Martine Vassal : "Il faut une guerre civile contre les incivilités"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Sud Radio, [musique] l'invité politique Jean-François Achili. Il est 8h15 sur Sud Radio et pour l'invité politique de Jean-François Achili, ce matin, vous recevez Martine Vassal, candidate à la mairie de Marseille, présidente du conseil départemental des Bouges du Rô et de la métropole ex-Marseille-Pence. Bonjour Martine Vassal.
Bonjour Jean-Fance. Marseille est-elle aux mains du narcotrafic avec Orange qui a dû fermer son site momentanément de Saint-Maurent et dans le 3è arrondissement en raison d'un affrontement entre deux bandes rivales qui cherchent à contrôler le point de deal local et les 1000 salariés du site et bien ils sont en télétravail jusqu'à la mi-décembre. Où en est-on, Martine Vassal ?
Et bien on en est on n'est pas bien parce que effectivement Marseille est dans une situation préoccupante, je dirais même très préoccupante. Alors, c'est vrai que la problématique de la drogue, bon là on la connaît he puisque c'était la French Connection dans les années 70 mais là aujourd'hui, il y a une montée de la violence qui est d'abord nationale et puis aussi local et qui vient aussi du laxisme local notamment de la municipalité qui est en place qui a laissé couler beaucoup de choses et aujourd'hui on vous dites que Benoît Pa laisse faire le trafic. Benoît Pa n'a pas pris la mesure de son rôle en tant que maire parce que Benoît Paillant qui en vérité c'était Michel Rubirola qui avait été élu et donc Benoît Paï qui l'a remplacé.
Euh la difficulté c'est que quand vous faites un moratoire sur la vidéo protection, quand vous n'embauchez pas suffisamment de policiers municipaux, quand euh vous êtes dans une politique plutôt laxiste que plutôt répressive, et bien on arrive aussi euh à euh être dans un dans une position où le narcotrafic le pas aussi sur beaucoup de choses, même si le la lutte contre le narcotrafic Martine Vassal relève du ministère de l'intérieur, de la police nationale. Alors, je pense qu'aujourd'hui le la lutte contre le narcotrafic, ça relève de tout le monde. On peut pas d'un côté dire "C'est l'État, c'est pas moi, je ferme les yeux".
Euh effectivement, il y a des arrivées massives de drogue. Donc ça effectivement c'est l'État. Euh et après derrière, il y a des consommateurs aussi, ce sont les clients.
Et puis je pense qu'aujourd'hui la lutte contre le narcotrafic une une volonté politique globale, quels que soient les partis. Mais quand vous avez euh arrêté euh de faire de la sécurité une de vos priorités comme l'a fait le printemps Marseillais, bien vous avez une accélération pas que uniquement du narcotrafic mais aussi de l'insécurité dans la globalité de la ville. Dites vous dites laxisme de la gauche marseillaise, c'est ce que vous dites.
C'est exactement ça. C'est le laxisme parce que c'est une façon de voir les choses différentes, les libertés d'expression. Et en tout cas euh aujourd'hui ben il nous manque des caméras, il nous manque des moyens de police, il nous manque véritablement de la volonté et c'est plus qu'un choc d'insécur contre c'est plus un choc d'autorité qu'il faut aujourd'hui.
Il faut une guerre civile contre justement il faut que la guerre soit contre les incivilités. Une guerre contre les incivilités vous dites Martin plus c'est plus un choc c'est une guerre fait Orange a raison. Enfin les salariés d'Orange ont raison.
Est-ce que le est-ce que la la est-ce que la firme va partir ? Alors le site d'Orange est un site au départ technique. Donc là il y a des machines donc ils pourront pas les enlever mais par contre ils ont souhaité il y a quelques temps, il y a 2 ans, pouvoir installer, regrouper la totalité du personnel d'Orange à Saint-Maon qui est quand même dans un quartier où on a l'influence d'Euroméditerranée, l'office public qui a fait énormément heureusement que EuroMéditerranée est là créé en 1995.
Et donc derrière, heureusement que ça existe parce que derrière après ça a pu requalifier tout un quartier. Mais derrière après sur Saint-Maon, ici c'est un quartier où effectivement il y a des trafics à tous les coins de rue. Euh moi j'y étais la semaine dernière.
Euh nous avons, vous savez dans le cadre de mes fonctions de président de département des maisons de la solidarité et bien les personnels slaloment entre les points de deal. Donc Orange a décidé de fermer son siège pendant 15 jours, pas de quitter Marseille mais certainement de quitter le quartier. Et ça c'est du renoncement parce que il y a du laxisme derrière et c'est bien dommage.
