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interviewBACKSEAT· 13 juillet 2021 112 min

BACKSEAT : Saison 0 - Épisode 1 - Avec Rivenzi et Clémentine Autain (24/06/2021)

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:21
Présentateur

Bonsoir à toutes et à tous, salut, bien, super content de vous accueillir et de vous présenter, de vous dévoiler ce soir un projet sur lequel je travaille avec toute une équipe depuis bientôt 6 mois. Le grand talk show d'actualité politique sur Twitch, c'est Backseat et ça commence ce soir. Bienvenue à vous, j'espère que vous allez bien. On a un super beau plateau, ça fait super plaisir de vous le dévoiler. On va passer plus de deux heures ensemble ce soir dans Backseat. Backseat, c'est une émission qui aura lieu chaque semaine, chaque semaine le jeudi à 20h.

Je vous donne rendez-vous pour un talk show d'actualité politique qui a l'ambition immense d'être votre talk show, le talk show où on va parler de politique dans la perspective de l'élection présidentielle de 2022. Je suis super stressé, je ne vous le cache pas, j'ai très très mal dormi, ça fait depuis le début de la journée qu'on est sur le pont avec toute l'équipe. Très content de vous accueillir. Ce soir, je ne suis pas seul, j'ai le plaisir d'être sur ce plateau avec deux invités, avec deux chroniqueurs et non des moindres, avec Usul et Léa. Salut tous les deux. Salut. Très content de vous accueillir. Léa Chamboncel d'abord. Salut Léa. Léa, tu es podcasteuse.

Tout à fait, je fais des podcasts. Tu fais des podcasts politiques. Absolument. Tu en as deux en l'occurrence.

1:26
Invité

Ouais, Place du Palais Bourbon pour celles qui ne connaissent pas encore. C'est un podcast dans lequel j'interview des députés devant l'Assemblée nationale sur des questions d'intérêt général. Et il y a aussi Popol. Popol, c'est le premier talk show d'actualité politique qui est réservé aux femmes.

1:40
Présentateur

Et avec nous également Usul. Usul que vous connaissez peut-être ou peut-être pas. Usul, tu es chroniqueur pour Mediapart et t'es également streamer.

1:48
Invité

Exactement, exactement. Ta chronique s'appelle ouvrez les guillemets. Ma chronique s'appelle ouvrez les guillemets. Dernier épisode lundi d'ailleurs. Lundi prochain, ouais. Ouais, ce lundi là. Après ses vacances. Et après ses vacances. Et puis non, vu que je vais revenir ici, je pense.

1:59
Présentateur

Chaque semaine, chaque semaine, chaque semaine, Usul et Léa seront mes deux chroniqueurs avec moi. On sera pas seul. On aura des invités, on aura des jeux, on aura des personnalités politiques, des potes streamers, youtubeurs qui viendront aussi avec nous pour parler avec vous d'actualité politique. Donc je vous le disais, voilà, cette émission Baxit, on va la faire ensemble, on va la faire pour vous. On va essayer de s'adresser à vous, de vous parler de ce qui nous, nous touche beaucoup, qui est l'actualité politique, qui nous touche toutes et tous, mais pas tous avec la même intensité.

Et voilà, vous avez vu évidemment, et on va bien évidemment en parler, les élections régionales qui nous ont fait réfléchir aussi, bien évidemment, avec le taux d'abstention et plus globalement le rapport qu'on a avec la politique. Bon, qu'est-ce qui va se passer dans cette émission, les amis ?

2:44
Invité

Moi j'ai hâte que tu nous l'annonces, ça fait un moment qu'on attend qu'à 20h, il paraît qu'il va dire quelque chose, il va annoncer un truc.

2:50
Présentateur

Il y a un truc avec des invités, non ? Il va y avoir des trucs, mais d'abord on va discuter de cette émission. Pourquoi vous avez accepté de venir à mon invitation dans cette émission tous les deux ?

2:57
Invité

Oh, le salaire !

2:59
Présentateur

Facile, facile.

3:00
Invité

Non, oui, parce que je pense que c'est intéressant aussi d'avoir d'autres espaces pour discuter de l'actualité que les espaces, on va dire, mainstream, dans lesquels en effet, soit c'est le cirque, c'est d'ailleurs de plus en plus le cirque, souvent très orienté aussi politiquement d'ailleurs. Donc non, ici on va essayer de développer un ton un petit peu différent et de pouvoir parler de l'actualité comme elle vient au fur et à mesure, mais un peu comme on fait déjà dans nos streams persos.

3:23
Présentateur

Il se trouve que oui, nous trois, on est un peu à l'image de ce qui existe sur Internet depuis plusieurs années. En fait, la politique, ce n'est pas nouveau. Sur Twitch, ce n'est pas nouveau sur Internet. Et même d'ailleurs, on peut dire aussi qu'Internet est devenu un enjeu majeur où se passent beaucoup de choses en politique.

3:35
Invité

Absolument.

3:35
Présentateur

Les dernières années. Toi aussi, tu l'as vu, Léa ?

3:37
Invité

Ah bah ouais, c'est clair, même avant qu'on débarque, j'ai envie de dire.

3:40
Présentateur

Ouais.

3:40
Invité

Clairement.

3:41
Présentateur

Toi, tu as commencé quand ?

3:42
Invité

Moi, j'ai commencé en 2018, début 2018 avec le podcast. Le podcast, c'était vraiment essayer de mettre à profit mon expertise que j'avais accumulée avec mon taf en me disant, moi, je connais bien les arcanes du pouvoir. J'aimerais bien vulgariser un peu les choses et expliquer aux gens ce qui se passe devant l'Assemblée nationale. Et c'est comme ça que c'est venu en fait. Au début, je voulais écrire et j'ai un pote qui est producteur et qui est producteur audiovisuel en l'occurrence, qui m'a dit, ah mais tu as une voix sympa, tu devrais peut-être essayer le podcast. Puis là, on s'est marré, on a développé le format comme ça. Et depuis, ça continue.

4:11
Présentateur

Ok, d'accord. Très bien. Bon, qu'est-ce qu'on va essayer ? Tu parlais tout à l'heure, Usul, de ce ton un peu différent qu'on va essayer de faire.

4:17
Invité

Est-ce qu'on a la prétention de dire qu'on réinvente les missions politiques ? Je pense pas. Je pense que c'est quand même un exercice dans lequel il y a beaucoup de monde qui a déjà essayé de tout réinventer beaucoup de fois. Mais on va le faire à notre sauce, quoi.

4:27
Présentateur

Bah ouais, mais c'est quoi notre sauce, du coup, Léa ? Tu dirais que c'est quoi ?

4:31
Invité

Je pense qu'on va essayer déjà de casser les codes classiques des médias traditionnels et aussi le côté un peu austère qu'on peut attribuer à la politique. On va essayer d'avoir un... Bon, peut-être pas d'être plus détendu, mais en tout cas d'avoir un ton plus sympathique et puis faire des choses plus accessibles et prendre le temps, surtout. Ça aussi, c'est fondamental. Prendre le temps d'échanger avec les invités et d'expliquer aussi. Peut-être, moi, il y a un truc aussi que j'aimerais bien faire aussi, c'est de sortir un petit peu de...

Même si je sais que je le fais aussi, d'en ouvrir les guillemets, de sortir un petit peu de la politique politicienne, des petits arrangements, des petits trucs. Ouais. Pour essayer de rapprocher aussi de choses un petit peu plus concrètes, un petit peu plus proches aussi de ce qu'il y a dans la tête des gens. Il y a une élection régionale. Là, nous, on est d'accord tous les trois pour dire que c'est intéressant, on analyse les résultats. Je pense que le soir de la soirée électorale, on était tous devant notre télé à regarder, même à zapper entre les plateaux pour voir, tiens, il y a qui, il y a quoi, qui... Oh putain, j'en peux plus. Qui a dit qui sur quoi.

Or, dans la tranche des 18, je crois que c'est 18-35 ans, le taux d'abstention était de 85%. Ça veut dire que majoritairement, les gens, ça les blase, ces trucs-là. Ils en ont plein le cul, ils en ont plein le cul de voir ces gens-là. Ils en ont plein le cul aussi d'avoir des journalistes en face qui posent un petit peu toujours les mêmes questions sur les petits arrangements. Alors, vous avez fait la petite phrase, contre machin, est-ce que ça voulait dire que truc, machin ? Bon, essayez peut-être de... C'est ça aussi, de vulgariser un petit peu la politique un petit peu différemment.

Essayez de faire comprendre aux gens pourquoi nous, ça nous intéresse et pourquoi ça peut quand même être intéressant, tout en ne prenant pas de haut le fait que, eux, ça se trouve, ils passent complètement à côté de plein de trucs parce qu'ils sont sachants, quoi.

6:02
Présentateur

Mais d'ailleurs, c'est intéressant parce que tu soulignes en fait aussi une divergence qu'on a sur ce que c'est qu'en fait la politique. Le mot politique, c'est un mot qui recouvre des réalités très différentes. Il y a des gens qui sont passionnés de politique et qui, en fait, sont des passionnés des jeux partisans, des jeux de pouvoir et des jeux électoraux. Et c'est tout à fait légitime, ce n'est pas une critique. Il y a des personnes, et c'est vrai que c'est un peu ma manière à moi de faire de la politique depuis six ans maintenant sur Internet, très institutionnelle en fait. Moi, la politique, je la vois beaucoup, en tout cas, je la montre beaucoup dans ses aspects.

Pouvoir législatif, pouvoir exécutif, etc. Et je suis beaucoup moins branché que toi, Usul, sur le débat d'idées, sur la philo politique, sur les mouvements de fonds, les mouvements sociaux, ces genres de choses-là. Et c'est vrai qu'on n'a pas tout à fait la même approche. Et c'est une des raisons d'ailleurs pour lesquelles je voulais que tu sois avec nous sur ce plateau parce que voilà, la politique, ça recouvre beaucoup de réalités très différentes. Et je trouve ça intéressant. Et je suis d'accord avec toi qu'aussi, on va essayer de parler d'actu politique. On va parler chaque semaine, du coup, de l'actu de la semaine, évidemment.

La perspective qu'on se donne, c'est bien sûr celle de l'élection présidentielle. Je le disais dans le teaser, ce n'est pas une élection comme une autre, que ça nous plaise ou non, en fait. Parce que d'ailleurs, j'aimerais bien qu'on parle aussi de l'objet présidence de la République comme d'un objet sur lequel on peut réfléchir, on peut avoir un discours, on peut aussi se poser des questions sur l'hystérie que représente une campagne présidentielle tous les cinq ans. Mais c'est vrai que dans cette émission, on va aussi se donner le rôle de, je ne sais pas, d'avoir ce recul aussi intelligent que possible sur les différentes manières qu'on peut avoir de voir la politique.

Je ne sais pas s'il y a une hiérarchie d'ailleurs. Il y a une politique noble et une politique qui est moins noble pour toi, Usul ?

7:26
Invité

Oui, donc moi, tu disais, si tu avais fait appel à mon regard, c'est aussi parce que moi, je regarde pas mal ce qu'il y a dans tout ce qui est les mouvements sociaux, de manière très générale, que ce soit magnifique.

7:36
Présentateur

Et la littérature, politique.

7:39
Invité

Il y a des débats, oui, d'accord. Mais c'est vrai que dans les mouvements sociaux, il y a plein de gens qui s'engagent de plein de manières différentes, qui vont s'engager pour des causes ponctuelles, tout en étant complètement dégoûtés par les candidats, les partis politiques, le système électoral, qui sont des choses qui, vous deux, par contre, vous passionnent déjà un petit peu plus, le jeu des cabinets ministériels, la valse des conseillers, etc. Moi, ce n'est pas du tout mon truc, j'avoue, mais là-dessus, du coup, je n'ai aucune expertise.

Par contre, bon, tout ce qui est mouvements sociaux, trucs politiques un peu plus proches de comment les gens s'engagent, voilà, on va dire ça comme ça. Donc non, il n'y a pas noble, il n'y a pas noble, pas noble, mais en tout cas, il y a un truc qui est très exposé, qui passionne tous les journalistes politiques. Et il y a un volet qui passionne un petit peu moins, qui, en général, quand il est montré dans les médias, est caricaturé. Alors, on va montrer les violences, on va montrer ceci, on va montrer cela. Mais on parle rarement des choses qui secouent le fond de l'opinion française. Je repense au mouvement de la réforme des retraites.

Il y avait une majorité de la population qui soutenait le mouvement contre la réforme des retraites. Je repense au mouvement pour les gilets jaunes, qui a eu une sympathie dans l'opinion très haute pendant très longtemps.

8:46
Présentateur

Qui était très particulière, oui, oui.

8:47
Invité

Alors qu'il y avait...

8:49
Présentateur

Et sans déboucher politique institutionnelle, pour le coup.

8:51
Invité

Sans déboucher politique. C'est tout le problème de faire la jonction, après, entre des colères fortes dans la population et le jeu de la valse des places et des élections.

8:59
Présentateur

Est-ce que vous êtes d'accord avec moi quand je dis que la politique, c'est chiant ? Qui a toujours été un constat que moi, je pose avant de parler.

9:04
Invité

C'est pas que c'est chiant, en fait. Très rapidement, ça a été un truc d'élitiste. Perçu comme un truc d'élitiste. En voulant écarter du pouvoir un certain nombre de personnes, et de catégories de personnes, on a créé quelque chose qui ressemble à un entre-soi, où il y a des codes, effectivement, où il y a un jargon particulier. C'est un peu corporatiste, en fait. C'est pas chiant, c'est juste qu'on le rend, je pense, volontairement chiant.

9:25
Présentateur

Il y a J.Fouji dans le chat qui dit « c'est pas chiant, c'est frustrant ». J'aime bien le mot, je comprends.

9:30
Invité

C'est frustrant parce que t'as le sentiment que finalement, tout ce que tu fais, ça sert à rien. C'est vrai qu'aller glisser un bulletin dans l'urne, c'est finalement, aujourd'hui, l'expression la plus démocratique qu'on a dans notre système politique. Et t'as pas l'impression que ça a vraiment un impact sur ta vie au quotidien. C'est peut-être ça aussi qui explique les 66,7% d'abstention au premier tour des régionales.

9:52
Présentateur

Je comprends la notion de frustration, mais c'est vrai que c'est un truc aussi qu'on constate. La politique, c'est le clivage. Certains diraient même que c'est la lutte. Oui, complètement. Bien sûr, il y a des enjeux de pouvoir, comme tu disais en introduction. Les sujets politiques sont les sujets clivants. C'est même peut-être la plus haute forme de clivage, c'est les enjeux politiques. Et c'est vrai que dans une société du divertissement, c'est un peu plus chiant de regarder une émission politique qu'une émission de divertissement. Et c'est vrai, en fait, et c'est pas grave.

Moi, je considère que derrière le clivage, il peut aussi y avoir un intérêt à l'intellectuel, voire même une forme aussi, oui, d'une forme de divertissement. Mais il faut aimer apprendre, il faut aimer se confronter à des regards et tout. Ce qui n'est pas le cas de tout le monde. Et encore une fois, il n'y a pas de problème là-dessus. Mais c'est aussi pour ça, peut-être que cette émission, j'ai voulu qu'elle soit la plus détendue possible dans l'ambiance entre nous. Et ça revient à ce que tu disais, Usul, le but de Backseat, c'est que ce soit notre émission. C'est pas une émission, c'est pas une fausse émission de télévision. C'est pas un demi-stream non plus.

C'est une émission dans laquelle on a construit ensemble un projet dans le but que vous vous sentiez le plus à l'aise possible quand vous regardez cette émission, qui que vous soyez. Et quand je dis qui que vous soyez, c'est que vous votiez ou que vous votiez pas. Et on va pas vous dire de voter, d'ailleurs. C'est pas le but. On n'est pas du tout là pour vous donner des consignes. Bien au contraire, vous me connaissez, ça a jamais été ma souple. Cette émission, elle a pour but de vous faire rencontrer des gens, de vous faire réfléchir sur l'actualité. Et si ça doit être la première émission politique que certaines personnes regardent, notamment les jeunes, ce sera avec grand plaisir.

Elle est là pour ça, cette émission. Donc j'espère carrément que ça va marcher. J'avais une question à vous poser à tous les deux, et particulièrement à toi, Usul. Est-ce que c'est une émission de gauche, Baxit ?

11:25
Invité

Ah oui, oui. Moi, j'ai pris le téléphone pour regarder dans le chat. Quand ils ont vu Usul sur le plan large, il y a eu ceux qui ont dit « Ah ouais, chouette, il y a Usul ! » Et les autres qui ont dit « Ah putain, Usul, ça va être orienté ! » Alors je te pose la question.

11:38
Présentateur

Est-ce que dès que tu poses ton cul dans un plateau télé, ça devient une émission de télé de gauche ?

11:41
Invité

Ah oui, voilà, déjà. Non mais c'est marrant. Déjà, on n'aura pas des invités que de gauche, évidemment, ça va de soi. Et d'autre part, moi, j'ai subi pendant des années des émissions dans lesquelles il y avait des chroniqueurs politiques qui étaient là toutes les semaines, avec lesquels je n'étais pas d'accord. Je regardais quand même l'émission politique.

11:55
Présentateur

Oui, c'est vrai.

11:56
Invité

Si les questions étaient... Enfin là, si les échanges étaient intéressants, les invités étaient intéressants, ça pouvait être intéressant quand même aussi de confronter. Après, ça ne veut pas dire... Moi, je ne viens pas là pour m'en servir comme une tribune où je vais déballer mes discours politiques. J'ai déjà un espace pour faire ça. Oui, c'est vrai. Là, j'ai déjà même plusieurs espaces pour faire ça. Donc là, je viens en qualité d'observateur de la vie politique et puis éventuellement poser quelques questions. Souffrez que je pose quelques questions. Bien sûr. Et franchement, le paysage politique, le paysage médiatique, c'est vraiment...

Enfin, en ce moment, on est en train vraiment de s'extrême-droîtiser, de se droitiser. Bon, ça peut être pas mal d'entendre aussi peut-être un autre son de cloche. Je pense que vous pourrez me tolérer à terme.

12:37
Présentateur

Je ne suis pas si terrible. Vous allez y arriver. J'en suis absolument persuadé. Léa, tu penses que c'est une émission de gauche ?

12:43
Invité

C'est difficile à dire. Il faut voir la tournure que ça va prendre. D'ailleurs, c'est quoi une émission de gauche ? Ça fait 10 minutes qu'on a commencé. C'est difficile de dire si... Moi, je ne sais même pas ce que tu votes. Toi, d'ailleurs, tu es à gauche, toi ? Je ne sais pas. Non, je ne sais pas. Moi non plus. Non, non. Alors, je pense qu'effectivement, tous les trois, on a quand même une sensibilité qui, vraisemblablement, sera peut-être un peu marquée à gauche. Mais encore une fois, c'est aussi à nous de faire l'effort de s'en défaire dans une certaine mesure ou pas, d'ailleurs. Et puis, on n'est pas là pour, effectivement, développer nos opinions personnelles.

On est là pour apporter notre expertise de ce monde que l'on connaît et pour le rendre accessible. C'est comme ça que je vois les choses.

