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interviewLCI (sur YouTube)· 20 décembre 2023 23 min

Projet de loi immigration voté à l'Assemblée : "On a gagné", estime Olivier Marleix

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] bonjour à tous place l'invité politique de 8h30 sur LCI avec nous ce matin le président du groupe les républicains à l'Assemblée nationale bonjour Olivier marlex bonjour gér merci d'être avec nous les députés donc vous vous avez voté le texte immigration 349 voix pour 186 contre un peu avant il avait été adopté par le Sénat ce matin vous vous réveillez vous vous êtes dit quoi ah on a gagné on a bien eu le gouvernement on a gagné on a voté un texte utile pour les Français il y a 8 jours on rejeté un texte qui était extrêmement permissif un texte qui permettait des régularisations massives de sans papier qui encourageait la demande d'asile comme filière d'immigration clandestine en permettant à un demandeur d'asile de travailler dès le premier jour euh hier soir on a voté un texte tout totalement différent qui est celui qui avait élaboré les républicains qu'ils avaient déposé au Sénat euh qui avait été introduit dans la loi dans la version votée par le Sénat avec d'ailleurs la bénédiction du gouvernement à ce moment-là c'est celui-là qui a été repris par la CMP pour pour vraiment l'essentiel et donc euh oui c'est une satisfaction c'est un texte qui va permettre d'amener euh de vrais de de de de vrais changements et qui donne de vrais outils de reprise en main de notre politique de l'immigration donc satisfaction de votre côté ce matin la première ministre euh sur France interre dit j'ai le sentiment du devoir accompli finalement vous comme elle vous êtes ce matin écout devenu les partenaires FiBL du gouvernement on on n pas on a aucune responsabilité de fiabilité à l'égard du gouvernement nous on doit être fidèle à nos convictions aux engagements qu'on a pris vis-à-vis des Français les Français veulent qu'on réduise l'immigration ils veulent moins d'immigration dans ce pays c'est un des pires échecs d'ailleurs du du du du quinquen de d'Emmanuel Macron on est à 500000 étrangers par an on a accueille deux fois plus d'étrangers qu'on en accueillit en moyenne sous Nicolas Sarkozi euh on en est on expulse trois fois moins donc c'est un échec terrible premierre ministre a compris qu'il fallait euh laisser un peu la main à la droite sur sur ce texte si elle voulait avoir une majorité je crois que la crise dans la majorité à laquelle on assiste en fait c'est l'échec du en même temps quoi la majorité se se se fracasse sur cette espèce d'imposture qui consiste à faire croire que la politique ça peut être tout le temps de de tout faire à la fois de faire une chose et son contraire ça peut pas être ça évidemment vous parlez de ce texte qui est de droite certains diront voir très très à droite le rassemblement national et Marine Le Pen cri une victoire idéologique des idées donc du du RN qu'est-ce qui vous distingue ce matin vous les républicains du RN ou le RN d'abord il faut arrêter il faut arrêter ce cinéma sur le rôle du du rassemblement national je CIS que Monsieur Jordan Bardella hier matin expliquait qu'il hésitait entre le vote contre et l'abstention voilà finalement ils votent pour heureusement qu'ils n'ont pas le bouton de l'arme atomique parce que je est que c'est pas un couptique vous avez le droit de d'être admiratif des découp politiqu man parlementaire saz dans ce monde politique où euh tout le monde fait un peu n'importe quoi on sait plus qui a un cap qui n'en a pas je pense que changer d'avis comme de chemise c'est pas très glorieux voilà donc passer du matin au contre abstention au soir au vote pour tout ça n'a pas grand sens la réalité c'est un peu la stratégie du coucou c'est que le le le rassemblement national était un peu hors du jeu sur sur sur l'élaboration de ce texte c'est la droite sénatori et les républicains l'Assemblée nationale qui ont imposé ce texte au gouvernement mais à ceux qui je reposent ma question qui ce matin mettent un signe égal entre les républicains et le RN RN égal LR vous leur dites quoi sur l'immigration on peut pas faire le reproche aux républicains de ne pas défendre leur conviction avec une certaine constance hier j'ai dans les mesures qu'on a voté hier il y a des mesures sur la sur la nationalité parce qu'on peut pas considérer que l'accès à la nationalité est