Apolline Matin du 27 août - 8h/9h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 56 %Attaque 27 %Défensif 16 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 22:59OuverteRéponse directe
Vous avez été Premier ministre, vous êtes désormais candidat à l'élection présidentielle. De très nombreuses questions à vous poser.
- 23:29RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous êtes de droite ou de gauche sur les questions économiques ?
- 26:05OuverteRéponse directe
Edouard Philippe dit qu'il faut limiter l'indemnisation chômage à un an maximum. Vous êtes d'accord ?
- 26:48RelanceRéponse directe
Comment on fait pour sortir de cette situation sur les arrêts maladie ?
- 28:39OuverteRéponse directe
Vous proposez de changer le système des retraites. Pouvez-vous nous expliquer ?
- 29:57RelanceRéponse directe
Est-ce que finalement vous pourriez bosser ensemble avec Édouard Philippe ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 24:12PrésentateurFait
« Vous ne serez pas en désaccord avec eux ? »
- 24:15PrésentateurFait
« Tous les Français en ont été victimes, moi compris. »
- 24:29PrésentateurPromesse
« C'est pour ça que je veux voter une loi dès 2027 de programmation économique et fiscale sur le fait que la fiscalité ne bougera pas dans les années qui suivent. »
- 25:00PrésentateurFait
« Pendant deux ans, vous pouvez faire ce que vous voulez ? »
- 26:12PrésentateurPromesse
« Moi, ce que j'ai proposé à l'époque, c'était qu'on passe à 15 mois d'indemnisation et qu'on augmente la durée qu'il faut avoir travaillée pour pouvoir bénéficier du chômage. »
- 27:10PrésentateurFait
« On a réduit l'indemnisation dont vous bénéficiez quand vous êtes en arrêt maladie. »
- 28:58PrésentateurPromesse
« On supprime l'âge légal de départ. On ne garde que la durée de cotisation. »
- 32:10PrésentateurFait
« Si la France avait plus de milliardaires elle se porterait mieux économiquement. »
- 32:21PrésentateurChiffre
« C'est 150 000 emplois directs et indirects. »
- 33:40PrésentateurFait
« Ce que je pense surtout c'est qu'on doit faire en sorte que l'argent puisse circuler plus rapidement. »
- 34:19PrésentateurChiffre
« aujourd'hui c'est taxé à 60% »
- 41:25PrésentateurChiffre
« les exportations chinoises en Europe ont augmenté de près de 40% depuis le début de l'année »
- 41:30PrésentateurChiffre
« une entreprise chinoise sur 4 exporte à perte en Europe »
- 42:10PrésentateurFait
« ça a été établi par les services français »
- 44:25PrésentateurFait
« ça a pourri mon enfance et que ça a probablement contribué à la mort de mon père »
Temps de parole
- Présentateur79 %
- Invité7 %
- Invité 26 %
- Invité 32 %
≈ 2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC. Très belle journée à tous à l'écoute d'RMC. Il est 8h. RMC, Apolline Matin. Le journal de Victor Porchet. Bonjour Victor. Bonjour Apolline et bonjour à tous. Une bagarre puis une attaque à la voiture bélier. Un mort et dix blessés hier soir à Caen. Suspect arrêté, thèse de la vengeance privilégiée.
Tout semble être parti d'une altercation dans un bar. La course contre la montre au Népal. En quête de survivants, des crues meurtrières. Près de 1500 disparus. Combien de Français paritant de localiser ces ressortissants ?
Et puis premiers échanges à Roland-Garros. Entre candidats à la présidentielle. Un débat aux universités d'été du MEDEF face à des entrepreneurs qui exigent de la simplification.
La ville de Caen se réveille sous le choc.
Après cette attaque à la voiture bélier hier soir.
Un automobiliste a fauché délibérément un groupe de piétons. Il était autour de 22h30 devant la gare. Un mort et dix blessés, dont sept en urgence absolue.
Sur place, en direct, pour RMC Philippine Boulay, vous nous décrivez une scène d'une extrême violence.
Oui, et tout est allé très vite. Ici, en face de la gare de Caen. Hier soir, une altercation a eu lieu près d'un bar avec un groupe de personnes. L'une des protagonistes se met alors au volant de sa voiture. Une berline noire. La suite, c'est ce témoin qui le raconte. Il est afghan, la même nationalité que la victime décédée.
Tout près de l'arrêt de bus, il y avait une dizaine de personnes assises sur le banc. J'ai vu la voiture arriver à pleine vitesse et écraser tout le monde. Le conducteur a ensuite klaxonné deux, trois fois et a pris la fuite.
J'étais totalement sous le choc. J'ai vu qu'il y avait plein de blessés par terre.
J'ai essayé de les aider. Je suis resté là jusqu'à ce que la police et les ambulances arrivent.
Ce matin, on se demande encore ce qui a pu provoquer ce drame. Mais la piste d'une vengeance est privilégiée. Les caméras de surveillance de la ville sont exploitées par les enquêteurs pour définir les circonstances de l'altercation à l'origine de l'attaque. L'automobiliste, lui, a été interpellé dans la soirée, une vingtaine de kilomètres plus au nord, à Ouistreham. Il est actuellement en garde à vue. Très peu d'informations sur lui. On sait simplement qu'il est âgé de 26 ans, né en Russie et connu de la police seulement pour des délits routiers, selon le préfet du Calvados. Philippine Boulay en direct de Caen pour RMC.
Et j'ajoute qu'une cellule d'aide psychologique a été ouverte par le SAMU. Chaque seconde compte pour retrouver des survivants au Népal frappés par des crues aux allures de tsunami provoquées par l'effondrement d'un glacier Romahoug. Au fil des heures, le bilan provisoire s'alourdit ce matin. Les autorités népalaises et chinoises du Tibet comptent 165 morts et plus d'un millier de disparus. Oui, le tout dernier bilan fait état de près de 1500 disparus, dont au moins 800 ressortissants étrangers. Des chiffres qui ne cessent d'augmenter d'heure en heure.
C'est désormais une course contre la montre qui est engagée pour tenter de trouver des survivants sous les décombres, les débris et les amas de boue. Des centaines de secouristes, pompiers, policiers, gendarmes parcourent la zone à l'aide de drones, de chiens de recherche, de scanners de détection de vie. Le tout dans des conditions extrêmement difficiles et dangereuses. Des routes étroites, escarpées ou inondées. Les gros véhicules ne peuvent pas pour l'instant accéder à la zone sinistrée. Et puis, il y a le risque d'une seconde catastrophe avec les précipitations de la nuit qui augmentent le risque d'un nouveau glissement de terrain.
Et Romain, est-ce qu'on sait s'il y a des Français parmi les disparus ? Pour l'heure, non. Les autorités népalaises et chinoises évoquent parmi les disparus des ressortissants portugais, britanniques, néerlandais ou américains, mais pas de Français. Toutefois, il faut être prudent. Selon le ministère des Affaires étrangères, 80 Français ont signalé leur présence au Népal. Mais ce chiffre pourrait en réalité être plus élevé, précise le Quai d'Orsay. Des Français de passage peuvent aussi être présents dans les zones touchées. Romain Houg, pour RMC.
Notez que cette nuit, les Etats-Unis ont annoncé débloquer 500 000 dollars d'aide pour le Népal. Il est 8h04 sur RMC. Comme un air de présidentiel et de débat du premier tour à Roland-Garros. Sept des principaux candidats réunis par les patrons du MEDEF. Aujourd'hui, débat évidemment consacré à l'économie. À gauche, Jean-Luc Mélenchon, Marine Tandelier, Raphaël Glucksmann, le Bloc central, Gabriel Attal et Édouard Philippe. Pour LR, ce sera Bruno Rataillot et pour le Rassemblement national Marine Le Pen. Pour les interroger face à eux, des chefs d'entreprise que Romain Cluzel a rencontrés pour RMC.