13:18
Présentateur

Mais d'ailleurs, c'est vrai que je vous ai présenté comme chroniqueur. Mais c'est vrai que tous les deux, dans cette émission, vous n'allez pas présenter des chroniques. Je ne vous ai pas demandé de préparer un travail. Ça va être des conversations entre nous. Et c'est vrai qu'on s'est tous les trois, d'ailleurs, mis d'accord sur le fait que le but de cette émission, c'était qu'on se parle, qu'on échange ensemble, qu'on se pose des questions. Moi, je ne vais pas être le présentateur qui vous relance toutes les deux minutes en vous demandant votre avis, surtout. Moi aussi, j'ai bien l'intention de parler dans cette émission avec vous, de m'ouvrir avec vous le chat aussi, comme d'habitude.

Mais après, vous me connaissez. Ça fait des années que je fais ça avec vous, que je me pose ouvertement des questions sur l'actualité, que vous aussi, dans le chat, vous nous nourrissez de vos réflexions. Et c'est hyper précieux pour nous. Donc, cette émission, évidemment, on l'a fait avec vous. D'ailleurs, vous êtes en face de nous. Pour ceux qui ne s'en rendent pas compte, le chat est juste là. Il est aussi sur nos PC.

13:57
Invité

Je voudrais ajouter un truc. Déjà, une émission neutre, ça me paraît difficile. Même quand toi, tu animes ton truc tout seul, en vérité, tu es quand même engagé sur un certain nombre de questions qui sont celles de la démocratie. C'est ce que j'allais dire. Démocratiser, c'est déjà... Tout le monde n'est pas pour qu'il y ait une démocratisation totale de tous les enjeux, de mettre à plat les choses.

14:16
Présentateur

Non, mais c'est vrai, je suis absolument d'accord avec toi. La neutralité, on sait tous que c'est... Ce n'est pas possible de l'atteindre. On peut le viser si on souhaite. Il peut y avoir de la noblesse à chercher à être objectif, même si ce mot est très particulier. Pour autant, je n'ai jamais caché, effectivement, que le simple fait que j'existe et que je fais ce que je fais, c'est déjà engagé. Et c'est engagé en faveur. Alors, c'est vous que vous latéralisez où vous voulez dans la droite et la gauche, je m'en fous. Mais la démocratie. Alors, ce beau mot de démocratie, d'ailleurs, tout le monde met ce qu'il veut dedans. Et en fait, ce n'est pas très grave.

Ça m'intéresse aussi qu'on en discute. Mais c'est vrai que si je vous parle de politique et si Baxit existe, c'est parce que je crois dans le fait que vous avez votre place dans la politique. Et ça, c'est un engagement. C'est une manière de voir les choses. Et on peut d'ailleurs la critiquer. Et je n'ai pas de problème avec ça. Au contraire, c'est cool.

14:58
Invité

Je pense que c'est une discussion qui va revenir et qu'on l'aura assez souvent sur la mesure des émissions sur neutralité, pas neutralité. Oui, et puis on va aussi peut-être se poser la question de savoir qu'est-ce que c'est qu'être de gauche aujourd'hui ? Qu'est-ce que c'est qu'être de droite aussi ? On va en discuter.

15:11
Présentateur

Mais carrément, parlons-en, parce que d'ailleurs, les termes droite et gauche eux-mêmes ont été pas mal bousculés ces dernières années par certaines personnalités politiques. Peut-être aussi par des gens qui se questionnent en se disant « Tiens, c'est vrai, après tout, est-ce que les vieux clivages à la papa existent toujours ? » Ça, cette question-là, les amis, on va se la poser toutes les semaines. Et ça, c'est cool. Ça fait super plaisir. Ça va commencer évidemment dès cette semaine et dans les semaines qui viennent. Donc voilà. L'autre chose, les amis, que je voulais vous dire, merci. Je vois que vous êtes de plus en plus nombreuses et nombreux. Ça fait super plaisir.

L'autre chose qui est très importante, c'est que quand je dis que cette émission, on va la faire avec vous, c'est parce que pour la première fois depuis que je fais des choses sur Internet, je vais vous proposer de participer directement au financement de ce projet. L'émission que je vous présente ce soir, Backseat, vous allez la voir toutes les semaines jusqu'à la fin du mois de juillet. Et en fait, c'est une présaison qui va surtout être une campagne de financement participatif. Il y a une page Ulule qui est ouverte, que j'avais déjà partagée sur mon Twitter. Je vais vous redonner le lien dans le chat d'ailleurs. Il faut que je retrouve un moyen de vous le donner sur le chat ici.

Une page Ulule sur laquelle on va vous proposer du coup de nous aider à financer cette émission, à la rendre possible. Vous allez voir que vous allez avoir plusieurs paliers. Je vais être très clair, on essaye de réunir 70 000 euros pour vous permettre d'avoir cette émission chaque semaine à partir du mois de septembre. Donc là, on a une présaison qui va avoir lieu, c'est sûr, jusqu'à la fin du mois de juillet. Mais le but, c'est que vous et moi, que nous tous ensemble, on réussisse à la financer pour arriver à 70 000 euros. On a plusieurs paliers dans cette campagne de financement participatif. On a un premier palier à 30 000 euros.

Si on atteint 30 000 euros, on se donne les moyens ensemble de faire une émission une fois par mois. Si on arrive à 50 000 euros, on arrive à avoir une émission deux fois par mois, donc toutes les deux semaines. Et si on arrive à 70 000 euros, on a une émission chaque semaine. Si on arrive aussi à 100 000 euros, encore plus que 70 000, et ce serait extraordinaire, on se donne les moyens de se faire une édition de cette émission dans un lieu à Paris, un lieu en public, un théâtre, un ciné, je ne sais pas encore, mais on va faire une très, très belle émission, probablement au moment de l'élection présidentielle.

Donc voilà, il y a plus d'une dizaine de personnes qui travaillent sur ce projet, avec toute l'équipe de production, avec les techniciens qui travaillent sur cette émission, avec toute l'équipe éditoriale, avec les journalistes qui bossent avec moi, avec mes chroniqueurs. On est toute une équipe ultra mobilisée depuis plusieurs mois pour préparer cette émission. Et on compte sur vous, je compte sur vous, pour nous permettre de financer cette émission. Alors la page du LUL, normalement, elle devrait être en ligne ce soir, mais visiblement, on a eu des problèmes. Elle n'est pas encore complètement en ligne. Donc inscrivez-vous par mail.

S'il y a des gens du LUL d'ailleurs qui nous regardent, n'hésitez surtout pas. C'est bon, elle est en ligne ? Let's go ! Elle est en ligne. Incroyable ! Vous avez le lien dans le chat, et vous allez voir donc que vous allez pouvoir participer au financement de cette émission. Vous avez plusieurs possibilités pour nous aider. Vous pouvez nous aider dès 1 euro. Vous pouvez aussi donner plus. Il y a plusieurs packs. Vous savez comment ça fonctionne. Vous pouvez nous donner 10 euros. Et il y aura une alerte sur le live à partir de la semaine prochaine, normalement, parce qu'on est encore en train de faire des réglages techniques.

Je crois que c'est la première fois que ça existe sur LUL, ce truc-là. Donc voilà, une alerte sur le live. Et je vous remercierai, bien évidemment. À partir de 25 euros, vous aurez votre nom au générique de l'émission. À 50 euros, vous aurez une carte postale dédicacée que vous recevrez, ainsi qu'un stickers de l'émission. Et vous aurez aussi un e-book qui va être fait à la fin de l'année, à la fin du coup de la saison, après l'élection présidentielle. Un e-book qui va vous proposer de revoir toute cette année d'élection présidentielle. Un souvenir que vous garderez. Un e-book sur comment est-ce que Backseat a traité cette émission.

Il y aura des photos, il y aura des verbatims, des citations. Il y aura des interviews, d'ailleurs, des chroniqueurs de nos invités et tout. Donc vous aurez accès à tout ça. À 100 euros, vous aurez accès au plateau pendant l'émission parce que cette émission va se faire en public. Alors à partir de septembre, si on réussit à la financer ensemble, vous pourrez venir ici en public avec nous, participer à cette émission, applaudir, rigoler, faire tout ce qu'un public fait dans une émission. Donc une peluche usule. Non, il n'y aura pas de peluche usule. Donc voilà, ça nous ferait plaisir. Ça, c'est un pack limité compte tenu du nombre de places.

Donc il n'y a pas plus de 400 personnes qui pourront avoir la possibilité de venir assister à une émission. Si vous donnez 250 euros, donc à chaque fois, évidemment, c'est cumulatif. Vous avez tous les trucs précédents. En plus, vous aurez le e-book, mais cette fois-ci en version imprimée que vous recevrez par la poste. Donc un très beau papier, un très beau souvenir que vous pourrez poser comme ça nonchalamment sur votre table basse quand vous recevrez des invités. Ce sera absolument classe. Donc pour 250 euros. Et le pack à 500 euros, vous recevrez évidemment tout ce que je viens de citer.

C'est plus un t-shirt de l'émission, plus une conférence communautaire de rédaction que je ferai avec vous en vocal pour que vous m'aidiez à préparer certaines des émissions. Donc si vous voulez avoir un temps de discussion éditoriale, c'est aussi l'occasion. C'est vraiment important pour moi de pouvoir vous inclure dans la préparation de cette émission. Et si vous... Non mais attends, attends, je continue, c'est important, c'est important. Et si vous donnez 1000 euros, vous avez le pack VIP. Et là, vous venez assister, vous allez passer une demi-journée entière avec nous ici au plateau. Ici en studio, vous viendrez rencontrer toute l'équipe technique. Vous visiterez le studio, la régie.

Vous viendrez évidemment passer du temps bouffé avec nous, avec Usul et Léa, dans un restaurant traditionnel gastronomique d'Amérique du Nord. Ou un kebab, évidemment. Un kebab. Et vous viendrez évidemment assister à l'émission. On passera du temps ensemble, etc. Voilà, donc je compte évidemment sur vous pour nous aider à financer cette émission. Merci du fond du cœur à celles et ceux qui sont déjà en train de donner. Ça fait super plaisir. Donc voilà. Non, ça va, c'était pas trop long ?

20:28
Invité

Juju, mais... J'ai le temps de financer un peu, c'est cool. Je vais faire un peu à warner, on dit.

20:33
Présentateur

Ouais, c'est ça.

20:34
Invité

Du coup, je suis prête là.

20:36
Présentateur

T'es prête ? Vous êtes prêts ? Bon, très bien. Je vous ai dit donc que cette émission, on allait la faire ensemble. On n'a pas envie de la faire qu'entre nous avec Usul et Léa. On a aussi envie de recevoir des invités, des potes, des gens qui ne parlent pas de politique le reste du temps, mais qui sont quand même des gens inspirants sur Internet. Et on a le grand plaisir de vous annoncer que notre premier invité pour ce premier numéro de Backseat, c'est l'ami Rivenzi. Rivenzi qui peut faire son entrée en plateau. Viens pour Rivenzi. C'est incroyable.

20:59
Invité

Salut Rivenzi, comment tu vas ? Écoutez, ça va très bien. Merci beaucoup pour l'invitation. Ça fait plaisir de te recevoir. Comme tu disais, je ne parle pas de politique sur ma chaîne, du coup...

21:07
Présentateur

Eh ben, on va en parler.

21:07
Invité

Allez, on va en parler avec toi.

21:10
Présentateur

Rivenzi, tu es streamer.

21:12
Invité

Exactement, oui. Depuis combien de temps ? Depuis 2017. À plein temps, en tout cas. C'est mon métier depuis 2017, oui, c'est ça. Et ça se passe bien ? Ça se passe bien. Écoute, c'est très cool, mais du coup, le métier de streamer a fait que, voilà, tu sais, c'est beaucoup d'heures, etc. Donc, j'ai eu moins l'occasion de m'intéresser à la politique, mais j'ai eu l'occasion de beaucoup m'y intéresser étant plus jeune. Donc, voilà. Et tu fais quoi alors sur ta chaîne Twitch ? Alors, sur ma chaîne, du coup, je fais, pour ceux qui ne me connaissent pas, donc, du coup, comme beaucoup de streamers, je fais des jeux vidéo, mais aussi, je parle d'histoire.

Donc, voilà, un sujet qui fait beaucoup parler aussi, évidemment. Et donc, c'est l'occasion dans ces émissions que je fais aussi de manière hebdomadaire d'inviter des spécialistes sur certains sujets. On avait fait un live histoire à l'occasion du bicentenaire de la disparition de Napoléon. On avait fait un live sur le Rwanda aussi à l'occasion des rapports qui étaient sortis sur l'implication de la France sur le sujet. Donc, c'est toujours l'occasion de, un peu, de donner la parole aussi. Je me retrouve pas mal dans ce que tu fais, finalement, dans d'autres espaces que la télé ou la radio. Et puis, comme on est sur Twitch, on a le temps de parler.

Et c'est vrai que quand tu dis à des historiens, vous avez deux heures pour parler d'un sujet qui est votre sujet de thèse, de mémoire, ils sont en mode, c'est trop bien. Et donc, c'est des formats qui sont vraiment super chouettes à faire, à préparer, et donc qui sont toutes les semaines.

22:20
Présentateur

C'est un élément vachement important, ça, pour tous les streamers et les streameuses et même aussi les podcasteurs et les youtubeurs, le temps qu'on se donne. C'est un truc qui est devenu rare dans les médias, vous trouvez, tous les deux ?

22:28
Invité

Complètement, c'est super contraint.

22:30
Présentateur

Ouais, bah ouais, ouais.

22:30
Invité

Moi, je me souviens, quand j'ai lancé, j'avais lancé pendant le confinement, parce que je m'étais rendu compte que les députés se faisaient un peu chier, des lives sur Instagram pour qu'on puisse discuter. Et j'avais des députés qui, pourtant, sont porte-parole de ceci, de cela, qui se tapent des plateaux télé quasiment toute la journée, qui m'appelaient parce qu'ils avaient besoin de parler au moins 45 minutes et pas 10 minutes, de manière contrainte. Non, non, le temps, c'est fondamental. Et d'ailleurs, je pense que c'est aussi pour ça que beaucoup de jeunes ne s'intéressent pas, en fait, aux médias traditionnels, parce qu'ils ont besoin d'avoir des informations.

Beaucoup ont envie de creuser. Je pense que c'est une erreur que de penser que les jeunes ont envie de voir une vidéo de 3 minutes et c'est tout. C'est faux, en fait. Moi, il y en a plein qui m'écrivent en me disant merci, j'ai pu enfin piger ce problème-là parce que j'ai écouté pendant 30 minutes, 45 minutes. Il y a certains sujets qui sont incompressibles. C'est-à-dire que si tu veux expliquer, je sais pas, je suis sur le Rwanda, tu peux pas expliquer le Rwanda en 2 minutes, quoi. Ou alors, un beau challenge. Bah ouais, c'est ça. Et du coup, tu vas raccourcir et voilà.

Et c'est ce qui te permet d'aller sur des sujets très touchy sans, on va dire, tomber dans un truc caricatural où le chat va être illisible parce que genre, oui, vous avez pas parlé de ça, vous avez pas parlé de ça ou quoi que ce soit. Enfin, tu vois, on avait fait un live avec un historien qui s'appelle Christian Ingrao sur les intellectuels dans l'armée SS. Et du coup, les nazis sont des intellectuels aussi. En gros, on parlait du fait que, eh bien, parmi les pires meurtriers nazis, il y avait des gens qui étaient juristes, géographes, historiens, philosophes et qui pourtant, après leurs études, se retrouvaient à tuer des femmes et des enfants sur le front de l'Est, quoi.

Et comment tu expliques ça en 2 minutes ? Comment tu peux expliquer que finalement, l'intelligence ne protège pas de la barbarie ? Et l'intelligence, comme on l'entend, comme elle peut être reconnue par l'université. Et donc, il faut du temps pour expliquer tout ça. Et en fait, quand ils viennent te voir, les historiens, après, ils sont en mode, mais on le refait quand tu veux parce que c'était chouette, on était détendus. Je suis beaucoup moins fatigué qu'après 15 minutes sur France Culture, mais parce qu'on a juste eu le temps de discuter.

24:18
Présentateur

Et le public, il t'en dit quoi ? Tu sens qu'il y a un amour de l'histoire ? Il y a une curiosité de l'histoire de la part des gens qui te regardent ?

24:23
Invité

Oui, il y avait des chiffres qui étaient sortis. Je crois que l'histoire, c'est un des sujets qui passionnent le plus les gens. Carrément, les Français, oui. Oui, les Français, ça les passionne énormément. Et puis, il y a tellement de choses à dire. Tu vois, c'est un sujet aussi qui est évidemment politique dans les choix que tu fais aussi. Donc, il peut être aussi clivant. C'est pour ça que ça peut passionner. Enfin, tu vois, quand je fais un truc sur Napoléon, on me taxe de « Ah, putain, ça y est, le mec fait la promotion d'un gars, Pierre Hitler, et t'en m'as dit « Wow ! » Enfin, je ne pense pas que c'est exactement ça que je veux faire passer.

Et quand on parle du Rwanda, on parle « Voilà, tu donnes la parole à des islamo-gauchistes, t'es en mode « Ouh ! » Et tu vois, du coup, tu joues, t'es dans les deux trucs. Mais moi, j'aime bien cultiver cette chose-là, de ne pas me limiter au sujet. Si j'ai quelqu'un qui, je sais, est spécialiste, qui a travaillé dessus, j'y vais les yeux fermés et puis on y va. Et puis, évidemment, le but, c'est de critiquer, de demander, de voir où aussi se trouvent les limites de la recherche et quelles sont les questions qu'on se pose encore sur l'histoire. Et puis, pour expliquer aussi que des fois, l'histoire, quand on ne sait pas, on ne sait pas.

Et que quand les pyramides, on ne sait pas trop comment ça s'est fait, ce n'est pas les aliens. On peut réussir à expliquer aussi, on peut réussir à expliquer d'autres choses. Une petite question, si je peux me permettre. Finalement, l'histoire, et surtout le traitement de l'histoire, c'est éminemment politique ? Oui, c'est sûr que dans le choix que tu fais des invités, ce genre de choses, forcément, il faut faire très attention. Mais ce qui est rigolo, c'est que les gens l'ignorent complètement. C'est-à-dire que des fois, on me propose des invités et je suis en mode « Les gars, vous savez que la personne que vous me proposez est complotiste, limite négationniste, ce genre de choses.

Il faut faire très attention. Et il faut faire attention, évidemment, aux gens qu'on m'invite. Et comment tu fais, toi, ce filtrage et ces recherches ? À l'inverse, quand tu reçois Boucheron, tu dois en avoir. Ils sont là « Histoire mondiale de la France, mais c'était un mondialiste, machin ». Historien de cours, ce genre de choses. Oui, je reçois ce genre de choses-là. Mais écoute, je compose avec. Et je dis « Écoutez, sur le sujet, en tout cas, que j'avais trouvé, c'était celui qui me semblait le plus pertinent. Et puis à un moment donné, il faut assumer son choix aussi. Mais évidemment, je ne me défends pas vouloir parler. C'est sûr que je ne veux pas parler politique.

