Budget, économie, immigration... Jordan Bardella invité de LCI|LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Jordan Mardella. Bonjour. Bonjour monsieur Rebin.
Nous sommes dans cette très belle cité de Carcasson dans ce Tour de France que vous effectuez pour votre livre Ce que veulent les Français. Alors vous vous installez dans le club des auteurs politiques qui marchent. Il y en a pas beaucoup.
Il y a eu Hollande, SarkoZi. Combien d'exemplaires à ce jour si on compte les deux livres ? J'ai sorti mon premier livre à l'automne 2024 qui s'est écoulé en plus de 230000 exemplaires. pour moi un motif de motif de fierté parce que dans une dans une société où les réseaux sociaux prennent beaucoup de place, où les émissions de télévision occupent une place très importante, le livre est encore un moyen je crois qui permet de s'adresser au cœur de nos compatriotes, de leur dire ce qu'aucun autre format ne permet de dire, de leur partager des émotions, des sentiments, des anecdotes et en l'occurrence avec ce ce nouveau livre ce que veulent les Français, j'ai voulu écrire le le récit de des rencontres que je fais chaque jour avec les Français et me faire aussi le porte-voie de cette France du travail.
Et est-ce que ça marche encore en 2025 le côté Chirak Mitteran d'aller dans le moindre village ? Vous dites vous-même à l'heure des réseaux sociaux euh d'aller chercher l'électrice et l'électeur et l'électeur ? Je ne crois pas que la politique soit quelque chose d'or seul.
Je pense que l'engagement politique, le militantisme politique, être élu, prendre des responsabilités dans la vie démocratique de notre pays, euh ça suppose d'être au contact des Français, ça suppose d'être sur les marchés, ça suppose de pouvoir sentir la texture de la vie quotidienne et d'être à l'écoute de nos compatriotes. Et si j'ai voulu faire ce livre cette année, c'est parce que je me suis posé une question au fond qui est simple mais qui dit beaucoup de la déconnexion qui existe aujourd'hui entre le monde politique et et le peuple français. C'est qui est encore capable aujourd'hui d'écouter les Français ?
Le premier devoir d'un homme d'état et un minima d'un homme politique, c'est de tendre l'oreille. c'est d'écouter ce que vous disent les gens, d'écouter leurs souffrances, d'écouter leurs colère, d'écouter leur quotidien, mais aussi d'être capable d'appréhender au mieux euh leurs leurs espoir, leurs attentes et d'être capable ensuite de mieux les traduire sur un plan politique dans le projet que vous proposez aux françaises et aux Français. Alors, entrons dans le détail et vos portraits serviront parfois d'ouverture de chapitre de l'actualité que nous sommes en train de vivre.
Vous faites des portraits de français, ils seront concernés par ce qui se passe maintenant par le budget, le psychodrame du budget. Alors, vous avez un bon mot féroce. Vous dites le premier ministre en France c'est Olivier Fort c'est plus Sébastien le cornu parce qu'il arrive à faire chanter le gouvernement mais paillet poutre c'est-à-dire que si on regarde les derniers votes à l'assemblée suspension de la réforme des retraites dégelle des prestations sociales impôt sur la fortune dite improductive vous avez voté avec les socialistes c'est une vision et une observation bien simpliste de ces heures de débat l'Assemblée nationale peut-être simpliste mais vrai qui mais on va revenir si vous en êtes d'accord dans le détail de chacune des des mesures que que vous avez abordé.
D'abord, le contrebudget qui a été proposé par le Rassemblement national est un budget que nous aurions mis en œuvre si les Français nous avaient accordé leur confiance dans le cas d'une potentielle dissolution. Ça nous aura pas échappé que les macronistes ont fait le choix de remettre l'avenir de notre pays, l'avenir de de l'économie française, l'avenir de nos entreprise entre les lubis idéologiques du Parti socialiste et aujourd'hui la démocratie française, les macronistes et les macronistes, là on parle de Non non non non non, attendez, le budget qui est discuté à l'Assemblée nationale et c'est important de le dire, c'est pas le budget du Rassemblement national, c'est le budget le cornu fort qui est objectivement sous la coupe des lubis idéologiques du Parti socialiste. On pourra par exemple parler de la taxe Zucman qui est une qui est une taxe qui en apparence sous couvert d'une meilleure justice sociale, sous couvert d'une meilleure justice fiscale vise en réalité à déposséder les chefs d'entreprise et notamment les gros chefs d'entreprise de leurs biens professionnels, ce qui je crois aura des conséquences très douloureuses pour l'économie française et évidemment pour la production et la création de de richesse.
Donc demander encore une fois vous me parlez des macronismes la taxman je vous parle pardon des heures de débat que nous venons vivre à l'Assemblée nationale. Mais vous alors prenons soyons très concret l'impôt sur la fortune dite improductive. Vous avez coté cette histoire-là.
Alors ça porte sur des objets précieux, des voitures, des meubles, des meubles meublants. Moi, j'ai appris ce que c'est que les meubles meublants. J'ai dû aller vérifier dans le bon euh est-ce que vous croyez vraiment, vous les rennes que cet argent-là sera plus productif, plus utile géré par l'État quand on voit ce qu'a fait l'État, les 3400 milliards de dettes et cetera que dans la poche de particulier.
Moi ce que je crois c'est que la France est devenue un un enfer fiscal et un enfer normatif aujourd'hui pour beaucoup de nos compatriotes. Mais vous en rajoutez et que non et que euh il est inacceptable et incompréhensible pour des millions de français que l'immobilier, c'est-à-dire l'enracinement, le patrimoine matériel des Français, de leurs parents, d'eux-mêmes, de leurs enfants et de leurs petits-enfants soient plus taxés dans notre pays que ce que j'appelle le patrimoine non productif, c'est-à-dire en l'occurrence des portefeuilles d'action ou de des portefeuilles financiers que vous pouvez que vous pouvez avoir. Donc nous nous avons dit une chose très simple.
Nous souhaitons et c'est une ambition qui a porté Marine Le Pen lors de la dernière élection présidentielle et j'ai moi-même porté cette ambition lors des dernières élection législative exonérer de de fiscalité la résidence principale ou la résidence unique. La résidence unique c'est par exemple vous vivez à Paris mais vous avez votre résidence principale qui est à 1 heure ou 2 de la capitale. Vous travaillez la semaine à Paris, vous rentrez chez vous le weekend en province ou à la campagne.
Nous nous souhaitons exonérer deux fiscalités la transmission, l'enracinement. ce qui constitue le patrimoine aujourd'hui matériel des français à savoir la résidence principale la contrepartie par chose vous répondez pas la question sur la fortune financière celle-là vous la taxez je réponds les meubles, les objets précieux les voitures. C'est vrai, vous avez raison de dire pour le pour l'immobilier, vous avez v provision mais cet argent là encore une fois vous allez le taxer.
Pardon vous dites c'est du patrimoine financier mais vous allez très bien c'est pas des méchants riches qui ont ça dans le dans leur poche. C'est de la ces actions. C'est du paris sur des entreprises sur l'avenir.
Vous allez le taxer. Mais monsieur Rogemin, pardon, mais ne me rendez pas responsable ou ne me rendez pas coupable. Mais d'accord, mais cette mesure, elle ne vient pas du Rassemblement national.
La mesure que nous avons défendu et qui s'en rapproche, c'est de lever la fiscalité sur le patrimoine immobilier, sur la résidence principale ou sur la résidence unique. Et en contrepartie, il y a c'est vrai, une mise à contribution des gros patrimoines financiers dans de la fortune dite non productive. C'est-à-dire qu'il n'y a pas 75 % pardon des investissements qui sont faits dans les TP TPEPME et dans les ETI françaises.
C'est-à-dire que nous favorisons le fléchage de l'épargne de ceux qui gagnent beaucoup d'argent vers l'économie réelle. Vous savez bien sûr force un peu le trait. Ça n'existe pas la forme d'art.
Cet argent là produit. Il n'y a pas les œuvres d'art que vous détenez depuis plus de 10 ans. Oui, c'est vrai.
Et pardon, et il n'y a pas la résidence principale. L'utilité de cette petite contribution des très gros patrimoines financiers dont je parle encore une fois de euh finances non productives à vocation à baisser la fiscalité sur les classes moyennes, sur les classes populaires et notamment à financer la natalité. Parce que avec cette il reste que c'est de l'impôt sur la fortune, c'est de l'ISF déguisé qui revient.
Emmanuel Macron l'avait supprimé. Vous avez le droit de défendre cette idée, mais est-ce qu'il faut reconnaître pour être un peu direct que c'est une idée de gauche que là on retrouve le RN qui vote avec la gauche ça n'est pas une idée de gauche gauche. Ce qui n'est pas de gauche, c'est précisément de permettre à nos compatriotes de pouvoir détenir une résidence principale avec la contrepartie que cette résidence principale soit exonérée d'impôts sur la fortune immobilière.
