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interviewAssemblée nationale (sur YouTube)· 4 février 2026 71 min

🔴 Députée 🇪🇺, militantes et actrice institutionnelle échangent sur les droits des femmes en Europe

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

la diplomatie féministe confié à nos collègues monsieur Guillaume Gouffier Valente et madame Marie-Noelle Baptistelle dont les conclusions seront rendu le 10 mai prochain. Dans ce cadre, la délégation se rendra également au mois de mars à New York à l'occasion de la commission de la condition de la femme des États-Unis, des Nations- Unies, pardon, afin d'y défendre une diplomatie féministe ambitieuse, cohérente et durable au côté de nos partenaires européens et internationaux. Pourquoi cette audition ?

Jamais sans doute les droits des femmes n'ont été à ce point contestés, instrumentalisés et fragilisés, y compris au sein de démocraties que l'on pensait acquise aux principes d'égalité et d'état de droit. Nous insistons à une convergence inquiétante des agendas antidroits, anti-genre et antidémocratique porté par des États, des partis politiques et des mouvements transnationaux désormais puissamment structurés, financés et coordonné. Ces dynamiques s'attaquent frontalement aux droits sexuels et reproductifs dont le droit à l'avortement, à la lutte contre les violences fondées sur le genre, à la liberté associative ainsi qu'au droits des personnes LGBTQIA+.

Dans ce contexte, l'Union européenne est attendue comme acteur normatif capable de fixer des standards élevés, comme acteur financier soutenant durablement la société civile et comme acteur diplomatique cohérent dans ses positions internes et externes. À l'heure de la révision de plusieurs cadres européens structurants, notamment en matière de droits des victimes et des discussions sur le prochain cadre financier pluriannuel, cette table ronde vise à identifier les actions structurantes permettant de renforcer une approche européenne crédible, protectrice et offensive face au recul observés. Nous recevons ainsi aujourd'hui madame Mélissa Camara, députée européenne et membre de la Commission des droits des femmes et de l'égalité des genres du Parlement européen.

Madame Julia Cordebiolet, chef de la tasque force égalité du service européen pour l'action extérieure. Madame Alice Cofin, coordinatrice du mouvement Ma voix, mon choix. Madame Anna Cuesta, présidente et madame Violè Lucas, directrice générale de choisir la cause des femmes.

Merci infiniment à chacune pour votre participation. J'aurai quelques questions pour chacune d'entre vous. Madame Mélissa Camara, en tant que membre de la Commission des femmes, quelle priorité politique l'Union européenne devrait-elle selon vous porter de manière offensive sur la scène multilatérale ?

Par ailleurs, face au recul observés dans certains Étatsm, comment le Parlement européen peut-il peser davantage pour garantir l'effectivité des droits des femmes au sein même de l'Union ? Madame Julia Cordebiolet, les mouvements anti-égalités sont-ils pris au sérieux comme une menace pour nos démocraties et un enjeu géopolitique à part entière ? Et comment le SEAE adapte-t-il son action face à cette menace ?

Par ailleurs, comment renforcer la cohérence entre les engagements internationaux de l'Union et ses positions internes, notamment dans les enceintes multilatérales comme l'ONU ? Madame Alice Cofin, comment analysez-vous la structuration et l'influence croissante des mouvements antidroits à l'échelle européenne et leur lien avec des parties d'extrême droite ? Quel levier concret la société civile peut-elle encore mobiliser pour peser efficacement ?

Madame Anna Cuesta et Madame Violène Lucas, observez-vous une évolution des formes ou de l'intensité des violences sexistes et sexuelles dans le contexte actuel de backlash antiféministe y compris en Europe ? Le sous-financement chronique des associations féministes constitue constitue-t-il selon vous un risque démocratique majeur et comment l'Union européenne pourrait-elle y répondre de manière pérenne ? Je vais laisser à présent la parole au rapporteur avant de passer aux interventions des orateurs de groupe.

Je vous remercie. Merci madame la présidente, mesdames, merci pour votre présence parmi nous aujourd'hui. Euh et donc j'excuse effectivement Marie-Noelle Baptistelle qui est retenue à la commission des affaires économiques.

Elle préside et moi-même malheureusement, je devrais vous abandonner à 17h15 pour rejoindre euh la présidente de l'Assemblée nationale et d'autres collègues de la délégation. Euh nous arrivons au terme de nos auditions que nous avons commencé euh en septembre sur une mission que nous avons lu à la que nous avons voulu à la délégation au droits des femmes pour voir comment péréniser notre diplomatie féministe dans le contexte que nous connaissons aujourd'hui qui n'est plus du tout le même que celui que nous connaissions en 2019 quand nous avons lancé cette diplomatie féministe euh et pour voir comment la renforcer aussi. Merci pour votre présence parce que évidemment la question européenne est centrale dans les réflexions que nous menons.

Et en complément des questions de ma collègue Anne Cécile Violent, euh serait-il possible pour vous de revenir sur deux éléments structurels structurants aujourd'hui qui évoluent au niveau de l'Union européenne et avoir votre regard dessus ? D'abord concernant la nouvelle stratégie en faveur de l'égalité entre les femmes et les hommes portées par la Commission européenne. Quel est votre regard déjà peut-être sur la précédente ?

S'y a-t-il eu une évaluation de la précédente stratégie et quel est votre regard sur la nouvelle stratégie européenne en matière d'égalité entre les femmes et les hommes ? Deuxème point structurant à aborder, le sujet de la réforme de la coopération internationale européenne. C'est le projet et vous me corrigerez si je me trompe euh qui s'intitule Global Europe et qui vise à regrouper l'ensemble des politiques internationales de de l'Union européenne.

Euh quel est votre regard dessus ? Quand je vous demande de votre regard, c'est que j'ai le sentiment qu'il y a un véritable risque de venir affaiblir notre aide publique au développement, aussi bien au niveau communautaire qu'au niveau des États à travers ce regroupement des différentes politiques et tout particulièrement des politiques humanitaires ou des politiques en faveur des droits des femmes, des droits des filles, de l'égalité de genre. Quel est votre regard sur cette évolution de la politique européenne ?

Le troisème point concerne notre regard sur le combat pour la reconnaissance du droit à l'avortement et de son accès. Dernièrement, nous avons salué à l'Assemblée nationale l'adoption de la résolution My Voice My Choice au niveau européen. Quels enseignements tirez-vous de cette bataille ?

Quels ont été les freins que vous avez pu connaître et observer ? et peut-on s'appuyer dessus pour mener le combat suivant qui est celui de la reconnaissance dans la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne de l'avortement dans le prolongement de ce que nous avons fait en France avec l'introduction de de l'IVG dans la constitution. Comment pouvons-nous s'appuyer nous appuyer sur ce sur ces travaux ?

Un dernier point peut-être parce que ça fait déjà pas mal de questions en complément de celle de notre collègue Anne Cécile Violent, c'est votre regard sur la diplomatie féministe française au niveau européen. Euh comment celle-ci peut-elle s'améliorer ? Y a-t-il des points de faiblesse euh qui sont à corriger ?

Et par ailleurs aujourd'hui, cette diplomatie féministe interpelle-telle d'autres États qui s'engagent ou qui seraient prêts éventuellement à s'engager dans cette direction au-delà de l'Union européenne bien entendu en tant que tel, pas de la Commission. Je vous remercie. Merci chers collègues.

Je je vois notre collègue Gabrielle Catala qui est qui est présente. Peut-être je te laisse prendre la parole et puis comme ça nos nos invités pourront répondre aux questions. Merci beaucoup.

Merci madame la présidente. Euh bonjour à toutes et tous. Alors oui effectivement le ça a été évoqué en préambule.

L'initiative My Voice, My Rehoice a été votée au Parlement européen, mais maintenant la Commission européenne doit publier le 2 mars une réponse formelle à cette pétition historique. Alors, nous nous appelons à ce que monsieur Macron et monsieur Séjourné apportent un soutien formel. Euh et à ce stade, nous ne savons pas ce que la Commission européenne va décider, si elle va réellement mettre à l'ordre du jour cette réponse formelle euh le 2 mars.

