Retraites, Sainte-Soline : montée de violences
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
et avec nous pour ce club Benjamin Morel bonjour Benjamin merci d'être avec nous Frédéric d'habits bonjour Frédéric exception générale opinion de l'institut de sondage il faut qu'on va parler de votre sondage on va parler de la réforme des retraites une nouvelle journée de mobilisation à l'appel des syndicats prévus demain alors quel objectif alors que le président semble ne pas reculer sur ce texte et puis on parle de votre sondage Frédéric les intentions de vote en cas de législatives le grand gagnant le RN le grand perdant la majorité présidentielle de quoi peut être refroidir le président procéder à une dissolution Frédéric nous analyserait ses résultats avec Benjamin d'abord on va voir l'actualité dans nos régions on parle des violences de ce weekend à Sainte Soline [Musique] et l'actualité dans nos régions avec nos partenaires de la presse régionale on va à Poitiers retrouver Baptiste bise bonjour Baptiste merci beaucoup d'être avec nous directeur adjoints de la Nouvelle République et Centre Presse dans la Vienne et évidemment Baptiste vous avez suivi de près les événements de sainte Soline puisque c'est votre journal qui couvre cette zone alors après un week-end de violence le calme est-il revenu alors oui on peut dire que le calme est revenu ce matin dans le Poitou après le rassemblement de samedi qui a été marqué par des affrontements d'une extrême violence entre les forces de l'ordre et les militants antibacine à Sainte-Soline hier dimanche après la bataille des chiffres après la bataille sur le terrain c'était l'heure de la bataille des chiffres et au billets un terrible décompte des victimes le procureur de la République de Niort a fait état de deux urgences absolues et de 27 urgences relatives dans les rangs légendaires essentiellement pour des brûlures dit-il des traumatismes liés à des jeux de projectiles des traumatismes sonores pour que chacun puisse mesurer aussi la violence de l'assaut portée par les manifestants la gendarmerie a rendu public une vidéo filmée depuis l'intérieur d'un véhicule on peut effectivement y voir une pluie de projectiles de pierre de Cocteau numéroto cocktail Molotov pardon s'abattre sur les gendarmes qui protégeaient le chantier de construction de la réserve d'eau de sainte Soline du côté des manifestants le procureur de Niort retient trois urgences absolues une femme de 19 ans victime d'un traumatisme facial un homme de 27 ans blessé au pied puis surtout un homme de 30 ans hospitalisé au CHU de Poitiers pour un traumatisme crânien et pronostic vital était toujours engagé hier soir de leur côté les organisateurs de cette manifestation qui avaient été interdite ont également fait le point hier eux des nombres 200 blessés dans leur rang dont 40 blessés graves ils accusent également les autorités d'avoir ralenti l'arrivée des secours sur place des observateurs de la Ligue des droits de l'homme ont aussi constaté des entraves au secours alors à Paris le ministre de l'Intérieur s'est défendu hier il a estimé que ce sont les manifestants les plus radicaux qui ont empêché les opérations de secours de se dérouler normalement la contestation a pris un nouveau visage est-ce qu'on assiste à des violences inhabituelles ouais on peut dire que le rapport de force entre les opposants au bassines et les autorités à atteint un niveau de violence inédit ce week-end dans les Deux Sèvres les cinq journalistes de notre journal La Nouvelle République qui était sur Terre le terrain ils peuvent en témoigner c'était encore plus violent que lors de la grande manifestation d'octobre dernier ici cette guerre de l'eau n'est pas nouvelle les lecteurs de La Nouvelle République qui connaissent le dossier par cœur il suivent le débat depuis plusieurs années alors pour rappel en Poitou nous avons la particularité de ne pas avoir de relief pour construire des retenues colinaires nous avons aussi la particularité d'avoir des nappes phréatiques de toutes petites tailles qui se vident chaque été qui se remplissent en principe chaque univers enfin en tout cas les hivers où il pleut c'était pas le cas l'hiver dernier l'idée de ces réserves de substitution que l'on appelle bassine était de Pompée dans les nappes univers pour stocker de