Je considère que la décision d'Emmanuel Macron d'instaurer un impôt sur la forctale ça n'est pas vra une mauvaise décision. Donc très simplement dans le contreprojet que nous avons proposé nous baissons la fiscalité. Nous baissons de 25 milliards d'euros la fiscalité sur les familles.
Nous baissons de 20 milliards d'euros la fiscalité sur la production. Et pourquoi nous le faisons ? Parce que la France est le pays qui taxe le plus au monde 46 % de prélèvement obligatoires.
Donc se's non seulement parce que nous avons étudier la partie recette du budget, nous allons bientôt étudier la partie dépense. Mais bien évidemment que nous devons baisser la fiscalité. Bien évidemment que si demain nous sommes à la tête du pays, nous baisserons la fiscalité sur les ménages, nous baisserons la fiscalité sur les entreprises.
Et pardon de vous rappeler que nous avons été avec nos alliés Rassemblement national et UDR d'Éric Sioti les seuls remparts face au lubi idéologique et au lubi économique de la gauche dont l'ambition est de transformer la France en Venézuela sans le pétrole. Nous avons fait échouer toutes les variantes l'URSS sans les matières premières. Je sais pas si nous avons fait sans le soleil.
Oui, échou la taxe qui est une taxe qui précisément est conf Attendez, restons à ce que ce que vous avez voté. Attendez, attendez, vous êtes malin Jordan B là parce que vous parlez de tout ce que vous avez fait pareil. Non, restons sur ce que vous avez voté et ça ce sont des faits objectifs.
C'est comme en amour, il y a les preuves d'amour. Ça sont des preuves, ça vous l'avez voté là encore ces dernières heures. Alors d'abord la course à l'Audriche, vous avez raison de dire que vous n'êtes pas le seul à vous n'êtes pas les seuls à jouer un peu cette carte.
Quand madame Bron Pivet qui a incarné disons la modération centrice dit en parlant de de l'héritage, ce truc qui tombe du ciel. Est-ce que vous admettez qu'il y a en ce moment une sorte de course un peu populiste ou même très populiste à vous les riches ? Oui, bien sûr.
Et et je trouve ces déclarations de la présidente de l'Assemblée nationale extrêmement dangereuse parce qu'en réalité, si on en est aujourd'hui à se lancer tout parti politique confondu de gauche au républicain dans une dans un concours l'épine à la création d'une nouvelle taxe, c'est parce qu'on refuse de permettre à l'État français de baisser sa dépense publique. Moi, je pense que pour affronter le mur de la dette, il faut deux leviers. Le premier levier, c'est la baisse de la mauvaise dépense publique et nous proposons des baisses massives de gaspillage d'argent public dans ce que je considéra la mauvaise dépense de l'État avec une trajectoire budgétaire d'économie de 100 milliards d'euros d'ici à 5 ans à mesure de 20 milliards d'euros supplémentaires chaque année.
Je des économies par juste pardon monsieur laiss que ça veut dire faire maigrir l'état bien sûr ça veut dire non seulement supprimer les opérateurs publics qui font doublon avec beaucoup de compétences ministérielles. Souvenez-vous pendant la crise sanitaire, alors que le ministère de la santé devait absorber les conséquences d'une crise sanitaire, les agences régionales de santé qui font doublon avec les compétences du ministère demandait aux hôpitaux français de fermer mes des lits. Donc moi, je souhaite supprimer l'ensemble de ces agences d'État qui alourdissent la bureaucratie mais je souhaite aussi alléger la paperace et cet impôt papier, c'est-à-dire cet impôt normatif qui pèse sur nos chefs d'entreprise et qui pèse sur l'économie. articul monsieur Lissenard sur notre plateau disait 12 % en moins de fonctionnaires la semaine passée Bruno Rotaillot allz un peu plus loin c'est c'est rare que les politiques articulent des chiffres bah c'est un peu risqué he il disait 200000 à 300000 agents de l'État en moins sur les 5,8 million je crois ils sont 58 millions aujourd'hui.
Est-ce que c'est un chiffre que vous pourriez partager 200000 à 300000 c'est beaucoup en moins. Le constat que je fais sans reprendre et m'approprier les travaux des autres, c'est que il y a beaucoup trop de fonctionnaires dans les bureaux, il y a beaucoup trop de gens dans la bureaucratie d'État. Mais au total ?
Mais au total, la présidentielle permettra le chiffrage de ces mesures. Mais ah vousz pas dire vous n'ayez pas réfléchi. Franchement mais j'ai réfléchi et je vous livre le sentiment qu'on beaucoup de gens.
Il y a trop de gens dans les bureaux. Oui, mais que vous il y a pas assez de gens sur le terrain de Il y a pas assez de gens sur le terrain. Ben, je vous ai donné un aperçu de ce que nous souhaitons faire puisque nous souhaitons supprimer une grande partie des 1200 agences qui sont des opérateurs publics et qui bien souvent font doublon avec les compétences des ministères.
On sait que fonctionnair dans ces agences ça représenterait combien d'emploi de fonctionnaire à peu près ? Et tout ça sera chiffré vous savez très bien mais non vous savez très bien qu'il y a bataille sur les écoutez si Ravier M en Argentine vous imagen non non pas du tout je vous donne un exemple très simple nous souhaitons sur les agences d'état économiser 5 milliards d'euros dès la première année pourquoi parce que dès la première année on peut baisser les dépenses de fonctionnement et on peut notamment supprimer d'ors et déjà dès le premier budget dès notre arrivée potentiellement à Matignon les budgets de fonctionnement c'estàdire notamment les budgets de publicité les budgets de communication et puis sur 5 ans, nous allons évidemment supprimer un certain nombre d'agences d'État, il y a bataille sur les chiffres puisque euh un certain nombre d'études chiffre à 1200 le nombre de ces agences et le rapport sénatoriel chiffrait à 1900 agences. Je les trouve simplement pas assez ambitieux sur la suppression de ces agences.
Donc nous allons évidemment faire des économies dans la bureaucratie d'État. Nous allons simplifier l'appareil d'État. Je souhaite également et c'est l'ambition que nous portons, supprimer les conseils régionaux, fusionner le les compétences qui sont celles des conseils régionaux aujourd'hui avec ce des conseils départementaux pour faire apparaître un nouvel échelon qu'on appellerait le conseil territorial pour rapprocher la décision politique de ceux qui sont censés la lire, la traduire et la choisir des batailles français.
Bata la mère des batailles, ce sont les retraites. En terme de volume général, vous le savez bien, la France est très à la traî en terme d'heur travailler au total. Est-ce que vous n'êtes pas un peu en contradiction avec ce que vous écrivez vous-même dans votre livre ?
Et c'est vrai que c'est très frappant. Vous décrivez des hommes et des femmes qui travaillent beaucoup et moi, j'ai lu tous vos portraits et c'est vrai que beaucoup sont admirables parce sont des des travailleurs qui comptent pas leurs heures et au fond quand on les écoute, ils disent comme disait Pompidou, on nous emmerde, il y a trop de normes. Il y en a très peu qui disent on travaille trop en réalité en heure.
Est-ce que vous vous les suivez en ça ? Le cœur de la société c'est le travail. Et et pourquoi est-ce que j'ai voulu écrire ce livre ? parce que j'ai voulu rendre hommage à cette France qui travaille, qui parfois s'exprime dans des contestations à l'égard de la politique les soirs d'élection, mais qui dès le lendemain matin n'a ni le temps, ni l'argent, ni les moyens d'aller manifester et doit se rendre au travail dès le lendemain matin de de l'élection.
Donc le cœur de notre société, c'est le travail. Moi, je crois dans la valeur travail. Je pense que le travail ne paye pas suffisamment dans notre société et je crois également qu'il n'y a pas assez de gens qui en quantité travaillent dans notre pays et pardon, il y a une eux travaillent pour les inactifs.
Ça ça veut pas dire qu'on en veut pour autant aux inactifs. Mais de fait ces actifs-l travailleurs, vous avez raison de le souligner, il travaillent pour le grand nombre des inactifs, trop grand nombre. C'est l'équation des retraites qui qui ne marche pas si on les change pas. beaucoup de français.
On va rentrer si vous le voulez bien sur la question des retraites. Mais d'abord pour finir sur le travail tous les Français que j'ai rencontré, tous les Français que je rencontre chaque jour qui se lèvent tôt qui font des efforts, qui ont le sentiment que l'heure de travail n'est pas rémunéré à la juste valeur, peut-être parce qu'il y a trop de charges et on pourra rentrer aussi sur ce sujet après si vous le voulez bien. Mais cette France là, cette France humle, cette France silencieuse, cette France qui ne qui ne casse pas, cette France qui ne manifeste pas, et bien elle a le sentiment de porter sur ses épaules les efforts de tout le monde.