Est-ce que vous vous avez des informations euh à ce à ce sujet ? Et rapidement sachant de au sujet du droit des droits des femmes dans l'Union européenne, bon c'est vrai qu'il y a des choses qui vont dans le bon sens notamment ce vote qui a eu lieu au Parlement européen. bien que la résolution soit à minima par rapport à ce que moi je parle pour mon groupe qui s'appelle de Left au Parlement européen dont fait partie la délégation insoumise qui voulait une une résolution bien plus bien plus large qui n'a pas mais nos amendements n'ont pas pu être retenus sinon il ne le texte n'aurait pas été voté mais au-delà des des questions qui touchent l'IVG il y a quand quand même une très grosse hypocrisie sur la question des droits des femmes dans l'UE lorsqu'on pense aux femmes migrantes qui sont refusé refoulé en nombre frontière de l'Union européenne et qui sont livrés à des violences sexuelles puisque les femmes migrantes ont dans il me semble quatre fois plus de chance d'être victime de violence sexiste et sexuelles que les femmes de nationalité européenne notamment sur leur parcours migratoire euh ce qui s'ajoute au à la violence de leurs conditions de séjour sur les sur les territoires, donc en matière de précarité, manque d'hébergement, absence de véritable accompagnement administratif, social et juridique.

Qu'est-ce que vous vous en pensez ? Et est-ce qu'il y a à en ce moment des initiatives portées au l'échelle de l'Union européenne pour améliorer le sort de ces femmes ? Merci.

Merci beaucoup chers collègues. Mais écoutez, je vous propose de pouvoir répondre les unes après les autres. Euh on peut peut-être organiser le temps de parole dans l'ordre des des premières questions peut-être madame Camara pour commencer et puis euh et puis de répondre évidemment à votre guise euh dans la suite à monsieur Gouffier Valente et à madame Catala.

Merci beaucoup. Oui, bonjour. Euh du coup, je vous propose de commencer à répondre puis après mais les autres pourront répondre et puis je pense que ça on fera ça au fil de l'eau.

Je vais commencer déjà par répondre aux premières questions. Quelle priorité sur la scène internationale peut-être rappeler, vous l'avez déjà fait mais rappeler un élément de contexte. C'est-à-dire queaujourd'hui au Parlement européen, on se retrouve en tant que député dans une situation où on a deux fronts.

C'est-à-dire qu'on a les attaques coordonné qu'on sait de l'extérieur. On a eu des coupes de financement des ONG, notamment des ONG qui travaillaient sur les droits des femmes, sur les droits des personnes LGBT, sur les droits des minorités du coup qui se retrouvent absolument affaibli. On a des attaques aussi massives de la part notamment aujourd'hui aux États-Unis de Donald Trump qui s'attaque directement au droits des femmes, au droit des personnes LGBT et on a un front interne, c'est-à-dire qu'aujourd'hui on a le Parlement européen avec le plus de membres de l'extrême droite.

On n pas moins de trois groupes d'extrême droite qui déroulent leur agenda. pas plus tard que ce matin, nous avons protesté parce que nous avions une conférence avec une députée d'Ouganda, Lucy Ako qui est l'une des porteuses de la loi en Ouanda euh pour la peine de mort qui a qui a instauré à la peine de mort pour les et ou la prison à vie pour les personnes homosexuelles. Euh on en est là, c'est-à-dire queon a une extrême droite qui déroule un agenda.

Donc ils ont plusieurs obsessions et j'y reviendrai parce qu'il y a eu la question sur la question sur les questions aujourd'hui l'extrême droite au Parlement européen notamment dans la commission femme a plusieurs euh plusieurs combats emblématiques. C'est-à-dire que il y a le combat contre les droits sexuels et reproductifs. Donc ils sont présents à chaque fois qu'il peut y avoir une avancée sur ces droits.

Ils sont là pour les contraès. Il y a la question des personnel LGBT notamment ce qu'on voit dans les États-Unis de Donald Trump la question des femmes trans qui au centre ce cette obsession transphobe qui est présente au quotidien dans ce Parlement européen. On n pas une semaine par un mois sans qu'il y ait une conférence dans notre dans nos murs sur la question des personnes trans.

Et enfin il y a la question migratoire. Alors, ce n'est pas pour protéger les femmes migrantes effectivement qui vivent euh euh des violences extrêmes et notamment parce qu'on a on on a créé une Europe forteresse parce qu'elles ont des chemins euh migratoires, des parcours migratoires absolument désastreux parce que euh on ne fait pas de chemin sécurisé pour ces femmes et aujourd'hui ce que l'extrême droite pointe du doigt c'est les personnes migrantes et les hommes migrants en nous expliquant que le patriarcat n'existe pas en Europe et que ce serait le fait des personnes migrantes. Donc on a ces deux fronts finalement et face à ça, les progressistes doivent se rassembler et lutter contre ça.

Et donc les priorités sur la scène internationale aujourd'hui, c'est avoir une diplomatie féministe claire. C'est-à-dire que l'année dernière, j'étais déjà à la CSW et l'un des grands combats euh des réactionnaires, que ce soit l'Argentine, que ce soit les États-Unis ou d'autres euh usuals suspects, euh c'était euh la lutte contre les droits sexuels et reproductifs. Aujourd'hui, l'Union européenne doit avoir une parole très claire sur ces questions.

Aujourd'hui, les priorités euh de l'Union européenne sur la la scène internationale, ça doit être notamment cette question des corps des femmes, des corps des personnes euh minorisées et comment on ne laisse pas l'extrême droite tenter de reprendre le contrôle sur nos corps. Et je ça sera l'un des messages enfin l'un de mes messages au sein de c de cette CSW, c'est comment l'Union européenne a une parole forte sur les droits sexuels et reproductifs et comment le Parlement doit répondre. le parlement euh doit répondre en portant euh comme on l'a pu le faire avec ma voix mon choix avec la résolution qui a voté qui a été voté.

Et je vous rappelle je rappelle pour ceux qui ne le ou je le dis pour ceux qui ne le savent pas, on a eu une résolution. Donc Gabrielle Catala disait qu'elle n'était pas finalement euh assez euh assez forte, mais en fait en face on a eu quand même quatre résolutions de la droite et de l'extrême droite qui tentaient euh d'empêcher cette résolution de passer et qui tentait de reprendre le contrôle sur nos corps. Et donc on est dans ce ce cette adversité et l'un des enjeux ça va être aussi de s'appuyer sur la société civile parce que ce que euh les militantes de Mav mon choix ont gag ont gagné en euh faisant voter cette résolution euh on ne l'a pas fait en tant que député pendant un an et demi.

On lutte pied à pied au quotidien contre l'extrême droite notamment. Mais cette victoire, elle a été possible aussi parce qu'il y avait 1 million de signatures. Et je pense que ce que doivent faire les progressistes des parlements, c'est aussi créer ces conditions d'un front commun avec la société civile et montrer finalement en face euh euh qui que nous sommes là, que nous sommes euh euh nombreuses et nombreux à lutter pour nos droits et notamment les droits sexuels euh et reproductifs. sur les questions pour y revenir parce que c'est un sujet que je traite plus particulièrement ici au Parlement européen.

Effectivement, il y a un enjeu et c'est ce qu'on tente de faire en tant que progressiste à à assurer une protection et avoir une perspective intersectionnuelle parce que on parlait aussi de quelle priorité pour l'Union européenne ? Aujourd'hui, l'Union européenne une Union européenne qui fonctionne et qui protège les droits de toutes les femmes, c'est une Union européenne qui porte des politiques publiques avec une perspective intersectionnelle. Et ça, c'est ce qu'on porte au quotidien.

C'est ce qu'on va porter encore euh au sein euh des Nations- Unies parce que aujourd'hui les femmes précarisées, les femmes migrantes, les femmes LGBT sont particulièrement touchées par les violences et c'est à l'Union européenne d'avoir une parole forte. Et on sait que la parole de l'Union européenne a un poids. L'année dernière, quand on était à New York, euh les militantes notamment du sud global nous parler de la directive contre des contre les violences faites aux femmes.

