Bourdin Direct du 6 juillet - 8h/9h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 41 %Attaque 50 %Défensif 9 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 23:00OuverteRéponse directe
Qu'en pense Guillaume Pelletier ?
- 23:27OuverteRéponse directe
Votre parti est à l'honneur, dites-moi.
- 24:16OuverteRéponse directe
C'est une satisfaction ?
- 25:38RelanceRéponse directe
C'est l'analyse que vous faites de ce choix, de Jean Castex.
- 25:52RelanceRéponse directe
Mais dites-moi, c'est méprisant ?
- 26:58OuverteRéponse directe
Que va faire la classe politique pour mieux récompenser ceux qui bossent ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 24:35InvitéChiffre
« Un bilan cataclysmique. 2 700 milliards d'euros de dettes. »
- 24:57InvitéChiffre
« Un record en matière d'immigration. 276 000 titres de séjour accordés en 2019. »
- 25:15InvitéFait
« Le bilan d'Emmanuel Macron est un bilan exécrable. »
- 27:10InvitéPromesse
« Il faut que nous ayons le courage de recréer un écart entre les revenus de l'assistance et les revenus du travail. »
- 28:12InvitéFait
« Tout le monde a vu ce qui s'était passé à Dijon, de manière cataclysmique, des communautés tchétchènes et maghrébines qui s'affrontent, 150 jeunes qui tirent à la Kalachnikov. »
- 29:55InvitéPromesse
« Je demande que sur l'islam politique et les questions de sécurité, il y ait, par exemple, enfin, l'expulsion des fichés S étrangers, l'internement des fichés S français, l'expulsion des imams salafistes, la fermeture des mosquées salafistes. »
- 35:05InvitéPromesse
« Je crois que pour tous les mineurs délinquants récidivistes, il faut qu'Emmanuel Macron annonce la création d'un service militaire obligatoire. »
- 35:39InvitéPromesse
« Je propose même que nous allions jusqu'à la suspension des aides sociales pour ces mineurs délinquants récidivistes. »
- 35:49InvitéPromesse
« Que la loi puisse permettre d'extraire du quartier dans lequel il commet ces délits ce mineur délinquant récidiviste. »
- 36:07InvitéPromesse
« Il nous faut enfin l'autonomie fiscale des communes, des départements et des régions. »
- 37:31InvitéPromesse
« Je propose donc que les 1000 hauts fonctionnaires qui dirigent la France voient leur rémunération plafonner en dessous de celle du président de la République. »
- 37:56InvitéPromesse
« Donc oui, il faut réformer nos retraites. »
- 37:26PrésentateurPromesse
« Je propose donc que les 1000 hauts fonctionnaires qui dirigent la France voient leur rémunération plafonner en dessous de celle du président de la République. »
- 37:52PrésentateurFait
« Il faut dire la vérité aux Français. On vit plus longtemps la dette et les déficits sont considérables. »
- 37:57PrésentateurPromesse
« Donc oui, il faut réformer nos retraites. »
- 38:34PrésentateurFait
« Je considère, moi, que quand on a commencé tôt, il faut pouvoir partir tôt. Quand on a commencé tard, on finit un peu plus tard. »
- 39:04PrésentateurPromesse
« Il faut mettre à bas cette loi des 35 heures. »
- 39:15PrésentateurPromesse
« Il faut que chaque entreprise puisse choisir entre 30 et 40 heures. »
- 41:50PrésentateurChiffre
« Nous sommes 93% à utiliser la voiture pour aller travailler. »
- 41:54PrésentateurChiffre
« En moyenne, 40 km par jour pour aller de notre domicile à notre travail. »
- 42:12PrésentateurChiffre
« Les sociétés d'autoroutes, c'est 3 milliards d'euros de bénéfices chaque année. »
Temps de parole
- Présentateur71 %
- Invité8 %
- Invité 26 %
- Invité 34 %
- Invité 44 %
- Invité 52 %
- Invité 62 %
≈ 2,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC.
Lundi 6 juillet, l'info sur RMC. Il est 8h02, Céline Calman est là pour les infos. Céline, bonjour.
Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Le remaniement, c'est maintenant le casting de Castex dévoilé aujourd'hui. Jérémy Trottin nous dira que certains piliers du gouvernement sont assurés de rester. Pour les patrons, les vacances attendront. RMC vous révèle une étude ce matin. Contexte économique oblige près d'un sur deux renonce à ses congés cet été. Et puis, 200 chercheurs alertent l'OMS. Le Covid-19 se transmet plus facilement qu'on ne le pense. Le virus reste dans l'air et peut contaminer toute une pièce. Bienvenue sur RMC. L'organigramme va donc être dévoilé. Les passations de pouvoir devraient rythmer cette journée du 6 juillet. La nouvelle équipe autour de Jean Castex a été choisie.
Les profils ont été épluchés tout le week-end par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Bonjour Jérémy Trottin. Encore quelques heures de suspense. Ce qui est certain, c'est qu'il va y avoir des bouleversements.
Oui, un remaniement présenté par l'Elysée comme un mouvement d'ampleur avec de nouveaux talents et des personnalités d'horizons différents. Un gouvernement de mission et de rassemblement. Résumé hier soir, le chef de l'État dans un tweet. Plus facile à dire qu'à faire car l'idée est bien sûr de constituer l'équipe qui ira jusqu'à la campagne de 2022 pour trouver la savante alchimie et Emmanuel Macron devraient maintenir à leur poste des ministres qui ont fait leur preuve. Sauf surprise, Bruno Le Maire, Olivier Véran et Gérald Darmanin devraient être confortés, voire promus. En revanche, de nombreux inconnus demeurent. Qui pour incarner l'écologie ? Y aura-t-il de nouveaux débauchages ?
Notamment à droite et peut-être à gauche, la société civile sera-t-elle à nouveau à l'honneur ? Ce qui est sûr en revanche, c'est que la taille du gouvernement ne devrait pas être resserrée comme pressentie dans un premier temps. Une vingtaine de ministres et de ministres délégués devraient être en effet nommés dès aujourd'hui avant l'arrivée des secrétaires d'État dans les prochains jours.
On reviendra avec vous, Jérémy, dans un court instant sur le déplacement hier soir de Jean Castex. Il s'est rendu dans un commissariat de la Courneuve. Mais d'abord, le remaniement, qu'est-ce que ça vous inspire ? Des nouveaux ministres ? Pourquoi faire ? Y aura-t-il de réels changements ? Camille Schmitt et Pierrick Bonneau ont suivi un député modem auprès de ses administrés dans les Yvelines. Pour parler remaniement, encore faut-il savoir qui est le nouveau Premier ministre. Et sur cette question, le député Jean-Noël Barraud doit faire preuve de pédagogie. Vous savez que c'est lui qui a organisé le déconfinement.
Un nouveau Premier ministre et un nouveau cap, l'élu modem liste trois priorités.
Celle de la transition économique, sociale, environnementale. Celle d'un nouvel équilibre des pouvoirs et des responsabilités. Et puis celle du patriotisme républicain.
