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Podcast / conversationSud Radio (sur YouTube)· 20 mai 2025 43 minComplaisantActualité / polémiqueSantéTravail & emploiÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Les déserts médicaux, une maladie chronique - Semaine spéciale | La France qui reste debout

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Comment avez-vous vu évoluer la situation des déserts médicaux au fil des années ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Quelles initiatives locales existent pour lutter contre les déserts médicaux ?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    Votre loi propose une régulation de l'installation des médecins. Pourquoi cette contrainte ?

  • 40:00OuverteRéponse directe

    Comment gérez-vous les coûts élevés des transports sanitaires ?

  • 50:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les défis des infirmières libérales face aux déserts médicaux ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Sud Radio. Renord Carervice propose le bilan confort et sécurité avec 60 points de contrôle à 45 €. 60 points de contrôle, c'est beaucoup non ?

De l'usure des pneus à la vérification des systèmes électroniques, le tout réalisé par les experts Renault. Ouais, c'est beaucoup. Mais c'est ce qu'il faut pour partir serein en vacances.

Une fois de plus, qui mieux que Renault peut entretenir ma Renault ? Renault Carvice numéro 1 du SAV 2025. Offre un particulier pour les véhicules thermiques Renault et d'Assia dans le réseau participant.

Conditions sur Renault.fr. FR source l'automobile magazine 2024 9h10h sud radio la vérité en face Patrick Roger la vérité en face c'est la France qui reste debout c'est notre semaine spécial impuissance publique a dit d'ailleurs Édouard Philippe tout à l'heure affaiblissement de la France et s'il y a un secteur qui est aujourd'hui très fragile c'est la santé les déserts médicaux une maladie chronique c'est évidemment le thème ce matin que nous faisons en collaboration avec la presse hebdomadaire régional et ce matin, nous aurons avec nous dans un instant Ludovic Menard qui est directeur et rédacteur en chef de l'écho du Berry.

Beaucoup d'invités en direct du terrain en fil rouge aussi dans un instant le docteur Gérald Kzek bien sûr que vous connaissez, c'est le directeur médical de Docimo, auteur de beaucoup beaucoup de livres et puis vous également 0826 300 300 0826 300 300 vous pourrez témoigner. Bah oui, parce que qui va s'occuper de nous demain ? Qui va s'occuper aussi de nos aînés, de nos plus anciens ?

Combien de semaines est-ce qu'il faut attendre pour un consulter un spécialiste ? Rien n'est foutu. Pourtant, rien n'est foutu parce que il y a des Français qui se retroussent les manches, la France qui trouve des solutions qui mobilisent les bonnes volontés.

C'est ce que nous voyons sur ce radio avec des médecins à la retraite qui reprennent du service, des jeunes praticiens qui s'installent malgré tout en zone rural ou sensible, des élus qui ouvrent des maisons de santé là où tout fermé, des taxis sanitaires, des réseaux d'entraide, des soignants itinérants. Heureusement qu'il y a cette France qui reste debout, qui bouge pour essayer de sauver ce système qui est quand même fragile. Gérald Kirzac, bonjour.

Bonjour. Euh la France qui reste debout à travers le secteur médical. Vous vous êtes médecin depuis des années aux urgences.

Comment vous avez voulu vu euh évoluer les choses au fil des années ? Bah ça fait des années que ça va de de pire en pire. C'est-à-dire qu'on a un système, vous parlez des déserts médicaux, ça c'est pour la médecine de ville et les gens n'ont plus de médecin généralistes ont des rendez-vous difficiles chez le spécialiste, mais c'est les urgences où on attend pendant des heures.

C'est des interventions chirurgicales qui sont parfois obligées d'être repoussé. Bref, on voit bien que l'hôpital ou la ville, ça ne va pas. Ça ne va pas ni pour les patients et c'est un drame pour des patients qui ont retard de soin et qui dit retard de soin dit perte de chance en terme de maladie, en terme d'aggravation.

Mais ça ne va pas non plus pour les professionnels de santé. Et c'est ça qu'il faut bien comprendre, c'est que l'objectif, il est commun. Et actuellement, on est dans un système où ni les les gens qui prodiguent les services, ni les gens qui reçoivent ces services ne sont satisfaits.

Et j'allais dire, c'est pas du tout pris en compte par les politiques actuellement. C'est que les politiques, on voit bien qu'on tape d'un côté, on met pour l'instant, ils s'en occupent quand même. Non, il y a beaucoup de débats autour de justement des déserts médicaux, de la santé.

Sûr, il y a beaucoup de débats. Mais ça fait combien de temps que ce problème existe ? Et par qui a-t-il été créé ?

On voit bien que ça fait 30 ou 40 ans qu'on a un système qui s'ement responsable, non ? collectivement, je je dirais pas ça du côté des professionnels de santé, ni des patients. Non, mais pardon, mais les patients, ils sont pas responsables de ça.

Quand on dit aux gens "N'allez pas aux urgences appeler le 15" parce qu'on filtre ça c'est le mot un peu, c'est l'uphémisme de dire "On filtre avant d'aller aux urgences, globalement on vous interdit l'accès avant de passer un coup de fil au SAMU. Samu qui est débordé. Donc, on voit bien que ni les patients ni les professionnels ne sont responsables des politiques qui ont été mises en place ou de la dépense publique qui a été dépensée de manière déraisonnable depuis des décennies." C'est ça parce qu'on met beaucoup d'argent quand même.

Met trop de pognons dans le système de santé. Pardon parler comme ça. Un pognon de dingue sur les dépenses sociales mais un pognon de dingue sur l'hôpital, un pognon dingue sur le Séur.

Rappelez-vous un des derniers ministres de la santé, enfin c'est pas le dernier parce qu'il y en a eu 7 ou h quelques années qui avait dit "Ça y est, on va sauver l'hôpital MSUR. On a mis beaucoup d'argent, des centaines de millions voire des milliards dans le système de santé. Sauf qu'il est mal dépensé et en particulier, il est administré et c'est ça le problème, il est administré par une haute administration de la santé.

Les agences régionales de santé, différentes agences de contrôle dans les hôpitaux, des postes de direction, de sous-direction et cetera par des gens qui ne sont pas sur le terrain. Il est là le problème parce que pour être debout et pour faire des choses pragmatiques, faut être sur le terrain. Alors justement sur le terrain parce que dans les grandes métropoles, on trouve encore des grands hôpitaux.