l'eau en surface et l'utiliser pour l'irrigation l'été et pomper moins dans les cours d'eau dans les Deux-Sèvres un protocole d'accord prévoyant en contrepartie le développement de pratiques agroécologiques a été signée en 2018 voyez que c'était pas tout frais c'est pas c'était quand même il y a 5 ans 16 bassines sont en projet dans la Vienne un protocole d'accord a été signé plus récemment c'était en octobre livre dernier il prévoit la construction de 30 bassines les autorités préviennent que ce n'est qu'un début elles veulent multiplier ses projets au nom de la souveraineté alimentaire du pays alors c'est sans doute pourquoi les opposants qui dénoncent la main mise des irrigants sur la ressource en eau s'attaque au premier chantier de construction de sébacine celle de en construction dans les Deux-Sèvres d'autant que cette ressource en eau est de plus en plus rare avec les effets du changement climatique la cible de la bassine de sainte Soline n'avait donc pas été choisi au hasard c'est vrai qu'un défilé pacifique dans les rues de Niort ou de Poitiers n'auraient pas provoqué de telles affrontements mais ça n'aurait pas non plus placé le débat sur la scène médiatique nationale Amel dans le sud des Deux-Sèvres plusieurs milliers de personnes ont participé à des débats sur la question de l'eau et les animations festives tout le week-end et le rassemblement était totalement éclipsé par les scènes de guérilla de sainte Soline merci beaucoup Baptiste d'avoir été avec nous on regarde la ligne de la nouvelle république bassine un bilan humain très lourd c'est à la Une de votre journal aujourd'hui merci beaucoup Baptiste bise pour faire suite aux propos de Baptiste est-ce que ça donne raison à ceux qui disent que pour se faire entendre et bien il faut en passer par la violence c'est l'un des dangers c'est à dire que si vous prenez les mouvements qui ont conduit à un échec de l'exécutif ces dernières années vous n'avez pas 36 vous avez Notre Dame des Landes où là vous avez eu un référendum mais où la violence entre guillemets à triompher les gilets jaunes alors pas évidemment tout mouvement des gilets jaunes mais souvenez-vous de la journée du 8 c'est essentiellement les dégradations de l'Arc de Triomphe etc et à ce moment là où le pouvoir donne le sentiment de céder il y a un an les manifestations en l'honneur d'Yvan Colonna ou là également vous avez ensuite un embrayage et une grosse modo à l'état récapitule donc aujourd'hui on voit que malgré tout cette violence là et bien elle va être vue par une partie de la population comme étant payante et ça c'est extrêmement dangereux parce que si d'un côté vous avez des mouvements sociaux qui sont qui apparaissent comme étant pas relativement vain parce que nous menons jamais à une négociation réelle et de l'autre côté une violence qui paie on peut rentrer dans une logique qui est une logique dangereuse oui je partage qui vient d'être dit c'est vrai que l'État sur un mouvement social classique un gouvernement n'a pas recueillé depuis le CPE depuis 2006 ça fait longtemps et c'est vrai que sur cette idée que la violence permet de faire avancer les choses c'est particulièrement et de plus en plus partagé par la jeunesse qu'est-ce qu'on a vu ces derniers temps du côté des jeunes du côté des primes mauvais temps ils n'ont pas voté à l'élection présidentielle en 37% d'absence ça ne s'était jamais vu pour est-ce que ta présidentielle ou autre normale les jeunes peuvent voter autant voir plus que l'ensemble des Français et l'idée que puisque le politique n'arrive plus à changer les choses puisqu'il n'arrive plus à changer la vie puisqu'il n'arrive plus à faire avancer la situation sur la question du climat sur la question des inégalités femmes ou des discriminations des deux grands sujets qui mobilisent la jeunesse et Ben qui mieux que moi peut faire avancer la cause y compris et peut-être avec de la violence dans l'enquête nouvelle vague 2021 donc les enquêtes historiques de l'Ifop fait en son temps par Françoise Giroud et par L'Express on voit qu'on a entre un quart et un tiers des jeunes qui considèrent que et parfois nécessaire pour faire avancer une cause on en arrive à la réforme de retraite il y a une nouvelle journée de mobilisation qui aura lieu demain on a vu que les 8 premières à l'appel des syndicats