Laurent Wauquiez : conférence de presse du groupe Droite républicaine - 16/07/2025
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Nous mesurons tous aujourd'hui la situation extrêmement grave des finances de notre pays et les données à ce qu'elle fait courir à la France. Alors qu'il y a 12 ans, la dette de la France était dans la moyenne de la zone euro, au cours des années qui viennent de s'écouler, notre pays est le pays d'Europe qui s'est le plus endetté. A tel point qu'aujourd'hui, nous sommes souvent perçus comme étant moins crédits que des pays comme la Grèce et l'Espagne. Et personne ne peut esquiver ce défi colossal qui consiste à restaurer l'équilibre de nos finances publiques. La situation est dangereuse et elle mérite de la part des responsables politiques d'être à la hauteur des défis qui sont facettes.
Le plan qui a été présenté hier par François Bayrou a au moins le mérite de chercher des solutions dans une situation extrêmement compliquée. Et si les solutions miracles existaient, cela ferait longtemps que les uns et les autres auraient dû les mettre sur la table. Ce que je constate depuis hier, c'est la somme des réactions irresponsables de tous ceux qui rejettent tout en bloc. Et la conviction de la droite républicaine, c'est que ce n'est pas comme ça qu'on sortira de l'impasse. Et que la période actuelle suppose au contraire que l'on soit capable de travailler ensemble au-delà des différences politiques pour aller chercher des solutions d'économie sur notre déplace.
Et c'est précisément ce à quoi nous allons nous envoyer avec les parlementaires de la droite républicaine. Est-ce que ce plan est parfait ? Non. Et bien précisément, ce plan doit être corrigé et amélioré. Et c'est en ce sens que nous allons nous engager. D'abord, il y a ce qui nous semble aller dans la bonne direction. Un plan qui assume de dire, oui, avec un discours de vérité, il y a des économies à faire. Et qui reprend une partie de propositions que nous avons poussées depuis de nombreux mois. La question des agences et des opérateurs de l'État, qui nous coûtent si cher et qui ne sont pas des services publics attendus par les Français.
La lutte contre les arrêts de travail abusif, sur lesquels a travaillé Thibault. Le chantier de mettre en route une aide sociale unifiée, qui était, souvenez-vous, ce que j'avais demandé au Premier ministre lors de son discours de politique générale. Ou encore, le fait d'assumer et de dire, on peut baisser le nombre de fonctionnaires, notamment sur les périmètes de l'administration qui pondent des normes et pas sur celles qui rendent des services publics sur le terrain. Pour autant, ce plan présente à nos yeux deux très grosses lacunes et deux très gros problèmes. Le premier, c'est que force est de constater qu'il recourt de façon importante à des augmentations d'impôts.
Or, le problème de la France, c'est pas de ne pas avoir pas assez d'impôts, c'est d'avoir beaucoup trop. Et on a déjà, par le passé, tellement eu recours à cette solution de facilité qui consiste systématiquement, quand il faut, restaurer l'équilibre des dépenses publiques, à aller au plus facile, c'est-à-dire prendre encore plus dans la poche des Français. Le problème pour nous, c'est que là, dans les grands équilibres, on évalue à peu près à 10 milliards les augmentations d'impôts. On peut évaluer globalement à 16 milliards les efforts qui sont demandés aux Français.
Alors que l'effort mené sur l'ensemble de la dépense publique par l'État et les collectivités locales, lui, est à peine de 16 milliards. Notre conviction, c'est que l'effort maximal doit être sur la baisse de la dépense et pas sur les augmentations d'impôts. La deuxième question qui est posée par ce plan, c'est qu'il pèse fortement sur la France qui travaille. Et là aussi, l'important, c'est de regarder avec lucidité ce qu'est l'État du pays. Le problème de notre pays, c'est qu'on décourage le travail. Le problème de la France, c'est qu'on ferme les yeux sur l'assistanat et les abus et qu'on demande à ceux qui travaillent de financer ces abus.