Ça m'amène à parler de la question d'insteit des retraites bien sûr dans le système actuel ceux qui travaillent pas la retraite de ceux qui ne travaillent pas, c'est la clé du système par répartition. Je pense que nous avons un problème à l'entrée du système et un problème à la sortie du système. Nous avons un problème avec le taux de chômage des seiors qui est beaucoup trop élevé dans notre pays et nous avons un problème avec le l'âge auquel vous rentrez sur le marché du travail.
Le premier emploi stable stable, c'est-à-dire avec plusieurs trimestres consécutifs dans notre pays, c'est 27 ans, c'est 23 ans en Allemagne. J'ai la conviction que toute une classe d'âge n'a pas vocation à faire des études de qu'on dit de sciences molles, à faire des études de sciences humaines ou de sciences littéraires à l'université. On a besoin de revaloriser les métiers annuels.
On a besoin de revaloriser les filières professionnelles sur le modèle allemand ou sur le système dual en Suisse que je crois vous connaissez bien. Et c'est la raison pour laquelle moi je propose par l'intermédiaire de de ce livre et du projet politique que nous avons porté avec Marine la mise en place d'un collège modulaire pour faire en sorte que dès le collège on puisse flécher des jeunes qui ont plus d'appétences vers les métiers manuels revalorisés nécessairement vers ces filières professionnelles. Considérant que cette orientation, elle doit se faire beaucoup plus tôt pour pousser les jeunes à rentrer plutôt sur le marché du travail parce que ça veut dire aussi plus de points de PIB et plus de cotisation dans le système.
On peut de toute façon pas faire une émission trop technique, mais à l'arrivée de la situation actuelle, vous êtes forcé de de reconnaître que pour l'instant le résultat de la situation de tout ça, y compris de vos votes, pas seulement, je ne dis pas que vous êtes les seuls à avoir allé dans ce sens, mais c'est que on a moins de travail de fait puisque la réforme d'ê a été suspendue. On est dans une logique de moins de travail et de plus d'impôts. Avouez que c'est contradictoire avec tous les principes que vous rappelez vous-même de fait.
Mais mes principes mais mes principes ils sont clairs, monsieur Rogin. Il n'y a rien y compris de vos votes, c'est ça. Mais non sur pardon, il Non mais attendez, je ne suis pas responsable de la situation économique et de la situation budgétaire dans laquelle se trouve mon pays.
Deuxièmement, troisièmement, vous savez très bien que ce budget, il finira par passer par ordonnance et que c'est précisément la raison pour laquelle monsieur le Cornu a été renommé à Matignon dans un deal avec le Parti socialiste. Maintenant, il n'y a rien de plus explicite. Il n'y a rien de plus vrai que le contrebudget que nous avons proposé. dans son dans ce contrebudget.
Je le redis, monsieur Rejoint, pour que ce soit très clair. Il y a non seulement une baisse de la dépense publique avec un premier effort qui est porté à 40 milliards d'euros d'économie dès la première année, nous avons euh listé un certain nombre d'économies, la fraude sociale, la fraude fiscale, l'immigration, la contribution au budget de l'Union européenne, la dépense publique dans le fonctionnement euh de l'État, la suppression d'une partie des subventions qui vont aujourd'hui aux énergies renouvelables intermittentes comme les éoliennes qui nous coûtent beaucoup d'argent et qui ne sont pas productives pour le système énergétique français. Bref, beaucoup d'économies non seulement pour baisser la dépense publique, mais aussi pour baisser les impôts.
Je le contrebudget du RN est le seul contrebudget de mouvement politique aujourd'hui en France qui prévoit de baisser la dépense publique et de baisser les impôts. travaillardi pour les crois que l'économie et que nos entreprises moi je suis proissance je suis pro entreprise je suis pro business et je pense que pour affronter le mur de la dette on aura besoin d'un pact de confiance avec les entreprises qui s'appuent sur moins de normes et moins d'impôts pour ceux qui produisent de la richesse. On peut pas refaire l'histoire mais les 35 heur ça a été le la réforme emblématique.
Est-ce que un c'était une erreur ? Les 35 heures, et l'honnêteté m'oblige à le reconnaître aujourd'hui, ont rigidifié l'économie française. C'est une erreur.
C'est la raison pour laquelle en tout cas, je pense que ça a eu des conséquences qui ont contribué à rigidifier le modèle social et le modèle économique français. S quand même très prudent par c'est la raison. Miley vient vient de de remporter un triomphe triomphe électoral aux élections de mi-mandat en Argentine.
C'est vrai que c'est frappant de voir à quel point certains osent dans ce domaineel. Je je vous pousse pas mais ça montre les les réticences qu'il y a dans votre partie avec une aile qui est pas libérale. On comprend bien que chaque mot que vous allez prononcer du genre 300000 fonctionnaires en moins, on sent que ça vous arrache un peu la bouche, 35 heur c une erreur, on sent que ça vous arrache bien sûr parce qu'il y a une partie de votre parti, je vous le reproche pas encore une fois, mais avons-le qui est pas dans cet espritl n'i pas besoin de modèle étranger et quand on est français non seulement avec beaucoup de chovinisme peut-être on se suffit à soi-même se comparaissait en tout cas de régler les problèmes et pour répondre à votre votre question parce que vous allez m'accuser ensuite d'avoir suivi la question.
Je crois qu'il faudra demain permettre des renégociations par branche à la condition peut-être que si nos compatriotes décident librement de travailler plus que évidemment 37 he par exemple renégocié par branche soit payé 37. Le problème c'est que le travail ne paye pas suffisamment et moi je suis favorable non seulement à la déssocialisation des heures supplémentaires mais aussi à la défiscalisation des heures supplémentaires. Et précisément pour rapprocher le brut du net, je propose et nous proposons avec Marine que les chefs d'entreprise qui consentiraient à augmenter de 10 % les salaires de leur entreprise voi ces 10 % exonérer de cotisation sociale.
Ça, je veux dire, des mesures concrètes pour le pouvoir d'achat qui prennent aussi en considération le niveau de charge extrêmement élevé qui a éloigné le brut du net et qui fait qu'il y a beaucoup de nos compatriotes qui travaillent dont certains gagnent des petits salaires qui ne comprennent pas que eux avec beaucoup d'efforts gagnent un petit salaire et que d'autres qui par facilité bénéficient du modèle de protection sociale gagnent peu ou la même chose. Votre victoire et ça pour le coup ça désincite le travail. votre victoire à l'assemblée sur l'Algérie.
Victoire inattendue. On a vu les scènes incroyables où même dans votre camp ils avaient l'air surpris que me dites pas que c'est de gauche. Non non, ça c'est pas de gauche.
Tout se discute mais avec l'aide pardon. Est-ce que je peux me permettre un dernier mot sur parce que moi j'ai entendu cette vous avez un goût de revi avec l'économie quoi ? Non mais pardon mais oui parce que je pense que l'économie c'est d'abord avant tout de la confiance et si on n'explique pas les choses je vois beaucoup de désinformations circuler sur le fait qu'on aurait voté une taxe sur les multinationales.
Bon le dispositif qui a été pardon mais le dispositif qui a été proposé à l'Assemblée nationale c'est quoi ? C'est une disposition, c'est pas une taxe supplémentaire, c'est une disposition de calcul qui permet de mettre sur un pied d'égalité les grandes multinationales qui utilisent nos infrastructures françaises, qui font du business en France mais qui vont loger leur bénéfices pour contourner l'impôt sur les sociétés dans des États américains comme le Delaware. Vous avez 0 % d'impôts sur les sociétés, on peut par exemple, regardez en Irlande, on les attire avec des conditions très avantageuses en Irlande, évidemment, ils diront "Si j'ai à choisir la France et l'Irlande, j'irai en Irlande".
Et ben, je vais vous dire une chose très simple. Non seulement moi, je ferai tout pour que demain et après-demain, les entreprises françaises et même des investisseurs étrangers viennent trouver en France un cadre compétitif pour créer de la richesse et créer de l'emploi dans notre pays. Parce que je pense qu'une nation sans entreprise est une nation qui se délite.
Mais vous savez comment vous savez comment les impôts c'est un esprit général. Tous ces gens quand ils lisent le Financial Times et autres et qu'ils apprennent que en France vous aussi et les socialistes et les autres vous avez voté pour aller chercher le voitur le meuble et voir s'il y a une table qui va faire partie de la fiscale vous soutenez les mécanismes qui permettent à des multinationales étrangères au moment où ils vont choisir là ils vont s'installer ils diront la France c'est pas très favorable au business pas de jugement je ne fais pas de la politique pour légiférer et pour soutenir la triche il n'y a aucune raison c'est pas de la triche le pays investiss aucune raison monsieur Rochin et je vous le dis en toute en toute responsabilité comme on dit pour qu'une petite entreprise entreise pour qu'une petite entreprise française ou qu'un grand groupe français comme LVMH par exemple doivent payer en France 25 % d'impôts sur les sociétés moi je suis pour la baisse de l'impôt de production mais doivent payer 25 % d'IS quand une grande multinationale étrangère ou une gaff femme par exemple paye 0 % d'impôt sur les sociétés en France ça c'est pas possible c'est de la concurrence déloyale. Et si précisément je veux cet argent, c'est pour soutenir la compétitivité de de nos entreprises et pour baisser de 20 milliards d'euros comme nous le proposons dans notre contrebudget l'impô sur les productions.