Je dis « J'évite le plus possible ». Mais c'est pour ça que j'essaie de varier mes sujets le plus possible. À un moment donné, il faut faire des choix dans les invités. Donc, j'essaie de varier les sujets. On travaille avec le musée de l'armée. On travaille avec des universitaires. On essaie de varier les points de vue le plus possible. Avec Pierre-Jean Chalençon ? Pierre-Jean Chalençon. Alors, pas tout de suite encore, évidemment. On n'a pas encore préparé de poisson d'avril. Mais voilà, tu vois, c'est aussi changé. C'est-à-dire qu'il y a des historiens aujourd'hui, comme Patrick Boucheron, tu le disais, qui sont des historiens ultra reconnus. Et pourtant, on ne le sait pas.

Tu vois, il y a plein de gens qui sont en mode « Patrick Boucheron ». Bon, on verra. Et le but, c'est de faire découvrir aussi ces gens-là et de les faire découvrir à une autre manière, à une hauteur qui est un peu plus horizontale aussi. Donc, c'est pour ça que j'abandonne le vouvoiement, qu'on parle aussi, des fois aussi, du parcours des historiens. C'est super intéressant aussi de faire comprendre aux gens que les historiens, c'est aussi des êtres humains qui sont dans une société, dans un temps donné, qui viennent d'une réalité sociale différente et donc qui peut canaliser leur manière de penser et aussi expliquer aux gens.

Et ça, c'est très intéressant que souvent, l'histoire, c'est un reflet de notre pensée, c'est un reflet de nos questionnements actuels. C'est pour ça que, par exemple, Napoléon, on a beaucoup parlé de la question de l'esclavage. Mais en fêtant le bistander, sa disparition, c'était le sujet qui faisait parler. Mais quand on a fêté le bicentenaire de sa naissance, c'était plus la question des milliers de morts qui avaient été occasionnés par Napoléon et qui étaient ressortis sur la place publique. Donc, c'est toujours des questions, en fait, qui sont le reflet de nos problèmes ou de nos questionnements actuels. Et les buts, ce n'est pas de les esquiver.

C'est aussi, toujours dans le cadre de l'histoire, d'en discuter. C'est vrai qu'en choisissant l'histoire aussi, ce n'est pas que tu as choisi l'histoire, c'est que c'est ta passion. Moi, j'ai fait des études dedans aussi. Du coup, c'était chouette de pouvoir en parler sur Twitch. quand il y a eu des conférences d'historiens, je trouvais ça passionnant. Sauf qu'ils faisaient leur truc pendant deux heures et tu avais 15 minutes pour poser des questions entre 150 personnes qui étaient là. Les questions de merde, c'est alors, excusez-moi, ce n'est pas tellement une question, c'est plutôt une remarque. Là, il te source lui-même son propre sujet de mémoire. C'est exactement ça.

28:03
Présentateur

Je voudrais juste revenir avec toi rapidement sur un truc que tu as dit. D'ailleurs, tu as dit, on ne peut pas parler de... Je n'ai pas envie de parler de politique. Et c'est vrai que c'est un truc que je reconnais beaucoup chez tous les potes streamers que toi et moi, on connaît des amis au demeurant. C'est vrai que la politique, quand tu es influenceur, quand tu fais des choses sur Internet, du jeu vidéo ou autre chose, tu n'as pas envie d'en parler. Mais c'est intéressant. Ça dit quoi ? C'est ça ? On n'a pas envie de cliver son public ?

28:23
Invité

Oui, c'est ça. Tu n'as pas envie de cliver ton public. Et puis, c'est marrant parce que je ne suis pas historien. Je ne suis pas historien, je n'ai pas écrit de thèse, donc je ne me sens pas légitime. Mais je me sens quand même légitime parce que j'ai une sorte d'autorité qui est avec moi, qui peut en discuter, etc. Mais c'est vrai que la politique, je n'ai pas envie de dire de bêtises. Et je sais aussi que les gens qui me suivent sont contents de me suivre. Et puis même, tu n'as pas envie d'influencer les gens par ton propre opinion aussi. C'est-à-dire que, en fait... Tu pourrais avoir envie de le faire. Oui, pourquoi pas. Oui, c'est ça, bien sûr.

Mais le truc, c'est que, tu vois, je me sentirais vraiment... Je sais que les gens ont tous le respect critique, mais de manière involontaire ou non, écoute, ont une oreille un peu plus tendue vers ce qu'ils sont envers leurs streamers, moi et les autres, évidemment. Et donc, du coup, je n'ai pas envie d'avoir cette responsabilité-là qu'une personne, du coup, se dise « Ah, putain, il avait dit ça et tout. C'est vrai que, du coup, j'ai peut-être envie de plus voter pour un tel ou un tel. » Est-ce que ce n'est pas surtout aussi une manière de se protéger ? Parce que, bon, en effet, comme on l'a dit, la politique, c'est conflictuelle.

Commencer à y mettre, à énoncer des positions claires, c'est aussi prêter le flanc aux critiques adverses et des critiques qui peuvent... On sait que le champ politique, en fait, il est extrêmement violent. C'est ça. Ah oui, c'est sûr. C'est aussi une manière que je regarde pas mal la politique, je vois ce qui se fait sur Internet et je vois comment c'est polarisant. Et en fait, je vois qu'il y a des... Moi, j'aime beaucoup la nuance. C'est pour ça que dans les médias actuels, tu vois, quand j'ai fait un stage à la radio, quand je commençais à travailler, je me disais « J'ai fait un stage en radio. » Et on te dit « Ouais, quand tu fais un sujet, c'est une minute quinze.

» Et tu as une minute quinze à la radio pour parler, etc. Il faut que tu trouves un angle. Du coup, j'en m'adore. Mais là, c'était un sujet où on parlait de la maltraitance animale dans les cirques. C'était un sujet très intéressant parce que finalement, ce que disaient les ONG, c'était L214, c'était intéressant. On pouvait critiquer ce qu'ils disaient. Mais on n'avait pas le temps dans ces minutes quinze de pouvoir dire, de donner les deux facettes et d'amener de la nuance. Et en fait, c'est ça qui me fait un petit peu peur.

C'est-à-dire que les gens, même sur Twitch, des fois, tu vas énoncer une phrase et ils vont retenir que la première partie de ta phrase, on va dire « Ah, si tu as dit ça, super ! » Du coup, tu es de gauche, tu es de droite, tu es en mode « Non, mais les gars, mais vous avez écouté la première partie, vous avez commencé à écrire, mais vous n'avez pas écouté la deuxième. » Et c'est ça qui est un peu fatigant, des fois.

30:26
Présentateur

On a plusieurs sujets. En tout cas, merci, Rive, d'avoir accepté mon invitation. J'ai parfaitement conscience qu'un invité des copains qui ne parlent pas de politique d'habitude dans une émission qui ambitionne d'en parler, tu as dû te dire « Qu'est-ce que je vais foutre, là ? »

30:37
Invité

Ouais, mais après, je savais que ce serait fait avec bienveillance, que ce serait plus sur mon rapport à la politique plus sur mes opinions politiques. Donc, en vrai, il n'y avait pas ce sujet parce que j'avais quelques petits trucs à dire dessus. Si tu es un facho ou pas.

30:48
Locuteur

C'est vrai.

30:49
Locuteur 1

Il y a un petit marteau. Tu as fait un facho.

30:51
Présentateur

Moi, je fais ça. Le cauchemar. Je décrète. Je peux te cancel. À tout moment, j'ai le droit. Ça me va. Parce que c'est Usul qui décide. On a plusieurs sujets, d'ailleurs, dans la semaine, dans l'actualité récente de la semaine. Est-ce que tu étais au courant la semaine dernière qu'il y avait des élections régionales ?

31:06
Invité

Oui, oui, je savais. Je n'ai pas voté, malheureusement. Je n'ai pas demandé à mes parents d'aller voter pour moi où je n'ai pas voté, malheureusement.

31:16
Présentateur

T'enchaîne direct sur l'abstention.

31:18
Invité

En plus, tu te sens un peu gêné. Non, mais c'est intéressant. Évidemment, tout le monde en live était en mode « T'as voté, t'as voté ? » J'étais en mode « Iiii, j'ai pas voté. » Mais non, mais j'ai expliqué que oui, je n'avais pas voté. Pourtant, c'est vrai qu'en général, je prends plutôt le temps de voter. Mais là, ayant déménagé il y a peu, du coup, c'est les premières élections. Et donc, du coup, je n'avais pas le temps.

31:34
Présentateur

C'est quand même la première chose dont on a beaucoup parlé au cours de cette élection. Quand même, le taux d'abstention qui est le plus grand jamais atteint dans une élection sous la Ve République, 66% d'abstention au niveau national, 82% chez les jeunes. Chez les jeunes, ça fait énormément parler. Est-ce que ça dit forcément quelque chose, un taux d'abstention ? Ou est-ce que c'est juste quelque chose qui évolue en fonction des élections ? Léa ?

31:56
Invité

C'est tellement difficile de répondre à cette question. Enfin, ça dit des choses, mais ça peut dire plein de choses. Après, quelles conclusions en tirer ? Moi, ce qui me chagrine et qui m'inquiète particulièrement dans cette histoire, c'est que ce n'est pas nouveau, l'abstention. C'est un phénomène qui est effectivement peut-être grandissant. Alors, j'ose espérer que c'est un aspect conjoncturel compte tenu de la crise, etc. Que les gens se sont dit oui, bon, voilà, je n'ai pas envie. Effectivement, je préfère partir en week-end. Je peux comprendre dans une certaine mesure. Ça fait des mois et des mois qu'on est enfermé chez nous. Et enfin, on peut sortir un peu.

J'espère donc que c'est conjoncturel. Mais on voit qu'il y a quand même une abstention, quoi qu'il en soit, structurelle, clairement. Enfin, on va quand même rappeler les chiffres du second tour des élections législatives en 2017. 57,6% d'abstention. Ce n'est pas rien. Et pourtant, c'était une élection au niveau national. Juste après les présidentielles, on aurait pu espérer que les gens étaient encore dans le move et seraient allés voter. Eh bien non. Alors, ce qui, moi, me chagrine profondément, c'est qu'en fait, on ne prend pas la mesure de cette abstention. On en parle. Alors là, on va en parler effectivement toute la semaine. Et puis après, quand ce sera passé, on n'en parlera plus.

Et tous les gouvernements successifs jusqu'à présent n'ont finalement pas fait grand-chose pour lutter contre cette abstention. Je ne dis pas que j'ai la formule magique, mais je n'ai pas le sentiment que ce soit le gouvernement actuel, que ce soit l'ancien gouvernement ou encore le précédent, qu'il y a eu des choses qui ont été faites pour donner envie aux gens de s'intéresser à la chose publique, que la notion d'intérêt général est vraiment en train de se déliter, vraiment, mais d'une manière qui, moi, m'inquiète particulièrement. Et je peux comprendre que finalement, cette abstention ne cesse de croître puisque rien n'est fait pour la contrer au niveau institutionnel.

33:36
Présentateur

Alors, mais parlons-en. Déjà, juste une petite page pour vous dire qu'on a atteint les 10 000 euros déjà sur le Ulule. Ça fait super plaisir. Merci pour votre mobilisation. C'est extraordinaire.

33:44
Invité

Pas d'abstention là-dessus.

33:45
Présentateur

Pas d'abstention sur le financement participatif de Baxit. C'est votre émission.

33:49
Invité

Du coup, on va pouvoir aller boire des coups avec tout ça.

33:51
Présentateur

Offrez-vous votre émission. Non, on va produire des émissions. Pourquoi est-ce qu'on s'est abstenu autant à cette élection ? Est-ce qu'on a saoulé les gens ? Est-ce que les régionales, pardon, les départementales tombaient au mauvais moment ? Moi, je vous avoue, moi-même, j'ai beau faire de la politique H24, etc., depuis des années, j'étais pas dedans. Celle-là, vraiment, j'étais pas dedans. Mais oui, je pensais à autre chose.

34:12
Invité

Les régionales, moi, ça m'a un petit peu... Si, il y avait des enjeux dans les régionales. Il y avait des enjeux nationaux dans les régionales, quoi. En fait, ça a été, les thèmes étaient nationaux.

34:20
Présentateur

Il y avait la préparation de Baxit, mais il y avait l'euro, il y avait la rouverture des bars, il y avait des trucs de la famille. Oui, c'est ça. Je me suis dit,

34:27
Invité

c'est un peu conjoncturel qu'on tenait. En Bretagne, c'est bien parce qu'on se demande toujours combien vont faire les indépendantistes. Du coup, je n'ai pas regardé un proche du chef de l'État qui dit dans Le Monde « Qu'est-ce que les électeurs en ont affaire de voter pour quelqu'un qui s'occupe du roulement des TER ? » Voilà, donc même eux... Ah oui, d'accord. Non, mais c'est...

34:50
Présentateur

Évidemment, cette abstention, elle est jugée. Est-ce que pour vous, c'est une abstention qui est d'abord militante ? Parce que ça existe, l'abstention volontaire de contestation du système ou l'abstention de... De la flemme. Oui, le OSEF, c'est-à-dire le... Ah oui, il y a des élections.

35:04
Invité

Est-ce que tu ne crois pas que quand c'est du blanc... Est-ce que ce n'est pas plus dans des élections comme les présidentielles où l'abstention peut être militante alors que les régionales, tu vois, c'est plus de... On est passé à côté et du coup, on n'est pas allé voter parce qu'on ne comprend pas trop bien pourquoi on vote. Ce qui est sûr, c'est que historiquement, en France,

35:17
Présentateur

les deux élections préférées des Français, c'est la présidentielle et les municipales avec les législatives qui sont avec les présidentielles à peu près similaires. Les deux élections les moins aimées, c'est les européennes et les régionales et les départementales qui, c'est vrai, historiquement, rassemblent moins. Mais jamais à ce point-là. Donc moi, je suis assez d'accord avec...

35:32
Invité

Il y a un truc qui n'est pas du tout conjoncturel. Il y a un fond structurel, c'est pour ça. Il y a un fond structurel. Je pense que c'est ce dont on va parler aussi toute l'année. On va parler de la crise de la démocratie, de la crise de la représentation. Mais est-ce qu'on va en parler ? Bah oui, on va en parler. Non, mais justement, comment est-ce que vous trouvez d'ailleurs que la classe politique... Si on reçoit des gens ici,

35:48
Présentateur

c'est précisément... ça va être aussi précisément pour... Nous, on a bien l'intention de leur en parler, mais comment est-ce que vous trouvez que les politiques parlent de l'abstention là depuis quelques jours ? Bah mal.

35:56
Locuteur 1

Ouais.

35:56
Présentateur

Ouais, non, mais on est d'accord. C'est-à-dire que la crise de la démocratie, à quelques exceptions près, ils en parlent très peu. Moi, je suis extrêmement surpris.

36:03
Invité

Il y a même qui engueule les Français. Alors ça, particulièrement le Rassemblement National

36:06
Présentateur

qui a engueulé son électorat qui ne s'est pas mobilisé. Ce qui d'ailleurs est très intéressant parce que c'est vrai que Marine Le Pen, là, elle se rend compte qu'elle aussi peut être elle se démobilise. Et ça, du coup, c'est un peu une nouvelle donne que je trouve très intéressante. Mais pour revenir sur le traitement politique, t'as entendu, toi, parler depuis ces quelques jours là de solutions pour lutter contre l'abstention ?

36:30
Invité

Pas du tout. En fait, le truc de l'abstention, c'est que il y a un truc... Alors, je ne sais pas si ça rentre dans le sujet ou pas, mais c'est vrai qu'il y a un truc par rapport aussi au vote blanc qui est aussi assez important. C'est-à-dire que moi, j'ai déjà voté blanc pour des élections, ça m'est arrivé. Et je me suis souvent posé la question de pourquoi est-ce qu'on ne le comptabilise pas ? Pourquoi on ne le comptabilise jamais ? Peut-être qu'il y aurait plus de... Et en vrai, moi, je pense que ça peut... Quand tu sais qu'un vote blanc, c'est un vote nul, moi, je ne suis pas d'accord.

Tu vois, pour le coup, il y a plein de fois où c'est hyper intéressant de pouvoir décompter un vote blanc parce que ça énonce des choses. Ça veut dire qu'on se sent... Justement, on parle de représentativité, c'est qu'on ne se sent pas représenté par les propositions politiques de telle ou telle élection. Après, j'imagine qu'il doit y avoir des questions autres qui doivent rendre la chose compliquée. Mais c'est vrai que moi, peut-être que ça peut jouer, en tout cas, en discutant avec certains potes ou certains amis, je sais que ça peut jouer.

37:17
Présentateur

Il y a Toro Picana dans le chat qui a dit « Le gouvernement n'a pas l'intention de faire une appli ? » Point d'interrogation.

37:21
Invité

Alors, justement, il y a un papier dans le monde sur comment stimuler la participation. C'est dans le monde d'hier.

37:27
Présentateur

Alors, comment on fait ?

37:27
Invité

Reconnaissance du vote blanc, vote obligatoire, vote électronique. Plusieurs options existent. Alors, il y a plein de trucs. Ils sont en train de se creuser quand même un petit peu, de parler, de dire « Oh, on pourrait essayer ceci, essayer cela. » Mais moi, je pense, en ajoutant des petits gadgets, des accessoires, des petits trucs. Il faut que les politiques arrivent à redonner envie aux gens de croire en eux, de croire dans les... Je crois que les gens en ont marre des politiques en général, du personnel politique, des partis. Les gens ne croient plus aux partis, ils ne croient plus aux syndicats, ils ne croient plus en rien.

Et donc, du coup, croire en un projet politique, je pense que c'est ça aussi le défi pour les politiques, c'est d'arriver à mobiliser les gens en leur disant « On va là, on va quelque part, on a un projet, on a un truc, on a un truc pour vous. » Et les gens sont là à se dire plutôt « Bravo, la politique, ça ne sert à rien, ils sont tous corrompus, ils sont tous cons, ils sont tous nuls. » Et le papier se termine d'ailleurs sur un truc, c'est qu'ils sont passés au vote électronique en Estonie, par Internet, début 2005. Et en tout cas, ça a eu un effet. L'abstention, en effet, dans un premier temps, s'est un petit peu tassée parce que des jeunes disaient « C'est plus simple de voter comme ça.

» Et puis après, elle a retrouvé son niveau normal parce que... Si tu ne changes pas le jeu politique, si tu ne changes pas le... Moi, je pense que c'est ce que je disais sur mon stream l'autre soir, je crois qu'il serait peut-être plus intéressant de modifier les règles des partis que de modifier les modes de scrutin. C'est-à-dire ? Qu'on se pose collectivement la question « C'est quoi un parti ? Comment ça marche ? » Est-ce que, par exemple, est-ce que des gens peuvent être réélus trois fois, quatre fois, cinq fois ? Comment on sélectionne ? Comment on trie ? Comment on expulse aussi notre personnel politique ?

