"On n’a pas besoin d’être victime pour s’engager contre les violences conjugales" - Jessica Cymerman
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
La Caisse despargne île-de-france fière de soutenir toutes les femmes, vous présente Sud Radio Parlons femmes. Judit Bre Sud Radio, il est 13h30. Bienvenue dans Parlons Femme, l'émission de celles qui font bouger les lignes.
Ravie d'être avec vous. Je reçois aujourd'hui Jessica Simerman qui est journaliste, écrivaine, condatrice notamment de l'application Youiz. Elle a été connue du grand public grâce grâce à son blog Cher sans oublier à l'origine intention du recueil collectif Chevelure.
Ça vient de sortir chez vos éditions Charleston et 1 € sont reversés par exemplaire à l'association de Sarah Baruc que l'on connaît bien ici 125 et après Jessica, bienvenue. Merci avec plaisir. Sud Radio Parlons enfemme.
Juditth [musique] Bellaire parlon femme vous pose des questions. Jessica, vous êtes prête ? Je suis prête.
Quelle femme vous inspire une force radicale ? C'est très banal mais je dirais Simon Veille, on l'entend souvent aussi. [rires] Ouais.
Et Jud Bien sûr, on l'adore Simone. La résidence absolue, la force absolue. Formidable, survivante, guerrière, fragile et forte à la fois, inspirante et surtout elle a jamais rien lâché.
Et et ça c'est formidable. Faut rien lâcher. Zelle Jessica.
Ouais. Trop ambitieuse, trop visible, trop directe. Ça vous parle ça ?
Non. [rires] Vous avez déjà entendu ça ou pas ? Euh, j'ai déjà entendu ça.
Je crois pas me concernant mais je je trop ambitieuse. On n jamais trop, je crois. Surtout quand on est une femme, on a besoin peut-être d'aller d'aller très loin pour arriver à un juste milieu.
Trop après on est jamais trop, on est jamais trop trop rien. Alors, on continue. Si vous pouviez offrir un super pouvoir à toutes les femmes du monde, ça serait quoi ? la confiance en soi.
Ah, c'est [raclement de gorge] se séparer, se débarrasser du sentiment d'imposture. Exactement. Qui est un sentiment très féminin, je crois.
Enfin, il y a eu des études là-dessus qui prouvent que le syndrome de l'imposteur, c'est plutôt le syndrome de l'impostrice. [rires] Je sais pas si ça impostrice, c'est pas très joli, mais voilà. et j'avais lu un po euh j'avais lu un un essai là-dessus qui était formidable et qui dans lequel il y avait notamment une interview de Michel Obama qui elle aussitôt qu'elle qu'elle qu'elle est placée disait qu'elle avait encore ce syndrome de l'impost Michel Obama Obama.
Ouais. Dis donc incroyable. Donc en fait si même Michel Obama euh a ce syndrome on peut se douter que nous nous autres c'est pire.
Ouais. Alors le le patriarcat, qu'est-ce qu'on en fait ? Il se confronte, il se contourne, il s'embrasse, il s'ignore ?
Qu'est-ce qu'on en fait de ce patriarcat ? Un petit peu tout ça à la fois. Je crois qu'il faut euh le contourner euh à certains moments, le combattre euh tous les jours.
Tous les jours. Et puis euh il faut surtout enseigner à nos à nos enfants, à nos fils, moi j'ai trois fils et une fille, euh à ne pas faire partie de cette team patriarcale. Euh comment vous les élevez vos fils ?
Bien, je crois. [rires] Ouais. Mais c'est quoi les valeurs par ils sont Non, non, ils sont ils sont très féministes euh parce que on parle de tout à la maison.
D'abord, ils suivent euh mes combats, mes engagements, plus que mes combats, à vrai dire. Euh on parle de tout. Il y a pas de tu es un garçon et tu fais ça.
Moi j'ai un fils qui a fait de la danse classique, j'ai une fille qui a fait du crave maga. Il y a pas de Voilà, déjà ça passe je pense par là. Euh et puis bah parce qu'on éduque les filles à faire attention quand elles sortent.