Nous sommes les seuls à proposer cette fiscalité de croissance qui va réaligner la France sur le plan compétitif par rapport à ses partenaires européens qui je le rappelle ont une fiscalité sur la production qui est très injuste parce que ça pèse sur le haut du compte d'exploitation. C'estàd que ça prend pas en compte la santé de votre votre entreprise deux fois plus deux fois moins importante que celle que nous appliquons sur les entreprises françaises. Votre vote à l'Assemblée nationale votre texte passé passé à l'Assemblée nationale avec l'aide DLR et les députés de Douard Philippe on y reviendra pour abroger les accords 68 et les conditions d'immigration favorables aux Algériens sur le séjour sur le regroupement familial. pas rentrer dans le débat juridique sur les effets, mais en gros euh c'est la souveraineté de la France qui fait ce qu'elle veut sur son territoire, mais ça va entrer, ça va amener un bras de fer avec l'Algérie.
Est-ce que vous êtes prêt à ce bras de fer intégral peut-être partir de zéro ? Est-ce que ça veut dire par exemple de nouvelles mesures contre l'Algérie ? Lesquelles ?
Depuis 1968, vous avez raison de le rappeler, cet accord dit accord de 68 avec l'Algérie facilite l'immigration algérienne en France. facilite non seulement l'octroit de visa pour les ressortissants algériens, mais facilite aussi leur installation en facilitant les conditions d'accès au regroupement familial et à l'immigration du peuplement de l'Algérie vis-à-vis de la France. Depuis maintenant plusieurs mois, de manière plus significative et depuis plusieurs années, on voit que l'Algérie multiplie les provocations à l'égard du régime français. la plus emblématique d'entre elles et et et je passe sur les provocations explicites, sur la rente mémorielle, sur les propos qui sont tenu à l'égard de la France et de notre histoire, euh c'est le refus par le régime algérien de récupérer les ressortissants présents sur le sol français qui sont sous le coût d'une OQTF, c'est-à-dire d'une obligation de quitter le territoire français avec des cas dramatiques, on a vu à Mulous par exemple.
Absolument, vous avez raison de le rappeler avec parfois des cas qui sont extrêmes et qui euh euh confèrent au terrorisme ou euh à la criminalité organisée. Cet état de fait n'est plus possible. Donc très concrètement, pour être concret, si demain nous sommes à la tête du pays, nous allons dire à l'Algérie que euh nous lui avons donné son indépendance, maintenant le régime algérien doit comprendre que nous devons avoir la nôtre et notre liberté et notre indépendance dans la maîtrise de notre immigration.
Donc si le régime algérien et encore une fois, je ne mélange pas le peuple algérien, je ne mélange pas la nation algérienne avec le régime politique qui a main mise sur Alger depuis maintenant plusieurs années. Nous mettrons en place un certain nombre de mesures. La première mesure, c'est qu'il n'y aura plus aucun visa qui sera donné à un ressortissant algérien tant que l'Algérie refusera par provocation de récupérer ses ressortissants.
Nous allons tout visa confondu et je ferai demain visa confondu absolument y compris les visas pour soin qui permettent à un certain nombre de personnes de venir se faire soigner dans notre pays bien souvent au frais de la princesse. Deuxièmement et si je suis à la tête du gouvernement je le mettrai en œuvre je suspendrai l'aide publique au développement qui est donnée chaque année par la France mais aussi par l'intermédiaire de l'Union européenne pour financer des appels à projet en Algérie au d'Alger. Et troisièmement, je mettrai en œuvre des blocages sur les transferts de fonds privés qu'on appelle généralement les transferts Western Union.
Et est-ce que ça peut aller jusqu'à des gels de bien comme on le fait pour la Russie ? Considérant que l'Algérie retient un citoyen qui est aussi français qui est bem ? Alors, je suis extrêmement prudent avec ce type de mesure parce que je suis je ne suis pas de gauche contrairement à ce que vous pouvez parfois sous-entendre. vous a marqué ça hein.
Euh oui, parce que je pense que je pense que c'est faux et que précisément je pense que le macronisme est une forme de socialisme empire. Mais je suis attaché au droit de propriété et je pense que le droit de propriété, il est sacré en économie et qu'à partir du moment où vous vous mettez en fonction d'un désaccord politique ou diplomatique avec un état à saisir des biens, et bien par définition, d'autres États étrangers, d'autres investisseurs étrangers pourraient considérer qu'il n'est pas de bon ton que d'aller loger ses biens dans le pays en l'occurrence en France ou dans l'Union européenne. Considérant que si la situation diplomatique venait à se dégrader, ça pourrait avoir des conseils.
Donc je ne suis pas favorable à ce type de mesure. En revanche, l'ensemble de ces mesures qui pouvaient d'ailleurs être évoqué un temps par Bruno Rotaillot n'ont jamais été mises en œuvre. Est-ce qu'on peut aller jusqu'à la rue des relations diplomatiques ?
Est-ce que pour vous c'est imaginable d'aller jusqu'à la rupture des relation ? Je je Ça ne veut rien dire la rupture des liens diplomatiques. Je veux dire entre état même quand on se fait la guerre, on dialogue, on discute.
Moi j'ai souvent entendu d'ailleurs à tort un certain nombre de gens hurler en disant que la France devait rompre ses relations diplomatiques avec la Russie. Si demain nous devons négocier la paix entre l'Ukraine et la Russie qui ne soit évidemment pas une paix aux conditions de la Russie, il faut bien m'ener qu'il y ait des canaux de discussion. Donc je veux dire les discussions entre chefs d'état est une chose mais on sait très bien que dans l'ombre de la diplomatie une grande partie des échanges se font dans le secret.
Et donc là, naturellement, le rôle de la France qui est capable de parler à toutes les nations du monde parce que nous sommes une grande puissance et que je veux aussi renouer avec l'autonomie golienne qui a toujours été l'ADN de la France depuis le début de la 5e République, même si euh celle-ci est fortement abîmée, et bien c'est de pouvoir parler avec toutes les nation. Monsieur Bardella au-delà de la question de l'immigration algérienne, le sujet plus large, c'est évidemment de toute nationalité mais mais notamment pas mal du Maghreb, des clandestins. On a vu le flottement depuis 15 jours, y compris des chiffres.
Le gouvernement qui dit quelques centaines de milliers, monsieur Rotaillou qui monte à 1 million. En fait ce qu'il y a derrière tout ça, vous savez que moi c'est beaucoup de ces gens considèrent que il faut pas en parler, que c'est une marge grise l'économie réelle. Ils ne le disent pas face caméra, ils le pensent ou ils le disent hors caméra.
C'est une marge grise de l'économie réelle, c'est des gens qu'on paye pas très bien. C'est le plongeur de restaurant, c'est le peintre qui fait ça au noir et cetera. toute cette économie grise qui sert notamment à combler le trou, le déficit démographique.
Alors, c'est pas très moral, c'est pas très démographique démocratique, c'est pas très contrôlé, mais c'est un modèle. Eux au moins ont un modèle. Quel est votre contre ?
Qu'est-ce qu'on fait contre ça ? Quel est votre autre modèle ? D'abord, on rétablit la loi.
Monsieur Rochemin, si demain je suis premier ministre, je demanderai à mon ministre de l'intérieur d'adresser une circulaire au préfet pour leur demander de ne procéder à plus aucune régularisation d'étrangers en situation irrégulière. parce que euh pour que le pays fonctionne, pour que la cohésion sociale se maintienne, il faut que les lois soient respectées. Nous rétablirons également le délit de séjour irrégulier qui a été supprimé par la gauche et qui fait qu'aujourd'hui n'importe qui peut décider de venir en France sans y avoir été invité, sans y avoir été convié, sans avoir reçu le tampon administratif qui fait qu'on lui autorise les portes de la Maison France de pouvoir se maintenir sur le sol français et parfois de bénéficier aussi d'un certain nombre de prestations sociales et notamment la gratuité des soins ce qui apparaît totalement aberrant à l'heure où beaucoup de nos compatriotes n'arrivent plus à se soigner.
Vous savez bien que pour eux pardon pardon c'est un système ce qu'a fait madame Merkel en Allemagne c'est pas seulement des bons sentiments bien pensant de fasteur on sait bien c'est aussi elle le disait c'est pour payer les retraites un jour c'est pour occuper beaucoup de places que les Allemands n'occupent plus en réalité il y a de ça ils ont une vision encore une fois ils ont une vision de la société qui est bonne ou mauvaise mais au moins qui a un système qui est de dire il y a chut de la démographie européenne et l'immigration la remplace quel autre modèle proposé quand vous voyez la la nouvelle première ministre japonaise très pro Trump qui dit voilà Nous notre modèle c'est le l'antimodèle de ça. On est multiculturel, on décroit, on assume, mais on y va comme ça. Est-ce que c'est un modèle pour vous ?
