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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 10 septembre 2025 9 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleBudget & impôts

Patrick Kanner (PS) : "Il n'y aura aucun socialiste" au gouvernement

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10OuverteRéponse directe

    Vous qualifiez la nomination de Sébastien Lecornu de "bras d'honneur" et de "mauvais choix". Pourquoi ?

  • 0:45RelanceRéponse partielle

    Emmanuel Macron a appelé Olivier Faure avant la nomination. Est-ce que cela change votre analyse ?

  • 1:30OuverteRéponse directe

    Le PS était prêt à gouverner. Pourquoi refuser toute place au gouvernement ?

  • 2:10OuverteRéponse directe

    Vous parlez de "mépris" envers les Français. Pouvez-vous préciser ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont vos exigences sur le budget que Lecornu doit présenter ?

  • 4:30OuverteRéponse directe

    Lecornu a-t-il un mandat de Macron pour négocier avec vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Patrick KannerFait
    « C'est un bras d'honneur, c'est très fort. Vous dites c'est un mauvais choix, il a tout faux. »
  • 0:50Patrick KannerFait
    « Il n'y aura aucun socialiste au sein de ce gouvernement. Il n'y aura aucun socialiste. »
  • 1:50Patrick KannerFait
    « Nous étions prêts à gouverner. Ce n'est pas pour aller servir de béquille et de supplétif à monsieur le Cornu et donc à monsieur Macron. »
  • 2:20Patrick KannerPromesse
    « Nous avons un projet politique, nous l'avons présenté, vous le savez, à nos journées universitaires de Blois. Budgetté, chiffré, juste pour les Français. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Bonjour Patrick Caner. Bonjour madame Bouagué. Une fois n'est pas coutume après la démission de François Baïot et bien Emmanuel Macron était très rapide pour nommer son tout nouveau premier ministre.

Il s'agit de Sébastien Lecnu, ex-ministre des armées. Alors vous avez dit hier soir, je vous ai entendu, c'est un bras d'honneur, c'est très fort. Vous dites c'est un mauvais choix, il a tout faux.

Emmanuel Macron. Écoutez, nous sommes dans une journée de contestation aujourd'hui des Français de colère, de souffrance exprimé et monsieur Macron euh voilà s'enferme dans son bunker de certitude et la Macronie comme toujours va toujours dans le même sens. Ça c'est le même bateau, il y a la même peinture sur le bateau, il y a le même équipage, on a changé de capitaine mais c'est la même le même cap a priori qui est qui est donné et le bateau, il a un nom, c'est Mépris.

Mépris pour les Français. Mépris, vous dites Mépris. Hier soir, Emmanuel Macron a tout de même appelé Olivier Fort 20 minutes avant la nomination de Sébastien Lecnu pour lui expliquer son choix.

Donc c'est pas du mépris, c'est plutôt républicain. Écoutez, c'est une continuité qui a fait beaucoup de mal à la France depuis 8 ans. Euh est-ce que monsieur le Cornu euh qui a effectivement un un message à faire passer, qui a une commande de monsieur Macron, c'est-à-dire euh que monsieur Macron puisse rester jusqu'à la fin de son mandat, euh est-ce qu'il est capable de nous apporter des réponses notamment au projet que nous avons porté ?

Nous sommes dans l'opposition, nous ne demandons aucune place au gouvernement. Je tiens à le dire et le réaffirmer. Donc vous dites, on fait une petite parenthèse, il va bientôt constituer son gouvernement.

Vous dites, il n'y aura aucun socialiste au sein de ce gouvernement. Il n'y aura aucun socialiste. Nous étions prêts à gouverner.

Ce n'est pas pour aller servir de béquille et de supplétif à monsieur le Cornu et donc à monsieur Macron. Vous vous vouliez un gouvernement de cohabitation, vous ne vouliez pas un gouvernement de coalition. Totalement.

Nous voulions un un gouvernement de cohabitation pour dire il faut changer de politique. Nous avons un projet politique, nous l'avons présenté, vous le savez, à nos journées universitaires de Blois. Budgetté, chiffré, juste pour les Français.

