Comment Macron cherche à sécuriser les voies du pétrole ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Là, ce que dit Emmanuel Macron Hugette, c'est qu'il faut libérer les flux en libérant les D3. »
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« même si cette résolution était adoptée, ce qui n'est pas forcément évident puisqu'il y aura évidemment l'attitude de la Chine et surtout de la Russie à observer, et bien c'est pas parce qu'on adopte une résolution qu'elle est force qu'elle entre forcément en vigueur. »
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« C'est effectivement purement défensif et je dire les mots en diplomatie ont toujours leur importance »
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« il y a une mission européenne qui existe. Cette mission, elle s'appelle Aspidè, ça veut dire bouclier en grec. »
Temps de parole
- Emmanuel Macron100 %
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Là, ce que dit Emmanuel Macron Hugette, c'est qu'il faut libérer les flux en libérant les D3. Finalement, c'est l'un de ces buts. Oui. Alors, il souhaite donc effectivement qu'une résolution soit adoptée à à l'ONU, hein, les cinq membres permanents plus les 10 membres non permanents. Euh cela étant, même si cette résolution était adoptée, ce qui n'est pas forcément évident puisqu'il y aura évidemment l'attitude de la Chine et surtout de la Russie à observer, et bien c'est pas parce qu'on adopte une résolution qu'elle est force qu'elle entre forcément en vigueur. Vous voyez qu'on est loin encore de la résolution du conflit.
Je rappelle quand même que dans le protocole d'accord qui avait été signé à Versailles, protocole d'accord entre l'Iran et Donald Trump, cette liberté de navigation était inscrite en toute lettres euh pendant une durée de 60 jours et après il y aurait des négociations parce que l'Iran, je le rappelle, quelle est sa position, euh pas de problème pour la liberté de navigation bien sûr, mais à ses conditions, à savoir de d'avoir des droits de douanes, j'appelle pas ça comme ça, mais en clair, ce sont des des des taxes qui sont perçues par les Iraniens et je ne les vois pas changer d'opinion aujourd'hui.
Alors, il y a la question de la libre circulation, navigation effectivement et puis il y a ce que nous dit aussi une source diplomatique Christophe Gascar de sécurisation œuvrer à la sécurisation d'infrastructure énergétique saoudienne visée par les outils. C'est ce que souhaiterait Emmanuel Macron. C'est avec un aspect défensif. Qu'est-ce qu'il faut comprendre dans cette phrase ? Oui, c'est effectivement purement défensif et je dire les mots en diplomatie ont toujours leur importance et c'est aussi la raison pour laquelle la France veut à la fois apporter son soutien bien évidemment aux infrastructures pétrolières saoudiennes.
parce que si à la fois le D3 d'Ormose et on le sait considérablement réduit et qu'en plus avec les outil ce D3 de Babel Manded se rajoute et bien en fait on diminue la capacité je de de d'avoir du pétrole dans différents sites et donc on augmente le prix du baril et donc lorsque l'on va faire son plein d'essence.
Donc il y a effectivement ce double enjeu voire même ce triple enjeu pour Emmanuel Macron, c'est à la fois de sécuriser d'un point de vue purement défensif les infrastructures saoudiennes et notamment certains ports pétroliers stratégiques, notamment celui de de Yambu, c'est de rouvrir le D3 d'Ormous en expliquant aux iraniens et aux États-Unis, on sait que votre guerre, vous allez pas forcément trouver des compromis dans dans les semaines qui viennent. N'ayémoins au moins ouvrez cela parce que ça sera dans dans l'intérêt de tout le monde et principalement aussi des Américains.
Et puis le troisème enjeu et le troisème point qui a été abordé par Emmanuel Macron hier dans la rencontre avec Donald Trump, c'est bien évidemment l'Ukraine. Quel soutien à l'Ukraine et surtout quelle est la position américaine ? On sait que les Européens sont obligés de se débrouiller seul. Néanmoins, ce soutien américain, il est quand même nécessaire en terme de bah de de d'armement de coopération avec les États-Unis. Alors sur la question de l'Ukraine, on va y venir dans un instant. On sait que de toute façon tout est lié et ces conflits peuvent avoir un lien et vous nous direz comment.
Avant cela, un mot aussi peut-être Christophe sur une réunion qui a eu lieu entre les ministres des affaires étrangères, pardon, du G7, là aussi en marge de l'Assemblée générale des Nations- Unies et c'était hier. Oui, parce que dans ce rendez-vous diplomatique d'importance qui se déroule donc à Manathan et qui va débuter cet après-midi avec cette prise de parole effectivement très attendue de de Donald Trump, il y a tous les coulisses qu'on ne voit pas forcément et les ministres notamment des euh des des affaires étrangères du G7 qui se sont réunis hier soir, la France, les États-Unis, le Canada, le Japon, l'Allemagne, le Royaume-Uni et l'Italie.
Et vous le voyez, ils ont communiqué, ils ont fait euh un communiqué commun. Et dans cette déclaration, il considèrent donc que la situation au Yémen constitue une menace inacceptable pour la stabilité et la sécurité régionale. La nécessité absolue de garantir une sécurité et une sûreté maritime permanente ainsi que les droits et les libertés de navigation dans le monde dans le monde entier afin d'empêcher toute perturbation. Alors vous allez me dire ce n'est qu'un qu'un communiqué d'intention.
