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Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 1 février 2026 75 minFond programmatiqueÉconomie & entreprisesEurope & internationalInstitutions & électionsBudget & impôts

Audiovisuel public : audition de la direction des Sports de France Télévisions

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 67 %Attaque 10 %Défensif 23 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 20:00RelanceRéponse directe

    Comment la direction va s'adapter à la baisse des ressources ?

  • 23:00FerméeRéponse directe

    Projets de vendre d'autres droits sportifs ?

  • 26:00FerméeRéponse directe

    Financement et objectifs de la nouvelle chaîne numérique sportive ?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    Évolution du budget sport sur 5 ans ?

  • 36:00RelanceRéponse partielle

    Coût net et brut des Jeux Olympiques ?

  • 40:00OuverteRéponse directe

    Pistes d'économies pour maintenir les grands événements ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:00Laurent Éric LeletFait
    « Le sport n'est pas un contenu comme les autres. Il est un levier d'inspiration. »
  • 10:00Laurent Éric LeletChiffre
    « En 2025, plus de 56 millions de Français ont regardé du sport sur les antennes de France Télévision. »
  • 13:00Laurent Éric LeletChiffre
    « France Télévision diffuse ainsi près de 1000 à 1500 heures de sport par an sur ses antennes nationales. »
  • 15:00Laurent Éric LeletFait
    « France Télévision propose chaque jour de la semaine à 1 heure de grande écoute, un magazine dédié au sport Stade 2 sur France 3 à 20h. »
  • 17:00Laurent Éric LeletChiffre
    « France Télévision diffuse ainsi près de 1000 à 1500 heures de sport par an sur ses antennes nationales. »
  • 19:00Laurent Éric LeletFait
    « Roland Garos, le Tour de France, les grandes compétitions internationales de rugby, les Jeux Olympiques et paralympiques font partie de notre patrimoine commun. »
  • 36:00Laurent Éric LeletFait
    « L'événement des Jeux Olympiques et paralympiques de Paris est un événement qui est allé au-delà du sport. »
  • 58:00Laurent Éric LeletFait
    « La valeur d'un droit sportif n'existe que sur le direct. »
  • 0:45présidentFait
    « Si vous baissez, on pourra plus y arriver. »
  • 3:30direction des SportsFait
    « On fait très attention à ça. Mais il y a un moment donné, il faut quand même qu'on ait un minimum de moyens. »
  • 8:00député Saint-ThouleFait
    « Ce serait un problème si en France on ne pouvait jamais voir des scrims, si on ne pouvait jamais voir d'escalades. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bien, monsieur le rapporteur, mes chers collègues, très heureux de vous accueillir pour cette première audition de de la journée qui va nousmettre d'entendre les représentants de la direction des sports de France Télévision. Le sport est est un pilier, un marqueur de France Télévision et je veux ici au nom de la représentation nationale remercier les salariés de la direction des sports qui ont permis aux Français de vivre les Jeux Olympiques dans un moment où notre pays est fracturé, polarisé. Les Jeux Olympiques, je crois, ont été l'occasion de retrouver une unité et mesurer que notre pays est encore capable de vibrer et de vivre des lièes populaires partagées au-delà des fractures qui peuvent nous opposer, des Jeux Olympiques et paralympiques.

Alors, même si le football qui reste sans doute le sport le plus populaire chez nos compatriotes se regarde plutôt sur des chaînes concurrentes, France Télévision a une grande tradition sportive. Roland Garos, le Tour de France, le rugby, même si euh nous reviendrons sur des choix qui ont été faits récemment, les Jeux Olympiques et Paralymapique, les championnats du monde ou européens d'athlétisme, sans compter les décrochages régionaux de France 3 qui permettent de suivre les championnats ou compétitions locaux. Et je voudrais insister là sur la spécificité de France Télévision, moi qui suis comme le rapporteur et certains députés dans cette salle élus d'un territoire rural. la capacité de voir aussi et je crois que les Français mesurent aussi l'importance en cela de France Télévision de pouvoir suivre des compétitions locales ou régional et j'ai évoqué le succès public des Jeux Olympiques et paralypique.

On verra si la diffusion des Jeux Olympiques d'hivers de Milano Cortina qui se dérouleront du 6 au 22 février prochain obtiendront des des succès équivalents. pour représenter cette direction. Nous recevons ce matin tout d'abord monsieur Laurent Éric Lelet, directeur des sports chez France Télévision.

Vous avez dépudé votre carrière chez Kara TV en 1990, avant d'entrer chez Eurosport en 1993. En 2001, vous avez été nommé directeur d'Eurosport France puis en 2003, directeur général des dégués TV et digital. En 2006, vous devenez PDG du groupe Eurosport et en 2016, vous succédez à Daniel Bilallian pour devenir une grande figure des sports de France Télévision pour devenir directeur des sports du groupe France Télévision.

Nous accusions également monsieur Pascal Golomer dont le visage est connu des téléspectateurs puisque vous avez été notamment envoyé spécial de France 2 aux États-Unis pendant plus de 4 ans avant de l'être en Chine pendant près de 4 ans là encore. Après avoir été nommé directeur de la rédaction nationale de France Télévision, vous avez rejoint le service des sports en juin 2016 en qualité de directeur délégué chargé de l'éditorial. Enfin nous accueillons madame Céline Abisror Abo après avoir travaillé pendant quelques années chez TF1.

Vous êtes entré chez France Télévision il y a 6 ans où vous êtes aujourd'hui responsable des acquisitions des droits sportifs et directrice déléguée aux droits sportif et à la prospective internationale. Je vous remercie tous les trois d'être là. Euh je vous propose de changer un peu l'ordre habituel et de vous laisser la parole pour une déclaration une présentation liiminaire.

J'aurai deux questions à vous poser puis je céderai la parole au rapporteurs et aux représentants des autres groupes politiques si ils nous rejoignent. Mais avant de vous donner la parole et comme nous l'impose les textes, je vous remercie de nous déclarer chacun tout autre intérêt public ou privé de nature à influencer vos déclarations. Et je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes auditionnées pour une commission d'enquête de prêter serment de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité.

Je vais donc vous inviter chacun à lever la main droite et à dire je le jure. Monsieur Golomer peut-être en premier. Merci beaucoup.

Merci beaucoup. Merci. Je vous laisse la parole pour une intervention liminaire.

Monsieur, monsieur votre micro. Voilà. Et voilà, c'est bon.

Merci monsieur le président, monsieur le rapporteur. Mesdames et messieurs les les députés. Au nom de la direction des sports de France Télévision, je tiens à vous remercier de me donner la parole sur un secteur que beaucoup de Français ont le sentiment de bien connaître parce qu'ils le regardent, le suivent et le vivent à la télévision au rythme des compétitions et des grands moments collectifs.

Pourtant, derrière ce plaisir partagé, les coulisses économiques, industrielles et éditoriales sont souvent bien plus complexes que ce que l'écran de télévision donne à voir. Mon parcours, vous en avez parlé, m'a conduit pendant de nombreuses années à exercer des responsabilités au sein de grands groupes privés, d'abord à la tête d'Eurosport puis chez TF1 où j'ai dirigé pendant 15 ans les acquisitions de droits sportifs avant de prendre la responsabilité de la régie publicitaire. J'y ai appris les contraintes très concrètes qui pèsent sur cette industrie.

La réalité des arbitrages permanents entre le coût des droits, les recettes publicitaires associées, les audiences attendues, les risques financiers et les incertitudes liées aux résultats sportifs ou au parcours d'une équipe de France. Depuis que j'ai rejoint France Télévision, il y a aujourd'hui près de 10 ans, je suis animé par une certitude profonde qu'il existe dans le sport des enjeux que le marché seul ne peut ni assumer ni réguler et que le service public a un rôle irremplaçable à jouer pour en garantir l'équilibre, l'accessibilité et la diversité. Cette certitude se traduit aujourd'hui par trois convictions fortes qui structurent l'action de France Télévision en matière de sport et qui éclaireront l'ensemble de mon propos.

Ma première conviction, c'est que le sport n'est pas un contenu comme les autres. Il est un levier d'inspiration. Pour de nombreux sportifs, la vocation est né devant un écran de télévision en regardant un brillé sous les couleurs de la France.

Je sais pas si vous vous rappelez mais Teddy Runer l'a souvent raconté. C'est en regardant David Douillet gagner à la télévision aux Jeux Olympiques lorsqu'il était enfant qui est né sa vocation pour le judo. Le sport c'est un fait social majeur.

Il structure les imaginaires collectifs. Il irrigue les territoires. Il crée du lien là où la société se fragmente.

Il rassemble là où le débat public se polarise. Le sport demeure l'un des rares moments de communion collective vécu simultanément par des millions de citoyens, quel que soit leur âge, leur origine sociale ou leur conviction. Nombreux ont des souvenirs communs des finales de Coupe du monde de football où la France a participé.

J'en ai connu quatre. Ou alors plus récemment, vous l'avez souligné tout à l'heure, la parenthèse enchantée que nous avons tous vécu lors des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024. Et d'ailleurs, les chiffres en témoignent.

En 2025, plus de 56 millions de Français ont regardé du sport sur les antennes de France Télévision. Et d'ailleurs, le match France Écosse, dernier match du tournoi destination, a réuni 9,5 millions de téléspectateurs, ce qui en a fait la meilleure audience de la télévision, tout programme confondu en 2025. Au-delà de sa dimension événementielle, le sport relève également d'un enjeu de de santé publique.

De nombreuses études montrent que la pratique sportive recule à l'adolescence, en particulier chez les jeunes filles. Et dans ce contexte, le rôle du service public est de donner des repères, de valoriser des modèles, diversifier et de contribuer à maintenir le lien avec la pratique sportive. Ce qui m'amène à ma deuxième conviction, c'est que sans le service public, une partie du sport français serait invisible.

