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InterviewFrance Inter (sur YouTube)· 17 mars 2026 8 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Emmanuel Grégoire : Sophia Chikirou "a passé son temps à nous cogner dessus"

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:09OuverteRéponse directe

    Combien de candidats seront sur la ligne de départ dans ce second tour des municipales à Paris ?

  • 0:26OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est une mauvaise nouvelle pour vous Emmanuel Grégoire ? La droite se rassemble alors que la gauche est divisée ?

  • 1:19OuverteRéponse directe

    Vous interprétez le retrait de Pierre-Yves Bournazel comme un malaise par rapport à une fusion qui lui a été imposée ?

  • 1:59ComplaisanteRéponse directe

    Vous n'aviez plus de réseau ? Vous n'aviez plus de forfait, Emmanuel Grégoire ?

  • 2:59RelanceRéponse directe

    Donc, c'est prendre le risque de perdre Emmanuel Grégoire pour ne pas s'allier avec Sophia Chiquirou.

  • 3:39FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous vous souvenez qui a écrit dans cet accord : les partenaires s'engagent à tout faire pour qu'il n'y ait qu'une seule liste de gauche au second tour ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:14PrésentateurChiffre
    « Je rappelle que vous êtes arrivé nettement en tête du premier tour avec 38% des voix. »
  • 0:31Invité politiqueFait
    « Non, ce n'est pas une mauvaise nouvelle d'abord parce que c'était une nouvelle qui est malheureusement attendue. »
  • 0:49Invité politiqueFait
    « Cette fusion ressemble à une opération casse-coup de la droite. »
  • 1:04Invité politiqueChiffre
    « L'addition des deux scores ne permettait pas de rejoindre celui de l'Union de la Gauche et des écologistes déjà. »
  • 1:10Invité politiqueFait
    « Et je pense que c'est une immense trahison pour tous les électeurs qui se sont reconnus dans la candidature de Pierre-Yves Bournazel et qui ont voté pour lui précisément pour ne pas avoir voté pour Rachida Dati. »
  • 2:05Invité politiqueFait
    « Sofia Chiquirou a fait tout pour empêcher les quelques discussions qui soient. Elle a passé son temps à nous cogner dessus, à dire que le bilan de la majorité sortante, c'est des cas. »
  • 3:29Invité politiqueChiffre
    « On a fait l'accord au premier tour. C'est le plus haut score historique de la gauche à Paris. »
  • 3:46Invité politiqueFait
    « Oui, c'est nous. »
  • 3:57Invité politiqueFait
    « Mais enfin, ça, pardonnez-moi de rappeler que c'est parce que les électeurs l'ont ainsi choisi et il faut le respecter. »
  • 4:27Invité politiqueChiffre
    « D'abord, parce que c'est très peu de villes. Ce sont des cas particuliers parmi 36 000 communes. »
  • 4:44Invité politiqueFait
    « Ce sont des villes de conquête dans lesquelles l'idée de faire rebasculer la ville à gauche. »
  • 5:15Invité politiqueFait
    « Sophia Chikirou, vous connaissez évidemment son rôle dans la France insoumise. »
  • 5:23Invité politiqueFait
    « Elle a beaucoup tendu les discussions. »
  • 7:03Invité politiqueFait
    « Ce qui était en question, c'était qu'elle se fasse remplacer. C'était deuxièmement qu'elle ait des formats à part pour elle. »
  • 7:43Invité politiqueFait
    « Oui, j'ai reçu un SMS de Anne qui m'a fait très plaisir, je le dis. »

Temps de parole

  • Emmanuel Grégoire68 %
  • Présentateur32 %

4,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

7h49 et face à vous, Benjamin Duhamel, le candidat socialiste à la mairie de Paris. Bonjour Emmanuel Grégoire. Bonjour. Merci d'être avec nous ce matin sur France Inter alors qu'on saura ce soir à 18h. Combien de candidats seront sur la ligne de départ dans ce second tour des municipales à Paris ? Je rappelle que vous êtes arrivé nettement en tête du premier tour avec 38% des voix. 13 points devant Rachida Dati, la candidate LR qui, on l'a appris hier soir, a fusionné sa liste avec celle de Pierre-Yves Bournazel qui lui a fait le choix de se retirer. Est-ce que c'est une mauvaise nouvelle pour vous Emmanuel Grégoire ? La droite se rassemble alors que la gauche est divisée ?

