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interviewBFMTV· 24 février 2026

Saluts nazis, mort de Quentin Deranque: l'interview en intégralité de Sébastien Chenu (RN)

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Tout de suite, l'invité du jour, il est vice-président de l'Assemblée Nationale, vice-président également justement du Rassemblement National, puisque c'est Sébastien Chenu qui nous rejoint à présent, député du Nord. Le temps que la place se fasse un peu devant vous, M. Chenu, bonsoir, soyez le bienvenu.

Bonsoir. On va parler dans quelques instants de ce qui s'est passé à l'Elysée aujourd'hui, ces dissolutions, le gouvernement qui saisit la justice sur la Jeune Garde. Mais vous avez peut-être entendu les mots du chef de l'État aujourd'hui qui a dit « je m'inquiète un peu du climat global et je m'inquiète notamment pour la campagne électorale qui est censée battre son plein, même si on parle un peu moins des municipales en ce moment, et beaucoup plus de ce qui s'est passé et de la mort de Quentin. » Est-ce que vous aussi ce soir, vous voulez peut-être débuter cet entretien par un appel au calme ?

Oui, enfin, moi je pense que le climat politique qui s'est beaucoup détérioré, il est dû à plusieurs éléments. Effectivement, une extrême-gauche violente, c'est ce qui saute aux yeux de tous les Français depuis le meurtre de Quentin, mais aussi un pouvoir politique avec Emmanuel Macron qui n'a pas pris la mesure de cela et qui même, d'abord a permis de faire élire cette extrême-gauche violente, mais lorsque nous l'avons alertée sur la nécessaire dissolution des mouvements violents, qu'ils soient d'extrême-gauche ou d'extrême-droite. Je rappelle que Marine Le Pen, il y a plusieurs années, c'était Elisabeth Borne qui était alors Premier ministre, a demandé, Jean-Philippe Tanguy avait co-signé d'ailleurs ce courrier, à dissoudre ces mouvements violents, qu'ils soient d'extrême-gauche ou d'extrême-droite.

Évidemment, de cela, rien n'a été fait. Le gouvernement nous a regardés et puis a continué. En l'occurrence, la jeune garde a été dissoute par Bruno Rotailleau.

Oui, mais c'est contesté, vous voyez bien que ce n'est pas efficient aujourd'hui. Vous dites que c'est contesté, il y a eu un recours non suspensif devant le Conseil d'État et aujourd'hui, le gouvernement saisit donc la justice pour savoir s'il y a une reconstitution de ligue dissoute. Est-ce que ça, vous le saluez ?

Que le gouvernement saisisse qui de droit, bien entendu. Mais il y a bien entendu ce que nous, nous appelons à nos yeux une reconstitution de ligue dissoute, même si le terme fait un peu ancien, puisqu'il y a aujourd'hui une structure qui s'appelle, je crois, éteigner la flamme, éteindre la flamme, quelque chose comme ça, qui regroupe les gens de la jeune garde et les jeunes de LFI. Donc, de toute façon, c'est les mêmes qu'on retrouve là. – Oui, mais vous voyez, c'est la difficulté, on en parlait notamment avec le commissaire qui était avec nous il y a quelques instants, de la difficulté à dissoudre ces groupuscules sans qu'ils reviennent six mois ou un an après, juste en changeant la couleur de leur capuche. – Bien sûr, mais… – Est-ce que notre arsenal aujourd'hui législatif est suffisant ?

Est-ce que dissoudre, c'est assez ? Avec quelques inconvénients aussi, que soulignait ce commissaire, c'est que c'est moins facile ensuite pour les infiltrer, par exemple, quand ils n'ont plus d'existence légale. – Oui, ce qu'il faut, c'est peut-être aussi adapter l'échelle de peine et que les peines soient efficientes. quand on a vu tous les dingues de… c'était quoi ?

Révolution, je ne sais plus qui était à Sainte-Soline, le groupe… – Les soulèvements de la terre. – Les soulèvements de la terre, ou révolution permanente. – Je laisse le terme de dingue, mais je donne le nom. – Oui, je l'assume parfaitement, ou de voyou, on peut avoir plusieurs termes, qui frappaient des policiers à Sainte-Soline. – Et la dissolution a été annulée. – La dissolution a été annulée.

