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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 7 mai 2021 24 min

Emmanuelle Wargon : "Au sujet du drame à Avignon, notre réponse doit être sans faille."

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

notre invité politique ce matin c'est emmanuelle wargon bonjour bonjour beaucoup d'être avec nous il est délégué chargé du logement on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse quotidienne régionale vont enfin voir donc bonjour fait des journaux du groupe ebra les journaux régionaux de l'est de la france on commence par l'actualité madame la ministre et l'actualité ce sont ces deux drames de drames qui ont suscité de l'émotion et de la colère chez les français on va commencer par ce qui s'est passé à avignon et ce policier éric masson tué en plein centre ville dans une opération anti drogue est ce qu'il y à encore aujourd'hui une autorité de l'état dans notre pays d'abord je voudrais dire à quel point je m'associe à la douleur de la famille de ce policier et toute la grande famille de la police et des forces de l'ordre c'est vraiment un drame terrible et notre réponse doit être sans faille c'est ce qu'a dit le ministre de l'intérieur qui s'est rendu sur place le soir même nous avons beaucoup beaucoup renforcer les moyens de la police plus de policiers nous avons beaucoup augmenter les moyens de lutte contre le trafic de stupéfiants nous devons rester 100% mobilisée c'est ce que nous faisons gérald darmanin quand il s'est rendu à avignon il dit que la lutte contre le trafic de stupéfiants c'est une sorte de guerre est-ce que du coup nos policiers aujourd'hui ils sont suffisamment armé ou ceux propres sont figurés pour mener cette guerre en tout cas c'est un combat que nous menons jour après jour l'importance et que l'autorité de l'état la force de la loi puisse être respecté par tous quel que soit l'endroit quel que soit le territoire de la france je pense que c'est ça qui est essentiel il ya un autre drame évidemment qui a suscité la aussi l'émotion et la colère de la population c'est cette jeune femme qui a été brûlée vive à mérignac devant chez elle par son ancien compagnon elle avait alerté les forces de l'ordre elle avait porté plainte il avait été condamné il avait fait de la prison pour violences conjugales comment on peut encore en arriver là aujourd'hui dans notre pays est là aussi c'est un crime abominable enfin quasiment insoutenable j'ai aussi bien sûr une pensée pour la famille de cette jeune femme là les ministres ont été extrêmement rapide ils ont demandé tout de suite une inspection je pense que c'est indispensable il faut comprendre ce qui s'est passé précisément dans la chronologie des failles des choses qui ne marchent pas si on demande une inspection c'est pour comprendre ce qui s'est passé donc je ne vais pas répondre à la question le rapport d'inspection arrive rapidement ça doit vraiment devenir une propre une priorité par don de tous nos services des services de police des forces de l'ordre des services judiciaires c'est aussi un réflexe à intégrer beaucoup plus il y un risque lorsqu'une personne sort de prison il faut qu'elle reste accents contrôle judiciaire tout ceci doit vraiment être regardé très présent on va parler la réponse pénale mais sur la lutte contre les violences conjugales il ya des choses qui ont été faites notamment dans le grenelle des violences conjugales il ya des mesures qui ont été mises en place notamment le bracelet anti rapprochement il ya les téléphones grave danger aussi sauf que là on voit bien dans cette affaire que lui n'avait pas de bracelet qu'elle n'avait pas de téléphone grave danger est-ce que du coup il n'y a pas des failles dans l'application des dispositifs d'abord le président de la république ses gouvernements successifs notre majorité est vraiment celle qui s'est attaquée à ce sujet avec la grande cause du quinquennat avec ce grenelle des violences faites aux femmes avec toutes les mesures que vous rappelez après chaque cas et est un cas évidemment de trop chaque cas est un drame il faut que nous comprenions comment est-ce que ces mesures se diffuse je n'irai pas plus loin sur ce cas particulier mais vraiment je partage l'horreur qui nous a tous saisis quand nous avons appris l'existence de ce drame mais sans parler de ce cas particulier il faut travailler sur l'application concrète sur le terrain des dispositifs bien sûr ils ont travaillé sans relâche mais c'est vrai pour toutes les politiques publiques il faut travailler sans relâche pour que les décisions prises soient appliquées partout et justement on va parler de la réponse judiciaire parce que finalement ces deux drames il pose une seule et même question est