Réunion publique à Cers (34) : discours de Jean-Lin Lacapelle
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:51Invité politiqueChiffre
« depuis le début de l'année 2019, ce sont 15 milliards d'euros que nous avons perdus »
- 3:42Invité politiqueChiffre
« entre mai 2017 et mars 2019, la France, y compris les Outre-mer, comprend plus de 50 000 chômeurs supplémentaires »
- 4:03Invité politiqueFait
« Depuis l'élection de Macron, 15 grands groupes ont annoncé des plans sociaux, menaçant plusieurs milliers d'emplois »
- 4:07Invité politiqueChiffre
« les impôts ont augmenté de plusieurs dizaines de milliards, notamment la CSG, de plus de 20%, pour les familles, pour les retraités, les jeunes actifs »
- 8:47Invité politiqueChiffre
« 517 000 travailleurs détachés en 2018 »
- 9:44Invité politiqueChiffre
« 5 emplois directs qui disparaissent dans le même temps »
- 10:20Invité politiqueChiffre
« 1 million de tonnes de maïs est importée d'Ukraine »
- 10:27Invité politiqueChiffre
« 73% du soja que nous consommons est importée »
- 10:30Invité politiqueChiffre
« 70% de la viande servie dans les assiettes de nos restaurants est importée »
Temps de parole
- Jean-Lin Lacapelle89 %
- ?10 %
≈ 114,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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L
'intervenant suivant arrive,
vous
le connaissez, il est candidat en 23ème position sur notre liste, il siège à mes côtés au conseil régional d'Ile-de-France, accueillons Jean-Lalacar.
Je veux saluer et profiter de l'occasion
pour
saluer la présence de certaines de nos personnalités, France Jamais, député européen, Julien Sanchez, brillant maire de Bocquer, et notre ami futur maire de Perpignan, Louis Alliot, cher Jordan. Merci
et
bravo pour la conduite de la liste que tu mènes avec brio, car je pense exprimer
l
'avis de chacun d'entre nous ici quand je dis que nous pouvons être particulièrement fiers de t'avoir comme tête de liste.
Je
te connais, tu le disais tout à l'heure, et nous travaillons ensemble depuis plus de 4 ans,
et
croyez-moi nous avons partagé beaucoup de choses. Tout d'abord au conseil régional d'Ile-de-France où, élu à 19 ans, tu nous as démontré que le talent ne se mesurait pas au nombre d'années. Ensuite,
dans
le cadre de l'élection présidentielle, lorsque tu es venu renforcer le pôle mobilisation militante que notre présidente m'avait confié. Enfin,
au
sein du secrétaire national aux fédérations que j'ai animé jusqu'au congrès 2018,
et
où nous avons conduit plusieurs missions de réorganisation et partagé quelques anecdotes croustillantes
dans
notre grand tour de France des fédérations.
Et
je m'arrêterai là, bien évidemment, dans les confidences.
Je
peux vous le dire et vous en assurer, Jordan est un type bien, c'est un bosseur, truffé de talent, et il n'étonne plus personne aujourd'hui qu'un François-Xavier Bellamy
ou
une Nathalie Loiseau réfléchissent à deux fois avant d'accepter un débat face à lui. Durant toutes ces années, j'ai su trouver en Jordan plus qu'un collègue, plus qu'un camarade,
un
complice et un ami digne de confiance. Un type bien, regardez-le avec sa gueule d'ange, toutes les mamans rêveraient de l'avoir pour fils ou pour gendre.
Bref,
nous avons tous beaucoup de chance de t'avoir avec nous, Jordan, et plus que jamais Marine a eu raison de te confier cette responsabilité. Mon compta de compliments étant épuisé, rentrons maintenant dans le vif du sujet.
Vous
le savez,
peut
-être, mais cette semaine nous avons appris que la France continuait de voir se creuser son déficit commercial, ce qui signifie que chaque année, nous importons plus de produits que nous n'en exportons.