Devant le cours Philippe Châtrier, Joris Brajon est impatient avant ce débat. Il dirige une entreprise de logistique et il aura face à lui sept des candidats à la présidentielle. C'est important de tous les avoir au même niveau, qu'ils puissent discuter entre eux. Mais après aujourd'hui, il ne faut pas qu'on reste dans du discours politicien. Il faut vraiment qu'ils s'engagent et qu'il y ait des choses concrètes derrière. Avec un point d'attention sur les questions de fiscalité, à l'image de Vincent Furlan. Pour ce patron d'un cabinet de recrutement basé à Toulouse, le principal obstacle pour de nouveaux emplois, c'est...
Les charges patronales, c'est vraiment un blocage qui fait qu'il y a des entreprises qui n'embauchent pas. Si les charges patronales descendent, les salaires peuvent augmenter. Il peut y avoir plus d'embauches et un pouvoir d'achat plus important. Il y a aussi la question des normes. Julie Neuville attend des propositions pour simplifier la vie des entreprises dédiées à la transition écologique. La sienne produit du ciment bas carbone dans les Landes. Quand on veut déployer un nouveau site industriel, en France, c'est long, c'est complexe. Particulièrement quand on est une entreprise de l'industrie verte, il faut tout accélérer.
Julie Neuville espère aussi des premières réponses sur les filières de formation pour attirer davantage de jeunes vers les métiers de l'industrie.
Et l'un des participants à ce débat, l'un des candidats à la prochaine présidentielle, sera l'invité du Face à Face tout à l'heure. À 8h30 sur RMC et BFM TV, c'est Gabriel Attal qui répondra aux questions d'Apolline de Malherbe. Et juste avant ce débat, son concurrent du bloc central, Edouard Philippe, dégagne une mesure de son programme ABC. À un an, la durée maximale d'indemnisation chômage pour les moins de 50 ans actuellement. Elle est de 18 mois pour les moins de 55 ans. Enedis, tenu pour responsable du déclenchement du méga-feu de Gironde par une association environnementale, Robin Desbois,
qui a déposé plainte hier. Plainte pour destruction d'espèces protégées. Inès Zegloul, vous avez pu la consulter cette plainte en exclusivité pour RMC. L'association accuse le gestionnaire électrique de négligence et pointe une opération de débroussaillage par un sous-traitant. Était-il bien raisonnable d'utiliser une machine de débroussaillage en zone forestière ? En pleine vigilance rouge, incendie l'association à charge le gestionnaire. Certes, ce type de travaux était encore autorisé à la mi-journée. Heure potentielle du départ de feu, non, l'emploi d'un tracteur n'était pas interdit. Mais Enedis ne pouvait pas ignorer les risques encourus, peut-on lire dans la plainte.
Résultat, des étincelles, des flammes, des ouvriers qui ne disposaient pas des moyens nécessaires pour les maîtriser, assure l'association. Enedis a manqué de bon sens, a été négligent, conclut la plainte. Le gestionnaire, lui, l'assurait il y a quelques semaines. Les équipes sur place ont immédiatement appelé les secours. Les investigations sont toujours en cours. Inès Zegloul pour RMC du foot et pas de Ligue des champions. Cette saison pour Lyon, battu 2 buts à 1 en barrage retour face à Fenerbahce. Hier soir, rencontre qui a fini en début de bagarre.
Matteo Gendouzi, joueur français du club turc, ayant répondu par du chambrage et des doigts d'honneur aux insultes qui descendaient des tribunes. Colère à la fin du match du capitaine lyonnais Corentin Tolisso. Je lui ai juste dit d'aller fêter ça avec son équipe, de rester humble dans la victoire. Félicitations à lui, va fêter ça avec tes coéquipiers dans le vestiaire, tes supporters à la limite. Les supporters de l'OL sont déjà assez frustrés comme ça. Il n'y a pas besoin de faire ce genre de choses, je pense que c'est irresponsable. J'espère qu'il apprendra et que ça fera grandir. Et encore une belle soirée foot à suivre sur RMC.
Aujourd'hui, le tirage au sort de la Ligue des Champions, ce sera à 18h. Et puis Monaco qui joue à 18h45, son barrage retour d'accession à la Ligue Europa Conférence.
Les Monégasques l'avaient emporté 3 buts à 2 à l'aller contre les Polonais de Gornik Zabzre. C'était le journal de Victor Bourchet. Il est 8h08 sur RMC. L'amitié, l'amitié est-elle une valeur suffisamment prise en compte ? Et est-ce que l'amitié, c'est de gauche et le couple, ce serait de droite ? Des jours pour le décès d'un ami, un paxe d'amitié. Est-ce que c'est possible ? Est-ce que c'est souhaitable ? C'est en tout cas ce que voudrait une députée LFI qui a lancé l'idée hier. Bonjour Bertrand Perrier. Bonjour. Merci d'être en direct avec nous ce matin dans ce studio. Vous êtes avocat au Conseil d'État, à la Cour de cassession. Est-ce qu'il faut créer des nouveaux droits pour les amis ?
Alors, il n'y a pas de droit pour les amis. Aujourd'hui, le droit français ne reconnaît pas l'amitié comme une valeur juridique. Et la question, c'est de savoir si c'est un sentiment qui peut être institutionnalisé. Moi, je crois que non. En été, l'amitié, c'est un sentiment qui est libre, qui est informel et qui doit le rester. Parce que si, sur la base d'une simple déclaration d'amitié, on peut demander à son employeur de vous laisser des jours, et si ça crée des droits opposables aux tiers, c'est vraiment une révolution juridique qui n'est pas en lien avec le sentiment d'amitié. Ça vous fait réagir. N'hésitez pas, appelez-nous au 3216 pour réagir à cela, à cette question.
L'amitié, est-ce qu'il faut des nouveaux droits pour les amis ? Et puis d'ailleurs, comme le dit Clémence Guettet de la France Insoumise, est-ce que le couple hétérosexuel avec des enfants, ce serait une valeur de droite ou d'extrême droite ? Je vous attends au 3216. Tiens, au 3216 et sur le groupe WhatsApp, vous réagissez aussi à d'autres choses. Au fait que Gabriel Attal soit mon invité, il y a des questions. Et oui, beaucoup de messages, beaucoup de questions pour Gabriel Attal. Franck, Gaspard, Sophie, Philippe. Gaspard vous demande à Pauline de lui demander s'il accepterait de devenir Premier ministre d'Edouard Philippe en cas de ralliement.
Et Sophie, elle, que ferait Gabriel Attal contre les incendies concrètement ? Voilà des questions chaudes. Promis, je les pose et vous l'avez vu, Arthur, en plus de toutes ces grandes qualités. Il est aussi celui qui sélectionne, qui lit, qui écoute vos messages. Il est 8h10, à tout de suite. RMC, jusqu'à 9h. Apolline Matin. Apolline de Malherbe. Il est 8h13 et vous êtes bien sûr RMC et RMC Story. Si votre meilleur ami décède, vous devrez retourner travailler le lendemain. Alors que si votre belle-mère, que vous n'aimez pas forcément, décède, vous pourrez obtenir des jours de votre employeur.
Voilà ce que dénonce Clémence Guéthée, députée LFI. Elle a fait le constat dans un ouvrage qui sort aujourd'hui. Elle estime que l'amitié n'est pas suffisamment prise en compte dans la loi française.