Il faut faire la même chose avec les garçons, leur apprendre à faire attention aux filles en fait. Exactement. Il faut faut leur apprendre dès le berceau, je crois, le respect, le vivre ensemble euh et vis-à-vis d'eux-même et vis-à-vis des autres hommes et évidemment vis-à-vis des autres femmes.
Donc je crois que si on tout tout se passe dans l'éducation. Ouais. Et voilà, j'ai trois fils et et j'espère les emmener sur un chemin.
Ils ont quel âge vos enfants ? Euh 20 ans l'îné, ma fille 18 et les deux derniers garçons ont bientôt 13 et 9. D'accord.
Ouais. Donc vous avez vraiment la la totale quoi. C'est du boulot hein.
J'ou boulot. Voilà. Mais bon, ils sont sympas.
Est-ce que vous avez un message pour les femmes qui nous écoutent aujourd'hui ? Euh je faut leur dire que enfin voilà, on n'est pas seul. Elles ne sont pas seules.
Euh moi je crois beaucoup à la sorité et à l'entraide entre femmes. J'adore les femmes, j'adore Il y a une chanson comme ça, mais j'adore les meufs, j'adore les projets de femmes. Euh euh m'entourer de filles, je crois que c'est très important.
Euh et puis de encore une fois de croire de croire en elle et de de de se débarrasser de ce syndrome de l'imposture et et ça fait peut-être très Disney de dire ça mais tout est possible. Libérer, délivré libérer, délivré bien sûr et croire en ses rêves. Ouais, bien sûr.
Alors, votre recueil collectif, c'est vous qui êtes à l'initiative hein de de ce recueil Jessica Simerman qui s'appelle Chevelure. Il est publié aux éditions Charles Ston. 1 € sont reversés.
On va en parler 2 minutes à l'association de Sarah Baru qui est 125 et après. C'est une association de lutte contre la violence conjugale, en particulier des femmes et des enfants évidemment et c'est sur tout le territoire français, sur les territoires d'outre mer. Euh pourquoi euh avez-vous décidé, je sais que c'est le 2e livre euh euh qui pour lequel vous reversez 1 € justement cette association.
Pourquoi c'est aussi important ça ? Euh j'ai connu Sarah il y a quelques années euh au tout début de de son histoire et de ses engagements et donc ça fait une petite dizaine d'années que je suis ces combats et que je la trouve extraordinaire. H je crois que il faut un village pour pour lutter contre les violences faites aux femmes et j'ai la chance de ne pas être victime, de ne pas être touché, de ne jamais avoir été pas touché mais concerné quoi.
Je suis concernée et je crois que en fait il faut pas être touché euh il faut pas être soi-même nécessairement victime pour s'intéresser à cette cause et et et en parler autour de soi et et la faire vivre. Sarah avec l'association 125 et après dans laquelle je suis membre de laquelle je suis membre fait des choses extraordinaire et et donc il m'est par complètement évident que quand j'ai décidé de reverser de faire reverser 1 € par livre vendu à une association et bien ça devait être celle-là. Ça devait être celle-là.
Alors vous avez rassemblé 12 auteurs. Sophie de Ber, Sarah Baruc, Tony Béard, Adelle Bréo, Nora Busini, j'ai vous-même, Gabriel Dédier, Dominique Di Michel Fitoussi, Alix Girotte de Lin, Sandrine Rouex, Agath Ruga. Il y en a pas une qui a été payée.
Non, toute bénévole. Toute bénévole. Donc ça, il faut le dire.
Ouais. euh toute bénévole parce que euh la cause euh a a réussi à mobiliser toutes ces femmes. Alors vous avez on est toutes concernées, on est toutes concernées.
Donc ce ne sont que des auteurs autrices auteurux. Euh j' vais proposer à des hommes mais bon euh le sujet des cheveux les attirait pas la cause et en fait c'est ça finalement c'est que euh c'est le sujet des hommes aussi. Bon, on les entend moins.
