Jordan Bardella sur RTL : « J'ai voulu mettre dans ce livre ce que me confient les Français »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
40 Thomas Auto RTL matin. Ce que veulent les Français, c'est le titre du deuxème livre que vient de publier Jordan Bardella chez Fillard, le président du Rassemblement national qui est l'invité de RTL Matin. Bonjour et bienvenue sur RTL Jordan Bardella.
Bonjour monsieur Soto. Alors ce livre, il est très malin parce que d'habitude quand un politique a un programme, il écrit un livre qui est un catalogue généralement assez ennuyeux de mesures que personne ne lit. Vous avez eu une autre une autre idée ?
Vous avez eu vous êtes allé voir des Français qui vous permettent de dire ce que vous voulez. Il aurait pas dû s'appeler ce que veut Jordan Bardella ce bouquin ? Non.
Bon, la question manque un peu de d'objectivité, je crois. J'ai voulu avec beaucoup d'humilité écrire les carnets de notes de des rencontres que je fais chaque jour avec les Français et j'ai voulu mettre dans ce livre ce que me disent les Français, ce que me confient les Français chaque jour. Euh je j'y raconte le quotidien de nos éleveurs, nos agriculteurs, de nos chefs d'entreprise.
Oui, c'est vrai, on croise Olivier, le boulanger de la Marne, Samantin, fermier Rosantine, Adrien le taxi. Alors bon, il écoute Chéri FM, on lui pardonne. Corado le restaurateur chez qui vous avez vos habitudes à Paris dans le 16e.
Pascal la magistrate qui est aussi une eurodéputé RN, François l'agriculteur du centre et cetera. Il vous aime bien, il pensent un peu comme vous. Du coup, que vous ont-ils appris que vous ne sachiez déjà ces gens-là ?
Je pense que dans le pays, il y a aujourd'hui euh d'abord une très grande souffrance euh qui est liée au fait que les gens, beaucoup de gens n'arrivent plus à boucler les fins de mois. Euh vous l'évoquez il y a quelques instants en parlant de la question des découverturs, il y a un français sur deux qui est aujourd'hui à 10 € près quand il fait ses courses. Euh il y a beaucoup de nos chefs d'entreprise qui eux sont complètement démoralisés par la multiplication des des taxes, des normes la paperace qui pèse aujourd'hui sur l'économie française.
J'ai vu une solitude chez beaucoup de gens qui se débrouillent. je pense à nos agriculteurs, à nos éleveurs euh qui voi peser sur eux des normes toujours plus toujours plus lourdes, toujours plus drastiques, un manque de bon sens dans la décision des des politiques depuis maintenant 30 ans et un divorce entre le monde politique et les Français euh qui se sentent oubliés, abandonnés, mais qui continuent profondément de croire, d'espérer et d'aimer notre pays. Alors, évidemment qu'une grande partie de ces témoignages m'ont conforté dans les convictions qui étaient les miennes et dans le combat que je mène.
Mais j'ai voulu rendre hommage à cette France que bien souvent on entend mais qu'on écoute pas. Cette France, elle a le droit à la voix, elle a le droit au chapitre et c'est précisément à cette France là que vous voyez un mot qui est intéressant, le mot divorce. Les Français que vous avez rencontré dans le livre se sentent souvent oublié par le politiques.
Et vous-même vous avez dit à plusieurs reprises ce que vous aviez voulu vous reconnecter à eux. Ils ont aussi l'impression qu'il y a deux mondes, celui des puissants et et le leur. On a appris ce matin qu'un collectif d'avocats avait décidé de porter plainte contre Gérald Darmanin auprès de la Cour de justice de la République.
Le garde des saut qui est allé rendre visite à Nicolas SarkoZi à la prison de la santé avanthière et plus globalement ses ses avocats lui reprochent son soutien implicite à l'ex-président. Vous comprenez ce trouble ou pas ? Il y a deux choses dans cette affaire.