ce qu'aujourd'hui l'art pons judiciaire dans notre pays elle est à la hauteur et encore une fois je dis j'ai du mal à généraliser à partir de deux affaires et puis par ailleurs comme vous le savez je ne suis pas en charge de la des institutions judiciaires ce que je vous dis c'est que nous devons être très clair dans notre soutien aux forces de l'ordre d'un côté dans notre soutien aux femmes victimes de violence de l'autre et que c'est ce qui guide notre action au quotidien et finir par l'enjeu politique à cette question de la sécurité on a deux cas particuliers on sait qu'à chacune des élections présidentielles qui se sont déroulées ces 20 dernières trente dernières années il ya eu un fait divers qui a provoqué un électrochoc dans l'opinion pour vous c'est quand même un enjeu important ces questions de sécurité la sécurité c'est l'une des priorités des français c'est l'une de leurs grandes demandes c'est peut-être le dossier qui arrive au début de leurs préoccupations avec la suite de la crise sanitaire bien sûr les conditions économiques et la lutte contre les inégalités dans la campagne francilienne laquelle je participe puisque je suis candidate avec laurent saint martin la première proposition qui a été faite par le rang saint martin 7 une proposition autour de la sécurité sécurité à l'échelle régionale notamment sécurité dans les transports donc oui cette préoccupation elle est forte elle est forte dans toutes les catégories de population et donc c'est important qu'on y réponde on va parler d'un autre sujet un sujet sur lequel vous intéresser particulièrement ces led faite aux jeunes hier l'assemblée nationale a rejeté une proposition de loi du député de la france insoumise françois ruffin pour élargir le rsa aux jeunes vous vous y êtes opposé à l'élargissement du rsa aux jeunes est-ce que c'est chez vous une conviction profonde ou est ce que c'est une forme de loyauté vis-à-vis du gouvernement moi je suis absolument convaincu de deux choses la première c'est que nous devons aider nos jeunes à partir d'un accompagnement qui est un accompagnement de parcours les aider à trouver leur place dans la société soit avec de la formation initiale continuer ses études soit avec de la formation professionnelle soit grâce à des services civiques soit grâce à des parcours d'insertion renforcer et ça ça n'est pas le rsa jeunes parce que le rsa qui est une politique que je connais bien pour avoir contribué à la transformation du rmi en rsa il y à une quinzaine d'années c'est d'abord une allocation avec un accompagnement qui est plus ou moins bien mis en place en fonction des situations locales et des départements donc je suis réellement opposé au rsa jeunes parce que le rsa jeunes ça veut dire une prestation qui commence dès 18 ans et avec finalement assez peu d'accompagnement je pense que l'accompagnement doit primer après je pense également qu on a besoin d'aller plus loin dans dans notre filet de sécurité parce que même si nous avons beaucoup de dispositifs d'accompagnement aujourd'hui et notamment la garantie jeunes et la garantie jeunes je les crée quand j'étais délégué général à l'emploi et à la formation professionnelle en 2013 mandaté par jean marc ayrault donc même si nous avons des dispositifs il y à ce qu'on appelle des trous dans la raquette et donc moi ce que je propose c'est un revenu gîte qui permet ensuite d'entrer dans un dispositif d'accompagnement c'est quoi un dispositif d'accompagnement alors vous le disiez vous êtes candidate aux élections régionales en ile-de-france et dans ce cadre là vous proposer l'instauration d'un revenu d'urgence pour ces jeunes c'est quoi les a conquises activement et 6 m en suis candidate aux élections régionales en île de france avec laurent saint martin sous la bannière territoire de progrès et avec territoire de territoire de progresser l'ailé gauche de la majorité un jeu schématisme à la fait et avec territoire de progrès nous proposons un revenu d'urgence qui permet d'aller vers les grands dispositifs d'accompagnement très concrètement des jeunes en grande difficulté - j'en rencontre y compris dans les centres d'hébergement d'urgence dont j'ai la charge des jeunes qui dorment à la rue dorment dans leur voiture ne savent pas où aller n'ont aucun revenu ces jeunes là il faut leur permettre d'avoir accès à revenu quelques semaines quelques mois au niveau du rsa le temps de leur permettre de rentrer soit dans la garantie jeunes soient en formation soit en service civique en fait dans toutes les solutions qui sont portées par le gouvernement dans le plan un jeune une solution donc je n'ai pas en prennent bien ça n'est pas un nouveau revenu qui couvrirait pour une période longue c'est le maillon qui manque c'est le moment