que la campagne débutée en 2020 n'arrivait parfois pas jusqu'aux oreilles des principaux concernés, ou alors trop tard. Carole avait reçu ce courrier... 8 mois après sa mort!
B.Guérin a perdu son fils à cause d'airbags défectueux. - Il y a une question qui me brûle les lèvres.
Depuis quand savez-vous que les airbags Takata tuent, mutilent et vont continuer à tuer et à mutiler tant qu'on ne les aura pas retirés de tous les véhicules en circulation? - C.Tavares: Je comprends la longue narrative accusatrice qui provoque de la colère et de l'émotion.
D'abord, chez les constructeurs automobiles, les décisions de rappel sont prises par les équipes de la qualité, indépendamment du patron de l'entreprise, pour qu'il n'y ait jamais aucune interférence de l'économique sur la sécurité. Les décisions sont prises par le patron de la qualité, sur la base des éléments collectés et quand ils le jugent utile, sans influence du patron. C'est ce que vous trouverez dans les documents de délégation d'autorité qui existaient dans l'entreprise quand j'y étais.
Les airbags Takata, c'est pas un phénomène Stellantis. C'est un phénomène Takata. C'est 100 millions de voitures.
Stellantis, sous mon pilotage, a été très réactif et très organisé pour aller jusqu'à prendre la décision courageuse de demander aux clients d'arrêter d'utiliser la voiture. C'est pas une excuse, mais quand on arrête d'utiliser une voiture...
On trouve une solution de remplacement. C'est ce que nous avons fait avec notre réseau de concessionnaires. Ils n'ont pas tous réagi avec la même vitesse et avec la même agilité, mais nous avons piloté cette mise à disposition de voitures de remplacement pendant de nombreuses semaines et de nombreux mois.
Après, il y a des dispositifs légaux qui s'appliquent et qui ont été respectés, jusqu'à ce qu'on voie qu'il fallait aller plus loin. Depuis que je suis parti, ils sont allés encore plus loin. Stellantis a pris des dispositions très sévères qui vont jusqu'à demander au client d'arrêter d'utiliser la voiture et lui donner une voiture de remplacement. - A.-E.Lemoine: "Un Pilote dans la tempête" est disponible aux éditions Plon.
Voici la story de L.Amar. Un butin estimé à 88 millions d'euros, 2 suspects en garde à vue depuis samedi.
Louis, on refait avec vous le film du casse du Louvre. - L.Amar: Dimanche dernier, le plus grand musée du monde ouvre ses portes à 9h.
Les visiteurs ne resteront à l'intérieur que quelques minutes. - Cette information qui vient de nous parvenir... - Un cambriolage vient d'avoir lieu au musée du Louvre. - Selon les premiers éléments de l'enquête, plusieurs malfaiteurs se sont introduits dans le bâtiment... - L.Amar: Aucun blessé, mais 8 bijoux dérobés dans la galerie d'Apollon.
Un collier avec 8 saphirs de Ceylan, un autre avec 32 émeraudes ou un diadème. - S.Bern: Ce sont les bijoux de famille de la France.
C'est l'histoire de France à laquelle on s'est attaqué ce matin au Louvre. C'est ce qui est insupportable. Ensemble, il faut qu'on les retrouve. - L.Amar: Seule la couronne de l'impératrice Eugénie a été retrouvée.
Les cambrioleurs l'ont laissé échapper dans leur fuite. Quelques heures après, le ministère de la Culture affirme que les pertes sont inestimables. Elles sont finalement estimées et rendues publiques 2 jours plus tard. - Le préjudice a été estimé à la somme de 88 millions d'euros. - L.Amar: Une enquête est ouverte.
Les cambrioleurs utilisent une disqueuse pour fracturer une fenêtre du 1er étage. 7 minutes plus tard, ils prennent la fuite et les visiteurs sont évacués. Après 3 jours de fermeture, retour du public mercredi dernier.
Plusieurs milliers de personnes faisaient déjà la queue avant l'ouverture des portes. ...
Des touristes bien loin de l'agitation politique soulevée par ce cambriolage. Dès dimanche, J.Bardella évoque dans un tweet une "insupportable humiliation".
