SARKOZY SORT DÉJÀ DE PRISON : C'EST LA FIN DES YAOURTS
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
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Ah ouais, pardon, je me mettais dans la peau de Sarco. C'est quand même pas si mal de bouffer que des yaourts. [musique] Bonjour et bienvenue dans le récap.
Nous sommes le jeudi 6 novembre et aujourd'hui la cour d'appel de Paris a examiné la demande de mise en liberté du détenu le plus surveillé de France, j'ai nommé Nicolas Sarkozi. Alors terminé les vacances au club MED pour l'exprésident de la République condamné à 5 ans de prison en première instance pour association de malfaiteurs dans l'affaire Kaddafi. Après trois petites semaines de congé à la santé, il vient d'être libéré sous contrôle judiciaire.
La Cour d'appel de Paris a estimé que la détention n'était plus justifiée car il n'y a pas de risque de dissimulation de preuves, de pression ou de risque de concertation. Peu m'importe que cela ne se dise pas, moi je le dis parce que je le pense. Il faut que les peines soient exécutées.
La non exécution des peines, c'est l'impunité. Nul ne doit pouvoir être libéré de sa peine avant d'en avoir accompli au moins les de tiers. Nicolas Sarkozier a goûté à une réalité carcérale plutôt édulcorée pendant 20 jours dans une cellule de 9 m² au sein du quartier VIP de la prison parisienne de la santé. 3 semaines très dures et réintentees a-t-il je ce matin devant les magistrats de la cour d'appel.
L'exprésident décrit un quotidien mort n'est difficile un cauchemar insupportable. Alors, on imagine volontiers que le séjour ne rivalisait pas avec les palces de ces escapades habituelles. La prison, c'est tout de suite moins glamour quand on y va pas pour une inauguration en grande pompe.
Toujours est-il que même avec une liste longue comme le bras de passe droit carceréraux, il continue de chouiner. Vous comprenez ? La prison, c'est pour les autres, les pauvres, les anonymes, les sans réseaux, ceux qu'on oublie volontiers derrière les barreaux et dont on veut faire croire qu'ils y passent du bon temps entre cafar et surpopulation.
C'est pas pour la haute société, pour ceux qui tutoioient les milliardaires et se rêvent en victime d'un complot judiciaire. C'est un choc pour des gens comme nous. C'est-à-dire que pour un gangster, c'est un accident du travail.
Pour des gens comme nous, c'est c'est terrible. Et c'est terrible quand on sait qu'on est innocent. On peut pas vivre ça.
On n'est pas fait pour ça. Nous sommes pas des animaux. Être enfermé comme ça, c'est difficile.
Vous savez, les grandes semondes, eux, ils ont le droit à la compassion des médias et du monde politique en premier lieu. D'ailleurs, Nicolas SarkoZier a pu s'entretenir avec le garde des sauts en personne pendant ses quelques jours de téléréalité carcérale. D'ailleurs, il n'a pas manqué d'en faire un tremplin médiatique.
Ces équipes de communication ont fait chauffer les claviers et les caméras ont pris le relais. On apprend même que le VIP de la santé croulait sous les lettres de soutien des fans transit et des amis bien placés. Parmi eux, Sébastien Chenu, le vice-président du RN ému aux larmes.
Trois lettres donc une par semaine. Ça m'a fait de la peine que Sarco soit en prison a-t-il déclaré. Alors, on le croit volontiers en matière de délinquence en col blanc.
Chenu parl en connaisseur après tout ORN. Les malversations financières, c'est presque un rit d'initiation. Alors au fond, Chenu et Sarkozy se comprennent entre copains de casier, on se sert toujours un peu les coudes.
Et nous ne pouvions évidemment passer sous silence l'horrible épreuve qu'a traversé Nicolas Sarkozy pendant ses 20 jours de détention. Une information a d'ailleurs glacé le sang de tout le gratin. L'ancien président, habitué aux dîners étoilés et au menus à rallonge, a dû revoir son régime alimentaire.