0:31
Emmanuel Grégoire

Non, ce n'est pas une mauvaise nouvelle d'abord parce que c'était une nouvelle qui est malheureusement attendue. Il avait dit l'inverse à ce micro. Oui, mais on voit tout le paradoxe de l'annonce. C'est-à-dire qu'il fusionne, mais enfin il se retire d'ores et déjà. Peut-être les deux candidats les plus connus de la liste de Pierre-Yves Bournazel, c'est-à-dire Pierre-Yves Bournazel et Clément Beaune, ont annoncé leur retrait. Cette fusion ressemble à une opération casse-coup de la droite. Ils ont subi des injonctions, on le comprend ainsi. Mais enfin, ils refusent de s'y prêter. Et donc c'est pour Rachida Dati, je crois, l'ultime des aveux.

L'addition des deux scores ne permettait pas de rejoindre celui de l'Union de la Gauche et des écologistes déjà. Et je pense que c'est une immense trahison pour tous les électeurs qui se sont reconnus dans la candidature de Pierre-Yves Bournazel et qui ont voté pour lui précisément pour ne pas avoir voté pour Rachida Dati.

1:19
Présentateur

Vous interprétez le retrait de Pierre-Yves Bournazel comme un malaise par rapport à une fusion qui lui a été imposée ?

1:24
Emmanuel Grégoire

Je pense qu'il l'a dit comme ça et que Clément Beaune l'a expliqué aussi. Pas tout à fait pour Pierre-Yves Bournazel. Oui, quand on se retire en disant « mon chemin s'arrête ici » et j'ai en mémoire les mots extrêmement durs qu'ils se sont adressés tous les deux. Je trouve d'ailleurs que c'est une décision digne de Pierre-Yves Bournazel. Il aurait pu aller jusqu'à la logique ultime, c'est-à-dire de ne pas fusionner. Mais d'une certaine manière, on comprend qu'il y a des intérêts d'appareil qui dépassent l'intérêt des Parisiens.

1:49
Présentateur

Emmanuel Grégoire, la candidate insoumise, Sofia Chiquirou, qui disait donc « attendre votre appel en vue d'un éventuel accord ». Elle n'a jamais reçu cet appel. Elle a déposé sa liste hier soir en préfecture. Elle va donc se maintenir au second tour. Vous n'aviez plus de réseau ? Vous n'aviez plus de forfait, Emmanuel Grégoire ?

2:05
Emmanuel Grégoire

Sofia Chiquirou a fait tout pour empêcher les quelques discussions qui soient. Elle a passé son temps à nous cogner dessus, à dire que le bilan de la majorité sortante, c'est des cas. C'est une compagnie électorale, Emmanuel Grégoire. Non, c'est un peu de vérité.

2:17
Présentateur

On dit des choses pas très sympathiques avant le premier tour. Et ensuite, éventuellement, on se rassemble.

2:20
Emmanuel Grégoire

Non, la cohérence, c'est de dire ce qu'on fait et de faire ce qu'on dit. De le dire avant et de le dire après. Et de ne pas faire comme Mme Dati, des virements sur l'aile comme ça, en permanence. Des virages sur l'aile, ça doit être un lapsus, comme évoque Mme Dati. Et donc, je veux dire, il faut être cohérent. Et moi, je vais vous dire, je n'ignore pas que beaucoup des électeurs de gauche sont un peu perdus aujourd'hui. Entre ceux qui demandent absolument de fusionner pour protéger Paris de la droite, entre ceux qui me demandent de surtout pas fusionner au nom des valeurs et des principes. Et on vit sur ces injonctions. Et la cohérence...

2:53
Présentateur

Donc, c'est prendre le risque de perdre Emmanuel Grégoire pour ne pas s'allier avec Sophia Chiquirou.