39:02
Présentateur

Non, mais c'est intéressant. Il y a déjà eu des choses qui ont été faites sur le cumul des mandats. Il faut qu'on repense la classe politique,

39:07
Invité

les partis, et l'engagement des citoyens aussi parce que je rappelle qu'un parti, normalement, un parti, ce n'est pas juste un endroit dans lequel il y a des gens qui sont au-dessus de nous, qui sont des hommes et des femmes politiques qui vont nous gouverner et passer d'un parti à l'autre, comme on l'a vu en plus récemment. Les partis, c'est censé être des espaces dans lesquels vous, vous pouvez rentrer, faire un peu de politique, même si ce n'est pas le cœur de votre vie, ce serait bien déprofessionnaliser la politique. Je pense que ce serait déjà une bonne chose, en tout cas. Et donc, pour ça, il faut repenser le parti, il faut repenser le rôle de cette classe politique,

39:35
Présentateur

cette classe dirigeante.

39:35
Invité

Les partis politiques, c'est un truc qui t'attire ? Tu as déjà hésité

39:40
Présentateur

à un moment dans ta vie ?

39:41
Invité

Non, mais j'étais en étant à un parcours universitaire, donc évidemment, c'est un creuseau très fort quand même de politisation. Moi, c'est les premières fois que j'ai été au contact de personnes politisées, etc. Je suis allé à des meetings politiques plusieurs fois. Je suis allé aux élections présidentielles, j'étais allé à Macron, Mélenchon, Fillon, pour me faire un avis politique, pour voir... Tu étais allé physiquement voir leurs meetings ? Oui, je t'avais trois meetings. En fait, c'était histoire de voir à quoi ça ressemblait, voir à quoi ressemblaient ces meetings, qu'est-ce qui s'y passait, qu'est-ce qui s'y disait.

Et du coup, ce qui fait que je n'ai jamais été pour le coup intéressé à être encarté, mais j'ai déjà discuté avec des gens qui posent des affiches, qui se sont présentés pour des parties législatives notamment. Mais c'est un concept qui je vois être très mouvant, qui est mouvant dans la forme, mais finalement assez peu dans le fond, c'est-à-dire qu'on change les noms de certains partis, RPR, UMP, les Républicains, mais du coup, tu retrouves les mêmes noms, les mêmes personnes. Même les mouvements qui se disent des mouvements non partis au début deviennent des partis aussi. et regardez les effectifs des partis, regardez les effectifs des militants des partis qui ont tous fondu.

Ils ont tous un problème. Tous. Tous sans exception. Mais d'ailleurs, je trouve ça intéressant. Même au Rassemblement National, il y a un problème avec la base. Les gens s'engagent, ils y croient. Et puis après, ils font « Ah, mais tout est décidé par Le Pen et ses copains. » Et je pense qu'il peut se passer aussi la même chose, j'imagine, chez les Insoumis. On a vu des gens qui se sont barrés.

41:04
Présentateur

Complètement. Mais d'ailleurs, c'est intéressant. Je trouve ça d'autant plus intéressant de voir effectivement beaucoup de personnalités politiques qui sont gênées aux entournures quand il s'agit de parler du taux d'abstention parce qu'ils sont parfaitement conscients parce qu'ils ont une part de responsabilité eux aussi. Alors, il ne s'agit pas de dire que c'est toi, Michel, petit député du Loir-et-Cher, qui est responsable à toi tout seul du taux d'abstention. Mais collectivement, en fait, vous y participez par vos jeux, par vos ressorties et aussi par l'image que renvoient certains politiques.

Et ça, c'est un autre sujet qu'on voulait aborder cette semaine dont on a finalement assez peu parlé. Ça a été passé sous silence avec les régionales. C'est l'affaire Big Malion. Nicolas Sarkozy, un ancien président de la République traduit en justice. Il a déjà été condamné une première fois dans le cadre d'une autre affaire de financement de campagne électorale à six mois de prison avec sursis. À six mois ferme, pardon. Il a fait appel de cette décision. Et là, il est à nouveau devant les tribunaux actuellement dans le cadre de l'affaire Big Malion. Est-ce que tu suis, toi, les affaires judiciaires des politiques ?

41:54
Invité

J'avais pas mal suivi l'affaire Levalois-Péré, notre ami Balkany, bien sûr, parce que j'avais trouvé ça passionnant, très intéressant. Une histoire de petit riad au Maroc qui n'était qu'une cabane, finalement. Donc, oui, j'avais suivi ça, mais après, beaucoup moins l'histoire Big Malion avec Nicolas Sarkozy. Mais on en discutait un tout petit peu en off pour le coup. Et c'est vrai que moi, Sarkozy, c'est le premier président Mais oui, on en parlait d'ailleurs avant l'émission.

42:17
Présentateur

Notre génération, c'est notre premier président.

42:19
Invité

Oui, c'est ça, parce que je me souviens, je suis collège, lycée, un truc, oui, dans le collège. Et oui, du coup, c'est mon premier président, tu vois, où effectivement, je sais qu'avant, il est à l'intérieur et puis après, il devient président. Donc, du coup, c'est assez particulier. Mais je pense que je vivrais autrement cette histoire si j'avais voté pour lui, si j'avais suivi son parcours politique, si j'avais été, tu vois, alors que là, finalement, je le connais jeune et je le vois changer et arriver dans autre chose.

Tu vois, si un homme politique venait, si Emmanuel Macron, par exemple, venait à avoir des affaires comme ça, peut-être que je le vivrais un peu autrement et que je le suivrais d'un autre regard, tu vois.

42:54
Présentateur

Oui, c'est intéressant. Vous aussi, ça vous rappelle des souvenirs de Nicolas Sarkozy, le fait qu'il soit présenté parce que Sarkozy, il est parti sans jamais être parti. C'est un peu la particularité de ce bonhomme quand même. Il a une place significative.

43:03
Invité

Oui, il a une place particulière dans le paysage politique français et puis il place ses pions. Il a une influence qui, moi, m'échappe un peu, c'est vrai. Et puis, pour répondre à ta question initiale, moi, j'ai bien suivi ses affaires, clairement, et je précise qu'il a été condamné à deux ans de prison, pardon, trois ans de prison en fait, dans l'affaire Bismuth, dont un ferme. Pourquoi j'ai dit six mois ? Ah non, mais non, c'est la roquette. C'est ce qu'ils ont demandé pour actuellement. J'aimerais bien rappeler quand même qu'il est plus ou moins mouillé dans une douzaine d'affaires, ce qui est quand même incroyable pour une personnalité politique.

43:35
Présentateur

C'est beaucoup, oui, pour...

43:36
Invité

Oui, c'est pas mal. Du coup, je pense que... Je sais pas comment ça... Oui, c'est pas mal, je trouve que c'est assez sérieux. Après, il faut rappeler aussi que Chirac aussi a été condamné, que si la justice avait... Oui, mais pas du faire, moi, déjà. Non, non, non. Ça, c'est exceptionnel, pour le coup. Oui, non, je ne sais plus. Il a quand même été condamné et en vrai, il aurait pu être condamné aussi pour d'autres trucs, mais bon, il était vieux, il a foutu la paix. Mitterrand aurait pu trouver des trucs aussi pour le condamner. Le gars, il est mort direct après la fin de son mandat.

On peut trouver des trucs, je veux dire, il y a un gros boulot à faire et je pense que ça aussi, ça participe du tous pourris, du machin, c'est que quand tu regardes dans les faits, en effet, il y a des affaires, il y a des trucs, il y a des magos.

44:09
Présentateur

Pour autant, tu vois, moi, je trouve qu'il y a quand même un paradoxe derrière ça que je trouve très intéressant, c'est que, paradoxalement, ça va mieux sur le fond des affaires et justement parce que maintenant, on est au courant et maintenant, les affaires sortent. Si les affaires sortent, c'est parce que par rapport aux années Mitterrand, etc., maintenant, on a des journalistes qui ont un courage énorme de sortir des affaires, etc., et qui font un travail gigantesque. Il y en avait déjà à l'époque de Mitterrand. Oui, mais je ne sais pas comment te dire, il y a aussi des règles, il y a aussi des lois. Mais il y avait déjà Edoui Plenel qui était au Monde.

Oui, il y avait déjà la cellule investigation du Monde, évidemment, mais je ne sais pas comment dire, mais il y a aussi des magistrats qui ont le courage de poursuivre, d'aller au bout des affaires, etc. Oui, il y a une ambiance

44:47
Locuteur 1

qui a changé, oui, t'as raison.

44:48
Présentateur

Je prends l'exemple, parce que j'en avais énormément parlé en stream, mais c'est intéressant parce que si Jean-Paul Delevoye a été dégagé de la scène politique, c'est parce qu'il n'a pas déclaré son patrimoine, ses confits d'intérêts au sein de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie publique. Le simple fait que ce truc-là existe, c'est une nouveauté. Et c'est pour ça qu'il est tombé. C'est-à-dire que dans les années 90, il serait resté encore très, très longtemps.

45:10
Invité

Avant qu'on s'en rende compte. Avant qu'on s'en rende compte. Non, t'es pas encore usulant. L'achat TVP, ça a été créé après l'affaire Cahuzac. Je me souviens d'années 90 dans lesquelles il fallait mettre à plat aussi les règles de financement des partis politiques parce que pendant longtemps, on a financé les partis politiques un petit peu n'importe comment. Et bon, il a fallu mettre à plat, il a fallu que quelques-uns payent dans les années 90. Et ça choquerait aujourd'hui, mais il y en a qui ont fait de la prison. Pas mal. Dans les années 90. Aujourd'hui, qui fait de la prison ? Balkany un petit peu ? Ouais, peut-être. J'espère que Sarkozy va...

C'était pas l'une de ses défenses principales ? Balkany a son procès. C'était... Lui, il est pris pour les autres et du coup... Ah bah, toujours. En l'occurrence,

45:58
Présentateur

il n'y avait pas grand-chose grand monde d'autre que lui. Oui, mais oui.

46:01
Invité

C'est son avocat qui disait en mode... Balkany... Ah oui, mais c'est...

46:04
Présentateur

Son avocat qui est l'actuel d'ailleurs garde des Sceaux, mais oui. Ah voilà. Du coup, pour Moëtik,

46:08
Invité

il disait, oui, comme tout le monde à l'époque, finalement, donc il était pris dans un système... Balkany, c'était pas le maillon d'un système plus gros. Balkany, c'était un système à lui tout seul. Un gros maillon à lui tout seul. Ok, ok, d'accord. Après, par exemple, Juppé avait été condamné aussi,

46:21
Présentateur

il me semble, il avait l'éligibilité entre autres. Mais il était revenu plus tard. Est-ce que vous pensez que Nicolas Sarkozy peut revenir ?

46:26
Invité

Oh, bah oui, c'est sûr. Comme tu le disais, il n'est jamais vraiment parti. Alors, il a une aura qui est encore présente pour plein de raisons. Je veux dire, déjà, les anciens présidents, de fait, restent importants. Ça reste des influences. Et c'est pas valable qu'en France. On voit encore l'influence que peut avoir Barack Obama, par exemple, sur les élections américaines, sur les dernières élections. C'est assez intéressant. Donc, il y a toujours ça. Et il faut savoir que, finalement, Nicolas Sarkozy, effectivement, n'a jamais trop lâché le pouvoir. Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy a un pion au sein du gouvernement qui s'appelle Gérald Darmanin.

On sait qu'il y a des dialogues qui se font directement avec l'Elysée. Enfin, il est très, très, très présent.

47:01
Présentateur

Mais il est très présent. Et d'ailleurs, il y a quelqu'un dans le chat qui disait qu'il a une fanbase de ouf. En plus, Nicolas Sarkozy reste une personnalité politique à droite extrêmement puissante, extrêmement marquante parce que la droite, son camp, la droite du gouvernement, la droite républicaine n'a jamais réussi à se relever après Nicolas Sarkozy quand Nicolas Sarkozy a quitté le pouvoir en 2012. Ils se sont pétrés dans le copé Fillon qui s'est très mal passé. Bon, par ailleurs, il y avait quand même eu le Sarkoton entre-temps, etc. Ensuite, ça s'est très mal passé la campagne présidentielle de 2017.

Et Nicolas Sarkozy reste pour beaucoup d'électeurs de droite le dernier grand homme de droite. Et tous les autres ne valent pas le coup. Et ça, je trouve ça très intéressant aussi parce que ça dit quelque chose politiquement. s'il y avait... Parce que la droite fonctionne beaucoup comme ça, par champion, ils sont très légitimistes, ils sont comme un partiste et gaulliste. C'est leur manière à eux de fonctionner.

47:46
Invité

Je sais que mes grands-parents qui étaient plutôt de ce bord-là étaient bien Sarkozy parce qu'il incarnait un truc un peu fort aussi. Il y avait une personnalité... Très verticale. Voilà, c'est ça. Et donc, c'est vrai que ça parle encore à beaucoup de gens, effectivement. Oui, tout à fait. C'est un peu ce qu'incarne Macron dans une certaine mesure aussi.

48:01
Présentateur

Alors qu'à gauche, il existe moins cette aura du retour du champion. Lionel Jospin. On attend le retour de François Hollande.

48:06
Invité

Non, Lionel Jospin. On attend le retour de Lionel Jospin. On l'attend toujours.

48:10
Présentateur

Lionel, si tu nous écoutes. Non, je ne sais pas. À gauche, on a moins ça. Enfin, je dis qu'on a moins ça, mais on a déjà eu l'occasion d'en parler. Il y a quand même un délire autour de Taubira. Il y a un espèce de... Oui, c'est vrai. Non, mais il y a un substrat du retour du Deus Ex Machina qui va réussir à régler à lui ou à elle toute seule. Oui, et puis il y a un délire

48:23
Invité

autour de Mélenchon quand même. On ne va pas se mentir.

48:26
Présentateur

Oui, mais ce n'est pas un retour là, Jean-Luc Mélenchon. Non, ce n'est pas un retour,

48:29
Invité

c'est sûr, mais il y a quand même sa personnalité est centrale dans le mouvement de la France insoumise. Et c'est moins vrai au PS. Il n'y a personne. Je veux dire, Olivier Faure est bien gentil, mais il n'a pas du tout cette capacité à fédérer autour de sa personne. Il n'a pas le côté retour, Mélenchon, parce que tu as l'impression qu'il a toujours été là. Oui, il a toujours été là. L'éternel retour. C'est un peu ça. Il a su muer, en quelque sorte.

48:51
Présentateur

Il a su muer, voire même se racheter une forme de virginité. J'étais très surpris de voir une nouvelle génération de jeunes qui tombaient des nus quand je leur apprenais que Mélenchon avait été ministre. Ah bon ? Comment ça, il a déjà été ? Ministre socialiste. Ministre socialiste, d'un gouvernement qui a privatisé des entreprises. Ah bon ? Mais très intéressant, tu vois, de dire oui. Pour vous, Mélenchon, c'est une extraction. Mais très intéressant. Il a été sénateur socialiste pendant des décennies, évidemment. Mais bref.

49:16
Invité

Mélenchon, c'est un chef. Mélenchon, pour le coup, c'est un chef. Mais ça a des avantages. Ça a des inconvénients, mais ça a des avantages. Et c'est vrai qu'à gauche, on n'aime pas trop les chefs, on n'aime pas trop les... Les gens ont voté pour Benoît Hamon à la primaire socialiste. Le mec a un petit filet de voix qui ne fait pas peur. À côté, Mélenchon, il était là, il donne des ordres, il écoutait moins les gens. Alors attends, ça, c'est un sujet. C'est quand même l'aspect très genré de la politique. Et si tu veux qu'on en parle, on peut en parler. Est-ce qu'on doit continuer d'adopter ces codes très virilistes, très masculins ? On peut se poser la question.

Je dis que ça a des inconvénients parce que, notamment, à droite, ils aiment tous les chefs, les gens qui ont de la poigne et tout. À gauche, il y a plus de réticence. On le voit encore aujourd'hui. Mélenchon, s'il parle trop fort, ça fait un peu peur. Mais il y a quand même des avantages. C'est qu'il a quand même accompli des choses extraordinaires en 10 ans, Mélenchon. À gauche, ouais. De 2008 à maintenant. Et parce qu'il a mené sa barque et qu'il doit avoir une manière de gérer ses groupes, de taffer. C'est un monstre. C'est des gros bosseurs, c'est certain.

50:12
Présentateur

Est-ce que tu penses, toi, Ivenzi, que les jeunes sont aussi en attente d'une personnalité politique forte pour sauver la situation ? Tu penses qu'il y a un effet de génération là-dedans ?

50:23
Invité

Ouais, je ne sais pas. C'est vrai qu'il y a beaucoup de jeunes qui avaient voté pour Mélenchon aux dernières élections. Effectivement. Obama. Ouais, tu vois. Est-ce que c'est une nouvelle personnalité puisque les jeunes votent plus pour Macron alors qu'il est finalement assez nouveau dans le jeu politique ? Je ne sais pas si c'est ça ou si c'est un pas vers eux. Tu vois, plus une offre politique différente avec, tu vois, un truc qui leur parle parce que finalement, c'est vrai que, et vous l'avez dit en intro d'émission, c'est vrai que quand tu parles de politique, tu as quand même rapidement l'impression que tu t'élèves à un niveau très élitiste ou quoi.

Enfin, c'est vrai que moi, les premières fois où j'arrive à la fac et on parle de politique, je suis en mode, je suis perdu. Et j'ai 18 ans, tu vois. Et je suis en mode, et je n'ai... Parce qu'il n'y a rien qui m'est éveillé à ça. J'en parle pas avant. Et ça, c'est un vrai problème. Donc, en fait, c'est plus le fait que c'est un océan où tu es un peu perdu et où tu ne sais pas... Enfin, voilà, tu as tes parents... On t'explique les institutions politiques. Soit droite, soit gauche. Donc, du coup, tu as plus ou moins des idées préfaites sur telle ou telle chose.

Oui, puis tu ne sais pas comment fonctionne le Parlement, tu ne sais pas à quoi sert le président, tu ne sais pas ce qu'est l'Union Européenne. Et puis tu as les discussions en famille. Si, ben si, c'est fondamental. Et puis tu as les discussions en famille pendant l'année présidentielle où ça se prend un peu le bec. Et puis voilà, tu vois. Sur les opinions politiques, le plus marquant, c'est que je crois que c'est... Je n'ai plus les chiffres, mais je crois que c'est un sur dix. Il n'y a qu'un gamin sur dix qui ne vote pas comme ses parents.

51:34
Présentateur

Ah non, mais le vote familial en France, c'est un mouvement majeur, effectivement, et ce n'est pas absurde. D'ailleurs, il y a des unités culturelles, sociologiques, de... Voilà, oui. Et ce n'est pas grave. Si vous votez comme vos parents, ce n'est pas grave en soi. C'est même plutôt normal. En vrai, c'est même plutôt habituel. Ils ont mis des valeurs.

51:48
Invité

Parce que tu vois, je pensais qu'il y avait un côté un peu défiant, tu vois, en mode... Mes parents, ils sont comme ça. Du coup, je vais voter contre eux. Tu vois, il y avait un petit côté rebelle. Je me disais peut-être que ça allait... Ça arrive. Mais c'est comme les poissons volants, quoi. Ça existe, mais ce n'est pas la majorité.