se sont bien passés que la neuvième la semaine dernière et bien il y a eu des violences en marge des cortèges syndicaux est-ce que ça veut dire si on suit cette logique que bien la violence va s'aggraver dans les prochains jours c'est une possibilité alors la violence elle est quand même le fait d'individus relativement limité et donc là il y en a quelques-uns visiblement à Sainte Soline est-ce qu'il rentreront à Paris on voit qu'il y a quand même un effet peut-être de vasque communiquante entre les deux lieux si jamais c'est le cas il y aura des violences mais je dirais que les violences sont évidemment un symptôme problématique mais c'est pas le principal problème le problème c'est l'acceptation et la légitimation la violence quand vous avez comme la bien dit Frédéric et bien une opinion qui finit par considérer que c'est pas grave et que peut-être même c'est nécessaire là il y a un vrai danger si vous avez de la violence qui est uneaniement condamnée elle est jugulable si tout d'un coup elle fait tache d'huile elle est beaucoup plus problématique et le risque en effet c'est que ben on est des violences qui s'installe sur le long terme dans le mouvement social qui est un mouvement social qui est peut-être là pour durer parce que quand même Emmanuel Macron déciderait de suspendre enfin de ne pas suspendre la réforme et de continuer en pensant qu'on va changer d'agenda il y a un risque que ça ne se passe pas parce que les syndicats sont mobilisés et que le référendum initiative partagée va faire qu'ils vont probablement aller à la collecte des signatures donc on en a pour un feuilleton de 9 mois si le si le feuilleton continue que vous avez des manifestations avec des violences et que cette violence est de plus en plus acceptée on rentre dans quelque chose qui peut encore une fois être dangereux ça veut dire que ces violences elles ne vont pas retourner l'opinion est-ce que la perception de l'opinion vis-à-vis de ces violences elle a changé dans le temps c'est clair que si la journée de demain mardi est encore sur le mode de celle de la semaine dernière oui il peut y avoir il pourrait y avoir sur prudent une logique d'opinion qu'on a vu d'ailleurs Benjamin Morel en parlait juste après l'Arc de Triomphe c'est-à-dire une part des Français ce qu'on appelle la majorité silencieuse une France plutôt âgée plutôt rurale sympathisants de droite qui ne vont pas supporter cette forme de de Chanly qui vont être inquiets qui va se déclarer inquiète de d'une France embrasée et qui va qui pourrait voir en Emmanuel Macron le recours face à la violence c'est ce qui s'était passé au moment des gilets jaunes où on a vu entre l'Arc de Triomphe et les élections européennes la cote de popularité ce n'est qu'un indicateur parmi d'autres du président Macron remonté d'une quinzaine de points pour l'instant Oriane parle-nous franchement cette logique d'opinion n'existe absolument pas mais c'est vrai que c'est assez inquiétant de voir des des perceptions très contradictoires enquête il faut pour parier première la semaine dernière deux tiers des Français un petit peu moins 62% je crois mais 72% des salariés souhaitent que le mouvement se durcisse pour faire reculer le gouvernement un sympathisant de droite sur deux et d'un autre côté en même temps parce que c'était la même enquête faites après le rejet de la motion de censure 79% des Français 8 Français sur 10 qui [Musique] on est super content que vous veniez discuter du travail nous on dit ok on va on veut venir discuter du travail mais on veut aussi discuter des retraites on nous dit même non mais vous pouvez pas venir va le voir le président de la République si vous discutez des retraites mais vous imaginez pas quand même qu'il y a plus de il y a 2 millions de personnes dans la rue jeudi dernier et qu'on va pas discuter des retraites si on est invité à discuter à l'Élysée du gouvernement très fort sur la question des retraites c'est à dire qu'il faut qu'ils disent les 64 ans ne s'appliqueront pas et on rediscute des retraites et du travail voilà des discussions qui s'annoncent tendues entre le gouvernement et les syndicats en tout cas la première ministre elle n'est pas prête à parler spécifiquement de l'âge de départ elle veut lancer d'autres chantiers sur l'emploi l'industrie l'école la santé et l'écologie des