Il y voit le signe du délitement de l'Etat. Deux femmes sont ciblées: R.Dati et la directrice du Louvre. - La question de la responsabilité de la ministre de la Culture est posée. - M.Le Pen: Quand on est en poste et qu'on ne fait rien, on est responsable. - L.Amar: Réponse mercredi. - R.Dati: Il n'y a pas eu de faille des dispositifs de sécurité à l'intérieur.
On a sous-estimé pendant trop longtemps la sécurité des objets et des oeuvres d'art. - L.des Cars: Dimanche dernier, après avoir constaté aux côtés de la ministre de la Culture et du ministre de l'Intérieur les conséquences du vol, j'ai présenté à la ministre de la Culture, en responsabilité, ma démission.
Elle a refusé. - L.Amar: La directrice est aussi soutenue par ses pairs.
Réactions dans le monde entier car le cambriolage a fait la une dans le monde entier. Il s'est même invité dans les late shows américains. J.Fallon se lance dans une fausse interview avec le responsable de la sécurité du musée. ... - L.Amar: En plus d'inspirer les humoristes, le cambriolage du Louvre donne aussi des idées à des stars du cinéma.
Vous connaissez la série de films "Ocean's" avec G.Clooney, qui racontent des projets de braqueurs. Le prochain volet sera peut-être tourné à Paris. ... - L.Amar: Toute la semaine, l'affaire du Louvre a aussi fait le bonheur des réseaux sociaux.
Cette vidéo cumule près de 3,5 millions de vues. ... - L.Amar: Malgré les moqueries et les polémiques, l'enquête avance.
Le butin n'a toujours pas été retrouvé. Deux suspects ont été arrêtés samedi soir. L'un, à l'aéroport de Roissy, s'apprêtait à s'envoler pour l'Algérie.
L'autre en Seine-Saint-Denis. Les deux sont encore en garde à vue. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, L.Valdiguié.
Vous êtes grand reporter à "Marianne". Vous suivez l'enquête. - L.Valdiguié: Ils ont raté leur dernière minute.
Tout était parfait...
Si ça a duré 7 minutes en tout, 4 minutes dans la galerie d'Apollon, ça a été parfait. Ils ont installé leur nacelle, ont mis les plots, ont monté la nacelle...
Ils savaient que là-haut, avec leurs engins, ça allait suffire pour percer les 2 vitrines. Ils avaient repéré à l'avance les vitrines. Ils les ont choisies.
Ils sont passés à côté du plus beau diamant du monde. Ils ont fait les vitrines qu'ils voulaient faire. Là, ils sont redescendus et c'est là que ça se grippe.
Sur l'image où ils redescendent...
Quand ils enjambent, ils perdent la couronne. Celui avec le gilet jaune se penche parce qu'il la voit, la couronne. Elle est en plein milieu.
Il y a une espèce de douve. Il y a le trottoir et ça tombe en bas. J'ai chronométré.
Ca dure moins de 20 secondes à la descente. Il se rend compte que la couronne, qui est un bel objet...
Pourquoi l'a-t-il sortie à ce moment-là? Voulait-il la montrer à son copain dans l'euphorie? Elle tombe...
Ca va se gripper et ça ne se passe plus comme prévu. - P.Cohen: Il faut dire grâce à qui ils ont raté cette dernière minute?
Grâce à des gardiens qui ont battu, c'est ce qu'a dit la directrice du Louvre, le record du monde de vitesse. Il faut à peu près 20 minutes pour faire le tour et sortir. Ils ont mis 7 minutes. - L.Valdiguié: Après la perte de la couronne, c'est dans leur tête que ça se grippe.
Ensuite, ils voient plusieurs personnes courir vers eux, dont le fameux gardien. Là, ça ne se passe pas comme prévu. Ca arrive souvent, dans ces opérations.
Ils avaient prévu de tout faire brûler. C'est imbibé d'essence. Les policiers vont retrouver les 2 banquettes du camion nacelle imbibées d'essence.
C'était le rôle des deux qui attendaient en bas. Qu'ont-ils fait? Et ils ne sont pas encore arrêtés...
Il y a aussi tous ces objets... - A.-E.Lemoine: Le casque de moto, les gilets jaunes avec de l'ADN.