Bonjour Bertrand Perrier, avocat au Conseil d'État à la Cour de cassation. Concrètement, est-ce que les droits à l'amitié peuvent véritablement voir le jour ? Alors, c'est très complexe parce que l'amitié, c'est un sentiment bilatéral. Vous citiez le cas des jours de congé pour un décès. Ça veut dire qu'il faudrait à l'avance que j'explique à mon employeur qui sont mes meilleurs amis, qui est mon meilleur ami. Une liste, en quelque sorte. Une liste qui serait donc révisable. Est-ce que, imaginez qu'il devrait y être réciproque ? Donc l'ami devrait consentir à cela, dire oui, effectivement, c'est mon meilleur ami.
Et si vous voulez, ça fait dépendre un droit d'un sentiment qui est un peu évanescent, un peu réversible. On a eu des amis, puis on a eu des amis avec lesquels on n'est plus devenu ami. Et donc, je crois que l'amitié est rétive à l'institutionnalisation pour faire gagner des droits sur l'employeur. Pour donner un cadre à l'amitié, elle précise, Clémence Guettet, qu'il faudrait créer un paxe d'amitié. Oui, alors ça, c'est différent. Il y a le droit du travail, et puis il y a le droit intime, qui serait le paxe. D'ailleurs, le paxe, en réalité, dans l'absolu, personne ne vous demande quelle est la nature des liens avec celui ou celle.
Malgré tout, je précise quand même que le paxe suppose une communauté de vie, dit la loi. Donc, c'est compliqué. Et par ailleurs, qu'on ne peut se faxer qu'avec une personne. Alors que j'imagine qu'on pourrait avoir plusieurs paxes amicaux. Vous savez quoi ? Guillaume nous a appelé au 32-16 de Saint-Jean-de-Luzes,
et il voudrait réagir. Vous êtes chef d'entreprise dans une entreprise de nettoyage. Bonjour Guillaume.
Oui, bonjour à tous.
Ça vous fait bondir, cette proposition ?
Non, mais il faut arrêter. On est encore sur des groupes politiques, des groupes politiques qui nous préparent des propositions qui ne correspondent pas à l'attente des Français. Aujourd'hui, on perd un ami, on pose des jours de congé,
et en général, l'employeur est plutôt conciliant, et ça se passe très bien.
Ce que vous voulez dire, c'est que dans les faits, vous allez voir votre employeur, vous lui dites, écoutez, mon meilleur ami vient de décéder, je voudrais pouvoir prendre trois jours pour aller aux obsèques, etc. Il est rarissime quand même que le patron vous le refuse, si ?
Mais bien sûr, mais bien sûr que ça marche comme ça. Et aujourd'hui, on a des hommes politiques qui se font des propositions.
On va encore arriver en 2027, avec des élections, on va être obligé de voter contre quelqu'un, au lieu de voter pour un programme. C'est insupportable, il faut arrêter. Là, cela dit, c'est un vrai programme. Après, vous êtes d'accord, pas d'accord, mais je trouve qu'au moins, c'est une proposition innovante.
Non, mais ce n'est pas une proposition intéressante. Aujourd'hui, les attentes des Français s'arrêtent.
Le pouvoir d'achat, la sécurité, le pouvoir d'achat en premier, la santé. Il y a plein de choses à faire en France, avant de se dire, on va faire un jour de congé supplémentaire. Au bout d'un moment, il faut arrêter. Guillaume, je pense que pour rendre justice à Clémence Guettet, sa vision, elle est beaucoup plus large que cet aspect du jour de congé. C'est-à-dire qu'il y a quand même un sujet dans nos sociétés modernes, qui est la solitude, la distorsion des liens physiques et affectifs et réels entre les gens. Et je pense que ça mérite d'être traité. Comme la question de l'héritage, par exemple, qu'on pourrait élargir à des personnes qui ne sont pas de sa famille.
Tout ça fait partie du même... Alors, il y a eu une question... Mais par contre, pour moi, c'est choquant que systématiquement, ça pousse à considérer que la famille est de droit tout le monde. Voilà, c'est-à-dire le clivage... On n'est pas obligé, il y a des bonnes idées. Le clivage sur lequel, effectivement, s'appuie Clémence Guettet. Et comme vous le dites, effectivement, ça crée une vraie discussion de société. Globalement, de ce point de vue-là, je trouve que tout est toujours bon à prendre dans ces discussions-là. Mais c'est vrai que c'est en opposant un camp à l'autre.
C'est-à-dire que ce que dit Clémence Guettet, c'est que la famille au sens traditionnel, c'est-à-dire le couple hétérosexuel avec des enfants, voilà comment elle le décrit. D'ailleurs, en réalité, ça ne correspond plus à la définition de la famille. Puisque la famille homosexuelle est parfaitement, aujourd'hui, légale. Ce serait une valeur, dit-elle, d'extrême droite. Oui, mais elle le dit d'ailleurs, c'est un projet politique. Elle même dit qu'elle est révolutionnaire. Et elle dit que l'amitié serait anticapitaliste. Mais sur la question qu'Emmanuel soulevait des droits de succession, en réalité, on peut déjà léguer à un ami. Mais on peut même donner à un ami. Alors, pas beaucoup.
On peut léguer. Non, mais c'est une question de droits de succession, après. Ça peut être régulier. Plutôt que de cliver la chose sur amis, ça peut être régulier par le taux. Puisqu'aujourd'hui, quand vous léguer à un ami, c'est 60% de droits de succession. On pourrait jouer là-dessus, plutôt que de perturber totalement.
Vous n'avez pas d'écouter Cécile Duflo. Mais Cécile Duflo disait exactement ça. Et c'était très intéressant. Elle disait, au fond, aujourd'hui, si votre marraine, par exemple,
décide de vous laisser de l'argent, vous payerez 60% de droits de succession. Elle voudrait qu'on puisse donner avec moins de droits de succession à ceux qu'on aime. Cette histoire d'amitié, on voit bien, effectivement, que c'est une façon de promouvoir une forme de famille par rapport à une autre. Mais vous voyez les conséquences que ça pourrait avoir. Est-ce que, dans la fonction publique, il faudrait créer des postes doubles pour un ami ? Est-ce que, dans l'immigration, il faudrait créer un regroupement amical ? Vous dites, c'est mon meilleur ami, il faut qu'il revienne. Vous voyez comment tout ça perturbe notre droit de façon radicale. C'est passionnant. C'est passionnant.
Merci, Bertrand Perrier, d'être venu, effectivement, tirer le fil de cette question qui a été lancée par Clémence Guettet. Merci à Guillaume pour votre témoignage. Il est 8h19. Je suis sûre qu'on en reparlera de cette question-là. Je poserai d'ailleurs la question tout à l'heure à Gabriel Attal, mon invité à 8h30, candidat à l'élection présidentielle. Arnaud Demanche. C'est tous les jours de Manche. Il y a une petite confusion. C'est tous les jours qu'il est là. Je ne suis pas candidat à l'élection présidentielle. Ah, c'est dommage ! Oui, je pourrais. Je ne serai jamais que le 13 000ème de l'année. Bonjour à tous. Bonjour. Bonjour à Po.
Alors, tiens, à Po, je ne l'ai pas fait hier, mais je voulais rendre quand même hommage à une chanteuse que je sais que vous aimiez beaucoup. J'adore. C'est Dolly Parton qui nous a quittés. Et c'était une légende.
Moi, je trouve qu'on devrait faire l'inverse pour nous, c'est-à-dire working five to nine. Oui, voilà, exactement. Oui, ce serait beaucoup plus adapté.