priorités qui seront évoquées dans une série de discussions d'entretiens chorales à ce que la première ministre durant ces trois semaines va avoir un agenda chargé envahi jeter un petit coup d'oeil alors aujourd'hui elle reçoit les présidents de commission de l'Assemblée nationale et président de la majorité alors les commissions à l'assemblée se sont les instances ou les députés travaillent sur les sujets de fonds par exemple les affaires économiques le développement durables la culture et l'éducation donc ça peut être intéressant pour le gouvernement pour dresser des feuilles de route demain Elisabeth borne reçoit les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat il y a LeBron Pivet et jarre à Larcher mercredi c'est au tour des chefs de partie de la majorité d'échanger avec la chef du gouvernement la semaine prochaine elle s'entretient drap avec tous les groupes politiques du Parlement et tous les partis politiques y compris ce d'opposition sans but c'est de construire des majorités nouvelles sur certains sujets et puis à partir de la semaine du 10 avril elle entamera des discussions avec les syndicats et le patronats sur la qualité de vie au travail l'emploi des seniors avec la volonté de favoriser les accords entre des partenaires sociaux un changement de méthode et donc esquisser y compris au Parlement après le 49-3 utilisé sur la réforme des retraites 1/49-3 qui a été très contesté mais elle défend quand même son bilan dans sa méthode parlementaire elle le rappelle depuis le début de la législature 11 projets de loi ont été définitivement adoptées 12 propositions de loi et il y a eu un recours au 49-3 sur trois textes uniquement les deux budgets et la réforme des retraites elle fixe un objectif pour l'avenir pas de 49-3 en dehors des textes financiers merci Alex Frédéric est-ce que cette méthode d'apaisement des abattement et de nature à calmer l'opinion quand j'entends cet agenda déroulé par Alexandre elle parle moins aux Français aux Français quelle organise un cadre parlementaire législatif elle parle au corps intermédiaire c'est très bien mais si je puis dire la colère je sais pas si le terme est pertinent mais l'irritations des Français se rejet violent de la réforme des retraites qui n'a pas bougé qui reste absolument massif l'autre sujet qui est pour qui est aujourd'hui avec cet effet de loupe politique médiatique sous la réforme des retraites et une sorte d'impensée l'inflation là aux effets un G j'avais noté que le président n'avait pas prononcé le mot inflation il a parlé des salaires pendant son intervention présidentielle tout ça je pense n'est pas de nature à faire bouger le plus en public maintenant on est dans une sorte d'entre nous puisque on le gouvernement et tout le monde attend la décision et les attendus du Conseil constitutionnel pour éventuellement promulguer la loi ou peut-être si cette loi est censurée revenir à ce qu'elle a une nouvelle discussion serait réformes des retraites en tout cas c'est intéressant d'entendre la première mise parlait d'apaisement puisqu'il alors que on sait des mots qu'on entendait pas elle était sur une logique qui est transformée réformant le pays effectivement du côté de l'exécutif et de l'opposition on parle beaucoup de la décision du Conseil constitutionnel qui va être rendu dans le mois c'est ça Benjamin sortie de crise alors ça peut être une sortie de crise mais ce serait une sortie de crise qui évidemment ne serait pas forcément très favorable à l'exécutif grosso modo si jamais le Conseil veut censurer et il y a matière objectivement du point de vue de la procédure vous avez quand même le 47 tirer c'est très discutable le refabus avait fait des offres de presse au niveau on avait parlé à l'époque pour dire je veux au moins un vote en première lecture sur cette loi il l'a pas eu et vous avez tout un tas de discussions quel texte est passé du de l'Assemblée au Sénat c'était intègrepopiné etc donc il y a plein d'éléments de procédure qui peuvent conduire à la censure globale du texte parce que si ça c'est dur alors je dis pas ça je vous dis c'est possible c'est ça sinon l'autre solution c'est une censure partielle et là en effet il y a assez de cavaliers sociaux dans ce texte pour que le Conseil conditionnel se fasse plaisir il faut bien comprendre qu'il y a 15 jours