Si demain nous sommes à la tête du pays, la France ne sera plus un pays d'immigration massive. Bien sûr que notre pays restera toujours ouvert à l'égard de gens qui viennent dans notre pays pour travailler. Regardez par exemple ce que fait la Suisse qui est, je crois, un pays que vous connaissez bien.
Euh 25 % d'étrangers en Suisse. Sur ces 25 % d'étrangers, 80 % sont européens. Parce que précisément l'immigration en Suisse est une immigration de croissance et pas une immigration de désordre.
Or aujourd'hui les filières d'immigration en France, alors on nous parle souvent des visas de travail, pardon de vous rappeler monsieur Rochbin, que les visas de travail c'est 10 % des visas qui sont accordés aux gens qui arrivent dans notre pays chaque année. 10 % de 450000. Et les autres, monsieur Rochbin, ils font quoi ?
Qui payent ? Ils sont bien à la charge de la collectivité, ils sont bien à la charge du contribuable. Et moi, je n'accepterai pas de demander des efforts à nos compatriotes tant qu'on a'ura pas remis de l'ordre notre politique d'immigration qui aujourd'hui nous coûte beaucoup d'argent.
Est-ce que ça implique décro je comprends mais est-ce que ça implique de décroitre d'assumer que la France peut décroître en terme démographique ? Je vous réponds sur le travail et sur la démographie. Je ne fais aucune question sur le travail.
Si demain il y a un besoin ponctuel, ça peut être le cas par exemple euh vous savez que pendant très longtemps, les sous-investissements des gens qui nous ont dirigé dans la finière nucléaire à nécessité de de d'appeler des ingénieurs nucléaires notamment aux États-Unis. Et bien on leur donne un visa de travail, ils exercent leur mission et une fois que le visa de travail est terminé, ils repartent dans leur pays. C'est précisément ce que fait madame Mélonie en Italie ou ce qu' a pu faire monsieur Orban en Hongrie.
Mais ça ne veut pas dire qu'il reste. Ça ne veut pas dire qu'ils ont droit au regroupement familial. Et ça ne veut pas dire que cette immigration d'un besoin ponctuel se transforme en une immigration de peuplement qui bouleverse notre identité, notre culture, nos lois, notre rapport à l'égalité euh homme-femme et qui profondément change le visage de notre pays.
Sur la démographie, je vous réponds également, vous avez parfaitement raison de rappeler que la démographie fait partie des grands défis auxquels va devoir faire face l'Europe. Surtout pour une grande puissance que les deux chemins qui se dessinent à nous, c'est très simple, c'est où faire plus d'enfant l'immigration. D'accord.
Il y a pas 2000 solution soit les travailleurs de demain et après-demain, soit les cotisants de 2045, on va les chercher à l'étranger. Ça c'est le modèle de la gauche. Soit on décide de mettre en place un écosystème, une politique nataliste qui soutient la natalité, qui soutient les familles français.
Ça n'est pas vrai. D'abord, la Hongrie a pris un certain nombre de mesures fiscales notamment, mais vous avez vu la démographie notamment. Mais vous avez raison de rappeler qu'on a un sujet qui est un sujet démographique de natalité majeure et aujourd'hui l'accroissement de la population française ne tient que par la politique d'immigration.
Donc moi, je souhaite précisément compte tenu de cet état de fait recréer une politique à la fois fiscale et d'accompagnement des familles. Et c'est la raison pour laquelle nous avons proposé par les économies que nous allons faire dans la dépense publique d'accorder une part fiscale pleine dès le deuxième enfant. Et ça c'est une mesure concrète de soutien aux familles françaises et à la natalité française.
Vous dites le référendum sur l'immigration ce sera votre but une fois que le RN sera pleinement au pouvoir. Alors question quelques questions très précises. D'abord est-ce que vous demanderez le droit du sang comme Giscard Destin l'avait fait en 91 ?
Il avait quitté le pouvoir Chirak à l'époque même disait oui. Est-ce que ça fait partie de vos projets ? La nationalité française s'érite ou se mérite, hein.
Il y a beaucoup de gens dans notre pays qui considèrent que on accorde aujourd'hui bien trop facilement et ils ont raison de le penser et ils me le disent tous les jours, la nationalité française. Il y a eu, je crois, depuis 2000 3 millions d'étrangers supplémentaires qui ont bénéficié d'une naturalisation. Bien souvent, cette naturalisation, elle se fait sans la maîtrise des éléments fondamentaux que sont l'histoire, la langue, la culture, les modes de vie.
Donc si demain nous sommes à la tête du pays, notre première mesure sera d'organiser un référendum sur l'immigration. Ce référendum permettra au français d'approuver un projet de loi qui aura valeur constitutionnelle, qui ne pourra pas être remis en cause par des jurisprudence européennes ou internationales et qui comprendra en son sein et j'y viens l'ensemble du bouclier politique, juridique et administratif pour protéger la France d'une immigration devenue massive. Je suis opposé au droit du sol.
Et si demain nous sommes à la tête du pays, nous supprimerons le droit du sol, considérant que la nationalité française encore une fois s'érite ou se mérite, c'est-à-dire que si vous êtes né sur le sol français, l'un de vos deux parents est français, par définition, vous deviendrez français. Mais si ça n'est pas le cas, et bien vous ferez une demande de naturalisation à 18 ans qui s'appuyera sur votre parcours, sur un casier judiciaire vierge et sur votre envie profonde de devenir français. Vous savez, le droit du sol euh je vais pas dire que c'est une exception en Europe, mais presque.
Il y a beaucoup de pays autour de nous et je pense par exemple à l'Italie qui est une nation sœur de la France qui n'a pas le droit du sol. C'est le le Conseil constitutionnel ne veut pas ne voudra pas de se référer constitutionnel, il vous dit ils n'en veulent pas, ils feront tout pour le faire. Voilà.
Est-ce que c'est normal ? Alors ça c'est pas moi de juger mais qu'est-ce que vous allez vous allez pas vous asseoir sur monsieur Ferrand. Mais ces confidences sont très intéressantes, monsieur Rochbin, parce que euh elles disent beaucoup du dévoiement aujourd'hui de nos institutions par un camp politique qui cherche coûte que coûte et vaille que vaille à se maintenir au pouvoir et à utiliser non pas les institutions pour protéger les Français et pour protéger l'intérêt de la nation mais pour se protéger eux-mêmes.
Tout est en politique. Je vous savez très bien le juge neutre absolu dans dans une ambiance stérile, ça n'existe pas comme moi. et des juges de droite, des juges Oui, en fait, ils ont des interprétations du droit qui est tout le temps qui est tout le temps à sens unique, mais elle sera contre vous.
C'est rarement des interprétation qui vise à des idées qu'on pourrait classifier plutôt plutôt à droite. Alors en l'occurrence, qu'est-ce que vous ferez ? Très simple, très simplement.
Très simplement. Un, vous savez qu'ils peuvent senser le décret de convocation. Ouais.
Un, nous ferons ce référendum si nous arrivons à la tête du pays. Coûte que coûte s'il décide de manière ahurissante de censurer ce décret de convocation, c'est-à-dire aussi de censurer un des pouvoirs du président de la République sur un motif qui pourrait être un motif complètement bidon ou un motif fallacieux, et bien nous permettrons euh à l'article de la Constitution qui permet au président de la République d'organiser un référendum sur les grands sujets économiques et sociaux de la nation. et bien nous élargirons ce cet article et nous y ajouterons les questions d'immigration même s'il y a des débat d'interprétation chez Non non je passe pas en force c'est ce que de l'avait fait en 62 il s'était assis sur le conseil constitutionnel mais bon c'était de goa plus ouais pour la pour l'élection il l'avait fait il l'avait assumé d' donc considérer donc considérer que le général de Gaulle est allé à l'encontre de la volonté populaire ça voudrait dire que l'élection de tous les présidents de la République au scrutin majoritaire à deux tours universels depuis la création de la 5e République est caduc.
Vous voyez que ça tient pas la route. Il y aura un million de personnes dans la rue, vous savez comme moi. Il y aura un million de personnes dans la rue et ils diront a raison.
Ah si ça si vous assayez sur le conseil constitionnel, c'est ce qui va se passer. Ça passera peut-être. La cour suprême dans notre pays c'est pas monsieur euh monsieur Ferrand pardon.