C'est parce que nous proposons des événements fédérateurs et rassembleurs que nous pouvons offrir une reconnaissance nationale à des compétitions moins connu. La diffusion de grands événements sportifs fédère un public très large. Elle constitue un levier d'audience essentiel pour le service public audiovisuel.

Certes, mais ces temps forts nous permettent d'entraîner dans leur sillage des compétitions moins médiatisées, de leur offrir une visibilité et ainsi de permettre leur développement. Comment faire connaître le tournoi des six nations féminin sans le masculin ? Le Tour de France femme sans le Tour de France homme, les Jeux paralympiques sont les Jeux Olympiques.

Les sports olympiques peu connus comme à l'image de l'exemple récent du skialpinisme sans la diffusion prochaine des Jeux Olympiques d'hivers de Milan Cortina. Cette logique de complémentarité entre événements majeurs et disciplines moins exposées est au cœur de notre mission de service public. La puissance de la diffusion des uns permet la promotion et le développement des autres.

France Télévision diffuse ainsi près de 1000 à 1500 heures de sport par an sur ses antennes nationales. 1000 à 1500 parce que le chiffre varie en fonction des années olympiques et paralympiques. En région, c'est de 400 à 800 he et pareil 400 à 800 heures supplémentaires sur nos chaînes des territoires d'autres maître et nous en avons plusieurs milliers d'heures sur notre plateforme France.tv.

De plus, France Télévision propose chaque jour de la semaine à 1 heure de grande écoute, un magazine dédié au sport Stade 2 sur France 3 à 20h. Ainsi, nos antennes donnent de la visibilité à plus de 80 disciplines différentes chaque année. Cette mission, notre cahier des charges la consacre explicitement à l'article 8 du chapitre 2 en indiquant que France Télévision s'efforce de diffuser les grands événements du patrimoine sportif national, de garantir l'équilibre entre sport masculin et sport féminin, d'assurer la visibilité du parasport et de valoriser les compétitions locales et ultramarines.

En effet, quel autre média donne aujourd'hui le rugby de village comme nous le faisons avec contre 15 le samedi peu après 20h qui en dehors du service public consacre de l'antenne à des compétitions enracinées localement comme le grand prix de Plouet en cyclisme en Bretagne. Quel autre média ? Mais en lumière des disciplines et des athlètes d'outreem, qu'il s'agisse du tour de la Martinique des Yols, le rally des grands fonds de Guadeloupe ou encore le grand raid de la Réunion avec sa célèbre épreuve, la diagonale des fous.

Ces événements ne sont pas marginaux pour ceux qui les vivent, ils sont simplement non rentables à l'échelle des grands marchés audiovisuels. Et pourtant, ils font pleinement partie du patrimoine sportif français. C'est précisément parce que le service public ne raisonne pas uniquement en terme de rentabilité ou d'audience immédiate qu'il peut leur offrir une visibilité, une narration et une reconnaissance que personne d'autre ne prend en charge.

Dans tous ces cas, le rôle du service public est le même. Faire exister médiatiquement des disciplines, des compétitions et des formats que le marché seul ne rendrait pas visible. Ma troisième conviction enfin, c'est que les grands rendez-vous sportifs qui font partie de notre patrimoine communes personnes ayant les moyens de payer pour les visionner.

À l'échelle mondiale, nous assistons à un mouvement très clair, la privatisation progressive de l'accès au sport, au profit d'acteurs payants globaux, technologiquement puissant mais structurellement indifférent aux enjeux de cohésion nationale, d'aménagement du territoire ou d'égalité d'accès. Partout dans le monde, les droits sportifs basculent vers des plateformes payantes et souvent étrangères. En France, le mouvement est déjà visible.

La Ligue des Champions féminines est aujourd'hui diffusée sur Disney Plus. Certaines sessions nocturnes de Roland Garos, dire, j'ai dit certaines, mais toutes les sections nocturnes de Roland Garos sont aujourd'hui proposées sur Amazon Prime vidéo. Une large part du football et de la Formule 1 est désormais uniquement accessible via Canal Plus.

Aux États-Unis, cette dynamique est d'ailleurs encore plus marquée. La NBA et la NFL ont noué des accueurs majeurs avec Amazon Prime. La Coupe du monde féminine de football sera diffusée sur Netflix et très récemment l'AF1 bascule vers Apple TV.

Dans ce contexte, France Télévision reste l'espace où le sport demeure un bien commun, accessible gratuitement. Roland Garos, le Tour de France, les grandes compétitions internationales de rugby, les Jeux Olympiques et paralympiques font partie de notre patrimoine commun. Il est de la responsabilité du service public qu'elle demeure accessible à tous sans condition de revenu, d'abonnement ou d'équipement.

Alors évidemment et je débuterai ma conclusion, cette action s'inscrit Oui, j'ai vu que [rires] salue votre sens du du timing et bien j'aurais deux questions si j' le rapporte pe avoir un peu trop d'extra time comme comme ils disent en foot. Euh alors évidemment cette action s'inscrit dans un contexte que nous ne pouvons ignorer qui est celui d'un effort budgétaire important demandé à l'audiovisuel public dans un cadre général de redressement des finances publiques. France Télévision doit aujourd'hui faire autant sinon plus avec moins de moyens et vous le savez le coût des droits sportifs augmente les exigences techniques s'intensifie les usages évoluent vers le numérique mais nos ressources elles se contractent nous forçons à prendre certaines décisions extrêmement difficiles je pense notamment au match du tournat destination que nous avons récemment dû sous-licencier à TF1 et croyez-moi, je ne souhaite à aucun directeur des sports d'avoir à prendre ce type de décision dans ce contexte.

Bien évidemment, chaque décision est arbitrée avec responsabilité, mais jamais au détriment de notre mission fondamentale préserver autant que possible un accès large, simple et universel au sport pour l'ensemble des Français. Car le sport, ce n'est pas un luxe, c'est je le répète, un facteur de cohésion, d'inspiration, de projection collective. J'ai travaillé à Eurosport puis à TF1 et je sais que France Télévision n'est pas le seul média qui diffuse du sport, mais croyez-moi, France Télévision est un acteur irremplaçable de la médiatisation du sport en France.

Pour un passionné de sport comme moi, avoir comme boussole la promotion et le développement du sport français est une chance immense. C'est une chance que la direction générale de France Télévision nous fasse confiance quand nous leur présentons nos ambitions éditoriales. que ce soit les Jeux Olympiques de Paris que nous avons diffusé toute la journée sur nos deux chaînes principales Prime Time compris, que ce soi les paralympiques diffusés 24h sur 24 en utilisant alternativement France 2 puis France 3. que ce soit la décision de diffusion des équipes de France féminine de football et de rugby sur France 2 ou France 3, que ce soit le Tour de France féminin qui est diffusé maintenant sur France 2.

Pour moi, ce sont autant de paris gagnés pour le sport français. Il y a encore beaucoup à faire malgré les contraintes financières. Je veux vous assurer que la volonté des équipes de la direction des sport est intacte.

La dernière preuve, avec peu de moyens, nous lançons dans quelques jours une chaîne sportive sur la plateform. Reviens comme j'en ai aussi des questions, si vous si vous revenez sur tous les sujets d'introduction, ma dernière phrase, voilà, allez-y, je vous en prie pour juste vous dire, c'est vrai, nous ne faisons pas tout mais nous ne faisons beaucoup. Être au service du sport en France est une responsabilité que nous assumons dans un esprit de service public, de transparence et de fidélité au Français qui nous regarde.

Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le directeur et au-delà des convictions des uns et des autres sur le service public audiovisuel, je crois que tout le monde aura remarqué et salué votre engagement pour faire vivre le sport sur les antennes de France télévision. J'ai deux questions et puis je cède la parole au au rapporteur.

La première, vous l'avez dit, le sport est un bien commun, un facteur de cohésion d'unité nationale et France Télévision permet de le rendre accessible gratuitement à un moment où la privatisation et la plateformisation du sport se développe et prive une partie des Français de leur accès. Ma première question, vous l'avez évoqué, c'est la manière dont la direction va s'adapter à la baisse des ressources. Le sport est un pilier du service public, on pourrait dire en partie une des une de ses raisons d'être parce qu'il met en lumière notamment un sport qui ne serait pas mise en avant ou invisibilisé.

Et pourtant les choix qui ont été faits vous ont conduit à renoncer à à certains droits sportifs. Je veux poser une question claire euh avec si vous pouvez une réponse courte. Euh est-ce que vous envisagez, est-ce qu'il y a des projets de vendre à d'autres chaînes ou à d'autres groupes, d'autres compétitions ?

Euh cette commission d'enquête, c'est aussi le lieu où on peut voilà partager avec les Français des des choix des choix stratégiques importants pour pour le pays. Euh et est-ce que vous avez prévu d'alléger les dispositifs permettant de couvrir certains événements ? Et ma deuxième question, ça sera ma dernière pour l'instant avant de céder à parler au rapporteur.

Vous avez évoqué la nouvelle chaîne numérique entièrement dédiée au sport qui doit en principe faire ses débuts à partir du 4 février 2026 à l'occasion des Jort. Ce serait une chaîne 7 jours sur 7 24 he sur 24. Là aussi ma question est est plutôt directe.

Vous avez évoqué cette période de diza financière. Comment cette chaîne va être financée et que en attendez-vous exactement ? Donc je commence par la première.

Donc euh en pour l'année pour l'exercice 2026, nous n'avons pas prévu euh je vais le dire à ce stade hein, mais nous n'avons pas prévu de revendre d'autres droits sportifs. l'histoire du tournoi destination en fait, on savait que c'est un droit qui est intéresse potentiellement d'autres diffuseurs et que on avait pour pour cette année une logique éditoriale à sous-licencier quelques matchs parce que la plupart des matchs que nous avons sous-licencié ont lieu pendant les Jeux Olympiques d'hiver. Donc c'était une occasion, je dirais opportune d'expliquer à notre public que on allait privilégier les Jeux Olympiques et que ces matchsl euh pouvaient être diffusés.