totalement étrangère à la façon dont on intègre ou ou pas les gens le message qu'on envoie là il y a une remise en cause de l'automaticité oui on a voté trois mesures extrêmement importantes d'abord la déchéance de nationalité quand même un vrai changement il y a trois vrais changements un la déchange de nationalité pour un binational qui commettrait un meurtre sur un policier ou un gendarme s'agit juste de faire respecter notre pays que la France réaffirme son autorité deuxième mesure extrêmement importante la manifestation de volonté c'était une une mesure instaurée par Charles pascoy en son temps qui consiste à dire il faut on devient pas français par hasard juste parce qu'on est né sur le sol français de parents étrangers être français ça se ça se veut il faut le vouloir il faut en exprimer la la volonté entre 16 et 18 ans sinon sinon on perd ce bénéfice du du droit du sol et il faut une procédure de de naturalisation de droits commun et puis troisième mesure très importante c'est aussi que effectivement et ça c'est une nouveauté assez forte on peut perdre le bénéfice du droit du sol si on a commis un crime un crime c'est une infraction de commise de de de plus de 10 ans de prison puni de plus de 10 ans de prison ça peut être un viol par exemple et bien là on perd le droit du sol c'est des mesures extrêmement importante voilà l'une d'entre elles c'était une mesure prise par par Charles pascoy j'ai dit que la droite pascois était de de retour on n pas attendu de Jordon Bardella pour avoir des idées sur la question de l'immigration on est fidèle à nos convictions quand vous dites la la droite pascois est de retour effectivement je revevisionnais via les archives les assises de l'immigration du du RPR des années 90 consacré à l'immigration Jacques Chirac qui lui déclarait effectivement à l'époque il prenait une différenciation entre Français et étrangers notamment dans le domaine des prestations familiales finalement oui comme vous le dites c'est on revient la droite qui s'était peut-être recentrée si je vous suis revient à ses origines non pardon c'est pas la droite c'est recentré c'était c'est la gauche qui a était au pouvoir tout simplement toutes les mesures que la droite a prise que ce soit 93 je parle a 30 ans maintenant 93 95 ou ou sous Nicolas sarzi elles ont été défaites systématiquement depuis depuis 11 ans maintenant par la gauche voilà donc on revient nous à défendre des mesures des mesures de droite mais vous savez vous parlez du modèle social c'est une autre dimension très importante de ce de ce texte c'est-à-dire arrêter de de de faire croire que la France est un espèce d'Eldorado eldorado de de de façade à crédit payé par une dette terrible c'est Eldorado où tout le monde pourrait bénéficier au premier jour de la solidarité nationale c'est inacceptable aucun autre pays au monde ne fait ça enfin qu qu quelles idées on a eu en tête dans ce pays depuis des années que ministre d'affaires sociales est prêt à démissionner mais qu'il démissionne c'est normal qu'on ne bénéficie pas si on travaille pas de la solidarité nationale c'est c'est le fruit de de l'argent des Français ça se passe comme ça partout dans le monde vous parlez justement du ministre de la Santé Aurélien Rousseau à l'instant sur France Inter je lis en même temps que vous ellisabeth borne dit dit il est légitime que les ministres se posent des questions il n'est pas question de démission voilà mais vous comprenez Aurélien Rousseau ancien directeur cabinet de la Première minist rentré franchement dans les histoires internes de la majorité ça ne ça ne m'intéresse pas une fois encore nous on a notre cap on est là où d'autres semble ne pas en avoir très bien on va revenir sur cette journée parce qu'elle a été à rebondissement hier depuis la commission mixte paritaire en retrait pas retrait du texte une réunion à l'Élysée avec des ministres donc certains agitant la menace de la démission et puis donc ce vote Emmanuel Macron qui un peu auparavant notamment au côté de François Baayou le président du MoDem lors de cette réunion à l'Élysée a dit et bien que cette loi ne devait pas être adoptée grâce aux voix du rassemblement national et qu'il envisageait de demander une deuxième délibération parlementaire si c'était le cas au final il y a eu une majorité absolue pour le texte immigration avec les voix du RN si les voix les 88 députés du RN n'avait pas voté et bien le texte aurait