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interviewPS - Parti socialiste· 12 juin 2025 10 min

💸 Taxe #Zucman | « Je ne comprends pas pourquoi le Gouvernement s’y oppose. »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour et bienvenue sur RTL Olivier Fort. Bonjour Thomas. Après le drame de nos gens et la mort de cette surveillante de de 31 ans poignardée par un élève, la réponse du gouvernement sur les ventes de couteau mineur sur le plan santé mental est-elle la bonne selon vous ?

Bon sur moi, je sais pas critiquer le gouvernement qui est dans une situation compliquée mais la réalité c'est que il passe à côté. Pourquoi ? sur les portiques, sur la réction de vente au mineur.

La réalité c'est qu'on le voit bien avec ce jeune homme de nos gens qui a pris en couteau de cuisine. Donc je vois pas très bien ce qui empêcherait demain sauf interdire les l'accès au tiroir de cuisine pour les mineurs. Ça va être compliqué sur les portiques.

Ça tout ça a eu lieu à l'extérieur de l'établissement. Donc on voit bien que en présence des gendarmes en présence des gendarmes et ce qui montre bien que tout ce qui a été imaginé jusqu'ici n'est pas complètement de nature à nous rassurer. Maintenant la question c'est une question de santé mentale.

Effectivement le problème du plan de Yaner c'est que c'est un plan sans moyen et donc la réalité on la connaît. Aujourd'hui vous avez un médecin pour 16000 élèves. Vous avez une affirmière scolaire pour 1500 ou 1800 élèves.

Et donc on est sousdoté avec une incapacité à saisir que ce que sont les difficultés que rencontrent les jeunes. Quand on connaît aussi le statistique avec un jeune sur deux qui a eu un problème de santé mentale dans les dernières années, le taux de mais ça c'est le constat. Alors qu'est-ce qu'on fait ?

Il faut mettre des moyens. Il faut mettre des milliards pour le coup. Mettre il faut mettre à la fois des moyens.

On va faire une priorité. Ça fait longtemps que nous prenons nous le fait que la santé mentale des jeunes soit une priorité. Ça suppose aussi de veiller à ce que la société française soit une société moins violente.

La réalité c'est que nous sommes baignés dans un univers qui est un univers de violence. On parle des jeux, on parle des séries, on parle enfin quelle est en fait la déshumanisation ? Elle est en réalité partout, y compris jusqu'au conflits qui sont ceux du monde aujourd'hui avec des images qui nous proviennent du monde entier où désormais on a accès à cette idée que finalement la mort, la vie tout ça n'a pas grande importance.

Donc et quand on voit Macron lui à ceux qui dit-il préfèrent Brenwer autrement dit il avait le cerveau sur l'invasion du pays et les derniers fait d'hiver. Il on a l'impression qu'il relativise un peu tout ça. Il a raison ou il est à côté de la plaque le chef de l'État ?

Il a tort de relativiser parce que quand les faits d'hivers se multiplient, déclaration avant le drame de nos gens. Oui, bien sûr. Mais enfin, les faits d'hivers sont nombreux.

Il y a 45 homicides par an qui sont liés à des mineurs. Alors, pour une bonne part, lié au narcotrafic et c'est l'un des euh l'une des guerres que nous devons mener en fait, même une guerre mondiale en réalité contre le narcotrafic aussi tous ces jeunes qui déplombent et donc quand on a une indicion de fait divers, ça devient un fait société. H le premier ministre François Bairou va annoncer d'ici un mois comment il compte faire les 40 milliards d'économies qu'il juge nécessaire pour le budget de l'an prochain alors que la Banque de France, on en parlait tout à l'heure, vient de baisser ses prévisions de croissance à 0,6.

On est parti de 0, on est maintenant à 06. François Bairrou était très clair. Il dit "Nous allons demander un effort à tous les Français.

Si la copine vous convient pas, Olivier Fort, est-ce que vous censurez le gouvernement ? Bien sûr, la censure, elle est toujours possible. Moi, j'avais dit que nous pouvions passer un pacte de non censure avec le gouvernement à une condition, c'est qu'il n'y ait plus jamais l'usage du 493, ce qui oblige à des compromis.

On peut pas si on passe plus en force, on est obligé de trouver des majorités de projets et que on respecte l'idée d'un changement de cap. Ce pacte n'existe pas. Ce pacte n'existe pas.