D'abord, il y a l'expression personnelle du ministre de la justice. Euh, elle se s'explique par la proximité qui est la sienne avec l'ancien président de la République relation d'amitié. Mais est-ce que la fonction ne devrait pas obliger ?
Le ministre de la justice doit, s'agissant des affaires judiciaires faire preuve de sobriété dans son expression. Je crois que c'est une marque de déférence à l'égard des institutions, à l'égard de sa fonction. Maintenant, il est aussi de sa responsabilité que de faire en sorte que les détenus français et en l'occurrence un détenu comme Nicolas Sarkozi qui a un statut particulier d'aller le voir président de la République, le rôle du ministre de la justice, même s'il est astreint une sobriété sur le fond de l'affaire, doit évidemment vérifier que les conditions de sécurité de des détenus en l'occurrence d'un ancien président de la République.
Vous seriez allé le voir vous Nicolas président. J'ai je me bat chaque jour pour devenir premier ministre de mon pays et non pas ministre de la justice, mais il est parfaitement normal que le ministre de la justice vérifie que Nicolas Sarkozy qui est aujourd'hui incarcéré à la prison de la santé et on a vu pardon un certain nombre d'images des gens qui hurlent qui appellent à des menaces très claires qui sont des menaces contre l'intégrité physique de l'ancien président de la République et bien soit incarcéré dans des conditions de sécurité qui lui permettent de de de purger sa peine même Si je rappelle sur le fond de l'affaire, parce que moi je ne suis pas ministre de la justice et je peux me le permettre euh au regard d'abord de son appel, il est aujourd'ui présumé innocent et encore une fois sans juger le fond de l'affaire, je crois que l'exécution provisoire qui est normalement utilisée pour des risques de récidif ou des trou à l'ordre public pardon ne se justifie pas au moment où on se parle et alors même que l'ancien chef de l'État a fait appel. Je tenais à le préciser.
Voilà qui est dit. Dans ce livre, il y a celle à qui je dois tout. C'est le chapitre 20.
Alors là, on se dit tiens, il va parler de Marine Le Pen. Bah non, c'est plus personnel parce que c'est votre maman. Absolument.
Elle s'inquiète pas un peu pour vous. Abime et qui est désormais en retraite. Elle s'inquiète pas un peu pour vous votre maman ?
Les les les mères sont toujours inquiètes pour les enfants. Vous êtes hyper exposé. Vous projetez à Maton peut-être même au-delà.
Vous dit quoi ? Bon, ma mère est évidemment très sans doute très fière, mais elle est évidemment inquiète comme toutes les mamans parce que elle voit que je bataille sur les plateaux de télévision au sein du Parlement européen, parfois dans une adversité qui est qui peut-être très très dure, très rude. Elle m'a élevé avec des valeurs que j'essaie aujourd'hui de porter à mon tour.
Je suis très fier de tout ce qu'elle m'a appris et et ma mère a fait partie de ces de cette France là qui s'est levé tôt toute sa vie, qui a qui a travaillé comme Adsem, qui m'a élevé avec un petit salaire. Je n'oublie pas d'où je viens. J'ai grandi à ses côtés dans une cité modeste de scè Saint-Y et je n'oublie pas non plus euh ce que ce que je lui dois et et ce que je dois à mon père.
Je suis très fier de leur parcours. Ma mère est issue de de l'immigration déjà parlé dans le premier liv. Elle a elle a euh fait cette démarche d'assimilation.
Elle a tout fait pour devenir française à part entière jusqu'à prendre la carte d'identité française pour travailler dans la fonction publique et et servir l'école de la République et et et servir l'état. Et votre mère a dû vous la prendre. Il y a pas d'amour. et je pense qu'elle nous écoute ce matin.
Ben, on la salue dans votre premier livre, ce que je cherche l'an dernier, vous citizz abondamment Marine Le Pen là, une seule fois, page 383 dans le même chapitre d'ailleurs. Alors certes, c'est dans le chapitre maman mais l'amour dure un an. Jean Bardella.