si vous m'aviez posé la question je vous aurais dit que politiquement pour le Conseil constitutionnel il aurait été extrêmement compliqué de durée globalement ce texte aurait été lancé une bombe nucléaire au-dessus du Palais de l'Elysée donc évidemment politiquement c'est compliqué là est-ce que en effet tout le monde n'y a pas intérêt parce que il faut voir que il y a deux possibilités soit le monde rêvé d'Elizabeth borne et d'Emmanuel Macron ce qui justifie ce discours grosso modo les choses vont se tasser et tout d'un coup Laurent Berger va trouver tout à fait normal d'aller négocier sur le travail en pleine crise sur les retraites alors qu'il est débordé par sa base et qui a un million 400 000 personnes dans la rue possible peu probable l'autre option c'est et bien on va continuer à parler retraites pendant au moins un an ou en tout cas pendant 9 mois parce que référendum d'initiative partagé parce que syndicats qui vont continuer à se mobiliser et l'agenda parlementaire va être pollué parce que de toute façon aujourd'hui il y a plus de majorité au Parlement c'est une solution qui induit une absence de gouvernement quand Emmanuel Macron dit à quelques jours écoutez on va arrêter légiférer parce qu'on légifère trop qu'il renonce en réalité à avoir un programme législatif pourquoi pas mais c'est tout de même assez lourd soit vous avez une censure du institutionnel qui permet au moins de passer à autre chose c'est évidemment extrêmement compliqué par Emmanuel Macron ce serait un camouflet profond mais ça évite de retirer directement une réforme parce que on fait souvent le parallèle avec le CPE mais il faut voir que le CPE c'était pas 4 ans avant une présidentielle c'était un an avant une présidentielle et à l'époque pour Jacques Chirac c'est renoncer à continuer réellement à gouverner et donner qui tue à Nicolas Sarkozy pour prendre la succession alors que jusqu'à présent il pariait sur la carte Villepin donc c'est réellement la fin du shirakisme Frédéric pour l'exécutif mieux vaut une censure qu'un retrait c'est une manière de sortir par l'eau mais c'est vrai je partage que vient de dire Benjamin une censure partielle ou surtout fait total c'est un acte très fort et c'est pas la fin du quinquennat mais c'est la fin de l'ambition réformatrice du quinquennat et vous avez raison de rappeler cette temporalité quand je vois le discours des Français la personnalisation du conflit avec Emmanuel Macron c'est lui contre nous nous disent les Français dans une la partie de nos enquêtes qualitatives on a l'impression que il y a une logique de fin de règne une une période 2006 2007 ou l'année des adieux comme l'avait dit de leur Adler pour François Mitterrand 1994 on en est pas là le quinquennat n'en est même pas qu'à son car son 20e puisque il reste quatre ans et presque un mois jusqu'à la fin et jusqu'à l'élection présidentielle donc tout cela serait un coup effectivement alors nucléaire je ne sais pas mais terrible pour l'exécutif et surtout une façon de fracturer la majorité donner des ailes aux oppositions dans leur dans leur compétition de plus en plus vives et puis faire que les Français tourneraient la page de l'air Macron 4 ans avant je le répète les échéances de 2027 Benjamin peut-être un petit un petit mot de pédagogie pour qu'on comprenne bien qu'est-ce qui se passe en cas de censure alors ça dépend quel type de censure on a ce qu'on appelle les censures totales les censures partielles si c'est une sensation totale ce qui est notamment le cas pour une une vis de procédure si jamais la procédure a Manet était utilisée souvenez-vous en 2014 c'était arrivé sur la loi Duflot si jamais vous avez mal utilisé le procédure parlementaire là le texte est réputé et bien être totalement inconstitutionnel pas sur le fond mais sur des raisons de procédure auquel cas qui le texte terminé soit vous avez une censure partielle c'est à dire que c'est pas la procédure sur le texte mais vous avez quelques dispositions notamment pour ce texte qu'on va appeler des cavaliers sociaux par exemple l'index senior a priori pas de conséquence financière sur 2023 je vois pas comment c'était pas un cavalier social donc là vous avez des dispositions précises qui sont censurées qui disparaissent du texte ce que peut faire le président face à cette disparition c'est soit