Retenez vos sanglots. Nicolas Sarkozy ne se nourrissait plus que de yaourt derrière les barreaux. Oui.
Oui. De yaourts. Pas de homar, pas de caviar, pas même une petite entrecôte pour se remonter le moral.
Rien que dalle si ce n'est de mortnit brassé. C'est fou comme la vie peut devenir fade quand on a plus personne pour la sucrer. Enfin surtout quand plus personne est là pour nous servir.
Car ce régime pour le moins frugal n'a rien de volontaire. Le pauvre petit Nicolas ne saurait même pas se faire cuire un œuf selon les confidences d'un de ses proches. Pas question donc de se bricoler un repas ni même de goûter à ce servi à la cantine pénitentiaire.
L'exprésident s'en méfie comme de la peste. Il craindrait que d'autres détenus aient crachés dedans. On se demande bien ce qui pourrait les pousser à une telle extrémité.
Pour celles et ceux qui s'inquiéteraient des conséquences d'un tel régime alimentaire sur la petite santé du grand détenu. Pas de panique, tout est sous contrôle. Le puissant ne risque qu'une légère constipation à court terme.
Alors ça se gâte au-delà d'un mois avec des carences pouvant causer le scoreb. Vous savez c'est cette maladie d'un autre temps dû au manque de vitamine C qui a récemment d'ailleurs fait son retour en France à cause de l'inflation et de la précarité alimentaire. Décidément Sarkozy n'aura jamais tant partagé avec le bas peuple que ces 20 derniers jours.
Je vous précise quand même que toutes ces informations nutritionnelles nous viennent du journal Le Point. qui a interrogé le professeur Boris Ancel, endocrinologue et nutritionniste à l'hôpital Bicha sur le Yaourt Gate. Nous voilà donc rassuré.
Bon alors tout le monde digère pas aussi bien que le président sous- écrou pour la CGT pénitentiaire et la CGT intérieure tous les privilèges de Sarco ne sont pas vraiment passés notamment sur la présence de deux policiers armés dans une cellule voisine de la sienne pour assurer sa protection rapprochée. Une mission habituellement exclusivement dédiée au personnel des prisons. Personnel qui lui n'est jamais équipé d'armes à feu précisément pour éviter qu'un détenu puisse s'en emparer.
Car ce dispositif de protection totalement inédit a été décidé à la dernière minute la veille même de l'incarcération de l'ex-président par le ministre de l'intérieur en personne, Laurent Nugèz. La présence de ces agents a immédiatement provoqué une levée de bouclier parmi les syndicats des surveillants pénitentiaires. Mais la CGT pénitentiaire et la CGT intérieure sont allés plus loin.
Elles n'ont pas tardé à dénoncer ce qu'elles considèrent comme un précédent dangereux. Selon ell, cette décision est illégale et elles ont donc saisi le Tribunal Administratif de Paris par un recours pour excès de pouvoir à ressorti d'un référé suspension. Les syndicats pointent plusieurs dérives.
Une atteinte manifeste à la cohérence du service public, une confusion hiérarchique entre les deux ministères censés avoir des compétences distinctes et surtout une différence de traitement injustifiée entre les détenus. Alors, avec la libération anticipée du président Bling Bling, cette procédure pourrait bien s'être réglée plus vite que prévue, mais la question de fond soulevé par les syndicats se pose toujours. Un autre épisode de l'incarcération éclair de SarkoZ avait également déclenché un teté juridique.
C'était la visite de Gérald Armanin le 29 octobre dernier, soit-disant pour s'assurer de des conditions de détention et de sécurité de l'ex-président. Les deux hommes se connaissent bien puisque l'actuel ministre de la justice a fait ses armes aux côté de l'ancien président. Tous deux se sont donc entretenu pendant 45 minutes derrière les murs de la santé.
Un tête à tête qui n'a pas manqué d'agacer les avocats et magistrats. Dès le lendemain, une trentaine d'entre eux ont saisi la Cour de justice de la République pour prise illégale d'intérêt dénonçant le soutien implicite du ministre à son ancien mentor sous écrou. Les déclarations du ministre ainsi que sa visite rendue à la prison de la santé sont susceptibles de mettre à mal la confiance que les justiciables ont dans la justice, affirme-t-il.