Ce sont des grands mots effectivement, ce sont des grands mots, mais c'est aussi une manière de dire que euh au moins sur euh ces ces ministres des affaires étrangères du G7 de ces euh grands pays et dont on rappelle que la France euh est la tête de cette présidence tournante, et bien on réaffirme ces mêmes engagements. Euh on explique aussi et il faut pas l'oublier que la France elle elle est à la tête donc du G7 jusqu'à la fin de l'année. Ensuite c'est qui ? Ce sont les États-Unis. Donc c'est aussi une manière de donner, j'allais dire le le bébé euh euh à Washington en disant bah c'est quand même un dossier que vous allez devoir gérer par la suite.
Je dois juste compléter sur ce que vient de de dire Christophe. On ne part pas de rien. En tout cas l'Union européenne ne part pas de rien concernant la sécurisation maritime en mer rouge et au niveau du détroit de Babel Mandem. Car il y a une mission européenne qui existe. Cette mission, elle s'appelle Aspidè, ça veut dire bouclier en grec. Euh, il y a 21 pays qui participent euh dont la France bien évidemment qui déploie régulièrement des frégates. C'est assuré, la présidence de cette mission est assurée par l'Italie et il y a eu donc depuis 2 ans des missions pour sécuriser euh les euh cette cette voie maritime.
Donc, des navires qui sont escortés de façon à ce qu'ils ne soient pas attaqués. Il y a eu aussi donc mais de façon défensive destruction [raclement de gorge] de drones ou de missiles lorsque cela était nécessaire. Donc il y a déjà quelque chose qui existe qui est strictement défensif en mer rouge. Donc voilà, on va peut-être avoir la continuation de cette mission. Mais là ce qui se ce qui est très compliqué, c'est que les outils n'ont pas décidé d'arrêter la liberté de navigation au niveau du D3, sauf pour l'Arabie Saoudite parce que l'Arabie Saoudite, faut encore le rappeler, ça fait quand même des années qu'elle est en guerre contre les OTI au Yémen.
Une guerre qui est terrible, qui a entraîné un très grand nombre de déplacés. Donc, il y a aussi ce contention làà qu'il faudrait essayer de résoudre. Alors, ce conflit qu'on voit au proches et au Moyen-Orient, il joue euh, vous le savez, sur les prix à la pompe qu'on a nous ici euh euh en France. Il y a un deuxième conflit qui peut avoir aussi une influence, qui en a eu en 2022 fortement et qui aussi peut euh jouer un petit peu aujourd'hui, c'est la question de la guerre en Ukraine dont a parlé aussi Emmanuel Macron à Donald Trump avec là cette fois une proposition dont il a aussi parlé juste après avec Volodimir Zelenski, le président ukrainien, le président français.
Donc qui dit au président ukrainien qu'il veut l'aider à renforcer la défense aérienne grâce à un contrat pour la livraison de de radar et la fourniture d'intercepteur Emmanuel Macron qui veut aussi un moratoire sur les infrastructures énergétiques à savoir que les frappes russes s'arrêtent sur l'Ukraine peut-être l'inverse aussi et ça c'est toute la question parce qu'on a pas les précisions. Mais en quoi cette question du moratoire sur les infrastructures énergétiques Christophe elle est importante dans le contexte actuel ? Il y a trois idées.
Protéger le système énergétique ukrainien principalement dans un moment effectivement on va rentrer dans dans un hiver dont on sait que les température peuvent baisser parfois jusqu'à - 20°. Le la deuxième idée, c'est d'éviter davantage de euh destruction d'infrastructures énergétiques. On sait que les Russes euh attaquent de plus en plus en profondeur et surtout que les Ukrainiens n'ont pas forcément euh les moyens je d'intercepter euh justement euh ces missiles.
D'où d'où cette d'où cette annonce et puis ensuite la troisème idée, c'est de réduire très fortement les perturbations supplémentaires sur les marchés mondiaux de l'énergie parce que s'il n'y avait que l'Ukraine et dire que on arriverait à à éviter à à en tout cas à canaliser ces ces ces ces ces perturbations et à trouver d'autres moyens. Mais depuis le début de cette guerre en Ukraine qui dure depuis 5 ans, on a quand même ce conflit qui s'est qui devait durer à peine 5 semaines et qui dure depuis 7 mois et dont on a du mal à voir la résolution du conflit. Néanmoins, les marchés hier ont quand même réagi et les prix du pétrole ont rechuté un peu sous la barre des 100 dollars. Pourquoi ?
parce que il y a une dépêche de une agence de presse japonaise qui a expliqué, je cite en en parlant d'un responsable du gouvernement iranien que l'Iran proposait de rouvrir le D3 d'Ormous sous 7 jours si les États-Unis prennent des premières mesures en vue d'alléger la pression militaire. Donc on sent bien que cette semaine là est une semaine aussi un peu de tous les dangers. C'estàdire soit les soit les les chaque camp, j'allais dire, reste sur ses positions, soit ils essaient d'infléchir des positions et donc de négocier.
Emmanuel Macron