décider de l'introduire dans un nouveau texte soit il va y avoir de la pression là-dessus vous avez aimé le 49 aminatoires le 44 aliné à 3 et le 47-1 vous avez peut-être entendu bientôt de parler du 10 à Liné à deux c'est à dire la seconde délibération et là vous risquez d'avoir une pression des oppositions pour dire mais écoutez la réforme elle est pas obligée de passer par 49 à 3 elle est en partie censurée proposée au Parlement de Red récupérer de revoter dessus et auquel cas c'est possible après la censure ou même d'ailleurs après l'examen du Conseil consuel qui a eu censuré ou pas auquel cas le Parlement se reprenant sur le texte si Emmanuel Macron fait ça il est assez probable que les parlementaires votre compte c'est une sortie de crise on rejoint ce qu'on disait sur le CPE c'est une sortie de crise assez dépend retour du texte saison 2 la réforme des retraites au Parlement oui quand on voit comme c'est très fort à je dirais tendu des choses bordélisées pour reprendre le terme de Gérald dahmanon et puis pour les Français le sujet est bien sûr central la retraite et quand on regarde la priorité des sujets qui les préoccupent on trouve des sujets qui ne sont pas la retraite la santé l'éducation le grand âge avec pour ces trois catégories des ministres qui peinent à incarner que les Français globalement ne connaissent absolument pas et je le répète cette question de l'inflation tu pourras l'achat du travail qui paye mal donc oui ce retour en arrière serait catastrophique pour le gouvernement on l'a vu marquerait la fin symbolique du quinquennat de son ambition réformatrice et puis créerait je pense une frustration contenue du décalage entre ce sujet et d'autres sujets plus prioritaires pour les Français et certains proposent une dissolution pour sortir de la crise Frédéric vous avez posé la question aux Français que voteriez-vous en cas de législative prochaine c'est le rassemblement national qui s'organion oui alors ce n'est qu'un sondage une hypothèse d'attention de votre législative alors qu'il n'y a pas de dissolution mais je n'ai pas peur de dire que ce sondage est un véritable tournant puisque pour la première fois pour une élection législative pour la première fois dans un sondage le rassemblement national arriverait en tête aux élections législatives depuis la version du calendrier électoral qu'est-ce qu'on voit à chaque élection législative une perte en ligne très forte de 30 à 50% entre le vote Le Pen que ce soit le père ou la fille et le score du fnrn vous allez châtives là 26% c'est 7 points de plus qu'aux élections qu'aux premier tour du 12 juin dernier c'est du jamais vu alors égalité bien sûr avec la nupesse mais qui progresse nettement moins que le RN et ce qui frappe c'est la capacité du RN d'être un vote attrape tout de capter même 20 % de l'électorat AG et de capitaliser et surperformer dans les catégories les plus opposées à la réforme des retraites les personnes actives les 35 49 ans les 50-64 ans celles qui vont être confrontés directement à l'application de cette réforme si elle est appliquée et bien sûr le salariat la bataille du travail qui avait gagné Nicolas Sarkozy en 2007 François Hollande en 2012 Emmanuel Macron 2017 étant le train d'être gagné donc rassemblement national alors oui c'était la question qu'on se pose qui tire profit de cette crise alors on entendait des personnalités de la nups encore hier soir Jean-Luc Mélenchon dire c'est nous quand on voit cette enquête c'est pas tout à fait évident c'est le rassemblement national en tout cas il y a un décalage très fort entre la Voice la protestation la saturation de l'espace médiatique par la nupes les insoumis et Jean-Luc Mélenchon et des gains entre guillemets électoraux qui seraient relativement bas ce qui frappe sur sondage au-delà de nu pas ses rênes c'est le vote sanction qui serait déployé au détriment de renaissance mais ça veut dire qu'il le paye la stratégie de la France insoumise la France insoumise le paie dans les ions de cette stratégie d'obstruction cette stratégie de se faire entendre alors quittons les sondages j'ai entendu madame Rousseau dire que fondament se trompait souvent elle a peut-être raison quittons qu'est-ce qui s'est passé hier dans cette législative partielle en Ariège on va parler avec Benjamin Morel tout à l'heure on voit