Donc faisons 100 et avançons euh avançons pas assez. Et euh et donc voilà et donc j'ai décidé d'avancer avec ces autrices formidables qui ont toutes dit oui de façon généreuse et joyeuse et et c'est chouette. Alors, chevelure parce que les cheveux des femmes, ils racontent souvent bien plus que leur apparence, ils racontent leur rapport à la société euh [grognement] par la vieillesse, par la volonté qu'on a de cacher leurs cheveux euh par celles qui coupent leurs cheveux pour être libre et assumé dans certaines périodes pour la rousseur qu'ils ont, pour en fait les cheveux, c'est ce qui définit une femme.
C'est ça qu'on comprend. Euh et c'est pour ça que vous avez envie de nous la raconter cette histoire là. Oui, en fait, j'ai réalisé euh et la première personne à qui j'en ai parlé, c'était justement Sarah.
Je je un matin en me réveillant, je me suis dit "Oui, mais qu'est-ce qui qu'est-ce qui symbolise euh les femmes, la féminité partout dans le monde, sur tous les territoires, sur tous les continents ? Et et qu'est-ce qui est attaqué en premier aussi ? Et qu'est-ce qui est bizarrement attaqué en premier ?
Eh bien, ce sont les cheveux des femmes. C'est pas les seins, c'est pas les fesses, c'est pas le ventre, c'est pas forcément le visage. C'est la partie apparente c'est la partie la plus apparente qui finalement euh ça c'estz curieux parce que c'est pas la chose euh la plus sensuelle.
Et bien pourtant on dans certains pays on cache les cheveux des femmes, on assassine, on pend une mèche de cheveux qui dépasse. On pense à min on a humilié par d'autres temps les femmes. Alors c'est pas c'est une aucune nouvelle ne parle de ça, mais on a on a décidé à la fin de la guerre d'humilier les femmes par la tonte.
Ouais. [raclement de gorge] C'est quand même pas la guerre mondiale. Euh c'est vrai qu'on a pas tondu les hommes.
On n pas tondu les hommes. Voilà. On les celle qui couchait avec les nazis les tondaires.
Exactement. Et les cheveux sont un lieu d'emprise de la société sur les femmes où qu'elles soit. Et par ailleurs, oui, en effet, ça constitue un atout incroyable dans la vie d'une femme de de sa naissance, depuis sa naissance jusqu'à son plus vieillage.
Puisque en effet les cheveux blanchissent, les cheveux se se perdent. On on dit d'une femme souvent où elle a une belle chevelure, elle a l'air en forme, elle est pas en forme, elle est malade, elle a vieilli ou mon dieu, elle est rousse. Alors Alix Girodel en parle très bien dans dans le livre.
Voilà, elle est rousse et ça a été un sujet peut-être moins maintenant mais ça a été un sujet dans les années 70, le fait d'être une rousse. On a souvent dit que les rousses étaient des sorcières, puait et cetera. Donc euh les cheveux des femmes sont à un sujet partout, tout le temps.
Euh et du coup, je me suis dit il faut en faire quelque chose. Et j'ai décidé de contacter ces formidables autrices, de leur proposer d'écrire chacune avec un biais différent, un prisme différent et ça donne un résultat assez riche. Alors et là je peux pas parler de de toutes les nouvelles.
Je voudrais quand même parler 2 minutes de celle de Sarah Baruc justement euh qui parle de l'Iran, hein, et d'une femme qui est euh sous la garde, sous la pression, sous l'interrogation des gardes de de la révolution de là-bas. Et il y a quelques petits mots comme qui disent Terran a disparu sous la misère, la ville se meur, la jeunesse se suicide, la vieille révolution a trop duré, celle des justes tarde à renverser le régime. Une 4e décennie de sacrifié, elle et sa fille, la 4e génération de femmes prisonnières de la police des mœurs.
J'en parle parce qu'en ce moment le peuple iranien souffre, que ça moi ça me transcende, ça me traverse et que je trouve qu'effectivement on en parle pas assez de ce peuple qui souffre sous ces bombes et de ces femmes qui sont prises en otage, de ces jeunes qui sont pendues tous les jours. Je voudrais que vous en disiez deux mots, s'il vous plaît. Euh bah le le le texte de Sarah qui parle d'un fait réel, de cette femme euh qui a décidé de de se promener cheveux cheveux libres et et en sous-vêtement dans l'université euh où elle était étudiante et dont on apprend dans par la en tout cas moi j'ai appris par la nouvelle de Sarah qu'elle était mère de famille.