Parce que quand l'Union européenne légifère, quand elle elle a une directive aussi ambitieuse qui notamment criminalise les pratique que les mutilations génitales, qui criminalise le mariage forcé, qui parle de cyberharcèlement, qui criminalise le cyberharcèlement, en fait le sud global nous regarde et et il y a c'est aussi en ça que c'est important d'avoir ces lieux de rencontre, euh ces lieux de discussion, de multilatéralisme, ce que déteste aussi tous les les réactionnaires, ces espaces de rencontres et de discussion pour faire avancer les droits. Et c'est ça qu'il faut aussi préserver parce qu'aujourd'hui il y a des attaques euh de la part des extrêmes droites mondiales sur ces espaces et on l'a vu notamment l'année dernière où l'Argentine et les États-Unis s'étaient rassemblés pour soulever des objections dès que le mot genre était prononcé au sein des Nations- Unies. Et aujourd'hui, l'Union européenne doit avoir une parole forte, une diplomatie féministe forte parce que quand l'Union européenne a une parole forte, on peut avoir des avancées considérable un peu partout.

Merci beaucoup. Je laisse peut-être la parole à à Julia Corde Violet, s'il vous plaît. Merci.

Merci beaucoup. Et euh tout d'abord, je vous remercie pour votre invitation et pour l'attention constante que vous portez au droit de femme et de l'égalité de genre qui constitue, comme euh madame Camara a très bien dit, effectivement une grande priorité fondamentale de l'action extérieure justement euh à ce moment clé dans ce contexte actuel de récomposition géopolitique et l'érosion du multilatéralisme convoie la montée de tendances autoritaires et la promission de la promission de l'égalité entre les femmes et les hommes pour nous ne relève pas d'un enjeu secturiel. Elle constitue un impératif stratégique au cœur de la sécurité, de la stabilité et de la prospérité durable de nos sociétés.

L'agenda femme, paix et sécurité comme l'ensemble des politiques en faveur des droits de femmes participent directement à la prévention des conflits, au renforcement de la résilience démocratique et à la consolidation de la paix. Il s'agit donc à la fois d'une exigence de valeur comme vous avez très bien dit euh euh très justement dit pendant votre introduction, mais aussi d'une exigence d'efficacité de notre politique extérieure. Pour répondre à cette ambition, l'Union européenne s'est doté d'un cadre politique solide et cohérente.

Nous disposions d'une architecture complète pour l'agenda femme, paix et sécurité comprenant les conclusions de conseil, l'approche stratégique ainsi que le plan d'action récemment prolongé jusqu'en 2027. Par le plan d'action pour l'égalité de genre 3, le gap 3 fixe depuis 2021 une feuille de route opérationnelle pour l'ensemble de notre action extérieure. Ce cadre nous permet de mobiliser l'ensemble de nos instruments diplomatiques, financiers, de développement et de sécurité ainsi que nos partenaires multilatéraux, les gouvernements partenaires, la société civile et le secteur privé. afin de faire l'égalité de genre envie central d'un développement équitable, durable et inclusif.

Concrètement, plus de 85 % des nouvelles actions extérieures de l'Union contribuent aujourd'hui à l'égalité de genre. Au-delà de ces stratégies, nous veillons surtout à intégrer cette priorité de manière transversale dans tous nos politiques. L'agenda femme, paix et sécurité est donc désormais pleinement inscrit dans notre architecture de sécurité et de défense, notamment la boussole stratégique.

Il est également intégré dans la majorité de nos partenariats de sécurité avec des pays partageant nos valeurs. En interne ici à nous renforçons nos capacités institutionnelles notamment à travers des formations au leadership sensibl aux genres destinés à l'encadrement supérieur. Et entre-temps, plus de 80 % de nos responsables en ont déjà bénéficié. ce qui a vraiment changé notre approche à l'intégralité transversale euh d'égalité de genre dans tous nos politiques extérieures.

En même temps, et justement une des questions visé à ça, nous devons reconnaître cette développement extrêmement préoccupante des mouvements opposés à l'égalité de genre qui se structure, se coordonne et bénéficent de soutien financière significatif. Ils ne sont ni marginaux ni isolés. Ils s'inscrivent souvent dans des dynamiques plus larges de remise en cause des droits fondamentaux, des contestations des institutions démocratiques et des promotions des modèles autoritaires.

Leur capacité d'influence, notamment dans les espaces numériques, contribuent à banaliser des discours hostiles aux droits des femmes et à fragiliser les acquis obtenus au cours des dernières décennies. Ces dynamiques constituent un véritable défi géopolitique à part pour l'Union européenne car elle vise directement les valeurs sur lesquelles notre projet politique est fondé. Face à cela, notre réponse doit être coordonnée, cohérente et résolue.

La cohérence qui va justement et qui est d'ailleurs au cœur de notre action multilatérale. En tant que service européenne pour l'action extérieure, notre responsabilité est de porter dans les enceintes internationales des positions communes aux 27 États membres. La crédibilité de l'Union dépend de l'alignement entre nos engagements internes et nos prises de position externe.

Nous travaillons donc étroitement avec la Commission et les États-membres afin de garantir une voie européenne unifiée pour autant possible, notamment aux Nations- Unies, au Conseil de droits de l'homme et à la commission de la condition de la femme. Cette approche équipe Europe renforce significativement notre influence et notre capacité à défendre efficacement les droits des femmes et des filles. Enfin, une attention particulière est portée au soutien de défonceuses de droits de femmes.

Dans le contexte de répression, l'Union intègre systématiquement leur protection dans ses dialogues politiques et ses stratégies bilatérales. Nous apportons un soutien financier et opérationnel direct à travers des mécanismes dédiés, notamment Protect Defenders qui offr une assistance d'urgence aux défenseuses menacées. Nous mobilisons également nos régimes de sanction ciblés lorsque des violations graves des droits sont constatées et nos délégation sur le terrain joue un rôle essentiel de diplomatie de protection en lien étroite avec la société civile locale.

En conclusion, la promotion des droits de femmes constitue pour l'Union européenne à la fois une responsabilité normative et en un choix stratégique. C'est une condition de la crédibilité de notre action extérieure et un facteur de stabilité internationale. Finalement, c'est un élément central de la défense de nos valeurs démocratiques. pour répondre à une des questions de monsieur Jfrier.

Plus précisément, on est justement en train euh très en étroite coopération avec la commission de travailler sur l'él sur l'élaboration de la de la nouvelle stratégie pour pour l'égalité des genres de 2026 à 2030. Donc l'adoption est prévue en mars et j'y vais clairement, j'y vois clairement une évolution avec un chapitre prévu, c'est pas encore adopté mais un chapitre prévu entièrement consacré à l'action extérieure en faveur de l'égalité de genre et euh en détaillant très spécifiquement comment défendre et le besoin de défendre l'égalité en face des mouvements antidroits et des enjeux géopolitiques aussi gap 4 la prochaine gender action plan, donc l'adoption est prévue en 2027 et structuré on on on vise de le structurer pour justement très concrètement adresser ces enjeuxl toutefois ici dans la maison l'une de nos tâches le plus important consiste à intégrer de manière transversale l'égalité de genre dans les documents stratégiques afin de garantir qu'il soit au cœur de tous nos actions politiques. Merci beaucoup.

Merci. Merci à vous. Madame Coffin, je vous propose de poursuivre.

Merci. Ouais. Euh bonjour tout le monde.

Euh ben je vais commencer par répondre pour par la une des bonnes réponses et cette table ronde parce que je pense que un des éléments euh fondamentaux euh qui a été posé, c'est euh quels sont euh les moyens de levier euh de de l'Europe euh notamment par rapport aux organisations activistes et je pense que la présence d'él féministe euh au niveau européen comme les Mélissa Camara euh la présence euh ici bah de représentantes justement élu comme Gabriel Catala et c'est pas Violette qui va me contredire si on pense à Giselle Albi que les élus féministes c'est compliqué de l'être genre c'est quelque chose mais c'est absolument indispensable donc ça je pense que déjà soutenir et ce travail là c'est très important pour répondre un peu plus sur ma voix mon choix moi effectivement je me suis occupée de la coordination d'une part en France nationale et puis aussi j'étais vice-présidente de au niveau européen. Donc je pense qu'il faut commencer par là. Si on prend au niveau européen, on va pas comprendre comment un tel une telle action qui s'est déroulée finalement en un an, un an et demi, ça a été très rapide.

Elle peut avoir lieu sans des appuis financiers. Euh moi j'ai pu enfin on a pu payer des gens pour cette campagne en France qui est rarissime. C'estàd moi, j'avais jamais vu ça en 25 ans d'activisme, j'ai pas vu ça.