D'ailleurs, on a tout concentré dans les grandes métor et et sur les territoires, il y a un moment donné, on fermait les maternités. Euh on n'encourageait pas les médecins euh généralistes à aller sur le terrain. On il y avait beaucoup de spécialist on a supprimé on a supprimé les gardes, on a complètement euh fermé.

Heureusement, je le disais, il y en a quand même qui se bougent là actuellement sur le terrain. Oui. Heureusement, ça tient que sur ça d'ailleurs.

Ouais. Bah, Ludovic Menard est avec nous. C'est pas forcément Ludovic Menard qui se bouge lui-même, mais il fait bouger les choses.

Il est directeur et rédacteur en chef de l'écho du Berry. C'est dans le centre de la France, pas très loin de du côté de Châurou. Bonjour Ludovin.

Châteauurou Bourge. Voilà, c'est ça hein. C'est vous vous précisez d'ailleurs.

Oui. Où est-ce que vous êtes distribué vous ? Ludovic Menard.

Alors l'écoch du Berry, il se trouve à la Châre, donc près de Châterou dans l'Indre et puis à Saintmoron près de Bourge. Voilà. et on est diffusé sur l'Inde, le Cher, l'allié et la Creuse.

On connaî bien ces problématiques. Bah bien sûr de de c'est ce que l'on appelle vous êtes un journal de pays, hein. On dit souvent la presse hebdomadaire régionale régionale mais c'est de pays quoi dans ces différents petits pays bien sûr dans ces départements he Ludovic Menard.

Oui, c'est que en fait on nous dit souvent on est le petit journal et souvent c'est dit de manière affective plutôt que pjoratif parce que effectivement bien sûr on va parler de de du quotidien des gens de de vraiment de ce qu'il rencontrent et de ce qui leur arrive à longueur de journée et c'est vrai que nous dans notre ligne éditoriale c'est de porter ceux qui qui prennent l'initiative qui prennent des responsabilités sur notre territoire pour montrer que que qu'on peut y vivre et avec une une belle qualité de vie. Et d'ailleurs, vous parliez d'initiative et c'est vrai que en matière de désertification médicale, ben évidemment comme euh le politique, on va dire national ne prend pas de de fortes décisions, et ben il y a il y a pas mal d'initiatives locales. Voyez, dans le cher, il y a un cabinet médical itinérant.

Dans le cher, il y a des maisons médicales qui marchent très bien. Ne vie Saint-Sépulcre à la souterraine quand il y a des médecins aussi qui sont très actifs, qui sont proches des universités. On a les centres de santé de médecins solidaires, vous savez, qui viennent intervenir une semaine par an à Charenton du Cher, à Rei à Agin.

Voilà. Mais tout ça, c'est un peu des pensements sur une jambe de bois parce que tout à l'heure, j'entendais le médecin, il faut pas oublier que quand même il y a eu une conivance, on va dire pendant les années 80 90 en faisant baisser le numérus claus le nombre d'étudiants qui qui rentraient en 2e année de 8000 à 4000 voire à 3500. C'était même avant, cit les années 70.

Ouais. Années 70 jusqu' quoi. Ouais.

Ou voilà, on paye aujourd'hui tout ça. Là, c'est une génération de médecin qui nous manque et évidemment sur le terrain. Et donc comment est-ce qu'on fait ?

Ben voilà, c'est compliqué. Et vous le disiez là, cette semaine, on doit faire un sujet sur les allergies. Et qu'est-ce qu'on dit ?

Pour mieux prévenir les allergies, et ben il faut les traiter précocement. Dans l'Inde, il y a trois allergolas que vous imaginez, pour 200000 habitants. Donc forcément, c'est c'est compliqué.

Un pédiatre pour les enfants, c'est totalement oublié. Donc la prévention, elle est mise de côté et forcément après, on traite plus que les urgences. Quand on peut pas, on a plus de médecin généraliste traitant, ce qui est le cas de beaucoup de monde.

On se tourne vers quoi ? Vers les urgences. Voilà.

Donc, c'est vrai, difficulté Ludovic Ménage d'avoir des généralistes parce que les médecins de famille bah progressivement quand ils ne sont plus là, on a du mal à en attirer en fait de nouveau. On verra dans un instant. et et les spécialistes parfois il faut être 3 4 mois, il faut aller par exemple vous quand on est euh du côté de la Châtre, si on veut un bon euh spécialiste, il faut aller où ?

Alors est-ce queil y en a en fait à à la Chattre ou alors il faut aller beaucoup plus loin du côté de Châteaurou, à Bourge, à Poitier ou même un petit monter jusqu'à Tour si je puis dire. Alors, l'exemple le plus créant, c'est le cardiologue parce que c'est quelque chose qui peut arriver à pas mal de personnes. Donc, il y a quelques solutions à Châurou et à Bourge.

Mais bien souvent, nous les les Berérchons se tournent vers Tour, Limoge, Clermont ou Paris pour avoir des rendez-vous dans des délais satisfaisants. Vous voyez ? Ouais.

Carrément parce que aller chez le cardiologue jusqu'à Paris alors qu'on est là-bas, on est grosso modo quand on est à la Chatre, on est à 300 km 280 300 km de Paris quoi hein. Oui, c'est ça à peu près. Ouais, c'est ça.

Bon, et il y a pas de cardiologue ? Ah bah dans les environs très compliqués d'avoir un rendez-vous ou alors 6 mois, 8 mois, 1 an euh plus tard et souvent bon il y a des gens qui ont bes Alors évidemment on peut pas euh il faut pas non plus euh dramatiser dramatiser totalement parce que si vous allez aux urgences avec un enfant voyez par exemple généralement il les services des urgences vont essayer de le traiter tout de suite et puis s'il y a quelqu'un qui est en vraiment en urgence visitale évidemment qu'il va être traité. Par contre, si vous faute de médecin ou faute de possibilité de de pouvoir être consulté pour je sais pas un problème de de deuil ou de quelque chose comme ça, bah vous risquez de passer un bon moment aux urgences.

Puis parce que vous avez plus de médecin de famille parce que l'exercice de la médecine a aussi changé. On a des jeunes qui veulent pratiquer euh en collaboration. Alors, on fait beaucoup de maisons de santé.