été adopté mais la majorité simple de 61 voix si le RN s'était avait voté contre en revanche là le texte ne ne passait pas quel rôle a vraiment joué le rassemblement national selon vous est-ce qu'il faut compter est-ce qu'il faut compter décompter ses voix c'est ça en fait la question est-ce que vous dites pas vous ce matin une voix est une voix mais je pense que ça ce sujet n'intéresse absolument personne saufmanu pour moi oui SAF ceux qui au sein de la majorité ont leur vapeur comme Monsieur Baou ou d'autres mais je oui pour moi il y a pas de de députés de première ou de seconde zone j'observe que 40 % je crois des textes présentés par le gouvernement ont été voté par par le rassemblement national depuis un an et demi 40 % c'est c'est pas rien il y a pas ce psychodrame à chaque fois donc tout ça c encore une fois une espèce d'écran de fumée il y a un problème dans la dans la majorité parce que le Président de la République à force de ne pas avoir de cap envoyer en réalité son gouvernement dans le mur sur ce texte envoyer sa majorité dans le mur c'est l'échec du en même temps et absolument je crois que ça rien d'autre donc pour vous ce matin si vous faites le les comptes il y a un une personne à qui on peut imputer un échec c'est le président de la République ce matin oui je crois que très clairement ce pour la première fois de manière aussi visible euh les Français peuvent mesurer l'échec du du en même temps on ne peut pas à la fois dans un même texte dire aux Français qu'on va faire moins d'immigration et en réalité faire plus d'immigration il y a un moment faut choisir faut faut faut faut savoir ce qu'on veut dans la vie et ce texte son péché originel la la la raison pour laquelle il s'est il s'est fracassé c'est bien qu'il contenait des mesures totalement euh antinomiqu les unes par rapport aux autres totalement contradictoires et donc le texte qu'on a adopté en CMP lui il a le mérite de la clarté il a choisit son camp c'est celui de la fermeté celui de l'efficacité euh on parlait du du rassemblement national vous pointiez vous employez le mot de girouette par exemple de Jordane Bardella ce qui est vrai en fonction des déclarations du matin du soir et de l'après-midi je je je vous l'accorde mais le le rôle qu'a joué hier le rassemblement national vous me disiez c'est vous qui dites coup politique ok ok très bien il y a eu quand même le baiser qui tue de la part de Marine Le Pen à l'égard de l'exécutif hier très clairement mais ce ce ce ce baiser comme vous dites il ne fait que mettre en exerg les les incohérence interne de cette majorité voilà c'est tout ça n'a pas implosion explosion de cette majorité ce matin c'est c'est vraiment leur problème ça moi ça me ça ça ne m'intéresse pas ça révèle une fois encore je crois une absence de une absence de vision sur sur ce sujet-là euh les Français attendaient un changement radical en matière d'immigration ils attendent qu'on reprenne le contrôle de l'immigration ils veulent moins d'immigration tout toutes les é d'opinion le montre avec une extrême clarté sondage après sondage c'est ce texte là que nous avons élaboré que nous avons voté grâce à à la constance des républicains vous savez si on a gagné ce bras de fer avec avec le gouvernement si c'est notre texte qui s'est imposé c'est pas par hasard c'est parce que c'est des mesures sur lesquelles on travaille depuis 10 ans nous avons avec Éric chti notamment qu' signé ensemble depuis 10 ans un nombre incalculable de de de propositions de loi donc on a mis des propositions très claires sur la table et face à un gouvernement qui est un peu perdu c'est elle qui se sont imposé je vais absolument ajouter d'ailleurs que ce texte pour moi il marquera un tournant mais faut pas faire croire aux Français qu'il changera tout non plus d'abord il faudra que le gouvernement se saisisse désormais des des outils qu'il a entre les mains et puis je crois toujours qu'il faut modifier notre Constitution si vraiment on veut reprendre en main notre souveraineté vous dites ça marque un tournant mais un tournant pourquoi pour dans la vie des Français dans le quinquena pour Emmanuel Macron non un tournant dans notre politique migratoire c'estàd qu'on a vraiment des outils d'une d'une politique migratoire plus ferme il une mesure très important dont on n pas parlé qui est qui est les cotas ça fait des années qu'on parle de cota al cota de oui je CIS que ça même été le projet