De son côté, le ministre avait déjà tenté de se justifier sur X. S'assurer de la sécurité d'un ancien président de la République en prison, n'atteint en rien à l'indépendance des magistrats, mais relève du devoir de vigilance du chef d'administration que je suis. circuler, il y a rien à voir.
Reste que les petites rencontres entre les deux copains devront désormais attendre notamment la levée du contrôle judiciaire de Sarco. Si le détenu a été libéré, il a interdiction d'entrer en contact avec le garde des saut. À l'annonce de la libération imminente de Nicolas Sarkozi, toute la droite a poussé un ouf de soulagement.
Son fils, le premier, Louis, l'amateur de grosses moto et de mangue bien mû, il a sobrement tweeté "Vive la liberté Au sein de sa famille politique LR, Laurent Voquier a sorti les violons et salué une décision juste et digne à la hauteur de l'homme qui a tant donné pour notre pays. Alors on imagine assez bien qu'un homme qui organise des dîners à 100000 € au frais du contribuable a dû particulièrement être touché par le terrible yaourt gate de Sarco. Et au RN, c'est le vice-président Laurent Jacobelli qui a dégainé en premier saluant une bonne nouvelle pour notre démocratie.
Il a même été jusqu'à réaffirmer son attachement à un état de droit. Il y a de quoi sourire. À l'heure où j'écris ce récap, Sébastien Chenu n'avait pas encore réagi.
Sûrement était-il en train de se trouver un nouveau correspondant en prison maintenant qu'il sait combien le quotidien y est difficile et le soutien moral nécessaire. À gauche, Manon Aubri, eurodéputé à LFI, s'est laissé aller un trait d'humour politique. Elle a écrit sur X.
Heureusement pour le SarkoZi de 2025 que le SarkoZi de 2017 n'a pas gagné les élections, il ne serait pas sorti de prison avec ce qu'il proposait. Alors voilà, trois petites semaines et puis s'en va. Le premier séjour de Nicolas Sarkozé en prison aura été aussi rapide que privilégié.
Un soi-disant cauchemar insupportable qui a de quoi faire sourire n'importe quel détenu non VIP. Cette saga carcérale a le mérite cruel de rappeler que derrière les barreaux, tous les citoyens ne sont pas égaux. Pour certains, la prison ressemble à un hôtel 5 étoiles avec service présidentiel.
Pour d'autres, c'est un lot quotidien de privation, de violence et de contrôles incessants. La République, elle peut continuer de rêver à l'égalité pendant que la haute société se fait choyer même jusque derrière les barreaux. Quant à l'histoire, elle ne dit pas encore si une statue de Nicolas SarkoZi en pot de yaourt sera bientôt érigée devant la santé.
Mais une chose est sûre, elle retiendra qu'il aura été le premier président européen à finir derrière les barreaux. On continue avec notre désormais traditionnel point budget. Le volet recette du projet de loi de financement de la sécurité sociale a été voté samedi après-midi par les députés de l'Assemblée nationale.
Ce vote permet en outre la poursuite de la lecture du texte et en particulier l'article qui permet la suspension ou le report de l'application de la réforme des retraites. L'article en question devrait être examiné ce mercredi 12 novembre. Au terme du vote de ce volet recette, un bloc central se dégage fortement avec on pourrait s'en douter la quasi totalité du groupe socialiste, le groupe macroniste EPR ainsi que Liot.
Tout ce beau monde a voté pour des dispositifs tels que la baisse des cotisations patronales sur les heures supplémentaires, la hausse du coût des ruptures conventionnelles pour l'employeur ou encore une participation minimale des étrangers extraeuropéens à leur frais de santé. Le lendemain, dimanche 9 novembre, les députés ont voté un article fixant une durée maximum aux arrêts de travail. Ceux-ci seront désormais limités à 30 jours pour une première prescription et 2 mois en cas de renouvellement.