C'est-à-dire où on peut euh vraiment dire aux organisations, aller repérer des activistes et leur dire "Bon bah voilà euh le boulot qu'on va pouvoir faire, on a pu payer des déplacements dans les campagnes différ enfin de campagnes dans différents lieux français." dit ça parce que quand on parle d'argent et de budget, c'est souvent absolument essentiel. mais voir un peu ce à quoi ça renvoie et que cette campagne là avec un tel succès, la possibilité de d'agréger toute une société civile européenne euh elle a été mais euh très très bien financée.

Donc c'est pas il y avait des fonds vraiment conséquents. Euh donc ça c'est c'est important à à noter. et un savoir-faire aussi qui était un savoir-faire proprement activiste, c'était des les Slovaes qui ont initié ça et avec dans la vie politique slovaine des exemples qui peuvent être apportés où les organisations féministes vont peser alors là plutôt de l'extérieur sur euh la vie politique mais pas seulement sur des enjeux féministes mais aussi notamment sur des enjeux environnementaux par exemple en reliant la question du genre à un ensemble d'autres problématique et euh je pense que c'est là où je voudrais insister.

Euh les on a deux mouvements. Vous posiez la question de c'est quoi les conséquences évidemment des des de l'essort des thématiques et positions et groupes d'extrême droite tenant des positions similaires ? Il faut d'abord bien comprendre que moi, j'ai pas constaté ce phénomène là avant. euh ce qu'on peut appeler de manière générale le masculinisme est en train de devenir un marqueur de vote.

Euh ça est apparu très clairement aux États-Unis avec Donald Trump euh là où par exemple, je donne un exemple, le racisme a été un marqueur de vote en France depuis longtemps. C'est-à-dire que si on prend les sortes du Rassemblement national dans les années euh 80, il va chercher son électorat sur des questions sur des questions de de racisme. Le masculinisme c'était c'est pas encore tout à fait arrivé en France comme ça.

Ça peut aussi mais c'est extrêmement intéressant de le voir aux États-Unis où vraiment c'était très nettement un levier pour le pour les votes. À cela, je pense que c'est intéressant de voir que quelle peut être la réponse et parfois le le miroir parce que c'est pas qui répond à qui tout les histoires de Backlash et autres comme analyse historique. Justement, ma voix mon choix, c'est un très bon exemple.

Il y a en Europe, je pense, ce qui manque réellement, ce qui a toujours manqué et ce qui revient toujours dans dans les propos, c'est une société civile, c'est-à-dire en France, on veut protester contre un gouvernement, on organise une manifestation, on va on va faire des actions très directes pour faire pression sur le gouvernement ou sur telle ou telle institution française. Au niveau européen, ça se passe pas comme ça. C'est-à-dire que la société civile manque, je veux dire en tant que activiste, presque de repère physique à qui s'adresser, c'est-à-dire où est-ce que vous allez finir votre manif, devant qui vous faites un petiting et cetera.

Euh il y a Bruxelles, il y a Strasbourg, mais c'est pas simple en fait d'aller organiser euh de telles choses. Et à à cet égard là, ma voix mon chemin est intéressant parce que les activistes là, ça fait maintenant plusieurs semaines, plusieurs mois qu'elle squat à Bruxelles et vraiment pour pouvoir après avoir réuni un peu et lancé des campagnes nationales dans les pays de l'Union européenne et ben revenir à un contact plus physique y compris dans les couloirs du Parlement et et vraiment incarner une présence qui est celle dans laquelle on est plus habitué à à avec laquelle on est plus habitué à fonctionner au niveau euh au niveau national. Et ce qui est intéressant aussi et qui peut nous donner une réponse pour l'Union européenne, on va noter que très souvent, c'est à partir des mouvements féministes que peuvent se créer depuis c'est souvent là, il y a plusieurs occurrences dans différents pays, mais c'est depuis peu, euh une véritable euh modalité de résistance au niveau général des sociétés.

Je pense par exemple à la Pologne qui a été très actif comme pays évidemment car principalement concerné dans cette campagne mon voix mon ma voi ce que nous expliquait euh l'ensemble des organisations féministes c'est je sais pas si vous vous souvenez des des manifestations notamment fleuve en violet à Varsovi pour défendre le droit à l'avortement. Il se trouve que l'ensemble de ces mouvements après ils ont agrégé plein d'autres organisations de la société civile qui n'étaient pas contentes non plus contre le gouvernement à tel point qu'à la fin finalement il y avait des gens qui étaient là au manif au manif mais sans même savoir que le point de départ était féministe. Ça s'est passé aussi pas mal au Chili ou dans d'autres pays d'Amérique du Sud où il vraiment par exemple la nouvelle constituante du Chili et cetera, ça a été initié sur des problématiques féministes et ça c'est devenu intéressant sur la façon dont on peut faire du féminisme un objet politique réel.

Euh et je pense qu'au niveau européen, c'est extrêmement important d'avoir ça en tête. Euh pour répondre aussi sur ma voix mon chot à la façon dont nous on a essayé de mener les choses en France, c'est très très lié puisqu'on a choisi euh très volontairement de cibler euh d'aller présenter ma voix mon choix dans des euh communes notamment tenues par l'extrême droite ou encore une fois autre autre partie apparenté. Euh c'est Vous m'entendez encore ?

Ouais. OK. Oui, on t'entend.

Ouais. Pardon. Parfaitement.

Merci. OK. Et je trouve que c'est intéressant parce que il y a là encore on voyait qu'en revenant sur la question parce que quand je dis les questions féministes en particulier la question de l'avortement qui a ceci d'être assez j'allais dire consensuel dans le mouvement féministe qui a bien le droit d'être divisé sur d'autres sujets mais qui a toujours porté un élan et si on regarde c'est pas pour rien que ce qu'on a appelé les mouvements de libération des femmes, ça soit constitué autour de la question de de l'avortement qui permet réellement d'avoir quelque chose d'assez fédérateur et là on le voyait quand on venait présenter cette campagne là bah les gens les groupes qui venaient n'étaient pas simplement des groupes féministes mais c'était presque souvent la première fois si on pense on comme des lieux comme à Ber à Moissac qui sont plus des des contrées vraiment où les militants et militantes il deviennent usés à force de lutter contre tout un système de répression des associations de la société civile des institutions culturelles et c'est là que ça a pu redonner du souffle donc je pense qu'il y a un savoir-faire aussi à prendre en compte des activistes féministes c'est que soutenir les organisations féministes au niveau européen, c'est soutenir bien plus large que les organisations féministes, mais aussi tout un pans effectivement de la de la société civile.

Euh autre point, nous on a fait sur lequel on a insisté que je pense qui est très important à avoir en tête au niveau de l'Union européenne, c'est les médias. C'est-à-dire qu'on a vraiment ciblé les d'autres pays l'ont fait un peu différemment euh mais nous sur une représentation euh médiatique forte et notamment dans la presse locale et sur parce qu'on sait aussi qu'en France, il y a une offensive très poussée et que ce combat-là se joue euh aussi sur le terrain médiatique. Mais je crois que ça serait intéressant qu'il ait une la enfin que les parlementaires français et les françaises s'en saisissent, c'est que l'Union européenne a compris ça aussi puisqu'il y a un nouveau programme qui a été implanté tel que ça va ça qui mêle en fait euh plutôt reformuler, redimensionner, qui mêle les questions des discriminations à celles des enjeux aussi culturels et médiatiques et avec je vois des des budgets en fait un peu nouveaux qui sont alloués euh à la création la formation de médias en lien avec les les discriminations et je pense que ça sera un sujet assez majeur euh dans les dans les temps à venir.

Et je peux répondre juste rapidement. Euh il y a les questions pour ma voix mon choix plus concrète, mais je suis évidemment dispo, je veux pas prendre trop longtemps la parole pour en parler plus longtemps après. Euh on a eu hier une nouvelle date, finalement ça sera pas le 2 mars, ça sera le 25 février que sera rendu la chose. pour l'instant la façon dont ça s'organise pour être un peu sans être trop technique en gros au départ ma voix à mon choix le but c'était plutôt d'aller via les budgets santé parce que c'était notamment la façon dont on pouvait devenir une entrer dans les prérogatives de européenne et la santé en étude. allant dire que finalement ça l'avortement menacé la santé de de citoyennes européennes.