Five minutes to nine minutes. Remarquez, c'est un peu ce que je fais, moi. Et c'était une légende qui avait même son propre parc d'attractions. C'est quand même vous dire le niveau, quoi. C'est véridique. C'est comme si en France, on ouvrait Mireille Mathiolande. Avec plein d'attractions. Par exemple, It's a small Mireille. Tu es dans un bateau et tu as 400 poupées avec une coupe au bol qui chante. Après, tu vas dans Space Mireille. Ah oui. Space Mireille. C'est la seule attraction qui ne décoiffe pas. Par exemple, Mathieu Béliard, il rentre avec ses cheveux. 12 loopings bien placés. Il sort avec une coupe au bol impeccable. Et c'est Mireille Mathieu Béliard.
Et après, tu vas dans la maison du frisson. La maison du frisson, c'est juste une maison normale où tu rencontres la vraie Mireille Mathieu. Tu serais génial. Allez, on va parler un peu d'actu. Bien sûr, Arnaud. Un des gros sujets de l'été, ça a été le climat. On a une pensée ce matin pour les habitants de l'eau d'après le passage d'une tornade. Sachez que le gouvernement étudie tout de suite un Grenelle des tornades, un Ségur des courants d'air et un Beauvau des vaches qui volent. Ils ont une solution pour tout, ils l'exploitent. Bien sûr. Et puis, on a vécu évidemment un été caniculaire. Alors, petit truc en cas de canicule. Je fais ça chez moi.
Quand il fait 37 degrés, je mets le chauffage à 32 et ça fait baisser la température de 5 degrés. Il est bête. Malinx, le lynx. Oui, malinx, le lynx. Donc, la France a connu des incendies monstres. Alors, ce soir à Bordeaux, il y a un grand concert caritatif. SOS, Solidarité Incendie, au profit des victimes. Il y aura Pascal Obispo, Zazie et Renaud. Et là, j'ai la question. Est-ce que c'est vraiment une bonne idée ? Je l'avouais, votre question. Je l'avouais bien. David et Renaud, dans une région où les forêts brûlent facilement. Parce que Renaud, la moitié de son sang, c'est du Ricard et il fume 3 paquets de clopes par jour. Non, mais ce n'est pas un chanteur. C'est infamable.
C'est un cocktail molotov. S'il se casse la gueule, il explose.
Oh non !
Alors, le gouvernement a été sous le feu des critiques. Mathieu ne s'en remet pas. Mathieu, Mireille, Mathieu. Oui, bah oui. On aurait dû faire le photomontage de Mireille, Mathieu. Appelle-moi Mireille. Je vous fais perdre votre fil, Renaud. Oui, on a parlé sur les incendies. Le gouvernement a été sous le feu des critiques, notamment à cause du manque de canadaires. Alors, ils auraient pu envoyer Hamza à la douane avec son fusil à eau. Ou alors, à la place de Macron, moi, j'aurais intégré le chroniqueur de CNews, Philippe Bilger, à la sécurité civile. Merci, monsieur le président. C'est un honneur.
Non, non, mais dites plus rien, vous gâchez de l'eau. Allez, direction la Gironde. Et vous lisez juste ce texte.
Mais qui sont ces serpents qui siffent sur vos têtes ? On aurait eu moins de dégâts. Non, mais si ça se trouve, Macron, c'est aussi pour ça qu'il faisait du jet ski. Il était là pour guider les canadaires.
Elle est là, Lo. Elle est là. Ils sont où, ces avions ?
Oh, c'est vrai, on a annulé la commande. Désolé. Tiens, tant qu'on parle des photos de Macron en jet ski, j'ai appris que François Hollande était super déçu de ne pas avoir été en couve de Paris Match, malgré la location d'un paddle à Palavas-Leflo. Oh, c'est dommage. C'est dommage, j'avais presque réussi à me mettre debout. Alors, on n'était pas loin. C'est pas facile.
C'est vrai que c'est dur. On rigole, mais moi, je n'y arrive pas. Je veux une photo, Mathieu.
Je sens. Le principe à la primaire du PS a été fixé. Ce sera donc entre 10 et 15 euros. Enfin, 15 euros, mais... Et j'ai découvert qu'il fallait payer 15 euros. En fait, on ne vous donne pas 15 euros pour venir départager Philippe Brun de Jérôme Gage ou Ségolène Royal, alors qu'on devrait. Non, non, c'est 15 euros payant. Alors, pardon, c'était 15 euros. Mais ça, c'était avant que Raphaël Glucksmann annonce qu'il participe à la primaire. Là, maintenant, ça va être la folie. Les prix vont s'envoler. 15,20 euros, 15,30 euros. Qui dit mieux ? Raphaël Glucksmann est candidat. Et donc, Léa Salamé s'est mise en retrait du GT de France 2. Et encore, le remplaçant de Léa invitera Glucksmann.
Ça va faire bizarre. Eh, le remplaçant, c'est grâce à moi que vous avez eu le job. Euh, oui. Eh, voilà ! Rien qu'en annonçant ma candidature, j'ai créé un emploi. Poix, poix, poix ! Signe de Jules !
Allez ! On débouche le lait de soja ! Je suis désolé, je le trouve mou.
Je le trouve mou. Glucksmann, je suis sûr que quand il souffle dans un alcoteste, les flics lui disent de boire plus. Glucksmann, il a cru être allé au Hellfest
et c'était un concert de Vincent Delherbe. Glucksmann, il tape du poing sur la table, mais avant, il met un dessous de verre. Donc, 15 euros la primaire du PS, c'est le prix d'entrée d'un comédie club. À mon avis, on va se marrer. Il y aura peut-être même François Hollande,
Monsieur Petite Blague, ou Bernard Cazeneuve. Bernard Cazeneuve, ça aussi, c'est un sacré pin sans rire. C'est une sorte de Paul Mirabelle, mais pour les plus de 75 ans, c'est plus Paul Chou de Bruxelles. C'est Paul Salsifi.
C'est pour un public un peu plus rouillé, quoi. Enfin, j'ai décidé de devenir président de la République. Tout le monde rigole. Salam, les rouillers. Tout le monde rigole, c'est des barres de lol de feu. On va rigoler. À demain.
On se retrouve tous les jours, 7h20, 8h15 sur RMC, à tout moment en podcast et sur scène. Il arrive avec son nouveau spectacle. Attention, mesdames, messieurs, à Saint-Etienne, Genève, Y-Saint-Jean, Rouen, Creutzvalde, Épinal, Aix-en-Provence ou Toulon. Tournez Général. C'est un spectacle RMC. Il est 8h25. On se retrouve dans un instant. Le face-à-face, mon invité, et candidat à l'élection présidentielle. Gabriel Attal répond à mes questions. A tout de suite. Merci d'écouter RMC. Il est 8h28. RMC, Apolline Matin. Le rappel des titres, Grégoire Morelli. Environ 1500 personnes portées, disparues au Népal et en Chine après l'impressionnante coulée de boue.
Hier, les secouristes sont à pied d'œuvre pour tenter de les retrouver. Le drame a coûté la vie à 165 personnes. Un homme interpellé près de Caen, il est suspecté d'avoir foncé avec sa voiture sur un groupe devant la gare de la ville normande, une personne tuée et dix autres blessés. Il est presque 8h30 sur RMC. Tout de suite, c'est le face-à-face avec Gabriel Attal, candidat à la présidentielle. RMC jusqu'à 9h. Apolline Matin. Face à face. Apolline de Malherbe. 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Gabriel Attal. Bonjour Apolline de Malherbe. Merci de répondre à mes questions. Vous avez été Premier ministre, vous êtes désormais candidat à l'élection présidentielle.
