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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 17 septembre 2025 34 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsRetraites

Lecornu, coincé entre les oppositions et la rue ?

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 23 %Attaque 45 %Défensif 23 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:59OuverteRéponse directe

    Comment se prépare la journée du 18 septembre à Poitiers ?

  • 7:42OuverteRéponse directe

    Est-ce que Sébastien Lecornu est déjà sous pression de la rue ?

  • 9:34OuverteRéponse directe

    Qui a fait le choix de recevoir les syndicats avant les oppositions ?

  • 11:21OuverteRéponse directe

    Quelle marge de manœuvre a Sébastien Lecornu pour répondre à la mobilisation ?

  • 14:03OuverteRéponse directe

    Le Parti Socialiste est-il divisé sur la stratégie à adopter ?

  • 23:21OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il peut ressortir autre chose qu'une simple discussion républicaine avec Marine Tondelier ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:48InvitéChiffre
    « 3 TER sur 5 circuleront par exemple en Bretagne. »
  • 0:55InvitéFait
    « les 8 syndicats représentatifs appellent unanimement à la grève. »
  • 1:22InvitéChiffre
    « La semaine dernière, ils étaient 5000 sur l'ensemble du département dont les trois quarts des participants à Poitiers. »
  • 2:34InvitéChiffre
    « Dans le département, on compte 135 pharmacies. En regard, en 1995, elles étaient au nombre de 177. »
  • 2:46InvitéChiffre
    « ce n'est pas moins de 132 qui ont déjà prévu de fermer toute la journée. »
  • 3:22InvitéChiffre
    « Ils sont 400 dans la Vienne. »
  • 3:25InvitéChiffre
    « Ils demandent une revalorisation de leur tarification qui a évolué de seulement 8% en 10 ans. »
  • 7:33InvitéChiffre
    « Le ministère de l'Intérieur anticipe 800 000 manifestants dans les cortèges ce jeudi. »
  • 16:25PrésentateurChiffre
    « la taxe Zuckman c'est 1800 personnes foyers. »
  • 16:26PrésentateurChiffre
    « C'est plus de 100 millions de patrimoine. »
  • 20:09InvitéFait
    « j'entendais M. Béchut tout à l'heure que je ne trouvais pas très honnête même si j'entends qu'il n'est pas franchement favorable à l'idée d'aller taxer les riches. »
  • 22:36PrésentateurFait
    « un français sur deux ne payent pas l'impôt sur le revenu. »
  • 22:33InvitéChiffre
    « les grandes fortunes échappent à cet impôt et sont taxés de l'ordre de 25%. »
  • 29:37PrésentateurChiffre
    « c'est le premier parti de France c'est le parti qui arrive en tête très largement dans tous les sondages d'opinion. »
  • 32:16PrésentateurFait
    « La succession de Premier ministre à Matignon ce n'est pas la stabilité. »
  • 33:16PrésentateurFait
    « C'est la première fois dans l'Orne que la poste installe un guichet dans une ferme. »

Temps de parole

  • Présentateur41 %
  • Invité29 %
  • Présentateur 211 %
  • Invité 27 %
  • Invité 36 %
  • Invité 42 %

2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat.

0:37
Invité

Il s'agit de la première mobilisation intersyndicale depuis juin 2023 et la mobilisation contre la réforme des retraites. Dans le détail, la circulation des trains sera perturbée dans toute la France. 3 TER sur 5 circuleront par exemple en Bretagne. Forte perturbation aussi attendue dans la fonction publique où les 8 syndicats représentatifs appellent unanimement à la grève.

0:59
Présentateur

Justement, on va continuer à parler de ce jeudi noir et comment se prépare-t-il notamment du côté de Poitiers où on vous retrouve Delphine Blanchard. Bonjour Delphine, merci d'être avec nous journaliste à la Nouvelle République et vous allez nous parler de cette journée du 18 septembre qui se prépare.

1:15
Invité

Oui, on va faire d'abord un petit focus sur le mercredi 10 septembre dernier. La semaine dernière, ils étaient 5000 sur l'ensemble du département dont les trois quarts des participants à Poitiers. Une belle mobilisation mais en regard moindre que le premier samedi des Gilets jaunes en novembre 2018 où on dénombrait dans la Vienne 8000 manifestants est égalitairement répartie entre Poitiers et Châtellerault. Châtellerault, terre ouvrière du département. La journée de jeudi, forcément, elle est donc scrutée de très près. Les étudiants qui sont au nombre de 28 000 à Poitiers ont déjà prévu eux des actions surprises sur le campus. Les syndicats, eux, ils sont unis.

L'intersyndicale appelle à se mobiliser tous ensemble. Et les citoyens du mouvement Bloquantou comptent bien remettre un euro dans la machine aux côtés cette fois-ci des syndicats et des partis politiques dont les drapeaux étaient bannis le 10 septembre dernier. Et l'enjeu pour l'intersyndicale, même s'il est un peu inavoué, il faut bien le dire, c'est quand même de faire mieux que le 10 septembre, histoire de prouver au mouvement citoyen que les corps intermédiaires ne sont définitivement pas morts. Et il y a aussi ceux qu'on entend moins, mais qui, du coup, je dis, vont faire du bruit. Oui, ce sont les pharmaciens, effectivement. Depuis cet été, ils font la grève des gardes le week-end.