Et qu'à l'arrivée, on décourage le travail et on encourage l'assistanat. Or, nous ne voyons pas de réponse dans le plan proposé par François Bayrou à ces sujets qui, à nos yeux, sont absolument centraux, non seulement pour restaurer l'équilibre des finances publiques, mais aussi pour restaurer la compétitivité du pays et pour le faire avec un effort qui soit juste. Nous allons donc nous engager pour améliorer, sur trois plans principaux, ce plan. Sur trois domaines principaux, le plan proposé par François Bayrou. Nous ne prétendons pas avoir la solution à tous les problèmes, mais on va juste essayer d'être force de proposition.
Et ne pas faire partie de ceux qui balayent tout d'un revers de main sans même faire l'effort de proposer quoi que ce soit. Être à la hauteur de la perte de l'actuel. Le premier angle mort de ce sujet, Philippe, c'est la question de l'assistanat. Notre demande est qu'il y ait un plan de lutte contre l'assistanat qui soit un véritable plan, qui permette enfin de retrouver les bons équilibres entre, d'un côté, le social qu'on veut garder, de l'autre côté, l'assistanat et les abus qu'on veut arrêter, et enfin, la revalorisation du travail. Vous connaissez l'opposition.
La location sociale unique doit être accompagnée d'un plafonnement à 70% du SMIC pour que dans notre pays, on ne puisse jamais gagner plus d'argent en responsable fois qu'on allait travailler. Et ça nous semble une condition indispensable par rapport à tous les efforts qu'on va demander à la France qui travaille. Nous souhaitons qu'il y ait une limitation du RSA à deux ans. Et nous voulons qu'il y ait, dès l'automne, avant même le projet de loi de finances et le financement de la sécurité sociale, un vrai plan de lutte contre la fraude et les abus avec une loi qui soit adoptée avant le budget.
La deuxième dimension, et je laisserai après Thibaut à Philippe le soin de la présenter, c'est celle de s'attaquer enfin aux dépenses induits à l'immigration. Il y a très clairement une explosion des dépenses liées à l'immigration. Le plan François-Beyrou n'en parle pas. Ça n'est pas pour nous acceptable. Il y a toute une série de mesures que nous avons proposées. Exiger un délai de résidence minimale en France avant de pouvoir percevoir des aides sociales. Supprimer le titre de séjour pour soins. Restreindre drastiquement l'AMU. Et puis le troisième sujet, c'est qu'on pense qu'on peut aller plus loin sur la limitation des dépenses publiques et le train de vie de l'État.
La proposition, la faite par François-Beyrou, est de baisser de 3 000 le nombre de fonctionnaires l'année prochaine. Ça a augmenté de plus de 130 000 fonctionnaires au cours des quelques années qui viennent de s'écouler. Pour autant, les services publics ne vont pas de mieux. Ils vont même plutôt moins bien. On est convaincu que sur les opérateurs de l'État et les agences, vous savez tout le travail qu'on a mené, on peut aller beaucoup plus loin, beaucoup plus vite. Nous considérons qu'il faut aussi assumer de poser la question du périmètre de l'État.
On a un fonctionnement de France avec un État qui prend beaucoup d'argent dans la poche des Français mais qui ensuite s'occupe de beaucoup de domaines qu'on ne l'attend pas et qui fait semblant de faire des chèques gouvernementaux divers et variés. Peut-être qu'il serait mieux d'assumer un vrai, une vraie table rase en disant qu'on va arrêter tous ces pseudo-chèques gouvernementaux mais la contrepartie, c'est qu'il n'y aura pas d'augmentation d'impôt. Est-ce que les Français ont vraiment besoin d'un chèque de réparation de vêtements payé par l'État en France ?
Est-ce qu'il n'y a pas une autre façon d'aborder le sujet de l'allocation de rentrée scolaire qui est un chèque qui ne sert pas toujours, en réalité, à financer des livres ou du matériel scolaire pour les enfants ? Est-ce que juste à un moment, on ne peut pas dire qu'un État ruiné doit se recentrer sur la réalité de ses missions au lieu de se disperser et de faire semblant de pouvoir tout faire ? Et enfin, et ce sera notre bataille sur les semaines qui vont venir, on ne redressera pas le pays uniquement avec des solutions de court terme. Il y a besoin de se projeter. Il faut que la ligne de vision politique se redresse un peu et reprenne un peu de hauteur.