Mais quand on demande aux promeneurs quelles sont leurs priorités, la réponse n'est pas tout à fait la même. Honnêtement, on ne s'est pas posé la question. L'éducation des enfants. La santé, c'est encore les médecins, ce sont les infirmières. Quant à la réforme des retraites remise à l'agenda par Emmanuel Macron, ce n'est clairement pas une urgence pour Mayna. Pour le moment, je pense que ça peut être mis en stand-by. Et déjà, en fait, mener jusqu'au bout cette histoire de Covid. Tout remettre en même temps, comme ça, je pense qu'on va complètement s'y perdre. Et honnêtement, je n'étais même pas au courant qu'on avait changé avec le Premier ministre. Donc, il faut laisser les gens souffler.
Tout va pourtant aller très vite dans les prochains jours. Avec la prise de parole du chef de l'État, le 14 juillet. Christophe Castaner, va-t-il passer la main aujourd'hui ? La question se pose évidemment, surtout après la petite phrase lâchée hier par le nouveau Premier ministre, Jérémy Trottin. C'était hier soir à la Courneuve, près de Paris.
Oui, Céline, la phrase prononcée par le nouveau Premier ministre lors d'une visite de nuit dans un commissariat de samedi n'a échappé à personne. A peine avait-il terminé son déplacement à la Courneuve, que Jean Castex promettait déjà aux forces de l'ordre de revenir sur le terrain avec le ministre de l'Intérieur nommé sur sa proposition. Des propos qui sonnent peut-être la fin de la présence de Christophe Castaner à Beauvau. Il est vrai que ce proche d'Emmanuel Macron est très critiqué dans les rangs de la police, après ses propos jugés inacceptables lors du mouvement récent contre les violences policières.
Un ministre également affaibli pour sa gestion de la crise des gilets jaunes et par son attitude lors d'une soirée en boîte de nuit avec une inconnue. Alors qui pour remplacer ce fidèle du Président ? Jean Castex lui-même avait été pressenti pour occuper ce poste lors du départ de Gérard Collomb et dont les réseaux sont tentaculaires dans l'administration n'a encore rien livré de ses intentions.
Jérémy Trottin, chef du service politique d'RMC, Jean Castex qui recevra ce soir les députés et sénateurs de la majorité à Matignon. Sur la feuille de route, on le sait, le dossier des retraites qu'il veut régler à court terme. Sur RMC ce matin, Yves Verrier, secrétaire général de Force Ouvrière, a affirmé qu'il fallait plutôt se concentrer sur la préservation des emplois. RMC 8h06, le sacrifice d'un été pour sauver sa boîte, son commerce. RMC vous révèle ce matin cette étude d'Opinion Way pour la fondation MMA des entrepreneurs. 44% des chefs d'entreprise vont écourter, reporter, voire même annuler leurs vacances. objectif, tenter de relancer leur activité.
53% des commerçants, eux, resteront ouverts tout l'été. C'est le cas de Dominique Duclos. Elle tient depuis 20 ans une caripicerie dans le Val-d'Oise à Grolet. Marie Régnier l'a rencontrée pour RMC. La cave de Dominique n'a jamais fermé ses portes pendant le confinement. Ça nous fait 27,50. Mais cela n'a pas empêché les ventes de s'effondrer. Notre chiffre d'affaires a baissé de 60%. On s'est fait du souci, bien sûr, parce qu'on s'est dit que nos échéances vont arriver et tout. Ce n'est pas évident. Désormais, Dominique et son mari font tout pour relancer l'activité. Pour la première fois depuis 20 ans, ils ont décidé de renoncer à leurs vacances d'été.
On est combattif, on va se battre, on va être là pour nos clients. Et puis ça rattrapera toujours un petit peu ce qui a été perdu. Il faut être sur le terrain. Comme Dominique, plus d'un commerçant sur deux va écourter ou annuler ses congés d'été. Un choix qui n'étonne pas Patrick Miliotis, délégué général de la fondation MMA des entrepreneurs. Ça se comprend parce que l'entrepreneur, il a un rapport existentiel avec son entreprise. Pendant la pandémie, en fait, il avait plus peur de perdre son entreprise que de contracter le virus. Et puis surtout, prendre peut-être le temps pour réfléchir au redémarrage en septembre.
Une combativité indispensable à la reprise, mais pas suffisante selon la fondation qui attend des consommateurs et du gouvernement qu'il continue de soutenir les petites entreprises. Il n'y a pas eu d'épreuves, mais il y aura des résultats. Alors ton bac, tu l'as eu ? Réponse demain. Avec en principe peu de suspense, le contrôle continu est pris en compte cette année à cause du coronavirus. Autrement dit, seules les notes des deux premiers trimestres avant le confinement. Et si elles n'ont pas été fameuses, ce sera le rattrapage. Ces deux dernières semaines, certains établissements ont donc pris les devants pour les révisions.
Un reportage à Chenevière-sur-Marne, près de Créteil, où s'est rendu Martin Bourdin pour RMC.
Un cours d'économie de trois heures, seul dans la classe, face à deux professeurs. C'est quoi les éléments du contrat ? Difficile d'être à l'aise pour Inès, mais cette candidate au bac pro gestion administration sait que c'est indispensable pour décrocher son diplôme.
J'ai eu des mauvaises notes. Ils sont là, ils mettent, ils me poussent. Ils veulent ma réussite, donc moi je trouve ça cool.
À l'étage supérieur, ils sont sept à suivre un cours de maths sur les fonctions dérivées. C'est ça, la dérivée d'un nombre, tout seul, c'est toujours zéro. Pas vraiment la matière préférée de Wassim. Depuis l'année, je n'ai pas travaillé. Mais ses cours de soutien changent la donne. C'est un petit groupe et je ne comprends plus vite. Et les élèves sont aussi plus attentifs, relève le professeur de maths Cyril Tedaldi. Déjà parce qu'on est très proche de l'échéance, donc ils ont une pression supplémentaire, on est moins nombreux, et là ils écoutent, il y a moins de bavardage.
Dans ce lycée, le proviseur adjoint Sylvain Pays a incité une vingtaine de candidats au bac pro à assister à ses cours, trois heures par jour sur les deux dernières semaines.
Les élèves ignorent une partie de l'évaluation comptant pour l'examen. Donc on a identifié sur une fourchette assez large les élèves qui étaient susceptibles d'être convoqués aux euros de rattrapage.
Et pour parfaire cette préparation, les professeurs principaux seront là demain au moment des résultats pour accompagner ceux qui iront effectivement au rattrapage.
Des chercheurs alertent ce matin l'Organisation mondiale de la santé sur la manière dont le virus, le Covid-19, se transmet. De minuscules gouttelettes qui peuvent traverser une pièce et donc infecter plusieurs personnes. Anne-Sophie Balbière, des travaux de grande ampleur viennent confirmer cette thèse. Oui, près de 240 chercheurs issus de 32 pays estiment que le virus peut se diffuser dans l'air uniquement en parlant. Alors ce qui ne veut pas dire que le Covid se balade pendant des heures autour de nous, mais qu'il peut bien se transmettre par de toutes petites gouttes.