H, elle pense à ses enfants. Elle pense à ses enfants. Il y a quelque chose d'extrêmement puissant et qui tout de suite nous donne des enf en tout cas moi me donne des frissons.
Euh c'est d'une force inouie de de se dire que la libération de de de cette femme passe par une mise en danger complètement folle et que tous ces gens tout cette jeunesse, ils sont en effet pris en otage dans une dans une prison à ciel ouvert parce que il y a plus internet, il y a plus de droit, il y a plus rien. C'est pas le seul pays du monde où ça où ça se passe. Et et évidemment, les femmes sont les premières victimes de ça parce que parce que les femmes sont toujours les premières victimes de de de des sociétés.
Euh et et voilà. Et et justement si ici nous euh qui avons la chance d'être des femmes libres dans un pays où il faut le rappeler quand même, on peut faire ce qu'on veut, s'habiller comme on veut, dire ce qu'on veut et il y a des gens qui disent "Ouais, en France on peut rien faire mais si on peut en faire des choses en France. On est bien en France, on est bien.
On est très bien. Parlons femmes, c'est l'émission des femmes sur Sud Radio. Jessica Simarman est journaliste, auteur, condatrice de l'application Youiz, créatrice d'un blog aussi Cel Mozer, mais surtout à l'origine là aujourd'hui du recueil collectif hein que je vous recommande d'ailleurs chevelure, c'est publié aux éditions Charles Eston. reste avec nous, on revient tout de suite.
La Caisse départne île defance, fière de soutenir toutes les femmes, vous présente Sud Radio Parlons femmes, Judith Beller. Ici, quand il s'agit de femme, pas de [musique] tabou, pas de détour. Sur Sud Radio, on dit les choses telles qu'elles sont.
Aujourd'hui, vous êtes avec Jessica Simerman qui est journaliste, auteur, condatrice de l'application Youisel en fait des choses, hein, créatrice du blog Sérial Mer. Et puis à l'origine du recueil collectif, chevelure, c'est publié aux éditions Charles Ston 1 € sont reversés. à 125 après, c'est l'association de lutte contre les violences conjugales de Sarah Barru.
Alors vous votre texte dans ce recueil, Jessica Simarman, il parle de de Britney Spears et de son crâne rasé. Moi j'étais, je m'en souviens très très bienin, c'est ma génération ça. Ça a été longtemps considéré comme un craquage en fait et elle a été déconsidérée terriblement.
Tout le monde a pris pour une folle derrière et cetera. Alors que ce qu'on comprend dans votre texte, déjà vous lui prenez le jeu, hein. Donc c'est elle qui parle.
Ce qu'on comprend, c'est que c'est reprendre possession de son corps en fait à ce moment-là pour elle. H et que c'est très bizarre que les gens n'ai pas pu voir ce ce chose là qui était en fait un acte courageux. Euh c'était un acte courageux et comme on l'a dit précédemment, les cheveux des femmes sont un lieu d'emprise d'emprise des autres mais en fait de de nous-même de des femmes.
Et c'est vrai que cet épisode à chaque fois que j'ai je dis à quelqu'un j'ai écrit sur Britney Spears la fois tout le monde me fait le geste comme ça de de la main qui se rase le crâne. Ça a marqué curieusement finalement beaucoup les esprits alors qu'on aurait pu se dire "Oh ça va c'est une pop star c'est pas intéressant." Ben en fait si c'est intéressant parce que c'est pas juste une pop star, c'était une star internationale.
Euh tout le monde connaît Britney Spears, mais on l'aime, on aime pas mais en tout cas on la connaît. Euh et elle était finalement tellement euh dans une détresse euh cette femme que le seul moyen pour elle de dire d'appeler au secours et de dire "J'existe euh mon corps m'appartient", ça a été à mon sens hein. Je ne suis pas intime de Britney. [rires] Bah elle le dit elle-même hein.