L'ADN de ces 2 suspects en garde à vue et qui étaient fichés pour grand banditisme? - L.Valdiguié: Les policiers de Seine-Saint-Denis disent que c'est la 1re division du banditisme de Seine-Saint-Denis.
Ca veut dire braqueurs, voleurs aguerris. Ils ont leur ADN depuis le milieu de la semaine. Ils savent que ces deux ADN ont matché.
On leur demande de retrouver les auteurs. Pour ça, il faut du temps. Il faut les surveillances, la téléphonie...
C'est difficile de surveiller des gens dans les cités d'Aubervilliers. Autrefois, ils mettaient des sous-marins, des policiers planqués dans des camionnettes. Là, ça ne suffit plus.
Il faut installer discrètement des caméras, faire des choses un peu sophistiquées. L'autre injonction qu'ils ont, c'est de retrouver les bijoux. Ils savent que dans les bijoux volés, c'est une course contre la montre pour...
Je n'étais pas expert, mais depuis une semaine, je le suis. Pour dessertir le grand collier de la reine Eugénie, il faut 2 heures. Les diamants, c'est très solide.
Le problème qu'ils ont, c'est que ce sont des tailles anciennes. En 1920, on change la taille des diamants. Ils étaient taillés comme ça, et en 1920, on les taille en biseau.
S'ils veulent se pointer dans n'importe quelle bijouterie européenne avec ces diamants non retaillés, on saura tout de suite que c'est les diamants du Louvre. Ce n'est pas gagné qu'ils les vendent aussi vite. Les policiers cherchent le commanditaire...
C'est un mauvais mot, parce que ça renvoie tout de suite à un oligarque russe qui aurait commandité tout ça. Le commanditaire peut être quelqu'un du narcotrafic, qui a commandé sur photo l'achat de ce casse. C'est possible. - A.-E.Lemoine: Pour l'instant, c'est le silence que gardent ces 2 suspects.
C'est aussi un grand classique? - L.Valdiguié: Un classique.
Ils attendent. Les policiers ont 96 heures pour essayer de multiplier les preuves contre eux, essayer de retrouver des éléments, faire des perquisitions, des auditions de gens de leur famille... - A.-E.Lemoine: De remonter jusqu'à l'éventuel commanditaire et d'arrêter d'intégralité du commando? - L.Valdiguié: Les 2 autres.
C'est important d'arrêter tout le monde. Les policiers ont su que l'un d'eux allait prendre l'avion. Ils ont été astucieux.
Il a dû y avoir une réunion prise au sommet de la préfecture et du parquet de Paris. Ce n'était pas l'intention des policiers de les arrêter. Ils voulaient attendre.
Les policiers sont furieux que tout ça ait fuité. Ils voulaient attendre le plus longtemps possible pour essayer d'avoir dans leur radar le plus de gens possible et le plus de bijoux possibles. Ils ont décidé de l'arrêter pour ne pas qu'ils leur échappent.
Ils ont fait ça en douceur. Pour la petite histoire, il a dû se faire les montagnes russes. - A.-E.Lemoine: Il a pu monter dans l'avion. - L.Valdiguié: Il a présenté son passeport au contrôle de la police des frontières.
Il a dû avoir une petite crainte de savoir s'il n'allait pas être arrêté. Il sait que son ADN est dans les fichiers. Le policier lui a tendu son passeport en lui souhaitant un bon voyage.
Il est rentré dans la salle d'embarquement et là, c'est le pire endroit. Vous êtes à la merci des policiers. S'ils veulent, ils retardent l'avion et fouillent leurs bagages.
Là, la BRI est intervenue et l'a interpellé. - E.Tran Nguyen: Au-delà du Louvre, ce n'est pas un cas isolé.
Depuis la rentrée, il y a une série de cambriolages de musées. Un musée à Limoges s'est fait voler de la porcelaine chinoise d'une valeur de 6,5 millions d'euros. A Paris, le Muséum national d'Histoire naturelle a été victime de vol de plusieurs kilos de pépites d'or.
Ca pose la question de la sécurité de nos musées. - L.Valdiguié: Si on fait le tour des musées...
Plus Beaubourg, qui a fermé pour 5 ans...
Mais si on fait le tour des musées, certaines vitrines devraient être mises au coffre. C'est ce qu'ils font un peu en catimini. A la BNF, ce qui est médailles, dans les vitrines, il n'y en a plus.