Et jeudi, dans la Vienne, ils vont fermer leurs officines. Dans le département, on compte 135 pharmacies. En regard, en 1995, elles étaient au nombre de 177. Donc, sur ces 135 pharmacies actuelles, eh bien, ce n'est pas moins de 132 qui ont déjà prévu de fermer toute la journée. Vous le voyez, la mobilisation, elle est assez unique dans le département. Et ça montre un vrai ras-le-bol de la profession. C'est une profession à qui on demande d'effectuer toujours plus de missions. La vaccination récemment, les dépistages, les tests Covid, mais dont un récent décret vise à modifier les relations commerciales avec les laboratoires de médicaments génériques.

Les pharmaciens, eux, dénoncent des choix politiques favorisant les lobbies pharmaceutiques. Et de la même manière, les kinésithérapeutes appellent aussi à fermer leur cabinet jeudi. Ils sont 400 dans la Vienne. Et eux, ils demandent une revalorisation de leur tarification qui a évolué de seulement 8% en 10 ans. Vous le voyez, la colère va gronder fort jeudi à Poitiers. Pas uniquement du côté de l'intersyndical et de Bloquantou, mais aussi du côté de la santé qui est en crise et donc en lutte.

3:39
Présentateur

– Merci beaucoup, merci Delphine Blanchard d'avoir été avec nous depuis Poitiers. On regarde la Une de la Nouvelle République, autre sujet. Robert Lequy de Redford-Licone, c'est la main hier de Robert Redford. Et on va en parler dans quelques instants, Steve, avec vous également de ce sujet. Mais d'abord, on parle de la Une de la Voix du Nord qui se penche sur le portefeuille des Français.

3:58
Invité

– Oui, alors que les manifestants brandiront demain des pancartes pour demander plus de pouvoir d'achat. Le journal est allé à la rencontre des clients des grandes surfaces. Sans surprise, la question de l'inflation est dans toutes les bouches, dans tous les esprits. Le journal parle d'un véritable casse-tête budgétaire. La sensation est unanime. Manger coûte plus cher qu'à 20, Rian.

4:19
Présentateur

– Dans l'actualité également, le début d'une nouvelle phase de l'offensive israélienne à Gaza.

4:23
Invité

– On en parlait tout à l'heure, c'est la une des DNA, l'armée israélienne, qui a lancé lundi soir à Gaza City une offensive terrestre visant à éliminer le Hamas et à faire pression pour obtenir le retour des otages. Il y aurait 600 000 palestiniens pris au piège des combats à l'intérieur de la ville. 130 000 soldats réservistes ont été mobilisés par l'armée israélienne. La France a condamné l'offensive, appelant le gouvernement à mettre fin à cette campagne destructrice qui n'a plus de logique militaire.

4:48
Présentateur

– On en parlait avec Delphine Blanchard, la mort du Magnifique.

4:52
Invité

– Oui, le Magnifico, Robert Redford, nous a quittés hier. Il fait la une de plusieurs journées, dont Le Parisien, disparition à l'âge de 89 ans, faut-il le présenter. C'était l'Américain qu'on aimait, écrit Le Parisien, véritable mythe du cinéma. Il était aussi un homme engagé à gauche, une des figures du cinéma indépendant, malgré sa célébrité pour des films plus grand public. Il était notamment le fondateur du festival Sundance, pluie d'hommage un peu partout sur la planète depuis l'annonce de sa mort hier.

5:21
Présentateur

– Allez, on termine par du foot. – On a vécu la même soirée.

5:24
Invité

– Cette fois, vous n'êtes vraiment pas passé loin.

5:26
Présentateur

– Beau match, vous reconnaissez, beau match.

5:28
Invité

– Très beau match. La Provence qui revient effectivement sur cette défaite, sur le fil hier de l'OM face au Real de Madrid en ouverture de Ligue des Champions. Défaite 2-1, deux buts sur pénalty d'un certain Kylian Mbappé. Prochain défi, le classico pour les Olympiens, c'est dimanche soir face au Paris Saint-Germain.

5:42
Présentateur

– Qui joue ce soir, vous jouez ce soir. – Atalanta. – Oui, évidemment, vous jouez ce soir en Ligue des Champions. Allez, on suivra tout ça. – J'espère bien. – Merci beaucoup. – Merci Orya. – Merci Steve. Et on va revenir à vous en parler sur cette journée de mobilisation qui s'annonce très suivie demain. Premier test pour Sébastien Lecornu qui fait face à la rue, mais à la gauche, qu'il reçoit aujourd'hui à Matignon et qui compte bien le mettre sous pression. Avant d'en parler avec nos éditorialistes, on regarde ce sujet de Fabien Recker.

6:09
Invité

– À la recherche d'un compromis sur le prochain budget, Sébastien Lecornu reçoit aujourd'hui les formations politiques de gauche, à l'exception des Insoumis qui ont refusé l'invitation. À la veille d'une grande journée de mobilisation, le PS maintient la pression sur le nouveau locataire de Matignon.

6:29
Locuteur non identifié

– S'il est intelligent, et il l'est, s'il est habile, et je pense qu'il l'est, il doit comprendre que ce qu'il nous dira, nous socialistes, à la gauche en général, ne sera pas neutre par rapport au mouvement du 18.

6:40
Invité

– Un mouvement qui s'annonce d'ores et déjà très suivi. Les syndicats unanimes exigent du Premier ministre un changement de cap par rapport à la copie de François Bayrou.