On ne redressera pas uniquement le budget avec des solutions de court terme, bricolées en urgence. On a besoin de réformes de bien plus grande ampleur pour restaurer ce qu'est un pays qui tienne à nouveau debout et qui corresponde à ce que sont les attentes de nos compatriotes sur la reconnaissance du travail, la préservation d'un pouvoir d'achat qui est construit par ceux qui se donnent du mal et le fait d'avoir un État qui est à nouveau efficace et pas dispersé. En clair, il y a un certain nombre de sujets de réforme structurelle que nous voulons voir aborder.
Est-ce qu'on assume enfin de poser le débat des retraites par capitalisation dans notre pays qui permettraient aux Français de mettre de côté de l'argent pour leur retraite en ayant la garantie qu'elle ne servira qu'au financement de leur retraite ? Est-ce qu'on assume de mettre à plat l'ensemble du fonctionnement de notre protection sociale en posant cette question de comment est-ce qu'on reconstruit notre protection sociale pour qu'elle ne pèse pas en termes de financement totalement sur les salaires et ceux qui travaillent ? Est-ce qu'on assume de poser la question d'une refonte totale de notre financement de l'immigration ?
Est-ce qu'on assume de poser la question des charges qui pèsent sur nos entreprises et de comment est-ce qu'on peut rééquilibrer avec un financement qui repose plus sur les importations et qui favorise plus ce qui est fabriqué dans notre pays à l'image de ce qui peut se passer y compris dans des pays comme l'Allemagne et l'Italie qui n'ont pas le même système de financement ?
Autrement dit, des réformes qui permettent d'éclairer un peu notre avenir et de revoir de façon plus fondamentale que juste un alignement de mesures consistant à aller chercher des milliards dans tous les sens c'est-à-dire assumer, de remettre à plein l'édifice sur lequel on fonctionne et qui petit à petit a perdu son chien La ligne directrice de la droite, elle est simple Il faut d'abord baisser la dépense publique La ligne de la droite, elle est simple Le recours aux impôts doit être ultra marginal dans un pays qui est déjà assommé l'impôt Et la ligne de la droite, elle est simple Elle consiste à être convaincue qu'on doit retrouver un équilibre entre l'assistanat qu'il faut faire cesser et le travail qu'il faut revaloriser Notre engagement d'ici à septembre va donc consister à corriger et améliorer ce plan parce qu'il est perfectible mais à le faire dans un esprit qui est commun chercher les solutions qui sont nécessaires dans un pays qui est d'autorité Je vais laisser le soin à Thibault et Philippe de pouvoir éclairer de façon plus approfondie les deux sujets du plan de lutte contre l'assistanat qu'on veut voir mettre en place d'une part et d'autre part ces questions de lutte contre les dépenses liées à l'immigration et également le pérennale de l'État Thibault
Merci Laurent, bonjour à tous Tout d'abord l'objectif affiché de redressement des comptes nous le demandions et on peut que se réjouir de cette prise de conscience collective il faut redresser nos comptes publics mais il faut aussi redresser nos comptes sociaux le déficit de la sécurité sociale est abyssale et il va croître encore les trois prochaines années donc il faut s'y affier pour cela plutôt que de pénaliser ceux qui travaillent ou qui ont travaillé on a un plan mais surtout des actions pour répondre à cet objectif parce qu'il ne suffit pas d'avoir un objectif, il faut pouvoir le mettre en oeuvre ça passe par la lutte contre les abus, contre le gaspillage on le voit bien très concrètement sur les opérateurs qui bénéficient des dotations d'assurance maladie on a des missions redondantes que ce soit par exemple des indicateurs qualité, que ce soit des guides de bonne pratique tout ça il faut pouvoir rationaliser et ça passe par des véhicules législatifs qui ne sont pas le PLF, pas le PLFSS il ne faut pas procrastiner on peut