Il y avait une belle vitrine au Louvre avec 3 diamants, les 3 plus beaux du monde, dont le Régent, avec la couronne de Louis XV, qui est magnifique, mais c'est du toc. Si ça avait été une commande de quelqu'un pour admirer tout ça dans le sous-sol, on pourrait penser qu'ils auraient pris le Régent. - A.-E.Lemoine: Merci, L.Valdiguié.
Vous êtes nouveau spécialiste diamantaire en sertissage et dessertissage en plus d'être reporter à "Marianne". Restez avec nous. Le 5/5 de L.Sénéchal. 10 personnes jugées pour le cyberharcèlement de B.Macron. - L.Sénéchal: 8 hommes et 2 femmes.
Une campagne de harcèlement qui dure depuis 4 ans maintenant. E.Macron dénonce même les "fadas" qui sont derrière cette histoire.
Ce sont des prévenus qui assument ou minimisent. - Moi, je suis là pour répondre. - Ca, c'est le comble.
Il va d'abord falloir qu'eux me fassent des excuses. - J'espère que la France va sauvegarder la liberté d'expression. C'est important. - Quand on retweet des tweets ou des posts, on ne pense pas qu'un jour, on va se retrouver placé en garde à vue puis en correctionnelle.
On a pris quelques personnes par-ci par-là et on pense qu'avec ça, on va faire taire la rumeur. - L.Sénéchal: Il y a des profils qui surprennent.
Il y a un enseignant, un élu et un informaticien. Il s'appelle Jérôme et gagne 7000 euros par mois. Il travaille en Suisse et revendique un esprit Charlie.
Il parle de quelques tweets anodins qui n'ont pas pu faire de mal à la femme la plus puissante de France. Un autre à parfois relayé des messages traitant B.Macron de pédophile pour informer ou blaguer.
Il y a aussi des réactions de C.Owens. ... - L.Sénéchal: Cette dame a diffusé sur sa chaîne YouTube une série de vidéos baptisées "Becoming Brigitte".
Certaines ont été vues près de 5 millions de fois. Elle prétend que D.Trump l'a appelée pour lui demander d'arrêter ces vidéos.
Elle peut compter sur le soutien de la droite américaine. ... - L.Sénéchal: Ce sont tous des youtubeurs proches de D.Trump.
Ce procès a lieu jusqu'à demain à Paris. Les prévenus encourent jusqu'à 2 ans d'emprisonnement. - A.-E.Lemoine: D.Trump envisage une trêve commercial avec la Chine. - L.Sénéchal: Le président américain est en tournée en Asie.
Il va rencontrer le président chinois Xi Jinping pour la première fois depuis son retour au pouvoir. Un accord semble proche sur les terres rares. Trump a organisé une escale au Qatar et a fait monter à bord l'émir du Qatar pour rappeler son propre rôle dans la trêve à Gaza.
Trump Fait de la communication, jubile et s'autorise même une danse dont lui seul a le secret à l'arrivée en Malaisie. C'était devant les orchestres traditionnels. On imagine E.Macron arriver en Malaisie et entamer un pas de danse.
Pour sa prochaine étape en Corée, il aimerait rencontrer le dictateur coréen. "Je l'aime bien et il m'aime bien", déclare D.Trump.
On voit les images de leur rencontre en 2019 qui n'avait servi à rien à part installer Kim comme une personne présentable du monde. Il refuse pourtant de rencontrer son voisin du Nord, au Canada. Voici une archive déterrée par le Canada. ... - L.Sénéchal: Cette pub a été payée par l'Etat canadien de l'Ontario pour être diffusé aux Etats-Unis à la mi-temps des finales des championnats de base-ball entre l'équipe de Toronto et une équipe américaine.
Ca a rendu Trump furieux au point de menacer de droits de douane supplémentaires de 10 % sur tout produit venant du Canada. Il a redit tout à l'heure que la diffusion de cette vidéo était la source de son énervement. C'était la voix de Reagan dans les années 80, déterrée par le Canada.
C.Tavares, vous avez dirigé Stellantis. Il y a des marques américaines comme Chrysler.
