Thierry Breton face à Darius Rochebin|LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Merci d'être avec nous. Quels seront les effets réels des économies annoncées par François Baou ? On va entrer dans un certain nombre de détails ce soir concernant notamment la nondexation que ça coûtera à beaucoup de catégories françaises dont les retraités en particulier.
On découvrira aussi le sondage exclusif pour LCI. François Baou euh et son plan. Thierry Breton.
Vous avez vous avez l'expérience de mise d'économie des finances, d'industrie du commissaire européen au marché intérieur. La méthode Byrou, d'abord la manière dont il a caché son jeu plutôt habilement peu s'attend à au profil qu'on a découvert hier au soir. Oui, il faut jamais oublier que François Berou c'est un un de nos plus anciens, un de nos plus expérimentés hommes politiques.
C'est pas comme on dit pardon cette expression un perdre de l'année. Et bien il l'a démontré. Il l'a démontré parce qu'il avait un rendez-vous.
Il avait un rendez-vous avec la nation. Il avait rendez-vous aussi avec ses oppositions, elles sont nombreuses. Il avait rendez-vous aussi avec le parlement.
Oui, il a caché son jeu et au fond, il a eu un message et son message ça a été voilà maintenant on est au pied du mur et on ne peut plus rien faire. Et ce qui est peut-être intéressant dans sa méthode, si on parle de sa méthode, c'est que au fond, il a attaqué tout ce qu'il faut mettre sur la table aujourd'hui pour commencer à prendre nous-mêmes, tous les Français, conscience réellement qu'on ne peut plus continuer comme ça en finançant notre système social qui a été très généreux, qui date du Conseil national de la Résistance à un moment où la croissance était à près de 4 5 la démographie également aujourd'hui on peut plus. Et donc il a pris par exemple bah il a dit voilà les médicaments, on peut plus, il faut faire un effort.
Euh le fait de travailler tiens le fait de travailler bah il faut travailler plus. Alors il a pris un symbole, Dieu sait qu'on en parle. le les retraites c'est très important mais au fond il va falloir peut-être partager la charge par rapport aux actifs et il a pris que des petites cailloux comme ça à forte charge de réactivité et on le voit.
Et qu'est-ce qui va rester ? Bah il va rester que on est tous en train de se dire mais au fond on peut plus ça peut plus durer comme ça il faut qu'on bouge. Donc oui, il a réussi me semble-t-il à nous mettre en mouvement.
Maintenant, pourquoi ? Pour combien de temps est-ce que lui va pouvoir survivre à cela ? L'avenir va nous le dire.
Alors, vous avez Thierry Breton, la maladie des chiffres. Vous avez beaucoup de chiffres en tête. C'est intéressant.
Bah souvent les les hommes politiques ou même les meilleurs en économie, il doivent aller consulter un peu Google pour vous az beaucoup de chiffres en tête. Quelle est par exemple c'est la mesure la plus spectaculaire, la suppression du lundi de pâqu et 8 mai férier. Selon vous, qu'est-ce que ça rapporte concrètement ?
D'abord, je C'est pas une maladie des chiffres. Les chiffres traduisent l'activité et l'activité économique et c'est très important que les politiques soient conscients des grandes masses. Cela dit, vous avez aussi la maladie de l'incise et de la peine à répondre très directement à une question.
Les deux maladies vont peut-être bien nous guérir en tout cas de l'une d'entre elles. Euh une année, pardon, un jour de travail alors qu'il est il est il est ferrier, il est chômé, c'est entre 1000 entre 1 milliard et demi et 2 milliards 2 pour être précis. Donc on prend à peu près en gros ces 2 milliards.
Ce qui est intéressant si je puis dire c'est que ces 2 milliards parce que quand on travaille évidemment bah votre employeur il verse des cotisations à l'État. Vous versez vous-même des cotisations à l'État, vous payez de l'impôt. Donc lorsqu'on décompose ces 2 milliards, tout le monde en bénéficie.