52:04
Présentateur

Ça parlait politique, toi, à table, quand tu étais jeune ?

52:06
Invité

Oui, oui. En fait, en gros, j'ai une partie de ma famille qui est plutôt communiste de gauche et une autre partie qui est plutôt RPR, etc. C'est cool. Mais après, ça s'entendait plutôt bien. Tu vois, plutôt famille de commerçants et famille plutôt ouvrier et tout. Donc, ce qui fait que j'avais plusieurs sons de cloche. Donc, ça parlait un peu politique. Mais après, on n'a jamais été très politisés. Je n'ai aucun grand-parent ou parent qui a été... Ah, peut-être grand-parent encarté, RPR peut-être, mais pas très peu. On en a finalement assez peu parlé. C'était plus des réflexions à table quand j'étais chez mes grands-parents, quand on regardait la télé, qu'il y avait les infos, etc.

Tu vois, je me souviens... Le coup de Karcher, je crois que j'étais avec mes grands-parents. Le coup de Karcher de Sarkozy, tu vois. Et c'est vrai que moi, j'étais en mode OK. Et du coup, je n'avais pas eu des réflexions en mode quoi, il a dit quoi ? Alors que tu vois, de côté de la famille, il serait en mode wow, il vient de dire un truc, c'est fou. Donc, c'était plus le retour des actualités du 20h qu'on regardait parfois à la télé qui faisait planer un truc un peu politique au-delà des conversations, tu vois, qu'on pouvait avoir en repas de famille.

53:07
Présentateur

Dernier sujet qu'on voulait aborder ensemble, quand même, c'est une ambiance en ce moment, spécifiquement sur une catégorie de la population, qui sont les jeunes. Je ne sais pas ce que tu en penses, Rivenzi, mais là, ces dernières semaines, ces derniers jours même, il y a quand même une ambiance assez délétère qui, évidemment, le clin d'œil à Antoine Daniel qu'on embrasse. Il y a quand même une ambiance assez délétère autour des jeunes. Je pense au baccalauréat, nouvelle formule, et puis la réforme du bac, le grand oral du bac qui s'organise dans des conditions très compliquées suite à la crise du Covid. Les enseignants en témoignent.

Il y a aussi les images qu'on a vues de la fête de la musique où des jeunes ont été chassés, même ces derniers jours. En fait, ça continue. Les jeunes n'arrivent pas à se rassembler pour faire la fête comme on avait pu le faire par le passé. Est-ce que tu trouves que c'est plus dur d'être jeune en 2021 qu'en 2020, qu'en 2019, qu'en 2018 ?

53:54
Invité

Moi, c'est sûr qu'avoir traversé cette période en tant que jeune, c'est sûr que ça doit être quelque chose d'assez terrible. Parce que je le vis au travers d'amis qui sont désormais professeurs d'histoire et qui me racontent évidemment ce que c'est. Et puis je discute évidemment avec la plupart des historiens qui sont professeurs. Donc évidemment, il y a un truc d'être jeune aujourd'hui. Et je suis bien content d'avoir été quelques années avant. Mais après, je ne sais pas, pour revenir sur le grand oral, c'est vrai que je trouve que c'est une bonne idée en tant que telle.

Après, je ne sais pas si c'était au bon moment parce qu'évidemment, tout le contexte fait que c'est horrible de demander à des gens d'être en présentiel alors qu'ils pour la plupart ne l'ont pas été de toute l'année. Mais évidemment, cette détresse, tu la sens, moi de manière très indirecte sur mes lives parce qu'évidemment, il y a beaucoup de jeunes qui regardent Twitch et qui te disent merci, ça fait plaisir dans cette période compliquée, etc. Mais je pense que je n'ai aucune manière de me rendre compte à quel point c'est difficile au-delà des témoignages d'amis parce que je pense qu'il faut le vivre pour comprendre à quel point c'est dur en ce moment.

54:57
Présentateur

Jules et Léa, vous trouvez qu'il y a un souci avec la jeunesse actuellement ? Oui, elle fait chier.

55:07
Invité

Oui, c'est toujours ça. Ils cassent les couilles, ils arrêtent la roquette souvent plein. ils veulent des transports gratuits, ils veulent garder leurs mains quand ils vont faire des fêtes. C'est ça, et leurs sons. Ils ne veulent pas se faire détruire leurs enceintes.

55:23
Présentateur

Est-ce que les jeunes sont sous-investis politiquement ? Parce qu'ils s'abstiennent peut-être ? J'en sais rien, je tente l'explication. Non, ils s'investissent de plein d'autres manières.

55:31
Invité

Pour reprendre la fête à Redon sur laquelle j'ai fait un peu d'humour noir, mais en vrai, c'est très significatif politiquement. J'ai pas trop compris ce qui s'est passé. Vas-y, tiens, j'ai vu l'explication. Il y a eu une fête, un genre de technival, un genre de truc un peu sauvage, je ne sais plus comment on dit maintenant, free party un petit peu, qui s'est organisé entre Nantes et Rennes. Les flics ont débarqué direct. Ça a été une nuit d'affrontement dans le noir avec plus d'un millier de grenades lacrymaux qui ont été jetées. Pendant la fête de la musique ? Oui, près d'un millier de lacrymaux qui ont été jetés. Il y a eu des blessés.

Il y a eu des blessés évidemment aussi du côté des gendarmes parce que les autres ont répliqué, ils ont aussi lancé des trucs. Ça a vraiment été une nuit d'affrontement. Il y a un jeune qui a littéralement perdu sa main à cause d'une grenade qu'il a dû ramasser ou un truc comme ça ou qui a explosé trop près de sa main. Voilà la fête de la musique. Voilà quand les jeunes veulent après un an et demi de privation de liberté de ce qui fait le sel aussi de la jeunesse et ses moments de rencontre où on se lâche, ses moments initiatiques où on va avoir y compris... Bon, on leur envoie les flics alors qu'on laisse les gens à Roland-Garros jouer les prolongations à la finale.

56:38
Présentateur

Mais d'ailleurs, c'était intéressant effectivement cet épisode-là de la demi-finale de Roland-Garros qui a continué pendant qu'au même moment le couvre-feu était imposé. C'était la demi-finale, oui. Pendant que le couvre-feu était imposé au même moment en place des Invalides. Alors pour les non-parisiens, les Invalides, c'est un quartier dans Paris où il y a des grandes pelouses et c'est vrai que c'est historique. C'est un lieu de rendez-vous des jeunes où on s'assoit en tailleur, on fume des cloques, on boit des mauvaises bières. Enfin, généralement, ça a été mes années lycées. C'était la pelouse des Invalides. C'est très connu des jeunes à Paris.

Mais c'est vrai que je trouve ça très intéressant de voir que c'est symbolique. En fait, évidemment, on parle d'une soirée par-ci, par-là, mais c'est symbolique et ça vient couronner une période très difficile. Rappelez-vous, on en parlait déjà en janvier dernier, les jeunes qui, à ce moment-là, faisaient la queue à l'aide alimentaire.

57:18
Invité

C'est aussi difficile. Moi, j'étais arrêpue quand ils ont chargé le soir de la fête de la musique et qu'il y avait des gens qui étaient obligés de courir parce qu'il y avait des policiers qui débarquaient et qui les dispersaient. Franchement, c'était une sale ambiance. Ce n'était pas symbolique. C'était violent, dur et ça laisse des mauvais souvenirs. Et par ailleurs, après, on a Macron qui invite McFly et Carlito, qui invite Justin Bieber et compagnie pour essayer de draguer cette jeunesse mais qui ne parle pas à cette jeunesse et qui ne fait aucun effort. On parle du RSA Jeunes, ce n'est pas ça attrape. Qu'est-ce qui a été fait pour les jeunes récemment ?

57:53
Présentateur

Il te répondrait qu'il y a le pass culture qui a eu un jeune une solution. Il te répondrait que des dispositifs sont mis en place pour accompagner les jeunes.

58:03
Invité

Est-ce que ça fonctionne ? Est-ce que les jeunes sont moins dans la merde aujourd'hui ?

58:07
Présentateur

Je pense que symboliquement, ça fonctionne. En tout cas,

58:09
Invité

c'est moins spectaculaire. C'est certain. C'est absolument certain. C'est très symbolique d'envoyer les flics sur la jeunesse alors même que là, ils ne font pas de manif. Là, ils demandent. Il y a eu des violences quand même. Il y a quand même un côté un petit peu politique parce que tu crées un espace de résistance aussi parce que c'est interdit. Il y a le côté on brave l'interdit. Mais ça, c'est normal. Ça fait partie de la construction de la jeunesse que de braver quelques interdits. Et là, c'est relativement pas très grave. Ils sont dans un champ, ils dansent. Bon, ça va comme audace. Ça va. Tu peux faire une petite marche de tolérance. Non, on leur tape sur la gueule.

On est vraiment dans une émission une époque assez inquiétante.

58:50
Présentateur

Si je faisais le truc un peu cliché arrivé que je te disais est-ce que tu as un truc que tu aurais envie de dire aux politiques ? Un message à le faire passer.

58:59
Invité

Un message à faire passer. C'est tellement dur. Tu mets dans une situation ? Non, non, t'es pas obligé. Non, mais t'es pas obligé. Un message à faire passer aux politiques. Non, c'est compliqué. Alors moi, je parle évidemment de l'histoire pour ce qui est de mon cas parce que c'est un sujet que je connais un petit peu mieux. C'est dur d'être historien aujourd'hui quand même parce que moi, l'épisode politique qui m'a le plus marqué, c'est évidemment que le gouvernement reprenne le terme islamo-gauchiste pour parler de chercheurs d'histoire.

J'étais atterré parce que pour être au contact avec eux, pour discuter avec eux, pour avoir écouté leurs cours, je suis en mode mais waouh, c'est tellement difficile d'utiliser un terme qui pourtant n'a pas vraiment de sens pour des gens qui sont des chercheurs qui mettent des années à essayer de créer. Tu vois, être chercheur, c'est pas essayer de vouloir mettre en avant ses convictions, c'est mettre parfois de côté ses convictions. C'est d'ailleurs la première chose qu'on fait quand on est dans un cours d'histoire, c'est sachez que évidemment vous êtes à la recherche d'une certaine objectivité.

Les historiens écrivent l'histoire mais évidemment, c'est pas les vainqueurs donc il faut faire confiance aussi à ces gens-là. Il existe aujourd'hui évidemment une histoire qui est engagée.

On parlera plus de mémoire à ce moment-là, on avait discuté un petit peu, c'est-à-dire qu'autant les mémoires sont vivaces, les mémoires de l'Algérie évidemment aujourd'hui encore mais l'histoire, elle pour le coup est une science pour le coup, une science qui tend à être qui s'interdisciplinarise donc on va chercher donc des ethnologues, on va chercher aussi, on va aller faire, on va discuter avec des géologues aussi donc le but pour l'histoire c'est évidemment de créer un endroit de dialogue et d'inscrire aussi et d'avancer et de parfois faire aussi parfois le miroir de notre société mais l'historien n'a pas envie de faire de la, n'a pas but à aller défendre des opinions ou voilà, il y a des mémoires pour ça aujourd'hui, il y a de la place évidemment on peut faire appel à la mémoire qui a fait beaucoup parler lors des dernières élections, à la mémoire de l'Algérie encore qui est encore très vif, c'est encore des matériaux qu'on appelle chauds en histoire mais voilà, entendre le truc, le terme islamo-gauchiste pour parler des universitaires notamment des universitaires du CNRS, ça faisait un petit peu mal à entendre parce qu'on peut se tromper évidemment dans les analyses historiques, on va contredire mais évidemment même dans les mathématiques on remet en cause certaines choses bien des années plus tard, Newton a été remis en cause par Einstein, on remettra en cause très certainement des historiens aujourd'hui dans quelques années mais voilà, donc c'est ça qui m'a fait un petit peu mal mais c'est très intéressant en tout cas merci Rive

1:01:28
Présentateur

de nous avoir parlé de ça on va enchaîner sur la séquence suivante les amis avant de retrouver notre invité politique qui viendra tout à l'heure on a un petit quiz à la con qu'on va faire chaque semaine mais tu restes avec nous ah non, à l'heure de question tu vas jouer avec nous c'est parti pour le quiz à la con ou si on a dit ouais incroyable qu'est-ce qu'il est beau alors les amis le jeu est très très simple je vais vous poser des questions vous allez avoir le choix entre 4 réponses vous devez essayer de trouver la bonne réponse ça a le mérite d'être clair le chat ne pourra pas jouer encore aujourd'hui on est encore en train de paramétrer le bordel mais ça arrivera dans les semaines prochaines le chat vous allez jouer avec nous on va commencer avec la toute première question la première question de ce quiz à la con si vous êtes prêt en régie c'est Jean Castex a le même âge que qui ah bah je sais

1:02:15
Invité

ouais moi aussi

1:02:16
Présentateur

mais non est-ce que c'est ah oui mais je crois j'ai entendu un truc comme ça Robert Donnet Junior je crois qu'en régie ils sont en train de paniquer de chercher le bon mais ça c'est bon c'est la première ça va c'est tranquille

1:02:25
Invité

attend c'était qui attend il y avait Robert Donnet Junior

1:02:28
Présentateur

il y a j'en profite pendant que tout petit souci d'affichage vous inquiétez pas la régie je vous embrasse il n'y a pas de problème j'en profite pour dire qu'il y a déjà 11 600 euros sur le Ulule merci beaucoup merci beaucoup du fond du coeur à toutes les personnes qui ont donné vous êtes plus de 11 600 à regarder ce stream si chacun donne 5 balles on peut financer un an de backseat chaque semaine vous vous rendez compte je vous fais confiance allez sur le Ulule vous avez le lien dans le chat qui va vous être partagé par les modos incessamment sous peu du coup la question c'est bon elle s'affiche incroyable Jean Castex faut peut-être pas qu'on regarde le chat nous Léa ah non non on ne regardait pas le chat je pense que ça va donner les infos je pense à Avril Lavigne Jean Castex a le même âge que qui Robert Donnet Junior Brad Pitt réponse B Madonna réponse C la jeune Madonna et Booba réponse D B2O

1:03:14
Invité

moi j'hésite entre Donnet Junior et Brad Pitt mais il me semble que c'est un acteur américain effectivement

1:03:17
Présentateur

alors il va falloir que vous me donniez une réponse les amis B la réponse B je vais dire B aussi Jean Castex aurait le même âge que Brad Pitt selon toi B aussi et bien je vous révèle que la bonne réponse c'était la réponse Robert Donnet Junior

1:03:31
Invité

Jean Castex

1:03:33
Présentateur

a le même âge que Robert Donnet Junior il est né en 1965 t'es sûr que c'est pas Brad Pitt sur Twitter j'ai vu Brad Pitt moi le 3 Brad Pitt a 57 ans Brad Pitt est plus vieux que Jean Castex il y avait un piège Madonna il n'est pas aussi beau mais il est plus vieux Jean Castex

1:03:47
Invité

c'était le petit Brad Pitt

1:03:48
Présentateur

c'est son petit gars c'était le petit exactement il lui volait ses bonbons je suis sûr que dans le chat il y en avait plein qui s'était planté on en apprend tous les jours dans Maxite c'est incroyable allez la deuxième question c'est parti fin 19ème siècle quel sport pouvait-on pratiquer sur la belle pelouse de l'Elysée si on était genre politicien ou influenceur

1:04:06
Invité

et invité à sa garden party

1:04:08
Présentateur

la réponse A c'est pas de sport juste un concert de métal de la chasse à cour à l'ancienne réponse B réponse C du tennis sur gazon british style et réponse D du badminton version chic petit polo casquette visière fin 19ème siècle t'es déjà allé à l'Elysée toi ? non jamais c'est très joli

1:04:34
Invité

comment tu fais avec cette soirée ? t'es déjà allé à l'Elysée toi ? non

1:04:39
Présentateur

on peut faire des concerts de métal

1:04:42
Invité

sur la pelouse toi t'es allé à l'Elysée Léa ? on n'a pas demandé à l'Elysée une fois ouais et toi tu es déjà allé à l'Elysée ? évidemment que non t'aurais pu être invité maintenant les influenceurs

1:04:51
Présentateur

ils ont porte ouverte

1:04:51
Invité

par qui je serais invité à l'Elysée ? j'en ai envie de croire en badminton

1:04:57
Présentateur

version chic petit polo casquette visière alors le badminton à la fin du deuxième siècle sur les pelouses de l'Elysée j'en ai envie d'y croire moi je dis tennis et toi tu dis tennis sur gazon ouais

1:05:06
Invité

tennis sur gazon

1:05:07
Présentateur

19ème très bien et bien vous avez tous les trois raisons puisqu'en fait les deux sports étaient pratiqués à la fin du deuxième siècle on faisait du petit tennis sur gazon ainsi que du badminton d'ailleurs c'est la reine victoria qui a lancé dans les années 60 le concept de garden party et ça a été repris

1:05:21
Invité

en France

1:05:23
Présentateur

à la fin des années 80

1:05:24
Invité

d'où l'idée la garden party de l'Elysée ?

1:05:27
Présentateur

absolument bah oui

1:05:28
Invité

on dit pas la teuf ou le barbeau on dit garden party

1:05:31
Présentateur

on remercie la reine victoria évidemment qui nous écoute qui a inventé ce truc là moi j'ai jamais été invité à une garden party à l'Elysée mais c'est bon t'as déjà fait

1:05:39
Invité

une garden party à l'Elysée ? tu veux y aller ?

1:05:43
Présentateur

comme sur les plousses des Invalides si on se pose en rond et puis on boit des bières on fume des clopes moi je suis chaud allez la question suivante les amis qu'est-ce que Montbatten Winsor ? qu'est-ce que Montbatten Winsor ?

1:05:54
Invité

imagine assis dans la pelouse de l'Elysée creuser pour faire un petit sandard je suis trop chaud

1:05:59
Présentateur

qu'est-ce que Montbatten Winsor ? est-ce que c'est le prénom du chien de Margaret II la souveraine du Danemark ? oh là est-ce que c'est le véritable nom de la famille de la reine d'Angleterre ? est-ce que c'est le coiffeur londonien prestigieux qui s'occupe de Boris Johnson ?

1:06:13
Locuteur 1

pardon

1:06:14
Présentateur

est-ce que c'est le photographe réputé du portrait présidentiel de Joe Biden ?