Alors comme c'est très important que cette compétition qui fait partie de la liste des événements majeurs soit diffusé sur une sur une une chaîne en clair, nos choix de revente étaient essentiellement tournés vers les grandes chaînes en clair françaises et c'est en l'occurrence TF1 qui s'est montré le plus intéressé. Donc aujourd'hui à ce stade, je le répète, il n'y a pas d'autres ventres de droits sportifs qui sont prévus concernant les moyens qui est votre 2è question. Nous revisitons mais on en fait la baisse des moyens à France Télévision, elle date pas de cette année, elle date depuis depuis quelques temps et nous nous revisitons réinterrogeons l'ensemble de nos dispositifs de production que nous déployons à l'occasion des événements.

Alors comment ça se traduit concrètement ? Pour pas trop rentrer dans des dans des détails, on prend souvent la décision de commenter sur place au siège de France Télévision un certain nombre d'événements l'année dernière en fin d'année, je vous donne juste cet exemple qui était un match de l'équipe de France féminine. Bah aller sur place, ça représente des sous.

L'équipe merci de football. Aller sur place ça représente des sous. C'est pas énorme.

C'était 30 ou 40000 € tout compris, hein. C'est pas que le voyage, c'est c'est les dispositifs techniques, ça coûte toujours très cher. Et ben en le faisant à France Télévision, c'est de c'est de c'est de l'argent qu'on qu'on économise.

Donc ça c'est un ensemble de petites décisions que nous prenons tout au long de de l'année pour limiter ces coûts. Un autre un autre exemple est ce qu'on appelle parce que la technologie devrait nous permettre petit à petit de pouvoir faire des gains de productivité. On a fait pour la première fois pour France Télévision l'année dernière la course de cyclisme Paris Tour en remote.

Alors, je vais vous expliquer ce que c'est le remote. C'est c'est en fait au lieu d'avoir notre carte de réalisation, on produit le signal de cette course. au lieu d'avoir notre carte de réalisation sur place et donc de déployer tout un tas de personnels sur place, on fait la réalisation depuis une des régies du siège de France Télévision, production remot et euh on compte beaucoup d'ailleurs sur les progrès technologiques à venir pour économiser des moyens.

Il y a des frais de transmission qui coûtent très très cher. Il y a des nouveaux systèmes qui se mettent en place. Aujourd'hui, c'est Starlink, demain SAT qui vont pouvoir nous permettre, je pense, d'être beaucoup plus efficient.

Il y a euh aussi d'autres solutions techniques qui se mettent en place qui peuvent nous permettre d'avoir des moyens beaucoup plus légers. Donc c'est un travail important. Alors après, il y a il y a l'enjeu de savoir est-ce qu'on doit toujours mettre autant de caméras sur les événements qu'on diffuse.

Donc ça c'est aussi un travail parce que les événements qu'on produit, ils répondent souvent à un cahier des charges qui est demandé par celui qui nous fait confiance pour les pour les produire. Donc c'est un travail aussi avec les organisateurs pour que ils nous fassent confiance qu'avec peut-être un peu moins de caméras, on peut avoir toujours un aussi beau euh spectacle. Donc on fait des choix et on essaie qu'il soit, si vous me pardonnez l'expression, le moins visible pour le téléspectateur parce que il nous paraît aussi important que éditorialement le téléspectateur voit que c'est un bel événement.

Peut-être que le rapporteur reviendra sur la chaîne, on va avancer, on reviendra peut-être sur la chaîne numérique. J'imagine qu'il y aura des questions juste pour celles et ceux qui nous écoutent parce que je pense ça les intéresse. On n pas eu le chiffre.

Le budget sport de France Télévision, j'avoue que je l'ai plus en tête et si vous avez le budget qui a été consacré aux Jeux Olympiques et Paralympiques, sera intéressant de mesurer l'engagement de France Tévision pour les pour le sport. Alors, je crois qu'il y a qu'une information publique, c'est le budget global qui est qui est aux alentours de de 200 millions. Il varie chaque année en fonction des événements des événements sportifs.

Cette année, il est il est effectivement plus en retrait qu'en qu'en 2024. On n pas communiqué sur le budget spécifique des des Jeux Olympiques, mais c'est des informations qu'on pourra vous transmettre bien évidemment par écrit. Très bien.

Et j'indique le secret des affaires vous permet de nous communiquer au rapporteur et à la commission ces ces données qui peuvent nous permettre de travailler et que et que c'est prévu par le règlement de cette de cette assemblée nationale, cette commission d'enquête. Monsieur le rapporteur, vous permettrai de revenir sur la chaîne numérique si le rapporteur ne vous pose pas de questions. Mais je vous laisse la parole maintenant. votre micro monsieur le directeur.

Merci monsieur le président, merci monsieur le directeur, merci madame, merci monsieur de votre présence aujourd'hui. Le sport effectivement c'est un sujet qui est important chez France Vision. C'est l'un des piliers, comme l'a rappelé le président je pense de l'offre de service public de l'audiovisuel auquel les Français sont attachés parce qu'effectivement c'est l'un des moments aussi où on peut un peu faire communion au-delà de au-delà de toutes nos différences.

Pour rebondir sur une question du président, est-ce que vous pourriez nous donner les le l'évolution du montant global alloué au sport sur allez peut-être les cinq dernières années ou un peu plus pour constater notamment s'il y a déjà eu des premières pistes d'économie qui ont touché le sport sur les dernières années ? Alors je vous donne le montant global qui est qui est public. On remonte à combien ?

à 2021 si je fais 5, bah je vous montre vous savez quoi ? les chiffres jusqu'en depuis 2017. Donc je vous fais la totale he comme ça comme ça c'est intéressant parce que ça permet de ça permet de voir donc en 2017 c'est 202 millions ça aussi autour de 200 millions.

Donc en 2018 198 en 2019 192 en 2020 177 année du Covid donc forcément c'est c'est moins. On est remonté en 2021 à 200 millions. Il y avait notamment les Jeux Olympiques de Tokyo. 2022 un peu plus 205 millions. même montant en 2023.

En 2024, le montant a est monté à 227 millions d'euros Jeux Olympiques de Paris et en 2025, il est redescendu à 189 millions d'euros et pour 2026, il est prévu mais encore en baisse à 183 millions d'euros. Voilà. Donc c'est un montant que vous voyez quand même assez assez stable.

Ah oui, une mécanique. Je vous remercie, je vous remercie pour pour votre réponse et j'ai cru voir en tout cas un certain nombre d'interrogations sur le coût des finales des Jeux Olympiques, ce qu'il avait pu aussi rapporter. Je crois que la la direction de France Télévision indique que c'est un événement qui a été rentable pour France Télévision.

Bon, c'est une vision qui est assez contestée par quelques spécialistes. Est-ce que vous pourriez peut-être nous donner le montant du coup net ou déjà du coup brut de ces Jeux Olympiques s'il vous plaît ? Je suis pas la direction financière de de France Télévision, donc je pourrais pas vous donner une réponse assez précise, mais j'ai essayé de vous donner l'éclairage suivant.

Euh l'événement des Jeux Olympiques et paralympiques de Paris est un événement qui est allé au-delà du sport. Moi, j'aime souvent à dire qu'il y a des événements sportifs qui sortent de l'affaire de la sphère sportive, donc des passionnés de sport pour rentrer dans la sphère sociale. C'est-à-dire qui est capable d'intéresser des gens qui sont à priori pas forcément passionnés par le sport.

On l'a vu à l'occasion des Jeux Olympiques, on le voit souvent, coupe du monde de de de football ou ou de rugby. Nous, on l'a traité dès le départ comme un événement national qui devait être une préoccupation de la quasi totalité des départements de France Télévision. Je dis la quasi parce que forcément tous n'étaient pas obligatoirement concernés.

Donc en fait cet événement on l'a fait vivre de plein de manières différentes. C'est-à-dire qu'on a pas simplement diffusé l'événement mais on a diffusé en avance de phase de l'événement tout un tas de programmes. Il y a eu des documentaires qui ont été faits.

C'est pas Francevision qui font les enfin c'est pas les sports qui font les documentaires. Il y a il y a un département spécifique pour faire ça qui s'est saisi du sujet et qui a sorti beaucoup de documentaires. Il y a une émission quotidienne qui avait qui a été euh produite qui s'appelle Au cœur des jeux qui n au jeux citoyens pardon, merci beaucoup.

Qui était euh pas de la responsabilité de la direction des sports. Il y a des opérations sur le numérique qui sont mis en place notamment vous savez qu'on a suivi en direct c'était une première dans le monde, on est assez fier, le parcours de la flamme euh qu'on a diffusé sur lesqu et je vous dis ça pourquoi ? parce que ce sont autant d'opportunités de recettes publicitaires parce queon peut commercialiser auprès d'un lanceur un ensemble de dispositif.

Puis après, il y a eu les recettes qui ont été faites spécifiquement sur les sur les jeux et sur les jeux paralympiques. Donc sans dévoiler de de chiffres qui ne sont pas de de mon ressort et de ma responsabilité, je crois que il y a eu un niveau de recette publicitaire spécifique lié au jeu qui est considérable. beaucoup de chaînes de télévision.

J'ai travaillé avant à à à TF1, ça fait 30 ans que j'achète des droits sportif. fait la question de la rentabilité des des droits qui est qui est acquis par un groupe public ou ou privé est permanente. On fait toujours des estimations.

On doilleurs doit faire toujours pas des paris mais on se dit jusqu'où va aller l'équipe de France ? parce que une équipe de France qui se fait éliminer tôt dans une compétition, bah c'est pas pareil qu'une équipe de France qui va jusqu'en finale. Donc généralement, on prend quart de finale ou demi-finale en fonction de ce qu'on ce qu'on estime être la valeur de de l'équipe de France.