Euh c'est pas super euh ça ça pas bien passé dans les voies de discussion avec la santé qui est plutôt représentée de manière plutôt conservatrice. Je crois que c'est notamment les Hongrois qui sont en PUB donc c'est compliqué. Euh du coup, c'est passé plutôt justement par le biais des des droits des femmes avec une discussion qui engagé beaucoup avec les organisations féministes de savoir finalement OK mais alors ma voix mon choix OK ça va être ça va être voté c'est une ça a été voté c'est une mais l'implémentation si c'est pour que ça vienne finalement prendre du budget déjà faible très faible des autres organisations féministes c'était vraiment pas le Euh donc en ce moment, il y a des discussions à ce sujet-là.

Donc soit pour le laisser au sein du CER du programme citoyen égalité, je sais plus comment ça s'appelle, mais où sont aussi les organisations euh où sont aussi les organisations féministes soit justement pour avoir un mécanisme, nous ce qu'on demandait au départ, autonome qui permettent de financer. Euh ça a été budgétisé. Euh je crois que premier budget c'était de qui peut qui serait un début ça serait 7 millions et tout ça est tout ça est très très préparé.

Encore une fois les slovennes se sont très professionnels dans leur dans leur militantisme. Donc voilà et évidemment moi je suis à dispo je je veux pas m'étendre là-dessus mais pour d'autres renseignements plus précis sachant que tout ça est très mouvant parce que c'est vra véritablement un travail de euh bah de lobbing quoi qui est en train de se passer en ce moment. Voilà.

Voilà. Et pour racontera rapidement sur le CSW, sur la fonction de comment on peut faire avec ça, bah faut envoyer les activistes aussi je pense pour que la les délégations prennent aussi en charge euh les déplacements et la représentation des activistes là-bas. Et puis bah, il y avait une question sur Global Europe mais je bon je m'arrête là mais à laquelle je pourrais aussi apporter quelques précisions.

Merci beaucoup. Merci madame Lucas. Je vous propose de poursuivre.

Bien, merci beaucoup. Merci de cette invitation. Je j'excuse Anna Questa, la présidente qui a pas pu venir parce que comme vous le savez peut-être à choisir depuis 1971, tout le monde est bénévole sauf moi depuis 1 an.

Et euh Anna donc travaille dans un syndicat est très prise et donc voilà. Euh moi, je suis très très contente qu'on puisse euh être auditionné sur la question de la diplomatie féministe. J'avais appelé, je sais pas qui j'ai eu, pour préciser que je vais peut-être pas répondre à vos questions parce qu'en fait moi mon vif intérêt, c'est de vous raconter ce qu'on a fait nous avec la diplomatie féministe depuis 2022 parce que en fait moi je je en sillonnant l'Europe comme je l'ai fait toutes ces dernières années, j'avais toujours l'idée de me dire mais il faut vraiment que je raconte ce qui se passe pour la diplomatie féministe parce que c'est hyper intéressant ce vif intérêt il est lié au fait alors je vais vous faire une petite présentation ation dans lequel en six petits points je vais essayer d'être rapide d'abord vous dire pourquoi notre notre projet européen à choisir la cause des femmes a un lien avec la diplomatie féministe quelle est l'efficacité comment fonctionne cette diplomatie féministe comment on pourrait l'évaluer les plus pour nos associations et les plus pour la diplomatie féministe et les éventuels axes d'amélioration ça a l'air long comme ça mais en fait je vais essayer de faire vite.

L'idée c'est de dire que ben je je sais pas s'il faut présenter choisir la cause des femmes qui a été fondée en 71 par Simone de Beauvoir et Gisal Limi et qui agit toujours pour modifier la loi en créant de larges débats nationaux. La question de l'avortement avec le procès de Bobini, la question du viol consentement déjà en 78 euh la dépénalisation de l'homosexualité ou encore la parité. Euh nous en en 79, Giselalimi a l'idée parce que c'est le la première élection suffrage universel direct euh du Parlement européen, l'idée euh de d'un processus qu'elle va appeler euh la clause de l'européenne la plus favorisée où elle dit "On va comparer tout ce qui se fait dans l'Union européenne dans tous les domaines de la vie des femmes et nous on ajoute des personnes LGBT QIA plus dans tous les domaines, c'est-à-dire les droits sexuels et la justice reproductive, la lutte contre les violences, l'indépendance économique, le droit de la famille et la participation. politique dans tous ces domaines là, on va à partir de 2008.

Alors en fait, on on attaque ce travail là. Moi je rentre à choisir en 2003 et Giselle me parle de cette idée qu'elle a eu et c'est en 2005 quand il y a un rejet du traité instituant une constitution pour l'Europe. Giselle était contre ce traité et on passe pour d'affreuses eurosceptiques.

Et donc Giselle me parle de son projet et dit "Mais en fait l'Europe peut être une chance pour les femmes mais les femmes aussi peuvent être une chance pour l'Europe." Et donc on commence notre travail. En 2008, on publie un premier livre qui s'appelle la clause de l'Européenne la plus favorisée.

C'est un travail de droit comparé mais par des femmes qui sont pas forcément des juristes ni des avocat, mais qui veulent s'approprier ce comparatif et faire naître un sentiment de citoyenneté et de l'intérêt que ça peut représenter. Ce livre va donner lieu donc à cette proposition qui va être reprise par différents partis politiques dans leur programme pour les élections européenn de 2009 et qui sont l'équivalent de The Left au Parlement européen aujourd'hui, des socialistes et démocrates, des écolos et de Renw. Euh le projet est pris par les partis politiques français qui sont qui vont avoir des des des élus en 2009, en 2014, en 2020, en 2024.

Euh et nous, on constate en 2020 au moment de la disparition de GIS à la limite qu'en réalité, il s'est pas passé grand-chose, même s'ils ont inscrit ça dans leur dans leur programme politique. Et donc, on va relancer une actualisation euh de notre livre de 2008. Il faut dire que 2008 ou 2009, on a rencontré Margot Walstrum, je sais pas si vous situez qui elle est.

C'est une ancienne ministre des affaires étrangères suédoise qui est commissaire européenne quant nous. On la rencontre en 2008, je crois sur la question de la communication, mais je suis plus très sûr. Et en fait, Margo Valstrum va être un soutien et c'est elle qui va beaucoup porter la diplomatie féministe en Suède.

Et pourquoi c'est intéressant de parler d'elle ? que nous quand on va aller faire notre tour européen en 2022, on passe juste avant l'élection de 2022 qui en Suède va faire monter au pouvoir un un assortiment un assemblage d'une droite avec des ministres très proches de l'extrême droite et le premier le nouveau ministre des affaires étrangères qui arrive en Suède en septembre 2022, la première chose qu'il fait le premier jour de sa nomination, il rayneille la diplomatie féministe suédoise. alors que c'était le pays pionnier, mais symboliquement il dit ça nous desserre, on ne peut pas continuer à défendre ça et cetera.

Donc c'est dire que c'est un vrai marqueur la diplomatie féministe de la volonté de défendre des hauts standards élevés de défense des droits des femmes et des personnes LGBT. Euh quand on commence notre actualisation en 2020, euh les choses ont beaucoup changé par rapport à 15 ans plus tôt. Euh et ce qu'on se dit bah c'est qu'on va se faire aider par la diplomatie féministe pour aller faire un tour européen des associations et des organisations féministes.

Donc juillet 2022, on a lancé nos lignes en quelque sorte. qu'on a écrit à tous les référents égalités des ambassades en leur disant ben voilà, est-ce que dans le cadre de la diplomatie féministe, vous pouvez nous aider à entrer en relation avec des organisations ? Nous allons nous déplacer dans 20 pays sur à partir de 22000 juillet 2022.

Alors, on fait ça sur notre temps libre. Euh donc c'est ça qui est bien quand on est prof et qu'on a de longues vacances. Donc on sillonne l'Europe à la rencontre des féministes.

Il y a pire quand même comme vacances. C'était quand même extrêmement passionnant de faire toutes ces rencontres et la diplomatie féministe. Alors en fait, on va suivre le chemin en fonction de la vitesse à laquelle les gens nous ont répondu et c'est comme ça qu'on va aller en Croatie, en Slovénie, en Autriche, en Slovaquie, en Hongrie, en Roumanie, en Bulgarie, en Danemark, puis après en Allemagne, en Belgique, en Irlande, en Espagne, à Chypre, à en Grèce, en Lituanie, en Lonnie, en Finlande, en Suède.