On peut se dire que que risquent ces gens-là à terme ? Ont-ils été poursuivis, inculpés ? Qu'est-ce qu'ils ont pris comme punition ?

Oui, il y a effectivement dans notre pays différentes formes de violences politiques. Il faut toutes les condamner. – La dissolution n'empêche pas par ailleurs un processus judiciaire et d'éventuelles condamnations. – Absolument, il faut toutes les condamner, il faut toutes les sanctionner.

Mais en ce qui concerne la contestation de la dissolution de la jeune garde, LFI conteste cette dissolution. Donc ça veut dire que Jean-Luc Mélenchon ne s'en cache pas. Il a redit il y a quelques heures que la jeune garde, ce sont ses amis, qu'il est fier de les compter comme tels.

Mais je note que des associations comme la Ligue des droits de l'homme contestent la dissolution de la jeune garde. C'est quand même inquiétant que des associations de cet acabit contestent la dissolution de mouvements politiques violents. – Là, vous parliez de la jeune garde justement.

On sait que deux collaborateurs ou ex-collaborateurs du député insoumis, Raphaël Arnaud, sont mis en examen pour meurtre et complicité de meurtre dans l'affaire Quentin, du haut du perchoir de l'Assemblée nationale. Est-ce que vous avez vu Raphaël Arnaud ces derniers jours ? – Non, je n'ai pas vu Raphaël Arnaud.

Alors il faut dire que ce n'est pas un député très actif. On ne peut pas dire que Raphaël Arnaud se soit illustré par un investissement parlementaire très important depuis qu'il a été élu. – Est-ce que vous souhaitez qu'il revienne parce qu'il est député, qu'il doit sécher ou est-ce que vous lui demandez de se tenir à l'écart ? – Non mais je pense que Raphaël Arnaud, d'abord la première chose qu'on aimerait entendre de Raphaël Arnaud, c'est le son de sa voix pour dire quelque chose de tout cela.

Mais c'est surtout, c'est un chef de milice Raphaël Arnaud. On a bien compris que la jeune garde était la milice de la France insoumise. C'était son espèce de service d'ordre fantomatique destiné à corriger tout ce qui n'était pas dans leur ligne politique, à aller faire le coup de poing.

Et Raphaël Arnaud est le chef de cette milice. Et Jean-Luc Mélenchon a choisi d'en faire un député. Donc si vous voulez, ça pose quand même de vrais problèmes, de vrais questionnements. – La France insoumise que vous avez sans doute entendu sur ces plateaux ou ailleurs, Sébastien Chenu, dit un employeur ne peut pas être responsable de ses employés. – Ce n'est pas le sujet.

Ce n'est pas le fait que ce soit ses employés uniquement. C'est que ce sont des militants d'une milice, des adhérents, je ne sais pas si on adhère, ou en tous les cas des membres de cette milice qui a tué un jeune garçon, un jeune patriote qui a tué le jeune Quentin, et que Raphaël Arnaud est le fondateur, président, je ne sais pas comment on peut l'appeler ça, en tous les cas la figure de proue de cette milice, et que la France insoumise non seulement l'a fait élire députée, mais nous dit « nous sommes solidaires de ces miliciens ». Donc si vous voulez, c'est quand même très problématique dans une démocratie pour faciliter des voyous, et qu'une fois même que ces voyous ont débordé tout ce qui est possible comme cadre au point de tuer quelqu'un, la France insoumise s'en déclare encore solidaire. – Est-ce qu'il peut revenir à l'Assemblée ?

Est-ce qu'il y a encore sa place Raphaël Arnaud ? – Je pense que lui-même devrait d'ailleurs démissionner, rendre son mandat, et peut-être d'ailleurs provoquer en cela une partielle et se représenter devant les électeurs, et si la France insoumise veut le soutenir, eh bien ils le soutiendront. Mais ils nous ont déjà fait le coup avec Adrien Quatennens qui cognait sa femme, qu'ils ont mis sous cloche pendant quatre mois et qui est revenu, ils nous ont fait le coup avec Andy Kerbrat, député de l'Ordre Atlantique, qui achetait de la drogue à des mineurs, là aussi ils ont toujours été solidaires, donc finalement ils sont solidaires de toute la voyoucratie, il n'y a que M.