6:50
Locuteur non identifié

– Le Premier ministre, à ce stade, parle de rupture dans ses discours, mais ne pose aucun acte de rupture, notamment vis-à-vis de l'Élysée. À part les deux jours fériés, il n'a renoncé à rien dans le musée des horreurs qu'Emmanuel Macron avait prévus dans son projet de budget.

7:08
Invité

– Du côté du bloc central, on en appelle à la responsabilité.

7:12
Locuteur non identifié

– Il faut entendre et respecter les partenaires sociaux et ceux qui manifestent, mais il faut aussi écouter et entendre ceux qui manifestent pas et qui, à l'inverse, pensent que la solution, c'est pas la grève, c'est de se retrousser des manches et c'est de faire en sorte de construire une coalition qui soit suffisamment stable pour doter notre pays d'un budget.

7:27
Invité

Mais les marges de manœuvre demeurent étroites pour le Premier ministre, sous la pression de la rue. Le ministère de l'Intérieur anticipe 800 000 manifestants dans les cortèges ce jeudi, largement plus du double que pour la journée du 10 septembre.

7:41
Présentateur

– Et on va en parler avec vous. Bonjour Elisabeth Martichoux. – Bonjour Réa. – Merci d'être avec nous, éditorialiste politique. On est ravis de vous retrouver. Pierre Jacquemin, bonjour Pierre. – Bonjour Réa. – Merci également d'être là, directeur de la rédaction de Politis. Alors on le voit, la journée de mobilisation de demain, elle s'annonce suivie. Est-ce qu'avant même d'avoir un gouvernement, Sébastien Lecornu est déjà sous pression de la rue ? – Bien sûr, bien sûr. Il le savait d'ailleurs, puisque la journée était annoncée. Il y a eu le 10, qui était une entrée en matière. Et puis aujourd'hui, demain, pardon, le 18, qui s'annonce extrêmement suivi.

Ce sera quand même une date importante, parce que cet intersyndical va mettre beaucoup de Français dans la rue, dans un contexte où le sentiment d'injustice fiscale a gagné maintenant énormément d'esprit. Et évidemment qu'on voit bien avec l'évolution par rapport à la taxe du Khmann, que c'est un sujet que Sébastien Lecornu va devoir prendre très au sérieux. La droite commence à évoluer d'ailleurs sur le sujet. Donc oui, demain, sujet très important. Marie-Lise Léon, ce matin, dans les colonnes du Parisien, rétablit noir sur blanc les exigences de la gauche. Et on peut considérer qu'il faudra pour Sébastien Lecornu prendre ces injonctions, mais ces demandes très fortes au sérieux.

Et il y a aussi un enjeu de sécurité, malgré tout, pour Bruno Retailleau, qui est le ministre de l'Intérieur des missionnaires. On va voir parce que le 10 septembre n'a pas été une journée de blocage, mais a été une journée où il y a eu quand même quelques désordres dans la rue. Les Français, ils sont sensibles. Et donc pour Bruno Retailleau, c'est un test, lui qui a un bilan qui est assez faible à l'intérieur. Journée de mobilisation pour Sébastien Lecornu. Alors, qui a fait le choix de recevoir les syndicats avant même de recevoir les oppositions ? Est-ce que du coup, demain, il va devoir entendre ce message de la rue et des syndicats et leur répondre ?

9:46
Invité

Oui, d'autant plus qu'il faut écouter le message qui est celui des syndicats. Si l'intersyndical a réussi à se coordonner pour une nouvelle journée de mobilisation commune de l'ensemble des syndicats, la dernière fois qu'on a vu ça, c'était lors de la réforme des retraites. Et l'objectif pour les syndicats, c'est de remettre le suivi de la réforme des retraites qui reste un sujet sur lequel les syndicats ne veulent pas lâcher. Et en cela, ils rejoignent les partis de gauche qui seront reçus aujourd'hui à Matignon. Donc, ça donne un peu de force, justement, aux différents représentants de la gauche qui seront reçus par Sébastien Lecornu ce matin.

Donc, la mobilisation demain, oui, c'est un poids de plus. En tout cas, c'est une pression de plus qui pèse sur Sébastien Lecornu. Mais Elisabeth Bar-Martichoux l'a dit il y a un instant. C'est vrai qu'on le savait. Il y a eu la mobilisation du 10, il y a la mobilisation du 16. Il va aussi y avoir la mobilisation des agriculteurs la semaine prochaine qui ne va pas être une tape aussi très simple. Il y a d'autres mobilisations qui sont annoncées pour la fin du mois. C'est un mois un peu compliqué. Donc, c'est aussi une manière pour le mouvement social, la gauche, de dire, certes, l'Assemblée nationale est ingouvernable. C'était très compliqué d'obtenir des compromis.

Mais on a avec nous une partie du peuple, notamment sur la question, je pense, des retraites. Et puis, vous avez vu, peut-être on en parlera, le Parti Socialiste aussi, qui a fait son propre budget, a fait sortir hier un sondage qui montre qu'une grande majorité des Français s'accordent sur plusieurs de ses propositions. Et ce matin, évidemment, le Parti Socialiste va arriver et il doit voir M. Lecornu avec ce soutien-là qu'il estime massif. Donc, oui, je pense qu'il y a une séquence très compliquée quand même pour ce gouvernement qui n'est pas encore en place parce que c'est un gouvernement démissionnaire.