1:06:20
Invité

c'est la B pour moi moi aussi j'aurais dit B

1:06:24
Présentateur

Winsor c'est le nom de la famille royale

1:06:25
Invité

c'est un piège

1:06:27
Présentateur

c'était la bonne réponse c'est la réponse B effectivement elle s'est mariée à Lord Montbatten donc Winsor Montbatten c'est son nom de famille absolument officiel

1:06:37
Invité

qui en gros qui était relancé mais en fait ils ont changé le nom au XXe siècle parce que ça sonnait trop allemand parce que sinon c'était les les gens vont l'avoir dans le chat mais j'ai un trou c'était les je sais pas c'était un nom allemand mais par ailleurs

1:06:49
Présentateur

la famille de Montbatten effectivement était les Habsbourg c'était des Habsbourg c'était des

1:06:54
Invité

les gens vont l'avoir dans le chat mais Saxbourg et Gotha voilà et en fait ça sonnait trop allemand ça sonne un peu allemand voilà et en fait au lendemain de la première guerre mondiale peut-être éviter que ça sonne trop allemand

1:07:08
Présentateur

donc ils ont changé ils ont changé le nom d'ailleurs si vous n'avez pas fait je vous invite à foncer regarder la série The Crown tu l'as vu ? non je n'ai pas encore vu et bah écoute pour un passionné d'histoire c'est un cours d'histoire contemporaine sur la chute de l'Empire britannique sur la fin de la seconde guerre mondiale l'installation même d'ailleurs d'un point de vue purement politique etc c'est un petit bijou de série d'un point de vue politique j'ai adoré la question suivante d'où vient l'image de l'explosion utilisée dans le montage Bayou Pulvar Autun

1:07:36
Invité

très bonne question que Léo François a fait je ne sais même pas de quoi tu parles est-ce que vous voulez

1:07:40
Présentateur

pour l'afficher ?

1:07:41
Invité

salutations à Léo François qui s'en est pris plein la gueule hop le gars c'est juste c'est un petit journaliste machin il a fait un petit montage pour rigoler et je crois que Bayou l'a republié le montage parce qu'il était rigolo et je ne sais pas si Bayou lui a demandé avant je ne sais pas du tout en tout cas l'autre l'a republié et puis du coup après l'autre s'est mangé une bonne journée je cherche je cherche Bayou explosion on me propose c'est pas du tout bon explosion tu vas le trouver non ? alors sur Twitter les gens disent dans le tas c'est approuvé par Baird voilà je l'ai trouvé

1:08:16
Présentateur

la régie vous pouvez afficher mon ordinateur je ne sais pas un petit F11 un petit F11 des familles let's go ce sera plus joli je n'arrive pas à voir les propositions c'est écrit trop petit je suis désolé

1:08:27
Invité

le petit trailer de Tenet

1:08:28
Présentateur

on parle de cette photo là donc c'est un montage qui a été publié là vous voyez par la tête de liste Julien Bayou tête de liste écologiste au second tour pour l'élection régionale avec à sa droite Audrey Pulvar et à sa gauche Clémentine Autain qui sera notre invité politique tout à l'heure et Julien Bayou il a publié cette photo de l'union de la gauche qui claque et ça a fait beaucoup parler la question que je vous pose c'est d'où vient l'image de l'explosion alors que je retrouve de Twitter est-ce que ça vient du premier trailer du premier trailer de Tenet réponse A est-ce que ça vient de c'est pas sorcier sur les incendies réponse B est-ce que ça vient des slow-mo guys les youtubeurs vous connaissez les slow-mo guys non tu connais pas les slow-mo guys c'est une chaîne youtube la plus suivie au monde avec des mecs que des slow-mo sur plein truc ils s'amusent avec des caméras slow-mo à filmer des balles de fusil des explosions genre très satisfaisant à regarder parce que c'était du saumon les mecs sont très sympas je t'invite à découvrir

1:09:23
Invité

et est-ce que c'est Rambo mais on vous dit pas le combien tiens alors j'ai très envie que ce soit Rambo moi aussi j'ai très très envie que ce soit Rambo j'ai très envie que ce soit c'est pas sorcier donc Ulule dit réponse B c'est pas sorcier sur les incendies

1:09:38
Présentateur

et vous deux vous dites réponse D Rambo mais on vous dit pas la combien tiens et bien la bonne réponse les amis c'était la réponse C ça vient de cette chaîne youtube ils ont le droit ils ont certainement pas le droit mais tu sais ce que c'est toi t'es comme moi t'es sur internet on récupère les images on s'en branle bisous un bisou évidemment donc voilà ça venait de là très bien allez on continue avec la question suivante on enchaîne complétez cette phrase de Nadine Morano ça commence bien le vol je cite le vol de portable à la rachet n'existait pas avant la mention du portable réponse A que les portables existent oui voilà réponse B la montée en flèche de l'islamo-gauchisme oh non réponse C c'est un classique c'est les fortnite pokémon machin call of duty et compagnie et réponse D jeudi dernier c'est un classique

1:10:27
Invité

j'irais A

1:10:28
Présentateur

d'après toi qu'est-ce qu'elle est

1:10:31
Invité

ce soit A j'aimerais tellement que ce soit A

1:10:33
Présentateur

et c'est la bonne réponse effectivement j'ai eu la raison c'est un classique il y avait quand même beaucoup moins de vols de téléphones portables avant l'invention de téléphones portables

1:10:38
Invité

je ne spoil plus avant c'est mieux il faut laisser un peu de suspense on est pas rodé il y en a plein qui avaient trouvé dans le chat avant les téléphones portables il fallait y penser mais c'est pas très très bien c'est comme les japonais ils sont japonais les japonais sont japonais c'est qui qui avait dit ça ? ça c'était François Langlais François Langlais

1:11:00
Présentateur

Mélenchon très bien ok un chroniqueur devant Mélenchon sur un plateau télé il avait dit ouais mais les japonais ils sont japonais Mélenchon l'avait regardé en disant ah bon ah on en est là les japonais ils sont japonais pour faire redescendre

1:11:11
Invité

la pression

1:11:12
Présentateur

ça turbine là-haut l'anglais très bien parfait François Langlais tous les jours ok alors la question suivante Corinne Imbert et Bruno Belin sont deux sénateurs voisins dans l'hémicycle mais ils ont un autre point commun lequel ? réponse A ils sont frères et sœurs réponse B ils sont voisins d'enfance réponse C ils aiment tous les deux le karaoké tout le monde aime le karaoké et réponse D ils se sont rencontrés à la fac

1:11:43
Invité

c'est quand même le pire excuse pour crush quelqu'un que de dire on dit t'aiment le karaoké mais moi aussi on aime le karaoké c'est fou on a tellement de points communs c'est dingue j'aimerais alors qu'ils soient frères et sœurs ben Belin oui mais il y a beaucoup de gens je pense en France qui s'appellent Belin à mon avis bah allez on va dire frères et sœurs moi je dis voisins d'enfance ouais rencontrés à la fac Rivenzy tu dis quoi rencontrés à la fac je dis frères et sœurs aussi

1:12:07
Présentateur

tu dis frères et sœurs aussi c'est la bonne réponse les amis Corinne Imbert et Bruno Belin sont frères et sœurs ils sont dans le même camp ils siègent tous les deux au sein du groupe Les Républicains au Sénat encore des gens qui votent comme leurs parents tu vois on en parlait le vote familial c'est ça mon fils est sénateur ouais mais moi j'en ai deux au Sénat super ok la question suivante ce sera la dernière il existe un lien particulier entre Michel Rocard et Lionel Jospin oh là ils sont voisins d'enfance lequel est-il ? ils aiment le cara ok ils aiment le cara ok aussi réponse A ça va s'afficher bientôt ils ont grandi dans la même ville réponse B ils ont un cousin en commun

1:12:46
Invité

donc ils sont cousins

1:12:48
Présentateur

non pas forcément

1:12:50
Invité

pas de seconde de vie je sais pas un cousin en commun

1:12:52
Présentateur

non parce que si c'est par du côté de la mère versus du côté du père t'as une alliance chelou non mais si remarque ça aurait du sens ça veut dire qu'il y a un grand-parent en commun

1:13:03
Invité

du coup tu es un cousin éloigné quoi tu vois ouais on demandera

1:13:07
Présentateur

à Pierre-Jean Chalençon il nous dira donc Michel Rocard et Lionel Jospin réponse C ils sont fans de basket tous les deux oh ça me semble difficile ça c'est possible réponse D ils ont été scouts ensemble

1:13:19
Invité

je dirais C parce que je crois qu'il est fan de basket Jospin il a pas été président de club ou un truc comme ça à une époque j'ose pas je crois qu'il y avait un truc avec un club je sais qu'il fait du vélo sur l'île de Rhône Jospin il est full basket ouais ouais il est basket il était en équipe universitaire et super grand d'accord il est super grand bah oui grand Jospin à mettre combien je sais pas mais je crois qu'il est grand non je sais avec cette j'ai joué de les cheveux j'avoue on a des vidéos de lui en train de meyer on a des filles ah moi j'ai une photo en tête de Jospin en fait il est juste ça j'ai plus de mal à voir Rocard faire du basket moi je dirais le basket quel est le lien particulier

1:13:52
Présentateur

qui existe entre Michel Roquin et Lionel Jospin est-ce qu'ils ont grandi dans la même ville est-ce qu'ils ont un cousin en commun est-ce qu'ils sont fans de basket ou est-ce qu'ils ont été scouts ensemble

1:13:59
Invité

moi je dis scouts 1m81 c'est pas non plus

1:14:02
Présentateur

c'est plus grand que moi

1:14:04
Invité

et quelle taille tu fais toi pas beaucoup voilà tu le regardes comme ça moins que j'ose pas

1:14:10
Présentateur

donc votre réponse les amis basket donc réponse C ils ont été fans de basket toi tu dis scouts réponse D ils ont été scouts ensemble et c'est Léa qui a la bonne réponse ils ont été scouts scouts ensemble si c'est pas mignon ça alors je sais pas j'ai pas la réponse à ça est-ce qu'ils ont été scouts unitaires de France scouts de France scouts d'Europe ça il y a plein de trucs

1:14:28
Invité

sur les mouvements scouts c'est vachement intéressant c'est super intéressant le scoutisme historiquement d'ailleurs comme mouvement d'éducation populaire des scouts laïcs des scouts cathos des scouts anarchistes des scouts ah bah ça il y a même le scout wiki scoutopédia l'encyclopédie scouts alors c'était quoi son petit nom Lionel Jospin et au revoir chevaux riais gilles chouette maligne chouette maligne alors yboufuté hamster érudit hamster érudit je l'ai déjà lu ça en plus ah non c'était Rocard qui s'appelait hamster érudit mais en fait je crois que j'avais lu l'info langagile langagile c'est pas vrai

1:15:03
Présentateur

c'est hyper prédestiné quand même en vrai quand il pense langagile

1:15:06
Invité

éclairage unioniste de France

1:15:09
Présentateur

ils étaient chez les unionistes d'accord j'ai jamais entendu que les éclairages c'est laïc

1:15:13
Invité

je savais que Rocard c'était le scoutisme et l'autre le basket mais alors et hamster érudit je l'avais déjà entendu langagile pas du tout c'est tellement précis langagile c'est parce que quand le mec devient politique derrière

1:15:24
Présentateur

c'est spécifique quoi qu'il en soit quoi qu'il en soit les amis on arrive à la fin de cette première partie de l'émission on va remercier chaleureusement Rivenzi merci beaucoup pour l'invitation je suis très heureux que tu sois venu Rivenzi merci beaucoup de t'être livré un peu sur ton rapport à la politique merci beaucoup j'espère que j'ai pas dit trop de bêtises absolument pas je m'en réindique

1:15:40
Invité

c'est pour l'instant pas facho

1:15:41
Présentateur

non et puis merci merci aussi d'avoir été le premier invité de cette émission je sais que c'était d'autant plus

1:15:47
Invité

merci beaucoup je trouve ça cool que tu fasses ça pour le coup vraiment à titre de voilà moi j'ai les premières élections présidentielles vraiment que j'ai suivi j'ai suivi sur Acropolis donc je trouvais ça cool que tu essaies de mettre ça en avant et je trouve ça chouette que tu essaies aussi de passer par ce système là donc merci beaucoup de m'avoir invité pour cette première merci à toi il y a plein de coeur dans le chat pour toi

1:16:05
Présentateur

on va marquer une page de pause les amis rapidement on se retrouve ensuite avec notre invité politique de la semaine cette semaine nous avons le plaisir de recevoir Clémentine Autain qui fait partie du coup de la liste de Julien Bayot pour le second tour de l'élection régionale en Ile-de-France on a plein de questions à lui poser c'est parti pour la pause à toutes salut à toutes et à tous de retour sur le plateau de backseat avec vous les amis toujours très content de vous accueillir dans votre talk show d'actualité politique sur Twitch c'est le premier numéro ce soir je suis très heureux j'ai l'impression que ça vous plaît et ça c'est vraiment super j'ai aussi l'impression que ça vous plaît puisqu'on est déjà à bientôt 14 000 euros réunis sur le le financement participatif la page Ulule merci beaucoup à toutes les personnes qui ont donné pour financer cette émission pour financer ce projet d'une émission politique pour les jeunes à l'occasion de l'élection présidentielle ça fait super plaisir on est dans la deuxième partie de l'émission et chaque semaine avec Ulule et Léa on souhaite recevoir une personnalité politique de premier plan quelqu'un qui va venir répondre à nos questions à notre manière d'aborder l'actualité politique et cette semaine en première invitée nous avons l'immense plaisir de recevoir Clémentine Autain bonjour Clémentine Autain qui prend place autour du plateau de backseat soyez la bienvenue merci encore une fois

1:17:12
Clémentine Autain

c'est moi qui suis ravie merci d'avoir accepté

1:17:14
Présentateur

notre invitation Clémentine Autain vous étiez la tête de liste de la liste la France insoumise au premier tour de l'élection régionale en Ile-de-France et vous avez fusionné les listes avec vos camarades écologistes et socialistes derrière Julien Bayou et là d'ailleurs vous revenez d'un meeting juste avant vous avez quitté le meeting pour venir nous rejoindre

1:17:31
Clémentine Autain

comment s'est passé ce meeting on était avec Audrey Pulvar et Julien Bayou dernier meeting de campagne d'entre deux tours où l'enjeu c'est la mobilisation notamment de celles et ceux qui ne sont pas allés voter dimanche dernier et qui pourtant peuvent partager nos convictions d'en finir avec cette droite régionale qui est quand même très réactionnaire très libérale sur le plan économique et qui marche dans les pas de l'extrême droite et puis qui ont envie d'un changement social, écologique mais qui peut-être dimanche dernier était

1:17:59
Présentateur

on en parlait dans la première partie de l'émission de ce taux d'abstention je me doute que pour les personnalités politiques comme vous vous avez fait campagne régionale vous pensez régionale depuis plusieurs semaines depuis plusieurs mois de longs mois non mais j'imagine voilà le fait que 82% des jeunes ne se déplacent pas vous le vivez comment ?

1:18:15
Clémentine Autain

d'abord en fait c'est pas spécifique à cette élection là parce que ça fait 20 ans qu'on a d'élection en élection une abstention qui est record donc à chaque fois on a des records de records en records donc c'est structurel maintenant c'est structurel et la pente est tout à fait terrifiante c'est pas en une élection qu'on va réussir à remonter la pente ma position qui est la position de ma famille politique c'est que je crois que si on n'a pas une nouvelle république à un moment donné un coup de tonnerre où on dit bon ça va pas du tout système institutionnel il vous plaît pas la politique telle qu'elle va ne va pas les médias il faut avoir aussi un travail pour les refondre il faut changer la justice il faut changer la démocratie dans l'entreprise voilà une espèce de grand chambardement je vois pas comment on peut renouer un lien de confiance entre les jeunes et les moins jeunes et la politique et puis les institutions et puis après il y a aussi la gauche parce que ce qui m'intéresse aussi c'est nous c'est à dire la déception qui n'est pas non plus complètement nouvelle mais qui s'est accélérée avec l'air Hollande où le mot gauche lui-même je vois chez les jeunes générations c'est que ça parle peu et c'est pas une promesse en soi c'est à dire que le mot gauche n'ouvre pas un sésame on se dit tiens on voit ce que ça va être donc il y a tout un travail pour re-remplir le mot et et que ça corresponde à des aspirations chez les jeunes alors les jeunes c'est pas tous les jeunes c'est pas la même chose on dit les jeunes mais les jeunes ils pensent pas tous la même chose il y en a qui sont très séduits par l'extrême droite d'autres qui sont dans les manifs climat ou ou dans des jeunesses engagées diversement du côté de la solidarité bon c'est pas les mêmes c'est pas tout à fait la même chose

1:19:54
Présentateur

c'est intéressant que vous parliez de l'air François Hollande et du mot gauche parce que pour le coup la France insoumise et c'est les scores du premier tour des régionales n'est plus une force centrale à gauche c'est même plutôt redevenu le parti socialiste qui s'en sort assez bien quand même dans ces régions

1:20:06
Clémentine Autain

c'est plus compliqué que ça

1:20:07
Présentateur

bah dites nous alors comment vous le voyez

1:20:09
Clémentine Autain

d'abord nous on est un mouvement très récent donc c'est plus facile entre guillemets à la présidentielle que sur des scrutins qui sont des scrutins avec des sortants scrutins de liste qui correspondent aussi à des implantations plus anciennes moi la liste que j'ai conduite était avec la France insoumise et le parti communiste français qui a une implantation très forte en ligne de France avec beaucoup de maires qui m'ont soutenu qui se sont engagés pourquoi ça a pas si bien marché que ça alors ?