Non mais vous savez euh de toute manière vous trouverez toujours quelque chose à me reprocher. Bon, le vous monsieur Soto n'est pas personnel mais de toute manière si j'en avais parlé au début du livre, vous m'auriez dit que c'est vite expédié. J'en parle à la fin, vous me dites que je cherche à évincer le sujet.
J'ai une reconnaissance infinie pour Marine Le Pen, les français en en sont bien conscient. Je lui ai consacré un certain nombre de lignes dans mon premier livre l'année dernière. Jeévidemment je je parle de Marine, mais ce livre, il est vraiment consacré aux français, il est vraiment consacré à la France du travail.
Ce livre, il n'est pas le mien, il n'est pas celui de Marine Le Pen. Vous êtes pas d'accord avec tout sur Marine Le Pen et ça c'est un truc qui est assez troublant. Page 36, vous écrivez de cette France où travailler rapporte à peine plus que ne rien faire.
Page 85, un agriculteur dit certains passent leur vie en assistana. Quel est votre rapport à l'assistana ? que vous dites comme Laurent Vquet que c'est un cancer la Sistana aujourd'h je dirais pas que c'est un cancer, il y a pas besoin d'être trancier.
Bah il y a beaucoup de gens qui dans notre pays font partie de cette France du travail et qui ont le sentiment de porter sur leurs épaules les efforts de tout le monde. Il y a en l'occurrence un peu moins d'un français sur deux qui pellent un pour sur le revenu et il y a beaucoup de gens beaucoup de français dont certains sans doute nous écoutent ce matin ont le sentiment que non seulement le travail ne paye pas assez mais ils ont le sentiment de payer pour tout le monde et de payer pour tous les autres et il n'est pas normal que je prends l'exemple de ma mère qui a travaillé toute sa vie pour gagner aux environs du SMIC dans notre pays voit des gens qui parfois avec un certain nombre de de facilités bénéficient de la protection sociale P l'assistana c'est pas un mot de mon programme, c'est pas un mot de mot vocabulaire. Ça c'est quand même une différence sur le sur la vision économique des choses non et sociétale.
Mais il y a pas de il y a pas de de différence. On peut avoir des sensibilités différentes. Marine l'a redit mais évidemment qu'on est très proche sur la façon de mener le combat politique et de répondre aujourd'hui aux attentes de nos compatriotes.
Et et je le disais dans un pays où un français sur de est à 10 près quand il fait ses courses. Oui, le travail ne paye pas assez. Oui, il y a évidemment trop de charge sur les salaires et je pense que l'un des grands enjeux de la prochaine élection présidentielle sera évidemment le pouvoir d'achat.
Le pouvoir d'achat, tous les Français en ont parlé et vous n'imaginez pas à quel point la France se débrouille seule. Je veux dire, il y a il y a il y a des gens qui mettent des pulls l'hiver parce que se chauffer, allumer le chauffage coûte beaucoup trop cher. Vous avez beaucoup de nos aînés qui renoncent à se soigner parce que le reste à charge est trop important.
Et j'ai voulu aussi dans ce livre me faire le porte-parole de cette France que l'on n'entend pas. Et et et c'est pour cette force-là que moi je me lève chaque matin pour faire de la politique. Vous dites le pouvoir, je m'y prépare, je j'y travaille.
Euh ça vous a dit il y a quelques jours au Parisien, on est d'accord que pour vous, quoi qu'il y ait dans la copie du budget, ce sera censure. Faudit qu'on fasse rapide là sur les réponses. Euh oui, parce que un budget si vous voulez qui prévoit 20 milliards d'euros de prélèvement obligatoire en plus et qui aggrave la dépense publique de 30 milliards tout en créant les conditions d'une instabilité pour l'économie française et pour nos chefs d'entreprise n'est pas un bon budget.