de solidarité qui manquent entre le moment où vous avez un jeune en grande détresse et le moment où il a finalement intégré soit la garantie jeunes qui est un accompagnement très fort par les missions locales puis un retour à l'emploi soit des études sous un stage de la formation professionnelle soit un service civique soit une autre solution mais il vient pour cela veut dire ça veut dire que en fait y'a pas un nombre de mois précis ça veut dire que ça va dépendre en fonction du jeune le nombre de mois ça va dépendre font qu'à leurs situations de chaque gène c'est à d'abord tous ces dispositifs toutes ces avancées sociales que ce soit le rsa ou la garantie jeunes ont été expérimentées et testé et moi ce que je propose c'est qu'on le test qu'on expérimente gîte à l'échelle d'une région mais du bourg mois il faut il faut une durée courte parce que l'idée ça n'est pas entre guillemets de s'installer dans une nouvelle prestation c'est juste d'avoir un sas un moment qui permet de vous aider à aller vers l'étape d'après donc pour mesurer quelle sera la même pour tout le monde probable en tout cas ça devrait être limitée à 3 mois peut-être six mois maximum est la même pour tout le monde c'est pas en fonction de chaque situation et du moment où il va en fait l'idée c'est que le jeune en question on puisse lui proposer une solution pérenne le plus vite possible donc l'idée c'est que ce revenu soit potentiellement très court peut-être juste quelques semaines le temps de laisser au système d'accompagnement le temps de se mettre en place est ce que ces trois mois maximum à ce que ces quatre à mon ami travaillant aller au delà de six mois mais de toute façon ça va faire partie des paramètres d'expérimentation il faut le tester pour voir ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas et du coup c'est 500 euros ils seront versés par qui puisque vous le tester au niveau de la région ils seront versés par la régie serait financée par la région bien sûr et ensuite ils pourraient être versés soit par les grandes associations de lutte contre l'exclusion qui sont en général celles qui sont en contact de ces jeunes soit par un guichet que la région pourrait choisir par exemple les caisses d'allocations familiales de l'intérieur donc ces associations seraient internet ça serait une option ça aussi je pense que ça se teste donc pour le moment vous voulez le tester au niveau de la région est ce que vous en avez parlé avec le premier ministre et le président de la république on imaginait ce qu'ils sont favorables à ce que cette expérimentation s'élargissent et laisser façonner one moi je fais cette proposition comme candidate aux élections régionales en île de france avec laurent saint martin qui est notre tête de liste et c'est aussi une proposition je propose à d'autres candidats et la presse chaque liste de la majorité présidentielle est souveraine j'en ai parlé à notre candidat en bourgogne franche comté par exemple denis thuriau j'en ai parlé à notre candidat en normandie bonnaterre je pense que c'est important que je sois sont défavorables ça fait partie des idées dont on discute vous savez et c'est peut-être l'un des points qui est le plus important pour moi nos candidature aux régionales sont des candidatures avec des plateformes d'idées de solutions précises pour les habitants des régions dans lesquelles nous portons nos candidatures et donc c'est aussi à chaque liste de se décider pour savoir si ça les intéresse ou pas mais je crois qu on partage tous avec le président de la république avec le premier ministre avec le gouvernement avec nos candidats l'idée d'aller un cran plus loin pour les jeunes et après il ya plein de manières possible de le faire et je pense que c'est intéressant de territorialiser alors si vous partagez avec le président de la république l'idée d'aller encore plus loin pour les jeunes est ce que ça veut dire qu'il va annoncer de nouvelles mesures pour les jeunes dans les prochaines semaines mais ça je laisserais au président de la république le soin de faire les et l'a donc en avait d'autres exploits selon les informations d'europe 1 il pour annoncer une aide de 500 euros par mois pour les moins de 25 ans qui n'ont ni formation ni emploi est ce que c'est une piste sur laquelle vous travaillez le gouvernement réussit c'est la même logique c'est dire accompagner les jeunes pour ne laisser aucun jeune sans solution et faire en sorte que le revenu soit possible systématiquement quand il n'ya pas de revenus donc tout ça c'est vraiment la même philosophie et le gouvernement travail sur des annonces prochaine votre silence en dit on dit quand même un peu long on va parler de la loi climat maintenant emmanuelle wargon après le vote des députés les