Ce qui est intéressant, c'est qu'on développe toujours des recettes directes, mais on peut aussi développer des recettes indirectes. C'est-à-dire qu'on peut vendre des packages publicitaires et et positionner de la publicité sur d'autres événements. C'est-à-dire qu'on peut mieux vendre également d'autres événements sportifs parce que on a un événement puissant et un événement majeur.

Voilà, je sais pas si ça éclaire votre votre propos, mais c'est souvent comme ça que ça se passe. Je vous remercie pour votre réponse. Euh je je j'en prends bonne note et il y a des éléments très intéressants que que vous nous avez fournis.

Simplement, est-ce que vous pouvez nous donner une idée de ce coût euh brut et de ce coûpt net euh des Jeux Olympiques et notamment vous avez parlé donc de de de bénéfices publicitaires énormes suite à cet événement. Est-ce que vous auriez une estimation ? Est-ce que vous auriez aussi une estimation du du coût total de de cet événement ?

Bon c'est des chiffres pour que rapporteur sa réponse dire je pense coup net enf je pense sa question c'est est-ce que ça a rapporté de l'argent for vision est-ce qu'ils en ont rapport sa réponse et juste une question si vous ne communiquez pas ch précisément parce que c'est le secret d'affair est-ce que les droits sportifs c'estàd ce que vous avez payé pour les jeux olympiques c'est effectivement un secret des affaires ou les quand vous achetez les droits sportifs est-ce que les les chaînes concurrentes en nos connaissances ou pas c'est juste pour comprendre pourquoi vous ne communiquez pas le chiffre je voudrais juste Non c'est un secret des affaires. un vrai secret des affaires et les chiffres sont les secrets des affaires, même les recettes publicitaires. Donc euh je vais pas vous donner de chiffre euh euh précis.

Euh je vais voir si on peut vous les communiquer par écrit comme ça vous serez effectivement éclairé. Mais c'est vrai que c'est un secret des affaires parce que euh bah on n' pas tellement envie de savoir combien le concurrent euh enfin combien on a mis par rapport à notre concurrent pour un prochain appel d'offre et on n' pas euh envie de que notre concurrent sache combien de recettes publicitaires on a généré par rapport à un événement. Donc c'est vrai que ça fait partie du du secret des affaires.

La procédure si ça vous intéresse que je passe une ou de minutes pour vous expliquer comment on achète des droits. Voilà. Euh en fait c'est des procédures, c'est des processadrés.

Alors ça dépend des événements mais globalement il y a des appels d'offre euh qui sont alors plus l'événement important, plus l'appel d'offre est, on va dire est gros. O vous avez un vendeur d'endroit qui arrive avec sa compétition qu'il décrit dans le détail. Il peut d'ailleurs en faire plusieurs lots he on a vu sur la Ligue 1 de football, il peut ils peuvent en faire plusieurs plusieurs lots et il demandent à aux diffuseurs qui sont intéressés de leur faire une proposition, une date précise et dans cette proposition explique qu'est-ce que éditorialement on veut faire de la compétition, comment on veut la promouvoir, comment on veut la marketer et bien évidemment quel prix euh on souhaite proposer.

À partir de là, celui qui a organisé l'appel d'offre à la date fatidique, il reçoit plusieurs offres. Alors, il a généralement trois possibilités. Soit il a pas assez d'offre, il est pas content et il peut déclarer l'appel d'offre infructueux et s'organise à ce moment-là des négociations de gré à gré. ce qui se passe pour nous en ce moment par exemple avec la Coupe de France de football, soit il a une offre très forte tout de suite et il peut attribuer les droits.

Ce que M6 a réussi à faire l'année dernière avec la Coupe du monde de football 2026, c'était pas l'année dernière mais l'année d'avant. Soit il a des offres assez proches et il se dit "Je vais organiser un second tour" et là rebelotre on part pour une semaine de réflexion et on fait voilà donc ce qui ce qui fait que parfois il y a une forme de processus qui peut s'apparenter à des je dirais à des à des enchères. Donc donc voilà.

Alors évidemment, ça c'est c'est forcément quelque chose de de très secret et quand il organise un second tour, l'organisateur, il nous donne jamais le prix du concurrent, hein. On sait simplement que c'est proche. Bon, donc ça fait partie du jeu difficile de de la négociation des des achats de droits sportifs.

C'est voilà validé par le conseil d'administration aussi. ou défit pardon on vous donnera les les informations. [rires] Oui.

Céline qui qui s'occupe des des droits auprès de moi, Céline Abisror me rappelle de vous dire que tous les montants que nous soumissionnons sont bien évidemment validés par un processus interne qui pour les montants les plus importants vont jusqu'à l'autorisation donnée par le conseil d'administration de France Télévision. Et c'est un processus que j'ai connu aussi dans le groupe TFA et je crois qu'il existe un petit peu partout. Merci monsieur le directeur pour votre réponse.

Je pense que vous l'avez dit et on peut être nombreux à déplorer que sur les pistes d'économie envisagées par la présidente de France Télévision Delphine Airnut, le sport figure parmi les pistes citées. On voit, on a vu, on a appris récemment que il y avait un certain nombre de matchs du tournoi destination, vous l'avez rappelé, qui était maintenant accordé sous licencié la TF1. Il y a eu des matchs importants de Roland Garos, les matchs du soir notamment qui maintenant sont diffusés de façon payante sur Amazon Prime.

Roland Garos, ça a été l'un des piliers du sport sur France Télévision. Vous avez dit Roland Garos fait partie de notre patrimoine commun. C'est un c'est notre honneur qu'il soit accessible à tous.

Bon forcé de constater que depuis ces dernières années, malheureusement le service public de l'audiovisuel ne peut plus honorer ou n'a plus fait le choix d'honorer cette mission qui me semble être une une mission importante. Je voudrais vous entendre peut-être plus sur votre direction des sports. Est-ce que vous avez en tête des pistes d'économie pertinentes qui permettraient néanmoins de ne pas renier sur la enfin la diffusion de ces grands événements sportifs ?

Est-ce que vous pouvez nous faire part de de quelques-unes de ces pistes s'il vous plaît ? Oui. Alors, c'est deux exemples différents.

Le tournoi destination, on a effectivement acquis ces droits et on les a revendu tandis que les Night Session de Roland Garos, elles ont été euh cédées directement à Amazon Prime par la Fédération Française de tennis dans le casadre là aussi d'un appel d'offre où il y avait des lots bien séparés. C'est malheureux pour nous. Alors, j'ai envie de dire, c'est Night Session, c'est une nouveauté dans l'organisation du tournoi.

C'est du tennis en en prime time et c'est vrai que pour France Télévision, c'était assez difficile d'aller mettre un montant significatif d'argent, en tout cas capable de concurrencer ce qu'on imagine, ce qu' a mis Amazon, mais ce qu'on ce qu'on ne sait pas, euh parce que on avait tout simplement pas le budget. Tout simplement pas le budget. Et c'est vrai que c'est moi je trouve ça dommage parce qu'il y a des beaux matchs en night session.

Euh il y a eu même un un débat euh assez fort sur un des matchs de de Night Session il y a il y a il y a il y a quelques années. Donc donc c'est c'est dommage. Alors pour le pour le le futur, nous on va tout faire pour garder les droits.

Nous notre priorité ce qui nous est un peu dicté d'ailleurs par notre cahier des charges, on est on est on n'est pas dans la surenchère. On n'est pas allé dans la surenchère pour aller prendre des droits ou des grandes compétitions qui ne sont pas diffusées par France Télévision. On ne va pas surenchérir pour avoir la Coupe du monde de football ou l'euro du football.

On serait pas crédible, on n pas les moyens. Bon, puis c'est pas notre notre politique. Par contre, on veut essayer de garder les droits que nous avons.

Ça c'est quelque chose qui est assez important. Vous avez cité les Jeux Olympiques, les cination, Roland Garos et cetera et cetera. J'espère sincèrement, appel d'offre après appel d'offre, qu'on arrivera à trouver avec en particulier les organisateurs de ces événements les conditions d'une collaboration qui puisse se poursuivre.

L'avantage qu'on a, c'est que même si on n peut-être pas, je dirais le meilleur partie, si vous me permettez l'expression, d'un point de vue financier euh dans le paysage audiovisuel français, en terme d'exposition, je crois que France Télévision a beaucoup d'arguments à faire valoir. La force de France Télévision, si on reprend l'exemple de Roland Garos, c'est de démarrer la diffusion du tournoi des 11h le premier jour. On fait pas les night session mais on en fait toute la journée sur France 2, sur France 3 et parfois sur France 4.

Et euh ce qu'on fait aussi c'est que d'ailleurs on l'a fait sur le Tour de France et sur Roland Garos. On essae sur la base d'un accord qu'on a d'en augmenter la valeur pour nous et pour euh l'organisateur. L'exemple de Roland Garos, c'est qu'on se met à diffuser depuis l'année dernière ce qu'on appelle en bon français la opening week, c'est-à-dire vous savez la semaine de qualification et on commence à diffuser des matchs sur France 4.

On en diffusait un par jour, sauf sauf le mercredi l'année dernière parce que c'est la journée des enfants. Mais cette année, on va pouvoir en faire un peu plus que que un par jour. Et là, on crée, je pense, un peu plus de valeur à la fois pour France Télévision puisque c'est un programme supplémentaire qui génère des audiences qui est inclu dans le contrat.