Est-ce que vous voulez une dissolution le plus vite possible ? H oui, le plus vite possible parce que je ne vois pas ce qui pourrait émerger de sein dans la situation euh actuelle parce que là par exemple il y a la taxe Zucman va être discutée ou ce qui reste on sait que vous y êtes opposé. Si les socialistes euh déposent une motion de censure là dans la foulée parce qu'ils sont pas contents, vous la voterez cette motion de censure.
Mais le macronisme est un socialisme empire et notre pays est aujourd'hui en train d'étouffer sous les normes, d'étouffer sous les taxes. On est l'un des pays qui a le plus haut taux de prélèvement obligatoire et si on pense que la solution ça consiste à accabler d'impôts avec cette nouvelle taxe Zucman des chefs d'entreprise, y compris des chefs d'entreprise dont l'entreprise n'est même pas encore rentable, alors je pense que c'est une folie. Donc vous voterez cette vot je déplore que les macronistes pour rester coûte que coûte et vaille que vaille au pouvoir et décider de remettre l'avenir du pays entre les mains de socialistes dont le projet économique est de faire de la France le Venezuela sans le pétrole.
S'il y a une dissolution et donc des élections législatives dans les prochains jours, vous êtes prêts dans les 577 circonscriptions ? Oui, nous sommes prêts. Chaque jour, il reste une quelques petites dizaines de candidats à investir, mais nous sommes évidemment prêts.
Est-ce que vous vous Ça fait partie des possibilités ? Aujourd'hui, je suis président du premier groupe d'opposition au Parlement européen, mais il n'est pas interdit de penser que je puisse être candidat à des élections législatives anticipées. Le temps de la candidature, en tout cas de potentielle annonce viendra et si ça viendra vite, je m je je me prononcerai.
En tout cas, pour l'instant, nous nous préparons à exercer des responsabilités avec Marine. Nous travaillons à un projet d'alternance pour le pays et nous préparons évidemment l'aprèsMacron, même si elle doit arriver plus vite que prévu. Bon, vos députés ont ont voté le doublement de la taxe sur les gafames Google, Amazon, Facebook mais vous ça vous a pas empêché de mettre un lien pour acheter votre livre sur Amazon le jour de la sortie du livre ?
Vous auriez pu mettre un libraire du coin quand même, non ? Alors, il y a beaucoup de libraires qui nous accompagnent dans les séances de de dédicaces et le livre, il est disponible à la fois sur internet et évidemment dans nos librairies et j'invite évidemment les Français à faire travailler nos commerces de proximité. Bon, dernière question, Laurent Voquier et les et les LR, mais aussi les députés Horizon d'Édouard Philippe ont voté une proposition de résolution que le RN a présenté à l'Assemblée hier et qui a été adoptée.
C'est une première texte qui vise à dénoncer l'accord de 68 entre la France et l'Algérie, celui qui facilite l'immigration pour les Algériens. Comment vous interprétez ce vote ? Sébastien Le Cornu a dit "Oui, benah à partir de là, il faut renégocier cet accord.
C'est une victoire politique, ça va être suivi des faits. C'est un coup de bluff. La France doit reprendre le contrôle de sa politique d'immigration et ce laxisme d'État euh qui est manifesté par euh la France euh depuis maintenant plusieurs années à l'égard du régime algérien qui multiplie les provocations contre notre pays n'est plus tenable.
Donc, j'appelle donc solennellement ce matin le président de la République et le premier ministre à prendre acte de ce vote du Parlement à l'initiative du Rassemblement national et à mettre fin à cette immigration de complaisance dont nous subissons les frais de la parole du régime algérien. Je prends le premier ministre au mot. Sébastien Lecornu a dit "J'agirai sans majorité en prenant en tenant en considération des votes du parlement." Et bien maintenant, il doit s'y soumettre. ce que veulent les Français.
Il y a eu ce que je cherche maintenant. Ce que veulent les Français, le prochain, ce sera ce que euh on verra. D'abord, j'espère que les Français me me liront et je veux dire aux Français, même ceux qui peuvent avoir des doutes sur notre projet, lisez-nous et faites-vous un avis par vous-même.
Jordan Bardella