Cotineau qui était le candidat LFI pédophile en Loire-Atlantique, qui visiblement n'est plus très fréquentable, mais il n'a pas été élu il faut dire, mais sinon il siégerait probablement dans le groupe des insoumis, entre ceux qui cognent leur femme, ceux qui dealent, ceux qui consomment de la drogue, ceux qui sont à la tête de milice, et ceux qui effectivement sont poursuivis pour pédophilie. – Un mot Sébastien Chenu sur ce qui s'est passé samedi dernier à Lyon, ce défilé qui a réuné un peu plus de 3000 personnes, 100 heures, et ça a été dit, mais avec des salu-nazis, des cris racistes, homophobes qui ont été prononcés, la justice s'est d'ailleurs saisie, est-ce que vous diriez comme Mathilde Panot que c'était l'insoumise, que c'était un défilé de ligue fasciste ? – Non mais n'importe quoi, enfin je veux dire, la ficelle est un peu grosse, ils essayent de déplacer les contre-feux, c'est des gens qui venaient pour s'accueillir en mémoire de Quentin, dans ce rassemblement, il y avait effectivement quelques gens, trois, je crois qu'il y a eu trois signalements, et elle a bien fait, la préfète du Rhône, de faire ces signalements, trois personnes qui se sont comportées à travers les propos que vous venez de, ou les signes que vous venez d'expliquer, ils doivent être sanctionnés évidemment, ça ne le fait pas, durement bien entendu, on ne fait pas de signe nazi dans une démocratie, c'est interdit, le dernier qui l'a fait d'ailleurs, c'est un député Renaissance, voyez-vous, dans l'enceinte de l'hémicycle, M.

Réberot avait été sanctionné pour avoir fait un signe nazi dans l'enceinte de l'hémicycle, donc il faut les sanctionner, ça n'en fait pas un rassemblement de fascistes, il y avait beaucoup de familles, de gens honnêtes qui venaient, mais il y a toujours effectivement des gens qui se croient malins de pouvoir pousser, repousser les limites de l'acceptable. – Le Rassemblement National avait demandé à ces cadres de ne pas y aller, vous n'y étiez pas, il n'y avait pas d'élu de votre parti, en revanche plusieurs collaborateurs ou ex-collaborateurs du RN étaient présents dans cet hommage à Quentin, c'est le cas notamment de Vincent Claudin, qui est assistant parlementaire de l'une de vos députés, il était d'ailleurs l'un des organisateurs de cette manifestation de Lyon, et on a appris qu'il était membre d'un groupe d'ultra-droite, dissous en 2025, il y a moins d'un an, dissous pour violence et pour apologie de la collaboration, est-ce que vous étiez au courant de ce passé qui ressurgit aujourd'hui dans des enquêtes de presse ? – Non, nous n'étions pas au courant, et si nous avions été au courant, il n'aurait pas été embauché, parce que nous, à la différence de LFI, c'est qu'on fait le ménage, mais vous savez ça. – Mais il est toujours embauché. – Mais aujourd'hui, il n'y a pas de, visiblement, cette structure, elle a été dissoute, donc il n'est adhérent de rien du tout, et il n'a pas commis de crime, il n'a tué personne, il a organisé un rassemblement en mémoire, donc je pense que… – Apologie de la collaboration, on parle d'un an. – Non, mais ça, ça a été dissous, donc aujourd'hui, on se parle, ce type-là n'est adhérent de rien du tout, il n'est adhérent d'aucune structure, puisque la structure n'existe plus. – Mais parce que la justice l'a dissous, il va rester assistant parlementaire ? – Il réglera ça avec son employeur, mais je crois qu'il n'est pas poursuivi pour quoi que ce soit, mais nous, je vous le redis, quelqu'un qui n'est pas dans notre ligne, nous lui indiquons la porte, parce que nous considérons que si vous n'êtes pas dans la ligne… – Et donc vous pouvez avoir participé jusqu'à il y a un an à un groupuscule dissous, en même temps que la jeune garde ? – Eh bien non, on ne peut pas. – Et rester assistant parlementaire ? – Non, on ne peut pas, on ne peut pas, et c'est pour ça que je vous dis, si effectivement il est prouvé que ce garçon n'est pas dans la ligne que nous défendons, et probablement ne l'est-il pas, alors nous en tirerons les conséquences.

