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interviewCNEWS· 7 juillet 2026 2 min

L'édito de Pascal Praud : «Marine Le Pen, journée décisive pour la démocratie»

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Il est quand même sidérant de penser que trois juges décideront aujourd'hui de l'avenir de la France. Alors dit comme ça, évidemment c'est sidérant bien sûr, effrayant évidemment et inquiétant. On me dira que c'est la loi, loi votée par les députés, que les juges ne font qu'appliquer la loi et tout cela est juste.

À ceci près qu'une loi, ça s'interprète et que la justice semble ces dernières années plus encline à condamner des hommes ou des femmes venues de la droite que ceux issus de la gauche. Il est utile de rappeler que la justice a percuté l'élection présidentielle en 2017 et que l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron est la conséquence d'une campagne électorale qui a vu le favori François Fillon perdre du terrain quand la machine judiciaire fut lancée contre lui. Pour revenir à la décision du jour, ce n'est pas des juges de décider si un candidat peut se présenter à une élection présidentielle.

C'est au peuple souverain de décider qui il souhaite élire. Je trouve choquant que le sort du pays soit entre [musique] les mains de trois personnes. Cela devrait d'ailleurs choquer tout le monde et cela vaut pour Marine Le Pen comme cela vaudrait pour Jean-Luc Mélenchant.

Je lisais ce matin dans le Figaro sous la plume d'IF Tréar que l'historien de gauche Pierre Rosanvallon estimait que les juges incarnaient autant que les élus le principe démocratique de la souveraineté du peuple. Et bien au nom de ce principe, Marine Le Pen devrait avoir le droit de se présenter à l'élection présidentielle de 2025. Ok.