Donc s'il y a 40, il y aura il y aura censure. Ça sera aussi simple que ça. Donc ce sera ce sera effectivement aussi simple que ça.

Mais ça suppose que dans l'intervalle premier ministre accepte l'idée que il n'a pas de majorité absolue. Nous n'en avons pas, il n'en a pas. Ça suppose qu'à un moment on fasse euh ben des efforts pour trouver des compromis qui ne satisfont jamais personne à 100 %.

Et on aura l'élection présidentielle de 2027 pour remettre les compteurs et aller plus loin les uns ou les autres. Mais dans l'intervalle, ce qu'il faut, c'est répondre à ce que les Français nous ont demandé. Que nous ont-ils dit, nous ont dit "Vous n'aurez la majorité ni les uns ni les autres." Donc ça suppose maintenant que il y ait une forme non pas d'entente mais de compromis qui sont des compromis provisoires mais qui permettent d'avancer.

On ne peut pas accepter l'idée d'un immobilisme pendant les prochaines années. Le pays a besoin d'être gouverné. H s'attaquer à certaines niches fiscales, c'est une bonne idée ou pas ?

Mine monchalin disait ici même avanthier, on touchera pas au Césus un chèque emploi service pour les gardes d'enfants, dit pour les nounous ni pour l'accompagnement des personnes âgées. En revanche, pour tout le reste, c'est ouvert. Vous êtes d'accord avec ça ?

Oui, mais enfin je bien sûr. Oui, vous êtes d'accord là-dessus. Je suis d'accord pour que ça aux niches fiscales qui sont en fait c'est 200 milliards par an les niches fiscales.

Alors, je suis pas sûr que les niches fiscales, celle dont elle parle, c'est une niche qui est une niche coûteuse. Donc effectivement, elle rapporte. Mais il y a aussi enfin il y a aujourd'hui au Sénat, il y a en février, nous avons voté à l'Assemblée euh une proposition de loi qui permet de fixer un impôt planché pour les gens qui ont une fortune supérieure à 100 millions d'euros et qui serait donc le barem, c'est 2 % de cette de ce patrimoine, cette grande fortune chaque année qui doit être imposé.

Et quand ils n'ont quand les impôts qu'il payent n'atteignent pas ces 2 % et bien on prélève la différence. différence. Et donc cet impôt, il est aujourd'hui en débat au Sénatin.

C'est une taxe qu'on a appelé la taxe Zucman et qui aujourd'hui rapporterait entre 15 et 25 milliards. Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement s'y oppose. Des sous, on en cherche partout, on en a besoin pour financer les retraites alors que le conclave doit s'achever dans dans une semaine.

Le MEDF l'a dit avant-hier, il ne veut pas toucher à l'âge de départ à 64 ans. Vous y croyez à ce conclave ou ou là encore ça sert à rien ? Ben j'aurais aimé que ce conclave ne soit pas euh enfermé dans les préconisations du Premier ministre qui lui-même a tué le principe du conclave en expliquant que les convictions du MDF son convictions propres.

C'est pas celle du problème. On c'est pas une surprise que le MDF ne veuille pas toucher à l'âge légal. Non, ce n'est pas une surprise.

En revanche, ce qui était une surprise, c'est que le premier ministre lui-même dise que il ne toucherait pas à l'âge légal. À partir de ce moment-là, les D sont pipés. Et la réalité, c'est quelle est-elle ? c'est qu'on nous dit "Mais regardez aujourd'hui quand la France produit 100 € de richesse nouvelle, on en prélève 14 pour nos retraite." Mais quand vous faites l'exercice, demandez à à vos voisins, à vos amis, à vos parents, "Qu'êtes-vous prêt à faire pour les retraites ?" Moi, quand je pose la question aux gens leur disant "Quand on crée 100 € de richesse, est-ce que vous êtes prêt à mettre 14 € pour vos parents pour vos grands-parents ?" La réponse est oui. "Est-ce que vous êtes prêt à mettre 14,50 € ?" La réponse est encore oui.

La réalité c'est que ce sont des choix de société qu'il faut réaliser et que nous avons d'autres moyens que ceux qui sont aujourd'hui proposés. Mais là aujourd'hui son qui mérite d'être et qui arrive au Parlement, c'est on ne touche pas à l'âge légal à 64 ans. Vous dites bah là pour le coup on va censurer ou vous dites non on va rester un peu la béquille du gouvernement au nom de la stabilité.