Je dirais l'État évidemment parce qu'il va augmenter un peu ses impôts. La protection sociale, l'assurance maladie, les retraites, tout le monde et c'est en gros un petit 2 milliards. Donc ça veut dire que cette mesure travailler 2 jours de plus c'est 4 milliards.
Mais mais vous voyez encore une fois ça prouve queeffectivement quand on travaille et c'est notre modèle à nous et bien on a sur son sac à dos, on a sur ses épaules une très grosse partie du financement de la collectivité. Est-ce que c'est une manière infime de dire au fond il faut revenir petit à petit sur la diminution du temps de travail ? Ça a été une vache sacrée depuis les 35 heures.
Il faut rappeler ça a été une des grandes historiqu c'est très intéressant ce que vous dites dans parce que je discute avec beaucoup les uns et les autres évidemment et alors il y en a beaucoup qui sont choqués certains qui disent comment quoi qu'estce le 8 c'est très intéressant parce que beaucoup à gauche et même à l'extrême gauche découvrent le humé donc enfin donc c'est bien ce que ce que ça signifie en oubliant que c'était le général de Gaulle qui avait supprimé précisément ce jour férier. D'autres évidemment sont très attachés, on peut les comprendre au lundi de Pâqu. Enfin, chacun s'exprime, il disent "Bon non, mais si on fait ça, bah OK, on comprend, il faut donc travailler plus parce que Ah oui, non, on comprend en fait en France, on ne travaille pas assez par rapport à nos voisins.
En fait, il faut travailler plus puisque'encore une fois, je le redis et c'est le chiffre du début de notre entretien, une journée de travail, ça permet de financer en partie notre protection sociale. Donc, si on veut maintenir le financement de la protection sociale dans cette partie- làà, ça veut dire qu'il faut travailler plus. Donc au fond, nos compatriotes commencent à se dire "Bon ben, c'est vrai maintenant s'il y a un arbitrage à faire, alors OK, on a compris qu'il fallait travailler plus, bah et si on supprimer les 35 heures ou et ben si finalement on avait la possibilité de travailler un peu plus pour gagner plus comme disait quelqu'un." Et donc est-ce que ce tableau peut sauter ?
Vous venez de dire et si on supprimait les 35 he ? Personne n'a osé. Personne n'a osé.
Voilà encore une fois les éléments qui vont être mis sur la table et qu'au fond que François Berérou a réussi à mettre sur la table, il a réussi à réveiller en nous finalement le sentiment, la prise de conscience dirais-je, que l'un des problèmes, il y en a beaucoup d'autres, on va en parler évidemment de la France, c'est qu'aujourd'hui par rapport à ce que nous sommes, par rapport à ce que nous coûte notre état et le fonctionnement de l'État aujourd'hui, on travaille pas assez. Ça veut dire, attendez, attendez, est-ce que ça veut dire que petit à petit, on prépare l'opinion, y compris un débat aussi explosif que celui pourrait revenir sur les 35 heur ? Mais encore une fois, il a préparé l'opinion à tous les débats.
Dire que par exemple celui-là est énorme. Si effectivement s'il devait arriver se profer, c'est un débat énorme. C'est un débat énorme parce qu'encore une fois, on nous a fait croire et on le sait très bien depuis 1981 que la France avait trouvé une troisème voix, que cette troisème fois c'était le travailler plus pardon le travailler moins en gagnant autant et peut-être même plus.
C'est la troisème voix qui a été, je dirais celle qui a été proposée par François Mitteran et qui a conduite effectivement aux 35 he la réduction du temps de travail y compris avec l'abaissement de l'âge de la retraite de 65 à 60 ans. Ça a été une grande promesse. On a dit c'était le cours de l'histoire.