Vous savez, les collectivités mettent beaucoup la main à la poche pour que il y ait des conditions d'exercice qui soient satisfaisantes. Mais euh à vrai dire, c'est presque insuffisant. Je pense qu'on arrive effectivement au bout de voilà, on a laissé un petit peu la la la médecine libérale pouvoir faire un petit peu ce qu'elle voulait en disant "En confiance, on va faire ce qu'il faut." Alors, je crois que la profession, elle est prête à à avoir délocalisé les enseignements, avoir délocalisé l'internat mais aussi l'externa.

Il faudrait qu'elle s'exprime, moi je trouve plus parce que là, on a l'impression d'être laissé un peu au milieu du gay, quoi. Ouais. Ouai, ça c'est vrai et et je parle pas en fait des des maternités de proximité, des petits hôpitaux qui ont disparu, parfois aussi des maisons de retraite et et des et des épades parce que on voudrait maintenir les gens à domicile mais on ne peut pas toujours pour des personnes âgées.

Général Kzek, vous voulez ajouter un mot ? Il faut poser la question. Pourquoi on a plus de médecin généraliste ?

Pourquoi on a plus de jeunes qui veulent s'installer ? Pourquoi on a plus de cardiologues ? Alors, il y a un problème quantitatif évidemment, le fameux numérus clausus qui a été remonté.

Après, il faut faire attention. Le conseil de l'ordre vient d'alerter sur le fait qu'on aura peut-être trop de médecins aussi. C'est vrai que les modes d'exercice Oui. dans dans 10 ou 20 ans, mais il y a peut-être d'autres modes d'organisation, il y a d'autres professions à qui on peut déléguer un certain nombre de tâches.

Moi, je voudrais juste revenir sur les conditions de travail. Si les bien sûr si les jeunes ne veulent plus s'installer en médecine générale parce que ils n'ont pas envie en fait euh de s'installer à 25 ou 30 ans et d'être coincé dans cette spécialité, dans ce mode d'exercice pendant 35 ans. Un jeune ou une jeune, puisque 80 % des futurs médecins sont des femmes.

Un jeune médecin n'a pas très envie d'avoir une des conditions d'exercice où il faut faire de l'abattage, pardon, du terme, mais pour pouvoir avoir une survie économique aussi puisque c'est de la médecine libérale, il faut faire de la battage. C'est compliqué aussi pour un médecin généraliste d'avoir le rendez-vous chez le cardiologue. Donc il va passer son temps à faire de l'administratif, à passer des coups de fil et cetera sans aucune évolution de carrière.

Et ça c'est un vrai sujet. C'est qu'on choisit sa spécialité au début de son cursus globalement quand on a 25 26 ans et vous êtes coincé dans la spécialité sauf exception jusqu'au bout. Et le métier de médecin généraliste est épuisant.

Vous parliez des urgences. Évidemment que les urgences traitent les les problèmes vitaux, sauf que c'est pas le boulot des urgences de traiter tout ce qui est de l'ordre de la médecine chronique, de la prévention, vous l'avez très bien dit, ou de la médecine de prévention tout simplement. Donc se pencher sur les questions de d'attractivité de la profession, pourquoi les jeunes ne veulent plus y aller ?

Pourquoi on narrive pas à les inciter ? Or là, l'impression qu'on a c'est que on subit au même titre que les patients et on se retrouve maintenant avec une espèce de pistolet sur la temper t'installer à tel endroit. C'est pour ça que les les jeunes médecins notamment revendiquaient il y a quelques semaines.

Ouais. Bah euh on va en parler dans un instant avec Loï Carvant qui est justement le cignataire de la proposition euh de la loi Garot là sur la régulation de l'installation euh des médecins. On va en parler avec euh Ludovic Menard, toujours avec nous, euh directeur et rédacteur en chef de l'écho du Berry.

Je veux souligner au passage l'importance de cette presse hebdomadaire régionale qui fait remonter toutes les informations, on en parlera et qui fait vivre et vibrer en fait les territoires. Et puis le docteur Gérald Kirzac qui est avec nous. Nous continuons la vérité en face.

La France qui reste debout jusqu'à 10h sur Sud Radio évidemment. 9h10h Sud Radio la vérité en face. Patrick Roger et la France qui reste debout.

C'est notre semaine spéciale en collaboration avec la presse hebdomadaire régionale et ce matin, c'est avec l'Écho du Berry. On a vu la la situation sur les déserts médicaux. On l'a appelé les déserts médicaux une maladie chronique.

Bah oui, parce que ça revient effectivement en permanence et depuis quelques années, on a du mal à trouver des solutions parce que bien souvent il y a beaucoup de fermeture de service, des kilomètres à parcourir pour pour accoucher, soigner simplement obtenir un rendez-vous. ce que nous disait Ludovic Ménage qui est avec nous, Ménard qui est avec nous et qui est de l'écho du Berry qui nous disait que parfois pour trouver un cardiologue quand on est au centre de la France, il faut aller jusque tour ou jusqu'à Paris, c'est-à-dire à 300 km de là parce qu'on on en trouve pas. Donc il y a un gros problème autour de cela.

C'est ce qu'on essaie de voir dans la France qui reste debout parce que à côté de ça, il y a quand même des généralistes, il y a des spécialistes, il y a des aides soignants, des directeurs de petits hôpitaux qui essaient de se bouger en fait localement et des élus locaux que ce soit des maires ou ou des députés comme par exemple Loï Kervran qui est avec nous, député Horizon du Cherignataire de la proposition de loi garot sur la régulation de l'installation des médecins. Bonjour Loï Carvran. Bonjour.

Merci d'être avec nous. Alors, on évoquait avec Gérald Kirzek, notre médecin qui est avec nous en fil rouge ce matin, qui est le directeur éditorial du site d'Optic Simo, que bah c'est pas contraindre les médecins, ce n'est pas forcément la meilleure des solutions avec votre loi. C'est quand même ce que vous voulez essayer de faire quoi.

Loï Carvan, c'est un petit morceau de de contrainte. En fait, le principe, ça reste la liberté d'installation sur 85 % du territoire. Ce qu'on dit simplement c'est que il y a 15 % du territoire qu'on dit surdoté en France, ce sont des villes comme Biaritz, comme Nice.

Et de l'autre côté, on a des territoire comme le mien où les gens en viennent à mourir parce qu'ils n'ont pas de médecin généralistes, qu'ils ont pas de consultation à temps. Et donc la France, elle doit dire je crois au médecin de s'installer simplement là où on a besoin de ces 85 % du territoire. Là on garde la liberté d'installation.