C'est abdiqué face au délinquent. Oui, c'est abdiqué face aux délinquants. C'est mais je peux comprendre aussi la direction d'Orange et les salariés qui euh qui se qui se trouve en insécurité et ce ne sont pas les seuls.
Et malheureusement, il n'y a pas que le quartier de Saint-Maon, il y a tout le centre-ville aujourd'hui qui est atteint par cette insécurité où beaucoup de personnes vous disent "Ben moi le soir à 18h, je vais plus sur le vieux port, je vais plus sur la canne bière parce que je m'y sens pas en sécurité." Et franchement quand on y va, moi qui habite centre-ville, je suis pris de croire que quand on y va, on se sent pas du tout en sécurité. On n'est pas en sécurité dans le centre-ville de Marseille.
Vous dites la préfette de police déléguée Corine Simon, je je cite hein cette préfete de police Corine Simon qui a réfuté l'hypothèse de bande rival et dit ce n'est pas absolument pas ça. Elle dit c'est oui, le quartier est compliqué. Je traduis en substance ce qu'elle dit.
Elle dit mais personne n'a pié le 17 on me dit qu'il y a des coups de feu qui ont été tirés mais on n' rien trouvé. Vous diriez que la représentante de l'État euh Martine Vassal est dans le déni ? Non, la représentante de l'État fait beaucoup.
Je veux dire la police dit ça alors ? Bah, elle dit ça parce que effectivement il faut que les personnes portent plainte, il faut que les personnes fassent 17 régulièrement, ce qui n'est pas le cas parce que la difficulté c'est qu'aujourd'hui c'est rentré dans le quotidien de tout un chacun et ça c'est catastrophique. Euh je vous dis aujourd'hui quand vous se la nommez dans entre les points de dand 3e arrondissement, bah effectivement ça rentre dans le le la coutume et ça il faut lutter contre ça.
Moi, je rends hommage à la police qui tous les jours tous les jours exercent leur métier dans des conditions extrêmement difficiles. Et heureusement qu'on a eu des ministres de l'intérieur dont notamment Bruno Rotaillot qui ont permis et Géraldin qui ont permis d'avoir des effectifs supplémentaires de police nationale. Mais c'est pas que ça.
Il faut aussi il faut aussi que la il faut aussi qu'une municipalité qui gère le quotidien soit au côté de la police nationale. et vous dites que ce n'est pas le cas pour monsieur Benoît Paillant qui a dit stop l'hémorragie. Non, les salariés d'Orange doivent pas quitter Marseille.
Lui non plus ne veut pas. Il est comme vous hein, il veut que ça reste ou vous saz, je pense qu'à un moment à un moment il y a les phrases et puis il y a les belles déclarations, puis après il y a les actions et je crois qu'aujourd'hui on est passé dans le la partie action. C'est la raison pour laquelle je souhaite me présenter à la ville de Marseille parce qu'avec mes équipes, nous voulons sauver Marseille.
Nous sommes moins d'un mois après l'assassinat de M et Kessassi. Le jeune frère du militant écologiste Amine Kessas qui est engagé lui ouvertement contre le le narcotrafic et qui vit protégé. Cette marche blanche il y a 9 jours, elle n'a rien changé en réalité.
Elle ne changera rien. Martine Vassal, je pense qu'aujourd'hui c'est comme on le disait tout à l'heure pour euh Orange d'abord ce qui est arrivé à la famille Kessier est dramatique. Vous savez quand vous êtes une maman et que vous portez un enfant pendant 9 mois, c'est pas pour le retrouver après dans le canivau.
Donc cette famille, cette maman, elle a déjà perdu un fils à cause du narcotrafice. C'est la raison de l'engagement aussi d'Amine. Et derrière là, elle en perd un deuxième.
Donc c'est ça pas de nom, c'est ignoble, insupportable derrière. Après effectivement, il faut agir de manière très forte mais il faut agir sur ces deux jambes, je pense. Une jambe où c'est zéro tolérance pour les délinquants et l'autre jambe où il faut de la prévention et il faut travailler en amont.
C'est pour ça qu'aujourd'hui la lutte contre le narcotrafic, elle doit se faire en dehors de tous les partis en de en toutes les phrases qu'on peut lancer comme ça. Il faut vraiment des actions très précises, des actions sur l'arrivée de la drogue, des actions sur les trafiquants sur place, les actions sur les consommateurs et surtout permettre à ces jeunes de d'avoir un autre espoir que d'être chouff en bas d'une cité. Et c'est ça qu'il faut travailler.