Ça a été le cours de l'histoire et effectivement vendu porté comme cela et on a pu survivre et comment la dette de la France en 1980 elle est à 20 % lorsque François Mitteran quitte son double Septenaat elle est à 54 %. On va inventer à ce moment-là l'endettement pour financer un modèle social et bien qui ne tient plus aujourd'hui. Et voilà aussi l'un des message implicite qui a été annoncé porté hier.
Donc oui, il va falloir se dire que bah encore une fois pas en un an. Et c'est un point sur lequel je voudrais attirer notre attention tous. Il est évident que on va pas euh réformer Rome en un jour. euh le chemin est long et du reste la profondeur, elle a été donnée.
Elle a été donnée euh au cours des derniers jours euh et par euh euh Donald Trump et par le président de la République. Je m'explique. Euh Donald Trump euh nous a dit qu'il fallait que désormais les membres de l'OTAN euh dépensent 3,5 % de leur produits intérieurs brut pour la défense à l'horizon 2035.
Le président de la République a commencé à l'occasion des célébrations du 14 juillet de nous dire ce que ça allait coûter. Donc on sait désormais que notre horizon c'est 2035 et je crois que c'est un bon horizonus Rogemin pour adresser le problème dans la multitude la multiplicité dont nous parlons aujourd'hui pour pouvoir le faire de façon acceptable mais de façon déterminé. S'il fallait faire une prévision, est-ce que vous diriez que dans 10 ans on reviendra en arrière sur le temps de travail ?
Je pense qu'on on va évoluer, mettre beaucoup plus de souplesse, certainement de liberté et faire aussi du donnant donnant. Par exemple, aujourd'hui euh dans les retraites euh les discussions des retraites euh voyez là sera encore euh euh bah François Berou avec sa méthode de Berne, bah il a réussi quand même à convaincre le syndicat qui était le plus attaché à cette réduction du temps de travail. Je parle de la CFDT dit bah finalement oui, on accepte les 64 ans.
Donc oui, on va avoir bien entendu des discussion euh sans doute plus de souplesse du donnant donnant par exemple si jamais on n plus à 100 % en retraite par répartition et qu'on permet on autorise les uns et les autres à avoir une partie par capitalisation, ben le reste redonné en salaire. Donc il va y avoir toutes ces discussions bien entendu. C'est les discussions qu'on aura sur 10 ans défens les défenseurs des acquis sociaux vous diront vous entendant c'est la tactique de l'étrangleur ottoman.
C'est-à-dire petit à petit, on serre, d'abord on sent pas, ça fait pas mal. Et puis petit à petit, on sert et on sert. C'est la raison pour laquelle il faut du temps, il faut donner de la vision, il faut donner une perspective et si effectivement on se donne que 3 ans, alors oui, c'est la tactique de ottomane à laquelle vous venez de faire allusion parce que évidemment on tient pas plus de 3 ans et donc il faut impérativement donner de la profondeur.
Et c'est là encore quelle est la profondeur de temps de François Berou ? un mois, 2 mois, 3 mois, 6 mois, 1 an, 2 ans, 2 ans, c'est sans doute le maximum. C'est bien pour ça que j'ai 2 ans.
C'est bien, c'est bien que je vais de 1 mois à 2 ans. Personne ne le sait et je pense lui non plus. Donc effectivement, quand on propose un budget, j'entends certains dire non mais c'est vraiment comment faire comment ça mais ça va pas réformer la France.
Ce qui est très important, c'est que aujourd'hui, on a dans ce patchw qui nous a été présenté 1000 1000 petits sentiers qui va falloir creuser collectivement et encore une fois donner de la profondeur pour le faire. Monsieur Breton, arrive-ton à la fin de l'État providence ? L'État providence est une création extraordinaire. la social-démocratie de l'après-guerre basée sur les trendes glorieuses, la croissance qui montait la démographie qui était relativement stable et on a l'impression que tous ces piliers se sont écroulés les uns après les autres.