dès cet été pouvoir mettre à l'ordre du jour cette réorganisation des missions si on veut qu'effectivement il y ait des économies il faut aussi qu'on puisse lutter contre les fraudes et le meilleur moyen c'est l'aide sociale unifiée mais l'aide sociale unifiée ça permet de simplifier donc derrière on a des économies en termes d'administration de l'instruction de toutes ces aides mais c'est aussi une question d'incitation au travail et aujourd'hui on ne peut plus admettre quand on augmente son temps de travail qu'on puisse perdre dans le même temps plusieurs aides sociales et finalement que son niveau de vie ne progresse pas et donc il faut qu'on crée un vrai différentiel entre les revenus du travail et ceux de l'assistanat si on ne plafonne pas, si on ne crée pas cet écart on n'aura rien réglé or l'enjeu, il est monstrueux pour notre budget c'est que si on n'améliore pas notre taux d'emploi on n'aura rien réglé structurellement et c'est un vecteur pour donner un chiffre par rapport à l'Allemagne si on avait le taux d'emploi d'Allemagne on aurait 15 milliards de recettes sociales en plus et 5 milliards de prestations en moins soit un delta de 20 milliards alors bien sûr il faut du temps pour le mettre en œuvre mais il faut déjà le mettre en œuvre or là, l'aide sociale unifiée qui est reportée à la fin de l'année on pense que c'est trop tard et on pense avec Laurent Bautier et les collègues du groupe de la droite républicaine qu'il faut, dès cet été, lancer ce chantier créer l'aide sociale unique et surtout envisager et s'attaquer aux problèmes de seuil il y a des véritables trappes à inactivité 18h, 23h sont les secteurs d'activité si on ne s'attelle pas à ces trappes à inactivité on n'améliorera pas le taux d'emploi on sait qu'on a des publics cibles où le taux d'emploi n'est pas vaut et il faut qu'une reprise d'emploi même à temps partiel par rapport à une disponibilité puisse être incitatif qu'un passage à un temps complet quand on est à temps partiel soit incitatif et qu'on soit gagnant ce chantier-là n'a pas été exploré suffisamment dans le plan et on se renforce de propositions sur ce sujet et puis sur la question des fraudes il faut être très opérationnel et attirer les leçons des précédents budgets nous avions proposé et fait retenir des amendements de manière à mieux lutter contre les fraudes quand une fraude est détectée par l'assurance maladie qu'elle puisse prévenir les complémentaires quand les complémentaires détectent des fraudes qu'elles puissent prévenir l'assurance maladie le conseil constitutionnel l'a censuré on sait que le véhicule d'un TLSSS n'est peut-être pas le véhicule le plus adapté mettons-le à l'ordre du jour de cet été de manière à se donner des outils pour vraiment lutter contre les fraudes sur les retraites versées à l'étranger pour pouvoir vérifier l'épreuve de vie là aussi allons plus vite parce que là il y a un véritable enjeu de manière à faire en sorte que ça soit aussi plus juste dans les efforts qui sont demandés et pas seulement à ceux qui travaillent ou qui ont travaillé on a la question de la reprise d'emploi de manière à ce qu'elle soit toujours plus rapide et plus incitative on a aussi d'autres obstacles au travail où il faut qu'on puisse les lever sur les arrêts de travail on a évoqué ceux de longue durée il y a le sujet des arrêts de travail de courte durée qui pénalisent aussi les organisations les services publics et là aussi il faut qu'on apporte des solutions et on se rapporte de propositions avec le groupe cet automne Philippe ?
Merci Laurent Nous faisons partie d'un gouvernement de coalition et dans un gouvernement de coalition par définition il y a des éléments dans un projet gouvernemental le budget qui nous voulons tout à fait et d'autres évidemment que nous souhaitons rediscuter et c'est le rôle du parlement de mettre sur la table des propositions et nous allons le faire comme disait M.