Mais ça, j'allais dire, c'est une relation d'employeur à employé. – Mais en revanche… – Les articles sont sortis il y a plusieurs jours, vous êtes forcément tourné vers cette députée. – Non mais M.

Fauvel, il ne faut pas faire un parallèle avec ce qui s'est passé. – Il n'y a aucun parallèle. – Non, parce qu'on parle quand même d'un parallèle qui ne sera tenable avec rien du tout, puisqu'il y a des gens qui ont lynché, tué à terre, à coups de pied, à coups de poing, un jeune homme de 23 ans, tout le reste, rien ne sera jamais aussi abominable que ça. – Aucun parallèle n'a été fait, la mort de Kant est épouvantable, on en a parlé dans un premier temps, et là on parle dans un deuxième temps de ce 7 assistant parlementaire. – Nous, des gens comme ça, on ne les fait pas élire, je viens de vous dire qu'on prend les sanctions lorsqu'elles doivent être prises, on ne les fait pas élire contrairement à la France insoumise, mais ce n'est pas d'aujourd'hui, c'est même la rupture manifeste de Marine Le Pen lorsqu'elle a été élue présidente à l'époque du Front National, le premier acte qu'elle a pris en tant que présidente du Front National à l'époque, c'était de virer tous ces types du GUD et des mouvements d'extrême droite qui à l'époque étaient infiltrés dans le Front National.

La première mesure qu'elle a prise, la première rupture qu'elle a prise, rupture avec son père, a été celle-ci. – Je reviens d'un mot sur le cas de cet assistant parlementaire, vous allez le voir et vous envisagez de vous en séparer. – Mais tout est envisagé, tout est envisageable bien entendu, mais on le rencontrera probablement et les choses seront mises au clair, mais ceci n'a aucune commune mesure, vous le voyez bien, avec le drame… – Et aucun parallèle n'a été fait entre les deux, on essaie quand même de garder un petit degré de nuance. – Oui, bien sûr, mais il n'est pas poursuivi par la justice du produit. – Le Rassemblement National réclame un cordon sanitaire contre la France insoumise, une partie de la droite d'ailleurs, Bruno Retailleau, Laurent Wauquiez, a repris cette idée et hier, c'est la ministre Aurore Berger qui vous a interpellé, je vous propose d'écouter exactement ce qu'elle demande aujourd'hui au Rassemblement National. – Moi j'ai toujours mis un signe égal entre les deux, je l'ai dit dès le premier tour des élections législatives en 2024, je le maintiens, c'est ni RN ni LFI, par contre je pense qu'aujourd'hui il y a beaucoup de Français qui considèrent que Jean-Luc Mélenchon, que la France insoumise est bien plus dangereux que ne l'est le Rassemblement National, donc j'adresse la même chose, y compris à Jordan Bardella, si vraiment il veut mettre en place le cordon sanitaire, il y a une chose très simple à faire, c'est retirer ses candidats dans les villes où LFI peut gagner, où il sait pertinemment que le Rassemblement National n'a aucune chance. – Retirer vos candidats là où la France insoumise pourrait l'emporter, à tous les scrutins d'ailleurs, peut-être pas à l'élection présidentielle, mais est-ce que vous êtes prêt à le faire ? – Alors d'abord il y a une différence, vous dites à tous les scrutins. – J'ai enlevé l'élection présidentielle, on imagine mal Jordan Bardella ou Marine Le Pen. – On n'est pas dans les législatives, c'est-à-dire qu'au municipal, lorsque vous présentez des candidats qui font plus de 10% au premier tour, vous avez des élus au second tour.