Le risque de contamination serait surtout plus important dans des espaces clos, mal ventilés, avec plusieurs personnes proches les unes des autres pendant longtemps. Les scientifiques doivent publier une lettre ouverte dans la semaine. Ils demandent à l'OMS de revenir sur ces recommandations puisque depuis le début de l'épidémie, l'Organisation mondiale de la santé considère que le virus se transmet surtout par des grosses gouttes quand une personne éternue ou tousse, que ce n'est pas un virus aéroporté, c'est-à-dire transporté par l'air ambiant. Merci Anne-Sophie. Si vous avez pris des vacances cette semaine, c'est Jackpot. Il va faire beau presque partout, tout le temps.
On l'a vu avec Géraldine de Maury. Des vacances vécues comme une délivrance après cette période si particulière. Reportage à Marseillans dans les rôles dans un camping au bord de la mer. Estelle Henry. Après le marché, c'est baignade pour Héléna, 9 ans, venue avec sa sœur rejoindre leur cousine qu'elle n'avait pas vue depuis 6 mois.
Moi le virus, je m'en fiche un petit peu, ça ne me fait pas peur. Je suis avec ma famille dans un camping de rêve, dans un endroit de rêve. Rien que ça, c'est super.
A quelques mètres de la plage, Sandrine, arrivée hier de Saint-Etienne, s'offre son premier bain à la piscine. Elle avait quelques appréhensions au départ, mais n'a pas pu se résoudre à abandonner le traditionnel apéro entre amis. Alors les apéros entre amis, on les fait quand même, on s'adapte, on garde notre distance et puis on fait attention. La direction du camping nous a bien rassurés, donc on est venus vraiment contents de prendre des vacances. Un protocole sanitaire strict appliqué dans les trois campings gérés par Savine Kaboujol, directrice. Les clients apprécient et les réservations explosent depuis 15 jours. On est rassurés, mais on reste prudents.
Les réservations de dernière minute sont plus importantes que les années précédentes. Ça, c'est vraiment exceptionnel pour nous. Normalement, juillet-août, c'est déjà complet depuis deux mois. Et pour l'instant, le taux d'occupation des trois campings les Méditerranées de Barseillan avoisine les 60%. L'événement aujourd'hui, c'est évidemment la réouverture du Louvre. Après des mois de fermeture, alors attention, il faut réserver son créneau et puis surtout porter un masque lors de la visite.
Bien, nous avons des petits messages. Tiens, Raphaël, lui, veut nous parler de l'accent. Raphaël, bonjour.
Oui, bonjour Jean-Jacques. Bonjour. Je vous remercie de me recevoir à l'antenne.
Je vous en prie.
Ça fait plaisir. Vous allez voir que je n'ai pas suffisamment un accent
qui fait penser à Marseille de Pagnole. Non, vous êtes de Cannes, Raphaël. De Cannes, voilà. C'est ça, exactement. Mais vous n'avez pas trop d'accent, là ?
Eh bien, pas trop, voilà. Bon, je le cache. Ma mère me disait quand j'étais petit, fais attention, l'accent c'est bulgaire. Elle me disait ça. Ça fait écho un peu à ce que disait votre invité tout à l'heure. On a, c'est vrai.
Moi aussi, j'ai entendu ça. De la mienne. On en est fiers quand même. On le porte fièrement. Non, mais c'est vrai que pour la petite anecdote, quand j'étais étudiant, j'étais étudiant en développement durable. Je cherchais un stage sur la capitale, Paris.
Oui.
Et le jour de mon entretien, avec tout le stress, en plus, je peux me permettre, je peux donner le nom de l'organisme. qui m'avait été étudiant en stage.
Mais oui.
Ça va vous faire sourire. C'était le MEDEF.
Oui. Petite dédicace. Et donc, effectivement, la directrice de ressources humaines,
après l'entretien, elle a été présenté à la directrice et puis elle m'avait dit gentiment dans l'ascenseur, donc vraiment juste avant le bureau, elle m'a dit, excusez-moi, je me permets de vous dire, faites attention, vous avez un accent prononcé, essayez de ne pas trop parler. Et voilà. Vous savez que ça existe toujours. Moi, j'ai toujours malheureusement connu ça. Ça existe toujours un a priori parce qu'on a un accent. C'est insupportable, ça. Pourquoi ? C'est parce qu'on a un accent qu'on est moins performant, moins efficace, je ne sais pas, moins sérieux, ou moins... Enfin, bon. Merci, Raphaël. Merci.
Merci, Jean-Jacques. À bientôt. À bientôt. Triste de savoir que vous partez. Merci, Raphaël. Et oui, c'est la fin de la semaine. Bien, Pascual est à Bastia. Bonjour. Allô ? Oui, Jean-Jacques. Oui, Pascual. Bien sûr, bien sûr. Bastia, la Corse avec vous. La Corse. Ah, la Corse. Ouais. Ah là là là là.
Alors, Jean-Jacques, moi, ça fait 19 ans que je vous écoute. Oui. Et c'est vrai que cette semaine, c'est un petit pincement au cœur, parce que vous accompagnez mes matinées depuis pratiquement 19 ans. Ah. Ça va faire bizarre, mais bon. Bon. Mais c'est comme ça. C'est comme ça, oui. Il arrive un moment où il faut arrêter. C'est bien. Bien. Merci. Dans tous les cas. Merci à vous. Vous regardez, vous écoutez la radio, surtout, parce qu'on parle de radio, surtout. RMC Découverte aussi. On a créé RMC Découverte le matin. On a pris l'antenne. Au début, ce n'était rien. Puis, on est devenu la troisième chaîne le matin. Il faut quand même le rappeler. Troisième chaîne de télé le matin.
Je voudrais le rappeler, parce que RMC Découverte, dans le groupe, j'ai l'impression que personne ne s'en soucie. Or, RMC Découverte, c'est très important. Mais voilà. Et donc, voilà, je suis très content de tout le travail qu'on a fait. Mais on ne l'a pas fait sans vous, hein, Pasquale ?
C'est grâce à vous, hein ? C'est avec vous ? C'est sûr. Et pour la petite anecdote, j'ai imposé votre émission à ma femme, qui depuis vous suisse. Ah bon ?
N'imposez pas trop, parce qu'elle va m'en vouloir après. Non, elle ne vous en veut pas. Bon, voilà. Bonne continuation. Que vous êtes bienvenue encore, ce qu'on vous voulez. Ah bah ça, j'y viens régulièrement, vous savez. J'ai des amis du côté de Calvi, que je salue d'ailleurs, au passage. Ah ok. Voilà. Merci beaucoup, Pasquale. Merci.
Allez, au revoir.
Merci, au revoir, au revoir. Il est 8h16. Colonel Grégory Allion, bonjour. Oui, bonjour Jean-Jacques Bourdieu. Président des... Oui, bonjour Jean-Jacques Bourdieu. Allô ? Je vous entends ma... Ah bah si, vous savez, c'est le Skype, c'est moyen, quoi. Vous êtes président de la Fédération Nationale des Sapeurs-Pompiers.