Castex sans responsabilité il y a un certain nombre de points dans ce projet de budget par Premier ministre qui sont des points que nous avons proposés dans le passé et puis il y en a d'autres qui n'y sont pas présents et c'est là où nous avons fait notre rôle la philosophie le renvoqué l'a rappelé elle est finalement assez simple celle des républicains pour bâtir le budget c'est dépenser moins c'est dépenser mieux c'est travailler plus c'est décentraliser et déburocratiser et quand vous avez pris ces 4 éléments là vous avez en fait nous allons pouvoir faire l'application à un certain nombre de domaines d'activité de l'Etat et du budget social d'abord sur le périmètre de l'Etat c'est probablement ce que nous trouvons qui manque une des choses qui manque le plus on ne remettra pas à flot les finances du pays si on ne redéfinit pas le périmètre de l'Etat l'année blanche c'est un choix politique qui a été fait a priori pourquoi pas c'est une proposition qui est sur la terre elle a un avantage c'est que rapidement elle donne des résultats budgétaires elle a un autre des avantages c'est que c'est un coup de rabot en réalité et vous ne pouvez le faire qu'une fois on ne peut pas le faire cette année et comme vous le savez il y a des dépenses qu'on ne peut pas raboter les dépenses qui ne sont pas commandables le paiement du intérêt de la dette ceux qui vous ont prêté ne vous disent pas d'accord cette année vous faites une année des blanches vous ne pairez pas plus que la dernière la contribution de la France à l'Union Européenne elle ne peut pas être rabotée elle ne peut pas faire partie de ces années blanches donc l'année blanche c'est un fusil à un coup et derrière il faut retravailler sur le périmètre de l'Etat et je vous donne un chiffre que je soumets à votre réflexion en France nous avons 750 puissants opérateurs et agences dont la vertu pourrait être de remplacer avantageusement l'Etat dans sa structure très centralisée ces 700 800 opérateurs en fait ne couvrent que 5% du PIB en activité en Suède il y a deux fois moins d'agences 300 350 mais elles couvrent 20% du PIB et donc on voit bien que nous on a un outil qui est à la fois un état très puissant très coûteux assez inefficace et de l'autre des opérateurs des agences dont on a dit elles vont remplacer l'Etat dans son périmètre mais en réalité elles sont très morcelées et assez peu efficaces donc on a les deux des avantages et nous nous voulons remettre la question du périmètre de l'Etat sur l'Etat par exemple la question de la décentralisation est fondamentale les euros dépensés au niveau décentralisé sont souvent mieux dépensés plus efficacement plus directement et il y a la décentralisation telle que vous la connaissez et puis on peut aussi imaginer une décentralisation la question du système de santé la régionalisation d'une partie du système de santé est une manière aussi de faire des économies premièrement le PME de l'Etat deuxièmement le travail le Thibault l'a rappelé c'est fondamental le système social et des incitatifs et en plus les français ne travaillent pas parce qu'ils sont travaillent moins en masse que les voisins non pas parce qu'ils sont paresseux mais parce qu'aussi ils sont intelligents ils ont compris que quand ils travaillaient ils paillaient beaucoup d'impôts donc du coup ils travaillent moins et donc on retrouve cette question des impôts troisièmement la question de l'immigration il est clair que là il n'y a rien dedans et nous avons fait des propositions dans le passé par exemple sur l'aide médicale d'Etat pour redécouper son panier de soins il y a vraiment à regarder ce qui se fait à l'étranger dans les pays du nord ils ont une équivalent d'aide médicale d'Etat tous les pays ont un équivalent d'aide médicale d'Etat mais tout le sujet c'est qu'est-ce qu'on recouvre et le panier de soins est très très large en France nous pensons qu'il y a des économies à faire là-dessus comme il y a des économies à faire sur les prestations sociales non-contributives nous considérons que si on ne passe pas un minimum d'années en France et bien on ne bénéficie pas des prestations sociales non-contributives après le débat est ouvert et ça demande 2 ans, 3 ans, 5 ans je crois que le corpus juridique européen permet d'aller jusqu'à 5 années enfin 3 ans et enfin dernier point nous souhaitons également une philosophie de monitoring de surveillance du budget c'est très surprenant chaque année vous faites des types de journaux et nous nous sommes surpris de voir que enfin l'exercice budgétaire finalement on a une dérive c'est pas ce qu'on attendait etc mais n'attendons pas la fin de l'exercice budgétaire pour nous en apertenir et nous demandons au gouvernement chaque mois de publier ces chiffres et de venir les présenter dans la représentation nationale en disant voilà où nous en sommes de l'exercice budgétaire en recette en dépense et là je pense que dans ce souci de transparence tout le monde y aura avec nous voilà les quelques points que je voulais avoir merci Philippe je vous en prie
est-ce qu'il y a des questions
oui
d'abord la première chose