Donc, il n'a pas de coût supplémentaire à part le coût de commentaire mais on l' diffusé déjà sur le numérique mais bref, on le met plus en avant et euh et bien entendu pour le tournoi de Rand Garos qui voit un petit peu plus d'exposition. Tout ça pour vous dire que être capable de générer de l'audience sur un événement sportif, ça a énormément de valeur pour un organisateur d'événements qui grâce à ça peut augmenter sa notoriété, peut vendre plus cher. C'est ces packages de de sponsoring. vous savez tous les sponsors que vous voyez au autour d'une d'une compétition et qui parce que la plupart c'est ce sont des fédération peut aussi compter là-dessus pour dynamiser la pratique, avoir de plus en plus de licenciés et cetera et cetera.

Donc cet argument de la visibilité de France Télévision et d'une visibilité très forte, très importante, peut-être plus importante pour une chaîne de service public que pour une chaîne du du secteur privé reste un argument extrêmement fort et je compte beaucoup dessus pour pouvoir continuer à garder nos grands droits sportifs. C'est en tout cas ce qu'on a réussi à faire depuis que je suis arrivé depuis près de de 9 ans. Évidemment, si à un moment donné on a plus d'argent, on pourra plus trop il y a il y a beaucoup de droits qu'on pourra plus diffuser, hein.

Je suis pas en train de vous dire que je vais réussir à avoir pour gratuit le Tour de France ou ou Roland Garos, mais c'est une c'est une juste c'est une juste balance. C'est un petit sport auquel on s'habitue. Je je vous remercie pour votre réponse et sur les sur les pistes d'économie très concrètes euh qui serait suffisamment significatif pour vous permettre d'assumer sur le temps long la diffusion de ces grandes compétitions pour bien nous éclairer en priorité vous verriez lesquels ?

Ah bah après euh c'est les arbitrages euh j'ai envie de dire de ma direction générale. C'estd savoir est-ce queon va plutôt euh je sais pas après il y a je sais qu'il y a plein il y a plein de missions aussi à à à à France Télévision donc il y a toujours des arbitrages internes. Bah sur le sport euh je vais pas c'est un peu difficile de vous dire j'ai privilégié telle compétition par rapport à telle autre.

Ce serait pas ce serait pas sympa. Mais c'est vrai que maintenant quand ce qu'on est en place qu'on est en phase, excusez-moi, de rediscussion ou de renégociation de contrat, on se heurte à certaines difficultés. Celle du moment, c'est la Coupe de France.

On a fait une proposition dans le cadre d'un appel d'offre pour la coupe de France qui d'ailleurs n'était pas validé par le conseil d'administration parce qu'on a pas eu la possibilité dans le contexte actuel de de de réunir le conseil d'administration. Mais on tenait quand même à faire à faire une proposition qui était en baisse par rapport au contrat précédent qui bien évidemment n'a pas été accepté par la Fédération française de de football et on se retrouve aujourd'hui en discussion pour voir comment on peut continuer notre partenariat sachant que nous à France Télévision on a clairement moins de budget qu'avant pour pouvoir financer ce droit. Donc c'est aussi dans les mains de la Fédération Française de Football de faire ses propres arbitrages.

Donc ça va être plus dur qu'avant. Ça va être plus dur qu'avant. J'ai bien fait.

Merci pour euh votre réponse. Est-ce que vous pourriez nous dire sur les dernières années quelles sont les compétitions sportives qui ont eu le moins d'audience qui ont été des déceptions pour vous en terme en terme d'audience ? C'est pas sympa. [rires] pas sympa pour celle euh bah non mais euh moi je préfère parler des succès, hein.

Euh c'est sûr qu'il y a des sports qui sont plus populaires que que d'autres. Moi je quand il y a pas d'audience, je préfère parler de sport en développement. Vous voyez, ça veut dire que parce que c'est vrai que le sport, il se crée pas en un jour.

Aujourd'hui, on rêve tous des Jeux Olympiques, la Coupe du monde de football qui arrive dans quelques mois, mais ces sports, ils ont 120 130 ans. C'est aussi un peu des enfants de la télévision, c'estd qu'ils sont devenus extrêmement populaires parce que après la Seconde Guerre mondiale, la télévision s'est développée et a rendu accessible toutes ces compétitions, mais elles ont pas été créées en en un jour. Donc, quand on voit euh nous ce qu'on a ce qu'on a fait, c'est qu'on a essayé on essaie de rendre visible un certain nombre de compétitions en développement.

Alors, je parle beaucoup du sport féminin, le tournoi destination féminin avec les matchs de l'équipe de France. Traditionnellement, ces matchs là était diffusé sur la chaîne France 4. C'est une bonne visibilité, mais la chaîne France 4 est moins puissante en théorie que la chaîne France 2 et France 3.

Et le tournoi a décidé que les matchs féminins allaient être décorélés des matchs masculins, c'est qu'ils allaient organiser deux tournois séparés. Et donc nous, on s'est dit à ce moment-là, on va prendre un paris, c'est qu'au lieu de les diffuser sur France 4, on va les diffuser sur France 2 et on va faire un paris de création d'audience. Donc petit à petit, l'audience a commencé à grandir à tel point que maintenant même nos concurrents privés s'intéressent à l'équipe de de rugby féminine et ont acheté par exemple les coupes du monde de rugby féminine qu'on a diffusé un petit peu l'année dernière l'année dernière aussi.

Donc on a un peu ce rôle précurseur. Après euh parce que je veux pas euh quel est j'ai pas envie de citer un exemple qui fait pas beaucoup de pas beaucoup d'audience. Je trouve que ce serait pas sympa pour le pour le sport, mais c'est vrai qu'il y a des sports qui sont plus confidentiels que d'autres.

Euh euh euh tiens, je vais vous donner un exemple parce que parfois c'est c'est contre c'est contreintuitif. Il y a un sport qu'on pense très populaire et qui sur lequel on a toujours un peu de mal à faire de l'audience qui est le basket. Moi j'aime beaucoup le basket.

On essaie justement depuis de nombreuses années de faire un partenariat avec la la Fédération française de basket. Il y a toujours un truc qui fait que ça se fait pas. Alors, ils sont pas maltraités he ils sont allés avec TF1 pour les euros et les les les coupes du monde.

Bon, très bien. Mais c'est vrai que le basket c'est très puissant aux États-Unis avec la NBA dont on parle tout le temps mais qui fait pas forcément beaucoup d'audience parce que c'est essentiellement la nuit. Euh euh et puis euh euh les matchs des Coupe du monde des Euros, on a du mal à les faire décoller parce que bah vous savez, les grands joueurs français de la NBA, ils sont pas toujours libérés pour jouer euh ces matchslà, les matchs amicaux pareils.

Donc on on se retrouve avec ce sport là qui a tout pour décoller mais que pour l'instant on a un peu de mal à faire à faire des collèges. En région, on en fait beaucoup en région. On en fait plein en région, on fait plein de matchs de de de rugby en région.

Ça c'est la force de France Télévision, c'est qu'on va aussi s'intéresser à des matchs de de de probé. Oui, bien sûr. Voilà, monsieur rapporteur, encore deux questions.

Je donne la parole à monsieur Saint-Toule ensuite et j'aurai une petite question après. Allez-y. Je vous remercie pour votre réponse.

Pour nous éclairer aussi, donc le le budget dédié au sport, vous nous l'avez dit sur les dernières années, est à peu près autour de 200 millions d'euros par an. Est-ce que vous pouvez nous expliquer comment ils les composent ? Quelles sont les grandes compétitions ?

On imagine bien, ça peut être par exemple le Tour de France, le Roland Garos doivent être parmi les budgets les plus importants dans ces 200 millions. Mais est-ce que vous pouvez nous donner un peu en éclairage sur cette décomposition pour pour qu'on y voit un peu plus clair ? s'il vous plaît monsieur le directeur parce qu'on l'a pas dit encore à ce stade pour c ceux qui nous écoutent que que vos missions ce qui permettrait enfin ça permet juste donner un éclairage avant votre présentation que le l'État fixe à France et des visions un cahier un contrat d'objectif et de moyens qui examine la représentation nationale et que dans ce contrat d'objectif et moyens on vous demande de couvrir un ensemble de disciplines.

Je le dis parce que c'est important que les Français sachent que vous n'avez pas l'ensemble des décisions à votre main puisque l'État vous fixe des objectifs et que la représentation nationale, y compris donc l'Assemblée nationale qui est une des deux composantes de notre parlement examine ces contrats d'objectifs et moyens et demande pour le dire plus clairement le politique à France Télévision de de couvrir un large éventail de discipline. Et ensuite, vous avez des choix à faire, ce qui va vous permettre de répondre à la question du rapporteur sur la ventilation de votre budget et des Alors, je vous répondrai pas en détail publiquement. J'essaierai de vous transmettre si cela est possible les informations par écrit monsieur le rapporteur, monsieur le président pour vous donner une idée.

Bah plus l'événement est important, plus il est cher. Donc c'est vrai que nos budgets, ils sont quand même plus tournés vers les Jeux Olympiques, vers le tournoi destination, c'est pas dans l'ordre, vers Roland Garos, vers le Tour de France bien évidemment, on diffuse tout un tas d'autres événements qui coûtent moins cher mais qui ont aussi une forte popularité. Il y a la coupe de France, j'en ai parlé tout à l'heure.

Il y a il y a aussi ponctuellement la finale du Top 14 qu'on est très très fier de de diffuser. Il y a les coupes d'Europe de de Rugby. Euh donc il y a un portefeuille, je dirais très large.

Nous nous on a une ligne éditoriale qui est en fait assez bien définie autour de ces trois piliers rugby, tennis et euh cyclisme avec le Tour de France. et Jeux Olympiques qui s'additionnent à ces trois piliers et on construit autour. C'est quand on fait le Tour de France et d'ailleurs dans notre partenariat avec la société organisatrice du Tour de France, on on met en avant d'autres disciplines, on met en avant d'autres courses dont le célèbre Paris Roubet ou la course Paris Nice par exemple.