En législative, il n'y a qu'un élu, il n'y a qu'un député par circonscription. Donc on n'est déjà pas exactement dans la même chose. Ensuite c'est peut-être plutôt au mouvement, entre guillemets, de droite ou au macroniste de se poser la question, parce qu'il me semble que dans un certain nombre de villes, c'est nous qui allons être en tête.

Donc c'est peut-être la question qu'il faut qu'ils se posent eux-mêmes. – Est-ce que vous pourriez ? – Mais nous on fera au cas par cas, vous savez. – Donc il y a des villes où vous pourriez, au soir du premier tour, là où vous êtes qualifiés, vous retirez pour qu'une ville, il y en a assez peu, mais pour qu'une ville, il y en a quelques-unes. – Mais on pourra regarder et on pourra demander aussi aux autres ce qu'ils comptent faire, parce que nous, nos électeurs veulent être représentés, veulent des idées.

Donc est-ce que les autres veulent juste nos voix et pas nos gueules ? Ça c'est quand même compliqué, c'est-à-dire que nous on veut des élus. Donc on verra qui nous tendra la main, mais nous, vous savez, on a toujours été assez libres. – J'entends que vous n'excluez pas, dans certains cas, sur une ville qui pourrait devenir une ville symbole gagnée par la France insoumise. – Nous n'excluons rien, jamais, par principe.

Nous sommes des gens libres et nous rendons compte à nos électeurs. C'est exactement ce que nous avons toujours fait, y compris à l'Assemblée nationale. Donc les autres sont plus dans une source de difficulté, parce que ce qu'ils voudraient, c'est qu'on retire nos candidats pour faire élire eux-mêmes, qui ont appelé à voter pour LFI.

Parce que je rappelle que Mme Berger, elle nous dit que ce serait bien que le RN retire ses candidats dans des villes menacées d'être gagnées par LFI. Mais enfin, elle, non, mais M. Attal, qui est quand même le président de son parti, je le rappelle, a appelé à faire voter LFI.

Les socialistes ont appelé à voter LFI. Enfin, tous ces gens-là ont appelé à faire voter pour LFI lors des présidents scrutins. Et maintenant, il serait presque à pleurer le Rassemblement national de les aider à sortir LFI. – Mais du coup, le cordon sanitaire que vous réclamez aujourd'hui, c'est pour les autres. – Mais non, non. – Ça ne change pas la stratégie du RN aujourd'hui. – M.

Fauvel, la question, c'est peut-être de se poser la question, c'est peut-être de savoir que fait le PS avec LFI dans 60 villes. – C'est ce que je dis, c'est pour les autres. – Bah oui, parce que nous, on n'a rien à faire. – Vous, ça ne changera rien pour vous. – Non, mais nous, on n'est pas alliés de LFI. – Non, mais vous auriez pu me dire, oui, puisque nous appelons tous les partis aujourd'hui à faire barrage contre la France insoumise, nous ferons tout également, à tous les scrutins où c'est possible. – Nous regarderons, nous regarderons au cas par cas, mais nous, nous ne sommes pas alliés.

Et moi, je pense que ceux qui sont aujourd'hui les plus ambigus, les plus faux-culs, c'est les socialistes. Est-ce qu'ils vont nous dire ce qu'ils font dans les 60 villes où ils sont alliés avec la France insoumise ? Est-ce qu'ils vont, il va nous dire M.

Payan, ce qu'il va faire avec LFI au second tour à Marseille ? Est-ce que M. Grégoire va nous dire ce qu'il va faire avec Mme Chikirou à Paris ?

Il va falloir que les socialistes sortent de cette ambiguïté qu'ils aiment tant, ce parti, historiquement parti de collabo qu'est le parti socialiste, va devoir nous dire ce qu'il fait avec LFI ? – Pardon, historiquement parti de collabo qu'est le parti socialiste ? – Oui, François Mitterrand, la Francisque, c'est ce que j'appelle la collaboration, c'est l'incarnation du parti socialiste. – Il y en a eu aussi dans votre parti, Sébastien Chaud. – Non, mais nous, nous les avons mis à distance. – Et même plus que ça, oui. – Non, mais les amitiés de M.