De très nombreuses questions à vous poser. Ça y est, le coup d'envoi de la campagne est véritablement donné, avec notamment des questions économiques. Pouvoir d'achat, éducation, faut-il interdire les milliardaires, faut-il augmenter les droits de succession ou au contraire les baisser, la question du chômage. Économiquement, vous serez cet après-midi face au patron, au MEDEF. Vous répondrez aux questions de cinq patrons qui ont été choisis par le MEDEF. Est-ce que vous êtes de droite ou de gauche sur les questions économiques ? Mais ça, c'est typiquement le genre de clivage dont je considère qu'on doit sortir.
Tout le monde a intérêt, qu'on soit de gauche ou de droite, avoir une économie qui fonctionne. Parce qu'une économie qui fonctionne, c'est des Français qui ont un travail et c'est des recettes pour financer un modèle social et des services publics. Donc je crois qu'il faut sortir de ces clivages-là. Mais il y a des marqueurs de gauche et des marqueurs de droite ? Je passe mon temps avec les chefs d'entreprise. J'étais encore hier en Mayenne où j'ai vu plein de chefs d'entreprise, des plombiers chauffagistes, des patrons de PME, d'ETI et même de grands groupes. Je veux dire, ils vous disent tous la même chose qu'ils soient de gauche ou de droite.
Ils disent, on veut de la visibilité et de la stabilité. On en a marre chaque année et c'est le cas malheureusement depuis la dissolution. Vous ne serez pas en désaccord avec eux ? Vous-même, la dissolution, vous n'avez pas forcément trouvé que c'était une très bonne nouvelle ? Je vous confirme. Tous les Français en ont été victimes, moi compris. Et beaucoup des difficultés qu'on a aujourd'hui dans le pays, notamment économique, sont liées à ce choix de dissoudre l'Assemblée nationale à l'époque et à l'instabilité qu'il y a depuis. Donc il faut redonner de la visibilité, être très clair avec eux dès 2027.
C'est pour ça que je veux voter une loi dès 2027 de programmation économique et fiscale sur le fait que la fiscalité ne bougera pas dans les années qui suivent. Deux, ils veulent qu'on leur redonne de l'air du répit. Vous savez, hier, j'avais un chef d'entreprise, un patron de PME qui me disait j'ai eu sur une année un contrôle fiscal, un contrôle URSAF, un contrôle de la DRETS, un contrôle de la DGCCRF. En fait, quand est-ce qu'on peut faire notre travail sans avoir en permanence à devoir répondre à des contrôles ? Non, par contre, on peut trouver une organisation pour une forme de droit au répit de contrôle. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire par exemple que...
Pendant deux ans, vous pouvez faire ce que vous voulez ? Non, pas du tout. Ça veut dire par exemple, notamment quand vous êtes une petite entreprise, un contrôle fiscal ou des contrôles au mois d'août, je veux dire, qui est peut-être le seul moment où vous prenez un peu de temps avec votre famille et où vous n'avez pas des collaborateurs qui, eux, sont au travail qui peuvent répondre à des contrôles, on peut dire que ça n'a pas lieu. Deux, organiser les services de l'État pour qu'il n'y ait pas des contrôles de différentes administrations en même temps ou la même année. Ça, c'est une mesure importante. Oui, bien sûr.
Et puis, trois, ce qu'ils demandent, c'est qu'on rehausse la valeur travail, que travailler soit toujours plus valorisé que ne pas travailler et que donc, sur l'assurance chômage, sur les arrêts maladie, sur un certain nombre de politiques sociales, on ait un modèle qui soit davantage tourné vers le travail et vers l'activité. Ce qui est ce que je propose depuis deux ans, j'avais pris des mesures et engagé des réformes quand j'étais Premier ministre, que le travail paye davantage et aussi que le modèle social incite davantage à travailler. Exemple, assurance chômage.
Quand j'étais Premier ministre, on avait travaillé avec Catherine Vautrin à l'époque à une réforme de l'assurance chômage pour qu'elle incite davantage à reprendre une activité. Elle devait rentrer en vigueur au 1er juillet 2024. La dissolution a interrompu cette réforme. Ça fait deux ans que je dis appliquons cette réforme. Edouard Philippe, ce matin d'ailleurs, à propos des allocations chômage, dit qu'il faut les toucher un an maximum. Ça va dans le sens de ce que je propose depuis deux ans. Vous êtes d'accord ? Moi, ce que j'ai proposé à l'époque, c'était qu'on passe à 15 mois d'indemnisation et qu'on augmente la durée qu'il faut avoir travaillée pour pouvoir bénéficier du chômage.
On passe à 8 mois sur les 20 derniers mois. Voilà, ça va dans ce sens-là. Vous êtes d'accord ? 12 mois max ? Ça fait deux ans que je propose une réforme qui va dans ce sens-là. Donc évidemment, sur les arrêts maladie, de la même manière, on voit qu'on a aujourd'hui à la fois une dépense qui est hors de contrôle et puis une forme de rapport de force parfois un peu malsain qui s'est installée avec des collaborateurs qui peuvent dire « Moi, je demande ça. Si je ne l'ai pas et si vous n'êtes pas d'accord au chef d'entreprise, je me mets en arrêt. » Il faut sortir de cette situation-là. Comment on fait pour sortir de cette situation-là ? Il y a plusieurs pistes possibles et notamment...
Là, pour le coup, c'est l'inverse du droit au répit. C'est qu'il faudrait quand même plus de contrôles ? Non, il y a les contrôles mais on ne va pas recruter des fonctionnaires pour mettre un contrôleur derrière chaque personne qui est en arrêt maladie. Pauline de Malherbe, je pense que personne n'y croit. En revanche, c'est sur l'indemnisation que vous touchez quand vous êtes en arrêt maladie. J'avais pris une décision pour la fonction publique quand j'étais Premier ministre. On a réduit l'indemnisation dont vous bénéficiez quand vous êtes en arrêt maladie. Résultat des courses, qu'est-ce qui s'est passé ? L'absentéisme dans la fonction publique a brisé.
Il faut mettre fin à l'open bar des arrêts maladie. Il faut proposer des mesures sur tout concrète pour répondre à ce type de chose. Vous êtes souvent d'accord ? Là, on est au tout début de cet entretien, de cette interview. Déjà, sur ces deux points, la question de l'assurance chômage, la question des arrêts maladie, au fond, vous pensez pareil. Mais moi, plus il y a de personnes... Qu'est-ce qui vous distingue ? Plus il y a de personnes qui sont d'accord avec des choses que je propose parfois depuis deux ans, mieux c'est Apolline de Malherbe. Après, on a des lignes politiques qui sont différentes.
Mais est-ce que ça veut dire que la seule différence, ça va être de dire « Moi, j'étais prems, je l'ai dit d'abord, et toi, tu l'as dit après ? » Non, pas du tout. On a fait des propositions tous les deux sur l'école cette semaine. Il y a des choses sur lesquelles on se rejoint. Il y a d'autres choses que moi, je propose, que je n'ai pas entendu Edor Philippe évoquer. Par exemple, la question du remplacement des professeurs absents. C'est un vrai problème pour beaucoup de familles. Vous avez des gens qui vous disent « Mon fils n'a pas eu de prof de maths pendant huit mois. » Ou alors, il y a des absences de courte durée régulièrement. J'ai fait des propositions en ce sens.
Je n'en ai pas vu dans son plan. De la même manière, sur l'école inclusive, le fait que les élèves en situation de handicap puissent être mieux accueillis à l'école, c'est une priorité pour moi. Ça ne l'est pas dans les propositions qu'il a faites. Donc, vous pouvez avoir des différences de mesures. Et puis après, vous avez des lignes politiques qui sont différentes. Moi, ce que je pense... J'ai du mal à les voir. Ce que je pense, c'est que notre système est à bout de souffle. Je pense que jouer sur des paramètres ne suffit plus. Et donc, je pense qu'il faut changer assez profondément notre modèle social, politique, institutionnel, éducatif, régalien. Je peux vous donner plein d'exemples.