La croissance, il y en a plus vraiment ou une sorte de stagnation et la démographie ça n'est plus vraiment le cas. Les derniers chiffres datent de 1,62 enfants par femme. Oui, bien sûr.
C'est c'est je crois que c'est important de poser la question comme vous l'a posé à l'instant. Euh l'État providence, c'est euh c'est ce que nous avons bâti pour refonder la nation euh après les heures terrible tragique que nous avons connu et notamment à l'occasion du Conseil national de la Résistance qui porté finalement l'émission les fonds bâtismaux euh ce qui est aujourd'hui effectivement cet état providence. Donc on y est très attaché, c'est notre histoire.
Mais sauf qu'à l'époque à l'époque on avait une croissance 4 5 %, on avait une démographie qui était au-delà de 4 % et donc ces deux composantes-là nous permettaient effectivement de financer euh les promesses de cet état social et aujourd'hui on vient de le dire 1,62 pour euh les la natalité en France et une croissance qui va être de combien cette année ? 05 % 04% est-ce la fin est-ce la fin de la social-démocratie ? C'était ce système magnifique, c'est une promesse magnifique de dire on maintient l'économie libérale, son efficacité mais on redistribue.
C'est un état sympa, c'est un état généreux. Ça a fait rêver des ça a rassemblé pas toute la classe politique mais ça a rassemblé une part énorme du spectre politique pendant des années. Et bien bien sûr, il faut poursuivre évidemment cet objectif, mais c'est bien la question.
Aujourd'hui, ce que vous venez de décrire, ça coûte en gros 1000 milliards par an. Voilà, cet état généreux, c'est-à-dire entre sa poche sociale et sa poche retraite et la promesse évidemment, c'est en gros 1000 milliards. Euh je rappelle pour nos téléspectateurs que le budget de l'État de toutes les administrations, euh l'armée, l'école, la justice, c'est 350 milliards.
Donc c'est presque trois fois plus. La question c'est est-ce qu'on va pouvoir continuer à aller euh je prends une image qui va certainement peut-être choquer mais voilà, on a tous une carte vitale. C'est formidable, c'est formidable.
J'entends dire des fois je vais aussi dans des campagnes, ah ben c'est comme ma carte de crédit euh je la donne et je Oui. Plus rien d'un coup si tout ça a un coup et c'est de ça dont on parle aujourd'hui. C'est de ça dont il va falloir parler.
Alors la question telle que vous la posez. D'autres pays sont posé sont posé exactement cette même question. des pays qui étaient très socio-démocrates euh pour lesquels dans lesquels évidemment cette promesse était vraiment la promesse politique.
On peut penser par exemple à la Suède. La Suède a été vraiment un exemple de sociale démocratie euh avec un véritable état providence. Et puis la Suède a vu sa démographie commencer à baisser.
Puis la Suède a commencé à à à comprendre qu'elle ne pouvait plus continuer comme ça. Il y a eu effectivement à ce moment-là une immigration, on le sait, une immigration très importante. La migration remplaçait la natalité.
C'était effectivement une nécessité pour continuer à financer à à faire en sorte que ce modèle social puisse continuer. Alors est-ce qu'elle a été réussie ou pas en Suède ? Les Suédois même disent qu'elle n'a pas été réussie.
En tout cas, en ce qui concerne l'intégration, il y a plus de 20 % maintenant de la population en Suède qui est d'origine non suédoise. Vous semblez dire, pour être précis qu'on est coincé entre la question économique qui marche pas très bien et la question migratoire qui bien entendu, regardez regardez ce qui se passe en Allemagne. Ce qui s'est passé en Allemagne, l'Allemagne est est exactement aussi dans cette problème logique.
Il y a un problème démographique terrible en Allemagne et donc c'est un problème effectivement que l'Allemagne n'arrive pas à résoudre. Et c'est vrai que là aussi, on a eu on a vu euh la réponse de madame Merkel euh sur cette question avec les questions et ça continue. Regardez, ce sont les derniers chiffres publié vendredi.