sénateurs son pardon de cette loi climat vous serez auditionné d'ailleurs la semaine prochaine par les sénateurs sur ce sujet parmi les mesures phares elle vous concerne cette mesure c'est l'interdiction progressive de la location des passoires thermiques c'est une interdiction on trompe l'oeil a fustigé l'opposition lors de l'examen du texte à l'assemblée nationale avec notamment cette question pourquoi ne pas avoir obligé tous les propriétaires à rénover leur logement alors c'est ce qu'on fait on oblige les propriétaires des passoires thermiques à rénover leurs logements pour les louer et sur cette question de l'obligation n'est pas très élevé alors sur cette question sémantique moi j'ai eu une grande satisfaction au moment du débat à l'assemblée nationale qui est finalement cet article qui interdit à la location les passoires thermiques a été votée à l'unanimité il a été voté par tous les groupes ce qui montre bien que finalement tout le monde est convaincu que c'est une avancée dans la bonne direction très concrètement les passoires thermiques donc les logements les moins bien isoler les pires ceux qui sont en étiquette g seront interdits à la location 2025 les étiquettes f en 2028 et les étiquettes eux en 2034 et l'autre à bas les autres on va on va déjà rénové tout cela ce sera déjà très bien c'est quand même les consommations vrai énergétique vraiment très élevés ça veut dire que à compter de ces différentes dates on ne peut plus publier une annonce pour mettre en location à logements de ce type et que si le logement est mis en location quand même c'est interdit par la loi et le locataire a les moyens de se retourner contre le propriétaire on a eu des débats juridiques sur quelle est la bonne manière juridique décrire ça et si on avait écrit le le bail ne peut pas il ne peut pas y avoir de bail sur un logement de ce type en fait on en écrit quelque chose qui potentiellement ne protège pas le locataire parce que ça veut dire que si on constate que le bail est illégal le bail est nul auquel cas le locataire peut éventuellement se retrouver sans contrat de location donc potentiellement à la rue demain alors que là ce que nous avons écrit permis aux locataires dans cette situation d' exiger du propriétaire de faire des travaux éventuellement d'aller saisir un médiateur puis la justice si nécessaire donc c'est en fait plus protecteur pour le locataire et c'est pour ça que nous n'arrivons à cannes sur les moyens de se retourner contre leur propriété en fait je vise les locataires qui ne le ferons pas parce qu'ils sont dans une situation favori de fragile une situation de faiblesse moi je trouve que ces débats sont intéressants mais pourquoi est-ce que c'est sur cet article de loi que tout le monde se demande comment on fait pour que la loi soit appliquée quand on vote une loi c'est parce qu'on pense qu'on saura la faire appliquer donc c'est vrai pour énormément de textes de dispositions de savoir comment on fait pour que les plus fragiles est vraiment recours au mécanisme protecteur là c'est une interdiction claire avec une possibilité de recours les caisses d'allocations familiales pourront être en appui aux locataires qui ont des difficultés c'est aussi le cas des équipes départementales des fonds de solidarité logement donc on trouvera les modalités les grandes associations qui accompagnent les locataires l'anil les adil par exemple tout ce réseau se mettra au soutien mais déjà aujourd'hui le décret d'essence c'est le même mécanisme qui interdit la location d'un logement de moins de 9 mètres carrés qui interdit la location d'un logement sans point d'eau finalement ces locations elles n'ont pas totalement disparu parce qu'on a toujours des marchands de sommeil mais elles sont quand même devenu beaucoup plus limité donc moi je crois que ça fonctionnera mais qu'est-ce qu'il va ça c'est pour les propriétaires qui ont des locataires de longue durée puisque l'aï laissé des questions bail sur les il ne s'applique pas aux baux en cours des graines à plat au renouvellement des bouquets ce qui va se passer jusqu'au et l'obligation sera effectif sur le nouveau bail mais de toute façon et c'est peut-être le point le plus important nous allons accompagner les propriétaires pour faire des travaux ma prime rénove s'ouvre aux propriétaires bailleurs et puis la loi climat va mettre en place un accompagnement mon accompagnateur rénove pour tous les propriétaires qu'ils soient occupants ou bailleurs et cet accompagnement va les aider à définir les travaux à faire et comment les finances donc ça démarre maintenant on à 1,8 million de passoire thermique de logements mal isolés locatif à rénover d'ici 2028 et on sera en capacité de le faire un mot sur un dernier mot sur cette