C'est le peuple français. Et le peuple français il n'a pas envie d'être remplacé. il n' pas envie de voir son identité changer et il n' pas envie qu'on continue d'accueir des centaines de milli personnes chaque année encore plus clair si je peux me permettre pardon point important pour une fois le droit le droit c'est souvent ennuyeux là c'est quand même très intéressant c'est une très beau cas de figure de droit ça veut dire que même si le conseil constitutionnel donne un avis contraire vous le ferez absolument très bien c'est très clair la censure la censure golien dans l'esprit et nous le serons dans les faits de ce gouvernement est-ce que c'est votre but qu'elle arrive le plus vite possible.
La censure pour la censure, c'est pas c'est pas le sujet. Ce qui compte pour nous, c'est qu'on retourne aux urnes. Et nous considérons que Emmanuel Macron, par le biais désormais d'un accord avec la gauche, comme il l'avait fait d'ailleurs au second tour des élections législatives pour m'empêcher d'obtenir une majorité et de devenir premier ministre, n'a qu'un seul objectif, qu'une seule ambition, se maintenir le plus longtemps possible au pouvoir.
Les Macronistes ont perdu les élections européennes, ils ont perdu les élections législatives. J'avais dit au second tour des élections législatives que s'il y avait ces accords de la honte entre Mélenchon et Macron, le pays serait bloqué. Le pays est aujourd'hui bloqué.
Et je vous redis ce que je vous ai dit sur votre plateau il y a quelques jours. Ils sont habiles quand même pour hab ne peut émerger de mais ils ne sont pas habiles. Ils font de la popole, ils font de la magouille du couloir, ils sont prêts à vendre pères et mères.
à couper un membre pour rester au pouvoir et ils sont même prêts à remettre en cause la seule réforme qui de leur point de vue aurait pu être un peu je dirais leur bilan de leur point de vue sur lequel ils ont été ré la côté le côté un peu ambigu de de ce que vous faites maintenant c'est évidemment c'est votre adversaire politique vous tapez un peu sur Macron ou même beaucoup mais vous devrez travailler avec Macron si vous êtes son premier ministre même si c'est une cohabitation froide vous serez pas là pour vous faire des câlins. Mais enfin ce sera une cohabitation quand même. Vous devrez travailler avec lui.
Est-ce que vous pouvez travailler en bonne intelligence avec lui ? Je serai respectueux des institutions. Je serai, comme je l'ai toujours été, respectueux de la fonction du président de la République.
Et il faudra considérer que ça n'est pas Jordan Bardella qui travaille avec Emmanuel Macron, mais un premier ministre de cohabitation qui dirige l'action du gouvernement, loin d'être le collaborateur du président de la République et peut-être pour la première fois depuis 10 ans, nous aurons un vrai premier ministre en France, c'est-à-dire quelqu'un qui qui gouverne et qui dirige effectivement l'action du gouvernement et qui n'est pas le collaborateur du président de la République comme il a souvent traité. Euh c'est premier ministre qui d'ailleurs lui rendre quand même assez bien. Il y a une une alchimie personnelle euh Mitteran Chirak euh Mitteran Baladur ensuite Chirak Jospin.
Ça compte quand même. Est-ce que pardon d'entrer dans les détails un peu si on veut personnel mais ça compte. Et vous avez eu des contacts avec du Macron là.
Le plus long contact qu'est-ce que c'était ? C'était les rencontres de Saint-Denis. Combien de temps ? qui ont duré de 15h à 3h du matin.
Vous savez, c'est long format où les chefs de parti ont été ont été reçus et où nous avons discuté de la situation politique et où j'ai essayé humblement de lui exprimer ce que ressentent les Français à l'égard de sa politique. Que pensez-vous lui ? D'abord, je me garderai encore plus en public de tout jugement personnel.
Je veux dire, le jugement personnel, il appartient au cœur des Français, il appartient à l'histoire. Moi, je juge l'action du président de la République et depuis 7 ans, je note que celui qui était présenté comme un mozard de la finance a provoqué plus de dettes dans notre pays que dans les 50 ans qui ont suivi la seconde guerre monde. Au début, il a plutôt bien réussi.
Lui a baissé les impôts, lui a supprimé. On va pas refaire toute l'histoire. Enfin, de toute façon, maintenant la situation est mauvaise, ça vous bien.
D'ailleurs, moi j'entends souvent que le président de la République aurait été le porte-parole de la politique de l'offre et d'une politique plutôt pro business entre 2017 et marché. C'est vrai la réalité c'est que ce qu'il a donné en impôt de production en impôt sur les sociétés de la main gauche à nos chefs d'entreprise il en a repris de la main droite en norme en paperace en surtransposition qui coûte je vous le rappelle 4 % du PIB 60 milliards d'euros à l'économie française. Donc j'ai mon ambition c'est de me préparer.
Notre ambition avec Marine Le Penic Sioti le Rassemblement national c'est de préparer l'alternance et c'est de porter un projet politique qui colle aujourd'hui aux attentes des Français mais sur sa personne avec sur la la relation de pouvoir qui peut vous connaissez l'hypothèse des deux Rastignac en gros le Rastignac arrivé qui est attendez qui est Emmanuel Macron qui est arrivé mais qui a besoin certainement d'un d'un second souffle vous à Rastignac ou autre Rastignac qui avez besoin d'arriver au pouvoir de Matignon une sorte de répartition des rôles est-ce que est-ce qu'à un moment donné, vous avez senti ça, c'est-à-dire ça a pas marché pendant la législative de 2024, c'est-à-dire l'idée que au fond, vous pourriez assez bien vous entendre. Le scénario est connu, ce sera la cohabitation, lui aura le bourre du de l'homme qui fait la résistance intérieure au RN et vous vous aurez Matignan. Mais c'est à lui qu'il faut poser la question, hein.
Puisque qui dirige l'action du gouvernement, qui gouverne, il le fera que s'il est forcé. Ça n'est qu'un plan B. Ça c'est plan.
Ouais. Les grandes orientations qui vont régir le quotidien des Français, c'est le gouvernement autour d'un chef d'équipe qui s'appelle le Premier ministre. Bon, donc si demain j'ai cette opportunité, cet honneur d'être un premier ministre de cohabitation, je me comporterai avec fermeté sur le fond, avec respect sur la forme.
Il pourra se mêler de tout. Il pourra se mêler de tout. Vous savez qu'il y a toujours cette ambigué quand il y une cohabitation version le président se mê vo est-ce qu'il de se raconner à la politique étrangère et la défense ?
Je je peine à croire qu'Emmanuel Macron décide de se replier dans les quatre murs de l'Élysée et de regarder sans rien faire en tout cas ou sans tenter d'entraver l'action du du gouvernement. Mais entraver l'action du gouvernement, ça voudra dire quoi ? Ça voudra dire entraver l'action la volonté des Français.
Ça voudrait dire entraver le résultat des élections euh législatives, mais euh fort des valeurs que m'ont transmis mes parents, euh je suis un homme poli et bien élevé et je sais l'être euh et je sais surtout respecter mes opposants politiques. Donc euh si le président de la République demain dans cette hypothèse euh me laisse travailler et nous laisse travailler et bien je me comporterai avec beaucoup de respect égard la fonction qui est la sienne. Encore encore faut-il que vous ayez une majorité parlementaire.
Jean-Pierre Rafarin, vieux renard de la politique, sur notre plateau il y a quelques jours disait "Une partie des députés LR est prête." Une partie des des LR, lui le déplorit en l'occurrence mais enfin il faisait la prévision, il disit une partie des LR est prête. Le côté 2è lame du du rasoir hein, vous avez eu les ciotistes première lame deuxème moisson, ça pourrait être si vous avez 240 sièges, allez une vingtaine de sièges l'air qui feraient à peu près la poez ?
Moi je souhaite je souhaite rassembler, je souhaite unir et je souhaite construire mur. Ben je allons franchement aux choses. Est-ce qu'ils sont murs ?
Est-ce qu'une partie DLR est mure pour travailler avec vous ? En tout cas, il y a une partie qui a été mure pour travailler avec Emmanuel Macron. Bon euh vous connaissez ma thèse, je crois qu'il y a aujourd'hui deux lignes au républicain qu'il y a une ligne dont l'ambition encore aujourd'hui est sans doute de couler avec le Titanic et de suivre Emmanuel Macron coûte que coûte. peut-être pour décrocher des portefeuilles ministériels et une autre frange des républicains qui correspond je crois à la volonté aujourd'hui de beaucoup d'électeurs orphelin de cette droite.
Vous savez c'est ce sont ces ces ces français qui se sont portés sur Nicolas Sarkozy en 2007, qui se sont portés sur Nicolas Sarkozy en 2012, qui ont pu nous rejoindre déçu des trahisons de la droite lorsqu'elle a exercé le pouvoir. Et cet électorat orphelin aujourd'hui d'un leader, d'une incarnation, d'un d'un projet politique a beaucoup de points commun aussi avec le projet que nous portons et le projet que je porte. Mais qui quel nom ?