Une décision mal accueillie dans le corps médical et dont l'efficacité pour le budget de la SQ semble encore approuvée. Les débats sont actuellement suspendu à l'Assemblée nationale. Ils reprendront donc mercredi pour l'examen de la suspension de la réforme des retraites et soyez assurés que le média restera attentif à l'évolution de la situation.
Ce lundi 10 novembre à 11h31, très exactement, les femmes en France ont commencé à travailler gratuitement jusqu'à la fin de l'année. Cette date est calculée chaque année par la newsletter féministe les Glorieuses à partir des dernières données de l'INC sur les écarts de salaires entre les femmes et les hommes. Attente de travail identique, les femmes gagnent en moyenne 14,2 % de moins que leurs homologues masculins.
Traduit en temps, cet écart équivaut à 35 jours de travail non rémunéré dans l'année. Autrement dit, si les femmes étaient payées au même taux horaire, elle cesserait d'être rémunérée dès ce matin à 11h30. Depuis 2016, la date symbolique recule.
Alors lentement mais sûrement, 7 novembre, la première année, puis le 6, puis le 8 et aujourd'hui le 10. Et en près de 10 ans, l'écart de salaire n'a diminué que de 0,9 points. À ce rythme, prévient les glorieuses, il faudrait attendre l'an 2167 pour atteindre les qualités salariales.
Pour accélérer, le collectif propose plusieurs mesures. Conditionner les aides publiques au respect de l'égalité salariale, instaurer un congé parental identique pour les deux parents et surtout rendre les salaires transparents. À ce sujet d'ailleurs, une directive européenne entrera en vigueur en 2026.
Les entreprises de plus de 50 salariés devront désormais indiquer les salaires dans leurs offres d'emploi et justifier les écarts de rémunération. Et en attendant, chaque année, ce collectif soulligne une évidence. En 2025 encore, le temps des femmes vaut toujours moins que celui des hommes.
Et on termine avec l'international et le Mali qui s'enfonce dans la crise. Depuis plusieurs semaines, le pays est en proie aux menaces du groupe de soutien à l'islam et aux musulmans, le gennim. Depuis au moins 1 an, les attaques se multiplient un peu partout, mais cette fois les portes de Bamaco, la capitale, sont sous la menace.
Tant est si bien que les 4300 ressortissants français présents là-bas sont invités à quitter le Mali. Les États-Unis et le Royaume-Uni ont annoncé de leur côté la semaine dernière l'évacuation de leur personnel non essentiel et de leur famille face à la dégradation de la situation. Cela fait désormais plus de 10 ans que les groupes terroristes affiliés à Al-Qaïda et en l'occurrence le Genim progressent dans le Sahel et au Mali et ce malgré l'opération Barcane menée par les troupes françaises jusqu'en 2022.
L'Union africaine, par la voix de son président Mahmoud Ali Youssouf a dit sa profonde préoccupation et appelle, je cite, à une réponse internationale forte, coordonnée et cohérente pour lutter contre le terrorisme et l'extrémisme violent au Sahel. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du recap. N'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire si vous nous regardez sur YouTube ou via nous regardez à la télé.
Et souvenez-vous, il y a un peu plus d'un an, le média a été auditionné par l'ARCOM pour investir la TNT. Mais plutôt qu'une chaîne libre et indépendante comme la nôtre, l'Arcom a préféré le projet du milliardaire Daniel Kretinski. Mais aujourd'hui, de nouveaux canaux se libèrent sur la TNT nationale et la TNT francilienne.
Alors, le média compte bien y candidater si l'ARCOM en décide ainsi. Et comme toujours, nous porterons un projet commun avec nos camarades médias indépendants qui le désirent. Et si ce projet vous intéresse et que vous voulez nous soutenir, signez et faites signer notre pétition sur tntdesindé.fr.
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D'ailleurs, en attendant la TNT, retrouvez-nous sur nos deux chaînes YouTube, le Média et Le Média 247 pour ne rien rater de nos programmes. Très bonne soirée sur le média.
Gérald Darmanin