loi puisque vous l'avez vu à l'assemblée nationale droite et gauche ont été assez critique sur ce texte est ce que du coup vous redoutez le passage de ce texte au sénat non je le redoute pas on a eu des débats intéressants et importants sur mes parties notamment mais sur la totalité du texte à la fois sur la rénovation et sur la lutte contre l'artificialisation le texte a progressé à l'assemblée nationale je sais que les sénateurs sont extrêmement mobilisés sur les questions de logement on a des débats réguliers donc je pense que le débat sera intéressant et justement va parler mouvement avec fabrice oui la crise sanitaire a un impact clair sur le marché immobilier notamment et qui englobe cette question du logement est ce que vous pensez que notamment la baisse des prix milieu urbain dans pas mal de grandes villes en france va être l'occasion de re permettre aux familles de revivre dans ses vignes d'abord je crois qu'il faut être prudent sur les perspectives du marché immobilier parce que je pense que c'est un peu tôt pour avoir une vision sur les tendances des prix après ce serait effectivement une bonne nouvelle s'il se confirme que les prix dans les grandes villes se stabilise moi je suis également favorable à l'encadrement des loyers qui a été mis en place à paris à lille et pour lesquels d'autres collectivités ont demandé à rentrer parce que ça me paraît bien que voilà le les prix se stabilisent dans les villes dont les prix sont les plus élevés après la crise pose une question de savoir comment et où les français veulent habiter plus des espaces plus d'espacés extérieurs mais quand même besoin d'avoir accès à des services d'avoir accès à des transports en commun des mobilités douces tu as des pistes cyclables donc en fait c'est une question d'aménagement urbain et d'aménagement du territoire qui nous est posée et c'est un travail auquel je réfléchis avec france ville durable par exemple la blinde et l'entreprise en direction de votre ministère dans la façon d'imaginer le logement des prochaines années en france cette crise sanitaire cette crise elle est un révélateur en fait elle est un accélérateur de tendance qui était déjà là parce que on a un paradoxe potentiel qu'il faut qu'on dépasse d'un côté les français en plutôt envie de s'éloigner des grandes villes est d'avoir le plus d'espacé possible c'est normal de préférence une maison avec un jardin quand c'est possible mais de l'autre les mêmes on demande un accès aux services que ce soit des commerces de proximité des services publics et par ailleurs pour des raisons écologiques on a besoin de ne pas trop consommer de nouvelles terres naturelles et agricoles donc plutôt de trouver une forme de densité acceptable agréable à vivre et cette densité agréable à vivre qui n'est ni la super densité des tra grandes villes ni un habitat très éclatée qui sont que des maisons individuelles très répartis en grande périphérie ce modèle là on a besoin de continuer à l'inventer parce que on construit moins en france depuis la crise les permis de construire sont reculés et les mises en chantier ont reculé et on a toujours des besoins de logement donc il faut qu'on arrive à trouver la bonne manière de construire et la bonne manière de créer de la ville ou de l'habitat à toutes les échelles dans les grandes villes dans les banlieues dans les villes moyennes dans la ruralité un dernier mot sur ces questions de logement la question des squatters évidemment vous avez promis un observatoire des squats il sera créé et qu'on alors je réunis tous les préfets de département la semaine prochaine pour leur demander des chiffres et dès que nous aurons des données consolidées france entière nous pourrons les publier ça sera le début de cet observatoire j'espère d'ici la fin du mois j'ai demandé à chaque préfet de me faire un retour sur l'application de la nouvelle loi j'ai déjà les premiers chiffres pour paris je sais que onze expulsions locatives de file pas locatif pardon aux expulsions de squatters de résidences principales ou secondaires ont eu lieu avec le concours des forces de l'ordre depuis le début de l'année à paris j'ai besoin d'avoir les chiffres ailleurs hier j'étais dans le nord le préfet m'a dit qu'il y avait une affaire qui avait qui leur avait été signalé qu'ils avaient réglé pareil avec une expulsion donc ce sont ces données consolidées dont j'ai besoin on va parler des régionales évidemment avant de parler de l'île de france on a parlé des remous provoqués par l'interview de jean castex dimanche au jdd annoncé que la liste de la majorité présidentielle se retirer au profit de celle de renaud muselier on va pas refaire le feuilleton chez les républicains mais ce matin sophie cluzel la candidate de la majorité