11:20
Présentateur

Exactement. Et quelle marge de manœuvre il a, Elisabeth Sébastien-Lecornu, pour répondre à ce qui va se passer demain ? Il y a les syndicats, mais il y a aussi la colère citoyenne. De toute façon, là, son souci principal, c'est quand même de trouver un accord avec le Parti Socialiste. C'est la clé. Évidemment, d'une stabilité, d'une non-censure pour faire passer le budget. La rue, elle met sous pression à peu près tout le monde. Elle met sous pression les socialistes qui, évidemment, ne doivent pas en rabattre par rapport aux demandes de la base. Elle met sous pression également Sébastien Lecornu.

disons que c'est un élément, cet automne social qui se manifeste, c'est un élément supplémentaire qui complexifie une situation dont vous parliez, Pierre, qui est extraordinairement déjà inédite, compliquée. Et l'équation pour Sébastien Lecornu, c'est de garder toutes les grenouilles dans la brouette, toutes, pas tout à fait, le Parti Socialiste et LR. LR qui a à peine une cinquantaine de députés, les socialistes qui en ont un petit peu moins que de 70. Et en réalité, il faut que ces deux partis minoritaires topent avec Sébastien Lecornu pour faire passer le budget. La question budgétaire, elle est fondamentale. Il faut un budget pour la France.

Alors, on a la partie raisonnable entre guillemets, le terme n'est pas satisfaisant, du Parti Socialiste comme François Hollande qui dit qu'il faut cela. Sinon, c'est la dissolution. Et puis, il y a une autre partie du Parti Socialiste, si je puis dire, qui ne voit pas la dissolution forcément comme une mauvaise affaire électorale. Donc, le Parti Socialiste est divisé. Olivier Faure ne sait pas exactement ce qu'il doit faire, je pense, entre les deux. Il est divisé et il est sous la pression et de la rue et de LFI. On a bien vu, Olivier Faure, par parenthèse, l'histoire des drapeaux palestiniens sur les mairies.

Prouve bien quand même, qu'il est un peu sous pression de cette partie de la gauche qui a fait de la question palestinienne l'alpha et l'oméga du combat politique aujourd'hui. Et en mettant sur la table cette initiative avant le 22 septembre la reconnaissance par la France de l'État palestinien, il est allé jusqu'un petit peu plus loin que la ligne normale du Parti Socialiste, j'imagine, parce que c'est très contestable comme initiative d'un certain point de vue. Donc, ce que je veux dire, c'est que le Parti Socialiste, il est moteur, c'est la clé, mais ce n'est pas pour autant qu'il est très confortable parce qu'il est soumis à plusieurs pressions contradictoires.

Et Olivier Faure, il est là, il est au milieu de ça.

14:06
Invité

– C'est vrai qu'Olivier Faure, il a une difficulté, c'est qu'il a avec lui la machine du Parti Socialiste, il a réussi à remporter une nouvelle fois l'élection au poste de premier secrétaire, mais la ligne…

14:16
Présentateur

– C'est un trait divisé, hein ?

14:18
Invité

– Bien sûr. – Très divisé. – Non, ce que je veux dire, c'est qu'il a la machine du Parti Socialiste, mais il n'a pas forcément la ligne politique du Parti. C'est-à-dire que moi, ce que je pense, c'est qu'Olivier Faure, lui, est presque convaincu qu'il faut aller à des élections législatives. Il a en tête le calendrier politique qui s'accélère, il va y avoir les municipales et il pense que pour l'électorat, son électorat, l'électorat de gauche, il ne lui serait pas pardonnable de laisser la politique de M. Lecornu s'installer ou en tout cas d'être celui qui va permettre à M. Lecornu de s'installer. C'est vrai pour le Parti Socialiste mais c'est vrai aussi pour le Rassemblement National.

Si le Rassemblement National est aussi déterminé à vouloir aller vers des élections législatives anticipées, c'est parce qu'il a bien en tête que son électorat ne lui pardonnera pas de faire ce cadeau-là à la Macronie. Macron a choisi un macroniste, il a choisi le dernier des macronistes à la tête de Matignon, ce n'est pas pour mener une politique différente de celle qui a été menée par le passé. On s'interroge aujourd'hui est-ce qu'une majorité est possible, en tout cas est-ce qu'une alliance, un compromis est possible entre la droite et la gauche ? Mais moi je trouve qu'on oublie de se rappeler ce qu'a été la promesse d'Emmanuel Macron.

La promesse d'Emmanuel Macron en 2017, c'était et de gauche et de droite. Il n'a fait que du et de droite. Pourquoi changerait-il aujourd'hui ? Donc je pense que ça va être quand même très compliqué. C'est vrai que ça se joue beaucoup autour du Parti Socialiste mais Elisabeth a raison, je pense que le Parti Socialiste est divisé à la fois sur la stratégie mais aussi sur la ligne politique à adopter et je pense que ce qui devrait l'emporter quand même, c'est effectivement ces échéances qui arrivent et la nécessité de conforter un électorat pour ne pas perdre des mairies dans quelques mois qui s'arrivent quand même très vite.

15:45
Présentateur

Alors le dogme macronien il est un peu écorné.

15:48
Invité

Ça c'est sûr.

15:49
Présentateur

Non mais par Macron lui-même. Oui, bien sûr. On ne peut pas tout à fait dire qu'Emmanuel Macron ne bouge pas puisque l'attaque Zuckman c'est quand même l'attaque Zuckman revisitée, sans doute édulcorée telle que la voudra ou la proposera Sébastien Lecornu. Dites donc c'est un sacré rouger.