Mais pour ça, il faut avoir il faut avoir aussi une ville qui puisse être qui rayonne au niveau économique. Donner de l'espoir à ces jeunes, leur redonner du travail, les aider dès la plus jeune enfance. Par des jeunes, il y a eu ce corps carbonisé qui a été retrouvé un jeune de 15 ans, hein.
Euh donc là, nous sommes après donc le la marche blanche. Dites-moi, le vrai maire de Marseille, c'est la DZ mafia. En réalité, le vrai maire de Marseille, c'est la personne qui va vouloir avoir des résultats.
Voilà. Et aujourd'hui, c'est pas le cas. C'est le narcotrafic qui dirige hein la ville.
C'est alors le c'est surtout l'insécurité qui dirige et la peur euh qui dis-il et qui fait partir et qui fait partir des entreprises qui donnent une image catastrophique de la deuxème ville de France. Vous pensez qu'il y a de la corruption ? C'est pas une question de corruption dessus.
Moi, je fais pas de la je fais pas de commentaire dans des dans des des actions judiciaires. Moi, ce que je constate c'est qu'aujourd'hui la deuxème ville de France, elle est dans un état qui est plus que préoccupant. Elle est dans un état qui va devenir dramatique si on ne fait rien et si justement on ne met pas des élus qui soient des élus d'expérience qui ont leur volonté de changer les choses et la volonté aussi de faire et pas simplement de s'asseoir dans un fauteuil et de regarder à travers sa vitre Notre Dame de la Garde.
Nous avons bien compris que vous étiez candidate à la mairie de Marseille de la droite républicaine, on va dire ça comme ça. Est-ce que vous pensez qu'il peut y avoir un accord de deuxème tour entre monsieur Benoît Paï et le candidat de la France insoumise, le député Sébastien de l'ogu ? C'est ce qui se dessine ce qui se dit.
Mais alors moi je suis candidate, je suis une candidate qui ver droite hein, mais qui rassemble sa part des écologistes raisonnables à la droite affirmée. Donc c'est très large et aujourd'hui l'accord il est déjà fait puisque déjà nous avons des membres de la France insoumise qui rejoignent Benoît Paillon sur ses listes. Nous Oui oui, ça a été annoncé dans la presse la semaine dernière.
Derrière vous avez des élus de Benoît Paillon qui vont sur les listes de notamment un adjoint au maire qui va sur les listes de monsieur de l'ogu sans que cet adjoint ne soit on lui enlève ses délégations. Donc euh c'est déjà fait. Donc le la la France insoumise a déjà mis la main sur le printemps marseillais.
C'était déjà à l'intérieur puisque certains de ces membres étaient déjà membres de la France insoumise sans peut-être avoir payé la cotisation. mais en tout cas en ayant été élu notamment euh suppléante de Mélenchon. Donc on on voit bien déjà cette implication, cette impication.
D'ailleurs, vous savez le la problématique c'est que on le voit dans les résultats. Si aujourd'hui il y a cette insécurité, ce laxisme, c'est parce que justement il y a à l'intérieur de la majorité actuelle de monsoir Benoît Paillant et bien cette problématique, cette collusion entre la France insoumise et et la gauche toute entière. éur moi j'en appelle aux personnes qui sont gauche des personnes qui ont envie et qui aiment cette ville qui ont envie de la voir évoluer de la pouvoir la placer vraiment au niveau qu'elle mérite et non pas d'être sur un Marseille bashing où on est montré du toit dans la France entière dans le monde entier.
Martine Vassal, est-ce que vous avez besoin de l'électorat du Rassemblement national ? partie de Marine Le Pen qui monte en force mais qui ne peut pas l'emporter seul et que vous pourriez avoir un accord programmatique avec monsieur Franck Alisio et le RN. Alors juste un petit détail, c'est que aujourd'hui, on se retrouve avec trois blocs.
On a le bloc d'extrême gauche et le bloc d'extrême droite. Et nous sommes au milieu. Je tiens à souligner aussi que nous sommes au milieu avec des jeunes générations, des jeunes qui veulent s'engager et donc c'est ça fait chaud au cœur de voir que bien moi je suis pas seul, je suis avec toute une équipe de la société civile, de la jeune génération qui veut faire bouger Marseille, qui fait déjà bouger Marseille.
