Emmanuel Macron en plein naufrage lors de sa prise de parole en direct
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:16OuverteRéponse partielle
Nos politiques sont-ils déconnectés ?
- 2:27RelanceRéponse partielle
Est-ce que ce n'est pas le drame de trop pour le macronisme ?
- 3:51FerméeRéponse partielle
Donc là, vous êtes d'accord avec lui quand il propose d'interdire les réseaux sociaux ?
- 4:09OuverteRéponse partielle
Quand on échappe de l'État, on doit être au-dessus de la mêlée, on doit être capable de séparer le tout venant des choses vraiment graves.
- 4:31OuverteRéponse partielle
Mais il s'en sert des réseaux sociaux, le Président, quand il fait une vidéo pour parler à un chauffeur qui doit payer son péage ?
- 5:30RelanceRéponse partielle
Il y a des gens qui proposent des solutions, effectivement, et après...
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:27PrésentateurFait
« Le président est revenu hier soir sur France 2 sur la polémique concernant ses propos, sur le brainwashing, vous savez, ce lavage de cerveau à propos des faits divers, l'insécurité, c'était sur France 2. »
- 1:48IntervenantFait
« Emmanuel Macron a beaucoup choqué quand il a utilisé ce terme de lavage de cerveau sur l'invasion du pays et les derniers faits divers. »
- 2:44IntervenantChiffre
« Les Français considèrent à 80% qu'Emmanuel Macron a tout raté sur la question sécuritaire. »
- 2:50IntervenantFait
« Est-ce qu'on se sent plus en sécurité en 2017 ou en 2025 ? Je peux vous dire que tout le monde dit 2017. »
- 3:27IntervenantFait
« Il a tort de dire les choses dans un ton polémique. Il a eu tort de parler de brainwashing, c'était pas la bonne expression. »
- 3:51PrésentateurFait
« Donc là, vous êtes d'accord avec lui quand il propose d'interdire les réseaux sociaux ? »
- 5:49IntervenantChiffre
« On est à 8 ans d'Emmanuel Macron au pouvoir. »
- 7:16IntervenantFait
« Il n'a plus de majorité, il ne peut plus vraiment avoir d'influence directe comme il en a eu jusqu'au dernier législatif. »
- 7:42IntervenantFait
« Il est réélu dans un contexte de barrage républicain. Ce n'est pas un vote d'adhésion pleine. »
- 7:52IntervenantFait
« Il aurait pu faire la réforme des retraites, mais avec d'autres choses. »
Temps de parole
- Intervenant41 %
- Intervenant 229 %
- Présentateur19 %
- Présentateur 210 %
≈ 5,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Et on continue à parler de cette tragédie dans ce collège de Haute-Marne et ses réponses apportées par ceux qui nous gouvernent, qui nous ont dérangés. Alors, nos politiques sont-ils déconnectés ? On va se poser la question. Et avant d'en débattre, je vous propose d'écouter Emmanuel Macron. Le président est revenu hier soir sur France 2 sur la polémique concernant ses propos, sur le brainwashing, vous savez, ce lavage de cerveau à propos des faits divers, l'insécurité, c'était sur France 2. Les gens qui regardent la télévision ou les réseaux sociaux sont dans une société de l'information qui passe d'un fait divers à l'autre. Qui brainwash ?
Certains de vos collègues, il faut bien le dire, et certains des mouvements politiques qui considèrent que c'est bon pour eux d'être tout le temps là-dedans et qui disent au fond, vous ne faites jamais rien. Ils finissent par rendre les gens faux parce que les gens ont le sentiment de vivre dans un monde d'un fait divers à l'autre. Et en effet, on passe des punaises de lit le matin à un drame qui s'est passé la journée. Donc c'est la faute des journalistes ? Non, mais je dis tous qu'on devrait avoir une forme de discipline collective qui est évidemment de commenter l'actualité, mais aussi de parler, comme on le fait ce soir, des sujets de fond.
On ne peut pas avoir un débat public et en particulier un débat politique qui devient en quelque sorte du suivisme de l'actualité. Mais d'ailleurs, ça a toujours été le cas. À chaque minute de la vie de la nation, il y a un drame. Simplement, il y a 20 ans, il n'y avait pas les réseaux sociaux, il n'y avait pas des chaînes permanentes, il n'y avait pas une forme justement de mouvement permanent. Bon voilà, c'est la faute des réseaux sociaux, c'est la faute des chaînes infos. Plus que jamais déconnecté, il nous fait la leçon. Jules Torres ?
Oui, il a un bilan quand même, Emmanuel Macron, il a un bilan sécuritaire qui est cataclysmique, catastrophique, et c'est absolument ça qu'il veut aujourd'hui nous dénier de le pointer du doigt. Emmanuel Macron a beaucoup choqué quand il a utilisé ce terme de lavage de cerveau sur l'invasion du pays et les derniers faits divers, mais il a été rattrapé par le réel.