qu'on a souligné parce que pour nous c'est la préoccupation on a un plan dans lequel il n'y a rien sur la lutte contre l'assistat vous connaissez nos convictions on pense que c'est clé vous ne pouvez pas demander à des Français de travailler plus si jamais ils gagnent en restant chez eux largement autant qu'en allant travailler vous ne pouvez pas demander aux Français de travailler plus s'ils constatent qu'ils ont une fonction fiscale et d'impôt qui est totalement décourageuse donc pour nous le premier enjeu c'est vraiment sans doute la pression principale qu'on va exercer c'est on veut que dans ce plan il y ait un vrai effort de correction et de lutte contre les abus et l'assistat et j'ai envie de dire c'est d'autant plus important que sinon la première réaction des Français auxquels on manque des efforts et qui sont éventuellement prêts à les faire c'est de dire mais c'est injuste c'est toujours les mêmes c'est toujours les mêmes auquel moment des efforts c'est toujours les mêmes qui vont payer des impôts c'est les mêmes qui vont avoir des eaux fermées qui vont sauter et de l'autre côté celui qui reste chez lui alors qu'il pourrait travailler on ne lui demande rien ça c'est pas possible donc pour nous dans l'équilibre du plan c'est un point absolument clé et dernière on est tous conscients qu'il faut que la France puisse retrouver son rapport au travail mais pour ça vous ne pouvez le faire que si jamais il y a une reconnaissance du travail et ce qu'on a expliqué les uns et les autres c'est que retrouver le rapport au travail c'est moins de gens à l'assistanat plus de gens au travail c'est dans les arrêts de travail on soutient vraiment ceux qui ont des vrais arrêts de travail on ne soutient pas les arrêts de travail de complaisance donc la question des eaux fermiers elle fait partie pour nous des points qui sont sur la table qui doivent être discutés et qui potentiellement peuvent être améliorés mais les eaux fermiers ils sont rien contre l'assistanat c'est pas possible
sur les dates précisément sur le mi-mai la portée symphonique c'est un problème ou pas ?
j'ai envie de dire essayons quand on en sera au stade de discuter si c'est le 8 mai ou non bien sûr il y a une dimension symbolique du lundi de Pâques à laquelle on est attaché dans un pays qui a des racines chrétiennes bien sûr il y a une dimension symbolique du 8 mai qui est quand même la victoire contre le nazisme et qui est à un moment l'acte fondateur aussi d'une Europe qui s'est défendue contre des démons qui venacent celle d'emporter et dans la table géopolitique actuelle ça a évidemment une dimension qui est forte mais j'ai envie de dire essayons de hiérarchiser en ce moment les problèmes qu'on se pose le premier problème qu'on se pose c'est qu'on a un paquet sur la table l'économie de quelques 40 milliards d'euros dans lequel quand je regarde il y a à peine 16 milliards d'économies de dépenses faites par l'État et les collectivités locales et il y a plus de 16 milliards d'efforts qui sont demandés aux Français moi je considère qu'on peut faire plus les politiques du côté des efforts qui sont amenés par l'État et les collectivités locales et en demandés moins aux Français on essaie de répartir oui
sur les retraites j'ai un sujet un peu plus sur le pression d'IJ cela aussi vous considère que l'effort qu'il prend des retraites le jeu de dépenses en contraire la question de ça aussi ça va être une nuit rouge vous le savez
ça fait pas partie des choses qu'on aime et on s'est toujours exprimé dessus nous on reste convaincu que en France on a un problème d'économie qui est lié au fait qu'il y a trop de dépenses publiques et que le pays fonctionne trop ses entreprises la France qui travaille ses retraités donc au maximum on protège et on comprend que le coeur du problème c'est de baisser la dépense publique pour arrêter d'asphyxier le pouvoir d'achat de la France qui a travaillé le mieux en sport après on essaye d'être responsable et aussi de comprendre que dans la période actuelle on voit bien qu'on est dans une situation dramatique et où on va devoir trouver des solutions et où chacun va devoir faire un petit pas mais pour moi ce qui est clair c'est qu'on peut pas avoir des efforts qui sont demandés de façon aussi importante aux retraités et rien par exemple sur l'immigration ça n'a pas de sens tous les travaux qu'on a menés depuis qu'il y a eu la dissolution on a travaillé sur des propositions très sérieuses on pense qu'il y a au moins 5 milliards d'euros à gagner sur une meilleure régulation des dépenses sociales via l'immigration bon il n'y a rien dans le plan de François Bayrou le sujet n'est pas abordé c'est pas possible et c'est à l'aume de l'ensemble de ces équilibres qu'on suffira ce que sera notre position sur le plan de François Bayrou oui
vous disiez d'ici même de juillet
qu'une année blanche serait une année à gauche fiscale et que les PDR ne vont pas pouvoir être à des retraités aujourd'hui vous parlez de faire des améliorations non
je redis bien ce que j'ai dit et qui est exactement la même chose on a 16 milliards qui sont prévus d'augmentation d'impôts et d'efforts sur les traités et on a à peine 16 milliards qui sont sur la dépense notre travail à nous c'est de baisser les 16 milliards qui sont demandés aux français et d'augmenter les efforts faits par les politiques l'administration l'état la sphère des collectivités locales on sait exactement ce qu'on veut faire la seule chose c'est que je ne viens pas ici avec cette facilité qui est celle de tous les autres politiques que j'entends depuis le RN jusqu'à la France Insoumise et qui disent rien ne nous va merci circuler il n'y a rien à voir on vote la censure très bien et vous proposez quoi ?