la nupestre la candidate nupes en recul par rapport à l'élection de juin alors bien sûr avec une candidate socialiste dissidente mais le fait majeur c'est que dans une terre inconnue faudra rassemblement national le RN a raté le second tour d'appel de points ça aussi que le RN un tel score en Ariège je pense que c'était là une première et je répète c'est pas un sondage c'est du vote évidemment je suis absolument d'accord il faut bien comprendre que le lectorat en règle générale lors du législative encore plus d'une législative partielle il a piscine il est pas là et le fait que là il vienne c'est extrêmement révélateur de sa capacité de mobilisation on a dit oui certes une député RN a été battue à l'hôtel et malgré tout si vous prenez toutes les partiels depuis le dernier renouvellement l'électorat ARN est là et le simple fait qu'il soit là est déjà extrêmement entre guillemets étonnant et extrêmement révélateur donc là en effet il faut pas penser que et bien les dernières élections législatives ont été une sorte d'épiphanie pour le RN qui aujourd'hui aurait disparu on a quelque chose qui semble devenir structurel et ça ça change tout en termes de d'effet du mode de scrutin on avait songé à un mode de scrutin qui depuis 1962 produisait des effets de vagues entre droite et gauche avec un je dirais une une prime au centre aujourd'hui c'est plus le cas on a quelque chose qui semble s'installer visiblement dans la durée et qui va faire que on va y revenir sans doute mais toute dissolution apparaît extrêmement extrêmement hasardeuse parce que là a priori alors il faudrait voir ce que ça donne en siège évidemment c'est toujours très très hasardeux de le faire mais c'est ça mais a priori on aurait une plus de députés RN et on n'aurait pas moins de députés nul parce que les Circus pour des raisons la Nupe c'est concentré dans ses bastions et donc ce faisant on aurait assez probablement un parlement encore plus un gouvernable qu'aujourd'hui et donc aujourd'hui pourrait manuel Macron la dissolution n'est non seulement plus une option mais structurellement les centres apparaissent représentés non plus une majorité à eux seuls et une minorité par les autres que comme les autres et ça c'est assez nouveau dans la vie politique oui alors on n'a pas fait de projection en siège parce que on a pas assez oui et puis pas de second tour posé on n'est pas dans une campagne législatives ce serait quand même périlleux pour ne pas dire inapproprié de faire une projection mais c'est clair que qu’est-ce que ce sondage consacre comme au mois de juin la tripartition du champ politique les républicains restent sur un strapontin et sur un rôle d'appoint et c'est vrai que avec la le rapport de force précédent du mois de juin on a eu nous avons une assemblée entre guillemets un gouvernable avec cette majorité relative dont on voit les effets pervers contenus du fonctionnement démocratique du pays avec un tel rapport de force c'est vrai qu'on peut envisager un RN avec 50 60 députés de plus n'oublions pas que le RN n'a pas gagné une vingtaine de sièges à 1 à 3 points quand on passe de 19 c'était son score aux élections législatives à 26 ça veut dire quand même que ces sièges se régalés mais en tout cas ce qu'on peut ce dont peut-être sur c'est peut-être qu'on redescence sera le serait Renaissance Modène horizon serait le premier groupe de l'Assemblée nationale mais avec une majorité encore plus relative que maintenant et une assemblée encore plus difficile à maîtriser pas de majorité absolue même en cas de dissolution bien sûr vous êtes prudent qu'est-ce quid d'une campagne électorale quid des dynamiques quid des seconds tours d'événements de campagne que bien sûr on mesure pas à froid mais avec un rapport de force pareil encore plus serré en terme de tripartition entre ces trois forces ça paraît très hautement improbable ça veut dire que l'exécutif n'aurait aucun intérêt à la dissolution n'a aucun intérêt à la dissolution et qu'elle que les menaces actuelles de dissolution vis-à-vis de ces parlementaires sont probablement non seulement du bluff mais peuvent être contre-productives parce qu'aujourd'hui on voit les tensions s'accumuler au sein de la majorité on voit que horizon n'aime guerre Renaissance qui n'aime guère horizon et le modem que modem n'était que le modem ce