16:07
Invité

On n'y est pas encore.

16:09
Présentateur

Non on n'y est pas encore mais on y avance. Quand on voit qu'une partie de la droite y est favorable et maintenant elle a gagné la bataille Zuckman a gagné une bataille jusqu'à convaincre quand même une partie de la droite et une partie de la macronique oui on rappelle la taxe Zuckman c'est 1800 personnes foyers. C'est plus de 100 millions de patrimoine.

Donc c'est pas énorme et on comprend bien que ce qui va être proposé ce sont des exonérations des exceptions pour ceux qui comme le patron de Mistral aujourd'hui ne font pas de bénéfices donc il serait injuste qu'il vend une partie de son entreprise pour dire les choses de façon un peu grossière ou il cède des titres à l'État en contrepartie pour payer cette taxe. Bref la macronique elle a fait un sacré bouger. Elle a fait un sacré bouger. Donc on va voir si sur les retraites maintenant c'est ça la bataille parce que sur la taxe on peut dire que bon voilà il y aura une taxation des ultra riches.

Il y aura sans doute par exemple une année blanche mais qui ne touchera pas les Français évidemment les moins aisés sauf à ce que l'année blanche soit carrément annulée. Il y a eu le recul sur les jours fériés et on va pouvoir faire quand même le bilan de tout ce qui est finalement admis par la Macronie. Après sur les retraites ça va être serré.

Ça va être serré parce que est-ce que le deal ce sera de vendre à la droite la suspension de la réforme jusqu'à la présidentielle en disant écoutez voilà on est en novembre 26 la présidentielle c'est en avril mai 27 et bien là pendant 14 mois on suspend et on fait trancher à la présidentielle cette question qui a été pas le début de la fin mais qui a vraiment été la fracture fatale. On sait que le socle commun peut l'accepter et c'est aussi un peu l'équation difficile de Sébastien Lecornu est-ce qu'il peut trouver un accord avec la gauche sans perdre sur sa droite ?

De toute façon il va falloir avancer tout le monde va devoir avancer donc la droite elle va demander des gestes sur l'immigration sur la sécurité la droite elle veut rester au gouvernement donc au nom de son maintien au gouvernement jusqu'où Bruno Retailleau peut-il aller trop loin là aussi tout ça ça se joue honnêtement de 0 à 10 sur une échelle de 0 à 10 la probabilité pour que ça marche est assez faible si on veut être optimiste on se dit que oui comme l'expression bateau c'est il y a un chemin il y a un trou de souris est-ce qu'il est un peu plus gros que la souris c'est un trou de lièvre un trou de je ne sais pas quoi c'est pas évident mais quand on lit François Hollande ou qu'on l'écoute et quand on lit parfois certains élus de la droite LR on se dit que ils veulent éviter eux la dissolution tout de suite donc on verra

19:03
Invité

c'est vrai mais ceux dont vous parlez que ce soit François Hollande d'un côté ou une partie de la droite de l'autre ne sont pas majoritaires dans l'un parti en même temps il y a autant de députés LR qu'il y a à mon avis de sensibilité de droite c'est un peu moins vrai chez les socialistes parce que je pense qu'ils sont plus divisés en deux camps ceux qui sont pour la dissolution ceux qui sont pour une espèce de respectabilisation des socialistes en mode nous sommes un parti de gouvernement nous ne voulons pas la complexité ou en tout cas la possibilité d'être encore dans une instabilité politique mais bon c'est vrai que les jours prochains vont être très compliqués pour M.

Lecornu ce que je pense c'est que les bases de compromis sont vraiment quasiment impossibles y compris je vous sens un tout petit peu optimiste sur la question de la taxe Zuckman parce que je n'ai pas le sentiment qu'à droite la taxe Zuckman fasse vraiment l'unanimité même si effectivement il y a des voix qui disent j'entends des voix qui disent oui évidemment dans un contexte comme celui-là on ne peut pas ne pas aller chercher l'argent chez les ultra-riches et notamment ceux qui détiennent plus de 100 millions d'euros de patrimoine ça paraît logique d'aller chercher les 2% et y compris d'ailleurs j'entendais M.

Béchut tout à l'heure que je ne trouvais pas très honnête même si j'entends qu'il n'est pas franchement favorable à l'idée d'aller taxer les riches mais cette histoire de taxe Zuckman on entend tout et n'importe quoi parce qu'on a l'impression qu'effectivement qu'on va aller faire les poches des chefs d'entreprise qui eux-mêmes parfois n'arrivent pas à se rémunérer et c'est vrai je pense qu'il y a des gens qui montent des start-up qui créent d'une entreprise qui créent de la valeur et qui n'arrivent pas à se rémunérer et pourtant leur entreprise pèse parfois des milliards mais ce que propose la taxe Zuckman c'est d'aller chercher du titre c'est de céder des titres à l'État ou aux salariés c'est aussi une manière de conforter la question de la démocratie dans l'entreprise ça répond à deux choses c'est un partage du pouvoir et c'est un partage des richesses la taxe Zuckman

20:48
Présentateur

si vous avez une entreprise dont vous détenez une partie du capital et que l'État parce que vous n'avez pas de bénéfices donc vous ne pouvez pas être taxé vous demande de lui céder une partie du capital une partie du capital et les investisseurs qu'est-ce qu'ils se disent ?