ça a plutôt pas trop mal marché parce que la dernière fois on a fait 6,5 et cette fois-ci on a fait plus de 10 donc moi j'estime qu'on a progressé dans un moment qui n'est pas un moment facile pour nous tous et qu'on était dans un mouchoir de proches avec la liste de Julien et la liste d'Audrey donc c'est là où ça a plutôt fonctionné mais après pour avoir cette implantation c'est quelque chose d'assez long et le parti socialiste semble le plus fort aussi parce qu'il a beaucoup de sortants mais quand on regarde ses scores je suis désolée mais en Ile-de-France le parti socialiste faisait 25% la dernière fois en 2015 c'est pas si vieux et là il a 11 donc c'est une chute qui en réalité est assez vertigineuse pour ce parti qui était au centre de la gauche et moi je crois plus à la centralité aujourd'hui d'ailleurs d'aucun et c'est la dispute en ce moment entre nous elle est vraiment la chose c'est que le leadership qui était évident le PS était devant tout le monde et puis il fallait ajouter un petit peu de communistes un petit peu d'écolos et puis on avait une gauche qui tenait debout

1:21:33
Présentateur

et maintenant c'est rebelote avec les écolos qui sont devant et qui du coup pas vraiment

1:21:37
Clémentine Autain

je pense que ça dépend des élections la présidentielle c'est plutôt nous aux élections européennes ça a été les verts voilà il n'y a pas de justement je pense que là on est dans un moment de refondation où les rapports de force à l'intérieur de la gauche ne sont absolument pas joués et c'est une des raisons des disputes qui ne sont pas que des affaires d'égo qui ne sont pas que c'est quelque chose de profond qui se joue dans ce travail de refondation nécessaire

1:22:00
Présentateur

Qu'est-ce que vous en pensez Usul et Léa du coup de cet enjeu de refondation de la gauche que l'on voit notamment en Ile-de-France c'est pour ça que ça nous fait plaisir de vous avoir comme invité mais qu'on voit aussi partout en France

1:22:07
Invité

Oui, il y a plein de choses en effet à réinventer y compris je parlais tout à l'heure du rôle des partis et on a parlé aussi donc j'ai discuté avec certains de vos camarades parler d'associer aussi le secteur militant associatif un petit peu plus largement pour constituer une coalition qui dépasse le seul cadre des appareils qui se mettrait un petit peu d'accord entre eux mais qui permettrait d'associer aussi un peu différemment tous ces gens qui sont prêts à s'engager mais qui ont beaucoup plus de réticence à voter à croire à un programme politique à un élu voilà et du coup le problème c'est que là il y a une candidature qui est lancée quoi il y a Jean-Luc qui s'est lancé

1:22:44
Clémentine Autain

pour la présidentielle

1:22:45
Invité

pour la présidentielle mais c'est la grosse échéance c'est cette grosse échéance

1:22:48
Clémentine Autain

mais les autres aussi parce qu'en fait il y a une primaire à l'Europe Écologie Lénaire donc ils sont aussi déjà lancés et puis chez les socialistes il y a aussi les candidats qui sont déjà lancés donc en fait c'est trop tard déjà là c'est trop tard

1:23:00
Présentateur

c'est fini il n'y aura pas de million de la gauche en 2022 de ce que vous nous dites de ce que j'entends c'est ça

1:23:03
Clémentine Autain

d'abord il faudrait partir du contenu c'est à dire est-ce qu'il y a la possibilité que tout le monde s'entende autant sur la régionale c'est l'élection c'est dimanche mais moi je suis quand même très heureuse qu'on ait réussi ce rassemblement mais on l'a fait sur la base de contenu alors c'est plus facile au régional qu'à l'échelon national peut-être aussi avec des personnalités j'ai envie de dire plus nouvelles en tout cas nous on n'avait pas d'histoire en commun le fait que ce soit Audrey Pulvar qui représente du parti socialiste mais qui n'est pas du parti socialiste bon bref je pense qu'on a eu une alchimie qui a permis d'avoir quelque chose d'assez solide mais à l'échelle nationale il y a encore des débats qui sont des débats de fond c'est pas quand Anne Hidalgo par exemple dit que ses partenaires potentiels ont des ambiguïtés avec la République elle parle de vous clairement oui des verts aussi en l'occurrence c'était sur Europe Écologie et Vert mais ce que je veux dire c'est que ça donne aussi une tonalité une ambiance quand on n'est pas d'accord sur la réforme des retraites on l'a combattu ensemble à l'Assemblée nationale toute la gauche avec les socialistes moi j'étais dans le groupe de travail pour être avec les socialistes pour imaginer un projet alternatif bon ça a accouché de pas grand chose parce qu'en fait la base d'accord n'est pas suffisamment grande or si on ne peut pas s'entendre sur la réforme des retraites sur la réforme de l'assurance chômage sur des grandes choses sur le rapport à l'Union Européenne sur le nucléaire bon c'est pas des petits sujets sur la sixième république tout le monde n'est pas d'accord pour une nouvelle république donc ce que je veux pas dire moi je suis vous connaissez dans ma famille politique plutôt celle qui cherche à rassembler vraiment je suis pas la seule c'est pas ça que je veux dire mais je suis plutôt connue pour en tout cas faire des efforts de ce côté là mais à un moment donné il faut qu'il y ait des bases de contenu et si ce contenu n'existe pas on peut pas être sur un moins dix ans et quelque chose qui n'aurait pas d'allure d'ailleurs quand on regarde les sondages on se rend compte que les électorats sont fâchés c'est pas seulement les partis ou les personnalités si vous mettez Anne Hidalgo candidat de toute la gauche elle fait deux ou trois points de plus si vous mettez Jean-Luc Mélenchon candidat de toute la gauche il fait quelques points de plus alors c'est lui qui fait le plus de points c'est clair mais il ramasse pas la mise donc c'est bien qu'il y a deux électorats qui malheureusement je dis malheureusement d'une certaine manière sont aujourd'hui assez fâchés voilà mais pourtant vous arrivez

1:25:17
Présentateur

à vous unir en Ile-de-France c'est entre les deux tours dans les Hauts-de-France c'était même avant le premier tour Léa est-ce que tu penses que là on a le formant de quelque chose mais justement Léa tu vois ça comment toi

1:25:27
Invité

je suis d'accord avec vous Clémentine dans le sens où effectivement on n'est pas du tout sur le même type d'élection c'est à dire que ce qu'on expérimente aujourd'hui pour l'élection régionale n'est pas du tout ce qu'on peut expérimenter pour une présidentielle pour un tas de raisons mais moi j'étais très intéressée de voir vous avez eu très très peu de temps pour vous mettre d'accord sur un programme commun sur le second tour j'imagine que vous aviez quand même réfléchi en amont sur l'éventualité d'une alliance en imaginant que ça pouvait être envisageable comment ça s'est passé concrètement les négociations enfin sans rentrer vraiment dans les détails mais je vois typiquement qu'une mesure phare du programme d'Audrey Poulvard que beaucoup de personnes appréciaient c'était la gratuité des transports en commun là on voit finalement dans votre je présente le programme pour celles et ceux qui ne l'ont pas vu c'est consultable aussi sur internet on voit que finalement cette mesure qui pouvait pourtant nous sembler être quelque chose sur laquelle la France Insoumise et les Verts auraient pu aussi se mettre d'accord enfin tout le monde est d'accord pour des transports en commun non ce n'est pas le cas vous avez prévu finalement la gratuité des transports pour les bénéficiaires des minima sociaux les moins de 18 ans et les 18-25 ans étudiants et ben voilà vous avez ce qu'on appelle un compromis oui mais pourquoi Julien Bayou justement je sais ce qu'est un compromis mais je voulais savoir précisément comment Julien Bayou

1:26:40
Clémentine Autain

je ne suis pas sa porte-parole mais Julien Bayou au premier tour n'avait pas de mesures spécialement de gratuité il n'était pas sur cet horizon nous moi je portais la gratuité pour les moins de 25 ans pour tous les bénéficiaires des minima sociaux et au cours de la mandature pour les personnes retraitées sous condition de ressources finalement on n'est pas très loin du compromis et Audrey Pulvar était pour la gratuité totale voilà le débat je dirais que là c'est ce que je disais aussi et Julien le disait c'est qu'on ne peut pas lever l'impôt donc on n'a pas un budget qui est extensible à l'infini et on a un enjeu qui est le développement des transports en commun notamment pour tous ceux qui habitent en banlieue en grande couronne le premier problème malheureusement ce n'est pas d'abord l'argent même si ça peut être je ne dis pas que ce n'est pas un problème pour plein de gens mais ce que je veux dire c'est que quand on habite Paris intra-muros on a envie de la gratuité quand on est en première couronne on aimerait bien que les transports marchent et quand on est en grande couronne on aimerait bien qu'il y ait des transports donc il faut trouver un projet qui permette de satisfaire l'ensemble moi je suis vraiment pour l'horizon de gratuité ma famille politique l'a toujours défendu depuis très longtemps mais là il fallait qu'on trouve un équilibre donc moi j'estime que ce à quoi on arrive c'est un bon compromis c'est à dire que c'est quelque chose qui fait avancer la gratuité

1:27:55
Invité

on est sur une mesure qui finalement était une mesure que vous aviez un peu imaginée déjà dans votre programme initial si j'entends bien c'est finalement assez proche de votre programme initial

1:28:02
Clémentine Autain

il y a de la gratuité mais il n'y a pas toute la gratuité c'est un compromis et je pense que c'est positif typiquement vous avez dû lâcher sur quoi ? et bien moi j'avoue que nous on n'a pas tellement lâché en fait on n'a pas eu à lâcher

1:28:13
Locuteur 1

personne n'a lâché grand chose

1:28:14
Clémentine Autain

non mais on n'a pas eu tellement à lâcher en fait on a enrichi mais non mais c'est la vérité d'ailleurs c'était assez rigolo ce que je disais au meeting tout à l'heure c'est qu'au premier tour tout le monde disait mais pourquoi vous avez trois listes vous racontez la même chose c'est pareil pourquoi vous avez trois listes maintenant et depuis qu'on est ensemble au second tour tout le monde nous dit mais je ne crois pas vous êtes ensemble alors que vous n'êtes vraiment tellement pas d'accord donc il faudrait s'entendre on est trop d'accord ou pas assez d'accord en vrai je trouve aussi que chemin en faisant dans la campagne alors que nous avons des formations politiques différentes des profils différents des sensibilités différentes au fur et à mesure des débats y compris plein de débats qu'on a eu dans des secteurs puisqu'on a fait des débats pour l'économie sociale et solidaire à la chambre de commerce et d'industrie enfin on a fait plein de débats en fait et au fur et à mesure on s'est dit c'est vrai que ce qu'on raconte finalement ça converge c'est-à-dire qu'on avait des mots communs des propositions communes et après on a enrichi par exemple il n'y avait pas dans le programme de Julien Bayou la gratuité des cantines pour les lycéens des quatre premières tranches du quotient familial et voilà ça a été intégré donc c'est ce que j'estime être enrichi Est-ce que vous vous trouvez

1:29:13
Invité

que c'est une expérience qui vous permet de ressortir encore plus comment dire enthousiaste à l'idée de composer avec d'autres forces

1:29:23
Clémentine Autain

politiques de gauche Non mais il n'y a pas d'issue sinon y compris la présidentielle croyez pas que c'est amusant de se dire il va y avoir 25 candidats à gauche j'ironise mais c'est forcément pas une bonne nouvelle bien que je rappelle que quand Mitterrand a gagné qui quand même il n'y a pas eu 50 fois où la gauche a été au pouvoir c'est la fois où il y avait marché en face en 74 il était candidat seul et là il a perdu donc il ne faut pas non plus se raconter que l'unité dès le premier tour est le sésame pour gagner une élection présidentielle j'insiste là-dessus parce que le problème c'est la faiblesse de la gauche c'est d'abord sa faiblesse

1:29:58
Invité

justement c'est aussi parce qu'il y a une faiblesse de la gauche parce qu'il y a une offensive idéologique un glissement à droite de tous les repères de tout le monde moi je voudrais revenir sur cette interview de Valérie Pécresse dans le Figaro présidente sortante de la région Ile-de-France je me suis fait un plaisir de lire on voit que son élément de langage d'ailleurs c'est de parler à propos de votre de votre alliance de gauche extrême elle ne dit pas extrême gauche elle dit gauche extrême elle le martèle plusieurs fois dans l'interview et alors là attention c'est parti monsieur Hamon madame Autin et plusieurs colistiers ont manifesté en 2019 avec le CCIF association dissoute depuis pour son rôle dans l'assassinat de Samuel Paty on va même plus loin aller voter RN ou même voter LREM c'est faire élire cette gauche extrême donc en gros même voter LREM finalement c'est voter pour ceux qui ont tué Samuel Paty enfin voilà oui oui ça

1:30:47
Clémentine Autain

en ce moment ça y va depuis le début de la semaine comment on gère cette violence là

1:30:52
Invité

comment on ressent comment on arrive à reparler sérieusement quand là les débats

1:30:56
Clémentine Autain

je suis désolée nous n'avons pas pourtant on a essayé ça fait des semaines parce qu'en fait à aucun moment on n'a réussi à avoir vraiment un débat de fond avec Valérie Pécresse d'ailleurs elle n'est venue dans aucun des débats dont je vous parlais tout à l'heure les débats qu'on a eu sur chaque secteur elle a envoyé des vice-présidents elle est entrée en campagne très tard et au fond elle ne veut pas qu'on parle de son bilan d'ailleurs je comprends parce que le bilan n'est pas flatteur elle a par exemple divisé par 2,5 le budget logement en Ile-de-France qui le sait d'ailleurs personne ne le sait 750 000 demandent de logement en Ile-de-France et Valérie Pécresse divise par 2,5 le budget logement c'est pas rien quand même elle a baissé considérablement les dotations par habitant dans tous les départements à l'exception d'un je vous le donne en mille on fait le quiz c'est moi qui vais faire le quiz je fais le quiz là le quiz à la cour c'est les Hauts-de-Seine qui est le seul département où la dotation a été augmentée alors que c'est un département assez riche qui a un bas de laine d'un demi-million d'euros quand même on aurait peut-être pu faire autrement donc on n'a pas réussi bon je pourrais passer la soirée sur les exemples du bilan de Valérie Pécresse mais c'est quand même assez dramatique je vous ai pas entendu

1:32:00
Invité

l'attaquer sur le alors peut-être que ça m'a échappé sur le fameux meeting de Brive-la-Gaillard bien sûr qu'on l'a fait si vous l'avez fait

1:32:06
Clémentine Autain

je l'ai fait dans mon meeting d'ailleurs

1:32:07
Invité

c'est pas très repris par la presse vous n'êtes pas aidé par la presse

1:32:11
Clémentine Autain

ça a été assez peu repris cette enquête de Mediapart tout à fait révélatrice où on voit peut-être expliquer pour ceux qui regardent mais en fait elle crée son mouvement libre elle crée son mouvement libre et là viennent dans ce meeting décentralisé si j'ose dire à la campagne en week-end des responsables associatifs qui souvent représentent pas qu'eux peuvent représenter des communautés diverses et variées et en fait un certain nombre ne savent pas exactement où ils sont mais par contre quelques temps plus tard ils voient leur subvention augmenter donc c'est vraiment une utilisation ah oui dans le plus abject quand même le plus abject vraiment le plus abject donc bref alors j'étais partie sur Valérie Pécresse et du coup comme elle ne veut pas ce débat elle fait un peu comme ce que fait Trump d'abord elle invente des faits alternatifs parce qu'elle raconte une autre histoire sur à la fois sa gestion son bilan ce qu'elle veut pour la région par rapport à ce qu'elle fait et ce qui a été fait elle raconte une histoire aux franciliennes et aux franciliens et elle affuble de noms infernaux c'est à dire que ça disqualifie quand on dit extrême gauche ce qui d'ailleurs est terrible parce que ça existe l'extrême gauche dans notre pays c'est une tradition

1:33:21
Invité

là c'est gauche extrême

1:33:22
Clémentine Autain

dans le filial mais ça existe dans ce pays et d'ailleurs il y avait une candidate à la régionale Nathalie Artaud qui mérite le respect et moi je la respecte mais nous nous avons fait une alliance qui n'est pas une alliance d'extrême gauche donc elle utilise ce terme exprès pour effrayer après on a eu droit évidemment à islamo-gauchistes indigénistes décroissants adeptes de la désobéissance civile les mensonges avec moi bien sûr et mon fameux meeting où j'ai invité Tarek Ramadan qui n'a jamais existé je n'ai jamais rencontré de ma vie Tarek Ramadan quand même que tout le monde le sache jamais de ma vie absolument et j'ai même retiré ma signature d'un appel en 2005 parce qu'il y avait Tarek Ramadan et cette tribune est toujours publique dans laquelle j'explique il y a beaucoup de gens

1:34:02
Présentateur

dans notre chat qui se plaignent parce que vous parlez beaucoup et parce qu'ils trouvent qu'il n'y a pas assez de non non non je suis surpris c'est pas contre vous parce qu'ils se trouvent que je ne reprends pas assez la main donc c'est pour moi mais reprenez la main absolument ils disent qu'il n'est pas

1:34:12
Invité

en train de bosser

1:34:12
Clémentine Autain

ils parlent et on n'a pas leurs questions c'est ça ?

1:34:16
Présentateur

non non non si si c'est ça non mais ils écoutent et je suis d'accord effectivement il y a un manque de reprise il n'y a aucun souci les amis ne vous inquiétez pas non mais ce qui m'intéresse c'est que justement depuis tout à l'heure on est en train de parler d'une élection régionale et en fait on est déjà en train de faire du règlement de compte entre vous et la présidente sortante Valérie Pécresse est-ce que ça ne participe pas aussi du taux d'abstention ?

1:34:34
Clémentine Autain

c'est elle là qui Usu m'interroge sur la façon dont elle m'attaque je suis obligée de répondre donc moi je veux bien parler que de la région c'est le climat qui pèse et qui fait que d'ailleurs on n'arrive pas à parler du contenu et des projets

1:34:47
Présentateur

qu'on a du mal à parler du fond d'ailleurs vous avez été enfin je ne sais pas si vous avez été empêché de parler du fond mais il y a aussi des attaques qui sont venues je trouve de manière assez surprenante de la part de Jean-Paul Luchon

1:34:54
Clémentine Autain

Jean-Paul Luchon

1:34:55
Présentateur

ancien président de la région non mais du coup Jean-Paul Luchon

1:34:57
Clémentine Autain

je ne sais plus quoi faire là pourquoi est-ce que

1:35:00
Présentateur

Jean-Paul Luchon s'en prend à vous en disant qu'il votera sans problème pour la droite qu'est-ce que c'est que cette gauche dégouche

1:35:06
Clémentine Autain

Manuel Valls aussi Manuel Valls pour le coup je m'y attendais on a l'habitude c'est un peu ce que j'allais dire Manuel Valls bon d'accord je l'avais mis dans une case ok

1:35:12
Présentateur

il est parti loin

1:35:14
Clémentine Autain

très très très loin mais Jean-Paul Luchon

1:35:15
Présentateur

qu'est-ce que c'est

1:35:16
Locuteur 1

pourquoi ?

1:35:16
Clémentine Autain

pareil en fait je pense qu'à un moment donné il y a des digues qui sautent on parlait de refondation et de recomposition je pense qu'il y a des choses qui s'éclaircissent et c'est vrai que c'est assourdissant parce que bon alors évidemment il n'a plus de boussole à gauche je veux dire il n'appelle même pas à voter pour Laurent Saint-Martin respect Valérie Pécresse et qui en plus ne cesse de l'accuser de tous les mots puisque le bilan de Valérie Pécresse est empêché par toutes les horreurs qu'a fait son prédécesseur Jean-Paul Luchon donc il n'a en plus vraiment pas beaucoup de dignité pour lui-même donc tout ça est complètement fou mais c'est peut-être parce qu'on fait

1:35:56
Invité

Jean-Paul Luchon c'est quand même

1:35:59
Clémentine Autain

l'ancien président de la région

1:36:00
Invité

oui oui bien sûr mais typiquement le tchat qu'est-ce que vous en pensez Jean-Paul Luchon oui voilà Jean-Paul Luchon c'est vrai qu'il y a des gens c'est vrai que Carole Delga j'aimerais bien savoir aussi ce qu'elle ferait on voit que Carole Delga

1:36:13
Clémentine Autain

elle n'a pas voulu s'allier même pas avec l'Europe Écologie

1:36:16
Invité

qu'est-ce qui se passe elle est là la frontière entre ces gauches irréconciliables elle existe vraiment

1:36:21
Clémentine Autain

il a raison Valse je crois que le tchat

1:36:24
Présentateur

ils ont réglé pour Luchon c'est PTDR TK pas de soucis ok d'accord

1:36:30
Clémentine Autain

Valse vous voyez ou pas non Valse s'identifie je suppose la question du Jules

1:36:37
Présentateur

est intéressante encore une fois sur ces deux gauches irréconciliables

1:36:39
Clémentine Autain

la question de l'Occitanie

1:36:41
Présentateur

la question de l'Occitanie la question même plus globalement est-ce qu'il y a une frontière infranchissable

1:36:45
Clémentine Autain

non alors c'est Emmanuel Valls qui avait théorisé les fameuses deux gauches irréconciliables moi j'estime que c'est Emmanuel Valls et la gauche qui sont irréconciliables ça ça me paraît désormais absolument clair donc après à l'intérieur de la gauche il y a toujours différentes familles politiques on a fini d'ailleurs par parler des gauches puis on a la question écolo qui s'estime un peu en dehors de la gauche tout en étant quand même inscrite dans l'histoire de la gauche c'est quand même un peu compliqué mais ce qu'on cherche c'est un nouveau tout dans lequel il pourrait y avoir différentes sensibilités toujours des traditions des histoires des apports mais une perspective quand même commune et c'est ça qu'on essaie de bâtir et c'est pour ça qu'en Ile-de-France ça donne de l'espoir et c'est d'ailleurs pourquoi je pense que d'ici à dimanche quelque chose peut un peu se réveiller c'est à dire que l'image de cette union qui n'est pas factice qui repose sur du solide qui a l'air sincère parce qu'elle l'est etc je me dis ça peut peut-être réveiller quelque chose un premier pas je ne dis pas qu'on est au bout du chemin mais il faut bien qu'on commence par quelque chose donc on est dans ce travail de refondation moi je crois que la clé c'est l'articulation entre le social et l'écologie c'est ça qui va nous faire inventer la gauche du 21ème siècle c'est absolument clair et puis des termes pour raconter les choses qui ne sont forcément pas ceux d'hier des questions qui n'ont pas intéressé nos prédécesseurs j'en prends juste une mais pendant longtemps la gauche elle s'intéressait au partage des richesses c'est à dire on crée des richesses puis la question c'est comment on les répartit

1:38:07
Présentateur

et alors c'est plus le cas aujourd'hui ?