Oui, bonjour Jean-Jacques Bourdieu.
Oui, bonjour. Vous aussi, vous avez un peu d'accent, Grégory.
Je pense que j'ai un accent qui n'est pas très loin du vote, Jean-Jacques. Oui. Il nous a affecté depuis longtemps.
Oui, exactement. Dites-moi, Grégory Allion, les pompiers sont en colère. Ils sont en colère à propos de la gestion du Covid-19. Que se passe-t-il ? Expliquez-nous.
Non, les pompiers ne sont pas particulièrement en colère. Ils ont fait un retour d'expérience comme ils ont l'habitude de le faire lorsqu'ils conduisent des opérations. Et aujourd'hui, en fait, ils ont constaté que dans les territoires, il y avait eu finalement des choses qui s'étaient passées. Nous avons retraduit cela dans un document qui est un document de travail sur lequel nous devons encore continuer de travailler. Parce qu'il est sorti dans la presse malencontreusement. Et je tenais à m'en excuser parce que nous avons encore du travail de relecture de ce document-là. Mais aujourd'hui, les sapeurs-pompiers, finalement, disent ce que pensent les territoires, tout simplement.
C'est-à-dire ? Que dites-vous ?
Vous savez, lorsque vous avez une crise qui est gérée de manière centrale, uniforme, ne laissant peu de prise à la capacité des territoires à avoir des réactions, à avoir du pragmatisme, faire en sorte que l'ensemble des services soient mis à contribution sous une seule autorité, notamment l'autorité préfectorale ou l'autorité des maires dans les communes, c'est-à-dire respecter les principes de gestion de crise que nous connaissons dans notre pays, qui répondent à des canons que nous connaissons, qui sont inscrits dans la loi et les règlements, ben oui, nous avons été perturbés de constater que, finalement, tout ce qui régissait la gestion de crise au quotidien pour protéger les Français n'avait pas été respecté dans le cadre de cette gestion de crise du Covid-19.
Mais c'est-à-dire pas respecté, c'est-à-dire qu'on n'a fait pas suffisamment, on n'a pas fait appel à vous, on a fait appel à vous, mais pas suffisamment, on n'a pas fait suffisamment appel à votre savoir-faire en matière de crise, parce que vous avez l'habitude d'intervenir sur des crises, c'est ce que vous voulez dire.
Le sujet, ce n'est pas d'avoir fait appel ou pas au Saint-Port-Mont-Pied, le sujet, c'est d'avoir eu plusieurs commandements, de ne pas avoir eu des directeurs d'opérations de secours, que sont les préfets ou les maires, et qui ont l'habitude de gérer les crises, et qui mettent justement l'ensemble des services sous leur autorité.
Ce n'est pas seulement les sapeurs-pont-pieds, ce n'est pas un problème d'avoir sollicité les sapeurs-pont-pieds, mais l'essentiel, c'est d'avoir un directeur des opérations de secours par département, que sont les préfets, et qui mettent de manière internistérielle et inter-service l'ensemble de celles et ceux qui concourent à la protection de nos concitoyens au quotidien, et qui finalement ont l'habitude de le faire tous les jours, et qui ont l'habitude, en répétant l'organe tous les jours, de pouvoir le faire en situation exceptionnelle, que ce soit les inondations, que ce soit les risques chimiques dans une entreprise, l'Ubrizole typiquement, que ce soit les feux de forêt, que ce soit l'ensemble des crises à gérer sur ce territoire, les lois et les règlements précisent que c'est au préfet de gérer, de mettre en musique, de mettre au diapason l'ensemble des équipes et des services, que nous soyons médecins, que nous soyons sapeurs-pompiers, que nous soyons policiers ou bénévoles.
Eh bien, merci, colonel Grégory Allion, président de la Fédération Nationale des Sapeurs-Pompiers, évidemment dans les Bouches-du-Rhône, merci. Ce matin, il est 8h19, vous êtes sur RMC. Allez, vous continuez à appeler, le 3216, et qu'allons-nous faire ?
On va parler des salariés de Smart sous le choc, après l'annonce de la vente de leur usine en Moselle. Ce sera avec Frédéric Simotel, pour la chronique éco, dans un instant. RMC, RMC 6h-9h, vaut en direct.
Les 8h24, avant de retrouver Frédéric Simotel, Guy est avec nous, Guy, dans le Vaucluse. Bonjour, Guy.
Oui, bonjour, Jean-Jacques.
Bonjour, vous aussi, vous avez un peu l'accent, Guy.
Carrément, plus ou moins.
Carrément, et alors ?
Et alors ? Moi, c'est bon, j'avais eu un problème, justement, avec cet accent. On travaillait sur une plateforme téléphonique, à l'époque, pour une marque d'assurance, pour faire du phonique. Et donc, il m'avait demandé, au fur et à mesure du entretien, d'essayer de le perdre un peu. Donc, ensuite, j'étais obligé de parler comme ceci, pour me faire comprendre. Mais après, j'ai essayé de tomber, puis je suis reparti d'entretien.
Oui, vous avez bien fait. Vous êtes graphiste. Vous avez bien fait, Guy. Qu'est-ce que vous vouliez nous dire, ce matin, Guy ?
Voilà, ça me fait un peu de peine de savoir que je ne serai plus là de 6h à 9h. Oui. Je regarderai...
Non, non, non, non. Je ne serai plus là de 6h à 8h30.
Oui, à 8h30, voilà. Après 8h30, je passerai sur BFM pour regarder vos entretiens politiques, qui sont très intéressants, d'ailleurs.
Oui, merci.
Et je voulais faire un petit coucou aussi à toute l'équipe, tant qu'elle est.
Eh bien, elle est là, l'équipe. On nous embrasse, Guy.
Merci. On me rends compte que c'est ma femme qui doit m'écouter à la télé, parce que là, je suis dans la voiture, je viens de rentrer d'Avignon.
D'accord, d'accord, d'accord. Elle est sur RMC Découverte, votre femme ? Oui, bien sûr. Bon, sur la 24, la chaîne 24. Exactement. Eh bien, merci, Guy. Passez une belle journée. Allez, belle journée à vous. Et encore merci d'être là. Merci. Merci beaucoup, Guy. Merci, au revoir. Frédéric, bonjour. Bonjour, Vax. Alors, nouveau coup dur dans le secteur de l'automobile. Voilà que Mercedes se sépare, veut se séparer de son usine Smart en Moselle. 1600 emplois concernés, ce n'est pas rien. En bar, on a beaucoup, beaucoup parlé, l'usine Smart. Oui. C'est... C'est moderne. Je croyais que Mercedes voulait investir 500 millions d'euros dans cette usine. Oui, c'est tout le paradoxe de tout ça.