Comment négocier avec un personnage comme celui-là et sortir de l'enfer qu'il a créé lui-même dans le secteur automobile? - C.Tavares: J'envoie la balle le plus loin possible et je recule quelques pas pour rendre la chose plus acceptable.
La méthode de négociation est plutôt bien connue. Il est sûr que les droits de douane sont une destruction de valeur et que la fragmentation du monde va créer plus de pauvreté. Ca veut dire qu'aujourd'hui, les Etats-Unis sont un pays 100 % transactionnel.
Ce sont les plus riches et les plus musclés. Ils veulent le devenir encore plus dans un monde où le PIB est constant. C'est un jeu à somme nulle pour le reste du monde.
C'est l'appauvrissement du reste du monde. Ca ne fera que créer des tensions et ne résoudra pas les problèmes globaux, comme le réchauffement climatique ou un éventuel vaccin pour une prochaine pandémie mondiale. Que se passera-t-il si, pour une prochaine pandémie, un pays a trouvé le vaccin et ne le donne pas aux autres?
Ce mode de management n'est pas adapté aux problèmes globaux que nous avons devant nous. Ca ne peut créer que de l'instabilité et de la tension. Cette fragmentation crée de la misère. - A.-E.Lemoine: Trump, dont le bras de fer avec les démocrates met des dizaines de millions de fonctionnaires au chômage partiel. - L.Sénéchal: Les fonctionnaires font la queue pour obtenir une aide alimentaire parce qu'ils ne sont plus payés depuis l'entrée en vigueur du shutdown, ce fameux blocage budgétaire américain. ... - L.Sénéchal: Au 1er novembre, ce sera pire.
L'aide alimentaire ne sera plus distribuée, faute de moyens, et à cause de ce shutdown, qui pourrait battre le record de 35 jours détenu par Trump pendant son premier mandat. Pendant que les Américains souffrent, Trump lance un chantier colossal à la Maison-Blanche. 350 millions de dollars pour se faire construire une salle de bal.
Il a montré à la presse la semaine dernière ce projet pharaonique. Il a lancé les travaux en grande pompe. ... - L.Sénéchal: Le problème, c'est l'ampleur des travaux.
Toute l'aile est de la Maison-Blanche est en train d'être rasée. Vous voyez ces images. Des murs ont été érigés, pour la plupart en 1812, après le grand incendie de la Maison-Blanche.
Les fondations sont même plus anciennes, creusées parfois par des esclaves. C'est un pan de l'histoire américaine qui est en train de disparaître sans que le Congrès n'ait son mot à dire. C'est financé par les riches soutiens de Trump.
Il y a notamment J.Bezos, mais sur Internet, ce projet désole, amuse. Il existe un modèle réduit de la Maison-Blanche.
Les internautes enlèvent l'aile est pour que ça ressemble à l'original. Il y a aussi l'IA qui permet d'imaginer à quoi ressemblera le projet final. ... - L.Sénéchal: Voilà.
Je pense que ce sera un peu plus mesuré. - A.-E.Lemoine: On finit avec un mariage à Notre-Dame de Paris ce week-end. - L.Sénéchal: La dernière fois qu'il y avait un mariage à Notre-Dame de Paris, c'était celui de Napoléon III et de l'impératrice Eugénie.
J'ai une image exclusive. Cette fois, c'était Jade et Martin qui se sont mariés ce week-end. Ils ont eu le droit.
Martin a travaillé pendant 3 ans à la restauration de Notre-Dame. Il est charpentier. Lui et sa femme ont conscience d'avoir eu droit à un mariage extraordinaire. - On se sent chanceux d'avoir été là.
C'était un moment exceptionnel dans la plus belle cathédrale du monde. On était émus et entourés de tous les gens qu'on aime. - A un moment, on est sortis.
Il y avait tous nos amis et nos familles qui étaient là. Il y avait aussi le public qui nous a accueillis en liesse. C'était un grand moment. - Il va nous falloir des mois pour se remémorer ce qui s'est passé et réaliser. - L.Sénéchal: Pendant le mariage, Martin pensait à la charpente derrière les pierres.
Sa femme lui disait qu'il pouvait penser au mariage. Ils ont été Célébrés par les invités et les touristes qui étaient devant le parvis. - A.-E.Lemoine: Merci.
C.Tavares, je rappelle votre livre. Merci de votre présence.