L'édito de Laurence Ferrari du mardi 10 juin
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et bonsoir à tous et bonsoir à toutes. Bienvenue dans Punchline sur C News et sur Europ. C'est terminé.
Le temps où les victimes d'agression et leurs familles se taisaient. C'est terminé. Le temps où les proches de ceux qui sont morts sous les coups des meurtriers ou des violeurs s'enveloppaient dans leur douleur et sombraient dans l'oubli de nos mémoires, c'est terminé.
Le temps des bougies, des peluches, des familles qui voulaient rester anonymes pour ne pas être récupéré politiquement. Ce temps-là est terminé. Les victimes prennent la parole au grand jour.
Les victimes refusent d'être condamné à la double peine, le deuil est le silence. Elles ont dénoncé l'inaction coupable de l'État français. Coupable et responsable.
Il y a eu au mois d'août dernier Harmonie Comine, la veuve de l'adudent Eric Comine tué à Mougin lors d'un contrôle routier par un récidiviste. "La France a tué mon mari, je l'affirme haut effort", avait-elle lancé. Il y a la maman d'Élias, tuée d'un coup de machette en janvier 2024 par des délinquents mineurs récidivistes, qui ce matin a dit "De qui se moque-ton ?
Nous n'avons plus le temps de réfléchir, il faut agir. Il y a eu aussi les parents de Thomas qui se sont indignés de la réécriture médiatique du meurtre de leur fils à Crépol en 2023 à la sortie d'un bal La colère samedi dernier enfin du père de Benoît qui allait avoir 18 ans et qui a été poignardé à Dax. Je rajoute la colère des proches de Mélanie surveillante poignardée à mort ce matin par un ados de 14 ans devant le collège de Nogan sur Marne.
C'est terminé. Nous ne croyons plus à la parole des politiques qui sont censés nous diriger, nous protéger, qui sont censés rendre la justice et qui en réalité sont impuissants. Honte à eux.
Les victimes les regardent ce soir droit dans les yeux. On en débat ce soir dans Punchline.
Marina Ferrari