Et donc ça veut dire que au moins dans 20 pays sur 27 de l'Union européenne, on est entré en contact avec des gens de la diplomatie féministe. Et ça c'est extraordinairement intéressant parce que on voit et je peux vous faire une sorte de c'était le titre que j'avais donné à la à la deuxième partie sur l'efficacité pratiquement. Je pourrais vous faire un guide Michelin euh de la diplomatie féministe avec les trois étoiles, les deux étoiles les à éviter absolument euh de la diplomatie féministe parce que on a eu des moments alors je pourrais rentrer, il y a de quoi écrire un livre en fait mais pour vous dire dans ces trois catégories dans les très au top du top ce qu'on trouve c'est en général si vous avez dans l'ambassade un référent égalité et une ambassadrice ou un ambassadeur qui sont vraiment féministes et je te rejoins à Lice hein.

Il y a pas de secret quoi. En fait, si vous avez des diplomates féministes, vous avez le top du top euh le 3 étoiles euh de euh du de du travail que peut faire un diplomate. Et vous vous retrouvez euh plutôt invité à un petit déjeuner, un déjeuner, un dîner à la résidence de l'ambassade avec un panel de gens hyper intéressant et vous allez avoir des contacts hyper efficaces avec plein de monde.

Le deuxième rang, c'est celui qui fait bien le boulot parce qu'il est sérieux, il y a de la conscience professionnelle. Donc vous allez plutôt à l'ambassade dans un bureau, vous avez un rendez-vous, vous rencontrez des gens, l'équipe, euh vous rencontrez des contacts qu'ils ont privilégiés parce que c'est important pour eux de mettre en avant telle ou telle personne. Et puis vous avez le très bas, très très bas où là vous êtes reçu dans une arrière-salle de l'ambassade, euh une veille de 14 juillet avec des pli des des pupitres dans un coin, c'est poussiéreux, il y a pas la lumière et on vous dit "Bon ben allez-y, on vous écoute en regardant par la fenêtre." Passionnant ça c'était le pire.

ça arrive pas systématiquement mais ça arrive. Des gens dont on sait bien en fait s'ils sont pas féministes, ils vont rien faire. Même s'ils sont finalement dans le fond un peu macho, euh bah en fait ils vont juste faire le service minimum.

Et ça c'est une vraie catastrophe parce que vous repartez du pays en ayant pas forcément en tout cas par le biais institutionnel rencontré grand monde. Euh je finalement je suis pas exactement l'ordre mais c'est pas grave. Pourquoi est-ce que c'est intéressant et qui est-ce qu'on a rencontré ?

Alors d'abord, c'est intéressant parce que quand le boulot est vraiment bien fait de la part des gens qu'on rencontre et on les en remercie parce que c'est vraiment précieux, on a en général une revue de presse, on a une présentation de la situation dans le pays, du point de vue institutionnel, j'insiste bien, on a nos autres réseaux pour aller voir d'autres entrer en contact avec d'autres personnes, mais quand on veut une approche institutionnelle, on a des infos hyper précieuses. On va rencontrer majoritairement des associations, en général les plus connues, qui sont inscrites dans des dispositifs internationaux, les plannings familiaux. ou dans des dispositifs à porté régional comme Wave, comme d'autres organisations qui luttent contre les violences faites aux femmes à un niveau euh un niveau euh de quelques pays dans un dans une région quoi, les pays Baltes, les pays de d'Europe centrale orientale.

Euh donc ces associations là, on va les rencontrer euh et c'est souvent extrêmement intéressant. Elles ont des soucis. Alors, je rentre pas dans le détail de ce qui se passe dans chaque pays, mais euh quand vous rencontrez des assauts en Hongrie, euh il est évident que euh bah vous voyez la la fin des moyens financiers, la fin de l'aide, euh vous découvrez que ben évidemment Orb ne les aide pas et que elle se débrouille un peu avec les moyens du bord, que parfois il y a des municipalités et là c'est important aussi d'aller voir l'échelon communal euh et les autres dimensions en fait que politiques, mais des municipalités qui peuvent peuvent venir en aide, notamment quand ce sont des capitals évidemment.

Euh voilà, vous allez rencontrer ce genre de personne. On le deuxième type de personnes qu'on va rencontrer, c'est des représentants des parlements nationaux, parfois européens, mais le plus souvent les parlements nationaux. Donc, on va rencontrer des parlementaires euh soit de la majorité, soit plutôt dans les cas souvent dans l'opposition.

Des institutions nationales indépendantes, type défenseur des droits, type équivalent du haut conseil à l'égalité. d'autres contacts diplomatiques. Alors ça c'est vraiment super bien, c'est dans le 3 étoiles.

Vous avez parfois des diplomates qui vous invitent à rencontrer d'autres diplomates. Dans un pays, on m'a fait rencontrer la représentante de la Roumanie dans ce pays, la représentante de l'Irlande dans ce pays, la représentante et cetera. et on sent derrière qu'il y a un réseau de diplomates féministes qui est prête à tout faire pour que vous ayez le plus d'entrées possible dans tous les pays.

Des représentantes aussi lors de ce même déjeuner, des représentantes du Parlement européen pour ce pays qui nous invitait ou de la Commission européenne. Donc en fait ça fait un jeu d'interconnexion pour aller vite au contact des institutions européennes aussi et diffuser le message par les voies diplomatiques. Euh vous avez les instituts français et tous les autres instituts.

Alors, les instituts français parce qu'ils font des rencontres autour de nos publications. Euh quand on a fait le on a euh on a mis à jour notre étude de 2008, on a fait ce livre qui s'appelle le meilleur de l'espace de l'Europe pour les femmes et euh dans sa version anglaise qu'on a traduit avec les fonds propres de choisir. Donc c'est vous dire le degré euh de de sacrifice que ça nous a demandé.

Euh on peut faire des présentations de cet ouvrage euh dans les instituts français et on entre en contact via les instituts français avec les instituts des autres pays dans ce pays-là. Par exemple, l'Institut GU à Prague, c'est l'Allemagne à Prague. Euh j'ai rencontré en Hongrie la représentante de l'Institut irlandais à Budapest.

C'est-à-dire qu'en fait là le le réseau il va se mailler autour des pratiques culturelles. Euh on rencontre beaucoup d'entrepreneurs et d'affaires parce que ça on sent que c'est bien le paradigme un peu français euh qui est pas forcément pour nous le plus celui qui correspond le plus à nos à nos attentes, mais on a quand même ce type de rencontre. On a beaucoup de rencontres avec l'université et la recherche et on a aussi des rencontres éventuellement avec les lycées français, avec les lycéens ou alors avec les sections les les lycées nationaux qui ont des sections de langue française.

Euh donc j'ai parlé de l'évaluation un petit peu plus tôt. Euh les plus donc pour nous c'est vraiment d'avoir cette entrée facilitée avec les principaux réseaux féministes. Ça nous permet de d'avoir un jeu de de contact et de relation plutôt officielle parce qu'on a aussi des contacts avec les les ministère des affaires des affaires étrangères dans les différents pays.

Donc petit à petit, on a un réseau qui est vraiment beaucoup plus dense et parfois aussi d'avoir d'obtenir peut-être des soutiens financiers parce que le MEAE voit aussi le travail que nous faisons et que comme il était jusqu'à présent essentiellement bénévole, bah effectivement euh ça entre guillemets bah c'est impressionnant le sans sans fausse modestie le travail qu'on fait est pas mal et du coup euh les gens gens le font ou nous soutiennent parce que c'est effectivement quelque chose qui qui les sert et ça c'est les plus cette fois-ci pour la diplomatie. Pourquoi est-ce que même entre juillet 2022 où on a commencé et je j'ai refais je recommence après la publication du livre et je me souviens enfin Alice tu étais à Nant quand on a fait fin 2023 l'année où on a publié le livre, on a fait des rencontres féministes européennes où le ministère des affaires étrangères nous a soutenu financièrement pour organiser ce moment-là. C'est là d'ailleurs que il y avait on a nous la première association qu'on a rencontré dans le Tour Europen 2002, c'était l'institut du 8 mars en Slovénie.