Et donc d'un côté vous avez le l'échec de la municipalité de Benoît Paillon. On le voit avec l'insécurité, on le voit au niveau économique puisque on a les départs du deseries la FA, on a eu le départ d'Orange, on a le départ de l'Open 13 qui est une manifestation importante de tennis et puis le reste on a une problématique sociale qui elle au niveau social, on a 40 % de nos enfants qui sont sous le seuil de pauvreté. Pas d'équipement, pas d'équipement, pas d'équipement sportif entretenu, pas de piscine rénovée.
Et donc de l'autre côté, donc ça, on a cette échec d'un côté et de l'autre côté on a l'extrême droite. Alors là, l'extrême droite, c'est euh c'est l'amateurisme complet. l'extrême droite dans la France entière vous avez les mêmes affiches pour toutes les nous dans tout le département on a trouvé les mêmes affiches des candidat avec Jordane Mardella et Marine Le Pen moi je les appelle papa maman qui entoure Ouais papa maman qui entoure le candidat du RN qui en vérité leur but il est très simple c'est faire lire leur ou là lui le ou la président parce qu'on savait pas qui sera président en 2027 président de la République il n'en a on rien à faire de des problématiques locales.
Ils n'en ont rien à faire de la deuxème ville de France. Ce qu'ils veulent, c'est avoir des postes. Donc, on a d'un côté l'amateurisme et de l'autre côté l'incompétence.
J'avoue que il y a pas beaucoup de choix sur Marseille. Vous ne ferez pas d'accord avec le Rassemblement national mais il y a un premier tourand. Mais pourquoi ?
Pourquoi est-ce qu'on parle aujourd'hui du deuxème tour ? On parle pas du premier tour. Non mais attendez, il y a un premier tour d'abord mais c'est pas une question de fermer. c'est qu'aujourd'hui il y a un premier tour.
Moi je suis extrêmement concentrée sur le premier tour et moi ce qui me choque, franchement ce qui me choque, c'est qu'aujourd'hui le fait que monsieur Benoît Paï fasse les accords avec la France insoumise, ça n'embête personne dès le premier tour. Et moi ça me ça me gêne énormément parce que la France c'est pas que je réponds pas, c'est que il y a une élection, il y a un premier tour. Sinon, on passe directement au deuxème tour, on fait comme à la région, on fait une élection à un tour et là je peux vous répondre.
Et ce qui est important aujourd'hui de voir c'est ce premier tour. Ce premier tour, il est fondamental. Le premier tour aujourd'hui, il y a pas 36 solutions.
Il y a l'extrême gauche, l'extrême droite et il y a nous au milieu. Et c'est un mandat local, c'est pas un mandat national. C'est là que j'essaie d'expliquer des choses.
Et vous l'élection municipale, elle est locale, elle est pas parisienne, elle est marseillaise. C'est la deuxième ville de France. Et vous verrez bien, j'imagine, ce qui se passera au sort du premier tour en ce qui concerne le deuxième c'est important parce que c'est un débat qui est national.
On verra on verra à ce point justement vous verrez. Alors non, c'est pas un débat national. Non mais les accords éventuels avec l'Eur nationale.
Non, c'est pas national. C'est pas national, c'est local. Quand vous êtes vous savez, ça fait 10 ans que j'ai l'honneur d'être présidente de département, 10 ans que je côtoie les maires.
Le maire, c'est qui ? Le maire, c'est celui qui va s'occuper de sa population, qui va la protéger, qui va la faire avancer, qui l'écoute, qui l'aime et qui est à ses côtés. On fait pas du national.
Paris, c'est Paris. Le vous savez aujourd'hui le national qui reste loin de de chez nous, du local parce que franchement, c'est pas très glorieux ce qui se passe au national. Merci Antonica.
Merci à vous Martine Vassal. Merci à vous. Merci d'avoir été ce matin au micro de Jean-François Aquili sur Sud Radio.
Je rappelle que vous êtes donc candidate à la mairie de Marseille et je crois qu'on l'a bien entendu ce matin, présidente du conseil départemental des Bouges du Rône et de la métropole ex-Marseille-Pence. Dans un instant sur Sud Radio, on fait appel à vous auditeur 0826 300300 avec cette question qui commence visiblement à faire son chemin. En tout cas du côté de l'Élysée, c'est celle d'Emmanuel Macron de faire un label pour les médias qui seraient, je cite fiable.
Est-ce que le président de la République souhaite étouffer la liberté de la presse ? On en parle 0826 300300 l'application, le site, les réseaux sociaux et bien sûr en studio nos duellistes. J'appelle Françoise Degouis et Philippe David.
Martine VASSAL