Et en fait, on connaissait le ministre du sentiment d'insécurité, Eric Dupont-Morétien, on a aujourd'hui le ministre du sentiment de faits divers, le président du sentiment de faits divers, c'est-à-dire qu'il y a 48 heures, il nous dit mais ça n'existe pas, de toute manière tous ceux qui en parlent veulent agiter les haines, agiter les peurs, et puis deux jours plus tard, c'est une déferlante de violences insensées. Bon, oui, Emmanuel Macron, il est responsable de toute cette situation, et il ne peut pas pointer du doigt ceux qui parlent justement de ces drames. Moi j'ai écouté hier matin...
Est-ce que ce n'est pas le drame de trop pour le macronisme ?
Honnêtement, ça commence à... La une du Parisien, le drame de trop, je l'ai vu au moins une trentaine de fois. Donc à un moment donné, je pense que ça suffit, je pense que les Français, on aura le bol, et ce n'est pas de la faute ni des médias, ni des oppositions politiques, si les Français considèrent à 80% qu'Emmanuel Macron a tout raté sur la question sécuritaire. C'est-à-dire que dans ce pays, est-ce qu'on se sent plus en sécurité en 2017 ou en 2025 ? Je peux vous dire que tout le monde dit 2017, donc c'est la responsabilité d'Emmanuel Macron, je pense qu'il doit assumer.
Et d'ailleurs, je trouve ça un petit peu, comment dire, curieux, que celui qui nous dit arrêter de laver les cerveaux, eh bien ce soit son gouvernement, qu'il a donc nommé, qui sont dans une course à l'échalote sur les portiques, sur l'interdiction des réseaux sociaux, c'est quand même curieux. Donc à un moment donné, il ne peut pas rejeter en permanence la faute sur les autres.
Nathan Levers, sur cette déconnexion vraiment criante désormais du chef de l'État.
Il a tort de dire les choses dans un ton polémique. Il a eu tort de parler de brainwashing, c'était pas la bonne expression. Il a tort de pointer du doigt les journalistes ou certains journalistes. En revanche, il pose une question, je pense, et c'est mon désaccord avec vous, qui est absolument centrale. Marguerite Duras, quand elle lui demandait d'imaginer le XXIe siècle, elle disait que ce serait un siècle où l'individu sera gavé d'informations. Tout le temps, tout le temps, tout le temps, tout le temps, des informations.
Donc là, vous êtes d'accord avec lui quand il propose d'interdire les réseaux sociaux ?
Non, c'est pas tellement interdire, la solution c'est autre chose. Mais faire le diagnostic, pour des raisons technologiques, d'accélération du temps, de l'information, nous sommes aujourd'hui saturés de faits, de faits de toutes sortes. Ça peut être des drames, ça peut être des faits divers, ça peut être des histoires internationales, peu importe.
Quand on échappe de l'État, on doit être au-dessus de la mêlée, on doit être capable de séparer, comme vous dites, le tout venant, des choses vraiment graves. Et là, pour le coup, ce qui se passe est vraiment grave.
Oui, mais la question, au-delà de ça, c'est qu'une démocratie, ça tient par son débat public. Est-ce que le débat public doit être, si vous voulez, l'expression suivisme de l'actualité, je la trouve intéressante. Est-ce qu'il doit suivre la chronologie des faits, ou est-ce qu'il doit poser des questions de fond ?
Mais il s'en sert des réseaux sociaux, le Président, quand il fait une vidéo pour parler à un chauffeur qui doit payer son péage ?
Je m'en moque du Président, je veux dire, au sens où...
C'est facile de taper sur les réseaux sociaux.
Bien sûr, mais la question qu'il pose est une question absolument centrale. Vous savez, Rousseau, au début du second discours, quand il pense la politique, il a cette phrase, il dit « commençons par écarter tous les faits ». C'est un contexte un peu différent, mais c'est assez profond. Il s'agit de dire que quand on pense la cité, si on a le regard, le nez dans le guidon des faits, et bien parfois, on ne voit pas les sujets de fond, on ne voit pas les grands enjeux. Et je crois que ça, il faut le dire sans stigmatiser personne, sans attaquer la presse, sans attaquer les oppositions, ce n'est pas le sujet, c'est la technologie qui est en cause.
Les réseaux sociaux font qu'aujourd'hui, on vit dans un JT permanent. Tout le monde vit dans un JT permanent. Et ça, ça crée aussi beaucoup de dangers, beaucoup de liberté, beaucoup d'émancipation, mais aussi beaucoup de dangers. Et il faut avoir l'œil lucide sur les dangers d'une situation où nous sommes sans cesse saturés d'enfants.