On met on n pas créé parce que c'est eux qui l'ont mis en place mais je pense qu'on a aidé à créer beaucoup de valeur sur le Tour de France féminin. Ce qui me fait dire c'est que d'une certaine manière dans le contrat au départ on avait 21 jours de Tour de France et ben maintenant pour le même prix on en a 30 c'estd qu'on en a 50 % plus parce que le Tour de France féminin et qu'on regarde encore les les audiences de l'année dernière parce que les femmes arrivent à faire ce que les hommes ne font pas si on a une française qui a gagné le Tour de France alors que on attend toujours un successeur à Bernarino. une petite pique mais pour pour souligner la performance de Pauline Ferrent Prévau qui gagne le Tour de France féminin et qui passionne les Français et ça c'est quelque chose extraordinaire et ça c'est une création de valeur pure pour nous parce queon a entre guillemets, excusez-moi du terme gratuitement enfin en tout cas dans le contrat 10 jours 9 jours supplémentaires de de Tour de France et bien entendu pour la société qui l'organise.

Voilà donc pareil pour le donc on construit autour de ces de ça du rugby. parler des des coupes d'Europe de de rugby, du tennis, on essaie de faire vivre le tennis auprès du grand public en dehors de Roland Garos. Euh c'est pas quelque chose qui est qui est qui est toujours simple, mais on essae et notamment on retransmet un tournoi de tennis féminin qui a lieu à Strasbourg juste avant Roland Garos et le tournoi qui a lieu maintenant masculin qui a lieu le Master Me qui a lieu à la à la U Arena.

On fait pareil sur les Jeux Olympiques. Alors sur les Jeux Olympiques, le champ est beaucoup plus large parce qu'il y a plein de disciplines olympique mais nous ça nous permet de mettre en avant de l'escalade, de mettre en en avant de l'escrime. Là on a mis en avant, j'en ai parlé du ski alpinisme.

Puis il y a les paralympiques qu'on essaie aussi de de fortement développer qui font un peu moins d'audience aujourd'hui que les Jeux Olympiques, mais qui ont un potentiel énorme et ça nous on essaie de de le faire vivre. par exemple, on est très fier, c'est pas forcément toujours une question question d'argent, mais on le sait pas trop, mais la Fédération française d'Handisport va organiser cet été l'euro de Cessifo vous rappelez le CCI foot pendant les paralympiques avec c'est au pied de la tour EFF la finale France-Argentine entre guillemets la petite revanche de la coupe du monde de foot au Qatar de 2022 où la France réussit à remporter la médaille d'or. C'était la meilleure audience des hors cérémonies des des paralympiques.

Et ben, on a envie de savoir un peu ce qui est devenue cette équipe de France de de ces six foot. Ils organisent un euro qui aura lieu en France. On va diffuser les matchs des des équipes de France.

Dernière question du rapporteur puis je donne la parole à monsieur Saintou. Votre micro monsieur le directeur. Merci monsieur le président.

Effectivement une question assez simple. Quels sont les indicateurs clés que vous analysez pour suivre la pertinence d'investissement notamment dans certaines compétition ? Et est-ce que vous pouvez nous donner à peu près une idée du coup ?

Alors, je sais pas, peut-être que c'est pas un indicateur clé, mais du coup pour 1000 téléspectateurs ou pour le nombre de téléspectateurs classiques d'études, entre la retranscription, la retransmission d'un événement sportif et par exemple un jeu sur France Télévision, par exemple une fiction, enfin est-ce que vous pouvez nous faire peut-être une comparaison du coup pour 1000 téléspectateurs entre ces différents types de programmes pour qu'on se rende compte un peu plus de de la pertinence de ces investissements ? Ah, c'est une très bonne question. Alors, je peux pas je peux pas vous répondre parce que je connais pas le coup des jeux.

Euh moi je suis dans mon couloir, le sport, donc je connais pas le coût des jeux, pas le coût des fictions. Euh euh donc je peux pas je peux pas je peux pas vous répondre précisément. Maintenant ce calcul serait intéressant.

Alors il faudra, si on le fait euh euh il y a plusieurs manières de le faire. Il y a le manière de c'est vous divisez le coût par le nombre d'heures multiplié par l'audience. en gros hein, pour faire pour faire simple, pour faire la mathématique simple de ce que ce que vous exprimez et ce qui permet d'avoir un coût aux 1000 téléspectateurs mais qu'il faut pondérer par la par la durée.

Après, il faut aussi faire quelque chose qui est beaucoup plus difficile à mesurer, c'est que pour faire simple, un programme qui fait 10 millions de téléspectateurs a plus de valeur que 10 programmes qui font 1 million de téléspectateurs. Pourquoi ? parce qu'ils sont rares.

C'est très rare un programme qui fait 100 millions de téléspectateurs. C'est pour ça que ces programmes généralement valent plus cher. Et d'ailleurs, pour un annonceur, placer un écran publicitaire sur un programme qui fait 100 millions de téléspectateurs vaut plus cher que placer un, j'ai dit un programme et c'est un spot de publicité sur 10 programmes qui font un million de téléspectateurs parce que 1 million de téléspectateurs c'est très fréquent, c'est très courant en télévision donc vous avez une offre plétory.

Donc dans ce calcul, il faut aussi intégrer le fait que plus l'audience est forte, plus entre guillemets la la valeur est forte. Le coût marginal du point d'audience est en est en hausse. Alors je peux pas je peux pas vous vous répondre à ça.

En plus, il y a une petite spécificité, c'est que la valeur d'un droit sportif n'existe que sur le direct. C'est-à-dire que vous pouvez faire des audiences colossales sur le direct, mais quand l'événement est terminé, bah la valeur, elle chute brutalement parce que la rediffusion, ça supporte pas la rediffusion. Alors, vous pouvez de temps en temps rediffuser quelques grands événements, mais globalement l'audience, elle est dans le direct.

Une fois que vous connaissez le résultat, c'est moins passionnant, les gens regardent moins. Ce qui est pas vrai dans le cas de la fiction. Une bonne fiction peut être diffusée une, de trois, quatre fois. les films de cinéma, je pense qu'on est nombreux à avoir regarder des classiques du cinéma français plusieurs fois à la télévision.

Donc c'est aussi une spécificité du sport. Merci d'avoir éclairé notre compréhension avant donné la parole à à monsieur Saint. Peut-être une question pour Abisor rapide.

On évalue en gros les droits sportifs audiovisuels en France. la valeur de ces droits sportifs audiovisuels entre 1 milliard et demi enfin environ 1 milliard et demi 1 millardard 6 euh France Télévision euh sans là encore je vous faire révéler des secrets des affaires, mais ça représente quoi dans ces droits sportifs français audiovisuel dans ce 1 milliard 5 ? on a votre budget mais vous êtes un acteur important, très important des droits sportifs audiovisuels.

Et pour compléter peut-être la question du rapporteur, la prolonger, est-ce queil y a quand même un plancher financier en dessous duquel France Télévision ne pourra pas assumer sa mission de service public que lui demande l'État, c'est-à-dire couvrir les grands événements sportifs nationaux et mettre en lumière les disciplines moins connues et les compétitions régionales. Je vous demande pas un chiffre mais enfin si en l'occurence je vous demande un chiffre. Est-ce que à 150 millions vous nous dites par exemple, on peut plus assurer notre mission de service public ?

Enfin, il y a quand même est-ce qu'il y a quand même un plancher ? J'imagine que dans vos échanges avec la direction, vous leur vous leur envoyez des alertes pour leur dire attention, compte tenu de l'inflation des droits sportifs, à ce niveau de budget, je pourrais plus assurer mes missions de service public. Alors, comme vous l'avez dit, monsieur le président, les les montants des droits sont soumis au secret des affaires et malheureusement, je ne peux rien vous révéler ici.

Euh si vous vous en faites la demande, on vous communiquera les chiffres exacts. Ce que je peux vous dire après, c'est des discussions évidemment qui s'opèrent avec notre direction générale sur le montant des droits sportifs. Nous, on est là à la direction des sports pour, on va dire, se battre et et et donner tous les arguments pour pouvoir conserver notre catalogue.

Et je crois c'est ce qu'on a réussi à faire avec le avant moi en arrivant pour maintenir notre catalogue à la depuis le depuis le depuis qu'on est arrivé alors que les budgets sont tout le temps en baisse chaque année. Tu veux compléter Laurin ? Je vais de compléter.

Alors vous parliez d'un milliard 5, nous on est quelques pourc hein quelques pourc avec le chiffre que je vois dans la presse, je sais pas s'il est vrai hein, par exemple de ce que Canal paye la Ligue des Champions qui est une compétition extraordinaire. Je conteste pas la valeur de ce contrat, mais nous ça peut nous faire vivre plusieurs années. Donc donc on a on a on est sur des montants qui n'ont rien à voir avec ce qu'on peut voir.

Parfois on n pas le temps mais je pourrais vous expliquer la manière qu'on que les chaînes payantes peuvent valoriser un droit par rapport aux chaînes gratuites. C'est assez c'est assez intéressant et vous comprendrez pourquoi les chaînes payantes peuvent parfois mettre beaucoup d'argent. Moi ce qui m'inquiète, je vais vous dire, c'est que si on n plus d'argent pour financer ces droits-là, d'autres, on se retrouve confronté à quoi ?

Bah, on peut plus faire nos missions de service public. Ces événements, ils vont pas aller tous ou forcément chez des concurrents en clair, TF1 ou M6. Vous prenez l'exemple de Roland Garos.

Roland Garos aujourd'hui, c'est prime le concurrent aux États-Unis. Le tournoi de l'US Open, il est diffusé par une chaîne par une chaîne payante. Donc si nous on a plus les moyens de pouvoir payer ces droit là, et ben le risque que je crains c'est que ce tournoi devienne accessible en payant.