Est-ce que monsieur le cornu peut entendre cette souffrance des Français au travers de ce que nous avons nous porté en tant que Parti socialiste ? Permettez-moi d'en douter, mais voilà, il va être il va prendre ses fonctions dans quelques heures, nous verrons bien. Et midi, c'est la passation de pouvoir, il va rencontrer les chefs de parti, les chefs de groupe pour tenter justement de construire un compromis de gouvernement.

Est-ce que vous déjà vous avez déjà eu des contacts avec lui depuis hier ? À t personnelle, non. Peut-être Olivier Fort en sa qualité de premier secrétaire du Parti socialiste.

Ce qui est certain, c'est que nous ne refuserons pas d'aller parler à monsieur le cornou. Nous l'avons toujours fait. et nous l'avons fait d'ailleurs encore il y a quelques jours avec monsieur Berérou pour constater qu'il n'y avait plus rien à attendre du premier ministre aujourd'hui démissionnair donc monsieur le cornu a une énorme responsabilité est-ce qu'il aura le courage de changer de cap encore une fois pour reprendre la métaphore du bateau en tout cas nous nous serons d'une exigence absolue.

On va et je tiens à le dire s'il faut censurer parce que nous n'aurons pas été écoutés entendus et bien la censure nous le savons. peut aboutir les dissolutions et nous n'avons pas peur de la dissolution. Mais vous ne me dites pas ce matin qu'il y aura une censure a priori euh dès le départ.

Vous vous laissez la chance au produit si je puis dire. Nous allons attendre les premières déclarations de monsieur le Cornu. Je veux dire si il nous dit écoutez voilà cette politique que j'ai toujours soutenu moi monsieur le Cornu depuis 8 ans avec monsieur Macron c'est la bonne pour le pays.

Qu'est-ce que vous voulez ? il y aura plus rien à attendre et la censure là arrivera très vite. Sébastien le le cornu, il a des atouts he il a pas de contentieux avec les socialistes he sauf si vous me dites le contraire.

On dit aussi qu'il a du talent pour négocier et ça c'est important quand même pour faire passer un budget de compromis. Quelles sont vos exigences sur ce sur ce budget ? Vous savez, on a dit la même chose de monsieur Baou.

On a dit qu'il était un grand négociateur, qu'il saura écouté et cetera. Ça a fait pchit en tout cas avec nous. Et le 8 septembre a montré que effectivement il n'avait plus sa place au gouvernement. je ne sais pas de ce qu'on retiendra des 9 mois passés à Bignon de monsieur Beou.

Donc la marche est très haute pour monsieur le Cornu. Ce qui est certain euh c'est qu'il aura de avec nous une opposition qui a des propositions. Nous ne sommes pas dans une logique d'infertilité.

Nous voulons être utiles au français sur tous les sujets que nous avons pointés. La justice sociale, la justice fiscale, la justice écologique. C'est notre message.

Il faut changer absolument de cap. Est-ce que monsieur le cornu sera assez courageux ? En clair, vous posez la question est-ce qu'il a un mandat de la part d'Emmanuel Macron pour négocier ?

Monsieur Macron lui a demandé de nous rencontrer. Le mandat secret existe-t-il ? En tout cas, nous n'accepterons pas la même politique.

Donc si on fait un peu de politique fiction, si Sébastien Lecnu fait un geste par exemple sur la taxation des plus des ultra riches qui s'appelle pas forcément taxman mais enfin quelque chose qui qui s'en approche sur le montant global des économies à réaliser. Vous vous voulez 25 milliards, le plan Bairou c'était 44. Si on coupe la la poire en deux, si je puis dire, si les jours fériers sont supprimés, s'il y a un petit geste sur la pénibilité sur les retraite, là vous pourriez acter une non censure parce que c'est de ça dont il s'agit.

Il y a beaucoup de fils dans votre propos. Euh si on avait voulu tout ça, on aurait nommé un socialiste à Matignon. Ce n'est pas le cas.

Donc permettez-moi quand même d'être extrêmement circonspect sur la capacité de monsieur le Cornu à aller dans ce sens. En tout cas, nous nous serons encore une fois exigeants. Mais s'il y a quelques points dans ce que j'ai nommé.