J'ai été scrutée tellement souvent grandissant me regarder de haut en bas. Des gens me disait ce qu'il pensait de mon corps depuis l'adolescence. Me raser le crâne et agir de la sorte a été ma façon de rejeter ça.
Ça c'est une phrase qu'elle dit dans sa biographie et don dont je me suis inspirée pour en effet écrire ce texte. Euh elle reprend ce soir-là où elle entre dans dans un salon de coiffure à Los Angeles sous sous les les mitraillé par les paparadis comme on n pas idée. Enfin comme c'est c'est pas une vie en fait. h elle entre et c'est un geste à la fois de de courage et de désespoir et de reprise.
Elle reprend la main en fait. Elle reprend la main sur son corps, sur sa vie. Elle dit en fait "Fuck quoi, vous allez arrêter de me dire que je dois être blonde, rousse, verte, avec des nates sur le côté, des cheveux bouclés.
C'est mes cheveux, c'est un peu ceci est voilà et mon corps et ceci est ma chevelure et je vais vous je vais faire ce que j'ai envie de faire." Suite à ça, la malheureuse a été traitée de folle euh mais parce que je pense que c'est quelqu'un qui a été rendu folle de fait par une elle a été écrasée par la machine, j'ai envie de dire hollywoodienne. On est pas loin encore.
C'est c'est le même genre d'histoire que Marine Monro ou enfin voilà c'est des femmes qui ont tellement souffert. J'adore les stars. Non mais je trouve que c'est Non [rires] mais les vrais stars, je veux dire c'est passionnant.
C'est pas juste le côté paillette. Au contraire, c'est c'est cette solitude, cette finalement cette détresse qu'elles ont en ell, c'est Diana, Marine Monro, Britney Spears et sans doute d'autres. Et aujourd'hui, on voit le résultat.
Je crois qu'elle va pas bien. Et suite à cet épisode où elle s'est rasé la tête, voilà, elle a été mise sous curat. Alors là, elle raconte tout ça à son psi et en fait le psy c'est il y a une mécanique d'emprise glaçante he parce que c'est lui en fait qui va aller la dénoncer à son père dire qu'elle prend pas les médicaments qu'elle lui donne alors qu'elle veut pas et qu'elle lui demande de pas être médiquée qu' en fait il la méd on comprend pas très bien tout ça et c'est finalement lui cet homme encore qui va aller dire à son père à elle bah de la faire enfermer quoi.
En fait, j'ai pris ce ce point de vue là parce que elle qui est si seule, elle se dit "Waouh, enfin j'ai quelqu'un qui je peux avoir confiance." Cet homme, ce psychiatre qui est donc censé être neutre à minima et qui finalement ne l'est pas et et elle qui n'a pas d'amis parce que les stars n'ont pas d'amis finalement, c'est dur d'être une star. Euh, elle s'est dit ou alors c'est des stars quoi, d'autres stars.
Oui. Bon, après je je sais pas comment ça se passe entre stars mais [rires] un jour peut-être je vous raconterai. Et en fait, elle pense que c'est son ami, elle pense que c'est quelqu'un de bienveillant et en fait non parce qu'elle est [grognement] elle est finalement tellement seule.
Bah, un peu comme le psy de Mareline aussi hein. Un petit peu comme le psy de Maryine. Exactement.
Alors, Jessica à vous, au fil des années, vous avez publié une trentaine d'ouvrages. Il y a de l'humour, il y a de la chronique sociale, il y a un regard en tout cas très lucidant sur l'époque qu'on vit. Euh alors je dis quelques titres parce que ils sont très divers.
Journal intime d'une mère indigne. Bon ça c'est moi. Ouais ouais c'est la liberté décomplexée en fait le droit d'avoir dire que c'est relou des fois.
Stop aux injonctions. On a le droit d'être on a le droit et le devoir surtout d'être imparfaite. H le devoir pourquoi le devoir ?
Parce que c'est c'est c'est embêtant là. C'est ça l'humanité. C'est ça l'humanité.
Puis ça n'existe pas la perfection. Soyons clair. On peut tendre mais en tout cas on y arrive jamais.