n'est pas non plus tout à fait en délicatesse avec ces deux autres membres que chacun rejette les PPL de l'autre et que lorsque une première ministre décide de faire de d'essayer de sauver sa peau lors d'une motion de censure personne n'est là pour l'encourager dans les bancs vous voyez à peu près l'état de la majorité c'est-à-dire que si demain vous voulez gouverner l'important c'est pas d'abord d'aller chercher des whylène l'important c'est d'avoir un interruple qui marche aujourd'hui ne marche plus d'où tout le travail qui est fait par Elisabeth borne vis-à-vis de sa majorité parce que ce que dit ce sondage c'est qu'il y a pas de majorité alternative que vous pouvez toujours vous amuser à menacer vos députés de dissolution que vous pouvez toujours expliquer que et bien si ça continue on va retourner aux urdes et que d'autres feront bien mieux le travail la réalité c'est que aujourd'hui et bien probablement la situation serait pire pour l'exécutif donc il va falloir faire avec cette absence de majorité qui aujourd'hui caractérise le Parlement de actuel pour terminer pour revenir à ce qu'on se disait au début est-ce que c'est uniquement le texte sur la réforme des retraites qui jouent ou est-ce que c'est aussi le climat social est-ce que les violences dans la rue jouent sur les intentions de votre notamment pour l'électorat Agen alors l'enquête a été faite avant la journée de mobilisation de mercredi elle a eu lieu de lundi soir à mardi soir donc ça prend pas en compte c'est vrai que quand on voit la décélération plutôt la baisse très forte entre le total majorité présidentielle vous avez son législatifs qui sont très récentes et ce 22% clairement on voit les ferments d'un vote d'un vote sanction d'une élection intermédiaire classique ou le parti au pouvoir se voit sanctionner municipal 2014 pour la gauche régional 2010 pour la majorité de Nicolas Sarkozy bon c'est tout un climat et je le répète cette personnalité cette personnalisation du mécontentement autour de la figure d'Emmanuel Macron sans doute ce climat inflammable alors j'utilisais aussi tout à l'heure qui peut avoir des effets entre guillemets bénéfiques le terme n'est pas très heureux pour Emmanuel Macron mais pour l'instant oui la majorité paye le mécontentement sur la forme des retraites merci on continue à parler des violences étales à la une de la presse régionale ce matin [Musique] et Alex elle a eu de la Charente Libre les violences à Sainte solide au chaos puisque le rassemblement de Sainte-Soline ce weekend dans les deux sèves contre des projets de méga bassine à tourner à l'explosion de violence selon les organisateurs 200 manifestants étaient blessés l'un d'entre eux voit actuellement son pronostic vital engagé une trentaine de gendarmes ont été également blessés dont deux qui se trouvent en urgence absolue et encore une nouvelle mairie a été visée par un attentat c'est à la Une de Corse-Matin la mairie de la commune d'apieto a été particulièrement détruite par le feu dimanche un attentat a signé par un groupe indépendantiste Corse et qui intervient trois jours après celui après perpétré contre la mairie d'Afa Alex les pénuries d'essence commence à toucher les stations services des grèves et des blocages des raffineries et des dépôts pétroliers de plus en plus de stations services connaissent des ruptures d'approvisionnement cette allée une de Presse Océan et du Progrès de Lyon vendredi dans le Rhône par exemple 4% des stations étaient en rupture totale et 13% en rupture partielle et alors que [Rires] [Musique] et bien de la hausse de la mortalité infantile dans notre pays la France Neco 25ème rang européen dans ce domaine il est donc préconisé de rassembler les structures avec des plus grands maternités mieux équipées ce qui est inquiète les établissements en milieu rural par exemple en Occitanie la moitié des maternités devraient la disparaître et on finit par une note gourmande Oriane à la Une à lire dans Ouest-France dans l'édition de la Sarthe puisque c'est le printemps de la rillette ce week-end au Mans et un record du monde a été battu le record du monde de la plus grande marmite de rillettes au monde 1072 kg ça fait 4000 pots et donc ça fait quelques sandwichs voilà merci beaucoup Alex merci pour ce record et si machin et merci fré déric [Musique]
Louise Morel