Ah ben tu savez euh on est euh il est bientôt 8h sur votre plateau. On ne sait pas ce que veut monsieur le CNU. Il a dit qu'il était très fier d'être nommé.

Moi ce qui m'intéresse c'est est-ce que monsieur le Cornu, premier ministre saura sortir la France de la situation dans laquelle elle est. Mais il dit déjà qu'il veut tenter de construire un compromis de gouvernement. Euh les vôtres, je pense à Jérôme Gat disent exactement la même chose hein.

Est-ce que donc quand même la méthode est bonne ? Est-ce qu'il y a un bon signal ? Non, mais que qu'un premier ministre souhaite apaiser le pays, euh permettre que ce pays retrouve de l'espoir et une forme de continuité républicaine.

Heureusement qu'il le dit. Après, la question, ce sont les actes et pour l'instant, je n'ai rien vu. Naturellement que je n'ai rien vu.

Mais après Barnier 3 mois, Beirou 9 mois, monsieur le cornu qui arrive. Derrière tout ça, il y a la responsabilité première de monsieur Macron. Patrick Camner, il y a quand même euh vous êtes un peu tenu, aucun parti n'a de majorité.

Vous avez quand même intérêt à vous entendre avec le Bloc central parce que sinon c'est le blocage et c'est peut-être la dissolution. Or, vous n'en voulez pas de cette dissolution, donc vous seriez perdant. Non, mais certains font de la dissolution impréalable, le RN ou LFI, ce n'est pas notre cas.

Non, mais vous vous n'avez pas intérêt à la dissolution. Donc vous avez intérêt à ce qu'il a une forme de stabilité. des élus du socialiste.

Notre intérêt c'est le pays c'est de protéger les Français de toutes les mesures néfastes qu'ils ont subi depuis 8 ans et de corriger de corriger les fautes qui ont été commises par nos dirigeants politiques. Si monsieur le C n'entend pas ce message, cette exigence, je vous le dis et je le répète à votre plateau, nous n'avons pas peur, nous ne crayons pas la dissolution parce que les fonction donc vous le feriez tomber et donc vous créeriez de l'instabilité et donc une probable dissolution avec 66 députés socialistes notamment l'Assemblée nationale qui risquent de pas retrouver leur serrapontin. Je renverse votre argumentaire.

Est-ce que monsieur le Cornu est prêt à changer de politique ? Et donc quelque part, vous faites monter les enchères ce matin. Ah mais attendez, les enchères, on n'est pas dans un jeu de go.

On est là pour dire la politique a échoué. Est-ce que la France de 2025 va mieux que celle qu'a trouvé monsieur Macron quand il est arrivé au pouvoir en 2017 ? Pour moi, la réponse est non.

Il y a encore plus d'anxiété, il y a encore plus d'inégalité sociale, il y a encore plus d'injustice face à ça et en plus un budget, une situation budgétaire et et financière qui est cataclysmique. Donc cet échec, est-ce que monsieur le cornu est prêt à corriger les effets collatéraux de cet échec politique par une nouvelle de nouvelles priorités ? Nous l'attendons mais permettez-moi quand même d'être très très circonspect encore une fois sur sa capacité.

Un dernier mot sur ce qui se passe aujourd'hui he vous en avez parlé en début de d'entretien ce ce mouvement bloquons tout vous le soutenez vous dites au français oui ce matin aujourd'hui bloquez tout c'est un objet de contestation inhabituel inédit ce qui montre d'ailleurs que les Français en ont ralboltez-moi l'expression donc mo je souhaite que cette colère cette souffrance s'exprime de manière pacifique même si elle a été récupérée par Jean-Luc Mélenchon Oui enfin attendez ce sont d'abord des citoyens qui ont décidé de dire assez assez de cette politique injuste et puis il y a le rendez-vous plus classique mais très important du 18 septembre donc encadré par les syndicats encadrés par les syndicats avec des modes de fonctionnement plus encore une fois plus classique. Donc nous nous soutenons tous les Français qui ont envie que la politique gouvernementale change. C'est aussi notre rôle d'opposition.

Merci beaucoup Patrick.