Alors après une chaîne française ou une chaîne ou ou une plateforme américaine, je peux pas vous dire, mais c'est ce qui peut arriver. Donc moi, c'est ça ma crainte, c'est que petit à petit tous ces événements deviennent payants. C'est pour ça que comme nous votons ici le budget de de l'objet public, c'est important quand même.

L'idée n'est pas de vous mettre en difficulté avec votre direction. On a besoin de savoir nous nous ici au moment où on vote et notamment où on s'interroge sur l'émission de l'audiel public d'avoir quand même au moins une fourchette où vous nous dites attention en dessous de ce ce plancher, je peux pas assurer une mission de service public. Par exemple, est-ce que si si votre budget baisse encore, on est aujourd'hui donc le rapporteur vous a interrogé tout à l'heure, je crois que c'est 183 millions pour 2026.

Si ça baisse encore, vous êtes capable d'assurer votre mission de service public. C'est c'est un peu binaire comme question, mais je voudrais avoir quand même une réponse là-dessus. La réponse est dans la question peut-être.

Si vous baissez, on pourra plus y arriver. Donc, je vous ai donné un peu ce chiffre de 200 millions surtout ne descendons pas en dessous. Alors, je veux pas dire ça, je dis en moyenne, hein, sur les 10 dernières années, ce que j'ai voulu montrer à travers ce chiffre làà, c'est qu'on est malgré le l'inflation, on essaie de conserver des moyens stables.

Je pense pas que ça soit le rôle du service public d'aller surenchérir sur des droits. On fait très attention à ça. Mais il y a un moment donné, il faut quand même qu'on ait un minimum de moyens.

L'argent qu'on qu'on paye, il va généralement à des fédérations bien sûr fédération de rugby, fédération de de tennis et cetera et cetera. Merci. Alors, j'insiste si vous me laissez encore un un un quart de secondes, j'insiste, pardon monsieur le député, je j'insiste aussi sur le fait que euh souvent on dit euh bah France Vision, ils ont qu'à faire les petits ce qu'on appelle les sports en développement et moi je dis attention parce que on ne fera pas bien notre on n'arrivera pas à bien développer des petits sports si on ne peut pas diffuser les grands sports associés.

Ça marche pas comme ça. Merci en tout cas votre franchise. Donc on a bien noté que le chiffre de 200 millions était important pour que vous puissiez assurer votre mission de service public dans le sport.

Monsieur Saint-Thoule, la parole est à vous. Merci monsieur le président. Euh madames messieurs, merci beaucoup parce que cette conversation ou cette montre en réalité la situation du service public en général. le sport est un très bon révélateur euh de l'ensemble du système économique euh et médiatique.

Euh pourquoi ? Parce que ce qui a été dit d'une certaine façon, c'est que vous êtes dans une injonction, vous êtes soumis à une injonction qui est de faire autant voir mieux avec moins. Et évidemment, chacun comprend que ce n'est pas vraiment possible.

Deuxièmement, vous êtes placé dans une situation d'injonction ou de double injonction qui est d'être compétitif sur un marché qui est ouvert et en même temps de satisfaire des besoins d'intérêt général et c'est bien normal et notamment la représentation nationale même si aujourd'hui depuis quelques années on ne vote plus de budget que le COM n'est pas non plus adopté. Néanmoins, vous avez quand même certains impératifs et des arbitrages à faire pour promouvoir comme vous l'avez dit des sports en développement. ce serait un problème si en France on ne pouvait jamais voir des scrims, si on ne pouvait jamais voir d'escalades.

Vous avez euh indiqué ces pratiques qui sont si importante et en réalité très populaire qui suscite beaucoup d'intérêt rapidement. Euh ce serait un problème si vous ne diffusiez pas du sport féminin parce que évidemment vous avez une responsabilité qui est de promouvoir l'égalité entre les sexes dans ce pays. C'est une conviction qui est partagée et là on rejoint le débat sur la question de la neutralité du service public.

Ce n'est pas neutre. Vous faites un choix et nous vous incitons, nous vous ordonnons même de faire ce choix. de promouvoir l'égalité des sexes et c'est une très bonne chose.

Donc vous êtes pris dans cette difficulté face à des acteurs qui sont eux euh sans limite quasiment sans limite de cash mais sans limite de régulation. Or l'État lui est régulateur. Alors c'est long préalable.

Euh parmi les régulations possibles, il y a le classement de certains événements en grands événements d'importance majeure ou je sais plus comment on dit exactement, mais qui implique de les diffuser en clair. Euh parmi ces grands événements possibles, il y a évidemment le championnat de France de football. Il a été historiquement choisi de ne pas le déclarer, de ne pas en faire un événement à diffuser en clair, en tout cas pour toute sa durée, ni même sur ces derniers matchs puisqu'il y a pas de système, il y a pas de play-off.

Euh on sait très bien pourquoi il s'agissait de garantir en réalité une source de revenu à une chaîne par abonnement. Aujourd'hui, les chaînes par abonnement se multiplient et d'une certaine façon, l'inflation des droits sportifs repose euh sur ce système d'abonnement. Euh qu'est-ce qui se passerait si nous état régulateurs par le Parlement ou le gouvernement nous décidion de rendre ces chaînes, ces événements sportifs à diffuser en clair obligatoirement ?

Est-ce qu'il y aurait une involution, une un effondrement des droits sportifs ? Est-ce que ce serait préjudiciable à la Fédération française de Football par exemple ? Est-ce que vous pensez que ça vous permettrait de mettre le pied dans bah sur quand même un terrain qui est le sport le plus populaire de France et qui a donc vraisemblablement une vocation à être diffusé sur le service public ?

Et puis une deuxième question puisqu'on voulait faire parler de d'économie et je remercie vraiment beaucoup le président de me laisser la parole plus que d'habitude. Le seul député présent, je suis obligé de le dire si on voit pas la caméra mais je quand même signaler que ce matin les députés pe pas rejoindre mais ils arriveront tout à l'heure. Nos collègues sont aussi pris par la niche parlementaire LR et ils ont de très bonnes raisons de d'y rester.

Les sujets sont graves. Euh je voudrais, puisqu'on cherche quand même quelques gisements de d'économie, je voudrais savoir quelles ont été les est-ce que vous pouvez revenir un instant sur les investissement qui sont faits ou prévus pour faire pour euh l'UHD, la ultra haute définition parce que je vous avoue que je suis un petit peu sceptique euh quant au fait que on arrive à un tel niveau de de précision dans l'image qu'en réalité le seul gain est de voir, si vous me permettez, les poils de la balle sur à Roland Garos. Euh peut-être que ça n'est pas prioritaire et et qu'on arriverait à faire mieux euh autrement.

Merci. Merci monsieur le député pour vos questions. Alors je vais répondre rapidement à la seconde.

Moi, je suis tout à fait d'accord avec vous. Donc je pense que à un moment donné euh parce que plus vous augmentez la qualité, plus vous augmentez les coûts parce queil faut avoir de nouvelles caméras. Les tuyaux de transmission qui coûtent très cher doivent être bien évidemment plus gros et que à un moment donné il y a pas de bénéfice pour l'utilisateur.

Donc ça n'a pas forcément de sens. C'est donc on on al 4K et 8K, il y en a il y en a dans tous les sens. Je pense que cette course vers doit s'arrêter et nous on est en phase on est en phase d'arrêt de ce de ce côté-là.

Donc je on partage entièrement votre point de vue. C'est une manière, je sais pas si c'est de faire des économies mais en tout cas faire moins de moins de dépenses. Première question, le foot français.

Vraie et belle question. Alors, la diffusion de la des matchs de championnat, c'est quelque chose qui est arrivé, je parle en direct, avec les chaînes de télévision payantes. Faut revenir premier pas de de Canal Plus qui le premier alors on remonte à loin parce que à l'époque, on avait peur de diffuser les matchs de foot parce que ça allait vider les stades.

La pratique a montré que c'était l'inverse, mais euh euh il y a toute une économie, pas qu'en France, hein, ça s'est passé partout en Europe. L'Angleterre est un est un est un autre exemple, que les chaînes payantes diffusaient les matchs de de football en direct et les chaînes gratuites généralement faisaient des des résumés, la Bibicial sien TF1 à Téléfoot et cetera et cetera. Le prix des droits est arrivé à un niveau tel que il n'est pas possible pour une chaîne en clair, privé ou public, de financer tout ou partie de ses droits parce qu'on parle de centaines de millions d'euros et on on parlait de de nos chiffres.

Aujourd'hui, la question est de savoir est-ce que si on met la Ligue 1 sur la liste des événements majeurs, ça va changer quelque chose. Moi, je pense que c'est sûr, ça va effondrer le prix des droits parce qu'en plus tous les matchs sont pas forcément ne sont pas capables de générer de fortes audiences. Alors bien sûr, on parle d'un PSG Marseille dans ça d'accord mais il y a pas des PSG Marseille à chaque journée de championnat euh que beaucoup de matchs seraient pas forcément diffusés sur les chaînes principales, ils seraient diffusés sur des sur des chaînes de la TNT et à la fin l'argent que les chaînes en clair pourraient y investir serait beaucoup trop faible.

Donc moi je je ne le recommande pas. Je serai ravi de diffuser un PSG Marseille si c'est possible, mais je pense qu'on n'est pas capable de générer de la valeur comme les chaînes payantes peuvent le faire. La crise de du du football français, de la de la Ligue 1 précisément est une crise structurelle où ils doivent retrouver un partenaire puissant qui est capable, comme ils l'ont fait pendant de nombreuses années, mais après bon, tout le monde connaît l'histoire, de retrouver un partenariat qui va les faire grandir et et grandir avec eux.

Pour l'instant, ils ont fait un choix qui est un choix très courageux de créer leur chaîne. Ils ont déjà eu des résultats très significatifs en nombre d'abonnés. Je crois qu'ils ont dépassé le million.