21:05
Invité

c'est l'État ou les salariés ce que je trouve assez intelligent dans la taxe Zuckman c'est que l'idée c'est aussi que les salariés puissent être détenteurs du capital de l'entreprise ça paraît je trouve que c'est intéressant parce qu'il y a deux logiques c'est une logique démocratique de l'entreprise c'est on partage le pouvoir dans l'entreprise et on partage les richesses 2% du patrimoine d'une entreprise ça paraît pas dingue je pense à Thomas Piketty qui lui parle jusqu'à 90% parfois d'une taxation donc c'est vraiment un minimum qu'on peut espérer il faut avoir en tête que depuis 20 ans c'est 7 fois les 500 plus grandes fortunes ont multiplié leurs chiffres par 7 en 15 ans c'est colossal

21:39
Présentateur

je comprends bien votre question un peu philosophique du partage de la valeur mais pourquoi ne pas prendre la taxe du Qman on est dans une nécessité de trouver des compromis et d'exclure dans la taxe du Qman toutes les entreprises qui aujourd'hui effectivement ne sont pas en situation de rémunérer leurs actionnaires voilà ça aussi ça peut s'entendre dans un contexte où encore une fois le taux de prélèvement obligatoire est déjà le plus élevé au monde donc n'oublions pas tous ces paramètres avant d'essayer de trouver des systèmes non mais Elisabeth

22:09
Invité

vous avez raison moi ce qui me frappe et d'ailleurs j'entends beaucoup dans les débats qu'on a en ce moment les français détestent les riches on fait un numéro cette semaine dans Politis d'ailleurs on dit non les français ne détestent pas les riches ils ont une soif ils ont une exigence d'égalité et le problème c'est qu'aujourd'hui la question fiscale est un problème de mauvaise gestion de mauvaise répartition de l'effort et c'est vrai qu'aujourd'hui on voit que l'ensemble des français sont taxés à quasiment 50% d'une manière générale que ce soit la TVA l'impôt sur le revenu quand les grandes fortunes échappent à cet impôt et sont taxés de l'ordre de 25%

22:36
Présentateur

et un français sur deux ne payent pas l'impôt sur le revenu

22:38
Invité

oui mais ils payent la TVA Elisabeth vous savez que le problème il est dans l'effort le problème il est à tous les étages exactement

22:46
Présentateur

et donc ce serait évidemment nécessaire d'avoir ce débat dans le cadre de la présidentielle on espère que ce sera le cas définitive malheureusement souvent les présidentielles se jouent sur sur des questions beaucoup plus passionnelles et le temps de la pédagogie n'est pas celui de l'élection présidentielle c'est évidemment une question qu'il faudrait refondre totalement mais depuis le temps qu'on réclame la réforme fiscale ça fait 20 ans qu'on parle de la réforme fiscale et donc aujourd'hui on est conduit à des caricatures et c'est pour ça qu'aujourd'hui Sébastien Lecornu reçoit donc les partis de gauche à Matignon parmi eux les écologistes on va écouter quel est l'état d'esprit de Marine Tondelier la patronne des écologistes invitée ce matin de TF1

23:25
Locuteur non identifié

j'y vais avec beaucoup de scepticisme je ne veux pas vous faire semblant que je vais à ce rendez-vous en disant vraiment je pense qu'il va nous éblouir je sais pourquoi il est là il est là parce qu'Emmanuel Macron a décidé de ne pas changer de cap politique s'il avait voulu une rupture politique il n'aurait pas mis Sébastien Lecornu donc j'ai passé l'âge de croire au Père Noël voyez-vous mais nous allons le rencontrer car nous sommes des républicains et nous allons le rencontrer parce qu'il est Premier ministre et que dans ce pays il n'y aurait rien de pire que l'incommunicabilité c'est-à-dire le moment où avec les gens avec qui vous n'êtes pas d'accord et il y en a beaucoup on n'arriverait même plus à se parler et à se dire entre un Premier ministre et un groupe parlementaire et une force politique sur quoi nous ne sommes pas d'accord et comment nous avançons

24:01
Présentateur

Est-ce qu'il peut ressortir autre chose qu'une simple discussion républicaine ? Non Marine Tandeli elle a cela en tout cas sa qualité c'est effectivement de ne jamais refuser au nom du républicanisme de son parti le principe de la discussion pour le reste elle a basculé elle a basculé du côté de LFI dans ce contexte-là politique Donc il n'y a qu'avec le PS que Sébastien Lecornu peut éventuellement trouver quelque chose ?

Bien sûr il n'y a que le parti socialiste qui accepte encore de discuter sur le fond pas Marine Tandeli à partir du moment à un moment comme elle le dit très bien à un moment elle se dit tiens est-ce qu'il n'y aurait pas la tentation pour Emmanuel Macron enfin une tentation je ne dirais pas tentation l'idée folle qu'Emmanuel Macron nomme un Premier ministre de gauche une fois que cette illusion s'est évanouie est passée elle est rentrée au bercail et le bercail pour Marine Tandeli c'est la ligne LFI de ce point de vue-là et donc il n'y a pas de compromis possible elle y va elle discute c'est tout à fait stérile mais encore une fois c'est important quand même je trouve que dans le comportement qu'elle a il y a quelque chose qui demeure qui n'est pas dans cette espèce d'intransigeance rupture de LFI qui n'est pas conforme aux usages républicains