Résultat, depuis
le début de l'année 2019, ce sont 15 milliards d'euros que nous avons perdus. Étonnamment,
le
gouvernement est resté particulièrement discret sur ce sujet, mais vous me direz, il vaut peut-être mieux qu'il ne dise rien plutôt que de multiplier les mensonges à l'instar de leur maître à la matière, Christophe Castaner.
Alors
qu'on nous avait vendus en 2017,
pendant
la campagne électorale, qu'Emmanuel Macron était un expert en économie, que son expérience dans les salons parisiens de la banque Rothschild le placer mieux que quiconque
pour
redresser les affaires de la France, et qu'elle pourrait rayonner ainsi dans le monde entier, quel résultat ? Depuis son élection,
le
chômage n'a cessé d'augmenter en France, contrairement à ce que le gouvernement et certains journalistes bienveillants peuvent nous dire. Je vous engage à vous rendre
sur
le site de la DAR, qui dépend du ministère du Travail, et qui vous précisera qu'entre mai 2017 et mars 2019, la France, y compris les Outre-mer, comprend plus de 50 000 chômeurs supplémentaires, ce qui est donc bien loin
de
ce que l'on essaie de nous faire croire.
Depuis
l'élection de Macron, 15 grands groupes ont annoncé des plans sociaux, menaçant plusieurs milliers d'emplois.
Depuis
son élection, les impôts ont augmenté de plusieurs dizaines de milliards, notamment la CSG, de plus de 20%, pour les familles,
pour
les retraités, les jeunes actifs, quand dans le même temps, Emmanuel Macron multipliait les cadeaux aux plus riches et augmentait le budget dédié à l'accueil des migrants.
Voilà
ce qu'ils appelaient un expert de l'économie.
Mais
fort heureusement, chers amis, et c'est là,
pour
nous une véritable source d'espérance, nous savons,
nous,
que les Français ne sont pas dupes. Nous ne sommes pas dupes. Fiers
d
'être un militant du Front National hier, puis du Rassemblement National depuis près de 35 ans,
vous
le savez, j'ai eu également un parcours professionnel au sein de
grands
groupes
français
comme Danone ou bien L'Oréal, notamment comme directeur commercial, ce qui m'a permis de voir ce qu'il y avait de plus beau
dans
l'entreprise française, mais aussi ce qu'il y avait de plus révoltant
et
de plus injuste.
Quand
vous travaillez dans un grand groupe français, ce que vous ressentez, c
'est
d'abord la fierté d'appartenir
à
un de nos florons, de défendre des marques françaises et de contribuer au rayonnement de ces acteurs industriels dans le monde entier. Des
groupes
dont, vous le savez, des millions d'emplois dépendent, puisqu'un tiers des salariés travaillent aujourd'hui au sein de grosses entreprises, c'est-à-dire des entreprises dont les effectifs sont supérieurs à 5 000 personnes.
Mais
comme je vous le disais, au-delà de la fierté que nous pouvons avoir de compter chez nous de magnifiques entreprises, « Tout n'est pas aussi beau et tout n'est pas aussi honorable
». Quand
certaines multinationales perçoivent des subventions publiques
et
qu'elles délocalisent ensuite hors de nos frontières afin d'optimiser leur rentabilité par une manœuvre à bas coût, laissant sur le carreau des centaines de Français au nom de la profitabilité, c'est scandaleux.
Quand
une grande partie des bénéfices tombe dans les poches des actionnaires de ces multinationales,
que
la spéculation qu'ils peuvent en faire n'est plus assujettie à l'ISF au prétexte
qu
'ils vont réinvestir dans la recherche et l'innovation
sans
que cela ne soit prouvée, c'est scandaleux.
Et
quand enfin, dans ces multinationales, vous y retrouvez des filets et copinés, ministres, grands patrons, dans le mépris total de nos TPE, PME, mais aussi de nos artisans ou de nos agriculteurs, c'est scandaleux.