Vous savez que ça passe quand même. La politique passe par des grands noms. On voit bien monsieur monsieur Bellami par exemple est pas loin disons de de ce type de dialogue avec vous mais il est relativement seul quand même en tout cas l'exprimer publiquement avec pardon soyons très concret avec un Bruno Retaillot avec un Laurent Boquier est-ce que vous parlez alors à titre personnel je ne parle pas avec Bruno Rotaillot ou Laurent Voquet en revanche François Xavier Bami vous citez "J'ai l'occasion de le croiser dans les couloirs du Parlement européen.
Je je pense que c'est un c'est un homme intelligent. C'est un homme cultivé. Je j'ai du respect pour le combat qui le mène et pour la sensibilité qui est qui est la sienne.
Et c'est d'autant plus vrai d'ailleurs que cet esprit de rassemblement, il m'a toujours animé. Je veux dire, c'est un secret pour personne puisque François Xavier Bami avait fait le choix de de confier à la presse cette cette confidence. Je lui avais proposé d'être 3è sur ma liste lors des élections européennes en lui disant "On n'est peut-être pas d'accord sur tout.
Mais dans l'intérêt de notre pays, je pense que au Parlement européen, on peut mener un combat commun pour nos entreprises contre l'immigration massive, pour la défense de nos valeurs de civilisation au second tour des élections législatives et même avant, compte tenu des résultats et de la dynamique qui était la nôtre, compte tenu de la nécessité de rassembler largement pour avoir une majorité solide à l'Assemblée nationale. Ma mon premier acte, notre premier acte avec Marine a été d'appeler Ericoti président des Républicains en lui disant travaillons ensemble main dans la main. Donc monsieur Rin, très simplement le rassemblement, il y en a qui en parlent et puis il y en a qui le font concrètement.
Moi je le fais concrètement. Le petit point technique, vous serez candidat au législatif vous-même, c'est une possibilité. On parle des bouches du Rô par exemple, je suis pas au courant.
Je sais pas qui vous met, je ne sais pas qui vous a dit cela. Je vous offre voilà, vous pouvez signer là. Vous savez qu'aujourd'hui je suis président du premier groupe d'opposition au Parlement européen.
J'ai été réélu à l'été 2024. Mais est-ce qu' n'est pas interdit de penser bien sûr que compte tenu au Rau, vous êtes fort dans les formules de je crois qu'on appelle ça une un effet de sourdine en rhtorque classique hein. On n'est pas interdit de penser.
Je crois n'avoir fait aucune de vos questions, monsieur Remoin. Non non mais je plaisante. Est-ce que est-ce qu'il y a une logique ?
Est-ce que vous soyez candidat aux législatives ? Oui, bien sûr. Euh je le combat il est euh très vif aujourd'hui à l'Assemblée nationale et je serai là où je dois être et là où je peux être utile.
Euh il se trouve qu'en 2024 euh j'ai porté cette liste aux élections euh aux élections européennes que nous avons gagné. Je suis euh très à l'aise aujourd'hui dans dans mes fonctions. Je suis très présent au Parlement européen contrairement à ce qui peut être dit ici ou là.
Je vous rappelle que j'ai un taux d'assiduité, c'est bien de le rappeler, de près de 87 % au vote. Donc je travaille beaucoup et nous menz nous menons évidemment pour défendre les inér ce livre. On peut on a on a au fond par écho évoqué certains portraits.
Il y en a un qui m'a beaucoup marqué, c'est Mathieu, le policier qui entre dans le Bataclan. C'est l'occasion de rappeler que sera la commémoration dans quelques jours. Le très grand courage de ces policiers, vous racontez ça de manière extrêmement touchante. la réalité de rétablir un état plus euh plus représentant de l'autorité, plus dure avec les délinquants.
On voit certains modèles, on voit ce qui se passe aux États-Unis, c'est l'extrême. Ils sortent, ils sont très loin de l'état d'esprit européen. Euh tuer les narcotrafiquants par exemple comme les terroristes que Trump assume, est-ce que c'est des idées qui vous viendraient ? très simplement parce que ce sentiment est celui je vais vous répondre sur les mesures et et j'en j'en développe un certain nombre dans le livre, mais euh la France ne renoura pas avec l'unité et la prospérité si on ne rétablit pas l'ordre et l'autorité aujourd'hui dans notre pays.
Donc nous sommes habités par cette conviction là. C'est la raison pour laquelle moi je suis pro police, je suis proforce de l'ordre, je suis pro militaire. Je ne supporte plus ces discours qui consistent à pointer du doigt les gens qui portent l'uniforme.
Bien souvent euh au prix de beaucoup de sacrifices personnel individuel. Aujourd'hui, quand on est policier, quand on est sur le terrain, on a beaucoup parlé dans ce livre des unités spécialisées comme la BRI, mais on quitte le matin euh sa famille, sa femme, son mari, ses enfants sans avoir la certitude qu'on va pouvoir les retrouver le soir et les serrer dans ses bras. Donc infini respect pour les gens qui sont engagés en première ligne.
Mais nos fonctionnaires ont besoin d'une politique pénale qui soit aujourd'hui à la hauteur de la menace. Je parle dans ce livre de la nécessite d'un sursaut pénal et donc si demain les Français m'accordent leur confiance à la tête d'un gouvernement, je mettrai en place une politique pénale qui soit beaucoup plus ferme, beaucoup plus dissuasive. Mais jusqu'où ça va dans les grands signaux ?
Pardon ? Je prenais l'exemple américain parce que là-bas alors aussi bien au maman ailleurs qu'il a fait avec les terroristes que que Trump, c'est pas démocrates et républicains sont aussi dures les uns que les autres he ça veut dire les exécutions extrajudiciaires de terroristes beaucoup plus que ce qu'a fait Hollande en France. Ils font pareil avec les narcotrafiquants.
Est-ce qu'on vous imaginez àber ce monde là où on aura toujours en Europe une prudence bonne ou mauvaise ? Je souhaite faire de la France le pays le plus répressif d'Europe à l'égard de la délinquence et de la criminalité qui, je le dis avec beaucoup d'objectivité pourrit la vie de nos compatriotes. Il y a des crimes les plus graves qui me semble-t-il devraient vous voir trouver en prison sans possibilité de sortir.
Il est inacceptable aujourd'hui aux yeux de millions de Français à commencer par celles qui ont subi dans leur chair et le terrorisme islamiste de voir des gens qui ont posé des bombes qui ont tiré à la kalashnikov sur des Français pouvoir ressortir au bout de 30 ans de prison. Donc pour les caliers au terrorisme il faut généraliser la rétention de sûreté. Quand vous êtes condamné à 20 25 ans par exemple pour votre proximité avec le djihadisme ou pour des actes terroristes, je veux la la généralisation de la rétention de sûreté comme aux États-Unis.
À l'issue de la peine, si vous êtes encore islamist, si vous êtes encore radicalisé et que vous représentez une menace et un danger pour la sécurité nationale, vous dormez en prison. Je crois également à la nécessité, puisqu'il existe des peines maximales dans le droit français, d'instaurer des peines minimales. Vous touchez à un policier, vous touchez à un enseignant, à un élu, à un représentant de l'autorité légitime de l'État et de son incarnation, et bien vous devez dormir en prison.
Donc, nous supprimerons les remises automatiques de peine, nous mettrons en œuvre des peines planchées, nous expulserons les délinquants et criminels étrangers et je souhaite également ce choc d'autorité dans la société et moi je suis favorable par exemple au rétablissement d'un service national, d'un service militaire. Considérant que sa suppression par le président en 97 a été une erreur. Jordan Barda, la part plus personnelle, le dernier chapitre est est consacré à votre mère Louisa italienne migrante naturalisée.
Tu doit nous regarder. Voilà. Salut votre mère qui qui nous regarde.
La la part personnelle d'abord vous la votre personnalité à à vous le rapport avec Marine Le Pen. C'est vrai que vous la voyez toujours. Oui, je la vous vois.
Elle me tutoie, je la vous vois parce que j'ai on est on est amis. Euh nous sommes très très proches sur le plan personnel, sur le plan euh professionnel, sur le plan politique. Nous travaillons ensemble main dans la main à essayer de de sauver notre pays.
Mais j'ai une une déférence singulière à son égard. Euh sans elle, je ne serai pas devant vous très certainement aujourd'hui. Vous êtes très différent, vous êtes prudent si je peux me permettre.
Je rentre pas dans votre personn je vous connais pas mais vous êtes assez méfiant. Autant elle alors elle peut lâcher un truc surprenant et cetera. Vous êtes très prudent.
Je méfie beaucoup des journalistes. Vous avez entièrement raison en général et en particulier. Mais est-ce qu'en général vous êtes méfiant ?
Je suis raisonnable. Moi je suis un garçon raisonnable. c'est les valeurs qui m'ont été transmises, qui n'empêchent pas d'ailleurs la fermeté sur le fond et ça m'est souvent reproché par mes adversaires politiques.