d'un d'un Premier ministre Philippe qui nous l'avait annoncé avec fanfar tambour et trompett et finalement il sétait rien passé souv bien c'est dans programme de François Fillon notamment voilà et donc on a on a instauré ces quotas alors ils sont opposables ils sont posables c'està-dire que une fois qu'on a dit stop c'est stop euh en matière d'immigration professionnelle d'immigration étudiante voilà c'est une mesure importante mais donc oui il y a les outils d'une politique migratoire beaucoup plus ferme en revanche on continuera d'avoir des des épisodes un peu invraisemblables comme celui de de de cet ousbc euh radicalisé jugé très dangereux par les services de renseignement et que le Conseil d'État comme une fleur de demande au ministre de l'Intérieur de bien vouloir rapatrier en France ce genre de situation absurde on continuera de l'avoir tant que la France n'aura pas mis un petit peu d'ordre dans son état de droit un petit peu d'ordre dans sa constitution en faisant en sorte que la loi votée par le Parlement ne puisse pas être bafoué par des des juridictions nationales ou internationales qui se livrent à des surenchères au nom de de de de cette de jurisprudence un peu surprenante sur le dos des états autre instance vous parlez du Conseil d'État le Conseil constitutionnel Emmanuel Macron a dit hier et bien qu'il saisirait lui-même le Conseil constitutionnel estimant qu'il y a des choses qui ne passeront pas écoutez je pense qu'on avait pas besoin d'Emmanuel Macron pour faire ça la France insoumise avait prévu de le faire d'après ce que j'ai compris donc LFI Emmanuel Macron même combat euh la mesure euh toutes les lois voocation est examiné dès qu'elles sont importantes par le Conseil constitutionnel c'est c'est normal c'est pas quelque chose qui vous inquiète non écoutez c'est c'est c'est normal démocratie le Conseil constitionnel est là j'espère que le Conseil constitionnel sera à la haute de de ce qu'attendent les les Français il n'aura pas de encore de jurisprudence trop trop restrictive par rapport à la volonté du Parlement on a vu pendant toute cette séquence sur le texte immigration vos passes d'armes vous Olivier marlex avec le ministre de l'Intérieur Gérald haranin et Gérald haranin le ministre d'intérieur vous répondant il était ici même lundi sur sur sur ce plateau vous lui dites quoi ce matin à Gérald armaninêre spécial je pense queune fois encore Gérald armanin n'est pas pour pas pour grandchose ENF voilà il est il est il il est victime d'un mauvais rôle que le Président de la République lui a fait lui a fait endosser il est la victime du du du du en même temps qui s'est fracassé avec ce texte peut-être que s'il avait été euh peut-être que le rôle d'un homme d'État c'est un moment aussi de prendre ses responsabilité il a beaucoup parlé de de de responsabilité des autres euh Gérald darana peut-être que sa responsabilité ça aurait été de dire au président de la République que le lu en même temps sur ce sujet là ça ne marcherait pas euh que ça ne marcherait pas que en matière d'immigration c'est plus d'immigration ou moins d'immigration que faire de faire les deux faire un Tex faire un texte de droite au Sénat et de gauche à l'Assemblée nationale c'est pas possible ça ne marcherait pas je pense qu'il aurait dû alerter le président de la République je l'ai entendu aussi Géral d'manin dire qu'il était plutôt favorable à une réforme de la Constitution en matière d'immigration mais qu'il le disent il fallait qu'il porte ce projetl auprès du président de la République moi ce que j'attends d' d'un responsable politique c'est c'est qu'il aille au bout de de de de de ses convictions et qu'il puisse éventuellement démissionner quand il est pas d'accord moi je serai ministre de l'Intérieur aujourd'hui j'aurais dit au président de la République il faut une révision de la institution et si on la fait pas euh on n'ira pas jusqu'au bout des choses et donc parfois ça vair mettre sa démission dans la balance quand on obtient par ce qu'on veut c'est c'est c'est important les républicains eux votre parti on a beaucoup dit notamment parlant de la réforme des retraites oh là là ça part dans tous les sens il y a des voix discordantes même au début de la loi immigration il y avait des députés dit constructifs qui s'étaient opposés aussi à ce que vous mettiez en avant vous Olivier marlex vous Éric cotti par exemple ou encore en coulisse j'allais dire