14 JUILLET : LES HÉROS ÉTAIENT DANS LA RUE, PAS SUR LES CHAMPS-ÉLYSÉES
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 50 %Défensif 50 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Fait
« les accords sont signés et la profession soignante hospitalière n’est pas satisfaite de ces accords »
- 2:30Chiffre
« On demandait 300 euros. Là les 180 euros c’est simplement rattrapper ce qu’on a perdu en pouvoir d’achat depuis 2010 »
- 3:30Chiffre
« 7,5 milliards ça peut paraître une grosse somme mais enfin il faut rappeler que le gouvernement pour l’industrie aéronautique a trouvé très rapidement 15 milliards d’euros. »
- 4:30Chiffre
« Le secteur de la santé et de l’action sociale, ce sont 2 millions d’emplois. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Alors là les négociations Ségur sont terminées, les accords sont signés et la profession soignante hospitalière n’est pas satisfaite de ces accords, ce n’est pas ce qui avait été demandé au départ, ça ne remplit pas toutes nos revendications que ce soit au niveau augmentation de salaires, ou attractivité du service public pour l’emploi des jeunes, la formation. On est vraiment loin du compte. Ils ont donné la carotte, c’est-à-dire avec les salaires mais tout le reste, reste toujours en plan.
C’est-à-dire qu’ils continuent à fermer des hôpitaux, à fermer des lits et c’est pas ce qu’on demandait. On demandait certes, une amélioration au niveau des salaires mais aussi du système de santé et là-dessus on n’a aucune réponse encore pour l’instant. Moi j’ai dormi par terre comme un chien, pour nos malades.
Pour nourrir ma famille, non je n’en veux pas de cette médaille, non. J’ai choisi mon métier mais je n’ai pas choisi de traiter les gens comme de la merde. Je suis désolée, non je ne peux pas.
Voilà Il faut revaloriser le privé, on n’en parle pas. Des gens qui sont venus, qui ont été réquisitionnés par l’Etat, qui sont venus nous filer un coup de main parce qu’il manquait beaucoup de monde. Non, on a parlé de ces gens-là ?
Non. Et nos Agents des Services Hospitaliers qui nous ont aidé, on leur a demandé quelque chose ? Non.
Elles vont avoir quoi elles ? Rien et pourtant elles étaient là avec nous. Et nous on était là, et oui.
On est dans la rue parce qu’on n’est absolument pas content de la signature du Ségur par trois syndicats que nous traiterons dirons-nous, de traîtres, on les traite de traîtres. On demandait simplement nous du personnel, du personnel parce que là il y a trop de gens qui sont partis ailleurs, qui sont hors de l’hôpital. Et du coup on ne peut pas prendre correctement les gens en charge.
On demandait aussi des réouvertures de lits. On est de plus en plus en France à vivre vieux et il y a des moins en moins de lits, ça n’arrête pas de fermer. Là dans l’Est ils continuent quand même les fermetures de lits, sur l’APHP aussi.
Donc en fait on n’a pas été entendus. Nous avions prévu avant même la signature du Ségur de faire une contre manifestation le 14 juillet parce que nous n’acceptions pas que Macron dans sa grande bonté organise une fête pour les soignants avec voilà la participation à un défilé militaire, les médailles, tout ça. Nous ce qu’on demande aujourd’hui c’est qu'on réponde à nos revendications.
Qu’on nous donne les moyens de travailler et pas simplement le décorum, la politique spectacle. Nous sommes très déçus, à la fois, la première revendication elle n’était pas sur les salaires, mais elle était sur les emplois, or il n’y a quasiment aucune création d’emploi. Sur les salaires c’est très insuffisant, on demandait 300 euros.
Là les 180 euros c’est simplement rattrapper ce qu’on a perdu en pouvoir d’achat depuis 2010 parce que les salaires sont bloqués. Et surtout il n’y a rien sur l’arrêt de la suppression de lits, des fermetures de lits, des fermetures d’hôpitaux et de services. 7,5 milliards ça peut paraître une grosse somme mais enfin il faut rappeler que le gouvernement pour l’industrie aéronautique a trouvé très rapidement 15 milliards d’euros.
Donc voilà, l’industrie aéronautique, 320 000 emplois, certes un secteur d’activité important pour notre pays. Le secteur de la santé et de l’action sociale, ce sont 2 millions d’emplois. On a trouvé que 7,5 milliards pour ces 2 millions de salariés.
Et c’est surtout l’ensemble des citoyens qui va en pâtir parce qu’un jour ou l’autre on se retrouve à l’hôpital ou en Ehpad et quand il n’y a pas suffisamment de personnel, les conditions de prise en charge ne sont pas celles que l’on est en droit d’attendre dans un pays riche et développé comme la France.
Emmanuel Macron