Les chiffres ne sont pas publics. Mais maintenant, ils doivent aller vers les les 2 millions s'ils veulent générer des recettes euh suffisantes pour le football français. Donc, les rendre accessibles en gratuit réglera pas du tout leurs problèmes financiers.

D'accord. Et non, non, mais et en a pas parlé mais que pour celles et ceux qui nous écoutent, la taxe buffet du nom de la ministre des sports de l'époque, faut le préciser dans à ce stade du débat, permet en gros sur les droits sportifs de percevoir une taxe qui permet de financer le sport amateur. C'est le sport professionnel avec des droits sportifs importants qui permettent financer le sport amateur.

Il y a des débats aussi sur cette taxe parce qu'avec les évolutions des usages et des plateformes, ça pose aussi la question de du rendement de cette taxe qui baisse d'année en année, qui permet moins de financer le sport amateur. C'est un autre sujet qu'on pourrait explorer dans un autre cadre. Monsieur le rapporteur avait une dernière question, je crois.

Absolument. Merci monsieur le président. Je m'interroge, est-ce que l'émission l'anneau fait partie de de la direction des des sports ou c'est pas du tout votre domaine ?

Pas du tout. Pas du tout notre domaine. Pas du tout notre domaine.

Non, c'est la direction des divertissements des jeux des divertissements. C'est dommage. [rires] Vous la posera quelqu'un d'autre monsieur le rapporteur.

Et et c'est le présentateur qui vous fait penser que c'est la direction des sports parce que c'est Laurent Louya. Exactement. Et c'est une émission assez sportive.

Bon, on en reparlera de d'un autre sujet mais c'est pas nous qui en avons la charte. Est-ce qu'on a juste le chiffre de l'évolution des droits sportifs ? C'est pas le secret des affaires, mais en France l'évolution des droits sportifs, est-ce qu'on sait est-ce que c'est une explosion ces dernières années ?

Alors, on sait que les droits du championnat de France de foot, voilà. Mais mais on on en est où là dans l'augmentation des droits sportifs ? Bah, le droit majeur, c'était la Ligue 1 qui était à plusieurs centaines de de millions d'euros qui est monté, je crois, à l'époque de médias pro, un potentiel hein de de 800 millions enfin au total.

Et voilà. Donc, on approché du du milliard. Donc là, il va falloir voir combien génère en plus de la somme qui est payée par BIN. euh la chaîne Ligue 1.

Donc je pense qu' ils communiqueront euh après le plus beau ou le plus gros, excusez-moi, c'est pas le plus beau mais c'est le plus gros en argent droit, c'est la Champions League. Il y a des sommes très significatives qui sont investies par le par le groupe Canal qui reviennent d'ailleurs au club français, hein. C'est d'ailleurs l'enjeu des clubs français aujourd'hui, c'est de se qualifier en Champions League parce que ça change énormément de choses dans leur dans leur compte de de résultats. les autres compétitions aussi mais mais moins euh coupe du monde de foot.

Oui. Qui qui est qui est un droit très très premium. Donc donc attendez alors c'est vrai que je me perdre dans votre question.

Non mais la question c'est est-ce que finalement les droits sportif c'est un yoyo quoi. Les droits sportifs en fait ça évolue en fonction des droits du championnat de France de foot. Voilà ça a baissé à cause des droits du champion du championnat de France.

Clair. Et est-ce que peut-être une dernière question de ma part, est-ce que il y a un sport qui n'a jamais été diffusé sur l'audiovisuel public en l'occurrence sur France Télévision et que vous aimeriez montrer euh aux Français ? Ça me demandez pas ça.

Moi, je veux diffuser tous les sports. Vous vous rendez pas compte. Est-ce qu'il y a un sport que vous aimeriez ? compliqué, c'est difficile à ce que voilà pardon monsieur Saintou dit le curling on dit là vous allez avoir pendant 15 jours le cur est-ce qu'il y a un sport où vous dites c'est la mission du service public on n pas encore réussi à le diffuser il faut qu'on travaille dessus bah le basket moi j'ai envie de travailler sur le basket pour le pour pour voir si on peut si on peut aider on en a diffusé he je suis pas en train de dire ça après il y a tout un tas de de nouveaux sports on s'intéresse à des nouvelles formes de sport pour préparer le futur je dis pas que je veux absolument les diffuser mais vous savez on avait fait petite opération avec le GP Explorer Vous savez c'est pas forcément c'est pas vraiment un sport, c'est un format un petit peu hybride mais dans lesquels dans lesquels les jeunes se retrouvent.

On a essayé très récemment avec la Kings League qui est une format encore nouveau de de football. C'est aussi notre rôle d'aller d'aller défricher. Moi, je vois chaque événement sportif comme je dirais un potentiel de développement et d'une certaine manière et je dis vraiment pas ça pour faire le malin mais mon rôle notre rôle à la direction des sports c'est d'être au service du sport français. et on et on fait attention à ça et on va se battre parce qu'il y a toujours des arbitrages pour obtenir des créneaux de diffusion sur France 2, France 3 principalement parce que c'est logique hein, il y a des programmateurs dont le métier sont faire des choix et France Télévision a d'autres missions que le sport à faire.

Mais sachez que à chaque opportunité à chaque opportunité on la présente, on a un débat parfois on y arrive, parfois on y arrive pas. Monsieur le rapporteur avait une dernière question de même deux dernières si vous le permettez monsieur le président. Euh et cette avant-dernière question permettra aussi de prendre un peu de un peu de recul.

Je regardais les chiffres transmis par l'Arcom notamment sur l'année 2023, soit avant l'année des Jeux Olympiques. Et en fait sur l'ensemble des retransmissions sportives en France, il y en a 71 % qui sont le fait de France Télévision, 16 % pour le groupe M6, 9 % pour le groupe TF1. Donc ça semble être important et en même temps vous honorez cette mission de service public. dans les projections que vous pouvez faire avec l'inflation des droits sportifs, est-ce que vous pensez que d'ici 10 ans par exemple, France Télévision parviendra à réussite à peu près à cette proportion de diffusion d'événements sportifs ou est-ce que d'ici 10 ans, on sera plus qu'à moins de la moitié ou même beaucoup moins ?

Bah, je vais tout faire tant que je suis en fonction bien sûr pour ce chiffre reste et FM6, ils sont très événementiels. Donc ils vont sur voilà, on parlait des coupes du monde, on parlait des matchs de l'équipe de France, TF1 fait l'euro, il s'intéresse au rugby maintenant. C'est devenu très puissant le rugby he très fort.

C'est un sport qui s'est beaucoup beaucoup développé. Et donc nous, on est événementiel mais on a un un un on est très large quoi et je vais tout faire pour qu'on continue à avoir près de 2 tiers des retransmissions sportives. Merci beaucoup.

Dernière question. Dernière question. Absolum.

La dernière question, elle se elle porte plutôt sur le profil des auditeurs, des téléspectateurs des événements sportifs. Est-ce que vous pourriez nous en dire un peu plus ? notamment parce que l'audio deel public a vocation à rassembler tous les Français dans leur diversité.

Est-ce que il y a un profil type de téléspectateurs de de d'événements sportifs ? J'imagine qu'ils sont peut-être différents en fonction du type de sport qui va être diffusé. Moi, je trouve ça je je cette curiosité là.

Est-ce que vous pourriez nous en dire un peu plus s'il vous plaît ? Oui. Alors, il y a il y a évidemment alors bon la télévision est un média très grand public qui est euh très regardé et comme en France, on aussi beaucoup de personnes qui sont, on va dire euh je vais pas dire âgées, mais enfin euh euh il y a quand même un volume très important.

On est on est très content. L'âge moyen est toujours assez assez élevé. Euh élément intéressant, c'est qu'il y a beaucoup d'événements sportifs, peut-être plus qu'on pense qu'il y a qui ont un profil mixte.

C'estàd autant d'hommes que de femmes. On parle des Jeux Olympiques, on parle de Roland Garos. Euh c'est un sport très mixte.

Euh il y a des sports qui ont des profils très jeunes. Le football par exemple, c'est un profil très jeune. Le rugby, c'est un c'est un profil assez jeune.

Et pour nous, ce sont des programmes qui nous permettent de faire revenir des jeunes devant la télévision. Euh euh vous avez alors quand on fait le GP Explorer, on a un profil qui est extrêmement extrêmement jeune. Euh le patinage est un peu plus âgé mais dans nos études qu'on vient de faire, il y a une étude qu'on vient de faire auprès des jeunes publics qu'il est très attendu par un public jeune féminin.

Donc il y a voilà il y a voilà donc il y a plein de profils différents en fonction des sports. le Tour de France où le cyclisme est a un profil un petit peu plus âgé, mais c'est aussi parce qu'il est beaucoup diffusé en semaine et en semaine les jeunes, les actifs, ils sont aussi moins devant leur télévision. Je vous remercie pour ces réponses approfondies et on a bien compris que l'année 2026 allait être une année sportive pour France Télévision, droit sportifs, nouvelles chaînes digitales, Jeux Olympiques et et je crois je peux parler en nom du rapporteur et des députés présents que nous considérons que le sport doit rester un pilier de France télévision et que nous pouvons regretter que dans les choix difficiles qui ont été faits, alors en raison d'une baisse des crédits qui ont été actés par par l'État et une baisse de 30 millions d'euros dans dans le budget actuel, dans la copie finale du du gouvernement et et et nous souhaitons, enfin en tout cas, je le dis comme président, que le sport ne soit pas impacté par ces décisions budgétaires parce qu'il joue un rôle majeur dans notre pays de ferment d'unité, de rassemblement et à travers vous, je voudrais remercier l'ensemble des salariés qui permettent de faire vivre le sport sur France Télévision et d'offrir aux Français ces moments de communion collective.

Merci à vous trois d'avoir répondu à nos questions et j'indique que nous suspendons pour que je suspends pour quelques minutes et que nous nous retrouvons à 10h30 dans cette salle. M.