Mitterrand, mais c'est toujours bien de tout rappeler. Est-ce que voyez-vous, c'est dans ces moments-là que tout remonte ? Et les amitiés de M.

Mitterrand avec M. Bousquet, etc., les aternoiements du parti socialiste qui donnent des leçons à la terre entière, là, on va voir ce qu'ils font avec LFI pour les municipales. – Un mot sur le lapin posé par l'ambassadeur américain à Paris, qui a été convoqué hier par le ministre des Affaires étrangères pour s'expliquer sur ses messages après la mort de Quentin.

Il a fini aujourd'hui, nous dit-on, par appeler Jean-Noël Barraud. Est-ce que vous considérez que l'incident est clos ? – S'il a appelé Jean-Noël Barraud, on peut considérer que l'incident est clos, mais un ambassadeur doit se rendre aux convocations, aux invitations, on peut appeler ça comme on veut, d'un ministre en exercice dans l'État, dans lequel… – Et sinon, il se passe quoi ? – Sinon, ça dégrade la relation, c'est le moins qu'on puisse dire.

Mais ça, c'est la première chose. L'ambassadeur des États-Unis, s'il est convoqué par le ministre des Affaires étrangères, à tort ou à raison, eh bien, il doit s'y rendre. Et ne pas s'y rendre, c'est un manquement, je trouve, qui est pour le moins désinvolte et qui abîme la relation.

La seconde chose, c'est que j'aimerais que Jean-Noël Barraud convoque aussi un jour l'ambassade d'Algérie, enfin l'ambassadeur d'Algérie ou l'ambassadeur d'Iran. Il y a peut-être des choses à leur dire aussi à ces gens-là. Je veux dire, à un moment, il ne faut pas simplement avoir une espèce d'indignation à géométrie variable.

Mais effectivement, si l'ambassadeur des États-Unis l'a appelé, on peut considérer que l'incident est clos, et tant mieux, un incident de moins. – D'un mot, vous avez déposé cette semaine une motion de censure pour renverser le gouvernement, cette fois c'est sur la politique énergétique de la France. La France Insoumise a déposé également une motion de censure.

Est-ce que vous la voterez, puisque vous avez voté les précédentes ? – Non, nous ne la voterons pas. – Ça c'est nouveau. – Absolument, de façon assez exceptionnelle. – Donc il est là le cordon sanitaire, en fait, il est juste sur les motions de censure. – Non, parce que de façon, vous l'avez dit, nous avons toujours voté les motions de censure visant à censurer le gouvernement.

Nous déposons nous-mêmes notre motion de censure, que LFI n'a jamais voté. LFI n'a jamais voté aucune de nos motions de censure. Mais compte tenu de l'émotion actuelle, compte tenu du climat politique, il ne nous est pas possible aujourd'hui de voter une motion de censure de LFI qui n'a pas de chance de pouvoir passer, puisque les socialistes, et LR évidemment, mais les socialistes ont déjà annoncé qu'ils ne la voteraient pas.

Donc en plus, il n'y a aucune chance qu'elle passe. Donc on se concentre sur notre motion de censure du gouvernement, nous souhaitons censurer le gouvernement, et nous disons au LR en particulier, mais aussi aux socialistes et aux écolos, votez notre motion de censure si vous voulez faire tomber le gouvernement, puisque celle de LFI n'a plus aucune chance de pouvoir passer. Voilà, je note quand même cette inflexion.

Depuis des années maintenant, c'est donc tout nouveau. Vous votiez, le RN votait en tout cas comme un seul homme, les motions de censure de la France insoumise, et ça n'est plus le cas aujourd'hui. On ne votait pas la motion de censure de LFI par rapport au texte de LFI.

On censurait le gouvernement, et Marine Le Pen s'a déjà dit, on utilisait cette motion de censure comme un instrument pour percuter le gouvernement. Aujourd'hui, il n'y a aucune chance que ça marche avec la motion LFI. On ne la votera pas.

De toute façon, les socialistes ont été achetés il y a bien longtemps.

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