1:38:09
Clémentine Autain

ben non parce que la question maintenant c'est aussi qu'est-ce qu'on produit comme richesse et qui en décide et qu'est-ce que la richesse et ça c'était pas des questions qu'on se posait dans la gauche d'avant même ça percute tout

1:38:18
Présentateur

est-ce que c'est la question climatique aussi qui vient rebattre les cartes maintenant

1:38:21
Clémentine Autain

elle a à voir et donc pour moi la grande question du 21ème siècle c'est quels sont nos besoins véritables ?

1:38:27
Présentateur

et c'est peut-être là-dessus qu'il y a un clivage à gauche

1:38:29
Clémentine Autain

et je pense que ceux qui nous regardent sont sensibles à ça parce qu'on est harcelé en permanence pour acheter le nouveau machin pour avoir envie d'eux pour être... et il y a un truc qui suffoque comme ça dans lequel on est pris et qui bousille la planète mais aussi un problème avec nos propres désirs c'est-à-dire qu'on finit par perdre le fil de nos propres désirs et de nos propres besoins et donc retrouver de l'autonomie de la liberté véritable dans nos désirs ça c'est quelque chose qui percute en fait le modèle capitaliste et productiviste c'est ça donc ça se joue un peu là le projet du 21ème siècle pour la gauche

1:39:07
Présentateur

est-ce que vous pensez que des jeunes qui se sont abstenus de voter dimanche dernier vont retourner aux unes dimanche prochain en ligne de France est-ce que vous pensez que cette union de la gauche peut créer l'espoir ?

1:39:16
Clémentine Autain

je le souhaite j'ai l'optimisme de la volonté j'en sais rien c'est à eux qu'il faut demander

1:39:20
Présentateur

c'est à eux qu'il faut poser la question est-ce que parmi les gens qui se sont abstenus de voter dimanche dernier il y en a parmi vous qui se disent qu'ils vont aller voter dimanche prochain et je ne parle qu'aux abstentionnistes ceux qui ont déjà voté dimanche dernier je me doute que vous avez plutôt des chances de retourner dimanche prochain pour les autres ça m'intéresse un peu de savoir s'il se passe un truc dans votre région qui justifie

1:39:38
Invité

je dis ça je ne dis rien mais Pécresse elle a dit qu'elle a arrêté la politique si elle perdait c'est un bon argument pour aller voter si vous êtes au gouvernement enfin au gouvernement de la région Île-de-France si vous gouvernez l'exécutif de la région Île-de-France demain comment vous imaginez vos premières actions est-ce que vous imaginez que vous allez tomber face à un dossier en quelque sorte très très difficile à reprendre ou est-ce que vous imaginez que vous allez pouvoir très vite tous ensemble du coup cette nouvelle force de gauche que vous êtes en train de créer insuffler aujourd'hui arriver à faire des choses très concrètes rapidement et arriver vous pensez qu'il y a vraiment parce que parfois il y a aussi ce qu'on espère pouvoir faire et puis la réalité du terrain

1:40:19
Présentateur

avant que vous répondiez je vais faire un sondage dans le chat parce que là je voulais demander à la volée du coup je suis en train de me faire allumer la gueule par mes modérateurs je vous embrasse les amis évidemment je vous fais un sondage dans le chat vous répondez à la question et pendant ce temps-là allez-y vous répondez à la question

1:40:30
Clémentine Autain

qui va voter n'a pas voté au premier jour oui c'est ça

1:40:32
Présentateur

ça c'est la question je veux faire un sondage que vous me disiez donc allez-y par contre répondez-vous à la question de Léa

1:40:36
Clémentine Autain

oui de ce qu'on peut faire immédiatement pour transformer oui oui si on peut faire la région a des moyens alors il y a beaucoup qui est pris par les transports des budgets impondérables lycées impondérables mais il y a quand même beaucoup de mesures immédiates qu'on peut prendre la gratuité dans les cantines c'est immédiat c'est septembre et voilà ça compte c'est gratuité dans les transports pareil on va à la fois avoir des mesures d'urgence de ce type donc qui vont se voir immédiatement mais je dirais que le plus intéressant et le plus profond c'est le changement qu'on veut faire la bifurcation sociale et écologique qu'on veut enclencher en Ile-de-France c'est-à-dire qu'on veut être justement cette première région qui prend à bras le corps cette question et qui essaye de penser son modèle de développement je prends un exemple mais c'est un temps plus long on a une région Ile-de-France où il y a des villes d'ortoirs d'un côté en gros et les centres d'affaires de l'autre ça c'est pas possible comme modèle de développement donc il faut qu'on ait notre schéma directeur qui existe qui est un document qui s'appelle le ZDRIF et que grâce à ce schéma qui nous permet de piloter l'avenir de la région et bien qu'on arrive à rééquilibrer les territoires pour que chacun en proximité puisse avoir des emplois des services publics des espaces culturels et sportifs etc et non pas comme c'est aujourd'hui le besoin en permanence de faire un grand déménagement à l'intérieur de l'Ile-de-France ça c'est un vrai projet ça ça va parler aux gens le ZDRIF c'est le projet c'est notre projet pour l'Ile-de-France c'est notre projet c'est entendu le ZDRIF non ça parle pas mais j'explique ce que c'est

1:42:06
Présentateur

c'est le schéma directeur ça m'intéresse parce qu'une des raisons pour lesquelles les personnes s'abtiennent quand on leur demande pourquoi ils s'abtiennent c'est qu'il y a beaucoup de gens qui parlent de leur méconnaissance du rôle des collectivités locales que sont la région

1:42:14
Clémentine Autain

c'est hyper opaque

1:42:15
Présentateur

la région et le conseil départemental c'est vrai que ça parle pas à tout le monde c'est difficile il se trouve que c'est mon boulot moi d'essayer d'expliquer mais moi je suis pas dans la politique à votre différence est-ce que vous aussi vous rencontrez des électeurs quand vous faites du porte-à-porte etc. qui vous renvoient cette image de méconnaissance totale de ce à quoi vous servez

1:42:29
Clémentine Autain

absolument surtout la région qui est très lointaine et on a besoin que ça n'a rien à voir avec notre quotidien il faut dire la vérité et Valérie Pécresse comme les deux autres candidats de droite les trois droites ne nous aident pas puisqu'ils n'ont parlé que d'une chose dans cette campagne c'est de la sécurité la sécurité n'est pas une compétence de la région et donc transport lycée aménagement du territoire activité économique tourisme tout ça on n'en a pas parlé et ça pour moi c'est un vrai problème démocratique c'est-à-dire que si vous avez des gens qui sont aux manettes et qui vous parlent d'autre chose que ce dont il est question pour l'élection ça peut pas aider à mobiliser les électeurs

1:43:04
Présentateur

il y a un risque que ce soit également la même chose en 2022 vous pensez que le débat politique va se jouer à l'élection présidentielle sur des sujets vraiment importants

1:43:12
Invité

parce que pour compléter mettons que vous preniez la région on a vu aussi des maires écolos prendre de grandes villes moi j'habite à Lyon par exemple on voit aussitôt toute la presse conservatrice se jeter sur eux sur la moindre petite phrase sur le moindre je ne sais plus quel journal a titré maire écolos je crois que c'était Marianne maire écolos pourquoi sont-ils tous nuls vous allez avoir devant vous une presse déchaînée si vous prenez la moindre région

1:43:37
Clémentine Autain

elle est déjà déchaînée on est mûr

1:43:39
Invité

et un écosystème médiatique derrière qui donne beaucoup d'écho en effet ces thématiques identitaires ces thématiques réactionnaires comment on impose un débat dans ce contexte-là vous avez parlé tout à l'heure des médias comment on mène une bataille là-dessus

1:43:54
Clémentine Autain

d'abord on a une grosse grosse grosse bataille en ce moment on est dans une tempête idéologique énormissime il faut se rendre compte de ce qui se passe les idées de l'extrême droite maintenant c'est tapis rouge partout ils ont leur ronde serviette dans un nombre toujours plus grand de médias et le focus tout est inversé c'est-à-dire on pèse et on sous-pèse les mots de Jean-Luc Mélenchon ou d'autres chez nous ou chez les écolos et par contre on ne voit rien du rouleau compresseur aujourd'hui qui est celui de l'extrême droite et qui est le vrai danger la vraie menace pour la République en particulier donc ça c'est enfin voilà on est devant un problème qui est un problème de masse moi je ne crois pas qu'on va résoudre cette question-là en montrant pas de blanche en s'excusant je ne crois pas à ça je pense qu'il y a une confrontation c'est ce qu'ont fait

1:44:38
Invité

les insoumis toute la journée sur Twitter il y avait un hashtag comment c'était le hashtag je suis un ennemi de la Régine de la République je ne sais pas quoi c'est ironique oui oui justement en montrant pas de blanche justement en disant moi je suis professeur j'ai deux enfants je paye mes impôts je suis un ennemi de la République donc il y a fatalement

1:45:00
Clémentine Autain

globalement je n'ai pas ce sentiment de la part des insoumis en particulier mais pas seulement j'ai l'impression qu'on mène quand même la confrontation globalement je ne sais pas cette journée tous ces tweets mais globalement on mène cette confrontation-là et je pense qu'il faut la mener c'est à dire qu'on ne va pas s'en sortir uniquement en faisant d'oron en attendant que ça se passe je ne crois pas ça je pense qu'il faut y aller parce qu'à chaque fois sinon c'est faire reculer pour faire reculer

1:45:25
Invité

y aller contre l'extrême droite et dire parler de la fascisation de l'extrême-droitisation ça ça peut être un ciment aussi d'une gauche il faut dire la vérité

1:45:33
Clémentine Autain

on est dans une société qui est préfasciste c'est ça la réalité de notre pays donc il va falloir qu'on se réveille et en particulier la jeunesse qui enfin la jeunesse c'est encore une fois pas tous les jeunes mais je pense qu'il y a une grande partie de la jeunesse qui n'est pas du tout sur ses coordonnées qui rêvent d'un autre monde alors je sais qu'il y a un pessimisme très grand chez les jeunes à l'égard de la politique à l'égard de l'avenir donc c'est à nous aussi d'être capables de rouvrir l'espoir mais on ne va pas le faire tout seul et ça se passera passera par cette confrontation et pour revenir à l'élection régionale c'est vrai que là on sent une espèce d'ambiance un peu comme on avait en 81 avec les chars soviétiques qui allaient arriver à la place de la concorde pour ceux qui ont pas la ref

1:46:14
Présentateur

et qui étaient panés effectivement c'était la peur qui était utilisée par la droite et la presse de droite à l'époque face au risque de l'élection de François Mitterrand le socialo-communiste il y avait un risque que les chars soviétiques arrivent place de l'étoile à Paris on en rigole mais à l'époque il y avait vraiment des gens qui ont eu peur de ça c'est pas que ça

1:46:31
Invité

les riches vont partir évidemment les riches qui ont essayé de partir ils sont revenus au bout d'un moment on a même l'histoire oublie

1:46:36
Clémentine Autain

mais Mitterrand était parlé de capitalisme celui qui ne combat pas le capitalisme n'a pas sa place au parti socialiste je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître et c'est juste pour dire que le projet était très radical il était d'ailleurs insufflé par les mobilisations de 68 il n'y a pas 81 s'il n'y a pas le grand mouvement social des années 68 c'est ça qui donne le souffle à la victoire de 81

1:47:01
Présentateur

et ce qu'on a pourquoi est-ce qu'on en fait à Mitterrand quand il s'agit de parler des grands moments de la gauche c'est le dernier grand souvenir fédérateur de l'union de la gauche c'était 81

1:47:09
Clémentine Autain

je pense que ça ne fait rêver

1:47:11
Présentateur

personne à cause des privatisations Hollande à cause des compromissions

1:47:13
Clémentine Autain

il y a à dire aussi sur Mitterrand je ne suis pas en train de dire là je parle de la victoire de Mitterrand d'un programme qui entre 81 et 83 a quand même apporté des conquêtes fortes et puis après il y a eu cette fameuse parenthèse qui ne s'est jamais refermée la parenthèse libérale et là c'est une autre histoire voilà Jospin ça n'incarne pas exactement le même niveau de rupture que ce qu'avait été 81 c'est pour ça qu'on en fait voilà mais je ne suis pas pour faire des références sinon c'est 36 je préfère prendre 1789 j'ai toujours plus de mal avec 48 1848 ou la commune où j'ai plus de mal au sens où à la fois je trouve merveilleuses les aspirations qui sont nées à ce moment là et en même temps il y a cette défaite si violente que voilà c'est un moment

1:48:01
Invité

36 c'est pas mal pour le contexte c'est ce que je dis 36 il y a pas de modèle

1:48:07
Clémentine Autain

il ne faut pas croire moi je suis pour qu'on tire les fils de l'histoire mais qu'on en tire aussi des leçons donc j'ai pas un modèle que je veux reproduire on va faire autrement y compris dans les relations dont parlait Usul entre le mouvement social et le politique on a des choses à inventer des liens à trouver là pour le coup plus comme en 36 c'est ça qui a apporté la CGTE qui se réunit quelque chose qui a apporté et je ressens plus aussi parce que les années 30 malheureusement c'est le parfum c'est le parfum du moment c'est ça qu'on ressent on sent qu'il y a une violence y compris mais délirante une violence dans le débat public qui donne pas très envie de s'en mêler les jeunes qui regardent ça ça casse la tête

1:48:49
Présentateur

pas sur ce plateau pas sur ce plateau j'espère pas en tout cas on arrive déjà à la fin de cette interview Clémentine Autain donc je rappelle que vous êtes candidate sur la liste de François Bayrou de François oh putain de Julien Bayou je suis désolé je suis claqué de Julien Bayou et qui la fête celle-là

1:49:03
Clémentine Autain

c'est Anne Hidalgo

1:49:03
Présentateur

je crois que c'est Anne Hidalgo

1:49:04
Clémentine Autain

qui a fait cette erreur-là alors vous on vous pardonne Anne Hidalgo c'était plus étrange

1:49:08
Présentateur

c'est un peu gênant non non donc Julien Bayou donc candidat tout à fait Julien Bayou de cette liste de l'Union de la Gauche face à qui se place donc Valérie Pécresse présidente sortante Les Républicains et par ailleurs elle est en tête au premier tour ainsi que Laurent Saint-Martin

1:49:21
Clémentine Autain

un bel espoir de changement à la clé dimanche

1:49:22
Présentateur

de La République en marche non mais je dis ça pour que les gens qui habitent en Ile-de-France sachent de qui on est en train de parler merci beaucoup Clémentine Autain merci de l'invitation d'avoir accepté notre invitation avec grand plaisir je vais vous laisser repartir du plateau on va conclure rapidement cette émission

1:49:32
Clémentine Autain

très bien je vous écoute

1:49:33
Présentateur

merci beaucoup merci merci merci beaucoup merci les gars bon on va conclure cette émission tranquillement j'espère que ça vous a plu pour cette première c'est chouette ça vous a plu c'est cool j'étais un peu stressé dans le chat il y a beaucoup de réactions très mitigées d'ailleurs sur la partie de l'interview politique il y en a plein qui trouvent qu'il n'y avait pas assez de contradictions

1:49:53
Invité

tu te doutes bien que dans un paysage en effet le paysage médiatique a tellement basculé à droite à l'extrême droite

1:49:59
Présentateur

non c'est pas que ça on en parlait d'ailleurs au début dans l'introduction il aurait fallu qu'on la traite d'islamo-gauchistes non je dis pas ça c'est pas apporter de la contradiction mais je vous invite d'ailleurs je nous invite collectivement à réfléchir à ce qu'on appelle de la contradiction sur un plateau télé réfléchissez à ça ça m'intéresse en tout cas nous quand on reçoit des invités pour les interviewer c'est pour que eux parlent pas nous on est là pour les entendre parce qu'on a des questions à leur poser et je pense pas que toutes les questions qu'on lui a posées étaient des questions fascinées on a aussi parlé des trucs qui fâchent et vous avez eu l'occasion vous de l'entendre elle parce que c'était elle notre invitée et pas nous mais on en reparle demain d'ailleurs je fais un stream demain sur ma chaîne pour en reparler avec vous de Backseat parce que je me rends compte que c'est bien la première etc je le disais donc c'est la première émission de Backseat on a déjà sur le Ulule remporté 15 500 euros à l'heure où je vous parle merci pour votre mobilisation je vous rappelle que l'objectif d'ici la fin du mois de juillet c'est d'arriver à 70 000 euros ce qui nous permettra ce qui vous permettra d'avoir cette émission Backseat chaque semaine à partir du mois de septembre pour toute l'élection présidentielle on a l'ambition de recevoir sur ce plateau en inviter nos amis influenceurs copains streamers youtubeurs etc surtout ceux qui ne parlent pas de politique parce que c'est eux qui nous intéressent le plus et par ailleurs les candidats à l'élection présidentielle des personnalités politiques de premier plan qu'on a envie d'entendre voilà merci à vous d'avoir suivi cette émission un mot de conclusion les copains on va se retrouver jeudi prochain

1:51:18
Invité

ouais moi je ferai plus d'imitations moi j'arrêterai de renifler d'accord super incroyable allergique au bambou derrière

1:51:27
Présentateur

c'est ça allergique au bambou merci à toutes et à tous d'avoir suivi cette première émission de Backseat je vous fais des gros bisous je vous dis à la semaine prochaine jeudi prochain 20h ciao bye merci à tous