Je crois pas que l'ambition que que que je porte, la conviction que j'ai de de voir un jour revenir par exemple un service national ou un service militaire soit une forme de de tendresse ou ou de molesse à l'égard de la perte d'autorité dans le pays. Mais je pense que les Français aiment aiment aiment l'élégance, qu'ils aiment la raison, qu'ils aiment le calme. Et moi, je revendique aussi cette forme de cette forme de politesse dans le débat public.
Je respecte par exemple mes mes adversaires politiques. À chaque fois que mes adversaires politiques ont été attaqués par exemple sur leur vie privée, on pourrait parler ces dernières années de de d'Emmanuel Macron lui-même, de Gabriel Atal, d'Éric Zemour. Je les ai toujours défendu sur cet aspect-là de la vie personnelle parce que je crois une démocratie beaucoup plus saine et c'est vrai que aujourd'hui les hurlements sont tels dans la vie politique que les gens ont le sentiment que ce temps politique là n'est plus n'est plus le leur et l'écriture est aussi un moyen d'apaiser les choses et de parler directement au cœur des Français loin des réseaux sociaux des émissions de télé.
Votre mère employée d'école maternelle euh vit je crois que votre père parcours un peu plus bourgeois disons, mais votre mère bourgeois non je je pense qu'il il sauterait de sa chaise si je vous entendait mais mais mon papa travaille dans une une petite entreprise de distribution automatique. Il a d'ailleurs euh il se fait connaître des des Français puisqu'il a témoigné dans une émission sur une sur une chaîne concurrente dans une émission plus personnelle et ma mère est AdSem elle a gagné aux environs du SMIC toute sa vie elle a servi l'école de la République. Absolument.
Là, il y a un parc il y a des similitudes avec Dupont Moretti qui est votre adversaire politique mais qui avait aussi une mère migrante euh origine modeste, grands-parent, ouvrier. Vous n'avez jamais été de gauche ? Jamais.
Euh je n'ai jamais été de gauche et je crois que monsieur Dupont Moretti euh euh affessienne cette phrase de Romain Garry, je l'entends souvent la la réitérer, à savoir je n'ai pas une seule goutte de de sang français mais la France coule dans mes veines. Et j'appartiens effectivement à cette génération issue de l'immigration qui qui aime profondément notre pays et qui peut-être en faisant de la politique ou en s'engageant pour elle veut aussi rendre à la France une partie de ce qu'elle lui a donné. Est-ce que vous rêvez à la présidence ?
Euh non, je ne rêve pas particulièrement à la à la présidence. Ça veut dire quoi particulièrement ? Ça veut dire particulièrement étro on y rêve, on y rêve pas.
Ça veut dire que je ne me lève pas le matin en pensant à ce que je serai à titre personnel dans les prochaines années. Je je suis habité par un sentiment d'urgence. Est-ce que c'est pas la logique de tout de toute politique en France ?
Le vous savez comme moi le le stade ultime c'est la présidence. Mais je je vais pas vous faire de la langue de bois, monsieur Rochin. J'ai l'ambition d'arriver au pouvoir pour mes compatriotes et pour mes idées.
Et et je vais vous dire, si les Français nous accorde aujourd'hui leur confiance chaque jour plus nombreux contre un monde politique qu'il rejette, c'est peut-être parce qu'ils sentent chez nous non seulement une sincérité, mais surtout un respect, une écoute à l'égard des Français. Et vous savez, moi dans dans ce livre et et tous les Français me le disent chaque jour. tous ceux que je rencontre euh euh à Paris, mais évidemment ici dans cette France des terroirs, dans cette France des territoires, vous avez juste derrière moi la cité de Carcasson qui est la gardienne de 2000 ans d'histoire dans ce dans ce département rural de de l'Aude.
Euh passer du temps auprès des Français, être capable d'écouter, c'est devenu une qualité assez rare dans la vie politique et moi je la revendique. Origine italienne très importante. Vous parlez italien, je le baraguine.
Ouais. Vous avez fait deux trois fois des discours en italien. Vous ça m'est arrivé.
Ça m'est arrivé. Origine Kabille. Alors ça c'est beaucoup moins d'un arrière grand-père.
Absolument le grand-père de mon père estabile. Voilà, vous pourriez faire un test maintenant. Il test génétique qu'on commande sur internet vérifier pour voilà si Teboun le président Teboun est joueur, il peut vous envoyer une carte de une carte d'identité.
Je suis pas sûr que ce soit le genre de la boutique mais une carte d'identité algérienne théoriquement. Oh, je vous savez la complexité que représente la question de la Kabylie pour pour l'Algérie. Question un peu de que vous soyez premier ministre, un jour président, il y a on est précédé par ces grands personnages.
Alors, mettons de Gaulle de côté parce qu'il est hors catégorie, hein. Quel personnage vous inspire dans ces personnages qui ont qui ont fait la France ? On est dans un cadre historique qui le qui le rappelle.
La France est riche de grands personnages dont dont beaucoup ont lié d'ailleurs le leur propre destin à celui de la nation. Alors vous m'avez demandé de pas citer de Gaul, je dirais évidemment De Gaul pour la grandeur, mais je pourrais vous citer aussi je pourrais vous citer Richelieu pour le sens de l'État, pour sa capacité à fédérer une administration moderne. Je pourrais vous citer Napoléon pour pour la volonté, pour l'énergie, puis surtout pour l'héritage qu'il nous lège.
L'héritage napoléonien, il est partout autour de nous. C'est c'est le code civil, c'est la Banque de France, ce sont les lycées, ce sont les préfets. Et puis à titre plus personnel peut-être, j'ai beaucoup de à la fois de fascination et d'admiration pour Château Brillant compte tenu du fait qu'il a sans doute produit le plus grand chef-dœuvre de la littérature française, les mémoires d'outreetombe, qu'il a mis près de 40 ans à écrire, dans lequel il parle de son de son enfance en Bretagne, de ses rois déchus, de la France, de la Révolution, de celle de Napoléon. n'était pas profondément pro bon artiste euh mais je crois qu'en racontant son propre cœur durant 40 ans, il a raconté notre époque.
De Gaul disait d'ailleurs, je crois je nique la Bible et Châteaux Boyant. H euh un mot de conclusion, c'est peut-être voilà petit exercice de tolérance puisque c'est dimanche, on peut dire jour de jour de charité ou tolérance républicaine au sens laïque. Vos adversaires, vous avez dit tout à l'heure, je respecte les adversaires.
Bon, exercice pratique hein, je vais vous c'est parmi vos adversaires, tout confondus, hein, sur la gauche, sur la sur la droite, si tendez que vous en ayez, chez les macronistes, le plus intelligent, qui est-il ? Le plus intelligent de mes adversaires politiques ? Ouf !
Vous me posez posez une colle. Allez, si je prends peut-être les dernières élections européennes. Allez, je dirais Bel ami.
Voilà. Bel ami, le plus intelligent, le plus éloquent. Mélenchon.
Vous voyez, je sais reconnaître des qualités à mes advers enfin je veux dire, moi je je combattrai jusqu'à mon dernier souffle et les idées de la France insoumise mais mais mais Mélenchon a des qualités oratoires et et il s'en sert précisément pour je crois pour réécrire un petit peu à sa sauce l'histoire de France. le plus habile euh le plus habile euh peut-être d'Armanin qui a réussi à survivre à l'intégralité des gouvernements depuis 2007. Je sais pas comment il fait mais ça doit demander une habilité, une souplesse intellectuelle que je que je crois ne pas avoir mais et le plus sympathique euh [Musique] mon adversaire politique le plus sympathique.
Le problème c'est que si je vous donne un nom, je vais le mettre dans la sauce. Ouais, c'est ça le c'est ça le meilleur des coups. Mon adversaire politique le plus sympathique, écoutez Joker.
Ah ben non, mon adversaire politique le plus sympathique, allez Jacques Chirac. Ah non non non. Vivant vivant.
Attendez, on n'est pas des gens bons, il faut pas nous voir. Non mais écoutez, quand vous discutez avec beaucoup de responsables politiques, ils sont ils sont tous très sympathiques euh adversair que que j'ai pu croiser en privé qui était d'une forme de finesse. Je veux dire peut-être Édouard Philippe qui n'était pas qui n'était pas humainement désagréable.
Merci beaucoup Jordan Bardella. Ce que veulent les Français chez Fire, c'est votre livre. Voilà.
Est-ce que les les lecteurs sont forcément les électeurs ? D'un mot, c'est quoi la comment les transmutation aux Français qui qui me connaissent, mais je veux aussi m'adresser par la lecture aux Français qui ne votent pas encore pour nous et je veux juste leur dire prenez le temps de nous écouter, de lire notre projet, de lire ce qu'on écrit et faites-vous une opinion pardon. Jordan Bardella.
Merci. Merci à vous, monsieur RBIN. Yeah.
Jordan Bardella