Alors, c'est 1 000 postes. Alors, l'usine d'embarque, c'est 1 000 postes vraiment sur le site. Et après, il y a 600 postes alentour avec les sous-faits dans les fonds de serre. C'est pour ça qu'on parle des 1 600 postes. Alors, Mercedes avait déjà prévu de délocaliser tout ce qui était la production des mini-citadines Smart en Chine. Ils avaient signé... Ah bon ? Il y a le chinois Jilly qui est arrivé à 50% du capital de Smart et emmené cette partie de production des Smart en Chine. Mais Mercedes avait dit, pas d'inquiétude, on va investir 500 millions dans cette usine et on va construire notre SUV électrique. Voilà. Donc, il sera produit là en Moselle. En Moselle.
Voilà, ça satisfaisait tout le monde. Et puis, Patatra, ils ont déjà commencé à faire des travaux sur les nouveaux ateliers de peinture, de ferrage. Et puis là, Patatra, la crise du Covid est passée par là. Mercedes, comme d'autres, doit être plus rentable, plus efficace. Et donc, a décidé de se concentrer plutôt sur des gros sites, plutôt des sites allemands. Et puis, il faut savoir que Mercedes a de très gros accords avec les puissants syndicats allemands IG Metal. Et là-bas, pas question de supprimer les emplois. Donc, voilà. Alors, que va devenir le site d'un bar ? Alors, du coup, on sait que déjà, ce ne sera plus des SUV allemands.
Mais Daimler indique vouloir continuer, donc la maison mère, indique vouloir continuer à produire la Smart avec, pourquoi pas, un partenaire potentiel. Alors, pour le moment, ce n'est pas encore la panique là-bas parce qu'ils ont encore 2-3 ans devant eux d'échéance. Mais bon, on se pose quand même des questions. La moyenne d'âge de l'usine, c'est 46 ans. Donc, vous voyez, il y a encore quelques années de travail. Bruno Le Maire s'est intéressé au sujet. Il a dit que ce site est symbolique de la relation franco-allemande, que les salariés avaient déjà fait des efforts. Les salariés avaient accepté à une époque de travailler 39 heures, payer 37. Je me souviens.
Pour garantir l'efficacité, le rendement de l'usine. Donc, on voit, ils ont quand même envie d'y aller. Depuis le 2 juin, la production a repris. C'est 110 modèles par jour contre 150 en période de pointe. Donc là, on attend un partenaire potentiel. Moi, l'idée, je trouverais... Alors, c'est compliqué parce que Renault est aussi en train de supprimer les postes. Mais ce serait de garder la partie smart construite en Chine pour le marché asiatique. Et pourquoi pas dire à Renault de signer une JV avec Mercedes. Une JV, une JV, une JV, une société des communes mondiales. Et où ils construiraient la petite voiture électrique. Petite voiture électrique, c'est un domaine stratégique.
On va en avoir de plus en plus. Donc, pourquoi pas proposer ça. Bon, merci beaucoup. 8h28. Et puis, Toyota est un exemple. Ça fonctionne bien chez Toyota dans le nord de la France. 8h28. Merci d'être avec nous. Merci de nous avoir accompagnés tout au long de la matinée. Je suis avec Guillaume Pelletier. Dans un instant, le vice-président des Républicains. Je voudrais vous rappeler que Jean Castex était encore républicain jeudi dernier. Il a démissionné très vite vendredi matin avant d'être nommé Premier ministre. Qu'en pense Guillaume Pelletier ? A tout de suite. Le rappel de l'actualité, Julien Coudreau.
Je sais que vous attendez de nous des actes. Ils viendront, promesses de Jean Castex, lors d'une visite surprise au commissariat de la Courneuve en Seine-Saint-Denis hier soir.
Le nouveau Premier ministre a tenu à assurer les policiers du soutien sans faille du gouvernement aux forces de l'ordre et de son attachement à la sécurité publique en pleine polémique sur les violences policières.
Emmanuel Macron lui a promis un nouveau chemin et une nouvelle équipe. Elle sera connue dans la journée au maniement gouvernemental attendue dans les prochaines heures. Au total, la nouvelle équipe devrait compter une vingtaine de ministres et de ministres délégués, selon l'Elysée. Et puis Huawei en partie écarté de la course à la 5G en France. Annonce du gendarme français des télécoms ce matin, même s'il n'y aura pas de bannissement total de l'entreprise chinoise. Mais les opérateurs français qui l'utilisent recevront des autorisations d'exploitation limitées à 8 ans.
Il est 8h30 et dans un instant, le vice-président du parti Les Républicains, Guillaume Pelletier, et l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFM TV.
RMC Bourdin Direct.
Jean-Jacques Bourdin. Jean Pelletier, bonjour. Bonjour. Vice-président des Républicains, député du Loire-et-Cher. Votre parti est à l'honneur, dites-moi. Voilà que l'un des vôtres, Jean Castex, enfin il l'était jusqu'à vendredi matin, je crois. L'un des vôtres est devenu Premier ministre. C'est une satisfaction ? Moi je suis comme les Français. Oui. C'est-à-dire que, bien sûr que j'ai de l'estime pour Jean Castex. Vous le connaissez bien. Non, pas plus que ça, mais j'ai pu le croiser. J'aime tout à la fois son accent. Mais pas pu, vous l'avez croisé, dans votre parti. J'aime son accent rocailleux, j'aime son professionnalisme. Non mais l'accent, c'est...
Oui, mais c'est important parce qu'il a été dénigré là-dessus. Oui. Moi j'aime les gens des provinces et des territoires. Bon. Mais la question n'est pas là. La question, on l'a bien compris ces derniers mois d'ailleurs, n'est pas tel ou tel Premier ministre. La question, c'est la politique menée par le Président de la République. Le problème, dans notre pays, c'est Emmanuel Macron et son bilan désastreux. Et les fautes immenses du macronisme ne seront pas dissoutes par un remaniement, quelle que fût son ampleur. Il faut dire ce que nous voyons. Il faut dire ce que les Français voient. Un bilan cataclysmique. 2 700 milliards d'euros de dettes.
1 000 milliards d'euros d'impôts, de taxes et de charges qui pèsent chaque année sur nos compatriotes. Non mais 2 700 milliards parce qu'il y a eu la crise. Oui. Mais Jean-Jacques Bourdin, vous le savez bien. On était à plus de 2 000 milliards. Voilà. Et c'était déjà le record avant la crise. Attendez, c'est très important de dire ce que voient nos compatriotes. Allez-y. Un record en matière d'immigration. 276 000 titres de séjour accordés en 2019. Des territoires qui n'en peuvent plus. Nous sommes, nous, en Loir-et-Cher, comme partout dans les provinces, démunies face au manque de médecins, face à la question du numérique. Le bilan d'Emmanuel Macron est un bilan exécrable.
Et ce n'est pas en changeant de Premier ministre, en l'humiliant déjà d'ailleurs ce matin, puisqu'il annonce, rendez-vous compte, méprisant l'article 20 de la Constitution, que le Premier ministre verra son discours de politique générale repousser au calanque grec du mois de juillet, et que c'est lui, Emmanuel Macron, qui va déterminer et conduire la politique de la nation en s'adressant à nos compatriotes le 14 juillet. C'est l'analyse que vous faites. Emmanuel Macron a repris les choses en main pour les deux dernières années de son quinquennat. dans la prévision de la présidentielle de 2022. C'est l'analyse que vous faites de ce choix, de Jean Castex. Oui, Emmanuel Macron...