Les retraites. Edouard Philippe, il propose de passer l'âge de départ à la retraite à 66, 67 ans. Je ne sais pas exactement. Moi, je pense que jouer sur l'âge légal de départ ne suffit plus pour notre système de retraite. Et donc, je propose qu'on change de système de retraite. Qu'on ait un système universel. Capitalisation ? Système universel et même règle pour tout le monde. On supprime l'âge légal de départ. On ne garde que la durée de cotisation. Vous partez très tôt, vous avez très peu. Vous partez plus tard, vous avez plus. Vous travaillez très tard, vous voulez dire ?
Et trois, la capitalisation dans notre système de retraite qui serait bonne pour les dépenses publiques mais aussi pour les pensions des retraités. Donc, vous voyez, c'est une différence assez profonde. Je propose un changement de modèle structurant là où, parfois, c'est plutôt des paramètres qui sont évolués. J'ai eu tout à l'heure des questions d'auditeurs sur RMC. Gaspard, par exemple, qui disait « Est-ce que vous pouvez demander à Gabriel Attal s'il accepterait d'être Premier ministre d'Édouard Philippe ? » Moi, je suis candidat à l'élection présidentielle.
Je me bats pour que le projet que je présente devant les Français qui vise à ce que les Français se disent que leurs enfants et leurs petits-enfants auront une meilleure vie que la leur, à ce qu'on redevienne la première puissance d'Europe en dix ans, en réussissant sur quatre chantiers capitaux, école, salaire, frontière, IA, je me bats pour que ce projet-là soit choisi par les Français. J'ai bien compris mais vous voyez bien et d'ailleurs dans la question que Gaspard m'a envoyée sur le groupe WhatsApp d'RMC, il y avait aussi cette idée qu'au fond, en ce moment, Édouard Philippe est devant, vous êtes derrière mais il n'y a pas grand-chose qui vous distingue.
Est-ce que finalement vous pourriez bosser ensemble et dans ces cas-là, en toute logique, ce serait Édouard Philippe le président et vous le Premier ministre ? Deux choses. Ce que disent les sondages, les derniers sondages, c'est qu'il y a une dynamique pour le Rassemblement National et la France Insoumise et qu'entre les deux, il n'y a plus de favoris et qu'on est globalement dans la marge d'erreur. Ensuite, la deuxième chose... Il n'y a plus de favoris. Vous estimez qu'Édouard Philippe n'est pas favori par rapport à vous ? Je regarde les sondages. Il est quand même devant vous. Je regarde les sondages.
Je regarde ce que disent un certain nombre d'observateurs qui ont l'habitude de commenter les sondages. Ce que disent des responsables politiques, ils disent, à juste titre je crois, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, une dynamique. Entre les deux, vous avez des candidats qui sont globalement dans la marge d'erreur. Il n'y a pas de favoris. Vous en avez même certains ? J'ai vu Hervé Morin ce matin avec plusieurs centaines d'élus locaux. Qui demandent une primaire. Une primaire, c'est bien la preuve. Si vous avez plusieurs centaines d'élus locaux qui demandent une primaire, c'est bien la preuve qu'il n'y a pas de candidat qui se distingue, naturel ou favori.
Est-ce qu'il faut la faire cette primaire ? Moi, je ne l'ai jamais écartée. Moi, je considère qu'on ne peut pas avoir peur d'une primaire, sinon il ne faut pas se présenter à l'élection présidentielle. Donc ce matin, vous dites « chiche ». Je n'ai jamais exclu cette possibilité-là. Ce que je sais, c'est qu'il faudra… Entre exclure, pardon Gabriel Attal, mais entre dire « non, non, mais je n'exclus pas » et dire « ok, moi je propose, allons-y, on organise ». Vous verrez Édouard Philippe après le vidéo Medef. Est-ce que vous allez lui dire « Édouard, viens, on y va ».
J'ai fait à travers mes équipes une proposition à celle d'Édouard Philippe dans le cadre d'un comité de liaison qui se réunit tous les mois avec nos équipes. La proposition qu'on anticipe la possibilité et qu'il n'y ait pas de favori et qu'on fasse un vote de départage. Je sais dire quoi ? C'est-à-dire qu'à ce stade, il ne le souhaite pas. Mais encore une fois, l'important c'est… Pardon, mais comment vous ferez s'il n'y a pas de primaire ? C'est quoi ? C'est à qui craquera le premier ? L'important c'est qu'on se rassemble le moment venu pour éviter un deuxième tour entre LFI et le RN.
Mais ce n'est pas suffisant à Pauline de Malherbe de viser simplement un rassemblement des appareils politiques. On doit parler de fond. Pourquoi est-ce que LFI et le RN sont en dynamique dans les sondages ? Parce qu'ils ont un récit. Ils ont une vision. Je suis en désaccord total avec leur vision et leur récit. Mais le fait est qu'il y en a un et que ça convainc une partie des Français. À nous d'avoir un récit et une vision qui convainc une majorité de Français. Et il y a des points sur lesquels j'aimerais bien vous entendre. Cette histoire que l'amitié devrait avoir plus de droits. Mais d'abord les milliardaires. LFI dit qu'il faut interdire les milliardaires.
Je me souviens très bien qu'Emmanuel Macron avant même d'être président alors qu'il était encore ministre disait Il faut plus de jeunes Français qui souhaitent être milliardaires. Vous, vous êtes où par rapport à cette question des milliardaires ? Moi je pense que si la France avait plus de milliardaires elle se porterait mieux économiquement. Bien sûr. Vous voyez que vous êtes de droite. On parle souvent de... Vous voyez que vous êtes de droite. C'est un marqueur de droite. Mais pourquoi Pauline de Malher ? Parce qu'on parle souvent Bernard Arnault LVMH c'est quoi ? C'est 150 000 emplois directs et indirects.
Je crois en France qu'il y a 150 000 personnes qui bossent qui peuvent nourrir leur famille. Est-ce que c'est de droite ?
Est-ce que c'est un tabou ? Non mais je vais vous dire
moi ce qui me frappe dans le débat public ces derniers jours c'est quoi ? On parle de milliardaires qu'il faudrait interdire. On parle d'héritage qu'il faudrait tout prendre à partir de 12 millions d'euros. À partir de 12 millions je comprends tout. C'est ce que Mathilde Panot disait à mon micro il y a deux jours. On parle de retraités qu'il faudrait taxer à partir de 2 000 euros parce qu'ils seraient riches. On parle de gens qui seraient riches à partir de 4 000 euros un foyer à 4 000 euros qu'il faudrait taxer aussi. Alors ça pardon c'est Roland Lescure qui a évoqué les 2 000 euros donc c'est pas franchement LFI là.
Moi je vous parle du débat public quand est-ce qu'on parle de sortir les gens de la pauvreté ? Quand est-ce qu'on parle de permettre aux gens d'avoir un travail ? Quand est-ce qu'on parle de permettre à un couple de jeunes actifs qui sont en CDI de pouvoir devenir à nouveau propriétaires en empruntant sans avoir à apporter un apport absolument colossal ?
C'est fou que le débat public parte comme ça uniquement sur des sujets de taxation d'interdiction toujours supplémentaires sans qu'on se pose la vraie question qui est celle moi que me posent les Français quand je me déplace sur le terrain comment vous faites pour sortir les gens de la pauvreté pour qu'ils aient un boulot et pour qu'on puisse à nouveau devenir propriétaire quand on est un jeune couple de pauvres ?