L'immigration de l'Union européenne a fait grimper la population de l'Union à un niveau record de 450,4 millions de personnes données Eurostat. Mais on constate que la croissance démographique observée est attribuée en très grande part à l'augmentation des mouvements migratoires. En réalité, l'Union européenne a gagné 1 million et quelques de nouveaux habitants.
Solde migratoire positif de 2,3 million de personnes qui compensent la dimination naturelle de la population de 1,3 million de personnes. En clair, c'est seulement l'immigration qui permet à la puissance européenne de rester, de continuer à croître en terme de démographie. ce que vous venez de traduire de là à l'instant par les chiffres, vous aussi euh c'est ce qu'on vit aussi aux États-Unis.
Les États-Unis, évidemment, c'est un continent qui vit de l'immigration, on sait qu'elle se fermer et on sait qu'aujourd'hui, il y a un impact qui est maintenant annoncé, chiffré, euh estimé, fort sur le fait que évidemment il y a un impact sur la croissance et on va voir la croissance diminuer aux États-Unis en particulier euh parce que euh il n'y a plus d'immigration et une augmentation en même temps évidemment de l'inflation. Est-ce que cette machine là est en train de se griper puisque à tauru a raison un certain nombre d'opinions publiques, on le voit en Europe, même des des pays disons de gauche entre guillemets, les Danois, les sociau-démocrates Suédois qui ont beaucoup évolué ne veulent plus de cette solution là. Mais on voit bien, on voit bien et c'est très intéressant qu'on en parle aujourd'hui et qu'on en parle encore une fois à l'occasion de la présentation de ce budget.
On voit bien que tout se tient et qu'on ne peut pas traiter uniquement dire mais il faut plus d'immigrer parce que ils vont payer mais parce que il ils viennent certains disaient manger le pain des français mais il il faut il faut pas travailler plus parce que c'est un acquis social sur lequel on reviendra pas. On voit bienus Rogbain que tout se tient et donc encore une fois je pense que une façon intelligente et positive pour notre pays d'utiliser ce temps d'incertitude absolue dans lequel on est. Personne ne sait si on aura encore un gouvernement à la rentrée.
Personne ne sait si la motion de censure va passer. On sait pas sur quoi non plus. Ça sent tout ça n'est pas très enthousiasmant.
Tout ça, disons les choses. Ça sent le repli. On a vécu dans l'illusion un peu de croissance infinie où on se disait il y aura toujours plus de croissance, toujours plus de biens qui circuleront.
La grande promesse européenne, vous qui êtes un grand grand européen, vous disait c'est merveilleux, on va abattre toutes les frontières. Toujours plus de commerce, de circulation. On n plus à montrer son passeport quand on passe d'un pays à l'autre.
Génial, c'est l'Europe de demain et on voit que c'est le contraire qui est en train de se produire. Non, je ne dirai pas ça parce qu'encore une fois, regardez les pays qui sont en train de rétablir les contrôles au frontièement. Je bien sûr c'est la raison pour encore une fois nous avons un pacte et notamment un pacte migratoire qui se travaille ensemble.
Je ne dirai pas ça parce que précisément c'est en abordant les problèmes comme on les aborde qu'on les traite ensemble et on sait qu'on ne pourra les traiter qu'au niveau européen, qu'au niveau continental. Mais ce qui est très important, me semble-t-il, c'est que dans cette dynamique euh pour vous dire que moi, je suis positif euh parce qu'encore une fois, on sait ce qu'il y a à faire et on sait qu'aujourd'hui positif non pas nous rouler la farine dire, vous venez de nous dire il faudra sans doute travailler plus, il faudra produire plus, c'est peut-être positif. Enfin, je suis pas sûr que ça sonne si positivement à l'oreille de beaucoup de gens.