25:21
Invité

il y a quand même il y a quelque chose qui me frappe c'est que c'est vrai où j'entends souvent dire les socialistes les écologistes les communistes ils sont pièces et points liés par les insoumis il ne faut pas oublier quand même qu'il y a eu une élection législative il y a un an un peu plus d'un an et que les équilibres politiques ont été quand même un peu renversés c'est vrai que la France insoumise a pesé très fortement sur la gauche avant 2024 mais depuis 2024 l'équilibre c'est quand même il y a un équilibre politique qui s'est formé je veux dire le groupe écologiste est quand même assez important les socialistes sont quasiment à équivalence de nombre de députés au Parlement et si en plus de ça on compte les élus locaux des socialistes bon ils pèsent quand même les socialistes même si on rigole toujours du poids du parti socialiste il reste une force politique donc je ne suis pas tout à fait d'accord de dire que les écolos suivraient les insoumis par ailleurs il y a un accord ils se sont fait élire

26:09
Présentateur

en termes de stratégie électorale

26:10
Invité

mais je ne sais pas si c'est la stratégie électorale ou si c'est une cohérence politique c'est à dire que je pense qu'effectivement les écologistes se sont gauchisés je ne sais pas si on peut dire ça comme ça c'est vrai qu'ils appartiennent à la gauche radicale le parti socialiste se cherche un peu le programme de la NUPES non mais Elisabeth le programme de la NUPES ou le programme du NFP pour moi c'est un programme social-démocrate totalement classique il n'y a rien de révolutionnaire dans ce qui a été proposé par le programme du Nouveau Front Populaire Jean-Luc Mélenchon est un social-démocrate classique Jean-Luc Mélenchon

26:35
Présentateur

est un social-démocrate classique à ceci près que quand même sur la politique étrangère il n'est pas du tout il n'est pas européen sur la politique étrangère du tout la social-démocratie c'est pas en tout cas dans la ligne mais la social-démocratie ça n'est pas une politique étrangère mais il n'y a pas du tout évidemment les médias alliants

26:55
Invité

quand je dis en social-démocrate classique c'est sur les questions économiques sur les questions sociales sur les questions de transition énergétique ils ont un programme social-démocrate

27:01
Présentateur

Jean-Luc Mélenchon est pour des ruptures institutionnelles fortes avec une sixième république qui n'est pas social-démocrate donc qu'est-ce qu'il lui reste de social-démocrate sachant que par ailleurs son programme économique est plutôt du côté de l'étatisme de l'intervention questionnisme etc qu'est-ce qu'il lui reste de social-démocrate

27:18
Invité

je pense que le programme économique de Jean-Luc Mélenchon l'augmentation des salaires

27:22
Présentateur

là vous avez raison c'est qu'on ne sait pas plus du tout ce que c'est que la social-démocratie donc on peut y mettre n'importe quoi

27:27
Invité

d'abord il vient de là il vient quand même du parti socialiste je pense que quand on analyse vraiment le programme qui a été celui de l'avenir en commun qui était celui de Jean-Luc Mélenchon ou même celui d'une NFP qu'on dit être le programme de la France insoumise vous regardez toutes les mesures économiques mais même au moment du programme commun de Mitterrand c'était pas aussi radical le programme commun était parfois plus radical dans ses intentions ce que je veux dire c'est que le programme économique le programme social de Jean-Luc Mélenchon la retraite à 60 ans

27:59
Présentateur

est-ce que le parti socialiste réclame le retour à la retraite à 60 ans ? plus aujourd'hui

28:03
Invité

mais qui a fait la retraite à 60 ans ?

28:05
Présentateur

malheureusement

28:06
Invité

c'est François Mitterrand donc voilà il n'y a rien ce que je veux dire c'est qu'il n'y a rien de révolutionnaire on crée Elisabeth on crée trois fois moins de richesses à l'époque de 80 si vous voulez le retour

28:15
Présentateur

du PS de 1980

28:16
Invité

je ne le souhaite pas ce que je dis c'est qu'on crée trois fois moins de richesses en 1980 qu'on en crée aujourd'hui donc on doit bien pouvoir trouver

28:22
Présentateur

vous savez bien qu'il y a plusieurs facteurs qui expliquent ça alors Sébastien Lecornu il reçoit les partis de gauche aujourd'hui mais pas que il reçoit également le rassemblement national est-ce que vous arrivez Elisabeth à y voir clair sur aujourd'hui la stratégie du rassemblement national de Marine Le Pen y voir clair en tout cas si c'est très clair maintenant ils sont basculés du côté de la force de la dissolution c'était spectaculaire quand même parce qu'on est passé d'une ligne avant l'été oui on va lui laisser sa chance et puis avec en plus la nomination d'un Sébastien Lecornu dont il sait dont on sait qu'il avait noué des relations je ne veux pas dire des alliances mais que Marine Le Pen et Sébastien Lecornu se connaissent se sont parlé donc ils savent très bien à qui ils ont affaire là c'est dissolution dissolution à tous les étages tous les porte-parole du rassemblement national qui vont sur les plateaux ils sont assez nombreux on le même on dirait c'est la verticalité du message au rassemblement national mais ils disent tous la même chose donc ensuite pourquoi parce que dans le contexte Marine Le Pen d'abord elle n'a pas perdu du tout elle n'a pas perdu un cheveu si je puis dire depuis qu'elle a été condamnée on rappelle qu'elle a fait appel mais dans l'opinion elle est dominante c'est le premier parti de France c'est le parti qui arrive en tête très largement dans tous les sondages d'opinion et que donc elle joue la carte de Matignon et si c'est pas Matignon ce sera la présidentielle si c'est pas la dissolution c'est le départ d'Emmanuel Macron elle veut pousser Emmanuel Macron à démissionner pardon à dissoudre et sinon à démissionner parce qu'elle est sûre de gagner et qu'elle a soif de pouvoir et que les électeurs ne se dévient pas quelles que soient les turpitudes du rassemblement national et donc elle joue sa carte Marine Le Pen elle est pressée elle a perdu trois présidentielles elle voit la victoire elle sent la victoire c'est l'écurie c'est les chevaux qui sentent la victoire et donc elle le veut maintenant et en plus elle a trouvé des recours juridiques elle travaille beaucoup avec ses conseils pour imposer sa candidature à la présidentielle et d'autant que la censure socle commun plus parti socialiste ça fait pas 289 députés ça veut dire que Marine Le Pen elle pèse ?