vous dites quoi ? on a un pays qui est en ruine et votre seule réponse c'est de dire à main de nous on va voter une censure ça pour moi c'est la caricature de ce qui est devenu la politique on a un pays qui est en train de sombrer et vous avez toute une partie de la classe politique qui se contente de dire ça ne nous va pas merci au revoir c'est la pire des solutions
ça veut dire si les livres des 16 milliards vous croyez de parler ça veut dire
que notre ambition c'est de corriger et d'améliorer ce plan je ne vous dis pas corriger ou améliorer à la marge quand on vous dit qu'il n'y a rien qui est fait sur le fait de lutter contre la système et de revaloriser le travail ce n'est pas des petites corrections qu'on demande quand avec Thibaut Philippe l'ensemble des députés et des sénateurs on dit avant le vote du budget on a besoin d'une vraie loi contre la fraude et contre la cistana c'est une demande très importante pour nous dans un budget de 43 milliards d'économie considérer qu'il n'y a rien sur le paquet de l'immigration et que pour nous ce sera un bon combat c'est des vrais changements mais on ne vient pas juste ici en disant c'est nul on n'en veut pas qu'est-ce que j'entends ça depuis hier soir voilà enfin c'est si honnêtement pendant quelques instants chaque politique pouvait faire l'effort juste d'essayer de travailler un peu ensemble et d'aller chercher des solutions qui permettent de restaurer l'équilibre de nos finances on y a tous intérêt nos entreprises vont mourir avec ça notre industrie va mourir avec ça on n'aura plus les moyens de financer nos services publics on essaie juste de comprendre oui c'est pas parfait oui ça nous va pas mais on a une situation qui est catastrophique et donc on va s'engager pour essayer d'améliorer
vous voyez ? sur les agences que le plan de... alors
d'abord sur les agences quand je regarde le plan et on en parlait les uns et les autres il y a des endroits où c'est très précis et très clair je vois de façon très précise et très claire tous les éclats qui vont être demandés au français les hausses d'impôts les conséquences du gène de l'impôt sur le revenu la non-revalorisation des retraites ça c'est très clair la partie qui est plus floue et j'aime pas ça c'est la partie des économies sur les dépenses de l'Etat parce que par exemple prenons le nombre de fonctionnaires on nous dit non-remplacement d'un fonctionnaire sur trois mais pas l'année prochaine seulement en 2027 bah non pourquoi ?