Alors,
mes chers amis, nous pouvons changer cela. Il faut,
comme
nous l'avons proposé dans notre programme, parce que oui, nous, nous avons un programme,
il
faut que dès demain, nous mettions en place une responsabilité nationale de l'entreprise, comme il existe aujourd'hui la responsabilité sociétale des entreprises. Un pacte
pour
encourager les comportements vertueux, un pacte pour mettre en terre, pour mettre un terme aux délocalisations, un pacte pour instaurer un protectionnisme intelligent comme 98% des pays dans le monde, qui protègent nos entreprises, nos emplois et nos agriculteurs. Nous devons,
et
c'est notre devoir, dès demain, de réviser ces accords de libre-échange
qui
ont été négociés par la Commission européenne, par des technocrates non élus, totalement déconnectés et hors sol, sans notre avis, sans notre accord, et qui ne protègent
ni
notre agriculture, ni nos industries. Prenons l'exemple, par exemple, du CETA, avec le Canada, qui permet aux entreprises canadiennes d'accéder à 80% des appels d'offres de l'Union européenne, quand nos entreprises françaises ou de l'Union européenne ont taxé qu'à seulement 30% de leur marché public. Magnifique négociation bruxelloise.
Il
faut bien sûr rompre avec tous ces traités et mettre
en
œuvre un patriotisme économique
qui
permette
de
rendre prioritaires nos entreprises françaises dans la commande publique. Oui, nous pouvons, dès demain, mettre en œuvre ce que Jordan
tout
à l'heure évoquait, le localisme.
Le
localisme, ce n'est rien d'autre que du bon sens. C'est privilégier les circuits courts. Ce n'est rien d'autre que de créer, défendre et développer l'emploi au plus près des travailleurs, les services publics au plus près des citoyens, la production au plus près des consommateurs.
Le
localisme, c'est par exemple privilégier notre agriculture française dans l'approvisionnement de nos cantines scolaires.
C
'est bénéfique pour notre économie, c'est bénéfique pour le pouvoir d'achat
et
c'est enfin bénéfique pour notre environnement.
D
'ailleurs,
ne
vous y trompez pas,
quand
nous parlons de relocalisation, nous ne parlons pas de la même chose qu'Emmanuel Macron ou que Nathalie Loiseau.
Eux,
quand ils vous parlent de relocalisation, simplement pour vous imposer des relocalisations de migrants.
Avec
nous, ce sera très simple, la délocalisation pour les clandestins et la relocalisation pour l'emploi.
Peu
importe ce qu'en disent d'ailleurs les belles âmes.
Nous
le voyons tous chaque jour, notamment
à
travers le statut des travailleurs détachés. Combien d'emplois sur les routes, dans les champs, dans la restauration, sur les chantiers ne bénéficient pas aux 6 millions de Français au chômage parce que ces mêmes postes
sont
occupés par les travailleurs détachés
? Combien ?
517 000 travailleurs détachés en 2018. Un record,
grâce
à Emmanuel Macron.
Un
rapport, d'ailleurs, de la Cour des comptes dénonce sans réserve les très mauvaises pratiques dans l'exploitation des travailleurs détachés, notamment les copies vides qui se créent
pour
exploiter cette directive, mais aussi les très mauvaises conditions d'accueil des travailleurs détachés sur notre sol. Alors,
ne
perdons pas une seconde de plus
pour
que le travail revienne aux Français d'abord. Supprimons la directive des travailleurs détachés car oui, en France, moi je préfère que le travail soit donné
en
priorité aux Français.
Quant
à notre agriculture, chers amis, quant à notre agriculture, terreau de notre pays, fierté de nos terres et de nos paysans, Macron, comme ses prédécesseurs, continue
de
l'abandonner à Bruxelles.
C
'est aujourd'hui une exploitation toutes les 20 minutes qui ferment en France.
Ce
sont 5 emplois directs
qui
disparaissent dans le même temps.
C
'est un agriculteur qui se suscite tous les deux jours.
C
'est une politique agricole
commune dont
le budget va baisser de 10% alors que Macron, dans ce petit salon, dans son petit numéro, dans son grand marathon au salon d'agriculture, promettait le contraire.