Gagnez moins. Non, non, j'ai jamais j'ai jamais dit gagner moins. Ça c'est vous qui venez de l' retraite quand même pour l'instant, c'est bien ce qui va se passer.
C'est pas gagner moins d'avoir la retraite. La retraite, c'est être moins pensionné, c'est pas gagner moins. Mais encore une fois, mais non mais mais tout le monde peut travailler, compris quand on est en retraite.
Il faut absolument retrouver le goût du travail, les nécessités du travail. Vous disiez à juste titre que donc dans ces deux poches que je parlais tout à l'heure, évidemment, il va falloir commencer à redistribuer, à travailler. On doit il faut se donner 10 ans.
Il faut se donner 10 ans pour le faire. Absolument. C'est quand même une logique de rétraction.
Vous appelez ça comme vous voulez. Ça vous fait plaisir vous dire vous êtes optimiste mais c'est une logique de rétraction direenthousiasement je vous découvre je vous découvre un un un un vraiment un défenseur de la social-démocratie très bien mais et de l'état providence mais pourquoi pas je respecte toutes les opinions y compris celle-ci l'état providence tel qu'il a été conçu aujourd'hui le constat c'est qu'il ne fonctionne plus donc oui il faut se mettre autour de la table on a quand même c'est un montant considérable 1000 milliards un montant considérable et bien il faut faire pareil Mais autrement et vous avez raison, c'est pas en un claquement de doigts qu'on va le faire mais c'est un projet de 10 ans. Jusqu'où est-ce que ça ira ?
Il y a un exemple qui paraît extrême mais on voit à quel point il travaille dans certaines consciences. C'est ce que fait l'Argentine avec des résultats financiers en tout cas qui sont plutôt intéressants. Regardez M c'est la scène célèbre où il faisait campagne et là il en est plus à faire campagne.
Il a des résultats économiques maintenant où il arrachait tous les ministères qui jugaient. Inutile vous parlez espagnol. Non pas moi.
Enfin, il dit à Fouera, je crois que ça veut dire on enlève tout ça. Regardez la scène. Ministère du tourisme et des sports dehors.
Ministère de la culture dehors. Ministère de l'environnement et du développement durable dehors. Ministère des travaux publics dehors.
Même si vous restez voilà cette scèneel elle est elle est devenue elle est devenue tout à fait emblématique effectivement parce que aussi il a certains résultats. C'est loin d'être le paradis l'Argentine mais il a des résultats. Pardon mais on a tous vu cette scène mais comparer la situation de l'Argentine à la France non je ne le ferai pas.
Non je ne le ferai pas. Et et et du reste je ne suis pas de ceux qui disent qu'il faut travailler à la tronçonneuse pour précisément couper dehors comme il dit dehors. Non c'est pas comme ça que ça marche chez nous en France et ça marchera pas comme ça.
Donc l'objectif était peut-être louable, la méthode est critiquable. Il y en avait un autre qui avait un objectif identique qui s'appelle non Musk. On voit où ça l'amené.
Donc non, on apprend aussi euh Darius Rochmain de ce qui se de ce qu'il faut faire et de ce qu'il faut pas faire. Je suis convaincu que ce n'est pas la méthode. En revanche, ce qui est ce qui est important, c'est que nous avons aujourd'hui on a on a calculé tout cela.
Vous voyez, vous parliez tout à l'heure avec la ministre concernée de de de la réduction des des fonctionnaires. En fait, euh quand on dit qu'on va plus remplacer un fonctionnaire sur 3 à partir de 2027, c'est ce qu'il propose le premier ministre. Bien, ça veut dire en économie par an en gros.
J'ai fait les calculs 1 milliard. Donc ça veut dire que si je me projente à 10 ans, ça fait effectivement 10 milliards de mois. Je vous dis ça pour dire c'est à la fois c'est pas nul.
C'est pas nul mais c'est pas énorme. Donc on voit bien que ce n'est pas la solution passe pas par un matraquage ou ou un tronçonnage de ceux qui servent l'État. Ça veut pas dire qu'il faut pas le faire mais ça veut dire que tout ne repose pas là-dessus.