Laurent ok finalement depuis hier soir les 62 députés LR ont voté comme un seul homme j'allais dire pour ce texte finalement ça vous a permis aussi de vous ressouder vous pouvez dire merci à ce texte merci à Emmanuel Macron vous savez nous on on a été cohérent vous savez le petit jeu de la division des députés LR il est souvent je crois utilisé instrumentalisé par la macronie pour cacher ses divisions euh B l'épisode des retraite il est loin il a manqué il y a 19 députés dans mon groupe qui ont voté la motion de censure c'estàdire qu'il en restait 41 42 qui étaient prêt à soutenir la réforme des retraite ça suff ait largement pour faire une majorité si Monsieur Macron avait fait le plein dans son camp à l'époque ce qui n'était surans doute pas le cas mais vous avez vu le président de la République à l'époque effectivement sur les plateaux de télé dire c'est la faute des républicains formidable donner autant d'importance décidément euh non parce qu'il y avait à l'époque des trous dans sa majorité déjà y compris sur cette réforme vous maintenant comment vous allez j'allais dire vous vous comportez au sein de cette hémicycle de cette assemblée les l'lr là vous avez adopté ce texte que vous avez retravaillé réécrit avec le le gouvernement je je je je reviens à ma question du début en disant est-ce qu'aujourd'hui oui les républicains peuvent être considérés comme des partenaires de l'exécutif non pas du tout pas du tout on n'est pas des partenaires de l'exécutif je dirais on est il y a une chose qu'on peut pas nous retirer gen on a fait on a une candidate qui a fait 4,68 % il sont pr 188 % il sont présidentiells ça amène ça oblige une certaine humilité législative on a fait 11 12 % euh mais les les les 62 députés le républicains c'est des gens qui ont des courages qui ont du courage et qu' ont des convictions ils ont pas été réélus par hasard ils ont été réélus si c'était des gens qui aimaient la facilité euh ils se seraient vendu pour un plat de lentille comme tant d'autres l'ont fait comme tant d'autres l'ont fait auprès de d'Emmanuel Macron nous on a des convictions on peut pas nous retirer ça euh et dans cette Assemblée nationale où les Français ont décidé de de de de mettre un peu Emmanuel Macron sous tutelle de ne pas lui donner au lendemain de sa réélection de majorité absolu euh chaque formation politique est placée face à sa responsabilité nous euh on euh on joue notre rôle on assume nos responsabilités et ce qui fait notre force c'est notre liberté c'est notre liberté un jour de voter une motion de rejet avec l'ensemble des oppositions et pour après construire un texte et l'imposer au gouvernement on est très attaché cette liberté vous ne verrez pas la la brader ni ma liberté ni mes conviction pour un plat de lentill vous faites quoi ce soir Olivier marlexant rentre dans votre intimité mais est-ce que vous avez prévu de regarder le président de la République Emmanuel Macron qui on l' appris ce matin à accepté une émission de télévision une interview depuis l'Élysée il avait été très silencieux pendant cet examen du texte immigration à part dire je réunis je convoque des ministres la première ministre à l'Élysée je donne mandat à ou untel pour faire quoi ce soir vous attendez quoi bon pardon je j'attends pas grand-chose de ce prés réuque je pense que son intervention elle a la vocation elle s'adresse à sa à sa majorité qui est un peu en perdition mais mais vous quand même opposition membre de la représentation nationale ça compte ce que peut dire le le le président de la République surtoutex je rappelle que président de la République il est il est président depuis 7 ans bientôt euh il a fait deux campagnes présidentielles je crois que ce qui manque à ce quinquena c'est c'est c'est c'est la vision c'est c'est c'est le cap le président de la République a été élu en évitant la campagne électorale présidentielle en surjouant un peu à ce moment-là le rôle de chef de guerre vous savez c'est les photos en swetshirt la nuit bon euh voilà je pense qu'on paye on paye un peu ça ce pays paye ça paye cette absence de de de de vision de cap de euh il y a plus de carburant euh dans le dans dans dans dans dans la bagnole euh comment faire justement si vous dites qu'il y a plus de carburant dans la bagnole on sa le président à éliminer par exemple l'option de la dissolution qui aurait pu être sur la table en disant bah on repart on remet les compteurs à zéro