il faut commencer tout de suite sur le périmètre des agences nous on est convaincus que la marche à 5 milliards elle est non seulement possible mais elle est indispensable mais il n'y a rien c'est pas documenté on ne sait pas où est-ce qu'ils veulent fusionner est-ce que c'est bien des suppressions je n'ai pas oublié que la ministre du budget avait expliqué qu'en réalité il n'y avait aucune économie à faire bon bah on est content de voir que cette bataille qu'on a menée c'est une de nos batailles clés c'est de dire il y a beaucoup trop d'opérateurs ça coûte une fortune il faut y aller mais on voit pour l'instant que ce n'est pas documenté donc grand adage politique qui a été souvent utilisé quand c'est flou et il y a un et donc j'aime bien savoir exactement qu'est-ce qu'on va nous proposer parce que si non seulement les efforts demandés aux français ceux-là ils sont vraiment sur la table et que les économies faites par le pouvoir politique l'état les collectivités locales eux ils ne sont pas documentés là il y a un vrai problème
sur les agences il y a eu un rapport d'une sénatrice qui dit qu'il y a 500 millions d'euros à gagner il va 5 milliards donc est-ce que par ailleurs est-ce que vous avez un point de vue sur la baisse des aides aux entreprises parce qu'il y a un autre rapport de sénatrice qui dit qu'il y a au contraire 200 milliards d'aides aux entreprises dont 80 milliards d'aides directs qui ont augmenté 20 milliards les dernières années est-ce que là-dessus vous avez aussi un point de vue c'est aussi
la réponse de l'état oui bien sûr et c'est les sujets sur lesquels on peut pouvoir travailler avec le sénat et on est très en lien si vous a beaucoup travaillé avec ses homologues rapporteurs au sénat on essaye d'être très complémentaires sur le sujet des agences on a travaillé ensemble alors le rapport de Christine Gardard auquel vous faites allusion n'est pas aussi catégorique il dit que c'est une première étape mais sur la durée on est tous au clair que sur des budgets d'opérateurs qui représentent aujourd'hui près de 800 opérateurs un budget qui est ciblé aux alentours de 80 milliards d'euros il y a plus d'économies à faire que 500 millions on est tous d'accord dessus sur les aides aux entreprises attention à un point c'est que juste il faut garder les idées claires globalement il y a trop de charges sur nos entreprises qui aboutissent à ce qu'il y a une compétitivité qui décroche dans notre pays et l'idée claire et c'est celle qu'on doit toujours avoir en tête les uns et les autres c'est le premier problème de la France c'est qu'il y a trop de dépenses publiques et que cette dépense publique elle est inefficace et improductive et que c'est les entreprises la France qui travaillent tous les Français qui en payent la mission donc nous on essaye dans ce domaine où il y a parfois beaucoup de ruses dans la subtilité des expressions politiques des uns et des autres vous voulez rendre de l'absence française vous voulez faire en sorte que vos entreprises et que votre économie réussissent commencez par baisser la dépense publique parce que le coeur de notre problème c'est qu'il y a trop de dépenses publiques dans la ville cette loi que vous demandez que vous réclamez avant le vote du budget est-ce que c'est vous qui avez déposé une proposition de loi contre l'assistanat et la flou sociale ou est-ce que vous souhaitez que le gouvernement la présente ?
déjà ce qu'on constate avec intérêt c'est que le discours a bougé au début on nous disait il n'y aura rien là on commence à nous dire il y aura une loi sur le travail donc après les modalités on est ouverts si c'est une loi portée par le gouvernement ça nous va si c'est une PPL que notre groupe porte ça nous va la seule chose qu'on veut c'est que ça bouge parce que là dans les réactions des français et je trouve et je veux d'ailleurs le saluer parce que je trouve que globalement la réaction des français est très responsable plus même que ce que j'ai entendu de certains responsables politiques dans les expressions des français que vous avez interroger je pense que en gros ce que nous disent les français c'est on a bien conscience de la gravité de la situation on est prêt à faire des efforts mais il faut que ce soit juste et que ça ne tombe pas toujours sur les mêmes bon bah à nous d'améliorer la copie du plan de François Bayrou pour aller dans cette direction une dernière question oui
sur la question de la contribution des plus fortunes sur la question de la contribution des plus fortunes
nous notre position c'est toujours la même on n'aime pas les impôts et on n'aime pas les impôts quels qu'ils soient alors après voilà on est dans une période exceptionnelle il y a une contribution qui est demandée aux plus fortunés eux-mêmes ont eu un discours en disant on est prêt à le faire et à jouer notre rôle mais juste ce que je veux dire par là c'est on commence par les plus fortunés et puis ensuite on finit avec François Hollande qui vous explique qu'on est riche à partir de 3 000 euros en France voilà donc je me méfie toujours de ce discours je sais comment ça commence et je sais aussi comment ça finit ça finit toujours avec les classes moyennes qui paient merci à vous merci à vous
merci à vous
Laurent Wauquiez