Lui il dit qu'il faut baisser les taxes sur les héritages et ce matin Franck Alizio qui répondait à mes questions sur RMC du RN disait la taxe sur les successions c'est une taxe immorale donc il y en a qui veulent les baisser Il y a probablement des gens qui veulent les baisser et tant mieux sur le sujet des successions ce que je pense surtout c'est qu'on doit faire en sorte que l'argent puisse circuler plus rapidement Vous avez aujourd'hui des personnes qui héritent en étant très âgées ce que je souhaite par exemple c'est que des personnes qui souhaitent que ce soit leurs petits-enfants qui héritent davantage ça soit possible puissent transmettre plus facilement et que ça soit moins taxé pour que des jeunes qui cherchent à devenir propriétaires qui ont besoin d'un apport pour acheter un logement puissent le faire plus facilement Est-ce qu'il faut faire hériter y compris parfois ses amis ?
La proposition a été faite par Cécile Duflo qui chaque jour fait une proposition en alternance avec Charles Consigny sur RMC proposition de droite proposition de gauche ce matin elle disait si votre marraine a mis de côté un petit pécule et veut pouvoir vous le donner aujourd'hui c'est taxé à 60% est-ce qu'il faut pouvoir aussi donner plus largement
pas seulement à ses descendants et à 100 ans ?
Moi je viens de vous le dire pour les petits-enfants on peut s'interroger petit-neveu petite-nièce etc.
pour des personnes par ailleurs qui parfois n'ont pas d'enfant ensuite je pense que ces propositions-là elles reviennent à dire qu'il n'y a plus vraiment de droit de succession parce que si je veux léguer à quelqu'un je déclare que c'est un ami alors à l'inverse Cécile Dufault elle dit dans ces cas-là il faut taxer davantage les plus gros héritages pour retrouver l'argent quelque part mais ça veut dire je déclare que quelqu'un est un ami je ne vois pas comment on le vérifie et puis je fais en sorte qu'il n'y ait pas de droit alors on peut faire un paxe d'amitié c'est la nouvelle idée de la France Insoumise par la voix de Clémence Guettet députée LFI qui voudrait des nouveaux droits pour l'amitié notamment un paxe d'amitié elle dit par exemple quand vous perdez un ami vous ne pouvez pas forcément vous rendre vous n'avez pas de jour officiel de congé pour vous rendre aux obsèques à l'inverse de votre belle-mère ou votre oncle qu'est-ce que vous en pensez ?
Moi je pense qu'il n'y a pas forcément besoin de créer de nouvelles lois sur ces sujets-là encore une fois je me déplace beaucoup en France j'échange avec des chefs d'entreprise des salariés vous avez aussi un climat dans l'entreprise heureusement qui le plus souvent fonctionne et des chefs d'entreprise des managers qui sont aussi sensibles à ce qui peut arriver dans la vie d'une personne et je pense qu'il y a des choses qui peuvent aussi quand même s'organiser sans qu'on ait besoin de créer de nouvelles lois et de nouveaux droits Est-ce que l'amitié ce serait révolutionnaire et anticapitaliste là où le couple la famille le couple hétérosexuel avec enfant défendu par la droite et l'extrême droite voilà ce que dit Clémence Guettet qui affirme d'ailleurs que quand Emmanuel Macron a appelé au réarmement démographique il participait je cite à l'extrême droitisation du pays Non mais enfin c'est des propos de gens qui passent leur temps à vouloir fracturer la France et diviser les Français enfin dans quel monde on se dit que ce que vous disiez à l'instant un couple hétérosexuel avec des enfants ça serait d'être de droite ou d'extrême droite enfin c'est lunaire C'est défendu par la droite et l'extrême droite Mais c'est lunaire enfin je veux dire il faut sortir de ça il faut arrêter de chercher en permanence à renvoyer les gens à ce qu'ils sont plutôt qu'à ce qu'ils font à les renvoyer à ce qu'ils ont de plus particulier plutôt qu'à ce qu'ils nous rassemblent et il faut un moment qu'on se dise comment est-ce qu'on sort le pays des difficultés dans lesquelles il est aujourd'hui sans en rajouter en opposant les uns aux autres Ça vous choque ?
Je trouve que c'est totalement à côté de ce qu'on a besoin aujourd'hui dans le débat public Une question d'ailleurs sur les divisions Si Marine Le Pen est élue Marine Tondelier dit qu'elle appellera à la désobéissance Je posais la question aussi à Mathilde Panot qui dit j'appellerais au minimum
à la résistance Est-ce que ça ça vous paraît être une menace sur la démocratie ou est-ce que vous comprenez et vous-même vous dites si Marine Le Pen arrive non je ne respecterai pas son arrivée et j'appellerai aussi à la désobéissance ?
Le fonctionnement de la démocratie c'est que vous acceptez le résultat des urnes vous l'acceptez évidemment s'il vous fait plaisir et si vous gagnez mais vous l'acceptez aussi si quelqu'un d'autre gagne y compris quelqu'un avec qui vous êtes en radical désaccord donc évidemment que non il n'y a pas question de désobéissance mais moi ce que je vois dans ces propos vous savez c'est des gens quelque part qui ont renoncé à empêcher le Rassemblement National de gagner moi je ne renonce pas des gens qui disent en permanence si le RN gagne ou quand le RN gagnera je serai en désobéissance etc Vous avez vu qu'il le souhaite ?
Pour certains je pense oui bien sûr moi ce que je pense je vais vous dire c'est que le RN et la France Insoumise c'est des faux jumeaux c'est les deux revers d'une même médaille et c'est des gens finalement qui s'auto-alimentent la France Insoumise finalement elle se dit que si le RN l'emporte elle deviendra la première opposition parce qu'elle fera des manifestations tous les samedis dans la rue etc et donc moi je le dis aux Français si le RN gagne vous ne verrez pas moins de RN dans la vie politique française et en France vous en verrez davantage parce qu'ils se serviront de cette victoire pour en faire plus donc les deux marchent ensemble mais bien sûr et le RN à chaque fois qu'il y a des outrances de la France Insoumise ils cherchent à engranger des voix en expliquant que c'est eux l'antidote face à la France Insoumise donc les deux avancent ensemble les deux votent par ailleurs très régulièrement ensemble à l'Assemblée Nationale je le vois en tant que député donc moi je veux sortir de cette tenaille là mais pour sortir de cette tenaille là il faut qu'on soit capable de présenter aux Français une vision un vrai changement qui leur donne envie de venir voter pour nous
un mot institutionnel
sur l'école sur les salaires sur les frontières sur l'IA j'ai des propositions extrêmement fortes radicales et je vais continuer à en faire un mot institutionnel aussi
avec quelle majorité vous travailleriez si vous êtes élu à l'élection présidentielle et d'ailleurs est-ce que vous je fais toujours énormément de mal
avec ce mot est-ce que vous procéderiez à une dissolution dès votre élection oui bien sûr parce qu'il faut qu'on puisse avoir une majorité à l'Assemblée Nationale au service du projet que je porte et qu'il faut qu'on puisse agir dès l'été 2027 et pour ça il faudra dissoudre l'Assemblée Nationale
est-ce que pour des législatives
vous pourriez à ce moment-là travailler avec les troupes d'Edouard Philippe jusqu'aux troupes peut-être de Bruno Retailleau moi je vais vous dire est-ce que vous pourriez créer une sorte de coalition je vais vous dire ce qu'est mon espace politique aujourd'hui voire même de Raphaël Gluckman s'il était élu à la tête de la je vais vous dire l'espace politique avec lequel je pense qu'on peut travailler aujourd'hui la France elle est attaquée elle est attaquée indirectement par la Russie qui s'en prend aux intérêts de l'Europe elle est attaquée industriellement par la Chine elle est attaquée moralement par les Etats-Unis et elle est attaquée comme tous les pays du monde par le dérèglement climatique je vais vous dire déjà tous ceux qui sont d'accord avec l'intégralité de ce constat ont vocation à se parler et à travailler ensemble et ça fait du monde et donc pour moi c'est pas une question de polarisation gauche-droite je vois bien que tous les candidats dans cette élection à l'exception de moi sont dans une logique d'affrontement gauche-droite Edouard Philippe il veut recréer l'UMP d'il y a 20 ans avec ceux d'il y a 20 ans Raphaël Gluckman il veut créer le parti socialiste et donc un clivage entre la gauche et la droite moi je vois à l'Assemblée nationale je suis député depuis 2 ans maintenant et la dissolution que le retour du clivage gauche-droite il apporte plus de division que de solution pour le pays la suppression du clivage gauche-droite qui était promis par Emmanuel Macron ça a conduit à la catastrophe vous trouvez aujourd'hui que la classe politique le fonctionnement de la démocratie c'est vraiment satisfaisant ?