Simplement, on dit stop. Stop à creuser l'écart et stop à aux installations dans les zones qui n'en ont plus besoin. Ouais.

Euh G Kek, vous comprenez ça sur raisonnement de Loï Carvant ? Je j'entends le raisonnement. Je pense que le raisonnement, il est commun avec les médecins.

Les médecins ne veulent pas laisser mourir les malades. Bien évidemment, les médecins, ils font ce qu'ils peuvent. Les médecins, ils s'installent dans les endroits où ce sont des déserts tout courts.

Parce qu'on parle de déserts médicaux. Mais en fait, c'est toute la politique, j'allais dire, d'aménagement du territoire qui est à revoir depuis des décennies. En fait, on a aussi bien sur le plan médical que sur le plan des services publics par exemple, paupériser les territoires.

Et donc, comment voulez-vous qu'un médecin s'installe ? Je vous disais, c'est plutôt des femmes qui s'installent qui ont une vie famille à construire. Il y a des des des personnes qui sortent de médecine, des études de médecine sont des femmes 80 % Oui. 80 % qui rentrent en 2è année.

Ah oui, d'accord. Et donc, comment voulez-vous motiver un jeune médecin à s'installer dans un désert tout court ? C'estàd qu'il y a plus il y a plus de VO SNC.

Bah il y a plus de voix, il y a plus de lignes SNCF parce que les petites lignes SNCF ont été supprimées. Les écoles, c'est compliqué aussi. Donc on voit bien que c'est pas qu'une problématique de déserts médicaux.

Donc jeter l'eau probre un peu sur les médecins en les traitant d'irresponsable parce qu'ils ne veulent pas s'installer. Je trouve que pour la profession qui en prend déjà plein la figure qui fait il y a un médecin bashing qui est assez terrible mais il y a pas que le médecin bashing d'ailleurs les aides soignants, les infirmiers. Pourquoi il y a autant de burnout ?

Pourquoi il y a autant de démission ? Vous savez les internes, c'est pas une sinécure de faire son internat. On sait qu'il y a plus d'un interne sur deux qui a des signes de burnout par exemple.

Et rajouter une contrainte, ça va pas aider globalement à ce que la profession soit bien. Et on s'en fout à la limite que la profession soit bien ou pas. Vous allez me dire c'est pas le problème.

Ce qu'on veut, c'est être bien soigné. Mais pour être bien soigné, il faut soi-même être bien parce que sinon ça va être des gens qui vont refuser de s'installer, qui vont dévisser leurs plaques, qui ne vont plus du tout aller faire des métiers de soin. On a des gens qui partent soit à l'étranger, soit faire autre chose et je crois que c'est pas du tout l'objectif.

Donc on l'entend bien sûr cette problématique de désert mé parce que quand vous avez rédigé ce rapport, vous avez enquêté, vous avez auditionné, vous avez regardé en fait la situation. Quel quelle est-elle face à vous ? Quelles sont les revendications des uns et des autres ?

Des populations en fait localement qui ont besoin de de médecin et puis et et des et des médecins Loï Carvon ? Oui, il y a il y a une demande très forte dans la population de la régulation de l'installation parce que on comprend pas pourquoi en France, il y aurait des citoyens de seconde zone qui n'auraient pas le droit d'avoir accès aux soins sur les médecins eux-mêmes. Moi, j'ai une vingtaine de médecins du sud de chair qui ont écrit avec moi au ministre de la santé pour dire réguler l'installation.

Nous, on n peut plus, on est tout seul, on a trop de travail, on refuse des patients. C'est pas ça qu'on veut pour la médecine. On est favorable à la régulation d'installation.

Donc c'est vrai qu'il y a une vision syndicale et parfois ordinale de l'ordre aussi mais encore que ça dépend des départements opposés à toute régulation alors que je rappelle quand même que toutes les autres professions de santé maintenant sont régulé et que les les dentistes eux-mêmes ont fait un pas vers ça. Mais ça c'est la vision syndicale. C'est comme si vous vouliez confier la réforme de la SNCF à Sudra.

Il y aurait des résistances. Et ben là c'est c'est la même chose parce que la demande elle est là. La demande des citoyens, elle est quasi unanime.

Il y a besoin de médecin aujourd'hui. La question c'est plus de ne pas avoir un médecin traitant, c'est c'est que il y a des territoires, on a plus de médecin tout courts. Et vraiment moi, je m'insurge contre l'idée que ces territoires seraient des déserts tout courts.

Dans un désert, il y a personne qui vit. Là, il y a des Français qui vivent, ils ont le droit aux soins. Et vous savez, si un député, il peut vivre dans mon petit village du sud du Cher, je pense qu'un médecin peut vivre aussi.

Et c'est pas vrai qu'il y a pas d'école. C'est pas vrai qu'il y a pas de ligne de train. Vous prenez Saint Mommon la la sous-préfecture du Cher, il y a un un réseau scolaire qui est excellent.

Il y a une liaison directe ferroviaire avec Paris et cetera. Il faut arrêter avec ça. Ouais.

Ouais. Monsieur c'est Non mais c'est un peu déménagogique d'entendre ça. Ça fait 30 ou 40 ans que on a une administration qui est en train d'essayer de réguler, de contraindre, de taper à la fois sur les médecins, de taper sur les infirmières aussi.

Vous preniez l'exemple d'autres professions. Mais si d'autres professions comme les infirmières, elles sont régulées. On a des territoires malgré la régulation où il y a pas d'infirmière parce que ce qui va manquer, ce sont les forces vives en fait.

Ce sont les gens qui vont dire on en a marre, on ne veut plus exercer ces professions de soin. C'est ce qu'on est en train de voir avec des gens problèm de rémunération peut-être d'ailleurs c'est toujours c'est toujours un problème de rémunération. Payer un médecin généraliste à 25 € la consultation.

Alors c'est passé à 30. Enfin, on voit bien que ça fait 20 ans que ça n'avait pas évolué. On voit bien qu'à un moment donné le soignant et quand je dis le soignant, c'est pas que le médecin parce que moi je suis pas syndiqué donc j'ai pas de problème avec ça sur le sur le côté euh syndicaliste ou ou ordinal.