Euh donc en fait c'était on est on est presque commencé par elle euh et en fait elles étaient là et en fait je pense que le truc aussi ma voix mon choix euh a commencé aussi à se construire en fait depuis le congrès de Nant et le MEAE. Donc en fait on n'est pas même si on n pas été aussi activiste à 100 % sur ma voix mon choix parce qu'on avait d'autres trucs à faire. Euh faut bien avouer qu'on on s'est dit que là on a été un petit peu aussi créatrice de connexion entre des féministes de plusieurs nationalités et ça c'est aussi un travail qu'on a pu faire grâce à la diplomatie féministe, même s'il y a aussi notre temps passé euh qui se chiffre.

Voilà pourquoi est-ce que c'est hyper important et pourquoi est-ce que aujourd'hui particulièrement c'est important et qu'entre juillet 2022 et aujourd'hui on sent qu'il y a quelque chose. C'est la qualité des rencontres que nous faisons dans le voyage que j'ai fait. Donc à partir de euh mar toute l'année 2025 et un peu avant 2024 parce qu'il y a eu l'élection européenne, parce qu'il y a eu la dissolution et que tout ça nous a empêché euh de faire concrètement d'aller faire notre tour d'Europe pour rendre compte du livre et des compte-rendus des ateliers qu'on avait fait dans la dans la dans les rencontres féministes européennes de 2023.

Euh c'est important parce qu'on a senti que par exemple en 2022, on était passé à Vilnus, on avait pas obtenu de rencontre avec l'institute. Alors que là, la diplomate en charge, la personne qui s'est occupée de notre tour européen nous a obtenu une audition par l'institut de Vilnus Eg. devant tout le staff de Vill, j'ai pu présenter notre projet européen.

Et ça à chaque fois il y a une espèce de truc de se dire "Ah mais c'est bien parce que ça donne envie et il y a une dynamique parce que là on voit que si on se compare, si on compare nos droits et si on se dit qu'on veut le meilleur, alors on s'oppose à ce qui se passe aux États-Unis, on s'oppose à ce qui se passe dans le en Russie ou avec Poutine et on montre à quel point l'Europe peut être une vraie chance effectivement de partie progressiste du monde et qui accueille parce que notre projet il est cuir, il est intersectionnel et il vaut aussi pour toute personne qui entre dans le territoire européen, dans l'Union européenne. Et on voit que ces valeurs là sont prises très au sérieux. J'ai eu des diplomates qui m'ont dit "C'est fou, vous avez obtenu un rendez-vous avec un ancien ministre de la de l'intérieur.

C'est fou, vous êtes auditionné par c'est fou, votre projet euh a un très bon accueil." Elle elle le note en tant que diplomate et je lui dis en fait voulez-vous dire que nous avons une sorte de soft power de la France à travers ce projet européen ? et elle me dit "Ben ouais, c'est pas loin de ça." C'est-à-dire que je pense que si on se dit qu'on est capable d'être à la hauteur des ambitions qu'on qu'on a et si on se dit que on regarde ce que les autres font, les pays qui sont très en avance, l'Espagne sur certains points, sur certaines petites lois, mais ça je vais pas rentrer dans le détail de nos de nos conclusions, si on se dit qu'en fait on pourrait toutes se raconter comment ça se passe dans nos pays et se dire pourquoi ça a marché, comment ça a marché, euh on se dit qu'on est toute sœur, on se dit qu'on a une cause commune et que quand on nous oppose le c'est pas faisable parce que c'est pas une compétence européenne.

Quand on nous oppose pas faisable parce que c'est pas dans notre culture. Nous c'est on peut laisser taper les femmes. Nous on peut laisser violer les enfants comme en France.

C'est-à-dire que la culture du viol, la culture de l'inceste, c'est notre culture. Donc en fait, votre principe ne s'appliquerait pas ou et cetera et cetera. Nous, on dit on compare ce qui se fait et comparant ce qui se fait, on se dit euh est-ce que vraiment les cultures sont différentes ?

Non, les femmes, elles veulent toutes choisir leur grossesse, elles veulent toutes vivre en sécurité, les personnes LGBT aussi et cetera et cetera. En fait, on se rend compte que c'est vraiment euh la même vision du monde qu'on a. Et donc ce cet outil diplomatique devient un levier.

On n'est pas dupe hein, nous on n'est pas dupe. On sait bien que les parlement les les diplomates, ils sont très contents. C'est bien et on est tous très heureuses de pouvoir présenter notre projet.

Les gens sont plus ou moins convaincus à l'intérieur de la diplomatie féministe et nous, on sait bien que la France, elle met pas tout en œuvre non plus. Les moyens financiers sont difficiles à aller chercher dans les territoires. On a une très belle loi sur la constitution dans l'entrée dans la constitution de l'IVG, mais sur le terrain, les services publics sont exangues et c'est difficile d'aller avorter dans des conditions de où on peut choisir et cetera.

Mais dans tout ça, ce qui se passe c'est que nous, notre message, il passe malgré tout et il est subversif et il dit "Regardons-nous, rassemblons-nous, faisons un réseau européen et militons ensemble avec beaucoup de avec beaucoup de force." Euh, j'ai même entendu dans une diplomatie me dire "La défense de la langue française euh passe beaucoup par la cause LGBTQA, c'est-à-dire qu'ils ont observé à quel point la diffusion des activistes et du discours activiste LGBTQA sert la langue française." Inversement et à titre de warning, en Roumanie, on nous a dit "Attention, votre projet peut avoir des relins colonialistes." Peut-être que le projet a été mal compris.

Peut-être que la la l'universitaire en l'occurrence qui nous écoutait avait pas compris qu'en fait nous on venait pas en train de dire on éétait pas en train de dire la France c'est la meilleure et on veut imposer nos standards. Nous on est très critique à l'égard des standards français mais simplement euh il faut qu'on le fasse bien comprendre et c'est souvent le reproche qui peut être fait à la diplomatie féministe de vouloir imposer des modèles. Nous, c'est pas notre idée et l'idée c'est de dire ben effectivement un monde avancé, un monde qui défend au plus haut niveau les droits des femmes et les droits des personnes LGBT, quel que soit leur statut, citoyens européen ou migrants dans l'Union européenne avec une approche cuire et intersectionnelle, c'est ce message- là qu'on veut faire passer et dans un réseau qui est maillé en profondeur parce que justement on essaie de voir toutes les strates et tous les tous les acteurs de ces questionsl euh l'intérêt pour la diplomatie aussi ils nous l'ont dit plusieurs ambassadeurs, c'est que ça actual ça actualise leur propre connaissance du terrain.

C'est-à-dire que quand on vient et qu'on demande qu'on nous organise des rencontres, eux ils updatent tout ce qu'ils ne savent pas forcément. Donc on actualise de la connaissance et on la rend beaucoup plus efficace en terme de euh d'expertise. Euh voilà, sachant que nous on va rester sur les grands sujets et l'approche mainstream euh de euh des droits qui sont défendus dans les axes à améliorer.

Il me semble que la diplomatie féministe pourrait je pense qu'il y a des warnings à avoir sur le parce que qu'est-ce qu'on fait de cette diplomatie féministe dans un sous un régime d'extrême droite ? Enfin, ça se pose pour tous les fonctionnaires en fait. Euh qu'est-ce qu'on fait de ça ?

Euh moi j'ai des petits signaux qui m'arrivent de gens que j'ai tout à coup dans un institut et qui me disent "Est-ce que vous ne voudriez pas parler avec des associations Prolif ?" Moi, je dis "Bah non, merci, je je choses à faire, beaucoup de monde à rencontrer, mais les prolif là, je vais pas trop perdre de temps parce que c'est pas un axe major voilà majeur pour nous. Mais comment serait instrumentalisé éventuellement entre guillemets la diplomatie féministe ? comment la pensée d'extrême droite peut-elle voilà nous notre démarche elle a été aussi de faire de la culturation notamment à destination de jeunes qui viennent faire des stages dans les ambassades qui sont des gens de l'exa et qui avait une promotion Gisalimi qui nous a un peu interrogé sur ça.