le problème c'est pas le dépassement politique et le fait de travailler avec des personnes d'horizons différents le problème c'est en même temps sur certains sujets qui a totalement brouillé les lignes et qui a à raison parfois pour débarrasser du macronisme moi je vous le dis par exemple je considère qu'il ne peut pas y avoir de en même temps sur les questions d'autorité de sécurité de justice d'immigration on doit avoir une ligne beaucoup plus claire j'ai fait des propositions extrêmement claires extrêmement fermes en ce sens et je vais continuer à le faire vous l'avez dit il y a des ingérences il y a une puissance la Russie il y a la Chine il y a les Etats-Unis aujourd'hui nous sommes dans un pays où on est attaqué de toutes parts dites-vous et l'Europe est sans doute j'ai l'impression dans votre dans votre programme une des réponses d'ailleurs Bruno Le Maire qui était mon invité hier lui il veut revenir à 6 pays qu'est-ce que vous en pensez de ça ?
je trouve qu'il a fait des propositions très intéressantes et je veux les saluer moi ce que je crois c'est qu'on doit aller vers une Europe est-ce qu'on doit être moins nombreux mais plus ensemble ?
on doit avoir des géométries variables ça paraît un peu abstrait quand je le dis comme ça on en parlait déjà quand j'étais élève à Sciences Po oui mais je pense qu'en fait si vous figez quelque chose avec quelques pays si ces pays ne sont pas d'accord entre eux sur certains sujets et on n'est pas d'accord entre nous sur certains sujets ça bloque les choses il faut qu'on dise c'est quoi les chantiers prioritaires se protéger face à la concurrence chinoise qui est d'accord pour prendre telle mesure on y va ensemble et les autres si vous n'êtes pas d'accord j'ai envie de dire tant pis pour vous il faut bien se rendre compte on parle beaucoup des Etats-Unis dans les médias en ce moment moi ce qui m'empêche de dormir à Pauline de Malherbe c'est la Chine les exportations chinoises en Europe ont augmenté de près de 40% depuis le début de l'année une entreprise chinoise sur 4 exporte à perte en Europe puisque l'objectif c'est de couler la Chine et la Russie qui vous a personnellement visé et puis il y a depuis quelques jours une vieille vidéo qui ressort avec plusieurs millions de vues sur les réseaux sociaux c'est une mauvaise capture vidéo un peu floue de vous sur les bancs de l'Assemblée nationale vous vous penchez derrière votre pupitre elle est relayée par tous les sites complotistes les mêmes qui relayaient l'idée que Brigitte Macron serait un homme
ou que Emmanuel Macron se droguerait lorsqu'il prend un mouchoir quelle est votre défense est-ce que vous portez plainte
est-ce que vous estimez qu'on a les moyens de se protéger je suis un candidat sérieux dans cette élection présidentielle et ça m'expose à des attaques ça m'expose à des attaques vous l'avez dit d'ingérence étrangère et notamment de la Russie ça a été établi par les services français ça m'expose à des attaques de l'extrême gauche de l'extrême droite sur les réseaux sociaux quotidiennement où vous avez des fausses informations qui sont relayées qui expliquent que j'aurais la maladie de Parkinson que je me droguerais que mon père m'aurait légué un empire mafieux instrumentalisant de façon ignoble la mort de mon père est-ce que ça m'empêche de dormir la réponse est non parce que je me suis blindé sur ces sujets-là est-ce que ça renforce ma détermination à protéger le débat public français des fausses informations la réponse est oui donc j'ai déposé des plaintes bien sûr est-ce qu'à l'inverse il faut plus d'exemplarité cet été l'un de ceux qui fut votre proche conseiller en charge de la communication Louis Jubelin a raconté dans les colonnes d'un magazine avoir beaucoup consommé de cocaïne alors qu'il travaillait auprès de vous au moment où vous étiez à Bercy est-ce que vous le saviez ?
non et c'est un sujet qui est très douloureux pour moi depuis plus de deux ans il a été un de mes collaborateurs pendant plusieurs années et j'ai su qu'il avait eu un moment une grande souffrance face à une annonce très difficile qu'il a eue mais je n'ai pas vu je ne l'ai pas vu sombrer si vous l'aviez su vous l'auriez gardé ? bien sûr que non bien sûr que non et je ne l'ai pas vu sombrer dans de telles dans de telles turpitudes et vous savez ça me dit deux choses un le fléau de la drogue il est partout vous avez eu d'ailleurs d'autres collaborateurs y compris récemment
un des collaborateurs à Matignon de Sébastien Lecornu le conseiller aux affaires agricoles
et ça a conduit Sébastien Lecornu à l'idée de ces tests généralisés dans les ministères mais vous savez ça montre que la drogue est un fléau qui concerne tous les milieux tous les secteurs et que donc on doit agir partout et qu'on doit lutter résolument contre le narcotrafic et quand on est positif à ces tests est-ce qu'il faut systématiquement être écarté dans le service public
Frédéric Bec Bédé à propos de l'éviction d'Émilie Tranen-Guyen de France Télévisions avant elle de De Chavane dit les temps ont changé de mon temps c'était considéré comme un problème de vie privée est-ce que toute personne testée positive que ce soit dans les ministères que ce soit dans les services publics
doit être écartée oui bien sûr mais parce que le monde a changé aussi moi j'entends ce que dit Frédéric Bec Bédé mais aujourd'hui le narcotrafic c'est un fléau qui pourrit la vie de territoires entiers en France regardez ce qui se passe à Marseille c'est une organisation qui s'est installée dans notre pays qui vit de ça donc évidemment qu'il faut prendre ces décisions-là et puis moi vous savez j'ai un rapport presque épidermique sur ces sujets-là parce que ça a pourri mon enfance et que ça a probablement contribué à la mort de mon père j'ai eu l'occasion de m'exprimer sur ce sujet-là donc moi je suis intraitable sur ces questions-là évidemment je me mobiliserai toujours sur ce sujet Merci beaucoup Gabriel Attal d'avoir répondu à mes questions ce matin candidat à l'élection présidentielle
Ne bougez pas dans un instant l'actualité continue sur RMC c'est les GG avec Alain Marchal Olivier Truchot de quoi allez-vous débattre messieurs ?
Eh bien nous allons débattre bien sûr de cette élection présidentielle
mais côté gauche puisque nous allons recevoir un candidat à la primaire Jérôme Gage on reviendra aussi sur la proposition d'Edouard Philippe
d'abaisser à 12 mois la durée de l'indemnisation chômage et puis la radicalité de Sandrine Rousseau l'élu écologiste elle veut aller affronter physiquement les chasseurs au nom de la préservation animale voilà quelques-unes de nos discussions et vous venez en parler avec nous au 32-16