2:59
Emmanuel Grégoire

Non, parce qu'en politique, ce sont les dynamiques, la crédibilité et la cohérence qui, je crois, sont récompensées. Et donc, en la matière, désormais, l'équation, c'est de savoir si est-ce que ce sera Emmanuel Grégoire et mes soutiens qui sera maire ou est-ce que ce sera Rachida Dati. Et donc, dimanche, j'appelle tout simplement à faire le choix pour ceux qui ne veulent pas que Rachida Dati et Salmer, qu'ils aient voté pour Sophia Chiquirou au premier tour ou qu'ils aient voté pour Pierre-Yves Bonazel, de se retrouver derrière notre collectif, une union de la gauche et des écologistes. On a fait l'accord au premier tour. C'est le plus haut score historique de la gauche à Paris.

C'est bien pour lui donner de la force à cette union.

3:34
Présentateur

Elle va nous mener à la victoire. C'est intéressant que vous me citiez cet accord, effectivement, inédit que vous aviez conclu au premier tour. Est-ce que vous vous souvenez qui a écrit dans cet accord, ouvrez les guillemets, les partenaires s'engagent à tout faire pour qu'il n'y ait qu'une seule liste de gauche au second tour ?

3:46
Emmanuel Grégoire

Oui, c'est nous. Ah oui ? Bon, bah, grande réussite, hein, au second tour. J'allais vous dire, c'est mon seul regret du dimanche soir. C'est qu'on a fait un très très bon score, mais on n'est pas la seule liste de gauche au deuxième tour. Mais enfin, ça, pardonnez-moi de rappeler que c'est parce que les électeurs l'ont ainsi choisi et il faut le respecter. Et moi, je respecte les électeurs de Sophia Chiquirou. Et ce que je veux leur dire, c'est que notre projet de transformation écologique et sociale, c'est un projet de gauche. C'est celui qui permettra de protéger Paris. C'est celui qui permettra de battre Rachida Dati.

4:14
Présentateur

On est obligé, Emmanuel Grégoire, de faire un détour par d'autres villes de France. Il y aura des alliances entre la France Insoumise et le Parti Socialiste, entre autres, Limoges, Toulouse, Brest, Nantes, Avignon. Patrick Cohen vient d'en parler. Pourquoi dans ces villes, ce serait possible et pas à Paris ?

4:27
Emmanuel Grégoire

D'abord, parce que c'est très peu de villes. Ce sont des cas particuliers parmi 36 000 communes.

4:32
Présentateur

C'est le même élément de langage que Olivier Faure. Quand on additionne le nombre d'habitants de toutes ces villes, ça fait quand même beaucoup.

4:39
Emmanuel Grégoire

Oui, ça fait beaucoup, mais enfin, c'est infiniment moins. C'est vraiment, ce sont des cas particuliers. Deuxièmement, pour Toulouse, Limoges, ce sont des villes de conquête. Et enfin, moi, je suis concentré sur la campagne. Ce sont des villes de conquête dans lesquelles l'idée de faire rebasculer la ville à gauche. Est-ce qu'il y a à Limoges et à Toulouse ? Vous me l'autoriserez. C'est quand même une tradition ancienne et qu'on peut espérer revoir.

5:02
Présentateur

Donc, Emmanuel Grégoire, vous comprenez, comme le dit Olivier Faure, ces alliances entre la France insoumise et le Parti Socialiste.

5:07
Emmanuel Grégoire

Je ne juge pas. Je ne juge pas. J'ai fait le choix à Paris de ne pas le faire parce qu'il faut aussi rappeler qu'il y a des contextes de personnalités de tête de liste. Sophia Chikirou, vous connaissez évidemment son rôle dans la France insoumise. Et ce qui la caractérise, personnellement, c'est un sujet. Elle a beaucoup tendu les discussions. Et donc, je ne sais pas, moi, quelles sont les situations, mais ce ne sont pas les mêmes personnalités qui sont dans le leadership.

5:30
Présentateur

Il y a des insoumis fréquentables et des insoumis infréquentables.

5:32
Emmanuel Grégoire

Mais bien sûr que c'est le cas dans l'électorat insoumis. Ce n'est pas le mal et le bien. Enfin, qu'est-ce que c'est que cette caricature ? Il y a des gens qui sont dans une demande de radicalité à gauche et qui ne sont pas complaisants vis-à-vis de ce que moi je reproche aux dirigeants de la France insoumise.