présidentielle dans cette région sud annonce que finalement elle maintient sa liste est ce que le pré le premier ministre a fait une erreur voire une faute politique dimanche comme l'a dit sophie cluzel ce matin le premier ministre a répondu à une main tendue de renaud muselier qui proposait différentes sensibilités qui peuvent porter un projet ensemble pour la région provence alpes côte d'azur de se rassembler et sophie cluzel elle est toujours dans cette logique c'est ce qu'elle disait ce matin elle souhaite que la majorité présidentielle soit représentée dans cette élection et qu'elles soient représentées c'est ce dont on parlait tout à l'heure avec un projet un projet défini travail et porter pour les habitants de cette région et donc on en l'air pour vous que jean castex accepte la main tendue de renaud muselier moi je pense plutôt que le problème ce sont les ambiguïtés ou la fin des ambiguïtés à travers le mouvement des républicains quand on entend dans le même parti eric ciotti dire la seule chose qui nous différencie du rassemblement national c'est notre capacité à gouverner et par ailleurs des membres de ce parti qui d'ailleurs l'ont quittée depuis dont l'engagement contre le rassemblement national est claire je pense à christian estrosi je pense à hubert falco je pense aussi à renaud muselier on voit bien à quel point cette famille politique n'est plus une famille politique et se déchirent et donc moi c'est surtout ça qui m'a frappé notre engagement l'engagement de la majorité présidentielle il est extrêmement claire face aux extrêmes et aux risques que représentent le rassemblement national finalement ce débat a aussi montré qu'il y avait de droite dans l'est républicain et d'ailleurs certains en ont tiré les conséquences en sortant des républicains est une femme de gauche manuel wargon dans les bouquets tout à leurs fins l'instant et toute cette élection régionale dans l'impression qu'elle tourne autour de la droite ça vous inquiète par rapport à vos convictions personnelles des territoires de progrès auquel j'appartiens est bien représenté dans beaucoup des listes de la majorité présidentielle c'est vrai en ile de france mais c'est vrai aussi dans d'autres régions et à charge pour nous de faire des propositions dans les champs qui nous intéresse la solidarité c'est pour ça que je fais une proposition dans le cadre de cette campagne pour un revenu d'urgence pour les jeunes on a d'autres propositions expression sur la durite auriez dit on a quand même l'impression que la majorité présidentielle elle penche clairement à droite non je pense qu'à la fin on arrive à faire joujou la jambe gauche de la majorité aura un temps d'arrêt à la faire vivre le débat se débat il peut avoir lieu aussi avec la partie la partie gauche de l'échiquier politique on a vraiment j'étais très intéressé par l'interview de bernard cazeneuve d'or je crois que c'était l'express il ya quelques jours disant qu'il fallait que les gauches aussi clarifient leur positionnement par rapport à l'extrême gauche donc ce débat il existe dans tous les endroits de l'ess que la majorité présidentielle si elle n'a pas clarifié son positionnement est ce qu'aujourd'hui on l'a vu cette semaine n'y a pas de ligne claire dans la majorité président général du tout la majorité présidentielle en provence alpes côte d'azur comme ailleurs a dit nous on est prêt à travailler avec des forces qui sont réellement républicaine qui sont réellement engagés contre les extrêmes que ce soit des sortant issu de la droite où d'autres et donc de toutes façons ces discussions continueront dans les différents villages et dimanche sophie cluzel dimanche soir qui cliquerez sur tous les plateaux qu'elle soutiendra nos mesures et qu'elle fera la campagne avec lui et que le vendredi matin à l annonce qu'elle fera campagne contre lui est ce que c'est quand même pas un problème quand la majorité présidentielle moi j'ai écouté sophie cluzel ce matin et je les ai entendus dire que l'important c'était le projet et que la majorité présidentielle soit représentée et je crois vraiment qu elle a raison le débat ça ne peut pas être qu'un débat de personnes ça doit être un débat d'idées et c'est la raison pour laquelle j ai contribué avec une proposait de l'année allemagne fait sur l'île de france vous apportez vous apportez votre soutien à sophie cluzel clairement ce matin à votre collègue son pipi z par définition on énorme du même gouvernement j'apprécie beaucoup sophie cluzel et merci d'avoir été notre invité ce matin l'année dernière l'alsace la relance de strasbourg l'européenne fabrice merci beaucoup [Musique]

Emmanuelle Wargon : "Au sujet du drame à Avignon, notre réponse doit être sans faille." — Michel Savin · Pourquijevote