Ben, on leur parle à ces jeunes de qui c'est Gisel Limi, ce que c'est que le combat anticolonial, ce que c'est que nous, pour nous, la défense à plus haut niveau d'une d'un féminisme antiraciste, d'un transféminisme. Et je reprends effectivement la question de la défense des personnes trans. Euh euh en Slovaquie par exemple euh on on a travaillé avec une femme mannequin et on a travaillé avec elle.

Elle a été sollicitée par la l'ambassade des Pays-Bas pour être la grande effigie du 8 mars. Et c'est une personne trans. Et ce truclà on l'a signalé en fait cet événement là on l'a signalé à l'ambassade de France en disant ça vous honorerait de faire quelque chose d'un peu similaire.

Ils étaient assez ouvert à l'idée et cetera. Je sais pas si c'est suivi des faits. Mais en tout cas, il y a vraiment un outil qui peut être hyper intéressant d'impulser un féminisme cuir et intersectionnel.

Nous, notre étape prochaine, c'est de créer un secrétariat permanent pour une Europe féministe cuir et intersectionnelle. Le projet est volontairement radical. Nous irons chercher les moyens financiers pour le faire auprès de l'Union européenne, mais je pense que précisément la diplomatie féministe pourrait nous aider dans la compréhension de comment on va chercher ces fonds européens pour une assaut comme nous, essentiellement bénévole jusque-l.

Si on a obtenu un financière, un un un un une aide financière, c'est parce que l'alliance pour l'égalité entre les genres en Europe qui est un une réunion de fondation qui s'est créée en 2020 est venue à notre rencontre quand on a fait le le la manifestation à Nant et nous a dit "Bah, on peut vous aider parce que votre projet est intéressant et cetera." C'est comme ça qu'on a des financements privés, mais il faut qu'on les pérénise si on vont continuer avec la même dynamique parce que pour l'instant, je suis seule en fait à être payé. Et du coup, si j'avais la puissance de tir de My Voice My Choice, et j'ai besoin de savoir comment My Voice My Choice est allé chercher des des fonds, euh si la diplomatie voulait, si elle pouvait, euh bah elle nous aiderait beaucoup en nous aidant sur ces points-là.

La question de la traduction aussi, on a on a passé beaucoup d'argent pour faire traduire ce livre. Euh une ambassade en Serbie, donc hors Union européenne, euh nous a dit, on aimerait bien le traduire pour euh dans la langue en Serbe euh et euh pour diffuser l'idée parce qu'il y a des pays euh qui souhaitent entrer dans l'Union européenne et qui sont très attentifs à la question de comment être à la pointe sur les droits euh des femmes et des personnes LGBT qu'il y a plus. Euh la le soutien dans la mise en relation avec les commissaires européens.

Je sais pas si ma voix mon choix vous avez eu une rencontre avec la commissaire européenne à l'égalité mais nous malgré nos contacts en Belgique et cetera, on n' pas réussi et les ambassades n'ont pas été très aidantes. Euh donc je pense que voilà, il y a en terme de mise en relation avec des décideurs à plus haut niveau, en terme d'aide de la traduction, d'aide à la recherche de financement, ça pourrait être des axes d'amélioration d'une diplomatie féministe à laquelle nous sommes attachés et auquel nous croyons beaucoup. Euh et je vous remercie de votre attention.

J'étais un peu longue. Pardon. Non mais merci beaucoup.

Merci. Je crois que de fait à travers la présentation quand même de votre de votre activité, vous avez quand même répondu en tout cas d'une manière assez générale sur les questions que que j'avais pu aborder. Euh en plus là, il y a une demande de mise en lien, ce que j'entends aussi et de et de et de conseils justement sur les recherches de financement et les liens et et les les mises en relation possibles.

Écoutez, moi, j'ai j'ai vraiment envie de vous remercier déjà encore une fois d'être d'être là aujourd'hui et puis de de la magnifique énergie et de de cette foi que vous avez justement chacune dans dans vos combats et dans vos associations. Donc vraiment un immense un immense merci pour votre présence aujourd'hui mais pour ce que vous faites aussi au quotidien et ça fait du bien vraiment de de pouvoir vous écouter et puis effectivement de de voir aussi ce que ce que vous faites. Je vois que mes collègues ne sont plus là, donc je sais pas s'il y a d'autres questions, je ne pense pas.

Euh, est-ce que c'est bon pour vous ? Ouais, moi je vais devoir y aller aussi. Donc mais c'était super et oui, merci beaucoup.

Merci beaucoup. Peut-être un dernier mot parce que il a été beaucoup question de de financement. Oui.

Euh et de MFF, il y a effectivement Agora EU qui va qui va arriver là et euh Alice en a parlé, le Serve Plus qui va qui a un nouveau financement qui allie la culture, les médias et les droits humains, les droits fondamentaux, la participation démocratique. Et je pense que s'il y a un dernier mot à dire, moi je serai personnellement je serai rapporté sur Agora eu pour la commission femme, c'est que on a besoin de financement. Il y a pas de politique publique féministe sans argent et c'est vrai en France et c'est vrai au sein de l'Union européenne et du coup c'est vraiment le nerf de la guerre aujourd'hui.

Les organisations féministes, les organisations LGBT ont besoin de moyens et il est important que les députés que ce soit en France mais aussi au sein de l'Union européenne travaille énormément là-dessus. On a besoin d'une société civile financée parce que en fait s'il n'y a pas de société civile, c'est la démocratie qui est affaiblie et c'est les régimes libéraux qui gagne à la fin. Et si je peux ajouter aussi, c'est en réponse à une question qui avait été posée par votre collègue qui qui a dû partir sur Global Europe.

En fait, on a un gros problème avec donc ça c'est les financements extraeuropéens de l'Union européenne, c'est que il y a un refus d'insérer dans global Europe la question du genre en fait et que c'est on a besoin donc là voilà demander de l'argent mais demander tout moyen de pression bah du parlement français de tout ce qui peut être mobilisé parce que c'est incroyable que bah voilà dans ces financements là on ne puisse pas parler de ces questionsl donc ça ça serait un soutien tout à fait appréciable et puis comme je réponds parce que la question avait été posée précisément sur Global Europe. Voilà. Non mais merci effectivement la question de financière est évidemment absolument cruciale et à force dans un contexte international cette fois-ci au-delà de l'Europe où euh alors même en Europe he mais en tout cas au-delà de l'Europe avec la la baisse évidemment des aides notamment des des États-Unis.

C'est un vrai vrai vrai sujet et j'ai pu rencontrer aussi certaines de voilà de de vos collègues qui étaient fort inquiètes justement des conséquences très concrètes sur la baisse de ces de ces financements. Euh oui, si je peux juste ajouter parce que après je m'en vais mais juste sur ce que vous dites, c'est très important évidemment sur les États-Unis mais en plus on a un autre problème qui est en train de se greffer, c'est que les associations des États-Unis, mais notamment sur la question de l'avortement sont en train de basculer des sièges euh en Europe pour pouvoir demander maintenant des financements euh en fait européens parce qu'elles même elles y arrivent pas non plus. Donc c'est c'est un engage et avec budget fixe.

Donc voilà, c'était une des problématiques aussi qui est complexe à résoudre et je suis désolée. Voilà, pardon, jein pas plus, c'est parce que je dois vraiment y aller. Mais merci beaucoup.

On merci beaucoup. Merci beaucoupin. Je termine juste en donnant l'agenda parce que je vois qu'on a encore des collaborateurs ou collaboratrices collaborateurs a priori la prochaine audition de la délégation aura lieu le 10 février.

Donc nous nous réunirons pour examiner les conclusions du rapport de nos chers collègues Guillaume Gouffier Valente et Marie-noël Baptistel sur la diplomatie féministe. Et puis le 18 à 15h dans le cadre de la mission d'information de nos collègues Élise Lebouchet et Sandrine Josu sur le coût des violences sexuelles et sexistes. Nous aurons une plinière réunissant les associations qui accompagnent les v les victimes de violences sexistes et sexuelles et on espère bientôt pouvoir interroger auditionner notre ministre madame Aurore Berger sur cette thématique.

Je vous remercie infiniment mesdames. Prenez bien soin de vous et puis bah écoutez on peut-être qu'on se croisera en tout cas pour certaines à New York manifestement manifestement. Oui en tout cas pour Mélissa.

Merci beaucoup. Merci à New York. Au revoir.

Au revoir. Au revoir. Merci. reva