Ce
sont des traités de libre-échange qui impactent nos paysans et qui créent une concurrence déloyale. Je citais le CETA tout à l'heure avec le Canada.
C
'est lui qui permet aujourd'hui l'importation de la viande bovine à des coûts de moins 25% par rapport au coût français et qui déstabilise, vous l
'avez
bien compris, la filière de nos éleveurs.
En
France,
1
million de tonnes de maïs est importée d'Ukraine. 73% du soja que nous consommons est importée. 70% de la viande servie dans les assiettes de nos restaurants est importée.
Je
pourrais parler aussi des polonaises qui n
'ont
pas la même législation que les français sur l'étiquetage des palettes. Nous,
c
'est une étiquette obligatoire sur chaque cagette. Eux, c'est une étiquette obligatoire sur la palette uniquement. Ce qui, bien avant, multiplie les risques de traçabilité.
Mais
aussi des producteurs laitiers
dont
le prix de revient dans le litre de lait est de 0,39 centimes, qu'ils revendent 0,33 centimes, donc à perte, et qu'on retrouve dans la grande distribution à 1,10
euros
le litre. C'est à proprement scandaleux.
Sans
parler de la loi alimentation dont
l
'intention a été louable au départ, mais qui en fait fait un bide. Vous l'avez compris, car toutes ces marges qui auraient dû être redistribuées aujourd'hui à notre agriculture sont restées dans les poches de la grande distribution. Alors, chers amis,
le
dimanche 26 mai, les français doivent se déplacer pour dire stop à cette Union européenne qui ne nous protège pas.
Cette
élection européenne, c'est le premier retour aux urnes depuis l'élection de Macron et c'est aussi la dernière élection nationale avant trois ans. Alors, puisqu'Emmanuel Macron semble paniqué, puisque, je le cite, il veut mettre toute son énergie pour battre le Rassemblement national, que sa tête de liste devient plutôt d'ailleurs la tête de Turc,
c
'est le moment
de
faire ce scrutin, au-delà des enjeux européens, un référendum national
pour
ou contre la poursuite de la politique de Macron. Profitons-en aussi pour lui dire
que
nous n'oublions pas et nous n'oublierons jamais les mots qu'il a eus à notre égard, les insultes contre le peuple français et contre les patriotes que nous sommes.
Oui,
mes amis, lorsque vous irez voter le 26 mai
dans
l'isoloir, rappelez-vous
qu
'il vous a qualifié de fainéant,
de
gaulois réfractaires,
d
'illettrés, de menteurs, de manipulateurs, rappelez-vous de cela. Vous qui avez voté Marine Le Pen au second tour de l'élection présidentielle, ou vous qui regrettez de ne pas l'avoir fait, nous vous disons on arrive. Oui, il est possible de changer et de faire bouger les choses en France comme en Europe. Il est possible de construire une grande Europe des nations, une grande Europe des protections contre une Europe
de
la soumission, contre une Europe de la destruction, contre l'Europe de Macron.
Et
c'est pour cette raison
que
cette élection européenne est majeure pour notre avenir.
Vous
le savez,
en
France, comme en Europe, avec nos alliés italiens, autrichiens, espagnols, néerlandais, allemands,
nous
avons gagné la bataille des idées et il nous reste à gagner la bataille des urnes.
C
'est bientôt et j'ai confiance dans le sursaut des peuples.
Alors
en avant,
ne
perdons plus un seul instant, ne perdons plus une seule occasion.
Il
reste deux semaines avant l'élection,
allez
voter et faites voter les gens autour de vous. Mobilisez vos amis, vos familles, vos voisins, parlez-leur, montrez-leur que la France est en danger mais que nous ne pouvons encore changer l'avenir. dites-leur que le moment est venu. Nous avons rendez-vous avec l'avenir, nous avons rendez-vous avec l'histoire, nous avons rendez-vous avec la victoire, avec Jordan, avec Marine, reprenez le pouvoir, vive le peuple et vive la France.
Jean-Lin Lacapelle