C'est une discussion de bon sens. Le bon sens, les médecins, les infirmières, les aides soignants veulent pouvoir exercer leur métier correctement. Or, que ce soit à l'hôpital ou que ce soit dans les déserts entre guillemets médicaux ou autres, on est obligé de faire de l'abattage, de faire de la productivité.

Et pardon monsieur le député euh mais c'est ce qui a été mis en place par vos prédécesseurs par des gens qui ont une formation sciences politique Eat école de santé publique et qui nous envoient dans le mur depuis 30 ou 40 ans. Carvant avec l'ensemble de nos c'est pour ça que c'est pour ça que nous proposons des des choses très très différentes. Mais après avoir créé c'est un peu le pompier pyoman après avoir créé cette situation.

Oui oui oui moi je suis trop je suis trop trop jeune élu pour assumer la la responsabilité quand je dis vous de vos condition de science po ou de l'én ou d'école de commerce qui ont essayé de régler si on se dit les choses si on se dit les choses c'est aussi en accord avec avec la profession médical le numérus claus par exemple moi je suis très fier ça a été un de mes premiers votes en 2018 la suppression de cette aberration ça a été une coconstruction en réalité entre le monde politique et et les médecins pour voilà numérus qui n'a pas été supprimé hein enf ça n'a pas été supprimé c'est un numérus apertus maintenant mais il y a toujours un nombre et j'allais dire heureusement qu'il y a un nombre qui est fixé ou et on en est où d'ailleurs justement de cette de ce le ce le projet là de de régulation de l'installation des médecins parce qu'il y a eu des navettes parlementaires. Euh le CV il va voir le jour précisément ce ce texte ou pas ? Oui, donc on a on a deux textes législatifs en ce moment.

Il y a un texte qui a été adopté par l'Assemblée qui prévoit la régulation comme je vous l'a décrivez, c'est-à-dire euh que on interdit l'installation dans les zones surdotées et pour le reste du territoire, on laisse la liberté. Donc les médecins vont là où on a besoin d'eux. Oui.

Et il y a un autre texte qui a été adopté au Sénat qui reflète plutôt la vision gouvernementale qui imposerait en gros 2 jours par mois de consultation des zones les mieux dotées vers les zones les moins bien dotées. Ouais. Et euh nous ne savons pas très bien encore tout comment tout cela va se terminer.

Bah non, d'autant qu'il y a des incertitudes au niveau parlementaire donc ça c'est vrai et gouvernemental. Merci d'avoir été avec nous. Nous poursuivons dans un instant avec Ludovic Menard qui est toujours aussi avec nous, rédacteur en chef de l'écho du Berry, directeur également.

Et dans un instant, vous savez qu'il y a un mouvement en ce moment et aujourd'hui depuis hier d'ailleurs des taxis et des taxis sanitaires parce que bien souvent bah on a bes il y a notamment des alors des malades mais aussi des personnes qui sont âgées qui ont du mal à se déplacer et comme les médecins dont sont de plus en plus loin ou les spécialistes il faut les emmener les emmener les hôpitaux de proximité les maté les centres de dialys qui ont été fermés ça coûte très cher tout ça ça coûte très cher bien sûr mais encore une fois qui a pris ces décisions ce sont ni les patients ni les professionnels de santé et on est en train de payer les pots cassé. Allez, nous serons avec un taxi justement dans un instant taxi sanitaire et nous allons poursuivre la vérité en face. La vérité en face c'est la France qui reste debout jusqu'à 10h sur Sud Radio. 9h10h sud Radio la vérité en face.

Patrick Roger, je voudrais bien un spécialiste, mais il est à 250 km de chez moi. C'est un peu ce que l'on dit parfois dans les territoires, en dehors des grandes métropoles où il y a quand même une bonne densité de médecins, ailleurs, c'est beaucoup plus compliqué. C'est le sujet de la France qui reste debout aujourd'hui.

Les déserts médicaux, une maladie chronique en partenariat avec la presse hebdomadaire régional et Ludovic Menard qui est avec nous, directeur et rédacteur en chef de l'écho du Berry, toujours avec nous. Vous avez entendu Ludovic Bénard les propos là depuis depuis une demi-heure. Vous-même vous y avez participé.

C'est ce qui ressort quand vous vous allez sur le terrain pour mener vos enquêtes pour votre pour votre journal. Oui, mais c'est vrai que ce qui est un peu dur, c'est qu'on voit il y a il y a quand même des médecins chez nous qui se battent franchement pour offrir les meilleures conditions d'accès aux soins. Il y en a vraiment qui sont à l'initiative qui qui essayent d'être en rapport avec les universités, qui essayent de trouver des idées.

Mais je pense que ce qui peut être regrettable là tout à l'heure, docteur Kirzek a dit vous les politiques, on a l'impression d'entendre, vous savez nous aussi on nous dit vous les médias parfois. Moi, j'ai envie de dire vous les médecins aussi parce que je crois qu'il participer vicieux de depuis un moment. Moi je me souviens de mon médecin de famille il y a 20 ans hein parce que ça fait un moment que j'en ai plus qui disait "Ah bah les gardes, moi maintenant je les fais plus parce qu'il y avait plus que moi qui les faisais." Et c'est vrai que il y a un changement aussi chez les médecins de l'exercice qu'il faut aussi assumer parce que vous savez que maintenant il y a beaucoup de maisons de santé de cabinets médical et souvent c'est les collectivités qui mettent la main à la poche pour les communs pour pour une secrétaire pour et je trouve que ce ce ce cet exercice il a changé puis les médecins, il faut pas qu'ils oublient qu'ils ont un chiffre d'affaires garanti quand même hein.

Moi, j'aimerais qu'à chaque fois que je je j'imprime un journal, il soit vendu. Là quand même derrière il y a une clientèle patientelle presque assurée et peut-être que derrière ça ils ont un petit devoir. Moi, je veux vraiment pas jeter l'eau propre sur les les médecins de chez nous parce que parce que franchement ils font ce qu'ils peuvent, ils font le maximum et c'est vrai qu'ils sont pas très loin du burnout mais là on sent bien que on atteint limite une limite là il y a François Berou qui a lancé un un plan d'urgence d'ailleurs pour ça puisqu'il dit que c'est le plan de la dernière chance. qui se mettent en opération commando pour essayer d'inciter les les médecins à aller au moins 2 jours par mois dans les zones les zones rouges comme ils disent.