Mais dites-moi, c'est méprisant ? Est-ce méprisant pour Jean Castex, déjà ? J'ai parlé de mon estime pour Jean Castex, et je le dis et je le répète, la question n'est pas celle-ci. La question est la suivante. Et d'ailleurs, je le dis ce matin, au nom des Républicains, en tant que numéro 2 du parti, avec Christian Jacob. Que M. le Président de la République et que M. le Premier ministre fassent enfin, plutôt que du bavardage, des commentaires, de la communication, des déplacements qui ne sont que symboliques, des tentatives de reporter les élections à venir, qu'ils mettent sur la table, enfin, au nom de nos compatriotes qui n'en peuvent plus et qui sont en colère, des propositions concrètes.
Les 4 grands défis qui sont devant nous, Jean-Jacques Bourdin, sont les suivants. Le premier, c'est l'exaspération des Français face à l'assistanat, face aux fraudes fiscales et sociales. Les Français attendent qu'on réhabilite en France la valeur du travail, qu'on récompense ceux qui bossent, parce que la France sera redressée par ceux qui se lèvent tôt, par l'héroïsme des humbles, par les caissiers, par les ouvriers, par les employés, par les entrepreneurs, par les artisans, par les agriculteurs, par toute cette France-là qu'on ne voit jamais, qu'on n'écoute jamais. C'est une France-là qui ne gagne pas suffisamment bien sa vie.
Et en plus, c'est l'une de mes propositions depuis longtemps, dans mon livre, Milieu de Cordée, que j'ai déposé à l'Assemblée nationale, il faut pour cette France-là, pas simplement des mots. Moi, je demande au président de la République une augmentation des salaires, parce qu'en France, les salaires sont trop bas. Il faut que nous ayons le courage de recréer un écart entre les revenus de l'assistance et les revenus du travail. Tout au long de ce week-end, dans ma circonscription, j'ai croisé des lois rachériens. Ils ne m'ont pas parlé de Jean Castex. Ils ne m'ont même pas parlé d'Emmanuel Macron. Ils m'ont dit, qu'allez-vous faire ?
Que va faire la classe politique pour mieux récompenser ceux qui bossent ? Que va faire la classe politique pour lutter contre ces minorités qui préfèrent rester chez elles plutôt que de produire, que de redresser notre pays ? Il n'y a plus d'écart, je le dis et je le répète avec force, entre les revenus du travail et les revenus de l'assistance. Le deuxième grand défi qui est passé sous silence, c'est une nation qui est aujourd'hui fragmentée, divisée. abîmée, avec des violences et des anarchies considérables. Tout le monde a vu ce qui s'était passé à Dijon, de manière cataclysmique, des communautés tchétchènes et maghrébines qui s'affrontent, 150 jeunes qui tirent à la Kalachnikov.
Non, on n'exagère en rien, Guillaume Pétier, n'en rajoutons pas. Des images sur vos antennes absolument terribles et le communautarisme qui gangrène notre société. Il faut un électrochoc sur la laïcité, il faut un électrochoc pour lutter contre l'islam politique et pour rappeler qu'en France, si la République se doit de protéger la foi, la foi, elle, n'est pas au-dessus des lois. Vous, vous devriez être content. Jean Castex a parlé de quoi lors de sa première intervention ? Il a parlé de laïcité, il a parlé d'autorité.
Vous devez être content parce que, pourtant, j'ai lu la déclaration de Christian Jacob, le président de votre parti, qui dit « C'est un homme de peu de conviction, Jean Castex. » Il a déjà commencé par le critiquer, sans même savoir ce que le Premier ministre allait faire. Est-ce ainsi qu'on doit faire de la politique ? Je vous pose la question. Moi, ce que j'aime avec Christian Jacob et la nouvelle génération des Républicains, c'est que oui, il y a des hommes et des femmes aujourd'hui en politique qui préfèrent leur conviction à leur carrière. Est-ce que c'est un homme de peu de conviction, Castex ? J'ai répondu très clairement dès vendredi soir.
J'ai écouté Jean Castex, chez vos confrères de TF1. Les mots qu'il a utilisés furent justes. L'écologie n'est pas une option. Tout ne doit pas être décidé depuis Paris. La laïcité est importante. Très bien. Mais qui croire ? Les mots justes de Jean Castex ? Ou le bilan cataclysmique d'Emmanuel Macron qui conduit, hélas, on l'a bien vu, et détermine la politique de la nation. Donc je le dis avec clarté, comme tous les Français. Je souhaite bonne chance à Jean Castex. Et j'espère qu'il va réussir pour notre pays.
Mais je lui demande de mettre sur la table, dès maintenant, des propositions sur le travail, augmenter les salaires, baisser les charges pour les PME, supprimer des impôts de production, comme la C3S. Je vais y revenir. Je demande que sur l'islam politique et les questions de sécurité, il y ait, par exemple, enfin, l'expulsion des fichés S étrangers, l'internement des fichés S français, l'expulsion des imams salafistes, la fermeture des mosquées salafistes, qu'il y ait sur les questions de délinquance. Vous avez vu ce qu'on a vu ce week-end ? Moi, en cet instant, je pense à Mélanie, gendarme d'Aiguillon, de 25 ans, fauché. Je pense à ce jeune roué de coups. Mais quel est le rapport ?
Pardonnez-moi. Le gendarme de 25 ans, d'Aiguillon, non mais pardonnez-moi. Je vais vous le dire, le rapport. Quel est le rapport ? Je vais vous le dire. Nous avons un président de la République et son ministre de l'Intérieur. C'est un homme de 27 ans, multirécidiviste, qui avait bu, ou qui conduisait sans permis, qui n'a pas répondu à un contrôle de Jean. Mais quel est le rapport ? Je vais vous répondre. Alors, allez-y. Jean-Jacques Bourdin, vous, qui aimez l'honnêteté intellectuelle, cet individu était un multirécidiviste. Il était en liberté. Non, mais attendez. Attendez, attendez. Je vis de la route. Et de l'usage stupéfiant. Oui, de l'usage stupéfiant. Premièrement.
Deuxièmement, ce qu'on a vécu avec ce jeune de 23 ans, révélé par vos confrères du Parisien, roué de coups en mai et mort en juin, tué par quelqu'un qui avait été libéré de prison pendant la crise du Covid. C'est quoi la politique ? Attendez. Non, mais ne confondez pas. Non, mais j'ai pas tout. Parce que, justement, vous savez que vous aimez, justement, l'honnêteté intellectuelle. Vous aimez la clarté. Alors, la clarté, je reviens sur la gendarme. Je reviens sur la gendarme, mais tout hélas est lié. Sur la gendarme. Multirécidiviste, premièrement.