Bien évidemment. Votre regard Thierry Breton sur les événements à l'étranger aussi, c'est le mouvement assez étonnant de position de Donald Trump contre Vladimir Poutine quand il dit "Je suis mécontent de lui, je suis déçu de lui", quand il va jusqu'à laisser dire un certain nombre de ses soutiens verra l'Instagram, il pourrait il fait une comparaison avec ce qui s'est passé en Iran. On en est pas là.
Mais enfin imaginez que Trump soit aussi dur avec les Russes et avec Poutine. Est-ce que c'est possible ? Vous savez, c'est avec Donald Trump, on est toujours étonné mais mais donner aujourd'hui c'estes 50 jours, puisque'au fond il vient de donner euh c'est ça hein ce que vous nous dites.
Il vient de donner 50 jours euh à Vladimir Poutine. On sait ultimatum théorique ultimatum. Mais on sait que ces 50 jours, c'est les jours d'été et c'est les jours où précisément euh Vladimir Poutine peut lancer ses divisions blindées euh plus que pendant l'hiver.
Mais Donald Trump, il nous dit aussi à juste titre que cette guerre est une guerre terrible. Il ne la supporte pas. Elle est terrible parce que tous les jours, ce sont les chiffres du gouvernement ukrainien, il y a près de 1100 soldats russes qui meurent ou qui sont blessés et qui sortent du combat 1100 par jour.
Ça veut donc dire que en 50 jours, ça en fait 50000 de plus et les Ukrainiens, c'est à peu près un/ers de plus. Ça veut donc dire que en 50 jours, ça le gêne pas d'avoir effectivement contenu du comportement de Vladimir Poutine entre 50 et 70000 personnes qui vont soit mourir soit être invalidé. Ther Breton la la donc on voit bien si vous le permettez on voit bien que derrière il y a toujours cette espèce d'ambiguïté avec Donald Trump donc je crois qu'il faut être prudent et que nous européens et bien il faut utiliser ce qu'il vient de dire à juste titre.
On va pouvoir continuer à acheter des armes y compris des armes américaines pour les fournir. C'est quand même un jeu de bascule extraordinaire. C'est-à-dire, il dit je vais donner, c'est pas donner hein, il va vendre plus exactement.
Il dit aux Européens "Achetez-moi des armes et vous les donnerez vous aux Ukrainiens." Donc les États-Unis vont y gagner. Mais ça a toujours été ce qu'il a voulu faire et c'est aussi la raison pour laquelle il voulait effectivement que nous augmentions nos dépenses de défense au sein de l'OTAN.
à charge pour nous Darius Rogemin puisqu'on le sait d'augmenter encore plus vite notre capacité de production de défense c'est en théorie pour l'instant mais c'est pas la théorie c'est pas de la théorie je l' fait je l' fait sur les qu'est-ce que vous me racontez la théorie danois même les Danois pardon qu'il est en train de piétiner il les piétinent dans l'affaire du Groenland il les humilient plus bactèire ils disent très bien monsieur Trump on va vous acheter du matériel tant mieux pour les Ukrainiens ils vont les donner aux Ukrainiens mais qu'est-ce qu'il vont qu'est-ce qu'ils vont acheter ils ils veulent acheter des des des missiles patriotes on sait qu'aujourd'hui et c'est pas nous qui fabriquons mais donc à charge pour nous d'augmenter nos missiles. Ils sont bien ils sont même meilleurs que les patriotes mais aujourd'h bien joué Trump bien joué j'en sais rien. Il réussit à vendre ses patriotes et en même temps grand cœur personne n'en sait rien.
Personne n'en sait rien. Un milliard le système personne n'en sait rien parce que la politique la politique c'est pas uniquement du marchandage et des affaires. Thiry Breton, merci
François Bayrou