Est-ce que la suite de la stabilité est plus importante que les convictions ? Non la stabilité en fait elle est possible y compris avec des changements de gouvernement. Moi ce que je souhaite c'est enfin je ne sais pas ce que donnera le conclave infiné.

Je ne sais pas je sais aussi que avoir une idée chacun montre les muscles. Oui enfin on sait aussi que c'est dans le monetime que tout se négocie et que donc il y a encore la possibilité éventuelle d'avancer. Moi ce que je dis au MEDF c'est que il faut quand même qu'il entende ce que les Français ont à dire.

En fait, on ne peut pas considérer et mépriser à ce point-là à la fois ceux qui ont manifesté, mais aussi ceux qui ont voté aux européennes, ceux qui ont voté aux législatives et faire aujourd'hui, y compris f de ce qu'est le Parlement. Il y a une semaine, il y a une résolution qui a été proposée par le groupe GDR qui demandait le retour à 62 ans. Cette résolution a été votée très largement et les députés du bloc central ne se sont même pas mobilisés.

C'est un sujet de censure ou pas ce qui ? C'est un sujet de tout est sujet de censure. Tout est sujet de censure.

Olivier Fort le tout est sujet de compromis aussi. Enfin, moi ce que je veux dire là, c'est que la main, elle est jamais enfin je il s'agit pas de dire que euh nous allons être pavlovien et que nous allons systématiquement déclencher la censure et ça simplement ça suppose qu'il y a en face de nous un pouvoir qui négocie, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Euh il nous reste une minute pour parler de l'eurodéputé insoumise Rima Hassan qui est au centre de rétention qui a même été à l'isolement semble-t-il en attente de son expulsion d'Israël après que son bateau qui menait une opération de communication humanitaire pour Gaza a été interceptée par l'armée israélienne.

Est-ce qu'elle est une victime ? Est-ce que vous la soutenez Rima Hassan ? Mais euh moi je crois que le sujet c'est pas riassan.

En fait, vous connaissez le proverbe chinois qui dit "Quand le sage montre la lune, euh l'idiot ouais ou le fou montre le doigt." Et je crains qu'aujourd'hui et bien plutôt que de regarder ce qui se passe à Gaza, on nous parle de Rima Hassan et pour moi ça n'est pas le sujet. Rima Hassan est une à la fois une députée européenne, elle est palestinienne d'origine et elle se bat sur une pour cette cause depuis très longtemps et je crois que personne ne peut lui contester sa sincérité.

Maintenant euh est-ce que la mise en scène de toute cette aventure vous pose problème ou est-ce que vous dites finalement c'est un moyen de parler du sujet ? Mais c'est un moyen de parler du sujet. On peut contester, on peut dire que c'est instrumentalisé et tout ça.

Tout ça est certainement vrai, mais la réalité c'est que aujourd'hui, il faut ouvrir les yeux sur ce qui se passe à Gaza. Et je vois qu'il y a maintenant une marge pour Gaza qui passe par l'Égypte qui va être de la même façon euh interdite et qui pose problème parce qu'aujourd'hui tous les témoignages de tous les humanitaires, de tous les médecins, de tous les pédopsychiatres qui arrivent et cetera sont tous constants. Quand on voit en fait, y compris on parle des morts, mais quand on parle aussi des amputés, quand on parle de tous ces enfants qui ont vécu la guerre de cette manière-là, qui sont dans une enclave, qui ne peuvent pas en sortir, qui sont dans une situation impossible mais il y a une alerte à donner et évidemment il faut le faire par tout moyen.

Et donc je considère que rien n'est de trop pour parler de Gaza aujourd'hui. Dernière question rapidement à propos de Léfi. Quand il est venu ici il y a quelques jours, celui qui était encore votre rival pour prendre la tête du PS, Nicolas Mailler Rossignol, a été on peut plus clair.

Il n'y aura aucun accord électoral ni au municipal ni à la présidentielle avec Lfi. Est-ce que vous êtes aussi affirmatif et aussi définitif ? Mais ça n'était pas un débat en fait.

La réalité c'est que nous n'irons pas derrière Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle et tout le monde le sait et il n'y aura pas d'accord national au municipal avec les insoumis. Ni à la présidentielle ni à la présidentielle. Merci beaucoup à vous Olivier Ford d'être venu sur RTL ce matin.

💸 Taxe #Zucman | « Je ne comprends pas pourquoi le Gouvernement s’y oppose. » — Olivier Faure · Pourquijevote