Deuxièmement, une classe politique, et je le regrette, ministre de l'Intérieur en tête, qui, ces dernières semaines, ont dénigré les forces de l'ordre. Des hommes politiques qui ont même dit qu'il fallait désarmer nos policiers et nos gendarmes. Une classe politique qui a caricaturé nos policiers et nos gendarmes. Quel est le rapport avec le décès de cette... Le décès malheureux, évidemment. Deux rapports. D'abord, en France, quand on commet des délits. Oui. Des délits routiers, oui. Non. Et quand on consomme des stupéfiants, on se doit d'être en prison et de subir des sanctions radicales. Aujourd'hui, c'est la prime à l'impunité, premièrement.
Et en France, deuxièmement, le rôle d'un homme politique digne de ce nom, c'est de protéger les forces de l'ordre, de rendre hommage en permanence à nos policiers, à nos gendarmes, à nos pompiers. C'est ce qu'a fait Jean Castex hier soir, apparemment, non ? Mais Jean Castex vient d'être nommé. Je ne vais pas commencer un procès d'intention à l'endroit de Jean Castex. Mais qui est président de la République depuis 2017 ? Qui nous a promis de réconcilier la France ? Qui nous a promis de rétablir l'autorité Emmanuel Macron ? Aujourd'hui, c'est tout le contraire. Eh bien, au nom des Français, au nom de la majorité silencieuse, il faut dire les choses.
Oui, il y a aujourd'hui en France une prime à la cistana. Il y a un communautarisme qui gangrène la République. Il y a des énarques qui décident de tout, tout le temps, très éloignés et très méprisants à l'égard des provinces. Il y a une politique écologique qui est à l'envers de ce qu'il faudrait faire pour répondre aux défis climatiques. Eh bien, mettons sur la table des propositions concrètes, celles que j'ai faites sur les salaires. On va revenir sur les propositions, mais est-ce qu'il faut aller vite maintenant ? Est-ce qu'il faut aller vite ? Est-ce qu'il faut accélérer le rythme, je ne sais pas moi, des décisions à rendre ? Je ne sais pas. J'ai lu Emmanuel Macron, son tweet.
Le projet que j'ai porté en 2017 et sur lequel les Français m'ont élu reste au cœur de ma politique. Mais il doit s'adapter aux bouleversements internationaux et aux crises que nous vivons. Un nouveau chemin doit être désigné. Et il faut aller vite. Il faut aller vite. Il faut aller vite. Et là, ça a mal commencé. Il faudrait aller vite depuis très longtemps, depuis la crise. Ça a mal commencé. Vous avez vu tout le mois de juin ? Oui, Jean-Jacques Bourdin, vous êtes un commentateur avisé, un observateur. Qu'est-ce qui s'est passé tout au long du mois de juin ? Emmanuel Macron, début juin, qui parle d'une dissolution.
Puis à la moitié du mois de juin, qu'il laisse courir le bruit de sa démission. Puis autour du 20 juin, il évoque le report des régionales et des départementales. Qui c'est qui s'est amusé à parler de démission ? On est lancé dans un remaniement. Et puis on va attendre le 15 juillet pour avoir un discours de politique générale. Donc maintenant, je le répète très calmement, avec les Républicains, nous mettons des propositions sur la table. Premièrement, la baisse des charges et la hausse des salaires. La suppression de la C3S pour redonner de l'oxygène à notre industrie et à nos entreprises. Sur les questions de sécurité et d'ordre, j'en ai parlé. Sur la question des provinces...
Qu'est-ce que vous faites sur les questions de sécurité et d'ordre ? Vous avez entendu mes propositions à l'instant. J'ai entendu un commentaire, oui, mais comme proposition, faites quoi ? Que faites-vous ? Sur la question de sécurité. Oublions le communautarisme. De sécurité, vous faites quoi ? Sur sécurité, je pense qu'il faudrait envoyer un électrochoc très fort à la société française. Oui, mais ça veut dire concrètement construire, lancer un grand plan de construction de places de prison. Premièrement, nous manquons de places de prison en France. Vous savez combien de temps il faut pour qu'on soit une place de prison ? Oui, d'accord, mais la politique, c'est jamais la fatalité.
Entre 7 et 10 ans. Il fallait commencer dès 2017. C'est vrai qu'on a perdu beaucoup de temps. Et deuxièmement, symboliquement, je crois que pour tous les mineurs délinquants récidivistes, il faut qu'Emmanuel Macron annonce la création d'un service militaire obligatoire pour rappeler qu'en France, il n'y a pas de place pour la délinquance à répétition. Chacun, même si c'est regrettable, a le droit de commettre une faute une fois. Un mineur ? Un mineur délinquant récidiviste. Oui, parce qu'il faut redonner le sens des valeurs, du respect, du respect qu'on doit à l'autre, du respect qu'on doit à nos forces de l'ordre, du respect que l'on doit à notre drapeau.
Je propose même que nous allions jusqu'à la suspension des aides sociales pour ces mineurs délinquants récidivistes et que nous puissions appliquer l'une des... Aides sociales pour les parents. Oui, ou pour les délinquants, pas quand ils sont mineurs. Et enfin, je propose, c'était Emmanuel Macron qui le disait en 2017, il ne l'a jamais appliqué, que la loi puisse permettre d'extraire du quartier dans lequel il commet ces délits ce mineur délinquant récidiviste. Il y a plein de propositions sur la table. Sur la question des provinces, à quand une véritable politique de décentralisation ? Il nous faut enfin l'autonomie fiscale des communes, des départements et des régions.
Confions aux régions de France, par exemple, la question de l'emploi, de l'apprentissage et de la santé. On voit bien que la politique de Pôle emploi ne marche pas. Allons plus près des territoires, il y a plein de propositions à faire. Allons aussi... Mais le chômage baissait avant la crise, vous en convenez ? Les catégories A, vous savez pourquoi il baissait le chômage ? Parce qu'on en voyait plein de gens en formation. Mais l'ensemble, c'est 6 millions de chômeurs en France. Si on est content de ce chiffre, arrêtons de faire la politique. Moi, je me suis engagé en politique pour régler aussi la question du chômage. Autre proposition sur la question des hauts fonctionnaires.
Énarque a remplacé un Énarque par un autre Énarque en le flanquant d'un Énarque. Les Français en ont marre qu'on soit... Mais combien d'Énarque dans votre parti ? Il y en a beaucoup ? Je ne sais pas, moi je ne suis pas, Christian Jacob ne l'est pas, Aurélien ne l'est pas, en tout cas l'équipe dirigeante, nous ne sommes pas Énarque et nous en sommes très heureux. Parce qu'on a bien compris ces 30 dernières années que les meilleures décisions se prenaient au plus près du terrain et certainement pas en sortant de l'Énarque. Moi, je propose le spoil system. Ça veut dire quoi ? On change d'administration.
L'administration soit contrainte ou de se soumettre à la politique que le peuple français a choisi ou de se démettre. Et je propose donc que les 1000 hauts fonctionnaires qui dirigent la France voient leur rémunération plafonner en dessous de celle du président de la République. Il n'est pas légitime que les exécutants au service de la nation gagnent aujourd'hui davantage que l'exécutif. Il faut un grand choc pour redonner du pouvoir à la proximité et au terrain et aux provinces. Guillaume Pelletier, est-ce qu'il faut reprendre la réforme des retraites ? Oui ou non ? Il faut dire la vérité aux Français. On vit plus longtemps la dette et les déficits sont considérables.