Donc on sent quand même bien qu'il y a une urgence quoi. Et c'est vrai que et bien on entend souvent la parole syndicale ordinale et c'est pas nécessairement celle qui est portée par nos médecins locaux. Ou Gérald Kzek va vous répondre mais on on est aussi avec il y a des appels au 0826 300300.

On va y revenir hein Gérald là-dessus sur les médecins mais les médecins qui eux déplorent depuis des années la paperace. Ils disent aussi on a trop de d'administration, on n'a pas été réévalué à un moment donné, il a fallu s'équiper avec les ordinateurs, c'est un peu compliqué, tout n'est pas allié et cetera. Je comprends en fait les deux parties justement et puis des nouvelles façons de vivre aussi des médecins qui veulent plus faire 70 he comme il faisait 70 he pour les médecins de famille comme on avait hein mon cher Ludovic il y a quelques années.

Je le disais donc il y a un mouvement aujourd'hui et depuis hier des taxis et des taxis sanitaires parce qu'ils estiment qu'ils ne sont pas suffisamment et bien remboursés ou qu'il va y avoir une diminution dans la prise en charge. On est avec Floriant Barrier qui est taxi sanitaire lui en zone rurale justement du côté Vous êtes en Indréloire c'est ça Floriant Barrier ? Oui, c'est ça.

À côté de tour. Oui. Ben voilà, c'est ça.

Euh vous vous êtes un maillon indispensable aujourd'hui, bah de ce maillage de la santé territoriale, quoi. Parce que vous vivez beaucoup de cela des du transport de malade où parfois il faut faire beaucoup de kilomètres. C'est ça.

Beaucoup de kilomètres. En sachant que certains de mes collègues et moi-même sommes entre 90 et 99 % de notre temps de travail. C'est que du médical.

Oui. Que que 80 90 % du médical quoi. C'est ça.

Tout à fait. Tout à fait. Même même certains qui qui approche les 100 % les 100 %.

Donc ils ont vraiment que le médical avec qui avec qui il travaille. Ouais. Qui est-ce que vous transportez alors ?

Alors des personnes qui vont qui vont soit en chimio, en radiothérapie, les dialyses, les consultations, tout ce qui va sur les centres hospitaliers pour pour divers diverses choses. Ouais. avec souvent beaucoup de kilomètres à faire, quoi.

Bien sûr, parce que quand on est implanté en milieu rural ou semirural, bien sûr, il faut aller Vous allez jusqu'où vous par exemple de là où vous êtes en Indré Loire. En Indréelois, on va jusqu'à la limite de l'Indré Loire et après on peut aller sur les hôpitaux de Paris, Nant, Anger qui sont qui sont autour de nous. Ouais.

Bah et là, c'est des courses à combien ? Euh alors aujourd'hui, c'est des courses qui sont à entre 450 450 €. Ah oui, non mais ouais.

Et et tout est tout non, tout n'est pas pris en charge ou tout est pris en charge ? Si quasiment en fait aujourd'hui hein. Alors tout est pris en charge par la par la sécurité sociale ou les mutuelles mais aujourd'hui voilà c'est oui c'est une grosse partie de de de notre travail.

Ouais. de votre de votre travail. Alors euh on on dit souvent que il faudrait essayer de regrouper les rendez-vous euh plutôt que de d'emmener quelqu'un à un endroit en fait un jour 2 jours après de la ramener en fait ailleurs.

Est-ce que ça vous arrive ça euh Florian Barrier ? Alors ça arrive oui que que que des fois oui on emmène une personne on emmène une personne et une journée ou deux après il a un autre rendez-vous au même endroit. Oui, ça serait bien de regrouper les les les consultations ou les examens pour qu'il soient fait en même temps et ça ça ferait une grosse dépense en moins pour la caisse pour la caisse aujourd'hui quoi.

Ouais. Ouais. Parce que vous comprenez, c'est-à-dire qu' il y a d'un côté la caisse d'assurance nationale maladie qui veut faire des économies qui dit "Bon, il faudrait quand même que on revoit un petit peu ça et puis vous c'est devenu aujourd'hui votre revenu principal." Mais vous comprenez que ça coûte en fait quand même très cher quoi, hein.

Ah, on le on le comprend tout à fait. Après, c'est vrai que si demain euh les taxis ne font plus ce transport de de de personne, euh ça va être très compliqué pour les gens de d'aller se faire soigner et euh et il y a des gens qui vont être délaissés euh délaissés alors que parce que nous ça sera pas viable pour nos entreprises d'aller les chercher euh au voilà parce que la CPM veut veut nous nous dédommager en fait. Ouais.

Oua aujourd'hui on sait très bien qu'il faut faire des efforts au niveau de la sécurité sociale mais à côté de ça il faut que nos entreprises puissent continuer à à vivre et aujourd'hui nous sommes dans une dans une perte de avec la nouvelle convention qui nous ont qui qui passe en force parce que faut le dire cette nouvelle convention il passe en force depuis vendredi soir euh sans sans négociation plus que ça avec nos syndicats. eu des noo qui ont été faites mais aujourd'hui voilà vu que ça a duré je pense un peu de temps et ben ils ont passé vendredi soir le ce ce texte en force et aujourd'hui on a juste à signer la convention et à accepter les conditions qui nous ont qui nous ont donné en fait et et ça changera quoi pour vous très concrètement sur une course dans avec cette nouvelle convention ou sur les courses aujourd'hui si vous voulez c'est alors si on parle en global c'est à peu près sur l'année c'est une perte entre 30 à 35 % de voir même 40 % de chiff d'affaires sur une entreprise. Donc aujourd'hui, ça sera il y a des entreprises qui vont qui vont qui vont tomber quoi.

Ouais. Ouais. C'est on comprend donc cette difficulté.

Alors, il y a possibilité de transiger, trouver en fait un un accord quand même pour revoir pour revoir pour qu'il y ait peut-être des économies et que vous ça ne vous mette pas par terre puisque c'est ça pour certaines entreprises hein. C'est ça. Alors aujourd'hui euh il y a plus d'accord comme je vous dis hein, c'est ça a été signé vendredi soir au journal officiel.

Aujourd'hui, il faut prendre le texte comme il est. on va recevoir la nouvelle convention dans nos boîtes mail à signer et il faudra la signer dans l'état actuel. Si vous la signez pas, vous serez déconventionné et et malheureusement bah les entreprises qui font principalement que du médical, ça sera fini pour eux et les salariés qui vont suivre derrière aussi quoi.