Ouais, ce mythe de la mère parfaite déjà, qu'est-ce que ça veut dire ? Et puis personne n'est parfait clair. Non, puis surtout en fait qu'on soit je pense qu' être un parent parfait, c'est pas forcément une bonne chose non plus.
C'est beaucoup de On fait ce qu'on peut. On fait ce qu'on peut. Alors, deuxième livre que je vais que je vais citer 40 ans, c'était vieux avant.
C'est qu'aujourd'hui on est plus vieux quand on a 40 ans. Non, je crois que ça se voit non ? Oui, [rires] vous qui nous regardez sur YouTube ans.
Oui, bah c'est c'est un livre d'humour sur le fait que en effet Foris 30 exactement voir the New 20s maintenant. Maintenant que j'avance [rires] en âge, je me dis en fait on sort à peine de l'adolescence quoi. C'est ça.
C'est ça. Je me dis mon dieu. Non non mais voilà.
Et pourquoi manger du gluten ? Parce que ça c'est un autre titre encore parce que vous êtes pour le gluten. Je suis pour Non non mais non c'était c'était un titre que je trouvais marrant en fait.
J'ai j'avais vu ce parce que je vais continuer le titre manger du gluten, boire de l'alcool et baiser le premier soir. Parlons vrai sur Sud Radio. Parlons vrai. [rires] Non mais parce qu'en fait, je voulais un petit peu tordre le le coup aux injonctions qui nous sont dans Mangeons du pain, buvons des jeans toniques et puis pourquoi pas au bout d'une heure ?
Pourquoi pas ? Euh alors c'est pas du tout moi évidemment mais mais non non mais en fait je voulais voilà on est on est quand même envahi d'injonction nous les femmes et d'autant plus à l'air des réseaux sociaux des des des réseaux genre Instagram et cetera qui nous montrent des des femmes formidables qui se lèvent qui font leur salut au soleil qui font une heure de yoga puis ensuite il est il n'est jamais que 6h30 du matin elles vont réveiller le les enfants en chantant parce qu'en plus elles chantent Bien, elle les amène à l'école en vélo parce que ferme sinon elle ferme le coffre avec le pied droit aussi. Bien sûr.
Elles lèvent la jambe hau, elles ont des jobs formidables. Elles font l'amour 18 [grognement] fois par mois, par semaine, que dis-je, par jour. Elles ont plein d'amis, elles se fassent jamais.
Elles lisent trois bouquins par par jour. Euh, elles sont merveilleuses. Et en fait, je trouve que c'est c'est c'est pas possible.
Parlons vrai sur Sud Radio, c'est un de nouveau dictac en fait. C'est-à-dire qu'avant il fallait être maère au foyer machin machin et aujourd'hui il faut être tout et tout. Très bien.
Tout et donc on peut pas être tout. Donc voilà, soyons clair, on ne peut pas être tout. On peut essayer d'être un petit peu un petit peu partout ou super quelque part mais on peut pas être à la fois ou alors il y a un mensonge quelque part et on a toutes plein d'amis qui sont un petit peu tout ça mais pas tout à la fois.
Voilà. Alors, vous vous avez quand même toujours cherché en fait Jessica, à régler les problèmes que vous rencontrez en tant que femme à travers des propositions d'écriture, des propositions de dénonciation de de ce qui vous convenait pas et cetera. Et euh et quand vous avez créé You en fait, c'est la même chose, c'est vous étiez jeune mère, c'était compliqué les gardes et tout ça.
Donc, il fallait trouver une solution. En fait, quand il y a pas de solution, vous les proposez, vous les cherchez, vous les créez. J'ai j'ai j'essaie d'aider.
En fait, encore une fois, je je trouve qu'on porte beaucoup de choses, nous les femmes. Alors, ça va de mieux en mieux, hein. La société avance en tout cas ici en France, mais c'est vrai que ça reste quand même un sujet.
Alors, moi mes enfants sont grands maintenant, mais quand on est jeune mère, que on doit à la fois donc encore ses injonctions, on doit travailler mais on doit s'occuper des enfants et on doit faire à manger et on doit faire du sport et on doit être et cetera et cetera. Euh, on n pas encore beaucoup de solutions pour garder les enfants. Donc, il faut retourner au travail au bout de 2 mois, mais qui va garder les enfants ? puis il y a pas de place en crèche.