Donc oui, il faut réformer nos retraites. Donc il faut reprendre la réforme des retraites. Les syndicats ne veulent pas, vous le savez. Ni les syndicats de salariés ni les syndicats patronaux. Non mais, qu'on la reprenne demain et qu'on décide après-demain, sans doute pas. Il faut remettre tout le monde autour de la table de manière apaisée. Il n'empêche. De manière apaisée, d'accord, disons la réforme des retraites et que fait-on ? On travaille plus longtemps ? Que fait-on ? Oui. On cotise plus longtemps ? Disons la vérité aux Français que c'est quoi ? Et les retraites ? Ou on baisse les pensions ? On ne le veut pas. Ou on augmente les cotisations ? On ne le veut pas.
Ou on travaille, pour ce qu'ils peuvent, un an ? On augmente la durée de cotisation ? Oui. Je considère, moi, que quand on a commencé tôt, il faut pouvoir partir tôt. Quand on a commencé tard, on finit un peu plus tard. Mais on ne peut pas mentir aux Français. Si on veut garantir des pensions de retraite dignes de ce nom, il faut dire qu'il faudra travailler un peu plus. Travailler plus longtemps ? Augmenter les pensions de retraite. Augmenter les pensions de retraite. Pour augmenter les pensions de retraite. C'est ce que vous dites. C'est très important. Et puis aussi, travailler plus. Est-ce qu'il faut aller au-delà de 35 heures ? Est-ce qu'il faut...
Je vais même vous dire, il faut mettre à bas cette loi des 35 heures. Oui. Mais même, je vais peut-être vous surprendre. Il faut travailler combien ? 37, 39 heures ? Il faut travailler plus. Je vais vous dire ce que je pense. Oui. Il faut que chaque entreprise puisse choisir entre 30 et 40 heures. Entre 30 et 40 heures. C'est-à-dire ? En fonction du carnet de commandes. C'est-à-dire qu'au sein de l'entreprise, après un dialogue avec les salariés, chaque entrepreneur, par semestre, par année, puisse dire cette année, on a beaucoup de travail, les gars. Donc, il va falloir travailler beaucoup. Donc, il va falloir travailler 36, 37, 39, 40 heures. Et vous serez payé davantage.
Et à l'inverse, pouvoir dire cette année, c'est compliqué. C'est dur. On va travailler moins. 30 heures, 32 heures. Et puis que l'État compense par rapport à la norme des 35 heures. Pour que les Français ne perdent pas en pouvoir d'achat, mais qu'on garantisse une immense souplesse pour nos entreprises. Bien sûr, qu'on ne redresse pas un pays sans travailler davantage et sans être mieux rémunéré. Le grand combat, moi, que j'entends mener, c'est le cœur de mon engagement politique. C'est récompenser le travail. C'est réhabiliter le travail. Cette France dans laquelle on fait croire que sans effort, on peut réussir, que dans une société uniquement de loisirs, on peut réussir, est une illusion.
Il faut qu'on remette au cœur de la société française toutes celles et ceux qui travaillent. pour vous ? Non, l'écologie, c'est un combat que je mène depuis longtemps. Dans mon livre, là encore, je vous ai des propositions, je vous les redonne ce matin. Je ne crois pas d'abord en l'écologie punitive. Ce qu'on a vécu dans le monde rural, en taxant par exemple les automobilistes, ce n'est pas ma vision des choses. malheureusement, n'est que punitive. Je vais vous démontrer le concret, mais elle est souvent punitive. Deux grandes propositions très concrètes ce matin-là encore, parce que j'aime bien proposer plutôt que de critiquer. Ça, vous avez raison. Je propose la TVA à 0%.
J'aime bien dit à 0%. Sur le circuit court. Pour la vente directe, oui, d'un agriculteur à un consommateur. Ça, c'est du concret. Maintenant, dès cet été, je demande à Jean Castex. Je demande la TVA à 0% pour les billets de train, puisqu'il faut encourager les trains plutôt que l'utilisation de la voiture. Alors, soyons concrets, c'est 10% de TVA aujourd'hui. Vous avez besoin que la convention c'est citoyenne. Oui, deux. Troisièmement, il faut que, parce que j'ai vu les chiffres, qu'on crée aussi la TVA à 0 sur les rénovations énergétiques et thermiques des bâtiments publics, enfin, des bâtiments publics, ce sera l'État, et des logements privés.
Qu'on dise aux Français, voilà, sur trois grands sujets. La vente directe chez les agriculteurs, la rénovation des logements privés et ce que je viens d'évoquer, TVA à 0. Électro-choc, priorité, l'écologie de la récompense des comportements vertueux et non pas de la punition. Pas l'intégrisme de l'écologisme, l'écologie positive. C'est possible. Deuxième grande proposition. Dans nos territoires, nous sommes 93% à utiliser la voiture pour aller travailler. En moyenne, 40 km par jour pour aller de notre domicile à notre travail. On n'a pas de transport collectif. La seule solution, c'est que demain, on puisse acquérir un véhicule propre à hydrogène et électrique. Ça coûte cher.
L'argent, il existe. Vous savez où il se trouve ? Chez les compagnies d'assurance et les sociétés d'autoroutes. Les sociétés d'autoroutes, c'est 3 milliards d'euros de bénéfices chaque année. Je n'ai pas dit de chiffre d'affaires, de bénéfices. Les sociétés d'assurance pendant le Covid, puisque nos voitures et nos motos étaient au garage, c'est 2 milliards de 100 millions d'euros de bénéfices en plus par rapport à ce à quoi elles s'attendaient.
sur ces 5 milliards, je demande qu'au moins 1 milliard dès l'année 2020 par le Premier ministre soit fléché pour les communes, les départements et les régions pour permettre à chaque Français d'un territoire, monde rural ou périurbain, d'acquérir en 2020 et en 2021 un véhicule propre. Voilà de l'écologie positive, concrète, efficace. Vous avez bien vu, Jean-Jacques Bourdin, tout au long de cette interview, j'aurais pu comme tant d'autres critiquer, caricaturer, m'opposer.
Moi ce qui m'intéresse et c'est ça la noble politique, c'est de faire des propositions, c'est de parler au don de la majorité silencieuse, c'est de poser un constat juste et digne sur ce qui se passe dans la société française mais c'est d'apporter des solutions concrètes, courageuses, crédibles et cohérentes. C'est possible. Moi ce que je veux dire aux Français, c'est que la politique elle peut être moche, elle peut être désespérante quand elle est dans le commentaire, le bavardage, la critique systématique. Mais elle peut être grande, elle peut être noble lorsqu'on fait des propositions concrètes au service de ceux qui n'ont jamais la parole et qui méritent d'être entendus.
Bien, merci beaucoup Guillaume Pelletier, notre invité ce matin, vice-président des Républicains sur RMC et BFM TV. Il est 8h54. RMC pour l'indirect.