Ouais. Ouais. Non, mais on comprend parfaitement la la situation et c'est justement quand Merci hein euh Floriant Barrier d'avoir été avec nous Gérald Kirzek, quand on parlait de l'aménagement et de la répartition en fait des médecins et des hôpitaux de proximité et cetera, des spécialistes, on comprend tout hein.

Quand ce sont des courses à 300 400 € évidemment quand on parlait des décisions aberrentes depuis des dizaines d'années où on a fermé des structures de proximité, bah ça veut dire pour faire sa dialyse, il faut bien y aller à la dialyse. ou bien les deux fo à tr fois par semaine et donc heureusement qu' les taxis les les véhicules sanitaires lég pour pouvoir amener les patients. Ce que je veux dire par là c'est que sans être dans c'est ils sont tous pourris du côté des politiques.

C'est quand même depuis 30 ou 40 ans que ces décisions ont été purement administratives de faire des économies sur le territoire en fermant les structures de proximité. Et donc du coup ces économies bah il y a fallu dépenser finalement plus ou mal de l'autre côté. Alors, je comprends ces ces entreprises.

Il y a probablement de l'optimisation à faire. Ce que propose l'assurance maladie, c'est éventuellement de regrouper des trajets ou plusieurs patients. Alors attention parce que il y a des patients sous chimiothérapie qui ont risque d'infection et cetera.

Gérald, nous avons du côté de Marignan là, on était dans le centre de la France en Indréoire, on descend à Marignan avec Sébastien qui est chauffeur de taxi et qui participe justement à la mobilisation pour ça, qui est concerné, qui est du côté de l'aéroport de Marseille-P. Bonjour Sébastien. Bonjour à vous.

Bon euh comment ça se passe en fait du côté de de Marseille-Pence sur ce mouvement des taxis là ce matin ? Alors grosse mobilisation des confrères dans les bouches du rôe. Ouais.

Euh trois points de mobilisation. L'aéroport Marseille-Province bien sûr, place Castellana à Marseille. Ouais.

Et la gare TGV d'Ex en Provence. Euh en ce qui concerne donc nos revendications. Ouais.

Je vais juste reprendre reprendre disait Flori Bar et et vous-même d'ailleurs parce qu'il s'agit pas de transport de de taxi sanitaire. Oui. Euh je refute cette appellation.

Il n'y a pas de il y a pas de taxi sanitaire, il y a euh des confrères taxis hm hm qui euh effectuent des transports à la fois sanitair mais également euh privé. Ouais. Moi pour ma part j'ai fait que tout types de transport euh sanitaire et autres.

Ouais. Euh en l'occurrence, notre profession souffre maintenant depuis de nombreuses années de la concurrence des loyales des plateformes VTC. Ah oui !

Et si vous voulez, nombreux taxis à travers le territoire ont été contraints de combler leur chiffre d'affaires par du du transport dit sanitaire. Ah ouais. Ouais.

Euh aujourd'hui le la tarification que veut nous imposer la l'assurance maladie n'est plus viable pour nos entreprises. Voilà. parce que parce que elle se elle se fout complètement de du de nos charges fixes.

Euh et si vous voulez, on on arrive à un stade où on a perdu énormément de notre clientèle et de notre chiffre de fer via cette concurrence déloyale des plateformes BTC. Hm hm. Et d'un autre côté, on on en vient à perdre si vous voulez notre notre comment on pourrait dire notre route secours qui fait le transport sanitaire pour la viabilité économique de nos entreprises.

Donc pour moi, les deux combats sont essentiels ou et il n'y a pas un plus important que l'autre. Il faut absolument sauver nos entreprises. Euh nous sommes quand même un un maillage du territoire.

Ça c'est vrai essentiel. Bien sûr. Oui.

Ouais. Merci Sébastien. On va suivre ça.

On comprend. C'est-à-dire que d'un côté il y a le sujet que nous évoquons nous he des déserts médicaux et une maladie chronique effectivement sur l'ensemble du territoire. Et puis de l'autre là, c'est un problème interne en fait à l'ensemble des taxis avec les plateformes qui sont venues apporter une concurrence au aux médecins au taxis traditionnel euh qui s'était reporté sur le sur le transport sanitaire.

Et on voit bien que ça tire dans un sens, ça fait marche avant et marche arrière. Tout à l'heure, on employ l'expression de cô sur une jambe de bois. Le problème, c'est qu'il faut changer la jambe.

On a un système où on met des rustines finalement et queon a aucune vision d'ensemble, une vision stratégique. Quand je parlais de l'aménagement du territoire, c'est pour motiver un médecin généraliste à venir, faut qu'il y ait un hôpital de proximité, faut qu'il y a une maternité de proximité. Les centres de dialyse, ça éviterait des transports sanitaires et en terme de confort, ça serait quand même super bien pour les patients d'être à côté de chez eux.

C'est pareil pour le maintien à domicile dont vous parliez Patrick tout à l'heure. On voit bien que le territoire en fait il a été déshabillé. Donc on demande à des fantassins qui sont les médecins généralistes, les infirmières de première ligne d'être là tout seul.

Le niveau de proximité, maternité, hôpital de proximité, il a disparu. De même que la maison de retraite, j'allais dire ou ou l'établissement qui pourrait accueillir. Et on a tout concentré sur des hôpitaux qui sont à 200 km.

Donc forcément, faut y aller à ces 200 km. Et donc ça évidemment ça pose un certain nombre de de problèmes. C'est ce que nous abordons dans la France debout.

On va continuer parce que nous sommes ensemble jusqu'à 10h évidemment sur Sud Radio avec ce matin le partenariat de l'écho du Berry. Juste avant ça tiens, petite parenthèse parce queil ne faut pas l'oublier. Ce weekend c'est quoi ?

Dimanche c'est la fête des mères. Et ben voilà la fête des mèes. Et nous vous offrons toute la semaine un bracelet de la collection lettres de la marque levent à laafrançaise.com.

Vous pourrez avoir les lettres et cetera. le personnaliser, c'est pour vous. Euh c'est le 12e appel au 0826 300 0826 300300.

Manu est très content de vous répondre comme d'habitude et nous continuons la vérité en face jusqu'à 10h. 9h10h sud radio. La vérité en face.