et on voit que ça donne ça ça sera pas le cas moi je vous parlais tout à l'heure d'humilité euh je crois que ça doit amener chez le président de la République à un peu plus d'humilité le président de la République il a toujours eu un problème avec les corps intermédiaires je pas c à le dire tous les les les les leaders des organisations syndicales l'ont remarqué depuis depuis 7 ans euh je pense que la la situation du pays elle appelle quand même un peu plus d'écoute un peu plus de respect un peu plus d'humilité et je pense que si le président veut veut arriver à faire deux trois choses utiles pendant son son mandat c'est c'est cette écoute cette euh cette humilité pour essayer de construire les choses voyez la limite moi je la je la reconnais un peu cette humilité à à ellisabeth Borne elle essae de manière pragmatique dans le cadre qui lui est donné de de construire des choses avec avec les oppositions je pense que voilà si j'attendais quelque chose du président de la République c'est ça c'est un peu d'humilité et un peu de respect des Français vous avez dit fin du en même temps depuis ce matin et après ce vote est-ce que pour vous c'est la fin de ce second quin on aurait un Emmanuel Macron paralysé qui ne pourrait plus rien faire on avait parlé de cette chirakisation en gros du second mandat d'Emmanuel Macron est-ce qu'il est pas en voie d'hollandisation finalement écoutez il est il est le le produit du hollandisme donc ce ne serait pas très surprenant au fond euh voilà bon je pense qu'il faut quand même que ce quinena soit le plus utile possible aux Français et donc c'est à lui de de trouver les conditions mais qui passe par qui pour moi passe de par de l'écoute et du respect une fois encore de de de toutes les formations politiques de toutes les organisations syndicales je dirais la loi elle peut pas venir comme une zoucas du président de la République qui tenterait d'imposer au pays des projets qui qui en réalité aujourd'hui d'ailleurs n'existent pas vraiment voilà donc c'est c'est ça la petite remise en cause qu'il faut que le Président de la République fasse depuis hier soir et après le vote à l'assemblée un peu avant minuit est-ce que vous avez reçu un sms un message d'un certain Nicolas Sarkozi ou de Laurent voquier par exemple Laurent oui je l'ai vu je l'ai vu hier soir euh Nicolas Sarkozi non mais je me souviens que Nicolas Sarkozi m'avait dit euh que la loi la loi d'armana ne passerait pas finalement il avait vu juste donc ça c'est un message pour l'ancien président et Laurent vouquier qu'est-ce qu'il vous euh a dit mais je crois qu'il était assez satisfait du du texte qu'on a qu'on a qu'on a voté qui une fois encore est un texte ferme puissant euh pour pour notre pays donc il vous a dit euh bravo Oliv oui bien sûr plutôt content du du travail qu'on avait accompli je vous donne juste une petite dernière information on l'avait évoqué mais ça vient de tomber Elisabeth borne qui reconnaît que des mesures de la loi immigration sont contraires à la Constitution ce qu'on disait tout à l'heure le président lui l'avait mis sur la table en disant je saisirai j'ai pas compris lesquels faudra peut-être qu'elle nous dise lesquels parce que pour l'instant personne ne l'a dit donc là on est un peu dans la dans la com dans le dans dans le cinéma je vois pas ce qui est contraire à la Constitution dans dans ce texte je pense que ça aurait été dit d'ailleurs avant le seul sujet vous savez c'est a une espèce de jurisprudence sur sur ce qu'on appelle des c'est un peu technique c'est des cavaliers c'est-à-dire voà c'est euh mais làdessus il faudrait que le Conseil constitionnel veilleex ne doivent pas faire partie du texte la Constitution la Constitution de la République française dit on va faire 30 secondes de droit pas plus reste pile 30 secondes bien la Constitution de la République française disent que les amendements ayant un lien même indirect avec le texte sont acceptables le Conseil constitutionnel fait l'inverse le Conseil constitutionnel considère que des amendements qui ont un lien très direct ne sont pas acceptables serait temp que le Conseil constitutionnel respecte à la lettre la cons tition de la répuique française merci beaucoup c'est un olivier marlex satisfait ce matin après l'adoption de ce texte sur la loi immigration

Projet de loi immigration voté à l'Assemblée : "On a gagné", estime Olivier Marleix — Alain Marleix · Pourquijevote