30:36
Invité

Bien sûr qu'elle pèse et souvenez-vous avant la chute de Michel Barnier le rassemblement national n'était pas franchement emballé à l'idée de participer d'une censure de monsieur Barnier le rassemblement national a été pressé par son électorat vous aviez beaucoup de députés du rassemblement national qui disaient en circonscription nos électeurs ne comprennent pas qu'on maintienne en l'état ce gouvernement et qu'on soit ceux qui participent justement de le maintenir et aujourd'hui je pense que le rassemblement national est un peu dans la même situation et il est d'autant plus qu'il y a des mobilisations sociales qui sont soutenues par l'électorat du rassemblement national le mouvement bloquant tout la semaine dernière était très largement les sondages le montraient très largement plébiscités par les électeurs du rassemblement national la mobilisation de demain pareil les mots d'ordre qui sont ceux de la mobilisation de demain l'électorat de Marine Le Pen il est plutôt favorable donc Marine Le Pen est pressée par son électorat donc c'est vrai que compte tenu de l'agenda qui arrive les municipales en plus ils veulent à tout prix aller vers la dissolution et voilà aujourd'hui ils ne sont plus dans une forme de compromis ou d'aller chercher un accord de non-censure avec M.

Le Cornu ils sont véritablement engagés déterminés à aller à la dissolution c'est en cela on le disait tout à l'heure que le parti socialiste reste le principal allié ou en tout cas celui qui va aller chercher que va aller chercher M. Le Cornu pour essayer d'éviter de tomber parce qu'effectivement sans les socialistes même un vote du Rassemblement National avec le reste de la gauche ça ne fait pas tomber M. Le Cornu

31:55
Présentateur

il y a un paradoxe c'est que ce parti de l'ordre on pourrait dire il est pour le désordre parce qu'il est pour celle de la dissolution mais aujourd'hui les français qui effectivement sont majoritaires à 61% selon un récent sondage IFOP pour la dissolution ils savent maintenant ils ont compris ils ne suivent pas tous les débats ils sont très loin de ça mais ils ont compris quelque chose c'est que la succession de Premier ministre à Matignon ce n'est pas la stabilité parce que le Parlement effectivement est un risque permanent de dissolution pardon de censure et donc paradoxalement les français la stabilité ils la veulent par la dissolution la dissolution ça n'est plus un facteur de désordre pour les français c'est un facteur de remise en ordre et le Rassemblement National donc c'est une espèce de syllogisme le Rassemblement National est aussi pour la dissolution

32:41
Invité

avec aucune garantie d'ailleurs de clarification des équilibres politiques au sein du Parlement c'est ça qui est mais parce qu'on ne sait pas

32:47
Présentateur

ce que c'est le Front républicain va donner merci c'est vrai ça c'est un autre sujet merci beaucoup à tous les deux et on termine avec l'histoire du jour qui nous emmène dans le perche avec une réponse originale et pratique à la fermeture des bureaux de poste est-ce que vous savez Pierre et Elisabeth où les habitants de Saint-Marc de Rénaud trouvent désormais leur bureau de poste c'est marqué à la ferme à la ferme bravo elle a un petit peu triché Elisabeth dans une ferme c'est à la ferme de Chalouet et c'est la première fois dans l'Orne que la poste installe un guichet dans une ferme alors comment on en est arrivé à cette idée ?

le restaurant a fermé le dépôt de pain a fermé et c'est celui-ci qui servait de bureau de poste alors la commune ne compte plus aucun commerce les agriculteurs ont donc accepté la proposition de la poste pour maintenir un service public et en contrepartie ils touchent un forfait mensuel de la part de la poste et c'est gagnant-gagnant puisque les habitants ont un service public à proximité mais la fréquentation de la ferme augmente d'un tiers et une fois sur deux les clients qui viennent déposer leurs colis ils consomment et ils repartent donc avec un autre colis et des produits de quoi inspirer peut-être d'autres zones blanches merci beaucoup et alors on va déposer sa lettre et on repart avec des produits de la flamme et on va acheter des timbres on peut tout faire c'est génial merci beaucoup merci à tous les deux merci à tous de nous avoir suivis retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme publique Sénat Sous-titrage Société Radio-Canada

34:14
Locuteur

Merci à tous

Lecornu, coincé entre les oppositions et la rue ? · Pourquijevote