Donc je me suis dit à l'époque avec un un ami d'enfance euh Benjamin Souchard, on s'est dit "Bon, il faut qu'on trouve quelque chose euh pour aider pour en tout cas donner des des solutions. Euh et donc on a mis en place cette ce site internet qui a été ensuite développé dans Alors moi je l'ai utilisé quand ma fille était petite. Ça m'a sauvé la vie un nombre incalcuable de fois.
Donc je vous remercie Jessica. [rires] plaisir. Euh mais c'est vrai que il faut essayer de rendre la vie plus douce pour les femmes qu'elle soit mère ou pas d'ailleurs en l'occurrence c'est une histoire de douceur, je suis bien d'accord.
Euh est-ce que c'est pas ça qui nous manque finalement un petit peu dans ce monde de brut ? Non mais sincèrement h c'est-à-dire qu'à un moment donné est-ce que euh même le féminisme je peux vous en parler 2 minutes, il y a quand même beaucoup de clivage entre femmes, entre les différents mouvements qui se reconnaissent pas, qui se soutiennent pas les uns les autres et cetera. Est-ce qu'à un moment donné on ne changera pas les vraiment les choses en injectant de la douceur dans tout ça et en se regardant tel qu'on est en se tendant la main ?
C'est un peu utopique he ce que je vous dis mais on en rêve quoi. Faire une chanson Julite. [rires] Non mais je f engagé c'est des il y a des guerres entre femmes, entre féministes et ça ça me ça me sidère totalement.
Euh alors que on devrait avancer toutes pour le même but, c'est-à-dire c'est-à-dire le bien-être des femmes, le mieux-être, la santé des femmes, la santé physique, la santé mentale. Euh bon, je crois que l'humain est est fait ainsi que il y a des il y a des guéger guerères. Alors, est-ce que la question c'est pas aussi que finalement le ce patriarcat dont on parle là, il est pas encore complètement présent ?
C'est-à-dire qu'en fait, en général quand les femmes se déchirent entre elles, c'est parce qu'il y a une masculine quelque part à faire. [rires] Peut-être, peut-être. Mais c'est vrai que encore une fois, moi je j'essaie en tout cas de réunir des femmes autour de projets qui me tiennent à cœur et que je je c'est pas ça qui change le monde, mais petit à petit, je crois déjà par la lecture que ensuite par le fait de se réunir, de réunir des femmes pour un même projet.
Déjà, c'est c'est déjà pas mal. Bravo et que en fait oui effectivement il faudrait qu'on avance tous toutes toutes et toutes ensemble main dans la main. Allez pour terminer je vais lire le pitch de votre livre chevelure que je recommande encore une fois aux auditrices, aux auditeurs parce que évidemment les hommes peuvent et doivent être féministes.
C'est l'histoire d'une femme dont les chevelures blanchistes d'une iranienne qui libère sa chevelure sur la place publique au péril de sa vie. d'une femme qui dans les années 20 se coiffe à la garçonne. D'un homme qui tombe amoureux des cheveux, d'une inconnue.
D'une femme jugée pour sa rousseur, d'une pop star qui se rase la tête sous les flashes des pasaradis. De jeunes filles tondues par erreur. Grosso modo, c'est l'histoire des chevelures de des femmes d'aujourd'hui, d'hier et de demain et c'est pas n'importe quoi.
Merci beaucoup d'être venu Jessica Simerman. Merci. Je vous le recommande, c'est sorti aux éditions Charles Leston. 1 € sont reversés par exemplaire acheté euh à l'association 125 et après qui est une association de lutte contre les violences conjugal.
Euh merci à tous, à toutes de nous avoir écouté aujourd'hui. Rendez-vous samedi prochain à 13h30 pour découvrir une nouvelle femme d'exception et puis demain à 19h pour cette excellent, vous le savez. Merci à Julien en régie et prenez soin de vous, je vous embrasse.
Bye. Sud Radio parlons femmes. Judith Beller avec la Caisse d'Épargne [musique] Îlefance, fière de soutenir toutes les femmes.
Olivier Faure