Non, mais de faire un constat, c'est un peu facile. Il y a des gens qui proposent des solutions, effectivement, et après...
Je vais vous dire, le problème, ce n'est même pas ça. C'est qu'on ait laissé Emmanuel Macron pendant 3 ou 4 ans, quand il a été élu en 2017, agiter le pays, légiférer, réformer le pays. D'accord, ça, on lui laisse le temps. Le problème, c'est qu'on va arriver à 8 ans de quinquets de... On est à 8 ans d'Emmanuel Macron au pouvoir, et qu'en fait, il y a des familles qui en ont marre d'enterrer leurs enfants. Moi, quand j'entends le témoignage de la mère d'Elias, hier matin, chez nos confrères de BFM, eh bien, je ne peux pas dire qu'elle lave les esprits. Non, elle est touchée en son cœur et en son âme. Et elle dit qu'on n'a plus le temps.
Quand j'entends le père de Benoît à Dax, eh bien, je ne me dis pas qu'il est dans le suivisme de l'actualité. Quand j'entends la mère de Lola, qui est brisée par la perte et de son ex-mari et de sa fille, eh bien, elle n'est pas dans le suivisme de l'actualité. Et des drames comme ça, on pourrait en citer des dizaines et des dizaines. Et ça, ce n'est pas parce qu'on a trop de filles divers, qu'il y a les réseaux sociaux, parce qu'il y a des journalistes qui mettent cette actualité-là sur le devant de la scène.
Non, c'est parce qu'il y a des drames, il y a des familles, il y a des victimes, et que ces familles, elles en ont marre, eh bien, de constater, semaine après semaine, qu'il y a des morts et que l'État ne fait rien. Car il est là le sujet. Si l'État était parfait, si l'État légiférait, si l'État empêchait qu'il y ait ces violences, personne ne dira rien, à commencer par les journalistes. Donc nous, on est là, on fait notre métier, on dit, là, il y a des familles qui se plaignent, il y a des familles qui considèrent toujours sur notre territoire et devraient toujours être vivants. Ça, excusez-moi, le président de la République, il ne peut pas le balayer d'un verre de main.
Et au-delà de ce discours, de cette posture, Nathan Levers, le président n'a jamais semblé autant dans le creux de la vague en ce moment.
Oui, il s'en fout de ces sujets. Il n'a plus de majorité, il ne peut plus vraiment avoir d'influence directe comme il en a eu jusqu'au dernier législatif.
Mais lui, personnellement, je veux dire, au-delà de ça, il n'a plus la dynamique qu'il avait au début, la même énergie.
Je crois qu'il y a eu une erreur totale sur le début du deuxième quinquennat. C'est-à-dire qu'il est réélu dans un contexte de barrage républicain. Ce n'est pas un vote d'adhésion pleine. Et ce qu'il fait, c'est mettre en œuvre tout de suite une réforme extrêmement impopulaire. Et c'est à peu près le seul grand projet du début de ce quinquennat. Je pense que c'était un loupé de calendrier, une erreur. À la limite, il aurait pu faire la réforme des retraites, mais avec d'autres choses. Et là, c'est vrai que ça a pris et que ce décollage du deuxième quinquennat n'a pas marché. Et il y a une forme de rejet aujourd'hui.
Il n'est plus audible. On ne l'écoute plus. La preuve, l'audience catastrophique. On en a parlé. Il a désacralisé la parole présidentielle.
Moi, je ne dirais pas forcément ça. Je pense qu'il a un enjeu qui peut être intéressant. C'est que là, il peut se recentrer sur les questions qui sont les prérogatives du président de la République. On vit dans un moment où je crois que les questions internationales, moi, c'est mon désaccord avec Jules, je pense que les questions internationales aujourd'hui sont peut-être plus importantes que les questions de politique intérieure et que le président a des choses à faire parce que la France a une voie à porter. Et s'il le fait, il peut rebondir.
En quelques secondes, je suis complètement en désaccord avec les éditorialistes, les chroniqueurs qui nous disent qu'Emmanuel Macron, sur l'aspect international, tout ce qu'il fait est super. Bon, déjà, il y aurait un sujet là-dessus. Mais quand on a tant de drames en France, quand on a tant de sujets où c'est compliqué, où l'école ne va pas, où notre système de santé est catastrophique, où on a une submersion migratoire et qu'il y a de la violence dans la rue, un président qui s'occupe d'abord du national avant de l'international, ça ne me paraît pas incongru.
Jules Torres, merci beaucoup. Non, moi non plus, ça ne me paraît pas incongru. Merci beaucoup. Nathan Devers, on se retrouve évidemment demain pour de nouvelles aventures. Merci à vous deux pour ce décryptage toujours précieux. Merci Géraldine.