Patrick Rochet. La vérité en face, c'est la France qui reste debout sur la médecine ce matin avec toutes ces difficultés de trouver un médecin, un spécialiste autour de soi, des petits établissements et des par parfois des médecins mais aussi des infirmières. Vous l'avez évoqué Gérald Kzek, vous avez eu raison.

D'ailleurs, ça suscité un appel au 0826 300300. C'est Marie-Alice DAIN qui est avec nous. Bonjour Marie-Alice.

Bonjour. Vous vouliez témoigner hein ? Oui, par rapport à la déstification bien sûr.

Euh euh je suis confrontée en tant qu'infirmière libérale en semiural euh à ce manque de médecins, de praticiens. Oui. Bien que nous ayons mis en place euh via la CPTS du grand à relais, mais cela s'avère très compliqué.

Euh un médicobus aussi est mis à disposition dans le département. Euh c'est un mini vous avez dit un bus ? Non, j'ai pas bien compris hein.

Oui, ça un médicobus. Un médicobus. Ouais.

Ouais. Ouai. Comme ça se fait dans la dans le Berry là où nous étions à l'instant aussi avec Ludovic Ménard.

Oui. Oui. Ça se fait de plus en plus ou ou pour nous aider à Ah ça passe pas.

Ça ne passe pas. Oui. Ah pour nous aider à palier à cette à ce souci de désertification.

Ouais. Ouais. Merci Mariealice.

J'ai voulu prendre votre témoignage. La ligne est pas très très bonne et j'imagine parce que vous êtes vous êtes en tourné entre guillemets quand on parle de désert tout court on n même pas une couverture nationale pour le téléphone et on nous parle de télécabine ou de téléconsultations qui vont remplacer les médecins ou les infirmières. Justement là-dessus, ce sera jeudi, ce sera notre programme de jeudi.

Xavier Rois est avec nous aussi, docteur urgentiste, médecin du sport du côté de Châourou qui est favorable à une forme de régulation justement. Bonjour Xavier Rois. Bonjour.

Bonjour. On a beaucoup effectivement évoqué ce problème de régulation. Vous vous y êtes favorable ?

Oui. Alors moi je suis favorable. Moi ça fait 28 ans que je suis dans l'Inde.

L'Indre c'est le département le plus sousicalisé de la France métropole. Il y a juste derrière nous Mayotte et la Guyane, je crois si on fait au niveau des des domes. Ouais.

Et on est dans une situation catastrophique. Moi, je le vois à chaque garde aux urgences où c'est quand je suis dans le service. Euh c'est-à-dire on a on a 40 % des Indriens qui n'ont plus de médecins traitants et ce qui fait qu'il n'y a plus aucun suivi.

Alors vous, on a heureusement des des médecins traitants très très motivés qui voient 1500 à 2000 personnes mais on a quand même 40 % et c'est les patients qu'on voit aux urgences et ça provoque vraiment des drames humains et on commence à avoir un début de surmortalité. Euh je par exemple ma ma dernière carte juste pour donner un exemple très très concret euh et on a un patient qui n'avait pas de médecin traitant depuis 7 ans. Il a écrit partout conseil de l'ordre, il a écrit à à la à l'assurance maladie, on n pas eu de médecin traitant donc bah tant pis, il a pas été suivi.

Ce médecin, vous savez le marqueur des des des cancers de la prostate et s'appelle les PSA est inférieur à 5 il y a 7 ans à 1,4. il est revenu aux urgences pour une fracture du col fémur et en fin de compte la fracture du col de fémur c'était une métastate dans le cancer de la prostate qui s'était développée pendant les 7 ans et les PSA étaient à 4000 voilà et donc on a et ce monsieur une espérance de vie de quelques mois alors qu'il aurait vu un médecin traitant il avait 15 20 ans de de vie devant lui. Le cancer de la prostate aurait été diagnostiqué tout de suite.

Et donc on a ce drame que l'on voit tous les jours et c'est vraiment c'est vraiment ça ne peut plus durer comme ça. C'est pour ça qu'il faut avoir une action concrète et c'est pour ça que moi je suis pour une certaine régulation. Ouais.

Euh même si la la régulation est compliquée et je pense que la solution que euh évoquait aussi le gouvernement d'obliger un petit peu euh des des jours d'envoyer des médecins généralistes mais aussi spécialistes parce qu'il faut que les généralistes soient entourés d'experts et moi je suis plus pour la so une sorte de semaine solidaire c'est-à-dire comme les les médecins et bon et là c'est un petit peu un scandale comme les médecins ne veulent pas ne sont pas il y a pas de coerition alors qu'il y en a pour les profs pour les institutes vous faites l'école de la magistrature, vous vous avez une coercition. Bon, les médecins peuvent s'installer où ils veulent, tant mieux. Mais je pense qu'il faut être solidaire.

Je pense que peut-être ce qui pourrait plaire à tout le monde, c'est solidaire, c'estàdire obliger tous les médecins spécialistes et généralistes une semaine par an, payé à l'acte évidemment, aller dans des déserts médicaux. Bon, en tout cas, c'est euh on l'a compris l'urgence à travers votre témoignage docteur Xavier Rois et Gérald Kzek. On en est tous conscient que ça soit les urgentistes hospitaliers, les libéraux.

Oui, c'est un collègue. Vous pouvez saluer. Merci aussi à Ludovic Menard qui est avec nous, directeur et rédacteur en chef de l'écho du Berry.

Merci pour cette opération spéciale et je vous invite quand vous êtes dans la région à lire l'éch du Berry. Ludovic Ménard. Ah oui, bien sûr.

Oui, je dis et puis sur sur le net parce que la presse hebdomadaire régionale, elle est aussi en pleine transition numérique et on va fêter d'ailleurs au mois de juin le 50e congrès de la presse hebdomadaire régionale à Paris. Ouais, ça va être un grandou pour faire un grand coup de projecteur sur notre famille de presse bien sûr et j'y serai et nous vous donnerons évidemment nous partagerons cette écho. Merci Gérald Kzek.

La gagnante pour le bracelet c'est Sandrine du Gers dans un instant Valérie Expert Gill Gansman. On se retrouve demain. La France qui reste debout ce sera sur les les commerces et les services de proximité.

Patrick Sébastien puisqu'il a un commerce aussi sera avec nous. M.

Les déserts médicaux, une maladie chronique - Semaine spéciale | La France qui reste debout — Loïc Kervran · Pourquijevote