5:48
Présentateur

Quand on fait de la politique, il y a des positions de principe. On a entendu pendant toute la campagne de premier tour des socialistes qui avaient des propos extrêmement durs sur ce qu'avait pu dire Jean-Luc Mélenchon. On a vu le parti socialiste qui prend une décision en bureau national consistant à dire qu'il n'y a pas d'alliance nationale entre le PS et les filles. Et à partir du premier tour, on voit tout un tas d'alliances locales qui se multiplient. Vous ne pouvez pas m'en faire le reproche. Les électeurs et les sympathisants se demandent si on les prend pas un peu pour des vidéos.

6:10
Emmanuel Grégoire

Un, vous ne pouvez pas m'en faire le reproche à moi. Et deuxièmement, laisser les Nantais, les Toulousains, les Brestois en décider. Il y a des situations locales que je ne connais pas. Peut-être avez-vous la chance de les connaître bien mieux que moi.

6:22
Présentateur

À Toulouse, vous ne connaissez pas la situation.

6:23
Emmanuel Grégoire

Je ne connais pas les personnes individuellement. Je ne le connais pas. Et je le redis, ce sont quelques cas particuliers qui recréent de la polémique. Mais parce que c'est habituel autour de la personnalité de Jean-Luc Mélenchon.

6:37
Présentateur

Elles ne viennent pas troubler une forme de clarté qui est d'ailleurs la vôtre et celle notamment de Benoît Payan à Marseille.

6:42
Emmanuel Grégoire

Eh bien, retenez ça. Moi, je suis clair parce que c'est ce que j'ai dit de façon extrêmement transparente au premier tour. Et je crois beaucoup à cela, moi. Je crois beaucoup à cela, à la cohérence.

6:53
Présentateur

Deux questions pour terminer. Si on revient à Paris, est-ce que dans cet entre-deux-tours, vous accepterez les débats ?

6:58
Emmanuel Grégoire

Alors, je le dis, je les ai toujours acceptés. Toujours acceptés.

7:01
Présentateur

Sauf que quand Rachida Dati n'est pas venue, vous n'y êtes pas allé non plus.

7:03
Emmanuel Grégoire

Non, mais attendez, ce n'est pas elle qui fixe les conditions du débat. Ce qui était en question, c'était qu'elle se fasse remplacer. C'était deuxièmement qu'elle ait des formats à part pour elle. La démocratie, c'est les mêmes règles pour tout le monde. J'ai compris que c'était un concept un peu gazeux pour Madame Dati. Mais la réalité, c'est qu'un débat ne pourrait pas être organisé sans qu'il y ait tous les candidats qui soient présents. Je regrette d'ailleurs que ce n'ait pas eu lieu au premier tour. Et évidemment, j'espère que ça aura lieu dans cette semaine. Donc, vous l'appelez à participer à des débats.

7:31
Présentateur

Et si par exemple France Inter souhaite organiser un débat d'entre deux tours. Je suis sûr qu'elle en sera ravie. Et vous y participeriez. Un tout dernier mot, Emmanuel Grégoire. Est-ce que vous avez reçu les félicitations d'Anne Hidalgo pour votre score au premier tour ?

7:43
Emmanuel Grégoire

Oui, j'ai reçu un SMS de Anne qui m'a fait très plaisir, je le dis. Qu'est-ce que vous disiez ? C'est une conversation privée. Ce que je veux dire, c'est que...

7:50
Présentateur

Elle a le zèle des nouveaux convertis au grégoirisme à Paris.

7:53
Emmanuel Grégoire

Non, pas du tout. Anne Hidalgo, elle a l'exigence de sa famille politique. Et le jour où j'ai gagné la primaire, elle m'a soutenu. Et c'est très bien ainsi. Et je sais que je peux compter sur elle.

8:03
Présentateur

Donc, elle n'est pas rancunière. Parce que quand vous dites qu'il y aura une rupture de méthode...

8:06
Emmanuel Grégoire

Elle n'est pas rancunière et je ne suis pas rancunier. Parce que l'important là-dedans, c'est que Paris reste à gauche. Et vous voyez, comme quoi, on peut considérer qu'il y a quelque chose qui nous dépasse. Qui dépasse nos intérêts particuliers. Et en l'occurrence, que Paris reste à gauche, c'est je crois essentiel pour le pays. Et pour Paris.

8:21
Présentateur

Merci Emmanuel Grégoire, candidat socialiste à Paris. Et merci Benjamin Duhamel à tous.